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Projet du budget général de l’Etat, gestion 2016: Les regrets et suggestions de l’ANCB au Parlement
La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a reçu hier en audition publique l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) autour du projet du budget général de l’Etat, gestion 2016. Celle-ci a déploré l’abattement de près de 10 milliards FCFA des crédits destinés à la décentralisation par rapport aux prévisions budgétaires de 2015.
Les députés membres de la Commission budgétaire sont désormais au parfum des observations et préoccupations de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) par rapport au budget général de l’Etat, gestion 2016. Une délégation du bureau de l’association conduite hier par son président Soulé Alagbé était à cet effet devant la Commission budgétaire. L’ANCB a fait part aux députés de ses analyses et suggestions. L’association a constaté avec regret que les prévisions de 2016 au titre du Fonds d’appui au développement des communes (FADeC) soient abattues. Elles s’élèvent à 36, 582 milliards FCFA avec une baisse considérable de 32,73% par rapport aux prévisions de 2015. Il en est de même pour les crédits destinés à l’assistance-conseil de l’Etat aux communes qui ont connu un taux de régression de 14,7%. Le montant total des crédits de soutien de l’Etat à la décentralisation est de 37,137 milliards au titre des prévisions de 2016 contre 47, 517 milliards FCFA en 2015, soit un taux de régression de 21%, relève à la presse Soulé Alagbé au sortir des échanges avec les députés. Il observe que les crédits destinés à la décentralisation soient revus à la baisse pendant que les besoins des communes ne cessent d’accroître sur le terrain. Il y a lieu de chercher des mesures compensatoires, pense-t-il.
Selon Soulé Alagbé, plusieurs nouvelles mesures fiscales initiées donnent de l’inquiétude aux autorités locales. La délégation de l’ANCB dit avoir attiré l’attention des députés sur deux de ces mesures fiscales. Il s’agit de l’entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2016 de la Taxe professionnelle synthétique (TPS) regroupant l’impôt sur le revenu, la patente, la licence et le versement patronal sur les salaires et de nouvelles mesures portant sur la revue à la hausse des redevances de GSM. Sont assujetties à la TPS, les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur ou égal à 50 millions FCFA.
Le principale recette des communes
L’ANCB déplore que les élus locaux n’aient pas été impliqués dans les études qui ont conduit à cette réforme car la patente est la principale recette des communes en matière d’impôt. La patente foraine en l’occurrence constitue une source très importante pour les communes surtout dans le dernier trimestre, fait remarquer le président de l’ANCB. En revanche, l’ANCB plaide pour une répartition judicieuse du produit de la Taxe professionnelle synthétique à raison de 75% pour les collectivités locales et 25% pour l’Etat.
L’ANCB déplore par ailleurs plusieurs autres mesures fiscales dans le budget général de l’Etat exercice 2016 comme la redevance sur la messagerie GSM et le relèvement de la redevance GSM. Ceci sans qu’aucune disposition du projet de loi de finances n’ait prévu une rétrocession en faveur des communes, qui pourtant abritent sur leur territoire des pylônes de GSM.
Soulé Alagbé n’a pas manqué de revenir sur le sempiternel problème du manque de transfert de ressources dévolues aux communes qui est toujours à la traîne.
Au regard de ses constats regrettables, l’ANCB suggère la prise en compte de la proposition de répartition du produit de la Taxe professionnelle synthétique (TPS) à raison de 75% pour les communes et 25% pour l’Etat, la prise en compte de la suggestion qui demande à l’Etat d’affecter aux communes une partie des redevances GSM pour compenser le manque à gagner qui résulte de l’exonération de l’imposition des installations des pylônes de GSM sur les territoires des communes par la loi de finances gestion 2009.
Soulé Alagbé et les siens souhaitent par ailleurs que les révisions de dotations budgétaires aux ministères chargés de l’Enseignement maternel, de l’Agriculture, et de la Décentralisation ainsi qu’à l’ANCB connaissent des améliorations.
Le président de l’ANCB se dit ragaillardi par les apports fructueux des députés qui auraient été de véritables avocats du développement local. Ils auraient promis de voir dans quelle mesure ils peuvent agir pour améliorer les choses au profit de la décentralisation, laisse entendre Soulé Alagbé.

