La Nation Bénin...
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Le bilan des 56 ans d’indépendance du Bénin n’est pas reluisant certes mais il faut garder espoir et faire en sorte que le «Nouveau départ» qu’a pris le pays en 2016 soit une vraie réussite. C’est ce que suggère Théophile Adéchola Abathan à travers son livre intitulé «Bénin 2016- le défi d’un nouveau départ» dont le lancement s’est tenu, vendredi 14 mai dernier à Cotonou.
«Déception à chaque fois obligeant à prendre un nouveau départ chaque 15 ans. Vraiment, il faut que nous puissions accomplir ce nouveau départ, que nous n’ayons pas à le reprendre». C’est là le cri de cœur empreint de souhait que lance Théophile Adéchola Abathan, inquiet des échecs sur lesquels achoppe souvent le Bénin dans sa marche vers le développement. A travers «Bénin 2016-le défi d’un nouveau départ» l’auteur interpelle et appelle chaque Béninois à assumer sa nationalité. «Être Béninois, dit-il, ce n’est pas une fatalité à subir, mais un défi à relever». Selon lui, cela est d’autant plus urgent qu’en dépit de ses atouts le Bénin est souvent à la traine, faute d’une gestion efficiente, judicieuse et axée sur les résultats. « Que ceux qui aujourd’hui tirent leur épingle du jeu, se demandent s’ils concourent ainsi à garantir un environnement paisible et durable, à leurs progénitures», postule-t-il. Quant à «ceux qui par contre à cause de leur engagement citoyen, sont victimes d’acharnement de tout genre en vue de les asphyxier coûte que coûte», ils «ne doivent jamais abandonner le combat», conseille l’auteur.
Selon Pierre Johnson, représentant du préfacier du livre, Pascal Irénée Koupaki, «Bénin 2016-le défi d’un nouveau départ», est «l’expression d’une crainte car de façon cyclique le Bénin est toujours en train de reprendre».
Réunion à tout prix
Raison pour laquelle le Nouveau départ, pense-t-il, doit tout mettre en œuvre pour réussir ses promesses afin de pallier l’éternel recommencement. Car, soutient Théophile Adéchola Abathan, aucun gouvernement n’est parti pour échouer. «Au départ, tout nouveau pouvoir pense assurer aux populations le bonheur», a-t-il noté. Les populations ne doivent pas cependant croiser les bras et attendre que la manne pleuve pour elles. L’échec vient parfois des populations elles-mêmes. «Le problème du Bénin, ce sont les Béninois qui exigent de l’argent avant de voter par exemple», déplore Pierre Johnson.
Déjà à partir de la couverture du livre se lit la crainte et l’espoir que les Béninois doivent maintenir toujours vifs.
En effet, on note une nuance des couleurs noir et blanc. Le noir illustre le chaos heureusement déjoué que les Béninois redoutaient et voyaient dans l’élection présidentielle de mars dernier. La lueur qu’exhale le blanc, symbolise l’espoir. Toujours sur la couverture, la carte du Bénin est caricaturée comme une main dont l’index est pointé vers le titre «Bénin 2016».Ce qui signifie, selon l’auteur du livre, que l’année 2016 vue de loin comme une année d’incertitude est finalement celle à partir de laquelle le souhait est que «nous entamions véritablement notre développement». Et c’est cela le Nouveau départ qui est indissociable de la Nouvelle conscience. «Il faut semer la graine de la Nouvelle conscience pour un Nouveau départ. Il n’y a qu’un seul Bénin, il n’y a que des Béninois, et seule notre indifférence condamnera la patrie à un échec», avertit Théophile Adéchola Abathan ■

Née depuis le 27 mars 2015, date du retrait de l'agrément au Comité exécutif de la Fbf par le gouvernement, la crise du football béninois a connu, mardi 10 mai dernier, une autre escalade avec la suspension du Bénin par la Fifa. Venu assister à la rencontre qui a mis aux prises les jeunes joueurs béninois rentrés du centre de formation de Botafogo du Brésil à la sélection nationale juniors, vendredi 13 mai dernier au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, a fini par se prononcer, suite à la décision de l’instance faîtière du football dans le monde.
