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Nouvelles

Bénin : Consultez la liste des admissibles au concours de recrutement des 700 élèves agents de Police
Le concours de recrutement de 700 élèves agents de Police au titre de l'année 2022, a livré son verdict. Les candidats admissibles sont invités à prendre part à la visite médicale d'aptitude qui va se dérouler en trois phases, du 12 au 26 avril 2023, en fonction du département d'origine des candidats. Lire ci-dessous le communiqué pour plus de détails : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/04/CRT_-Resultats-concours-700-EAP-2022.pdf" title="CRT_ Résultats concours 700 EAP 2022"] Actualités 08 avr. 2023


Musique: Michel Pinheiro en concert ce dimanche à Cotonou
Il revient aux sources pour égayer son public. Le salséro béninois Michel Pinheiro sera sur scène, ce dimanche 9 avril, à l’espace Bamboo numerik à Cotonou. L’artiste promet de plonger les mélomanes dans une ambiance enivrante au rythme des tambours d’Afrique de l’Ouest, sur les cadences de la salsa afro et au son de son trombone et de sa voix.« La salsa afro-cubaine made in Benin », voilà le style dans lequel Michel Pinheiro va faire vibrer son public, ce dimanche, à l’espace distractif Bomboo Numerik sis à Cadjèhoun. Organisé par Laboratorio Arts contemporains, ce concert consacre le retour sur scène d’un ambassadeur de la culture béninoise qui a su intégrer la richesse artistique de ses origines Yoruba aux rythmes modernes. L’homme de Pobè entend bien le démontrer sur scène ce dimanche avec une bonne partie de salsa afro cubaine aux tambours d’Afrique. Ce concert n’est pas la première production de Michel Pinheiro devant le public béninois. Pour rappel, l’artiste a donné son premier concert grand public au Bénin en 2008. Il reviendra en 2010 pour présenter à son public, son troisième album baptisé «Bénin» et qui a été réalisé entre les villes d’Abidjan et de Paris. Avant cet album, l’artiste a lancé sa carrière de compositeur en 1999 avec un premier album solo dénommé «Espoir», dont le titre phare est «Paysan». A Paris où il vit désormais, il monte son premier groupe dénommé «Ayo’mbè» qui signifie : « Il y a de la joie ». C’est avec ce groupe que Michel Pinheiro va sortir en 2004, son deuxième album dénommé «Agoh». Originaire du Plateau, Michel Pinheiro est né à Pobè, une commune du sud Bénin. En 1992, alors qu’il avait 27 ans, il se rend à Abidjan en Côte d’Ivoire où, entre rencontres intéressantes et curiosité, il va parfaire son art et apprendre à jouer du trombone à coulisse… Michel Pinheiro sera pendant plus d’une quinzaine d’années, le chef orchestre du reggae man Tiken Jah Fakoly qu’il accompagne sur toutes les scènes mondiales. Depuis 2014, Pinheiro évolue avec le groupe African Salsa Orchestra (Aso), un ensemble de 8 musiciens d’origines béninoise, camerounaise, congolaise, cubaine et française dont il est le chef. En 2017, dans une formation élargie à 15 musiciens, le groupe Aso a sorti son premier album éponyme qui a fait le tour de plusieurs festivals à travers le monde. Sports 07 avr. 2023