Campagne nationale de repeuplement des plans et cours d’eau : Des eaux du Mono-Couffo reçoivent 40 000 alevins
Le Centre d’action régionale pour le développement rural (Carder) du Mono-Couffo a entrepris depuis, lundi 9 novembre dernier, le repeuplement de certains plans et cours d’eau. C’est une activité inscrite dans le cadre d’une campagne nationale qui court jusqu’à la fin du mois de novembre.
Depuis le 1er octobre dernier, le Bénin est en campagne pour le repeuplement de ses plans et cours d’eau. Dans le cadre de cette initiative, le Carder du Mono-Couffo entreprend de lâcher 40 mille alevins dans certaines eaux de pêche retenues dans les départements de son intervention.
Pour donner le top de cette activité hier, le préfet Corentin Kohoué et le directeur général du Carder, Maurice Noumonvi ont lâché au total 1 000 alevins dans les eaux du lac Togbadji situé dans l’arrondissement de Dévé dans la commune de Dogbo.
A cet acte posé pour le compte du département du Couffo, suivra dans les prochains jours, le tour de repeuplement des eaux retenues dans le Mono, annonce le directeur général. Trois plans et cours d’eau du département sont concernés. Il s’agit des fleuves Couffo et Mono puis du lac Doukon situés respectivement dans les communes de Bopa, Grand-Popo et Lokossa.
A l’issue de cette opération, les pêcheurs devront observer trois à cinq mois d’inactivité sur les quatre sites afin de permettre aux alevins de croître, laisse entendre Maurice Noumonvi. Selon lui, le gouvernement initiateur de cette campagne de repeuplement entend doubler à moyen terme la production actuelle des pêches et par conséquent améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers un meilleur accès aux protéines d’origine halieutiques. Si le représentant des pêcheurs, Hounnouvi Dhossou et le chef de l’arrondissement de Dévé sont contents de savoir que les gouvernants se préoccupent tant de leur mieux-être, la période d’inactivité paraît difficile à tenir. L’élu communal, Kouami Tona, représentant le maire de Dogbo insiste alors auprès du préfet pour que celui-ci mette son autorité au service de la cause de cette restriction utile à la reconstitution du stock des plans et cours d’eau.
Ce que ne manquera pas de faire le préfet Corentin Kohoué qui y est allé en langue locale. Toutefois l’autorité préfectorale estime qu’il est du ressort des élus de poursuivre la sensibilisation et de travailler à sortir leurs mandants de la pauvreté. Car, dira-t-il, cette intervention en lien avec les efforts d’arrimage du secteur de la pêche aux normes internationales conduit non seulement à dynamiser les emplois halieutiques mais surtout à accroître le revenu de ses acteurs.
Notons que cette campagne de repeuplement lancée le 1er octobre dernier, jour de la 1re édition de la Journée de l’empoissonnement se poursuivra jusqu’au lundi 30 novembre prochain.

Promotion des droits des enfants: L’Unicef dote l’ORTB et Canal3 de nouveaux équipements
Dans le cadre de la mise en œuvre des directives de sa convention relative aux droits des enfants et pour la pérennisation du partenariat avec les médias publics et privés, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) au Bénin a procédé, hier lundi 9 novembre 2015 à son siège à Cotonou, à la remise officielle de matériels à l’Office de Radio diffusion et de Télévision du Bénin (ORTB) et à la chaine d’informations privée Canal3 Bénin.
La représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Anne Vincent a procédé hier lundi 9 novembre, à la remise officielle de matériels d’une valeur de plus de 60 829 Dollars à l’Office de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (ORTB) et à la chaîne d’informations privée Canal3 Bénin. Cet appui vient renforcer le protocole d’accord qui relie les organes de presse à l’institution et qui vise à promouvoir le droit des enfants, à soutenir les efforts de l’Unicef et du gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre effective de sa convention relative aux droits des enfants.
«Comparativement ces accords ont pour ambition d’informer, de sensibiliser la population béninoise sur plusieurs thématiques dont la santé, la vaccination, la malnutrition, le VIH Sida, l’enregistrement des naissances et la traite des enfants, les violences faites aux enfants, l’éducation des filles et celles des enfants hors de l’école, surtout les enfants handicapés, l’infanticide rituel, les enfants dit sorciers et les rites d’initiation», a déclaré la représentante résidente de l’Unicef Dr Anne Vincent.