Partie à Mexico où elle a participé aussi bien à la 38e Assemblée générale ordinaire de la Caf et au 66e Congrès de la Fifa, la délégation du Comité de normalisation du football béninois (Conor) conduite par son président Me Rafiou Paraïso, est rentrée au bercail depuis dimanche 15 mai dernier. En attendant les explications de ses membres, les différents acteurs continuent toujours de donner de la voix par rapport à la décision de suspension prise par la Fifa. Après Ildevert Gnikpo et son groupe qui l’ont trouvée salutaire, jeudi 12 mai dernier, c’était autour des membres du groupe de réflexion « Sauvons Le Football béninois » de réagir en analysant la situation à sa manière. Estimant que le Conor n'a pas réussi à trouver la formule pour réunifier la famille du football, les membres de ce groupe exhorte le gouvernement à engager des discussions au plus haut niveau avec la FIFA. Il l’invite à saisir l'opportunité de cette suspension de la Fbf pour expliquer à l’instance faîtière que le Bénin souhaite organiser un forum de réunification de la famille de son football puis réfléchir sur la gestion du football béninois, avant la tenue de l'Assemblée élective.
Des propositions tous azimuts
Par ailleurs, le groupe de journalistes appelle aussi à la mise en place par le gouvernement d'un Comité exécutif transitoire en remplacement du Conor. Sa composition et son mandat relèveraient, selon ces journalistes, de la compétence du Forum dont les décisions seront souveraines. Toutefois, ils proposent que les membres dudit comité soient constitués exclusivement des représentants proposés par les 3 camps qui, à les en croire, sont en conflit à la Fbf et que son président soit une personnalité nommée par le gouvernement.
Pendant que les propositions, dans le cadre de l’attitude à adopter pour gérer cette mesure de suspension, ne cessent d’affluer, c’est le juge du Tribunal de première instance de Porto-Novo qui, vendredi 13 mai dernier, a renvoyé les deux parties, les plaignants et le Conor à cette semaine. Un report de plus qui aggrave davantage l’incertitude par rapport à la levée de la mesure de la Fifa.
Venu encourager les jeunes joueurs béninois rentrés du Centre de formation de Botafogo au Brésil et la sélection nationale juniors qui étaient aux prises à l’occasion d’un match amical, vendredi 13 mai dernier au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, le ministre des Sports, Oswald Homéky s’est montré très embarrassé par rapport à la décision de la Fifa. Selon lui, le gouvernement a une position républicaine qui n’a pour seule priorité que la réconciliation des acteurs pour le bonheur de la jeunesse béninoise et des passionnés du football en particulier. «C’est bien dommage qu’une association nationale qui est totalement indépendante de l’Etat commette des fautes et que l’application de la sanction se répercute sur tout le pays. Mais nous n’allons pas réinventer le monde. C’est ainsi que fonctionnent les associations nationales et la Fifa qui est l’instance faîtière. Nous prenons acte de ce que nous avons entendu et qui nous a été notifié par écrit. Nous disons que nous prendrons les dispositions avec les acteurs, avec les protagonistes pour pouvoir, dans les meilleurs délais sortir de cette situation », a-t-il laissé entendre.
Depuis les premières heures de sa prise de service, le ministre Oswald Homéky n’a cessé d’échanger avec tous les protagonistes du dossier relatif à la crise du football béninois. « J’ai échangé également avec tous ceux qui les entourent à savoir les journalistes, les supporters, les associations sportives. Le constat que j’ai fait, c’est que tous autant qu’ils sont, ont été par le passé, des passionnés du football », a-t-il expliqué. « A une certaine époque de l’histoire du football de notre pays, ils ont été des partenaires. Je veux bien croire que la capacité de chacun d’eux à aller au-delà de ses intérêts personnels, au-delà de ses émotions et de son égo pour sauver la nation va l’emporter et que bientôt, la raison gagnera le cœur des uns et des autres afin que nous puissions reprendre la situation en mains, tous ensemble », s’est-il voulu rassurant.
Déjà des inquiétudes
Faut-il rappeler que dans sa correspondance du mardi 10 mai dernier, la Fifa indiquait que « la suspension ne sera levée que lorsque les élections des nouveaux dirigeants de la Fbf auront eu lieu et il est entendu qu’il s’agit d’un report du Congrès prévu initialement le 4 avril 2016 et le 4 mai 2016 ». Un peu plus haut dans la même correspondance et comme pour clarifier sa décision, elle a précisé qu’«aucune équipe béninoise, y compris les clubs, ne pourra entretenir de relations sur le plan sportif avec les autres associations membres de la Fifa ».
