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Nouvelles

Fièvre hémorragique à virus Lassa dans le Borgou et environs: Le ministre de la Santé annonce le renforcement de la riposte

Une unité spécialisée dans la prise en charge des cas de malades de Lassa sera bientôt fonctionnelle au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD-Borgou), pour suppléer l’unité implantée à l’hôpital Saint-Martin de Papané, hôpital de zone de Tchaourou.

Cette annonce a été faite mardi 9 février par le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé. Accompagné du représentant résident de l’OMS au Bénin, des responsables de la Centrale d’achat des médicaments et autres experts, il est allé doper le moral du personnel de la direction départementale de la Santé (DDS) du Borgou-Alibori et du CHUD-Borgou. « Nous mettrons toutes les zones sanitaires en état de réactivité de premier échelon pour que nos travailleurs puissent réagir de manière appropriée devant n’importe quel cas de suspicion de fièvre hémorragique à virus Lassa », a promis le ministre Pascal Dossou-Togbé au cours de la séance de travail avec les agents. Il a saisi l’occasion pour saluer le rôle du ministère de l’Intérieur, en l’occurrence l’Agence nationale pour la protection civile, dans le comité national de commandement opérationnel en cette situation de crise. Le ministre et sa suite se sont également entretenus avec le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou, dans ce cadre.

Pascal Dossou-Togbé a exhorté les populations à observer des mesures strictes d’hygiène corporelle, vestimentaire, alimentaire et de l’habitat. A cet effet, il est recommandé d’éviter de se serrer les mains au cours des salutations, de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon après avoir manipulé les ordures de quelque nature et avant de toucher aux repas, d’éviter de toucher ou consommer les rats et autres rongeurs susceptibles de transmettre la maladie. Au moins vingt-quatre personnes sont suspectées d’être atteintes du virus de Lassa dans le Borgou, notamment à Tchaourou, Parakou, Kalalé, Bembèrèkè. Des cas suspects ont été également signalés à Ouèssè, Porto-Novo. La maladie a déjà fait une douzaine de décès?

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Santé 10 févr. 2016


Audiences à la Cour constitutionnelle: Le social et les élections au menu des échanges

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo a reçu en audience lundi 8 février, plusieurs personnalités de même que les autres institutions de la République. C’était au siège de la Cour.

Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International et Alexis-Vincent Gomès, past directeur international, tous deux à la tête d’une délégation du Lions Club International au cabinet du président de la Cour constitutionnelle.

«Ça a été un privilège de discuter des réalisations et des projets pour venir en aide aux populations», a déclaré Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International. Pour lui, le club peut faire quelque chose et c’est dans cette optique que dimanche dernier, il a discuté d’un important projet avec la banque d’insuline. «Il y a un grand besoin de venir en aide à ces populations ; j’ai rassuré le président de notre disponibilité», a-t-il souligné, rappelant que le président de la Cour constitutionnelle a fait preuve d’une écoute attentive. Une disponibilité dont fait également montre Alexis-Vincent Gomès, past directeur international. «Nous sommes venus avec un agenda chargé», explique-t-il, car le président de la Cour constitutionnelle est un grand lion avec qui il a évoqué les besoins de la communauté dont la devise se résume à la paix au sein des communautés. La paix à travers la santé et l’espoir d’une vie plus humanitaire étant donné que lui-même est dans l’action.
«Nous allons voir comment apporter des financements substantiels au centre de dialyse qui a des problèmes de fonctionnement», promet Alexis-Vincent Gomès, qui expose qu’ils sont en pleine tournée qui les conduits à travers l’Afrique ; une tournée qui vise à rencontrer les amis du Bénin afin de pousser le Bénin à vite devenir un District.
La délégation suivante était celle de l’Union Européenne conduite par Josep Coll, chef de la Délégation de l’Union Européenne. «Notre mission était de poursuivre les contacts avec les autorités du pays et d’aller recueillir les informations à la source sur l’évolution du processus électoral», a affirmé Josep Coll. Il a reconnu avoir été informé sur le diagnostic de l’évolution du processus électoral.
Josep Coll a avoué ne pouvoir rendre compte de ce qu’il a entendu cependant qu’il a déclaré avoir reçu une présentation sereine du processus. Le chef de la Délégation était entre autres accompagné des ambassadeurs de la France, de l’Allemagne et du chargé d’affaires néerlandais.
La dernière délégation était constituée des candidats et représentants de candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain, délégation dite "Coalition de la rupture". Pour Sacca Lafia, ladite délégation, très inquiète, après sa visite au Cos-Lepi le 4 février dernier, a affirmé avoir sollicité la rencontre avec le président et les membres de la Cour constitutionnelle. «La délégation de la Coalition de la rupture très inquiète de l’édition des cartes d’électeur et de la possibilité de leur distribution à temps a fait un déplacement à la Cour pour sonner l’alarme», indique-t-il. Selon ses explications, si on fait le bilan aujourd’hui, à peine deux départements pourront disposer de leurs cartes. Les dix autres ne le pourront pas, apprécie-t-il. Son souci est que la Cour constitutionnelle prenne les mesures qu’elle va juger nécessaire pour permettre à ces départements de disposer des cartes afin que le scrutin du 28 février se passe dans la paix et la sérénité.
En réponse, la Cour constitutionnelle se dit préoccupée de la situation et a promis qu’elle jouera sa partition, afin que la date constitutionnelle du 6 avril soit respectée.
Cette délégation était composée entre autres de Sacca Lafia, Alexandre Hountondji, de l’ancienne députée Affo Djobo, de Mathurin Nago et de Didier Houéha¦

