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Nouvelles

Visite officielle du président Patrice Talon en France: François Hollande propose d’amplifier la coopération franco-béninoise

Le rencontre tant attendue entre le chef de l’Etat béninois et son homologue français a eu lieu mardi 26 avril. Coopération, développement, énergie… Patrice Talon et François Hollande semblent bien décidés à insuffler un nouveau dynamisme à l’axe Cotonou-Paris.

Peu souriant, mais très décontracté comme à ses habitudes, le chef de l’Etat béninois a échangé dans l’après-midi du mardi 26 avril avec son homologue français François Hollande. La très attendue visite officielle de travail du chef de l’Etat béninois a permis aux deux hommes d’Etat d’évoquer largement la coopération bilatérale. L’hôte du président nouvellement élu du Bénin s’est d’abord et avant tout satisfait de ce qu’ont été les élections ayant porté Patrice Talon au pouvoir. Il a ainsi salué «l’esprit de pluralisme et de responsabilité» du Bénin qui a su rassembler toutes les sensibilités autour du nouveau chef de l’Etat, à la suite de son élection. Il y voit « un peuple vaillant», avec «des cadres de haut niveau». S’agissant de l’appui de la France, elle ne devrait pas faire défaut au Bénin au cours du quinquennat 2016-2021. Bien au contraire, la coopération franco-béninoise devra se renforcer davantage, François Hollande ayant confirmé que «la France sera toujours aux côtés du Bénin» pour poursuivre sa coopérations avec lui. Mais elle y ira au-delà puisque les deux pays, de l’avis du président de la République française, pourraient en inventer d’autres.

«Je suis le témoin vivant de la grandeur de votre démocratie et cela m’inspire. Je voudrais que dans quelques années, on en dise autant de mon pays… », témoigne avant toute chose le chef de l’Etat béninois au cours de la conférence de presse de fin d’audience, évoquant ainsi son récent exil dans ce pays. Mais c’est beaucoup plus la coopération avec la France qui préoccupe le président Patrice Talon. Et même si, selon lui, « la coopération franco-béninoise avait traîné un peu les pas», le moment est venu de lui donner plus d’ambition, tout comme une «Réponse positive et visible à l’aide ». Le soutien de la France, le président Talon le veut aussi pour les réformes politiques et administratives afin d’améliorer la gouvernance. Déjà, l’énergie est placée par lui au cœur des préoccupations, aussi bien en ce qui concerne le délestage qui sévit au Bénin que de la suite à donner à la Cop21.

Actualités 27 avr. 2016


Avènement de Patrice Talon à la tête du Bénin: Exigences et préoccupations de l’Ong Alcrer

Le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, a tenu lundi 25 avril à Cotonou, une conférence de presse pour présenter à l’opinion publique ses préoccupations envers le nouveau régime dit de la Rupture. Il préconise certaines mesures que doit prendre le président de la République Patrice Talon, afin d’assurer une bonne gouvernance pendant les cinq prochaines années.

« Je tiens à ce qu’on passe aux peignes fins la gestion de Boni Yayi ». Ainsi s’exprimait, lundi 25 avril à Cotonou le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, devant les professionnels des médias. Sa sortie médiatique n’a pour but que de dire au président de la république Patrice Talon, ses «légitimes » attentes.

En effet, le président de l’Ong Alcrer exige que le nouveau gouvernement passe en revue la gouvernance des 10 dernières années. Car il existe, selon lui, de véritables manquements qui ont marqué la gestion du pouvoir. «Je sais que beaucoup d’entre les Béninois tiennent à cela», indique Martin Assogba, expliquant que ses préoccupations sont aussi celles du peuple qui l’a d’ailleurs exprimé à travers les urnes. Il trouve les fondements de telles exigences dans les nombreux scandales ayant caractérisé la gouvernance de 2006 à 2016.
Il va alors citer les dossiers Icc services, siège de l’Assemblée nationale, Cen-sad, concours frauduleux et autres, sans oublier les nombreux marchés publics qui n’ont pas respecté les procédures de passation. Des faits qui illustrent d’après lui les faits de corruption qui ont été un mode de gouvernance ces 10 dernières années. Et il faudra en savoir davantage et châtier les responsables de tels actes. «Il faut passer à la vérification minutieuse de toutes ces affaires », car poursuit Martin Assogba, le président sortant a lui-même promis la reddition des comptes et a tout le temps clamé la lutte contre la corruption qui est loin d’avoir été une réalité. «C’est pour cela que je veux lancer cet appel au président de la République, Patrice Talon », argumente le président de l’Ong Alcrer. L’Agence nationale de lutte contre la corruption (Anlc) ayant été inopérante et inopportune, selon lui, il faut la supprimer pour éviter à l’Etat de dépenser inutilement dans les structures « budgétivores ». Il devait en être de même pour la Haute cour de Justice qui, comme l’Anlc, n’a pas vraiment de marges de manœuvre pour contrer la corruption et l’impunité, a-t-il insisté.
Bientôt, certaines agences, certains fonds et sociétés d’Etat changeront de mains. Les prochaines nominations devraient, estime Martin Assogba, faire suite à des audits que doit commanditer l’Etat afin de voir clair dans la gestion des futurs directeurs sortants.
Aussi, préconise-t-il que les résultats de tous les audits déjà réalisés et ceux à venir, soient désormais publiés. Martin Assogba a également réitéré son souhait de voir les passeports de certains directeurs retirés, pour les empêcher de quitter le pays, le temps que les résultats des enquêtes tombent. Les structures internes de contrôle devraient aussi être rendues opérationnelles afin de prévenir au mieux la mauvaise gestion.
Par ailleurs, le président de l’Ong Alcrer s’est également penché sur l’actualité concernant la réconciliation qui a eu lieu à Abidjan, entre le président de la République, Patrice Talon et son prédécesseur, Boni Yayi. Cela ne doit pas, suggère Martin Assogba, empêcher Patrice Talon de faire son travail ; celui d’enquêter sur la gestion de l’ancien président de la République. « La lutte contre la corruption sera mon combat de tous les instants et de tous les temps », a-t-il rappelé, citant le président Talon se référant à son discours d’investiture. Enfin, Martin Assogba a félicité le peuple béninois pour sa patience et son endurance qui ont produit cette alternance, laquelle, à l’en croire, n’était pas gagnée d’avance?