Ainsi, avec les prochaines échéances qui s’annoncent sur le plan africain, le Bénin et son gouvernement sont appellés à prendre leurs responsabilités. Déjà le dimanche 22 mai prochain, les Ecureuils juniors engagés dans les éliminatoires de la CAN-20 sont attendus au Caire, en Egypte. Ce serait, en principe, pour affronter leurs homologues de la Libye dans le cadre du 2e tour des éliminatoires de cette compétition. La délégation béninoise doit rallier la capitale égyptienne au plus grand tard, vendredi 20 mai prochain. Un rendez-vous auquel le Bénin risque de ne pas être présent, au regard de la situation qui prévaut.
Toutefois, le ministre Oswald Homéky a demandé aux juniors et à leurs encadreurs de poursuivre leur préparation comme si de rien n’était, afin de ne pas être surpris au cas où la situation se normaliserait. Il y a donc de quoi s’inquiéter, surtout que le dimanche 5 juin prochain, à l’occasion de la 5e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017, les Ecureuils qui sont à deux doigts de décrocher leur billet pour la phase finale, accueillent le N’Zalang Nacional de la Guinée Equatoriale. Seront-ils à Niamey le 29 mai prochain pour affronter le Mena du Niger, à l’occasion de la journée Fifa ? Ils seront en regroupement à partir de 25 mai, avant de rallier la capitale nigérienne, le 28 mai. ?

Justine Koukponou, chef d’arrondissement de Paouignan dans la commune de Dassa-Zoumè, a été déposée à la prison civile d’Abomey. C’est, depuis jeudi 12 mai dernier, pour menaces verbales et abus d’autorité.
Bien que n’étant pas connue du grand public, elle ne passe pas inaperçue à Paouignan, sa ville natale. Elle est jusque-là, l’une des rares femmes à s’être faite élue chef d’arrondissement au Bénin. Quinquagénaire de son état, Justine Koukponou est mère d’un enfant.
Elle a été déposée à la prison civile d’Abomey, jeudi 12 mai dernier, après avoir été écoutée par le procureur de la République du Tribunal d’Abomey pour plusieurs chefs d’accusation. Justine Koukponou a été emmenée par les gendarmes au régisseur de la prison civile d’Abomey, avant une nouvelle décision du juge.
Selon des indiscrétions surprises des sources proches du dossier, Justine Koukponou est poursuivie «pour menaces verbales de mort, fausses attestations, abus de fonction, complicité de destruction de plants». L’affaire l’ayant conduite en prison serait partie des disputes intervenues autour de plusieurs hectares d’un domaine qui appartiendrait à ses parents à elle. Un domaine déjà vendu et qui est bien matérialisé par l’acquéreur à qui cette propriété foncière aurait été vendue. Mais n’ayant jamais accepté la cession du domaine, l’élue communale met son titre en jeu. Elle aurait décidé d’y implanter un projet dans le dessein de déposséder l’acquéreur de son bien. Justine Koukponou a voulu user de son titre pour s’imposer dans l’affaire.
C’est au cours des échanges verbales entre les deux protagonistes qu’elle a proféré des menaces à l’encontre de celui qui s’est porté propriétaire du domaine querellé.
Sur ces faits, une action judiciaire a été introduite par l’acquéreur. La justice qui a écouté toutes les parties, est arrivée à la conclusion que Justine Koukponou est bien tombée sous le coup de la loi. Elle a décide que la CA soit déposée à la prison civile d’Abomey.

La phase départementale du concours de beauté Miss Bénin a pris ses quartiers vendredi 13 mai dernier à la Maison des jeunes de Comè. Des 12 candidates en lice, ce sont les étudiantes Lucresse Kpogbezan et Emmanuela Kodjo qui ont pu décrocher respectivement les couronnes de Miss Couffo et Miss Mono sous les ovations du maire de la commune et d’une délégation du sponsor officiel Mtn Bénin.
A 22 ans, Emmanuela Kodjo, 1,70 m de taille et Lucresse Kpogbezan, 23 ans, 1,74 m sont consacrées respectivement Miss Mono et Miss Couffo. C’était à la Maison des jeunes de Comè, vendredi 13 mai dernier en présence d’une délégation du Conseil communal conduite par le maire, Pascal Hessou.