Mise en œuvre du dispositif Azôli: 94 jeunes prêts à l’emploi
94 jeunes stagiaires formés en fabrication de matelas et de meubles haut de gamme sont désormais dotés de compétences pour aller sur le marché du travail. Ces bénéficiaires du dispositif Azôli ont reçu, mercredi 5 avril dernier à la mairie d’Abomey, leurs attestations de fin de formation.Le dispositif Azôli porte ses fruits. Après 6 mois de stage durant lesquels ils ont bénéficié d'une formation en fabrication de matelas et de meubles haut de gamme, 94 jeunes venus de tous les départements du pays ont reçu, ce mercredi, leur parchemin. Ce dispositif qui est l’une des composantes du Projet d’inclusion des jeunes (Prodij) a été mis en œuvre par le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale. Valentin Sènahoun, président directeur général d’Engecob-Atp, l'entreprise ayant formé ces jeunes hommes et dames, s'est montré reconnaissant envers l’Agence nationale pour l’emploi qui, lui a confié cette mission qui, par ailleurs, lui a procuré des avantages. « La présence des 94 stagiaires au sein de mon entreprise m'a permis d'accroître ma capacité de production et de booster mon chiffre d'affaires. » s’est-il réjoui. Hospice Jimaja, chef de l’antenne départementale Anpe-Zou, revient sur les conditions que doivent remplir les entreprises pour se voir confier les jeunes. Selon lui, il faut exercer ses activités au Bénin dans un secteur clé de l’économie surtout dans les domaines identifiés par le Programme d'action du gouvernement, avoir un besoin réel de main-d’œuvre et accepter de recruter une proportion raisonnable de ces jeunes à la fin de leur stage-apprentissage. Tout en invitant les jeunes à massivement s'inscrire sur la plateforme de l'Anpe, Hospice Jimaja a également exhorté les chefs d’entreprise à adhérer au dispositif Azôli en ouvrant leurs portes aux « peu ou pas instruits » afin de faire d’eux des ouvriers spécialisés dans des domaines d’emploi en adéquation avec les besoins de l’économie. Urbain Amègbédji, directeur général de l'Anpe, et coordonnateur de l'initiative, évoque le but final de l'initiativequi a reçu les orientations du président de la République. « C’est une nouvelle approche que nous avons démarrée avec le président Patrice Talon qui a réorienté le projet qui au départ était un projet d'appui à l'auto-emploi. Mais le président, en anticipant sur les besoins des entreprises, notamment celles qui s’implantent dans la zone économique de Glo-Djigbé, a souhaité que nous puissions réorienter le projet et faire en sorte que le Bénin dispose d'ouvriers industriels », a-t-il expliqué tout en saluant le chef de l’Etat d’avoir vu juste. Urbain Amègbédji n’a pas manqué de féliciter ceux qui sont déjà embauchés tout en exhortant les autres à aller vers d'autres entreprises et les convaincre de leurs compétences pour pouvoir être recrutés et insérés ou à viser l'auto-emploi. Mettre fin au chômage Ce projet qui sort des milliers de jeunes du chômage est aussi apprécié par Firmin Kouton, préfet du département du Zou, qui invite, pour sa part, les jeunes récipiendaires à prendre leur destin en main en faisant un bon usage de la formation reçue afin de contribuer au développement du pays. Au nom des bénéficiaires, Samson Ountin, s'est montré reconnaissant vis-à-vis du gouvernement, et a exprimé sa satisfaction par rapport à la formation reçue. Il a souhaité que cela se poursuive afin d'impacter davantage de jeunes n'ayant pas de qualification professionnelle. Rappelons que les entreprises partenaires du dispositif Azôli contribuent à former les jeunes ayant besoin de qualification et de compétence professionnelles afin de réussir leur insertion professionnelle. Au terme de la formation, l’entreprise Engecob-Atp a recruté vingt-cinq bénéficiaires sur les quatre-vingt-quatorze formés■ Société 07 avr. 2023


Promotion de leadership féminin: Le caucus des femmes parlementaires du Bénin en gestation
Les femmes députées de la 9e législature engagées pour la mise en place d’un caucus devant leur permettre d'affiner leur leadership et de mieux défendre leurs intérêts en tant qu’élues du peuple. Un atelier a été organisé à cet effet, en leur faveur les 5 et 6 avril derniers.« Le caucus des femmes parlementaires du Bénin a pour vocation de permettre aux élues béninoises et à l’Assemblée nationale, d’agir ensemble et en solidarité en faveur de la promotion des droits des femmes, de l’égalité des sexes et de la prise en compte du genre par le travail parlementaire». C’est en ces termes que Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a expliqué le rôle et la mission du creuset de ses collègues députées femmes. Ainsi, ouvrant les travaux, le numéro 1 de la 9e législature a rappelé aussi les initiatives prises par l'Assemblée nationale, à travers notamment, le vote d’une batterie de lois en faveur des femmes et les actions du gouvernement pour une meilleure implication de la gent féminine dans les organes de prise de décisions. Louis Vlavonou a mis un accent particulier sur le caractère apolitique de ce caucus des femmes parlementaires. Il a exhorté les 29 femmes du Parlement actuel qui vont constituer ce creuset à adopter le consensus dans la mise en place des structures dirigeantes et à s'éloigner des clivages politiques habituels. Il a plaidé pour la formalisation du cadre de collaboration tout en invitant les autres organisations internationales à soutenir les activités de l’institution, notamment du caucus des femmes parlementaires du Bénin. Le président Louis Vlavonou a remercié l'Institut international républicain (Iri) et le Wrop-Bénin pour leurs soutiens technique et financier sans lesquels l’atelier ne pouvait se tenir. Pour sa part, le représentant résident de l'Iri, David Thiriby, s'est dit heureux de soutenir l'initiative devant conduire à la mise en place du caucus des femmes parlementaires du Bénin qui, selon lui, constitue un excellent creuset de renforcement des capacités des femmes parlementaires. Il a émis le vœu que l'impact des actions de ces femmes membres du réseau qui sera mis en place soit reconnu et salué de tous à la fin de la 9e législature en 2026. Impacter le Parlement En tant que défenseure des droits des femmes, la présidente de Wrop-Bénin, Venise Falola Djogbénou, s'est réjouie de ce qu'un nouveau jour s'est levé pour les femmes béninoises en général et celles parlementaires en particulier. Elle leur a réitéré le soutien de son organisme afin que leurs actions s'inscrivent dans la dynamique d'un défi majeur : celui de jouer un rôle déterminant dans l'élaboration et la mise en œuvre des lois et politiques importantes relatives à l'équité, voire à l'égalité du genre, à l'autonomisation de la femme et sa représentativité dans toutes les instances de prise de décisions, à la promotion des droits et du leadership de la femme béninoise. Pour Djima Fatahou, directeur de l'Institut parlementaire du Bénin (Ipab), initiateur de l’atelier, ce séminaire est le couronnement d'un certain nombre d'actions engagées par la 8e législature avec plusieurs partenaires stratégiques. L’objectif, souligne-t-il, est notamment de renforcer la capacité des femmes parlementaires du Bénin dans le cadre de la mise en œuvre de leur mission constitutionnelle avec pour finalité la mise en place d'un caucus devant leur permettre d'affiner leur leadership et de mieux défendre leurs intérêts. Les travaux ont été meublés par une série de communications. Celles-ci portent entre autres, sur : la nécessité et l'utilité de la création du caucus des femmes parlementaires du Bénin; le partage d'expériences sur le fonctionnement des caucus des femmes parlementaires de la sous-région, l'examen du projet de texte du caucus des femmes parlementaires du Bénin sans oublier le développement du leadership et du management féminin en milieu politique ■ Actualités 07 avr. 2023