Selon elle, les structures médiatiques bien qu’étant des partenaires stratégiques ne sont pas des entreprises philanthropiques. C’est pourquoi, l’Unicef leur fournit du matériel pour réaliser des productions et des publications de qualité. Ainsi, avec ces équipements, l’Unicef entend soutenir et remercier les organes de presse dans l’accomplissement de leur mission. Depuis quelques années déjà, a-t-elle ajouté, ces organes sont restés présents dans les grands événements comme la célébration des Journées internationales de l’enfant, des filles, le Forum national sur les 1000 premières vies et la lutte contre la malnutrition chronique. Mais aussi la participation aux nombreuses visites de terrains pour faire connaître la situation quelque fois alarmante des enfants qui, dans des zones isolées du pays manquent cruellement d’accès aux soins de santé, à une éducation de qualité ou à la protection contre les violences. « L’information permet l’action, votre travail est essentiel pour appeler les populations à adopter de bons comportements particulièrement le lavage des mains à l’eau et au savon, la défécation dans des latrines, l’utilisation des moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme», souligne-t-elle.
Pour finir, Dr Anne Vincent appelle les organes de presse à poursuivre leurs efforts pour que l’enfant soit au cœur de toutes les parutions, publications et réalisations. Pour cela, elle n’a pas manqué de leur notifier l’engagement de son institution à toujours accompagner ces organes de presse qui constituent des partenaires stratégiques pour la bonne marche de sa convention.
Le secrétaire général de l’Office de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (ORTB), Jacques Kougbadi porte-parole des récipiendaires a remercié, la représentante résidente de l’Unicef pour ces équipements qui sont des outils essentiels pour leur travail et qui viennent ainsi renforcer leurs capacités d’actions. Au nom de tous, il a pris l’engagement d'en faire bon usage afin de mieux accompagner l’Unicef dans ses actions en faveur des enfants et des femmes.

Conseil des ministres: Des mesures en faveur des sinistrés de Dantokpa
Le Conseil des ministres s’est réuni en séance ordinaire, le jeudi 05 novembre 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire de feus:
- Zacharie Chabi Kobi, précédemment Consul honoraire du Bénin à Ibadan, Etat d’Oyo, République fédérale du Nigeria, membre du haut Conseil des béninois de l’extérieur (HCBE) ;
- Coovi Mathieu Tognide, professeur titulaire de Psychiatrie, précédemment directeur du Centre national hospitalier universitaire de psychiatrie (CNHUP) de Cotonou ;
- Chantale A. Baï Kpoguè, épouse de monsieur Gérard Kpatindé, directeur adjoint de la Programmation et de la Prospective de la primature ;
- Bona Salmata Adjikè Aboudou, mère de monsieur Odoï Bio Irénée Aboudou, directeur de l’Office national d’Appui à la sécurité alimentaire (ONASA) ;
- Mignonsin Nouchet, épouse Ananouh, mère de monsieur Victor K. Anannouh, directeur de l’Habitat et de la construction du ministère de l’Urbanisme de l’Habitat et de l’Assainissement ;
- Aminatou Moustapha épouse Salami, mère de monsieur Salami Abdou Gafar Agnila directeur adjoint de la Programmation et de la Prospective du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement;
- Paule Soumaho épouse Quenum Possy Berry, mère de monsieur Gabriel Soumaho, ex-Conseiller technique à la Réforme foncière du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement ;
- Assiba Sylvie Silveira, infirmière diplômé d’Etat, précédemment en service à la direction nationale de la Santé publique du ministère de la Santé ;
- Bernice Kadekou, préposée de Services administratifs à la retraite, précédemment en service à l’Inspection générale du ministère de la Santé ;
- Médard Ahouansou Médard, Ingénieur de la statistique, précédemment responsable du suivi évaluation du Projet de renforcement de la performation du secteur de la Santé (PRPSS) ;
- Eudoxie Agbokou épouse Houssou, épouse de monsieur Vincent, administrateur civil, chef de la division de l’opérationnalisation du Plan du travail annuel de la direction de la Programmation et de la Prospective ;
- Gnon Kina Philomène Lokoto, agent d’entretien et de service, précédemment en service au Centre de promotion sociale de Gogounou.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a examiné des dossiers relatifs aux domaines de la présidence de la République, de l’intérieur et de la sécurité, de l’énergie, de l’agriculture, de l’éducation , de la famille, des affaires étrangères, de l’environnement, des infrastructures, de la communication et de la gouvernance locale.