La paire de beautés couronnées a émergé d’un lot de 12 candidates, à raison de six par département, en réunissant curieusement le même nombre de points. Lesquels points résultent de l’appréciation du jury de cinq membres présidé par Folashadé Igué, représentante du réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin, sponsor officiel de l’événement.
Cette dernière et ses pairs ont tenu compte des critères tels que la prestance, l’uniformité de teint, la gestion du trac, le style vestimentaire et surtout la restitution orale de la compréhension du thème «Enfant de la rue». Quatre passages des candidates devant le public ont permis au jury d’évaluer chacune d’elles. Grâce à cette série de défilés, le public a pu les découvrir tour à tour, en tenues traditionnelles, en tenues de plage et de ville. Et ce, à la suite d’une parade à travers laquelle l’ensemble des candidates s’est soumise au préalable. Le verdict rendu par le jury a d’ailleurs été salué par les applaudissements de l’assistance. Fortuné Dégbégni et ses collaborateurs en charge de l’organisation feront remarquer que l’étape de Comé a donné lieu à un beau spectacle. Cette appréciation n’est pas sans lien avec les prestations d’artistes invités et les jeux divers organisés avec le concours de Mtn Bénin pour gratifier les spectateurs.
Fières de se voir investies de la charge de défendre bientôt le Mono-Couffo avec leurs charme et intelligence face aux représentantes des autres départements, les deux lauréates du concours ont promis de remporter la couronne de Miss Bénin 2016. Tel est également le vœu exprimé par l’autorité communale dans son speech au lancement de la compétition de beauté. Le maire de Comè n’a pas manqué d’en appeler au soutien de tous les citoyens du Mono-Couffo avant de se réjouir de l’honneur fait à sa commune pour abriter « pour la première fois cette fête de l’intelligence et de la beauté ».
Lucresse Kpogbezan, Miss Couffo a pour 1re dauphine, Déo-gratias Kpessou et 2e dauphine Vanessa Dohou. Du côté du Mono, les deux dauphines ont respectivement pour noms, Joliana Anato et Imelda Zossoungbo ■

Seules églises chrétiennes au sein desquelles il y a crise ouvertement au Bénin, l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) et l’Eglise protestante méthodiste du Bénin Conférence (Epmbc) ont toujours du mal à se réconcilier. Après un moment d’accalmie suite aux tentatives avortées de réconciliation, les hostilités renaissent pourrait-on conclure avec le déguerpissement, vendredi 13 mai dernier du président Mathieu Alao de l’Epmbc du temple de Béthanie d’Akpakpa à Cotonou.
Le 11 septembre 2015, l’Eglise protestante méthodiste du Bénin Conférence, (l’Epmbc) a dénoncé devant les médias une conspiration contre son patrimoine et ses fidèles. Neuf mois après cette conférence de presse, soit vendredi 13 mai dernier, le président de la Conférence, le Révérend Mathieu Alao vient d’être «chassé» du temple local «Béthanie» d’Akpa-kpa à Cotonou avec ses effets par une horde de policiers armés. La plaque de l’Epmb fut plantée, celle de l’Epmbc cassée et foulée au pied. Ce temple, faut-il le rappeler sert de siège national à l’Epmbc.
« Nous avons été obligés de commencer à procéder par la force mise à notre disposition par notre Etat, le Bénin, pour récupérer de droit ce qui appartient à notre Eglise, l’Epmb. C'est ainsi que les temples de Béthanie d'Akpakpa et de Towéta dans la Région maritime ont été récupérés et sont actuellement sous le contrôle de l’EPMB dirigée par le Rév Nicodème Alagbada », lit-on sur la page facebook de l’Epmb.
S’il est un rêve cher au régime défunt, c’est bien la réconciliation des méthodistes, même si ce rêve ne s’est pas concrétisé malheureusement.