Age des véhicules immatriculés: Les tendances du parc automobile

Dans la métropole de Cotonou, la majorité des véhicules en circulation a plus de dix ans. Les propriétaires justifient cette tendance par des considérations financières. Les nouvelles mesures fiscales sur l’importation de véhicule à l’état neuf devraient changer la tendance.Illustrations : Infographie et Flourish

Sur le tronçon Godomey-Sica Toyota, l'une des artères les plus fréquentées à Cotonou, les conducteurs roulent pour la plupart dans des carrosseries neuves. Certains en écoutant de la musique pour éviter de se tendre les nerfs dans les files incompressibles. Cependant, ces véhicules ne sont pas toujours aussi neufs qu'ils en ont l'air. « Ce véhicule a été acheté l'année dernière à 3,1 millions francs Cfa. Il est sorti de l'usine en 2003 », confie Isidore Hounsougan, un conducteur. Un véhicule sorti de l'usine en 2003 a déjà deux décennies d'existence et n'est donc pas considéré comme étant neuf. Puisque les véhicules neufs sont ceux qui sont immatriculés depuis moins de douze mois et qui ont parcouru un maximum de 6 000 kilomètres. Selon les statistiques publiées en octobre 2022 sur le portail de données du Bénin, entre 2013 et 2019, 192 216 véhicules ont été immatriculés. Cependant, les véhicules neufs, notamment ceux âgés de moins d'un an, ne représentent que 19 057 véhicules, soit 9,91 %. Le nombre de véhicules âgés d'un à dix ans est de 14 898, soit 7,75 %. Pendant cette période, ce sont les véhicules d'occasion de plus de dix ans qui ont été les plus nombreux, avec 158 261 unités, soit 82,33 %.