Actualités 09 févr. 2016


Développement de l’Afrique: Les porteurs de projets peuvent compter sur Club Afrique Paris

Les jeunes diplômés africains porteurs de projets ou qui cherchent à s’insérer ont désormais le Club Afrique Paris à leur disposition. Le président du Club, le Béninois Macaire Lawin a expliqué le rôle que ce club joue dans le développement de l’Afrique à travers les conférences-débats qu’il mène régulièrement à Paris sur des thématiques économiques pour sortir le continent noir du sous-développement.

«La compétence individuelle ne suffit pas pour faire développer les Etats africains. Il faut une compétence collective». C’est la conviction des membres du Club Afrique de Paris. Le président de ce club, le Béninois Macaire Lawin l’a bien expliqué lundi 8 février à Cotonou au cours d’une conférence de presse.

En effet, contrairement à Axelle Kabou selon qui «L’Afrique refuse le développement», le président du Club Afrique de Paris estime que les Africains peuvent développer leur continent. Le Club Afrique Paris selon Macaire Lawin est un creuset qui anime régulièrement des conférences-débats sur des thématiques économiques portant sur le développement du continent noir. Les porteurs de projets sont également associés à ces conférences-débats au cours desquels ils sont mis en contact avec le réseau des investisseurs européens.
«En Afrique, on parle de croissance économique qui avoisine 5%», rappelle le président du Club Afrique de Paris qui estime que cette croissance en réalité n’est pas une croissance inclusive pour le développement du continent. Car, il s’agit d’une croissance qui ne suit pas la croissance démographique. Dans les pays développés, la croissance selon lui est un indicateur important pour booster le développement. Ce qui n’est pas le cas en Afrique.
Macaire Lawin explique que le Club Afrique Paris est dans un réseau qui permet de mobiliser les jeunes diplômés du continent autour des idées de développement. Et en la matière, il informe qu’une dizaine de milliers de ces diplômés africains ont profité du Club pour s’installer dans des pays africains?

Economie 09 févr. 2016


Programme de microcrédit aux plus pauvres: Boni Yayi reçoit les vœux des femmes du Couffo

Le président de la République était, samedi 6 février dernier à Dogbo, pour recevoir les vœux des femmes du Couffo bénéficiaires du Programme de microcrédit aux plus pauvres. Ces dernières ont exprimé leur gratitude à Boni Yayi en fin de mandat.