Plusieurs rencontres sans succès
L’ex-président de la République, Boni Yayi, par le biais du médiateur de la République d’alors, Albert Tévoedjrè, avait initié plusieurs rencontres de concertation, de dialogue et de réconciliation qui n’ont pas abouti avec les cadres ecclésiastiques des deux camps. Le projet ‘’feuille de route’’, est un fruit de ces médiations. A travers cette feuille, l’Epmb dirigée par le Rév Nicodème Alagbada a fait des propositions qu’elle juge susceptibles de faciliter la fusion des deux ailes. Ce que l’Epmbc du Rév Mathieu Alao a amendé. Cette dernière a suggéré que le nom de l’Eglise et le logo soient modifiés « afin que tous se sentent pris en compte dans la réconciliation ». A cet effet, elle a proposé que le nom de l’Eglise qui sera issue des travaux de la réconciliation soit dénommée Eglise méthodiste unie du Bénin. De son côté, l’Epmb, conservatrice, s’est opposée à cette modification parce qu’au début « ce n’est pas le nom de l’Eglise et le logo qui ont été à l’origine de la crise ».
Difficile entente
Il faut aussi souligner l’élaboration et l’utilisation d’un lectionnaire commun, annoncée depuis environ cinq ans, qui n’est toujours pas devenue réalité.
La crise qui oppose les méthodistes est vieille de plus de dix ans. Elle était partie des reproches faits à Moïse Sagbohan, président d’alors, accusé de vouloir se faire « dirigeant spirituel de l’Eglise à vie ». Et que pour y parvenir, il aurait entrepris de modifier les règlements et statuts encadrant l’organisation et le fonctionnement de l’Eglise. L’entourage de ce dernier reproche à leurs frères d’avoir travesti l’esprit des réformes amorcées par l’ancien président pour faire retrouver à l’Eglise, l’image d’une Eglise méthodiste autonome comme ce fut toujours le cas au plan régional et international et surtout, d’avoir porté les affaires internes de l’Eglise devant les tribunaux. Sur ce, l’Epmbc demande le retrait des assignations pour une réconciliation parfaite. Ce qui n’a pas été fait par l’Epmb qui revendique plutôt l’exécution des décisions de justice.
Il faut rappeler qu’en 2013, les deux camps ont fêté séparément les 170 ans de l’implantation du méthodisme au Bénin couplés avec les 20 ans d’autonomie de l’Eglise. Car, c’est en 1843 que le pasteur anglo-saxon Thomas Birch Freeman, en partance au Nigeria a semé le méthodisme au Dahomey au temps du roi Ghézo.
Alors que c’est seulement en 1993 que l’Eglise béninoise deviendra autonome vis-à-vis de la Grande Bretagne. Malgré l’implication de cette dernière, du prélat nigérian et de bien d’autres personnalités béninoises, toujours pas de réconciliation. Mais ce n’est pas la crise méthodiste qu’il faut craindre forcément au regard des couples qu’elle a détruits, des personnes qu’elle a marquées au fer rouge de la prison, des sévices corporels. Il faut plutôt craindre l’avenir de la jeunesse protestante qui hérite déjà d’un méthodisme divisé. ?

Le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houn-gbédji a reçu en audience dimanche 15 mai dernier, une délégation française dont des députés conduite par le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement français, Jean-Marie Le Guen. L’audience a été suivie d’une séance de travail avec des autorités du Parlement béninois.
La matinée de la journée de la fête de Pentecôte, dimanche 15 mai dernier, a été sans repos pour le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji a reçu en audience une forte délégation française composée notamment de députés et conduite par le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement français, Jean-Marie Le Guen. La délégation s’est entretenue avec le président de l’Assemblée nationale du Bénin sur plusieurs sujets de coopération interparlementaire. «J’ai l’honneur de rencontrer avec ma délégation de parlementaires français, le président de l’Assemblée nationale du Bénin. C’est quelque chose d’important, d’abord dans le cadre d’une visite du gouvernement français auprès de la République du Bénin, donc les multiples contacts que nous avons pour renforcer l’amitié franco-béninoise dans bien de domaines. Et pour souligner l’actualité de cette amitié, plus particulièrement en relation avec le Parlement, j’ai souhaité évidemment accorder une place particulière à la rencontre avec le président de l’Assemblée nationale et une délégation de parlementaires de très haut niveau », a souligné Jean-Marie Le Guen, chef de la délégation.