Les raisons

Direction Sékandji, à 15 km de Cotonou, pour comprendre les raisons. Dans cette zone réputée pour la vente de véhicules d’occasion, l’ambiance est relativement calme ces jours-ci. Sur l'un des parcs de la zone, plus de 600 véhicules d'âge illimité sont alignés les uns à côté des autres. « Les véhicules que vous voyez ici sont d’âge illimité. Il y a en a de moins de deux ans, de trois ans, tout comme il y en a de 15 ans, voire 20 ans. C’est une question de moyens et de goût. Les véhicules les moins âgés sont chers », dévoile Alain Gnimavo, administrateur et responsable financier de ce parc. Dans ce parc, le coût des véhicules de moins de dix ans varie entre quatre et neuf millions en fonction de la marque. « C’est une question de moyens et de goût. Les véhicules les moins âgés sont chers, très chers. Il faut tenir compte du pouvoir d’achat. Nous vendons beaucoup plus les véhicules de plus de dix ans. Allez demander le prix d’un véhicule de 2012. Vous comprendrez que c’est cher», ajoute-t-il. Gnimavo souligne également l'importance des coûts de dédouanement. « Vous pouvez acheter une voiture à 600 000 francs Cfa et la faire dédouaner à 900 000 francs Cfa. Dans le même temps, vous pouvez acheter une voiture à 2 millions de francs Cfa et la faire dédouaner pour le même montant. Il urge de revoir la taxation », indique-t-il. Le neuf devrait gagner du terrain Au Bénin, de nouveaux textes législatifs, une loi et un décret d'application, sont en cours d'élaboration pour prendre en compte l'âge des véhicules importés. « Dans ces deux textes, la question de l'âge d'importation des véhicules d'occasion a été abordée, ainsi que les limites d'âge en fonction de l'usage. J'espère qu'ils seront adoptés bientôt, afin de réglementer l'âge des véhicules sur le marché béninois », a déclaré Didier Yayi, directeur du transport terrestre. Benjamin Tonouéwa, importateur de véhicules avec deux décennies d’expérience, évoque lui le faible pouvoir d’achat pour justifier le choix de véhicules âgés. Il pense même qu’il n’est pas pour le moment opportun de réduire davantage l’âge d’importation « Combien gagnent les Béninois comme salaire ? Si on limite, ce sera encore plus coûteux », martèle cet importateur. Toutefois, les mesures fiscales mises en place ces dernières années encouragent les consommateurs à opter pour des véhicules neufs. Avec les réformes en cours, les véhicules d'occasion devraient céder leur place aux neufs. La loi de finances pour la gestion 2023 prévoit une réduction de 99 % sur la valeur en douane des voitures électriques neuves, de 95% pour les voitures hybrides neuves et de 90 % pour les autres voitures neuves, ainsi qu'une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée. Ces avantages fiscaux et douaniers s'appliquent aux voitures de tourisme et autres véhicules automobiles conçus pour le transport des personnes, y compris les voitures de type « break » double cabine, importées, fabriquées ou vendues à l'état neuf au Bénin. Ainsi, en pratique, si une voiture neuve coûte 10 millions de francs Cfa, la douane sera calculée sur une base d'un million francs Cfa. Les véhicules neufs à quatre roues importés, fabriqués ou vendus à l'état neuf au Bénin et destinés à la mise en place d'une flotte de taxis sont également exonérés de tous droits et taxes de douane et de la Tva. Les prochaines statistiques concernant l'âge des véhicules immatriculés au Bénin devraient refléter une tendance vers des véhicules presque neufs, surtout si les plus vieux sont retirés de la circulation ■
Actualités 06 avr. 2023


Lotissement au Bénin : Tonato fait une sommation aux cabinets de géomètre et d’urbaniste
Des cabinets de géomètre et d'urbaniste ont jusqu'au vendredi 14 avril 2023 pour déposer leurs documents techniques actualisés des opérations de lotissement/remembrement urbain dans les communes. Malgré les multiples relances de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, certains cabinets ne se sont pas exécutés obligeant l'autorité à leur « lancer un dernier appel ». Lire le communiqué signé du ministre José Tonato : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/04/Communique-n°272-MCVDD.pdf" title="Communiqué n°272-MCVDD"] [embed]https://twitter.com/gouvbenin/status/1643916498581221377?s=20[/embed] Actualités 06 avr. 2023