1- A la présidence de la République des communications du secrétaire général du gouvernement et de la secrétaire générale de la présidence de la République relatives à :
- la participation du Bénin à la première rencontre des secrétaires généraux de gouvernement des états membres de l’UEMOA au Niger (Niamey) du 05 au 08 novembre 2015 ;
- la cérémonie officielle d’adhésion du Bénin à l’Union nationale des combattants d’Afrique (UNC-A), d’affiliation à l’UNC/France et de remise de drapeau au Bénin en qualité de président de l’UNC Afrique ;
- la célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, édition 2015 ;
- la Neuvième (9è) session ordinaire du Conseil national de lutte contre le VIH /SIDA/IST (CNLS), Cotonou le19 novembre 2015
1- dans le domaine de la Sécurité publique et des cultes, le ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et des Cultes a rendu compte au Conseil des préparatifs des obsèques du général président Mathieu Kérékou décédé le 14 octobre 2015.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé :
- de la mise en place d’un comité national d’organisation des obsèques du président Mathieu Kérékou, présidé par le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement secondaire et comprenant le ministre d’Etat en charge des Finances, les ministres en charge de l’Intérieur, de la Défense nationale, des Relations avec les Institutions, le CONAMO et la famille de l’illustre disparu: le colonel Montan Kérékou, le ministre Modeste Kérékou et l’ambassadeur Moïse Kérékou ;
- en relation avec la famille du président Kérékou, du programme de déroulement des obsèques. Il s’agit en substance de:
- mercredi 09 décembre 2015 : retrait et hommages des Forces armées béninoises au Camp Ghézo suivi de la veillée de prière corps présent au domicile du général Mathieu Kérékou ;
- jeudi 10 décembre 2015: hommages nationaux au stade de l’Amitié rendus au président Mathieu Kérékou par toutes les couches sociales des populations béninoises (gouvernement, institutions de la République, travailleurs de toutes catégories etc.) en présence de quelques chefs d’Etat des pays amis invités;
- vendredi 11 décembre 2015 : procession du corps vers Natitingou avec escales dans certaines de nos villes principales ;
- samedi 12 décembre 2015 : inhumation du général à Natitingou aux côtés de sa chère maman et de son frère.
Le gouvernement rassure le peuple béninois que conformément à l’engagement pris par le président de la République depuis la disparition du général président Mathieu Kérékou, des dispositions seront prises pour que des hommages simples et dignes à la mesure de la grandeur du président Mathieu Kérékou lui soient rendus. Le Conseil des ministres invite le peuple béninois à prendre une part active aux hommages comme il l’a fait tout au long du deuil national.
En outre, le Conseil des ministres a approuvé l’opération dénommée «Djakpata 2» dans le cadre de la sécurisation de fin d’année 2015 des biens et des citoyens béninois et étrangers résidant sur le territoire national. En approuvant cette opération, le Conseil des ministres a instruit le ministre de la Défense nationale de rendre compte au prochain Conseil des ministres de l’ouverture des nouveaux camps militaires à Kilibo, Savè et Covè.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge du Commerce, de la Gouvernance locale et des Communications de revoir la gouvernance faite à ce jour du traitement de l’essence frelatée aux fins de proposer une nouvelle stratégie pour une meilleure maîtrise des flux du carburant de l’informel.
1- Dans le domaine de l’énergie, le ministre en charge du secteur a rendu compte au Conseil des ministres des dispositions prises pour augmenter de façon significative l’offre d’énergie électrique conventionnelle et solaire. En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé de diligenter une mission interministérielle au Togo afin de convenir avec la partie togolaise, des conditions de mobilisation de ressources par la levé de fonds sur le marché régional par le ministre d’Etat en charge des Finances conjointement avec son homologue togolais après apurement par les deux Etats de la dette de près de soixante (60) milliards de francs CFA de la CEB à l’égard du Nigeria aux fins de bénéficier d’une offre supplémentaire d’énergie électrique de 300 MW. Cette mission conduite par le ministre d’Etat en charge des Finances comprendra le ministre de l’Energie, lequel par ailleurs devra poursuivre le renforcement du partenariat PPP dans le cadre de l’offre d’énergie.
En ce qui concerne l’énergie solaire, le Conseil des ministres a décidé de doter le marché Dantokpa dans le cadre de sa reconstruction et de sa modernisation de 3 000 lampadaires.