Les femmes du Couffo n’ont pas voulu rater cette dernière occasion d’exprimer leurs remerciements au chef de l’Etat pour les nombreuses actions entreprises par son gouvernement en direction de la gent féminine. «Vous partez mais resterez toujours dans nos cœurs. Nous n’oublierons jamais ce que vous avez fait pour nous les femmes. Le programme de microcrédit aux plus pauvres a montré sa pertinence et fait de nous des femmes épanouies», déclare Djaratou Missohoun, porte-parole des bénéficiaires des microcrédits aux plus pauvres. Les femmes ont plaidé pour que le successeur de Boni Yayi travaille dans le sens de la pérennisation du programme. Jean Panti, directeur général du Fonds national de microfinance (Fnm) a fait le point des interventions du gouvernement dans le secteur depuis moins de dix ans. Selon lui, près de 68 milliards de francs CFA ont été injectés dans les activités de financement alternatif. Le sous-secteur de microcrédit a impacté environ 1,3 million de femmes, rappelle-t-il. «Jamais un chef d’Etat n’a autant investi pour l’amélioration des conditions de la femme», commente Panti.
«Tout ce que nous faisons doit concourir à la réduction de la pauvreté», souligne le président de la République. Pour Boni Yayi, les femmes constituent le moteur du développement et ne sauraient être exclues du combat contre la pauvreté. «Le programme de microcrédit aux plus pauvres est le vôtre. Prenez-en soin et il grandira», précise-t-il. Le président de la République rassure que de nouvelles ressources seront mobilisées pour renforcer cette initiative qui a constitué le soubassement de sa politique de lutte contre la pauvreté. «S’il n’y avait pas ce programme de microcrédit aux plus pauvres, notre situation serait encore plus grave en matière d’indice de pauvreté», souligne-t-il, insistant que son gouvernement a fourni des efforts considérables pour faire reculer les frontières de la pauvreté. Le chef de l’Etat se dit partisan d’une croissance inclusive qui garantit l’emploi de la jeunesse et assure une meilleure redistribution de la richesse, notamment en direction des couches les plus fragiles.

Des travaux de pavage lancés à Dogbo

En marge de la présentation des vœux aux femmes bénéficiaires du programme de microcrédit aux plus pauvres, le président de la République a procédé au lancement des travaux de pavage et d’assainissement dans la ville de Dogbo. Ces travaux concernent, selon Noël Fonton, ministre en charge de l’Urbanisme, un linéaire de 2000 mètres. Ils comprennent également la construction des collecteurs d’eau pluviale à l’intérieur de la ville. Le coût global est estimé à 2 milliards de francs CFA mobilisés auprès de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Actualités 08 févr. 2016


Chambre du commerce et d’industrie du Bénin: L’Assemblée consulaire a tenu sa 1ère session ordinaire de l’année

Vendredi 5 février dernier, a eu lieu à Cotonou la première session ordinaire de l’Assemblée consulaire au titre de l’année 2016. C’est le président de l’institution, Jean Baptiste Satchivi, qui a procédé à l’ouverture des travaux en compagnie d’un représentant du ministre en charge du Commerce, Arnaud Kèlomè.

Elus consulaires et autres chefs d’entreprise ont pris part, vendredi 5 février dernier, à la première session ordinaire de l’Assemblée consulaire au titre de l’année en cours. Pour cette première session, ils ont examiné et validé non seulement le Plan de travail annuel élaboré sur le principe de la gestion axée sur les résultats, mais également sur le budget prévisionnel y afférent.