Festival de Qingming: Les Chinois en communion avec leurs défunts et ancêtres
Le 5 avril est un jour de fête et férié en Chine. Il est consacré à la célébration du « festival de Qingming », journée dédiée au respect des ancêtres par le nettoyage de leurs tombes et des offrandes.La ferveur dans le centre-ville de Beijing n’était pas celle habituelle, ce mercredi 5 avril. Les allers-retours habituels entre les ambassades et autres services diplomatiques ont laissé place au vide et au silence. La raison, la célébration du « festival de Qingming » qui fait du 5 avril, un jour férié dans tout le pays. Qingming en chinois signifie « clarté » et « luminosité » et consacre les premières sorties printanières car il tombe entre le milieu et la fin du printemps. Le moment idéal pour les Chinois d’admirer le charme du mois d’avril, le dégel de la période des fraicheurs et les fleurs du printemps. Ce festival est également appelé « Tomb sweeping day», jour du balayage des tombes ou « jour de la luminosité pure». Il est surtout célèbre par les hommages qu’il consacre aux défunts et aux ancêtres. Moment de respect aux ancêtres, cette fête revêt une grande importance pour chaque habitant du pays, ont témoigné nombre d’entre eux. Les populations la célèbrent en offrant aux esprits des morts de la nourriture, du thé ou du vin. La tradition du balayage des tombes a été officialisée par les empereurs qui ont construit de majestueuses pierres tombales impériales pour chaque dynastie, renseignent certaines sources documentaires. Pendant des milliers d'années, les impériaux chinois, la noblesse, la paysannerie et les marchands se sont réunis pour se souvenir de la vie des défunts, pour visiter leurs pierres tombales et pratiquer la piété filiale confucéenne en balayant les tombes. Les jeunes et les moins jeunes s'agenouillent pour offrir des prières devant les pierres tombales des ancêtres, des bâtons d'encens et de la nourriture en mémoire des ancêtres. En raison de leur travail et de leur éloignement de leur domicile familial, de nombreux jeunes aujourd’hui ne peuvent plus effectuer le ramonage de tombes en personne. Des cérémonies de ramonage de tombes en ligne ont désormais lieu dans de nombreuses villes. Certains prient une divinité supérieure pour honorer leurs ancêtres, tandis que d'autres peuvent prier directement les esprits ancestraux. Autre attraction du festival, faire voler des cerfs-volants. C’est l’une des plus importantes détentes pour cette journée. « En plus d'être amusant, c’est aussi un bon moyen de se débarrasser du malheur ». Dans les temps anciens, les habitants écrivaient leurs noms sur des cerfs-volants et coupaient la ficelle, souhaitant qu’ils volent très loin avec toute leur malchance. Planter des saules est aussi une coutume importante du festival de Qingming. Certains disent que la coutume était de commémorer Shen Nong, le fondateur de l'agriculture en Chine. D’autres croient que les branches de saule peuvent prévoir le temps. Le saule vert selon la tradition est signe de temps pluvieux et brumeux, le sec signifie une journée ensoleillée. En collant une branche de saule sur la porte, les gens pouvaient savoir s'il allait pleuvoir ou non d'après la couleur de la branche. Aussi, le saule était-il considéré comme capable d’exorciser les mauvais esprits, renseignent aussi des sources documentaires sur cette célébration. Enfin, le festival de Qingming rime avec certaines habitudes alimentaires. A cette occasion, la nourriture traditionnelle, notamment les boulettes de riz vert sucré sont privilégiées. Il est composé d’un mélange de poudre de riz gluant et de jus de légumes verts et farci de pâte de haricots sucrée ■ De Beijing, Josué F. MEHOUENOU Culture 06 avr. 2023


Tourisme en Chine: Le « Great wall » vaut toujours le détour
Ceux qui ont déjà visité la Grande muraille de Chine ne rechignent jamais à la parcourir à nouveau. L’effort physique imposé par le trajet trouve sa consolation dans la contemplation de l'architecture des lieux et la vue panoramique sur le paysage voisin et la ville.« Celui qui a gravi la grande muraille de Chine, est un homme brave. » Les guides de tourisme chinois aiment rappeler ces mots de Mao Zedong avant l’entame de la visite à la grande muraille de Chine. Une manière sans doute de leur doper le moral pour les engager à finir ce parcours du combattant entre les marches et l’énorme étendue de pierre, jadis érigée comme une muraille défensive contre les ennemis et les envahisseurs. L’étonnante construction avec ses marches et ses pierres se laisse franchir, mais à pas difficiles. A mesure que le visiteur franchit les hauteurs, son souffle le lâche mais l’envie d’aller au bout du parcours, de découvrir les temples qui jouxtent la muraille motive à poser un pas, à s’adosser au massif de pierres pour reprendre de l’énergie, puis à poser un autre. Toujours aussi solide qu’à ses premiers jours, le « Great wall » comme on l’appelle voit s’entremêler en son sein, visiteurs chinois et étrangers qui s’échangent regards, sourires et amitié. Frais comme à l'accoutumée, le vent de Pékin s’invite aussi à la fête et se fait plus imposant à mesure que la vue verdoyante qui ceinture la muraille se laisse apprécier. « C’est l’une des merveilles de l’Empire du Milieu. J’aime particulièrement la vue magnifique, verdoyante surtout au printemps, en automne et en hiver ». Zou Luin, 25 ans, en est à sa troisième visite mais il ne boude pas son plaisir et c’est en courant avec ses amis et en prenant des images en souvenir qu’il franchit les marches. Pour ce troisième passage, son centre d’intérêt, c’est le paysage. A la précédente visite, il avait été fasciné par les pandas.