2- dans le domaine de l’agriculture, des communications relatives à :
- l’acquisition d’engrais vivriers NPK et urée pour l’autonomisation de la Centrale d’achat des Intrants agricoles (CAIA-SA) au titre de la contre saison agricole 2015-2016
- l’approbation de la clé de répartition des fonds liés aux fonctions critiques de la filière coton au titre de la campagne 2014-2015 ;
- l’organisation le 14 novembre 2015 à Banikoara dans le département de l’Alibori de la cérémonie de lancement officiel de la commercialisation du coton graine au titre de la campagne 2015-2016 ; au cours de cette cérémonie, le président de la République procèdera à la remise de tracteurs aux producteurs lauréats.
Par ailleurs dans le cadre des opérations d’égrenage au titre de la campagne 2015-2016, l’égrenage à façon a été retenue et son prix est fixé à 60 000 FCFA la tonne pour tenir compte de la tendance baissière des coûts internationaux. En ce qui concerne les possibilités d’amélioration du partenariat avec les égreneurs, elles sont à l’étude à partir de la présente campagne.
Aussi, le ministre en charge de l’Agriculture a-t-il été instruit aux fins de faire prendre les dispositions :
- par la Sonapra pour démarrer l’égrenage dès le 15 novembre 2015 et rendre compte du point technique et financier des deux dernières campagnes (2013-2014 et 2014-2015) pour les usines réquisitionnées ;
- par la Sodéco, pour rendre compte du point technique et financier des campagnes de 2008 à 2011.
Le Conseil des ministres saisit cette occasion pour rappeler aux acteurs concernés que le portage des actions des producteurs de 17,5% a pris fin depuis le 31 décembre 2011 et que l’actionnaire majoritaire de la Sodéco est l’Etat béninois.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres du point des placement de coton fibre à l’international et du coton graine au titre de la campagne 2014-2015. Il ressort de ce compte rendu que 73 000 tonnes de coton fibre ont été placés pour une recette attendue de 62 milliards de francs CFA. Il reste à placer près de 57 000 tonnes de coton fibre.
1- dans le domaine de l’éducation, une communication du vice- Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique relative à la session de rattrapage à la Faculté de Lettres, Arts et Sciences humaines de l’Université d’Abomey-Calavi au titre de l’année académique 2014-2015.
S’agissant de la session extraordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement/Centrales et Confédérations syndicales, le Conseil après avoir entendu le compte rendu fait par le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement secondaire et le ministre en charge de la Fonction publique a pris acte du relevé des conclusions signé des deux parties et instruit la partie gouvernementale de poursuivre les négociations en vue de l’intervention de la signature des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire, du secondaire et de la formation technique et professionnelle .
Le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des jeunes a rendu compte au Conseil des ministres de l’achèvement de 25 modules de quatre (4) salles de classe dans le cadre du Plan mondial pour l’Education ainsi que de la réception prochaine des lycées technique de Kandi, de Djougou, de Bariénou, de Tchaourou, de Kpataba, de Lokossa et le Centre de formation de Kouandé.
En outre, le Conseil des ministres a décidé de la prise en charge par l’Etat des trente-un (31) enseignants du Village du millénaire de Founnougou, dans la commune de Banikoara afin de permettre la poursuite de l’expérience en cours.
1- Dans le domaine de la famille, deux projets de décrets ont été adoptés. Il s’agit des :
- projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, du protocole facultatif à la convention relative aux droits de l’enfant établissant une procédure de présentation de communication, adopté à New-York, le 19 décembre 2011 et du
- Projet de décret portant désignation de l’Autorité centrale du Bénin en matière d’adoption internationale.
Le ministre en charge de la Famille a également rendu compte au Conseil des ministres du Forum national sur la femme béninoise et de la célébration de la 20e édition de la Journée internationale de la Femme, du 06 au 08 mars 2015, au palais des Congrès de Cotonou et de l’appui aux populations de Boe dans l’arrondissement de Kika, commune de Tchaourou, sinistrées par la tornade de la journée du vendredi 12 juin 2015.
En outre, le Conseil a décidé de l’envoi au Ghana d’une délégation composée du ministre d’Etat en charge des ODD, des ministres en charge de l’Intérieur et de la Famille pour témoigner de la compassion du peuple et du gouvernement béninois envers le peuple ghanéen lors de l’explosion d’une station d’essence et qui a causé de nombreuses pertes en vies humaines. La délégation devra remettre au gouvernement ghanéen une somme de deux cent mille (200. 000) dollars en guise de solidarité.