Actualités 26 avr. 2016


Direction des examens et concours/Enseignement secondaire : Kakpo Mahougnon enfin installé dans son fauteuil

Le directeur des examens et concours par intérim du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon a enfin eu accès, lundi 25 avril, à son bureau. Cette installation a été possible grâce à une ordonnance rendue lundi 25 avril par le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, autorisant l’ouverture forcée des portes du bureau de la directrice sortante, Cathérine Sarrè Mègninou.

La récréation est terminée depuis lundi 25 avril à la direction des examens et concours (Dec) du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. Kakpo Mahougnon, nommé directeur par intérim de cette structure, est entré dans la plénitude de ses fonctions. Il a accédé à son bureau jusque-là impossible depuis samedi dernier où il prenait officiellement service. Lequel bureau est bloqué par la directrice sortante, Cathérine Sarrè Mègninou qui a emporté les clés, réclamant le décret qui nomme son successeur avant de lui passer service. Un argument dont elle argue depuis le 13 avril dernier que l’arrêté qui la relève de ses fonctions a été pris. Le ministère a pris ses responsabilités, lundi 25 avril, pour mettre fin à sa résistance à ne pas passer service à son successeur. Il a sollicité les services de la justice afin que Kakpo Mahougnon soit installé dans son fauteuil pour que force reste à l’autorité de l’arrêté ministériel. Ce qui a été fait. Une ordonnance d’ouverture forcée des portes du bureau a été prise par le juge du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo à la requête du ministre chargé de l’Enseignement secondaire. Cette ordonnance a été exécutée par l’huissier de justice, Me Janvier Rigobert Dossou-Togbé représenté sur les lieux par son clerc, Albert Agueh. Il sonnait 12h24 mn quand le collaborateur de l’huissier est arrivé dans les locaux de la Dec. Il est venu à bord du véhicule du Dec entrant. L’ordonnance du tribunal de première instance de première classe en main, il demande aux deux menuisiers sollicités pour la circonstance de se mettre à la tâche. Mais il sera stoppé dans son élan par les gendarmes en faction à la Dec. Ceux-ci lui ont dit avoir reçu instruction de ne laisser personne entrer dans le bureau. Albert Agueh marque un arrêt et demande aux gendarmes d’appeler leurs responsables hiérarchiques car c’est une ordonnance judiciaire qu’il est venue exécuter. Et par conséquent, personne ne peut l’empêcher car elle s’impose à tous. Les gendarmes informent par téléphone leurs supérieurs hiérarchiques immédiats qui n’ont pas tardé aussi à venir sur les lieux. Mais ceux-ci ont souhaité aussi informer leurs supérieurs hiérarchiques avant d’autoriser le clerc à faire son opération.

Défoncer les portes

Les éléments de la gendarmerie seront ensuite instruits par leurs supérieurs hiérarchiques de laisser le collaborateur de l’huissier agir. Ils devraient se comporter en simples observateurs au cours de l’opération. Le clerc Albert Agueh ordonne aux menuisiers de poursuivre leur travail pour défoncer les portes des locaux donnant accès au bureau de la Dec sortante situé à l’étage.
Au total, quatre portes ont été défoncées. Deux ont été ouvertes facilement à savoir la porte de la salle d’attente et celle de son vaguemestre se situant avant son bureau. C’est l’ouverture du bureau même de la Dec sortante qui a fait baver les menuisiers. Il y a eu une première porte en bois et ensuite une seconde en métallique qui donne directement accès au bureau. Les menuisiers ont eu de la peine à défoncer la porte métallique. Ils ont fait usage de plusieurs coups de marteau et de tronçonneuse avant d’y parvenir. Le clerc a autorisé aussi l’ouverture de la chambre noire, le lieu confidentiel où sont tirées les épreuves donc interdit d’accès aux agents. Cette porte qui s’ouvre sur le bureau de la Dec sera aussi brisée mais sans grandes difficultés puisqu'elle est faite en bois. Mais la presse qui suivait l’opération, a été congédiée à l’étape de l’ouverture du bureau de la Dec sortante. Elle n’a plus été autorisée à suivre le reste de l’opération en raison de la sensibilité des locaux. Toutes les portes défoncées, le collaborateur entame la seconde étape de sa mission, celle de procéder à l’inventaire de tout ce qui a été trouvé dans le bureau. Cette opération a pris près de deux heures de temps au collaborateur de l’huissier. Elle sera sanctionnée par un procès-verbal signé par les autorités concernées, à savoir le directeur entrant, les responsables de l’Inspection générale du ministère (Igm), la directrice de l’Enseignement secondaire et des responsables syndicaux du secteur de l’enseignement secondaire en l’occurrence Aubin Adoukonou, Thiérry Dovonou et Marcel Ahouansè. Ils ont tous salué l’opération d’ouverture forcée des portes de la Dec sortante pour faire restaurer l’autorité de l’Etat au niveau de cette structure incontournable pour l’organisation des examens et concours au niveau de l’enseignement secondaire. ?

Actualités 26 avr. 2016


Acte V des Rencontres mensuelles de la culture: Dénonciations, propositions et suggestions pour un meilleur fonctionnement du Fac

L’acte V des Rencontres mensuelles de la culture (Rmc) s’est invitée dans l’actualité au niveau du Fonds d’aide à la culture (Fac). Non pas pour en rajouter à la polémique encore béante, mais plutôt pour des propositions concrètes. Trois panélistes ont planché à l’occasion, sous la modération de l’expert culturel Eric Totah.