En s’adressant à l’assistance au cours de la cérémonie d’ouverture, le représentant du ministre en charge du Commerce Arnaud Kèlomè a précisé que la session revêt une importance particulière pour la vie de cette institution, en ce sens qu’elle lui offre les moyens de mise en œuvre des actions planifiées au titre de l’année.
Arnaud Kèlomè a saisi l’occasion pour exhorter les responsables de cette structure à travailler pour une chambre de commerce forte et dynamique afin d’impulser des changements qualitatifs dans l’environnement économique global. C’est pour cela que le législateur, insiste-t-il, a conféré à l’institution des compétences spécifiques, celles de la représentation, de la défense et de la promotion des intérêts des opérateurs économiques et des chefs d’entreprise d’une part et le rôle de Conseiller au gouvernement en matière économique d’autre part. «L’institution consulaire constitue un puissant instrument d’appui et d’accompagnement de la communauté des affaires pour une plus grande productivité économique de notre pays», a-t-il ajouté. Il a appelé à une synergie de toutes les énergies pouvant concourir à mettre l’entreprise au cœur des préoccupations et à impulser une nouvelle dynamique en matière d’entreprenariat et de conquête des opportunités qui se présentent dans un environnement économique de plus en plus mondialisé».
Visiblement très content au milieu des siens, le président Jean-Baptiste Satchivi n’a pas vu le temps passer. «Déjà deux ans que notre mandature court. L’on ne peut feindre de ne pas s’en rendre compte mais le compteur tourne et le temps passe si vite que nous avons déjà commencé la 3è année de cette mandature», a-t-il rappelé, insistant sur tout ce qui a été fait au cours de cette mandature. Il n’a pas manqué de saluer la collaboration de ses collègues, leur attachement à l’institution commune que «chacun travaille à faire renaître de ses cendres.
Après le rétroviseur, le président de la CCIB a exhorté à «regarder maintenant dans la glace sans faux-fuyant aucun pour se poser les questions essentielles : ce qui a été fait au cours du mandat, comment chacun des 97 élus consulaires a-t-il travaillé, quel héritage pour la postérité ; quelles sont les attentes qui subsistent toujours et qui interpellent les élus consulaires, et enfin ce qui est à faire pour améliorer la gouvernance. Puis, il a énuméré les grandes réalisations au cours du mandat avant de se projeter dans l’avenir qui se résume en trois grands axes. : l’assistance aux entreprises ; l’amélioration du climat des affaires et enfin l’appui à l’administration de la CCIB.
Jean Baptiste Satchivi a invité à la mutualisation des efforts en vue d’améliorer de façon substantielle, le niveau de satisfaction des opérateurs économiques et des chefs d’entreprise par rapport aux services que leur apporte la CCIB?

Economie 08 févr. 2016


Soirée gastronomique du festival du nouvel an chinois : De bons mets dégustés en l’honneur du singe

Le festival du nouvel an chinois, édition 2016 continue de dérouler la liste de ses manifestations. Samedi 6 février dernier au palais des Congrès de Cotonou, l’heure était à la dégustation de l’art culinaire chinois. La communauté chinoise au Bénin renforcée par celle béninoise et d’autres nationalités a célébré et dégusté plus d’un plat propre à ce grand pays d’Asie.

L’un des éléments fascinants de la soirée gastronomique organisée chaque année dans le cadre du festival du nouvel an chinois, c’est cette familiarité entre communautés béninoise et chinoise autour des mets chinois pourtant peu familiers mais dont la saveur est au centre de nombreuses attentions. Comme si personne ne voulait se faire conter cet instant rare où l’on a l’embarras de choix devant de nombreux plats chinois, la mobilisation était un peu plus forte cette année. Dirions-nous que le singe attire du monde ? Puisque cette année, l’animal célébré est bel et bien le singe et comme il est de tradition, plusieurs des plats proposés au cours de la soirée gastronomique organisée, samedi 6 février dernier, étaient en lien avec lui.
Pour le directeur du Centre culturel chinois, Bai Guangming, consommer des repas chinois est souvent assimilé à un voyage. Un long voyage à travers plusieurs régions du pays. Car, l’une des spécificités de ce pays, c’est que chaque région à sa particularité en matière d’art culinaire. Et c’est à cette balade au cœur de la Chine, à travers différentes régions, que les organisateurs du festival du nouvel an chinois ont confié autorités et public béninois à l’occasion de la soirée gastronomique. Le représentant du ministère en charge de la Culture, Richard Sogan, n’est pas resté sans appréciation sur la cuisine chinoise. Et parlant d’appréciation, il a fallu attendre l’heure du buffet pour se rendre à l’évidence de ce que l’art culinaire chinois, contrairement à ce qu’on peut penser, est plutôt très adopté et apprécié par les Béninois. Puisque c’est avec appétit que tous les invités présents ont dégusté les mets proposés par les organisateurs. Lesquels ne sont en réalité qu’une collection de différents plats de différentes régions de toute la Chine. Pour l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, la cuisine chinoise est aussi une culture, une civilisation et une tradition. Cette année, le festival du nouvel an chinois célèbre le singe. Un animal qui selon la tradition chinoise symbolise l’intelligence, l’innovation, la curiosité et la culture¦