2- dans le domaine des affaires étrangères, trois communications relatives à :
- la participation du président de la République au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement sur la migration à La Valette, Malte, les 11 et 12 novembre 2015 ;
- la participation du Bénin à la huitième (8e) édition de « WORL POLICY CONFERENCE » Montreux, Suisse, du 20 au 22 novembre 2015 ; et
- la tenue de la 3e édition du dialogue politique entre le Bénin et l’Union Européenne, Cotonou le 17 novembre 2015 ;
1- dans le domaine de l’environnement, une communication relative à la participation du Bénin à la 21e Conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques et à la 11e Conférence des parties agissant comme réunion des parties au protocole de Kyoto, Paris (France) du 30 novembre au 11 décembre 2015 ;
2- dans le domaine des infrastructures, à la suite d’une communication orale du ministre des Travaux publics et des Transports, le Conseil des ministres a décidé de la reconstitution des avoirs du Fonds routier. A cet effet, le secrétaire général du gouvernement est instruit aux fins de la saisine du directeur général de la SEGUB qui devra désormais virer directement au Fonds routier la part des ressources qui lui est attribuée sur demande de nos partenaires Techniques et Financiers. En outre, le ministre d’Etat en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation a été instruit par le Conseil des ministres aux fins de procéder au règlement des arriérés du Trésor vis-à-vis du Fonds routier ;
3- dans le domaine de la communication et des technologies de l’information et de la communication, le Conseil des ministres a autorisé l’organisation de la cérémonie de remise officielle des conclusions des deuxièmes états généraux de la presse béninoise (EGBP) au chef de l’Etat.
Les ministres en charge de la Décentralisation et de l’Urbanisme ont rendu compte au Conseil des ministres de l’évolution du chantier de reconstruction et de modernisation de la zone sinistrée du marché Dantokpa à la suite de l’incendie du samedi 31 octobre 2015.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé de ce qui suit :
1- la mise à disposition de trois (3) milliards et demi de francs CFA pour la reconstruction totale du marché de Dantokpa; ce fonds vient renforcer le fonds d’urgence du génie militaire pour la construction du marché ;
2- l’aménagement des berges par les ministres en charge de la Décentralisation, de l’Urbanisme et le génie militaire afin de recaser provisoirement tous les propriétaires dont les boutiques sont situées dans l’emprise à reconstruire, soit environ quinze (15) hectares ;
3- la mise en place d’un comité de suivi et de gestion du projet de reconstruction présidé par le Premier ministre et comprenant le ministre d’Etat en charge des Finances, les ministres en charge de la Décentralisation, de l’Urbanisme, de l’Intérieur et le génie militaire ;
4- l’ouverture de compte dénommé «sinistres marché Dantokpa» dans trois banques primaires de la place que sont Bank Of Africa (BOA), Eco-Bank et UBA aux fins de recueillir les contributions de bonnes volontés tant au plan national qu’international désireuses d’aider les sinistrés du marché Dantokpa pour la reprise de leurs activités commerciales. Le compte sous trois signatures (ministre de la Famille, président de l’ANLC et Chambre de commerce) valables dont deux à la fois pour mouvementer le co pte sera suivi par un comité d’une dizaine de membres composé des ministres en charge de la Décentralisation et de la Famille et des représentants des structures ci après :
* Conseil économique et social ;
* Autorité nationale de Lutte contre la corruption (ANLC) ;
* Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin ;
* Agence nationale pour la Protection civile (ANPC-MISPC) ;
* Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ;
* Croix Rouge ;
* SOGEMA ;
* Sinistrés ;
Le Comité rendra compte à la Nation dans un délai de deux (2) mois après l’ouverture du compte des dépôts et définira les modalités d’utilisation des fonds recueillis.
Aussi le Conseil des ministres a-t-il instruit le ministre d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation d’alimenter le compte par un apport initial du gouvernement de cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA.
En outre la Contribution des membres du gouvernement pour l’appui aux sinistrés se présente comme suit :
* président de la République : 10 000 000 F CFA ;
* Premier ministre : 5 000 000 FCFA ;
* vice- Premier ministre : 5 000 000 ;
* Ministres d’Etat : 3 000 000 FCFA chacun ;
* Ministres : 1 000 000 FCFA chacun.
Soit au total cinq quatre millions (54 000 000) de FCFA.