Selon lui, de la rencontre, sont nées plusieurs idées de renforcement de la coopération à la fois dans l’étude de la législation, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et l’importance que les deux Parlements doivent donner aussi à la ratification de la COP21. «Ces idées de renforcement de coopération constituent une priorité pour nos deux pays», observe le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement français. Aussi, Jean-Marie Le Guen ajoute-t-il, le renforcement de la coopération administrative entre les deux Assemblées nationales. Ceci, soit sur des aspects techniques, soit sur des aspects beaucoup plus politiques ; c'est-à-dire l’intensification des relations entre les parlementaires français et leurs homologues béninois, a précisé le chef de la délégation qui trouve la réunion très fructueuse confirmant l’excellence des relations entre la France et le Bénin. Après l’audience, la délégation a eu une séance de travail avec des autorités de l’Assemblée nationale du Bénin. La rencontre a réuni outre le président Adrien Houngbédji, le premier vice-président de l’institution parlementaire, Eric Houndété, le président de la Commission chargée des relations extérieures, Nassirou Bako Arifari, le député Edmond Zinsou, président du groupe d’Amitié Bénin-France, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Falilou Akadiri et le secrétaire général administratif du Parlement, Alassane Mahamadou.
Actualités 17 mai 2016

Dans un contexte où sont menés des débats sur le sort des institutions de la République, la Haute cour de Justice à travers sa présidente, exprime son souhait de voir la Commission des réformes politiques et institutionnelles mise en place par le gouvernement, prendre en compte certaines de ses propositions concrètes. Elle entend les faire en urgence pour une mise en œuvre efficace des textes la régissant.
Taxée d’épouvantail de la République, la Haute cour de Justice à l’instar de certaines institutions fait l’objet de débats quant à sa suppression ou non. Ces interrogations se sont amplifiées avec le démarrage des travaux de la Commission des réformes politiques et institutionnelles créée et installée par le gouvernement. Saisissant l’occasion de la clôture officielle du séminaire d’appropriation des textes régissant son institution, tenu à Natitingou, Marceline Claire Gbèha Afouda, présidente de la Haute cour de Justice a souligné l’impérieuse nécessité pour l’institution de faire des propositions concrètes à reverser en urgence pour le compte des travaux de la Commission des réformes politiques et institutionnelles mise en place par le gouvernement. Pour elle, le séminaire vient à point nommé car s’inscrivant dans un contexte tout particulier de relecture de la Constitution béninoise et des textes régissant les institutions constitutionnelles. Il importe, à son avis, d’amender les textes en les dépouillant des scories qui plombent leur mise en œuvre efficace et efficiente. En vue de dissuader certains de toute velléité de suppression de la Haute cour de Justice. Une éventuelle suppression de cette institution s’analyserait, à son avis, comme une stratégie pour garantir à jamais l’impunité des gouvernants. Estimant que ce n’est pas la Haute cour de Justice en tant qu’institution constitutionnelle qui constitue l’obstacle à la sanction, mais plutôt le manque de volonté politique des autres institutions à qui incombe la prise en compte des nombreuses propositions d’amendements qui leur ont été soumises. « La volonté de maintenir et de sauvegarder l’impunité des gouvernants n’est donc pas le fait de la Haute cour de Justice qui jusqu’ici ne demande qu’à être saisie », a-t-elle noté.?
Actualités 13 mai 2016

Cotonou abrite depuis mercredi 11 mai, la troisième édition du Salon agricole et financier, «Agrifinances». Trois jours pour permettre aux acteurs du monde agricole et du secteur financier de tenir un dialogue franc sur fond de vision prospective, afin que les projets agricoles bénéficient davantage de soutien.
La dernière édition du Salon agricole et financier, « Agrifinances » a drainé plus de 1500 visiteurs selon les organisateurs. Cette année, pour le compte de la troisième édition, ils projettent un nombre largement plus important. Ceci, en raison des défis actuels du secteur agricole béninois et même dans le monde. Sur ce chantier, le financement est perçu comme la plus grosse difficulté. Et c’est là, la raison d’être de ce salon qui s’emploie depuis trois éditions à réunir sur un même espace, le monde financier (banques, institutions de microfinance, partenaires techniques et financiers, organismes internationaux), puis les acteurs à divers niveaux de la chaîne de production agricole. Dans ce brassage où chaque partie a la possibilité de mieux s’ouvrir à l’autre, les réticences des financiers vis-à-vis du financement des activités agricoles pourraient s’estomper et dans le même temps, les producteurs toucheront du doigt les conditions et même les facilités souvent inconnues d’eux, mais essentielles pour leurs activités.