Les élections des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture (Fac) ont été mises en veilleuse il y a quelques jours par le ministre en charge de la Culture, Ange N’koué. Celui-ci voulait freiner la polémique, sinon la guerre froide entre acteurs pro et anti élections. Tout sujet y relatif par ces temps qui courent était donc d’intérêt et c’est la raison pour laquelle le Forum culturel du Bénin, structure organisatrice des Rencontres mensuelles de la culture (Rmc) a décidé d’en faire un thème de discussion, samedi 23 avril dernier au Centre culturel Arttistik Africa d’Agla. Pour en discuter, Espéra Donouvossi, manager culturel, représentant de la plate-forme Wanilo, Gaston Eguédji, administrateur au Fonds d’aide à la culture et Claude Balogoun, représentant des artistes au Conseil économique et social ont été invités sous la modération de Eric Totah, expert culturel et ancien secrétaire général du ministère en charge de la Culture.

C’est Gaston Eguédji qui, le premier, se jettera à l’eau. Selon lui, ceux qui pensent que les milliards culturels n’ont pas un impact ont tort. Il y a bel et bien impact sur le secteur, rectifie l’invité des Rmc qui identifie la source de la brouille actuelle au niveau du nouveau décret pris pour organiser les élections des administrateurs. Après avoir donné les détails de l’augmentation du budget du Fonds et rappelé le rôle qu’il y a joué, Claude Balogoun évoquera des difficultés d’ordre structurel et conjoncturel pour résumer la situation actuelle du Fac. «Chacun court pour le financement de ses projets à temps et à contretemps », fait observer ce dernier. Et même s’il pense que le montant du Fonds ne constitue pas en soi le problème, il admettra tout de même que l’augmentation de la cagnotte allouée au secteur culturel, au fil des années, a fini par faire naître des difficultés entre les acteurs. Et à cela s’ajoute, insiste-t-il, l’absence de certains outils de gestion au niveau du Fac. Comme pour appuyer son prédécesseur, Claude Balogoun estime que l’augmentation du budget du Fonds a eu un impact sur le secteur. « Il y a une large différence entre ce qui existait et ce que nous observons aujourd’hui », illustre-t-il. Non sans indiquer qu’il faut réorienter le Fac pour plus d’efficience.

Des réformes pour la transparence et la crédibilité

Plus amer que les autres panélistes, le représentant de la plate-forme Wanilo s’est d’abord livré à une comparaison entre le budget alloué au Fac et plusieurs autres institutions à caractère multinational, finançant des activités culturelles, pour montrer combien il y a gâchis au Bénin. «C’est très grave qu’on dise aujourd’hui que des acteurs culturels se portent mieux, pour illustrer l’impact d’un Fonds sur le secteur », s’offusque Espéra Donouvossi. Il déplore par ailleurs l’alourdissement du mode de fonctionnement de l’institution. Il dit aussi ne pas comprendre le fait que 75% de ceux qui créent réellement au Bénin ne bénéficient d’aucun soutien de la part du Fac et déplore les actions des « fédérations électoralistes » qui germent à chaque veille de scrutin. « Ce fonds s’écarte de ses objectifs donc, il faut marquer une pause et régler les problèmes qui se posent », propose ce panéliste. Les problèmes trouvent entre autres, selon lui, leur source dans le fait que le Fonds d’aide à la culture soit le seul parmi ceux que comptent le Bénin à fonctionner tel quel. Les textes qui le régissent ont aussi des manquements qui permettent les contournements, commente-t-il, tout en suggérant son audit (pour savoir ce qui marche et ce qui ne l’est pas).
De l’avis du panéliste Espéra Donouvossi, les difficultés du Fac seraient moindres si les gens n’avaient pas peur de parler. Evoquant les conditions de la mise sur pied de la plate-forme Wanilo, il expliquera combien certains ont préféré évoquer les difficultés du Fonds en silence, par peur de représailles ou par peur d’être écartés. « Si tu témoignes, on va te noyer », rapporte désespérément le panéliste pour qui, «le Fonds est devenu un moyen de censure» autour duquel s’est constitué « une mafia » qui l’aurait même «pris en otage». Dans ces conditions, il soutient que la seule voie possible pour conjurer les maux, c’est d’aller à des réformes urgentes pour assurer la crédibilité de l’institution ainsi que la transparence en son sein. « Le nouveau décret est la preuve qu’il existe une mafia», argumente-t-il.

Propositions

Au-delà des réformes pour la crédibilité et la transparence, il faut aussi agir sur de nombreux leviers, feront observer des participants à la rencontre. Dénis Avimadjessi va enfoncer le clou souhaitant que ceux qui se font appeler « sommité » dans le milieu culturel soit écarté et qu’on évite d’envoyer l’argent du Fonds dans des structures publiques pour quelque financement. Et pour ce qui est des élections : «Si nous ne trouvons pas des gens responsables, les difficultés vont continuer», lance-t-il, exhortant à l’application pure et simple du statut de l’artiste. Jude Zounmènou regrette lui, que dans la sous-région, le secteur culturel béninois qui s’illustre par les pires rendements ait le plus important financement. L’érection de la Maison de l’artiste et l’application du statut de l’artiste constituent ses deux revendications fortes. «Si le nid de la corruption s’est installé, c’est du fait des acteurs eux-mêmes… Nous percevons le Fonds comme une marmite dans laquelle chacun doit puiser et se servir », souligne Pascal Wanou. A sa suite Hervé Wégbomè demandera qu’on redéfinisse le rôle des experts culturels qui opèrent au niveau du Fac. Méchac Adjaho, caricaturera la situation en indiquant que ce ne sont plus les acteurs qui vont vers le Fonds pour le dépôt des projets, mais qu’ils sont plutôt sollicités par d’autres sources qui leur proposent des projets déjà rédigés à soumettre avec des récépissés d’association tout fait. Lesquels projets, ironise-t-il, sont toujours acceptés et reçoivent les financements sollicités. Une fois cela fait, «un service financier» se mettrait gracieusement aux trousses du pseudo-bénéficiaire pour les formalités au trésor avant de lui indiquer au finish, quelle gestion faire des sous. Giovanni Houansou rejette le nouveau décret, vu par certains comme solution salvatrice. Il comporte des insuffisances graves, regrette-t-il. Il serait même suicidaire de son point de vue. Les experts du Fonds devraient être supprimés selon ses observations. De même, ceux qui ont entretenu et bercé le décret en question doivent être mis de côté, pense ce jeune acteur culturel qui n’oublie pas les misères faites à ceux qui combattent à visage découvert. Pour Samson Adjaho, le Fac ne respecte aucunement les exigences suivant lesquelles les fonds du genre fonctionnent, ce qui l’isole de toute règle d’orthodoxie. Il plaide alors pour un renforcement du suivi-évaluation et la suppression du nouveau décret régissant les élections.