Le Conseil des ministres saisit cette occasion pour lancer un appel patriotique aux Institutions de la République, à tout le peuple béninois et à la communauté internationale pour leur participation active à l’aide aux sinistrés. Les artistes, les sportifs et les ONG sont invités à organiser des activités culturelles, sportives et des téléthons pour alimenter le compte «sinistrés du marché Dantokpa».
Nous devons rivaliser d’ardeur et de créativité pour venir en aide, dans un élan de solidarité à nos compatriotes en difficulté.
Enfin, les nominations et remises à disposition suivantes ont été prononcées :
I - Nominations
A la présidence de la République, sur proposition du président de la République :
1- Conseiller technique à la Cellule de suivi des projet de développement : monsieur Chabi Sika Abdel Kamar Ouassagari ;
2- Conseiller technique aux Affaires douanières : monsieur H. Julien Kpoviessi.
II - Remises à disposition
Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique :
- monsieur Thierry Arsène Codo ;
- monsieur Alidou Biao Amadou.
Au ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes :
- monsieur Nassirou Maman;
- monsieur Gérard Abissi.
Au ministère de la Santé :
- monsieur Luc Adéloui;
- madame Alice Anato
Au ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation :
- monsieur Evelle Gomez
Au ministère de la Justice, de la Législation et des droits de l’Homme:
- monsieur Vignon André Sagbo
Au ministère de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières et du développement des Energies renouvelables :
- monsieur Karim Boni Biao
Au ministère de l’Environnement chargé de la gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et Forestières:
- monsieur Aboubacar Gomina
A l’Assemblée nationale:
- madame Mathilde Guédou Roko
Fait à Cotonou, le 05 novembre 2015
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 10 nov. 2015

Arrestation de 11 agents de la direction du conditionnement: Les centrales et confédérations syndicales exigent leur libération sans délai
Après un sit-in des travailleurs de la direction de la Promotion de qualité et de conditionnement (DPQC) le vendredi dernier, 11 des agents ont été arrêtés et gardés à vue au Commissariat central de Cotonou. Hier lundi 9 novembre, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales ont tenu un point de presse au cours de laquelle, ils exigent leur libération sans délai.
Les travailleurs de la direction de la Promotion de qualité et de conditionnement viennent d’avoir le soutien des centrales et confédérations syndicales afin de mener la lutte suite à l’arrestation des 11 agents de leur direction. Selon le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin, Dieudonné Lokossou, le mouvement sera répandu avec d’autres travailleurs si ces agents ne sont pas libérés. Il conseille aux travailleurs de ne pas baisser les bras et de rester à l'écoute. Il a été appuyé par les autres secrétaires généraux notamment Paul Esse Iko, Noël Chadaré, Pascal Todjinou et Laurent Mètognon qui ont accordé leur soutien pour mener ensemble la lutte afin que la situation soit dénouée à l’avantage des travailleurs. Pour eux, ces travailleurs ont été maltraités à travers une mauvaise gestion des ressources financières, matérielles et humaines de la direction de la Promotion de qualité et de conditionnement.
Les faits
Selon le porte-parole des travailleurs, Armand Soglo, la direction de la Promotion de qualité et de conditionnement a été incluse dans l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (ABSSA). Ainsi, a-t-il dit, depuis le 28 mai dernier, est née à l’ABSSA une crise institutionnelle. Pour lui, dans le souci d’un règlement définitif de cette crise, il a été organisé les 2 et 3 septembre dernier, un atelier de relance de la dynamique institutionnelle de l’ABSSA présidé par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Au cours cet atelier, toujours selon ses dires, il a été retenu entre autres recommandations fortes, la reprise des activités de la DPQC avec la nomination d’un nouveau directeur. Mais, à leur grande surprise, le rapport a disparu dans les archives et les recommandations ne sont non plus appliquées. Plus loin, il a fait comprendre que c’est à la suite de tout ceci qu’ils ont déclenché une série de mouvement dont le sit-in qui a conduit à l’arrestation de 11 de leurs camarades le vendredi dernier. Il a aussi ajouté que les travailleurs arrêtés ne sont rien d’autres que des cadres de ladite direction.