Culture 08 févr. 2016


En fin de séjour au Bénin: Mohamed Ibn Chambas exhorte à un scrutin sans anicroches

Au terme d’une visite de quatre jours effectuée au Bénin auprès de différentes personnalités et structures impliquées dans l’organisation et la tenue de l’élection présidentielle du 28 février prochain, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest, a eu un bref échange avec les hommes des médias. Samedi 6 février dernier à Cotonou, il a fait le point de sa visite, confié ses impressions avant de prendre congé du Bénin.

Mieux comprendre les enjeux et défis du processus électoral béninois en cours et assurer les parties prenantes à son organisation « de la bonne disposition de l’Organisation des Nations Unies à être aux côtés du peuple béninois en ces moments importants de la vie démocratique nationale ». C’est ainsi que Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest résume l’objectif de la mission de quatre jours qu’il vient d’achever au Bénin. Laquelle lui a permis de rencontrer, entre autres, plusieurs responsables d’institutions impliquées dans l’organisation de ce scrutin tels que la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale autonome (Céna), la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)… Des acteurs de la Société civile, des partenaires techniques et financiers, des responsables du système des Nations Unies, le président de l’Assemblée nationale, le Médiateur de la République, le chef de l’Etat ont également eu des échanges avec l’émissaire onusien dans le cadre de sa mission à Cotonou.

« Je suis venu renouveler toute la confiance du secrétaire général des Nations Unies dans le système démocratique béninois et sa capacité à organiser des élections apaisées, crédibles et participatives », confiait Mohamed Ibn Chambas au cours de son point de presse. Puis, il indique qu’il a partagé «un message de tolérance et de fraternité avec tous les acteurs impliqués afin que tous les candidats puissent faire campagne en toute liberté et sécurité et que tous les électeurs sans distinction, puissent participer librement et sans contrainte à toutes les activités du processus électoral dans le respect de la loi». Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu est aussi préoccupé par l’accès égal des candidats aux médias. Il demande, par ailleurs, aux acteurs desdits médias de contribuer au déroulement pacifique de l’élection en respectant leur déontologie.
Pour ce qui concerne les citoyens inscrits sur la liste électorale, son exhortation à leur endroit, c’est qu’ils puissent s’organiser pour récupérer leurs cartes d’électeur au cours des prochaines semaines, afin d’être en mesure d’exercer leur devoir civique. Puis enfin, il a rappelé à l’endroit de tous que «le Bénin a une réputation bien établie. Celle d’un pays qui a habitué le monde entier à réaliser des alternances pacifiques, grâce notamment à la tradition du compromis et au sens que les uns et les autres ont de l’Etat». D’où son vœu pour que « le Bénin continue à montrer le bon exemple »¦

Actualités 08 févr. 2016


Yessoufou Moukaïla, entraîneur de Tonnerre de Bohicon : « Le championnat oui, mais laisser les clubs se mettre en jambes »

La crise du football béninois est plus qu’institutionnelle. Ses grandes victimes sont les clubs. Il y a longtemps qu’ils ne sont plus en compétition. Aux sorties d’une rencontre entre certains acteurs de ce football et les membres du Comité de normalisation (Conor) à laquelle il a participé, l’entraîneur de Tonnerre FC de Bohicon, Yessoufou Moukaïla, exaspéré par la situation, souhaite un rapide retour à la normale.

La Nation : Que pensez-vous des séances de concertation que le Conor a engagées avec les différents acteurs du football béninois, à travers tout le pays ?