Fascination et challenge

Pour d’autres, franchir cette géante architecture et parvenir à son sommet relève parfois d’un challenge. « Je n’ai jamais vraiment rencontré de défi important pendant le Ramadan. Peut-être parce que je ne l’ai jamais passé ailleurs que dans le confort de ma famille. C’était la première fois et ce fut difficile. Mon pouls battait. Ma gorge séchait. Mon estomac se soulevait. Mais je ne pouvais pas abandonner et boire de l’eau n'était pas une option. Si vous escaladez la Grande muraille, vous êtes un héros, a déclaré le président Mao. Je suis donc un héros, surtout que je l’ai franchie en temps de jeûne », expose bras en l’air, Talibeh Hydara, journaliste gambien au bout de l’exercice. La Grande muraille est la plus grande et la plus vieille structure de par sa taille à travers le monde. Elle laisse voir des balises, des barrières, des garnisons, des temples… Elle allie aussi art et décoration. Des dieux et des écritures symboliques apparaissent sur plusieurs portes et même aux murs. Une ingénierie haut de gamme que la Chine s’emploie à préserver et qu’elle prend du plaisir à présenter à ses visiteurs. Visiter la grande muraille tend à devenir une tradition, si non un passage obligé pour tous ceux qui visitent la capitale du pays. Forteresse imprenable et défensive des siècles antérieurs, elle est devenue un lieu de haut tourisme et figure sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité classé par l’Unesco depuis 1987 sous le N° 438. « Tout le long de la Muraille, des tours se succèdent. Elles servaient à transmettre les informations (par des signaux de fumée pendant la journée et des feux pendant la nuit). Ces moyens de communication étaient sans doute les plus performants avant l’usage de l’électricité. Un message pouvait être transmis à plus de 500 km en quelques heures, explique Hu Jiliang, guide pour les journalistes étrangers en séjour à Beijing et en visite ce jour-là. On doit la construction de l’édifice à plusieurs dynasties, indique-t-elle ■
Culture 06 avr. 2023


Dr Fifamè Houssou Gandonou, pasteure et spécialiste en féminisme: « La protection de la femme est urgente parce qu’elle est une personne vulnérable … »
Auteure des ouvrages « Les fondements éthiques du féminisme: réflexion à partir du contexte africain » et « La violence sexuelle parmi les adolescents : une réflexion théologique et éthique », Dr Fifamè Fidèle Houssou Gandonou est pasteure de l’Église protestante méthodiste du Bénin, depuis 1998. Cette militante des droits humains, présidente d’Ong et directrice de complexe scolaire à Porto-Novo, apprécie positivement les nouvelles lois protectrices de la gent féminine et propose des compléments d’actions. La Nation : Pasteure et féministe, n'est-ce pas deux professions incompatibles puisque a priori, le pasteur est pour tous les chrétiens, hommes et femmes ? Dr Fifamè Houssou Gandonou: Comme vous le dites si bien, beaucoup pensent que les deux professions sont opposées, incompatibles. En réalité, en tant que pasteure féministe, nous pensons qu'elles se complètent et ont bien plus en commun qu'on ne l'imagine, surtout par rapport à la justice sociale. La Bible rend compte du salut pour tous en Jésus Christ. Et lorsque nous la lisons, les thèmes de justice et de dignité pour l'humanité nous interpellent. L’attitude de Jésus vis-à-vis de la femme participe à cette mission de libération. C’est vrai que le féminisme porte plusieurs définitions et traîne également plusieurs connotations négatives. Or, le féminisme développe une approche qui n’est plus isolée et individuelle. Geneviève Fraisse précise clairement la vision du féminisme quand elle déclare, l’égalité entre les sexes est l’utopie nécessaire du féminisme. En tant que chrétienne, pasteure, notre féminisme est préoccupé par la dignité et les droits de tout être humain, femme ou homme. Quels que soient notre sexe, notre nationalité, notre religion, nos compétences ou toute autre chose, nous sommes tous et toutes dignes de contrôler nos vies, d'être rétribués de manière égale pour le travail que nous accomplissons et d'avoir les mêmes chances de connaître le bonheur et le succès dans la société qui est la nôtre. C’est pourquoi au-delà du discours, le féminisme doit se traduire dans les actions concrètes. Au-delà du discours revendicatif, il s’oriente vers le vécu des femmes elles-mêmes en vue d’un changement. Dans ce sens, nous faisons nôtre la pensée du Cercle des Théologiennes africaines engagées : passer progressivement d’une théologie de la revendication et de la protestation à une théologie de la créativité et de la vitalité inventive qui prône l’avènement d’une femme capable de construire une nouvelle société, d’imaginer un avenir radicalement différent de notre présent.

Vous menez depuis quelques années une campagne contre les violences. Qu’en est-il concrètement ?