«L’évènement s’inscrit dans la logique du développement de l’agro-business, pour permettre aux financiers de mieux intégrer les réalités du secteur agricole », estime alors le coordonnateur d’Agriprofocus Bénin, Marcel Djihoun. Agriprofocus Bénin est en effet un réseau des acteurs du secteur privé, du secteur public, des institutions, des ONGs et autres, travaillant dans l’agriculture et par ailleurs, l’organisateur du salon Agrifinances qui, pour sa troisième édition, draine une palette très variée d’acteurs intervenant à divers niveaux du maillon de l’agriculture. Certains y sont avec leurs produits, d’autres pour présenter leurs institutions et structures, et d’autres encore pour présenter des offres et services divers. Au total, une panoplie appréciable de tout ce qui est indispensable pour nourrir et entretenir le secteur agricole.
Solutionner le mal du financement
Cette année, les réflexions feront la part belle au financement, vu par Marcel Djihoun comme une « thématique de grande importance ». Les éditions antérieures du salon ayant permis de rapprocher les transformateurs et les promoteurs des Pme agricoles du monde financier, il importe selon lui de consolider davantage ce lien au cours de la troisième édition du salon.
L’ingénieur Olivier Vigan, par ailleurs ancien secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, faisant office d’expert a eu l’honneur de présenter la communication inaugurale du salon. Il y a développé entre autres, l’importance pour les acteurs du monde agricole de faire de «l’aventure calculée » pour « permettre aux banques de mieux appuyer le secteur ». L’essor de l’agriculture n’est pas possible sans un secteur privé fort, dira pour sa part, Hannelaure Delcour, représentant le Royaume de Belgique à la cérémonie officielle d’ouverture du salon qui plaide alors pour un partenariat gagnant-gagnant. Lequel partenariat, est déjà, de son point de vue, axé sur des bases solides, au regard des nombreux efforts concédés par le Bénin ces dernières années, et dont le plus important est le Programme spécial de relance du secteur agricole. Tout aussi soucieux que ses prédécesseurs du sort qui est actuellement fait au financement de l’agriculture, l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas estime que le déficit de financement est l’un des obstacles à la production agricole.
Pour ce faire, il a émis le vœu qu’un produit financier spécifique au secteur soit trouvé. Car, estime-t-il, le potentiel est là pour que le Bénin devienne une puissance agricole. Pour inverser la tendance, il faut agir, propose Abdoulaye Toko, secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture. Agir contre la prudence des banques vis-à-vis du financement des activités agricoles et pour une concertation entre tous les acteurs : ce sont les propositions faites par lui. La troisième édition du Salon agricole et financier, «Agrifinances» prend fin le 13 mai prochain et sera faite de rencontres B to B, d’expositions, de conférences et de rencontres d’affaires entre promoteurs agricoles et acteurs du milieu des finances ?

Le secteur culturel béninois a besoin de réformes. L’actualité du Fonds d’aide à la culture ces derniers jours suffit à elle seule pour s’en convaincre. Mais jusque-là, très peu d’acteurs donnent de la voix à travers des propositions concrètes à même d’aider à inverser la tendance. Pourtant, ce ne sont pas les hommes pour le faire qui manquent. En tout cas, le professeur Albert Bienvenu Akoha est partant pour des contributions.
La gestion faite du Fonds d’aide à la culture n’est pas de nature à permettre au secteur culturel de mieux se porter. Les financements allouées, de l’avis du professeur Albert Bienvenu Akoha sont trop insignifiants. Celui-ci parle alors de saupoudrage pour peindre cette situation qu’il juge préjudiciable au secteur. Enseignant mais aussi grand acteur culturel, il est le directeur du Conservatoire de danses cérémonielles et royales d’Abomey, créé en 1996 par un groupe d’intellectuels d’Abomey avec pour ambition la sauvegarde et la redynamisation de ce précieux patrimoine. Mais c’est beaucoup plus en sa qualité de membre du Conseil national des arts et de la culture (Cnac) qu’il s’est prononcé, il y a quelques jours, sur les maux du secteur culturel béninois.