Yessoufou Moukaïla : Il faut avoir le courage de le reconnaître, c’est une très bonne initiative. J’espère que ce n’était pas du folklore. Maintenant, qu’est-ce qu'il y aura après ces rencontres? Qu’est-ce que le Conor fera des observations et propositions qui ont été faites par les différents acteurs? C’est ce qu’on attend de voir. Il se pourrait que le président Rafiou Paraïso et les membres de son comité aient déjà en tête, ce qu’ils veulent faire. C’est certainement pour que les acteurs ne leur reprochent pas de ne les avoir pas écoutés, qu’ils ont organisé ces rencontres. S’ils peuvent prendre tout ce qui leur sera dit en compte, on aurait alors gagné quelque chose. Dans le cas contraire, ce serait regrettable pour notre football. Ils vont vouloir organiser le championnat que tous nous appelons de nos vœux et finalement, tout compromettre encore.

Qu’est-ce que vous craignez ?

Ecoutez, en dehors des intérêts du football béninois qui me préoccupent, je ne crains rien. Le plus important, c’est que les compétitions reprennent.

Comment est-ce que votre club vit cette situation, sans championnat ?

C’est vraiment pénible, surtout pour l’entraîneur que je suis et mes joueurs. Certains ne vivent que du football. Imaginez que ce soit l’école qui traversait cette période avec des enseignants à qui, l’Etat ne se trouve plus dans l’obligation de payer le salaire depuis plusieurs mois. Tout serait paralysé. Si au sein des clubs, on avait signé des contrats dignes du nom, les choses se passeraient autrement. Les joueurs sont désœuvrés. Ils passent leur temps à se promener. Pour la plupart, ils sont touchés psychologiquement. Certains parmi eux ne pourront même plus retourner au football ou sur les terrains. En tant qu’entraîneur, vous comprenez mon amertume.

Qu’est-ce que la plupart de vos joueurs sont devenus ?

Chacun d’eux a pris sa direction. Ils se débrouillent. Sincèrement, j’ignore ce qu’ils sont réellement devenus. Certains sont à Bohicon. On se rencontre parfois. Mais pour les autres, je ne sais comment est-ce qu’ils vivent.

C’est à croire que Tonnerre FC ne livre même plus des matches amicaux?

On ne sait même pas, quand est-ce que le championnat va reprendre. Dans ces conditions, quelle est l’utilité de ces matches amicaux. Il ne faut également pas perdre de vue les difficultés auxquelles la plupart des clubs dont le nôtre est confronté. Nous n’avons pas les moyens. C’est difficilement que nous nous entraînons. Certains joueurs n’arrivent pas à manger à leur faim et vous parlez de matches amicaux. Il y a longtemps que nous avons mis un terme aux séances d’entraînement. Lorsque tout rentrera dans l’ordre, nous les reprendrons.

Il y a donc longtemps que votre club ne s’entraîne plus ?

Quel entraînement voulez-vous qu’on fasse, si à la fin, vous n’êtes pas sûrs de subvenir aux besoins des joueurs, parce qu’il n’y a aucune compétition en vue ? Tout le monde est découragé et préfère attendre. C’est vrai que personnellement, j’avais mis quelque chose en place pour pouvoir aider les joueurs disponibles à entretenir leur forme. Mais depuis le démarrage des travaux sur notre aire de jeu avec la pose du gazon synthétique, j’ai pris du recul. Au cours de la rencontre avec le Conor, on a appris que le championnat national de réconciliation va bientôt démarrer. Les clubs ont d’ailleurs été invités à s’inscrire. C’est une nouvelle réjouissante qui nous redonne espoir. Pour nous, crise du football ou pas, il faut que la balle roule à nouveau pour le bonheur de la jeunesse. Malgré les problèmes auxquels la FIFA est confrontée, les éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018 ont continué à se jouer. Avant de lancer le championnat, le Conor devrait chercher à accorder au moins un minimum de temps aux clubs pour se préparer. Tous reviennent d’une longue période d’inactivité. Je ne sais même pas pourquoi, le Conor tient nécessairement à organiser ce championnat maintenant? Si nous tenons à ce que cette compétition ait un niveau, qu’on laisse les clubs se mettre un peu en jambes, avant de la lancer.
L’organisation de ce championnat fait partie des missions que la FIFA lui a assignées et qui prennent fin le 30 avril prochain.
Je comprends le souci du président Rafiou Paraïso et des membres de son comité. Ils ne veulent pas perdre du temps et tiennent à ce qu’on ne leur dise pas qu’ils n’ont rien fait. Mais là, ce ne sera pas facile pour les clubs. Sinon, combien sont-ils à avoir gardé l’effectif de leurs joueurs ? Ne pouvant pas continuer à leur payer les salaires, ils ne les ont pas gardés. A mon niveau, j’ai personnellement quelques-uns avec lesquels je saurai commencer. La plupart d’entre eux sont les enfants de mon centre et quelques jeunes de Bohicon. C’est la chance que j’ai actuellement. Il ne me sera pas difficile de les rassembler, si les moyens suivent.