Qui est coupable ?

La réponse à cette question, c’est un autre jeune acteur culturel en la personne de Serge Zossou qui va la donner. Et sans y aller du dos de la cuillère il affirmera sans ambages que tous les acteurs ont une part de responsabilité. Certains par leur silence, et d’autres encore pour y participer activement. Une fois encore, le décret sera identifié comme l’arme et les artistes, les victimes. Ammar Kessab, expert en politique de management culturel indexe aussi le décret comme source de difficultés pour le secteur. Selon cet acteur connu sur le continent comme une personne ressource majeure dans le domaine culturel et actuellement en séjour au Bénin, il faut revoir le fonctionnement du Fac. Lequel serait actuellement calqué sur un mode de fonctionnement qui permette de résoudre des problèmes sociaux. L’expert pense par ailleurs que le nouveau décret est monté de manière à calmer la contestation sociale. « Si vous voulez aller de l’avant, il faut revoir ce mode de fonctionnement », propose-t-il. « L’absence d’un manuel de procédure est une manière de voler l’argent », condamne l’expert qui suggère au Bénin d’imaginer un mode de financement semi-public du Fonds d’aide à la culture.
Cette avalanche de questions et de préoccupations va relancer les débats au niveau du panel. Chacun des trois invités du Forum culturel du Bénin va alors plancher à nouveau et exposer non seulement sa vision, mais aussi ses propositions. Lesquelles propositions, aux dires des organisateurs, seront versées à l’administration publique, notamment au ministère en charge de la Culture, afin qu’il en soit tenu grand compte pour redessiner la carte culturelle du Bénin, notamment en ce qui concerne le financement. Au mois de mai prochain, pour ce qui est de l’acte VI, il sera question de théâtre, ont prévu les initiateurs des Rmc?

Culture 25 avr. 2016


Direction des examens et concours/Enseignement secondaire : Kakpo Mahougnon prend service devant huissier de justice

Après son installation vendredi 15 avril dernier comme directeur des examens et concours (Dec) par intérim du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon a pris officiellement service samedi 23 avril dernier. La cérémonie a été constatée par un huissier de justice sollicité par le ministère pour contourner la résistance de la directrice sortante, Cathérine Sarrè Mègninou, à ne pas passer le témoin alors qu’elle est admise à la retraite depuis juillet 2015.

Une passation de charge sous huissier de justice n’est pas ordinaire. C’est pourtant ce qui s’est passé samedi 23 avril à la Direction des examens et concours du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Dec/Mestfp) à Porto-Novo. Le cabinet de l’huissier de justice, Me Janvier Rigobert Dossou-Togbé a été sollicité pour constater la prise de fonction officielle du nouveau Dec, Kakpo Mahougnon nommé par l’autorité ministérielle en remplacement de Cathérine Bio Sarrè Mègninou admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite depuis juillet 2015.

En effet, la passation de service devrait intervenir le vendredi 15 avril dernier, et ce conformément aux dispositions de l’arrêté 175/Mesfpt/Sgm/Drh du 13 avril 2016. Mais jusqu’à ce jour, la directrice sortante semble faire du dilatoire pour ne pas passer service à son successeur qui n’est rien d’autre que son prédécesseur. C’est donc un come-back pour Kakpo Mahougnon.
« Nous sommes venus constater la passation de service entre la directrice sortante et le directeur entrant de la Dec. Nous avons constaté malheureusement l‘absence de la directrice sortante. Mais nous avons quand même pris part à l’installation du nouveau directeur », a souligné Albert Agueh, clerc de l’huissier de justice Janvier Rigobert Dossou-Togbé. Mais cette absence ne l’a pas empêché de faire son travail. Un procès-verbal sera dressé pour des suites de droit, a-t-il fait savoir.
Les verrous de la porte d'accès au bureau du Dec sortant devraient être sautés pour permettre à son successeur de prendre possession de son lieu de travail. Mais cette opération n’a pu être faite. A en croire le clerc Albert Agueh, ces genres d’opérations ne se font pas en week-end où l’huissier ne travaille pas. Mais selon lui, si jusqu’à ce lundi 25 avril, la directrice sortante poursuit sa résistance, il sera obligé de briser les portes pour permettre au nouveau Dec de s’installer et d’exercer sa mission. Tous les regards sont fixés sur la Dec ce lundi 25 avril. On verra si la directrice sortante va remettre les clés de son bureau à son successeur, ou si l’huissier de justice sera obligé de défoncer les portes.
Marcel Ahouansè, le président du syndicat des travailleurs de la Dec, condamne ce comportement de la directrice sortante.