Selon lui, c’est une loi qui prescrit la création du Fonds d’aide à la culture. La même loi a associé à la création de cette structure, une autre qu’est le Conseil national des arts et de la culture. Il revenait donc selon ses explications, à l’Exécutif, de créer ces structures pour conduire le développement culturel du Bénin dans l’esprit et la lettre de la loi. Ce qui n’a pas été le cas. Dans la pratique, observe-t-il, on a d’abord créé le Fonds en 1992), puis le Cnac en 2002. Soit une décennie entre les deux structures, qui, de son avis, porte entorse à leur fonctionnement respectif. Or, le législateur aurait souhaité les voir travailler en synergie. Ce que propose alors le professeur Albert Bienvenu Akoha c’est d’abord une vulgarisation de la loi portant charte culturelle en République. Laquelle, malgré son importance, est très peu connue des acteurs culturels et même de ceux qui sont censés agir au nom du secteur. Or, estime-t-il, si cette charte qui est une émanation de la Conférence nationale était bien appliquée, cela constituerait déjà un début de solution.
En sus, il voudrait que le Cnac soit dépoussiéré. Ceci, au regard de son importance. Le Conseil national des arts et de la culture, il faut le dire, est une structure consultative, de réflexion et d'orientation du ministère en charge de la Culture, elle est restée sans vie depuis 2002 où elle a été installée. La raison de cette maldonne, analyse le professeur Albert Bienvenu Akoha, c’est qu’on a laissé des administratifs y prendre les premiers rôles. La vivifier, pense-t-il, permettra de réorienter le secteur culturel et par ricochet, mettre un frein aux nombreuses distorsions qui plombent l’envol du secteur culturel béninois.

Le gouvernement veut aller vite dans la réforme du système éducatif béninois. La question a fait l’objet, mercredi 11 mai, d’une décision en Conseil des ministres.
La réforme du système éducatif était bien au cœur du projet de société de Patrice Talon. La vision du chef de l’Etat sur l’éducation nationale sera enrichie par les travaux d’un comité technique de mise en œuvre et de suivi des réformes du système éducatif, a décidé mercredi le Conseil des ministres. Selon le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, Pascal Irenée Koupaki, la mission conférée à ce comité est de faire une revue documentaire de tous les organes existants aux fins de les rendre compatibles avec le Conseil national de l’Education (Cne) tel qu’il est entrevu par le gouvernement de la Rupture. Le comité devra proposer une nouvelle architecture du Cne, suggérer une nouvelle stratégie de l’éducation, définir les bases de la politique gouvernementale en matière de professionnalisation de la formation. Le comité technique a 45 jours pour déposer son rapport.
Toujours dans le registre de l’éducation, le gouvernement a décidé de la création d’une zone franche du savoir et de l’innovation, suivant le modèle des technopoles. «Il s’agit de développer des filières d’enseignement, de recherche scientifique et d’innovations de pointe. Des entrepreneurs vont bénéficier de l’accompagnement, de l’incubation et des appuis financiers pour développer des projets innovants », explique le ministre d’Etat. Un décret consacre la création du comité de pilotage de ce projet. Sa mission : définir le cadre législatif pour la zone franche, sa zone d’implantation, la configuration de l’Agence de gestion de la zone franche, la stratégie de mobilisation des ressources. La réalisation de ce méga projet, souligne Pascal Irénée Koupaki, sera placée sous le sceau du partenariat public-privé.
La commercialisation locale du bois désormais autorisée
Le gouvernement apporte une réelle bouffée d’oxygène dans le secteur du bois. Le Conseil des ministres du mercredi 11 mai a décidé de la levée des mesures de suspension de la commercialisation du bois d’œuvre, du bois de feu et du charbon de bois sur toute l’étendue du territoire national. A cette autorisation de commercialisation s’est greffée la mesure de suspension du permis de circulation exigée pour le transport du bois à des fins de consommation locale. Le gouvernement a aussi réaffirmé l’interdiction ferme de l’exportation de tout produit forestier. Une commission ad'hoc, indique le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence, a été créée pour proposer une nouvelle réglementation de la commercialisation du bois au Bénin. Seul bémol, les conteneurs de bois déjà empotés au port de Cotonou, sont autorisés à être exportés à titre exceptionnel après inspection.
Actualités 12 mai 2016