Parlant de votre centre, pourriez-vous nous le présenter davantage ?

Créé depuis 7 ans, il a été affilié, il y a pratiquement 4 ans. Il est à Bohicon et participe même au tournoi des centres des formations organisé chaque année par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs. Nous recrutons les joueurs et nous essayons de les former comme on peut¦

Sports 08 févr. 2016


Yessoufou Moukaïla, entraîneur de Tonnerre de Bohicon : « Le championnat oui, mais laisser les clubs se mettre en jambes »

La crise du football béninois est plus qu’institutionnelle. Ses grandes victimes sont les clubs. Il y a longtemps qu’ils ne sont plus en compétition. Aux sorties d’une rencontre entre certains acteurs de ce football et les membres du Comité de normalisation (Conor) à laquelle il a participé, l’entraîneur de Tonnerre FC de Bohicon, Yessoufou Moukaïla, exaspéré par la situation, souhaite un rapide retour à la normale.

La Nation : Que pensez-vous des séances de concertation que le Conor a engagées avec les différents acteurs du football béninois, à travers tout le pays ?

Yessoufou Moukaïla : Il faut avoir le courage de le reconnaître, c’est une très bonne initiative. J’espère que ce n’était pas du folklore. Maintenant, qu’est-ce qu'il y aura après ces rencontres? Qu’est-ce que le Conor fera des observations et propositions qui ont été faites par les différents acteurs? C’est ce qu’on attend de voir. Il se pourrait que le président Rafiou Paraïso et les membres de son comité aient déjà en tête, ce qu’ils veulent faire. C’est certainement pour que les acteurs ne leur reprochent pas de ne les avoir pas écoutés, qu’ils ont organisé ces rencontres. S’ils peuvent prendre tout ce qui leur sera dit en compte, on aurait alors gagné quelque chose. Dans le cas contraire, ce serait regrettable pour notre football. Ils vont vouloir organiser le championnat que tous nous appelons de nos vœux et finalement, tout compromettre encore.

Qu’est-ce que vous craignez ?

Ecoutez, en dehors des intérêts du football béninois qui me préoccupent, je ne crains rien. Le plus important, c’est que les compétitions reprennent.

Comment est-ce que votre club vit cette situation, sans championnat ?

C’est vraiment pénible, surtout pour l’entraîneur que je suis et mes joueurs. Certains ne vivent que du football. Imaginez que ce soit l’école qui traversait cette période avec des enseignants à qui, l’Etat ne se trouve plus dans l’obligation de payer le salaire depuis plusieurs mois. Tout serait paralysé. Si au sein des clubs, on avait signé des contrats dignes du nom, les choses se passeraient autrement. Les joueurs sont désœuvrés. Ils passent leur temps à se promener. Pour la plupart, ils sont touchés psychologiquement. Certains parmi eux ne pourront même plus retourner au football ou sur les terrains. En tant qu’entraîneur, vous comprenez mon amertume.

Qu’est-ce que la plupart de vos joueurs sont devenus ?

Chacun d’eux a pris sa direction. Ils se débrouillent. Sincèrement, j’ignore ce qu’ils sont réellement devenus. Certains sont à Bohicon. On se rencontre parfois. Mais pour les autres, je ne sais comment est-ce qu’ils vivent.

C’est à croire que Tonnerre FC ne livre même plus des matches amicaux?