L’autorité de l’Etat défiée

Pour lui, cette résistance d’une fonctionnaire déjà admise à la retraite depuis plusieurs mois, laisse à désirer. Le syndicaliste salue le recours aux services d‘un huissier de justice pour installer le nouveau directeur et restaurer l’autorité de l’Etat bafouée par la directrice sortante, malgré l’arbitrage du ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki.
En effet, ce dernier avait rencontré les deux parties au palais de la présidence de la République le vendredi 15 avril dernier, quelques heures après l’installation de Kakpo Mahougnon par le directeur de cabinet du ministre, Soulé Alagbé et le secrétaire général du ministère, Sanni Souroukatou.
Pascal Irénée Koupaki avait demandé que la directrice sortante reste en place jusqu’au samedi 23 avril dernier. Le temps pour elle d’organiser l’examen du certificat de qualification au métier (Cqm) lancé le lundi 18 avril dernier. Le souci du ministre d’Etat est d’éviter aux candidats le report de ce certificat vu que la directrice sortante était suffisamment très avancée dans les préparatifs de cette épreuve. Il n’est pas évident que le nouveau directeur entrant puisse s’en sortir avec l’organisation de cet examen si la directrice sortante lui passait service à moins de 72 h du lancement de la composition. Il a été convenu avec le ministre d’Etat, que Cathérine Bio Sarrè Mègninou passe la charge à son successeur samedi 23 dernier. Mais grande a été la stupéfaction de tous de constater que la directrice sortante n’a pas fait le déplacement pour la passation de charge prévue ce samedi 23 avril à 9 h. Elle était absente à son bureau tout comme les agents de la Direction des examens et concours. Jusqu’à 14 heures, la directrice sortante n’a pas fait signe de vie. Elle est restée injoignable au téléphone. C’est ainsi que le ministère a pris ses responsabilités pour faire appel à l’huissier de justice afin que force reste à l’arrêté ministériel qui nomme Kakpo Mahougnon directeur des examens et concours par intérim.?

Actualités 25 avr. 2016


Assainissement de la ville de Cotonou: Le curage des caniveaux pour prévenir les inondations

La ville de Cotonou fait régulièrement face au phénomène de l’inondation. Quand viennent à s’imposer leurs périodes, les grandes pluies ont parfois exposé au grand jour, les déchets enfouis dans les profondeurs de la ville. Une situation préoccupante pour le bien-être des populations qui oblige la mairie à ne pas rester indifférente. Pourtant les caniveaux défient toujours et encore.

Des camions sillonnant et stationnant sur des voies principales ou encore dans des vons pour procéder au désengorgement des trous jonchés de déchets. C’est l’image que renvoie la question de curage des caniveaux à Cotonou. Activité importante pour la ville, il participe de la réduction des déchets et du maintien de l’environnement dans la propreté. Cette activité a pour principal objectif de lutter contre la menace que constitue l’inondation. S’inscrivant dans le cadre du programme initié à cet effet, Cotonou en campagne contre les inondations (3Ci), le curage des caniveaux dans la capitale économique envisage de ce fait de soigner et conserver l’image du cadre de Cotonou, la vitrine du Bénin.

Selon Tiburce Folly Sègbédji, agent du service d’assainissement des voies urbaines, chef section des ouvrages neufs, «le curage vient libérer les conduits souterrains de leurs déchets et faciliter le drainage des eaux usées vers la berge lagunaire». Deux types de caniveaux existant impliquent deux manières de pratiquer le curage, à en l’en croire. Les caniveaux primaires nécessitent une utilisation d’outils mécaniques et techniques perfectionnés. Quant aux caniveaux secondaires, ils requièrent des ouvriers qui travaillent manuellement avec des pelles comme principal moyen de nettoyage. La première forme est souvent présente sur les grands axes routiers pendant que la deuxième concerne les vons de quartiers et petites zones. A ce sujet, ont déjà été ciblés cette année, les collecteurs primaires situés d’une part devant le Complexe scolaire protestant à Gbéto et à Sikècodji d’autre part. Les collecteurs secondaires du 7è arrondissement de Cotonou ont également fait l’objet du curage. Les travaux se poursuivent dans ce sens pour bientôt parcourir tous les arrondissements, aux dires du chef section des ouvrages neufs.

Les difficultés sont énormes

L’assainissement des caniveaux, confie Tiburce Folly Sègbédji, est continuel en ce sens qu’il se fait tous les ans suivant trois phases. D’abord, la phase préventive consiste en un curage avant la saison pluvieuse. Pendant la période des pluies, les agents chargés de ce travail se font plus proches de la population à travers leur suivi des caniveaux qui ont déjà été curés mais qui nécessitent des touches particulières. La dernière phase est celle qui intervient après les pluies, au cours de laquelle les agents examinent les résultats de leurs actions dans le but de remettre les rues en bon état de praticabilité.
«Etant dans le mois de mars, nous sommes actuellement à la première phase dudit assainissement», a-t-il ajouté. Celui-ci poursuit que c’est dans l’optique de prévenir la saison pluvieuse et d’éviter d’éventuels cas d’inondation.

Incivisme

A l’endroit de ceux qui pensent que la mairie ne joue pas réellement son rôle, Tiburce Folly Sègbédji insiste sur l’insuffisance de collaboration de la population. Selon lui, les citoyens font souvent preuve d’incivisme en ce qui concerne le nettoyage des caniveaux et de leurs cadres de vie. «Combien de cafétérias, de bars, de bonnes dames ne voyons-nous pas aux abords des trottoirs réservés aux piétons et aux caniveaux ?», s’interroge-t-il.
Par ailleurs, «le propriétaire d’une habitation étant en voyage, il nous a été interdit d’avoir accès à la palissade qui en constitue la devanture afin de faire notre travail ; c’est déplorable », indique-t-il. Le curage devient encore plus difficile quand on sait que des puisards et des latrines ont pour débouchés les caniveaux. La population a besoin de sensibilisation, insiste-t-il. «Imposer aux Béninois, le civisme » est l’une des solutions que propose cet agent pour rendre accessible les trottoirs et les espaces qu’occupent les caniveaux.