L’inégalité des sexes dans la société est l’une des principales variables auxquelles l’on peut relier les violences faites aux femmes. Ces violences constituent un problème crucial de développement et affectent la femme dans sa dignité. Un certain nombre de violences dont sont victimes les femmes et les filles à travers le monde et principalement en Afrique subsaharienne sont souvent banalisés au sein des églises. Parfois, une certaine lecture de la Bible est faite pour stimuler et renforcer ces violences. Les femmes, aujourd’hui, sont encore limitées à une vie de dépendance; certaines vivent au quotidien des violences multiformes (viols, harcèlements, bastonnades, brimades, enlèvements, mutilations sexuelles…) ; des petites filles sont livrées au commerce sexuel. Des questions qui se posent sont celles de savoir : qui sont les véritables acteurs des violences faites aux femmes ? Est-ce les hommes ou les femmes elles-mêmes ? Est-ce la culture ou l’éducation ou encore la religion ? Quelles en sont les séquelles sur les femmes et les conséquences sur la société entière ? Que font l’Etat et l’Église pour remédier à ces violences ? Quelles sont les lois qui protègent contre ces violences ? Voilà pourquoi, écrire et nous engager pour un monde sans viol ni violence en collaboration avec l’Ong Déborah a été le plus grand geste que nous puissions accomplir pour unir notre engagement pastoral au féminisme. Il y a toutes sortes de manières d'être pasteure et féministe : la nôtre, c’est en écrivant, en soutenant la « campagne de jeudi en noir, du Conseil œcuménique des églises (Coe) ». La campagne « Thursdays in Black » ou « Jeudis en Noir » est simple mais profonde. Elle consiste à porter des vêtements noirs, tous les jeudis, porter un badge et montrer ainsi que vous faites partie du mouvement mondial qui s'érige contre les attitudes et les pratiques autorisant le viol et la violence, rendre hommage aux femmes qui résistent à la culture de l'injustice et de la violence et encourager d’autres à rejoindre la campagne. Le noir a souvent été utilisé avec des connotations diverses et de façon négative. Dans le cadre de cette campagne, le noir représente la couleur de la résistance et de la résilience. En dehors de cette campagne de Jeudis en noir, nous organisons aussi des Echanges et Apprentissage avec et pour les adolescents (es) et jeunes : Rien pour nous sans nous. Nous organisons aussi des activités de sensibilisation, d’information et de communication pendant les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Cette campagne annuelle internationale démarre le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et prend fin le 10 décembre, qui marque la Journée des droits humains.

Votre lutte reçoit un soutien de taille avec les dernières lois votées et l'élan du gouvernement à protéger davantage la femme. Quelles observations faites-vous sur ce nouveau cadre légal ?

Comme vous le dites bien, le vote de ces lois constitue un nouveau cadre légal pour réduire les violences faites aux filles et aux femmes et leur vulnérabilité. C’est un exploit qui est fait mais il reste encore à faire à savoir: sensibiliser les femmes et la société béninoise à la portée de ces lois, veiller à la maitrise de ces lois et à leur mise en application, identifier et maitriser les diverses lois qui préviennent et réprimandent ces violences, échanger sur les impacts de ces lois sur la communauté et réduire les écarts entre ces lois et les réalités sur le terrain.

Insistez-vous sur l’importance de la protection de la femme ?

La protection de la femme est urgente parce qu’elle est une personne vulnérable. Elle est celle qui porte la vie. Il n’y a pas de développement sans la femme. C’est en étant vis-à-vis et des collaborateurs que l’homme et la femme pourront accomplir leur mission sur terre et dans la société. C’est en allant à l’école de Jésus qui n’a fait acception de personne que la promotion des droits de la femme et sa protection seront une réalité. C’est par les principes de l’éthique qui voudraient que les êtres humains (femme et homme) soient égaux. C’est donc une motivation éthique qui donne sa force au respect et à la promotion de la femme. Elle veut que lui soit reconnue la dignité inaliénable de l’être humain. Les comportements immoraux vis-à-vis de la femme sont en grande partie le fruit d’une absence d’éducation à l’éthique; une telle éducation, en effet, permet de prendre en compte la différence et de l'utiliser pour l'épanouissement de tous et de toutes. C’est-à-dire que la femme doit être utile à la société et dans son rapport avec l'homme, la reconnaissance de son existence et de ses droits n’est pas à négocier mais doit être une réalité. Elle ne peut pas être dans un rapport où elle se sent absente. Si la femme est vue comme le sujet dont la société a besoin pour son développement aux côtés de l'homme, elle ne doit plus être considérée comme citoyenne de seconde zone appelée à satisfaire ses propres besoins et ceux des hommes, mais comme une personne avec laquelle entretenir une relation de communication, de coopération et de partage. Dans le discours du féminisme, nous relevons une éthique de l'égalité, une éthique de la liberté, une éthique de la dignité et une éthique de la responsabilité. Ces notions d'égalité, de liberté, de dignité et de responsabilité traversent toute la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse. Et donc, le féminisme n'est qu'un mouvement qui rappelle que ces notions doivent être le partage de tous, et particulièrement il veut que la femme, tout comme l'homme, soit un sujet actif de la société.
Société 06 avr. 2023