On ne sait même pas, quand est-ce que le championnat va reprendre. Dans ces conditions, quelle est l’utilité de ces matches amicaux. Il ne faut également pas perdre de vue les difficultés auxquelles la plupart des clubs dont le nôtre est confronté. Nous n’avons pas les moyens. C’est difficilement que nous nous entraînons. Certains joueurs n’arrivent pas à manger à leur faim et vous parlez de matches amicaux. Il y a longtemps que nous avons mis un terme aux séances d’entraînement. Lorsque tout rentrera dans l’ordre, nous les reprendrons.

Il y a donc longtemps que votre club ne s’entraîne plus ?

Quel entraînement voulez-vous qu’on fasse, si à la fin, vous n’êtes pas sûrs de subvenir aux besoins des joueurs, parce qu’il n’y a aucune compétition en vue ? Tout le monde est découragé et préfère attendre. C’est vrai que personnellement, j’avais mis quelque chose en place pour pouvoir aider les joueurs disponibles à entretenir leur forme. Mais depuis le démarrage des travaux sur notre aire de jeu avec la pose du gazon synthétique, j’ai pris du recul. Au cours de la rencontre avec le Conor, on a appris que le championnat national de réconciliation va bientôt démarrer. Les clubs ont d’ailleurs été invités à s’inscrire. C’est une nouvelle réjouissante qui nous redonne espoir. Pour nous, crise du football ou pas, il faut que la balle roule à nouveau pour le bonheur de la jeunesse. Malgré les problèmes auxquels la FIFA est confrontée, les éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018 ont continué à se jouer. Avant de lancer le championnat, le Conor devrait chercher à accorder au moins un minimum de temps aux clubs pour se préparer. Tous reviennent d’une longue période d’inactivité. Je ne sais même pas pourquoi, le Conor tient nécessairement à organiser ce championnat maintenant? Si nous tenons à ce que cette compétition ait un niveau, qu’on laisse les clubs se mettre un peu en jambes, avant de la lancer.
L’organisation de ce championnat fait partie des missions que la FIFA lui a assignées et qui prennent fin le 30 avril prochain.
Je comprends le souci du président Rafiou Paraïso et des membres de son comité. Ils ne veulent pas perdre du temps et tiennent à ce qu’on ne leur dise pas qu’ils n’ont rien fait. Mais là, ce ne sera pas facile pour les clubs. Sinon, combien sont-ils à avoir gardé l’effectif de leurs joueurs ? Ne pouvant pas continuer à leur payer les salaires, ils ne les ont pas gardés. A mon niveau, j’ai personnellement quelques-uns avec lesquels je saurai commencer. La plupart d’entre eux sont les enfants de mon centre et quelques jeunes de Bohicon. C’est la chance que j’ai actuellement. Il ne me sera pas difficile de les rassembler, si les moyens suivent.

Parlant de votre centre, pourriez-vous nous le présenter davantage ?

Créé depuis 7 ans, il a été affilié, il y a pratiquement 4 ans. Il est à Bohicon et participe même au tournoi des centres des formations organisé chaque année par le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs. Nous recrutons les joueurs et nous essayons de les former comme on peut¦

Sports 08 févr. 2016


Contentieux électorale dans le Couffo: Le maire de Djakotomè perd son siège par un arrêt de la Cour suprême

Le juge en charge des contentieux liés aux élections communales, municipales et locales a rendu dans la soirée du jeudi 4 février, un arrêt défavorable au maire de la commune de Djakotomè Séraphin Dohou. Cet arrêt de la Cour suprême invalide son élection au Conseil communal de Djakotomè et par ricochet, rend vacant le fauteuil du maire dans lequel il a été installé le mercredi 13 août 2015.

Le maire Séraphin Dohou, élu sur la liste de l’Union fait la nation (UN), aura présidé juste pour une durée d’environ six mois la destinée de sa commune natale. En effet, il lui est reproché au travers du recours formulé contre son élection l’invalidité de son « vrai casier judiciaire ». Celui-ci serait «sale» comme on se plait à le dire en langage vulgaire. Selon des indiscrétions au niveau du conseil communal, l’intéressé serait condamné en 2008.La nouvelle de cette invalidation ravive déjà les appétits par rapport à sa succession à la tête de la commune.

Actualités 05 févr. 2016


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