Environnement 22 avr. 2016


Renforcement de la coopération sino-béninoise : La Cour populaire suprême de Chine à l’école de la Cour suprême du Bénin

Une délégation de la Cour populaire suprême de Chine est en visite d’étude jeudi 21 avril, à la Cour suprême à Porto-Novo. C’était une occasion de partage d’expériences entre les deux institutions judiciaires toutes engagées pour la promotion du droit et de la justice.

Conduite par le grand juge Jiannan Zhang, la forte délégation de la Cour populaire suprême de Chine a eu droit à une séance de travail avec le président de la Cour suprême du Bénin, Ousmane Batoko. La séance a été élargie aux animateurs des différentes structures de la haute juridiction notamment les trois chambres, le parquet général et le greffe.

La visite d’étude a été une occasion pour les hôtes de la Cour suprême de s’informer de l’expérience du système judiciaire du Bénin. Ils ont suivi à cet effet une brève présentation de la Cour suprême béninoise à travers sa composition, son organisation, son fonctionnement et ses attributions. Cette présentation a été faite par Rodrigue Aboua, auditeur à la Chambre administrative et assistant du secrétaire général de la Cour suprême. Il a présenté la Cour suprême comme la plus haute juridiction de l’Etat en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat. C’est une juridiction de cassation qui connaît des affaires pourvues devant elle et venant des juridictions du fond en l’occurrence les Cours d’appel qui ont chapoté aussi les tribunaux de première instance.
Rodrigue Aboua a expliqué comment fonctionne ce système à trois de la justice béninoise. Il n’a pas manqué de préciser que la Cour suprême reste la seule institution compétence pour juger des litiges administratifs et aussi du contentieux des élections communales, municipales et locales. Elle est d’ailleurs à sa troisième expérience en matière du contentieux électoral après 2002, 2008 et 2015. Pour les élections de 2015, la haute juridiction a été saisie de plus de 1800 recours, informe Rodrigue Aboua.
L’auditeur à la Chambre administrative a été de temps en temps appuyé dans sa présentation par le président Ousmane Batoko qui a expliqué que la Cour suprême du Bénin s'est inspirée elle-même du système judiciaire français. Il a fait part à ses hôtes de l’ambition que nourrissent les autorités béninoises de rapprocher davantage la justice des justiciables pour la promotion du droit et des libertés.
Abreuvée de l’expérience judiciaire béninoise, la délégation chinoise par la voix du grand juge, Jiannan Zhang a aussi partagé avec l’assistance les réalités de la Cour populaire suprême de Chine. On retient de la communication du juge chinois que la Cour populaire suprême de Chine, à quelques dissemblances près, n’est pas loin de la Cour suprême du Bénin surtout en ce qui concerne son organisation et ses attributions.
En effet, la Cour populaire suprême de Chine est la plus haute juridiction chinoise présente dans les 32 provinces du pays. C’est la seule institution judiciaire qui connaît les affaires ayant fait l’objet d’appel. A ce titre elle est l’instance judiciaire supérieure qui vient après les cours de second niveau limitées dans les communes et au nombre de 413, les cours locales installées dans les districts des régions chinoises et au nombre de 3129 ; et enfin les tribunaux spéciaux qui se retrouvent au bas de l’échelle limités dans les petits districts des régions. On en dénombre 6 284 tribunaux spéciaux chinois. Le personnel de l’ensemble des quatre instances judiciaires chinoises est estimé à 355 mille agents dont 104 mille magistrats, explique le juge Jiannan Zhang. Des statistiques qui montrent toute l’importance de la population et de la superficie de la Chine.
A la suite de cette présentation chinoise, l’assistance a suivi une communication sur le thème : « L’éthique professionnelle et le régime disciplinaire des magistrats » présentée par Innocent Avognon, conseiller à la chambre judiciaire de la Cour suprême et secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature. Ces différentes présentations ont été suivies de débats à bâtons rompus pour leur meilleure compréhension par l’assistance.
Le président de la Cour suprême et le chef de la délégation chinoise ont été tous satisfaits de la séance de travail qu’ils espèrent ouvrira les voies du renforcement des liens de coopération entre les deux institutions judiciaires. Une délégation de la Cour suprême du Bénin est d’ailleurs attendue très prochainement en Chine pour aller toucher du doigt les réalités judiciaires chinoises.

Actualités 22 avr. 2016


Rencontre du ministre des Sports avec les reporters sportifss: Comment impliquer la presse au développement du sport

Le ministre des Sports, Oswald Homeky, a rencontré dans l’après-midi du jeudi 21 avril, les journalistes sportifs. La rencontre qui tient lieu de prise de contacts et en même temps de séance de travail, s’est déroulée au ministère des Sports.

Le nouveau ministre des sports, Oswald Homeky, s’est lancé comme défi de mettre toutes les disciplines sportives sur orbite. C’est cette vision qu’il a voulu partager avec les animateurs de la presse sportive.

De ces partenaires du ministère du sport, comme il entend les considérer désormais, Oswald Homeky attend une contribution pour le décollage du sport au Bénin. Il leur a exposé ses actions présentes et futures afin de solliciter leur accompagnement. Le ministre entend d’abord réaliser une pacification de toutes les fédérations sportives, pour relancer ensuite toutes les disciplines sportives. Ce qui sous-entend la formation, le financement massif à toutes les disciplines et la promotion de l’excellence. Toutes choses difficiles, selon le ministre des Sports, sans l’accompagnement de la presse sportive.
Il a appelé les journalistes à rester neutre, en dépit de leurs affinités avec les responsables des fédérations sportives. Pour Oswald Homeky, il faudra nécessairement éteindre tous les foyers de tension et unir tous les acteurs au sein des fédérations sportives en crise. Et sur ce chantier, le ministre dit avoir déjà pris la mesure de la situation.
Les conditions de travail des reporters sportifs peu reluisantes sont bien connues du ministre des Sports. Pour cela, il promet apporter du sien afin de tirer parti des journalistes qui selon lui, peuvent beaucoup apporter au sport béninois. Dans le partenariat qui s’établit désormais entre les reporters sportifs et son ministère, il sera aussi question de les accompagner pour qu’ils puissent être à la hauteur des attentes. A en croire le ministre, des formations seront organisées à leur intention ainsi que des accompagnements d’autres natures.