Manuel de procédures de reddition de comptes publics: Alcrer renforce les compétences des acteurs communaux
Des responsables à charge des finances au niveau des communes prennent part, depuis hier mercredi 5 avril à Bohicon, à un atelier de renforcement des compétences sur le manuel de procédures de reddition de comptes publics à l’usage des acteurs publics communaux. Initiée par l’Ong Alcrer avec le soutien de la Coopération Suisse à travers le Projet d’appui à l’apurement juridictionnel des comptes de gestion des communes (Paajcog), cette session de formation s’étendra à plusieurs communes.L’un des principaux domaines d’intervention de l’Ong Alcrer est la gouvernance en vue de la promotion de la transparence, de la reddition de comptes et de la lutte contre la corruption à tous les niveaux de la vie publique. C’est dans cette perspective que l’Ong a fait la demande d’inscrire dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 2 du Programme redevabilité financé par la Direction du développement et de la coopération (Ddc) de la Suisse au Bénin, le Projet d’appui à l’apurement juridictionnel des comptes de gestion des communes en vue de contribuer à l’amélioration de la redevabilité financière et la performance des institutions de régulation et de contrôle. La présente session de formation a pour objectif le renforcement des compétences sur le manuel de procédures de reddition de comptes publics à l’usage des acteurs communaux afin que les acteurs concernés s’imprègnent des exigences en matière de reddition de comptes. En effet, au regard des dispositions du Code de l’administration territoriale, deux acteurs sont visés par la reddition de comptes. Il s’agit du Trésorier communal qui produit en fin de gestion le compte de gestion et du Secrétaire exécutif qui produit le compte administratif. A l’ouverture des travaux, Martin Vihoutou Assogba, directeur exécutif d’Alcrer, fait observer que l’argent public est le bien de tous. C’est pourquoi, dit-il, il est important de s’engager dans la gestion participative et mettre la redevabilité financière au cœur de la bonne gouvernance. La direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (Dgtcp) l’a si bien compris, se réjouit-il, pour avoir conduit le processus d’actualisation du manuel de procédures de reddition des comptes publics communaux en intégrant, dès le démarrage des travaux en juillet 2022 jusqu’à la validation en octobre 2022, les acteurs provenant des administrations nationales, communales et de la société civile avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers en coproduction avec un consultant. La loi ayant été votée et promulguée, le manuel ayant été élaboré pour servir de référence aux acteurs communaux (ordonnateurs et comptables), que reste-t-il pour l’application optimale des dispositions de la reddition de comptes, qui incombe aux différents acteurs au titre de leurs fonctions respectives si ce n’est la formation ? s’interroge Martin Vihoutou Assogba. C’est ce qui justifie l’organisation de cette série de formations pour le renforcement des capacités des acteurs en charge de mettre en œuvre les diligences essentielles, les outils et points de contrôle des comptables publics.

Axe majeur

Appuyant le directeur exécutif d’Alcrer, Edouard Dannoudo, représentant du directeur général du Trésor et de la Comptabilité, reconnait que la reddition de comptes est l’une des obligations qui incombent à tous ceux qui sont investis d'une autorité publique. Elle constitue un axe majeur sur lequel le Bénin met un point d’honneur, en vue d’assoir une bonne gouvernance et la transparence dans la gestion publique. Edouard Dannoudo explique que l’ordonnancement juridique national relatif à la mise en œuvre de la décentralisation au Bénin, dont le chantier est ouvert depuis 2003, a prévu l’obligation de reddition de comptes par les acteurs de la gestion publique à la base, à travers la production des comptes publics communaux, notamment le compte de gestion produit par le Trésorier communal et le compte administratif produit par l’ordonnateur de la commune. Il reconnait qu’en vue de renforcer le cadre règlementaire favorisant la transparence et répondant au devoir de redevabilité, les réformes structurelles intervenues dans le secteur de la décentralisation avec l’entrée en vigueur de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l'administration territoriale en République du Bénin ont rendu désuètes les dispositions du manuel de procédures de 2008. Ainsi, un nouveau manuel de procédures a été conçu et mis en œuvre. Dès lors, il est important de former les acteurs concernés. D’ailleurs, précise-t-il, afin de procéder à cette mise à jour, la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, a bénéficié de l’appui du projet Paajcog mis en œuvre par l’Ong Alcrer. Il faut noter que les travaux de cette session prendront fin demain vendredi.
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