Sports 22 avr. 2016


Erosion côtière à Cotonou : La mer ronge et avance, les habitants se plaignent

Le débordement de la mer menace les habitants des quartiers Jak, Akpakpa-Dodomè, Donaten et Siafato de Cotonou. Contraintes à l’abandon de leurs maisons et autres propriétés, les populations appellent l’Etat au secours pour freiner la mer dans son élan dévastateur et aussi pour assainir leur cadre de vie infesté par les ordures.

« Nous avons connu beaucoup de problèmes face à l’érosion côtière. Plusieurs appartements et maisons sont engloutis par la mer et la population est en errance actuellement», confie désemparé le chef quartier Donaten, Auxibe Ahoudji. Ces mots résument la souffrance des populations qui, face au débordement de la mer, sont obligées de tout abandonner pour trouver refuge à Sèkandji, Ouidah, Ekpè, Pahou, Djèffa, etc, parfois même auprès de parents et proches.
Tout en reconnaissant l’importance du travail qui avait été fait, notamment l’installation des épis sans lesquels Donaten et environs seraient déjà totalement engloutis par la mer, le chef quartier trouve que ces travaux présentent des insuffisances. Par exemple, au lieu que les épis soient érigés tout le long de la côte, il n’y a eu que des zones ciblées qui en ont bénéficié, relève-t-il. C’est pourquoi, selon lui, « il faut procéder urgemment à des corrections au niveau des épis parce qu’actuellement, il y a une zone de stabilité, mais nous sommes toujours sous le coup de la menace de l’érosion». Donc deux problèmes fondamentaux subsistent. Celui des sinistrés à recaser et celui de l’érection d’un nouvel épi entre l’épi 0 et l’épi 1 pour opérer la correction entre les deux. «Si on érige les épis, ça va casser les vagues et nous allons gagner du terrain sur la mer», poursuit Auxibe Ahoudji en insistant sur la reprise des travaux. Il a rappelé que les sinistrés sont ceux qui ont été déplacés de Tokpa lorsqu’on a voulu ériger le marché. Donc, ils ont été délocalisés de Tokpa pour Donaten.?

La gestion des ordures pose problème
L’autre difficulté à laquelle sont confrontées les populations est liée aux ordures et à la gestion des excrétas. Les ordures viennent des quartiers environnants pour échouer soit dans la mer, soit dans les rues environnantes. En tant que chef quartier, Auxibe Ahoudji n’entend pas utiliser ses ressources personnelles pour régler les problèmes de salubrité publique. Raison pour laquelle il invite les structures sanitaires de l’Etat à jouer leur rôle. « Ils n’ont qu’à venir nous aider. Tout le monde dit que c’est le problème du chef quartier. De quel budget ont-ils doté le chef quartier pour qu’il puisse résoudre ces problèmes-là ?», ironise le chef quartier.
L’autre situation que l’on pourrait inscrire sur le même registre concerne la gestion des puisards et autres latrines qui débordent et dégagent des odeurs fétides. Sur la question, Auxibe Ahoudji estime qu’il y a d’abord un travail qui a été mal fait au niveau de ces latrines. « Les puisards ne respectent pas les normes. Comme dans une zone marécageuse, l’eau remonte chaque fois, on a beau curer ces puisards-là, ils se remplissent facilement. Donc, il faudrait récurer en mettant de la ‘’skalyte’’ », suggère le chef quartier. Il a aussi déploré l’indisponibilité d’un budget consacré à l’assainissement des côtes.

Le combat de Doris Alapini contre la mer

Doris Alapini se bat chaque jour pour empêcher que la mer ne lui arrache le restaurant Neuer Biergarten dont elle assure la gestion. Ce combat lui revient cher. Elle déclare avoir recours à des gens pour récupérer manuellement le sable marin que les vagues viennent déposer nuitamment. De plus, elle commande des granites de Dassa (dont le prix du camion s’élèverait à 1 200 000 francs CFA environ) pour ériger des murs de protection. Mais elle ne se décourage pas malgré la furie que lui opposent les vagues. A ce sujet, son indignation contre les travaux d’extension du port est vive. Pour elle, ce sont ces travaux qui ont dressé la mer contre le quartier qui est dangereusement menacé de disparition. Ce qu’elle ne digère pas surtout, c’est que les responsables n’aient pas tenu compte de leurs études. « Il fallait tenir compte aussi de nos études et on fera une coordination », a-t-elle martelé. Pis, « ils n’ont pas fait les 4 brise-lame recommandés pour protéger le quartier des retombées de l’extension du port. Et pourtant, les cadres ont validé le projet au ministère de l’Environnement », fustige-t-elle. « Ils nous ont foutus en l’air, oubliant que nous avons fait des prêts. Ici, j’ai perdu à peu près une quarantaine de mètres et derrière moi, il y avait une trentaine. J’ai des constats d’huissier. Chaque jour, je mesurais. Maintenant, ils ont fait leurs travaux et on ne peut plus dormir dans le quartier », se plaint-elle stoïquement. Selon elle, les habitants sont trop faibles pour lutter seuls contre la mer en furie. « Il faut impérativement que l’Etat nous vienne en aide », insiste-t-elle.
Sur le sujet, dans le cadre d’une visite des journalistes de l’Uemoa qui ont fait, le 6 janvier dernier, une descente sur le site du projet "Protection de la côte à l’est de l’épi de Siafato," Philippe Registre Zounmènou, coordonnateur du projet, en avait exposé la consistance à ses hôtes ainsi que les tenants et aboutissants. Selon ses explications, le projet visait à installer neuf ouvrages de protection pour sécuriser les infrastructures socio-économiques et les riverains situés dans son emprise. Ces ouvrages sont constitués de 8 épis de protection et d’un mur de revêtement. Les épis sont espacés d’environ 1 km, ce qui couvre le linéaire total de 8 km.
Le constat fait sur le terrain, selon Philippe Registre Zounmènou faisait état d’une vitesse d’érosion moyenne annuelle d’environ 10 m. Depuis qu’on a installé les ouvrages, il est constaté l’engraissement de sorte que le niveau de reconstitution de la plage peut atteindre 100m. Ce qui montre avec évidence les résultats palpables et l’efficacité du projet.
Toutefois, le responsable du projet n’a pas occulté ses conséquences qui portent sur l’engloutissement de toutes les infrastructures qui sont dans le périmètre touché. Il a fait remarquer que près de 4 à 5 complexes hôteliers ont été déjà engloutis sans oublier de souligner que plusieurs milliers de ménages se sont dispersés et ont déménagé de la zone et que les activités socio-économiques ont été détruites. Le Bénin a aussi perdu beaucoup de terrains.
Le phénomène ne touche pas uniquement ce segment de la côte béninoise, selon ses commentaires. Le problème s’observe, a-t-il retenu, avec acuité au niveau de la côte située entre Hillacondji et Grand-Popo qui fait l’objet en ce moment, d’une étude technique approfondie?

Par Didier Pascal DOGUE & Bonaventure AGBON (stagiaire)

Environnement 21 avr. 2016


Echanges entre le président Patrice Talon et Thomas Boni Yayi à Abidjan: Une rencontre diversement appréciée au sein de l’opinion

La rencontre entre le président de la République, Patrice Talon et son prédécesseur, Boni Yayi, tenue lundi 18 avril dernier à Abidjan en Côte d’ivoire, en présence des présidents Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’ivoire et Faure Gnassingbé du Togo, suscite diverses réactions au sein de l’opinion publique.

Oscar Ahodèdè, citoyen

«J’ai peur. Même si Patrice Talon ne plonge pas dans la politique politicienne, tout le monde sait ce qui s’est passé avec l’ancien régime. J’ai l’impression que lorsqu’on parle de réconciliation, c’est pour de nouveau se remettre ensemble comme cela se faisait autrefois. Je n’en vois pas l’intérêt. A l’ère du nouveau départ, il faut prendre les choses telles qu’elles sont et agir directement. On ne souhaite pas la chasse aux sorcières, mais que le nouveau départ soit vrai et réel».

Isidore Azonhahin, agent percepteur

«La réconciliation, il la faut pour le Bénin. Je suis pour. Nous voulons la paix dans le pays. On avait constaté les débuts d’une entente entre ces deux grands hommes au palais de la Marina le jour de l’investiture du président Talon. Et encore une fois, ils l’ont démontrée à Abidjan. Si la tête est bien construite, la gestion sera assurée et le Bénin se portera en pleine forme. Néanmoins, il faut que l’entraide et le dialogue perdurent entre les deux présidents. Le président Yayi doit travailler avec le président Talon et vice-versa. C’est ce que nous voulons. Car, étant tous des Béninois, le président Talon a besoin des siens et non des étrangers pour faire évoluer le Bénin. La preuve est qu’il a choisi des Béninois pour constituer son gouvernement. Il fallait donc cette réconciliation pour que les choses aillent mieux».

Malick Odjo Moussa, conducteur de taxi-moto

«C’est une bonne initiative que les présidents Talon et Yayi se retrouvent du même bord! Je remercie le président Talon car il a accepté cette réconciliation. Tel est le souhait du peuple: faire régner la paix pour nous permettre de bien gagner notre pain quotidien. Il serait bien que ceux qui sont avec eux suivent leurs pas. Il faut que cette réconciliation soit sincère».
Parfait Dossa, tourneur
«Tous les journaux en parlent. Les gens prennent cette réconciliation comme un problème. Mais moi, non. Il n’y a pas de polémique autour. Laissez-les ! Ils étaient des amis, ils deviennent des ennemis et redeviennent des amis. Il n’y a pas de problème, parce que c’est pour le bien de notre pays».

Virgile Noukpo Mègbléto, Technicien en génie civil, chef d’entreprise

«Deux individus qui se sont opposés pendant des années se regardent et se communiquent à présent, c’est la réconciliation. Cela réconforte mais peut cacher des intentions. Je suis tenté de dire que la sincérité de cette réconciliation repose sur le président Talon. Néanmoins, reconnaissons que les deux parties ont répondu à l’appel à la face du monde pour que les Béninois ne soient plus anxieux, vu les différends qui ont agité l’histoire des relations entre les deux hommes. Je retiens cette phrase de l’ancien président Boni Yayi: «nous étions des amis, nous demeurons des amis et nous resterons toujours des amis». La prière est que cette amitié se poursuive pour que le peuple béninois en sorte grandir.

Paulin Alloma, couturier

«La réconciliation entre le président Patrice Talon et l’ancien président Yayi Boni est une très bonne chose parce qu’elle participe à la bonne marche de la démocratie au Bénin. Avec tout ce qui s’est passé sous l’ancien régime, Talon a accepté de renouer l’amitié. J’aimerais qu’il y ait vraiment la paix au Bénin et que notre président oublie le passé et pense au futur».

Clémentine Boko, enseignante

«Ils se sont réconciliés ! C’est une bonne chose. Nous devons remercier le chef de l’Etat actuel pour avoir accepté Boni Yayi pour la réconciliation et c’est ce que le peuple béninois souhaitait car nous sommes tous les mêmes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Il n’a pas mal fait d’avoir opté pour la paix. Notre pays est un pays phare en ce sens que notre démocratie évolue dans la paix, une paix que nous souhaitons aussi aux autres pays».

Propos recueillis par Arias ADIKPONSI & Nadège PALRA (stag)

Actualités 20 avr. 2016


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