Actualités 10 nov. 2015

Phase pilote du projet des Villages du Millénaire: De meilleurs rendements agricoles enregistrés à Banikoara
En septembre 2000, au Sommet du Millénaire des Nations Unies, les dirigeants de 191 pays du monde ont adopté la Déclaration du Millénaire. Le Bénin est partie prenante à cette Déclaration dont l’objectif principal a consisté à définir une vision consensuelle de développement à l’horizon 2015 et à renforcer la sensibilisation et l’engagement de la communauté internationale aux idéaux de paix, de justice et d’égalité des peuples. La première phase de la mise en œuvre de cette vision dans des villages de Banikoara qui ont été choisis, a montré que les effets des actions qui ont été menées se sont traduits à travers l’amélioration des rendements et superficie des cultures telles que le maïs et le riz et par ricochet, l’amélioration de la production céréalière et des revenus des coopérateurs appuyés.
La vision consensuelle adoptée lors du sommet du Millénaire des Nations Unies en 2000 dont le Bénin est partie prenante s’est traduite en un ensemble d’objectifs connus sous le vocable «Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)».
Selon un rapport analytique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et ses partenaires, les domaines ciblés concernent la réduction de l’extrême pauvreté, la sécurité alimentaire, l’universalité de l’éducation primaire, l’égalité des genres, la promotion de la santé de reproduction, la lutte contre la mortalité maternelle et la mortalité infantile, la lutte contre le VIH/SIDA, l’accès à l’eau potable et la préservation de l’environnement. Les OMD intègrent également d’autres aspects transversaux tels que la gouvernance, l’énergie, les infrastructures de base et le transport.
Pour contribuer à l’atteinte de ces objectifs, le Système des Nations Unies a mis en place un projet dénommé «Villages du Millénaire». Ce projet est une initiative de l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Koffi Annan.
La mise en oeuvre du Projet est assurée par le centre OMD Afrique de l’Ouest et du centre en partenariat avec les bureaux du PNUD.
Le projet vise à aider les communautés rurales africaines à sortir du piège de la pauvreté et à démontrer que des interventions à base scientifique avec l’implication et le leadership des institutions et des communautés locales, peuvent être combinées pour réaliser les OMD.
Au Bénin douze (12) villages parmi les plus pauvres ont été retenus pour l’expérience régionale des «Villages du Millénaire.» Le Bénin a choisi stratégiquement de démarrer son expérience avec le groupe de villages composés de Kandèrou, Founougo A et Founougo B de la commune de Banikoara.
Eliminer l’extrême pauvreté et la faim
Selon le rapport analytique du PNUD, les actions telles que définies dans le domaine des infrastructures, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de l’éducation, etc ont été expérimentées durant la première partie de la phase pilote (2011-2013) dans ce groupe de villages pauvres, l’objectif étant à terme d’en tirer des leçons pour une meilleure adaptation dans les onze (11) autres villages choisis.
Durant la première phase du PVM Banikoara, indique le rapport plusieurs actions ont été réalisées dans le domaine de l’agriculture afin de contribuer à l’atteinte de l’OMD 1. Il s’agit principalement de l’organisation des producteurs en coopératives (17 coopératives d’agriculteurs, pêcheurs et éleveurs); de l’aménagement des bas-fonds pour la production rizicole et maraîchère; de la mise à disposition des équipements, matériel et intrants agricoles au profit des coopératives; de l’organisation de la commercialisation de la production céréalière et du renforcement des capacités techniques des producteurs sur les bonnes pratiques agricoles.
Les effets de ces actions se sont traduits à travers l’amélioration des rendements et superficie des cultures telles que le maïs et le riz et par ricochet, l’amélioration de la production céréalière et des revenus des coopérateurs appuyés. Ainsi le PVM, tout en renforçant les moyens de production des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs a également contribué au renforcement de leurs capacités techniques et à l’amélioration du système de commercialisation de leurs productions.
Conditions favorables
En ce qui concerne la production maraîchère, les aménagements réalisés ont permis de créer des conditions favorables à cette production. Cela a favorisé l’introduction du maraîchage dans les habitudes culturales des coopérateurs. A la fin de la première phase du PVM, la production maraîchère qui était inexistante permet de dégager une production destinée à la consommation familiale. Les actions du PVM contribuent à l’amélioration de la qualité alimentaire et nutritionnelle de ladite consommation. Cette action a également contribué à l’amélioration du rendement du riz au cours des deux campagnes qui se sont suivies. L’organisation de la commercialisation des produits agricoles a été réalisée par la mise en oeuvre du warrantage.
Le warrantage est un système de crédit rural qui consiste à obtenir un prêt auprès d’un système financier décentralisé (SFD) en mettant en garantie un produit agricole susceptible de prendre de la valeur dans le temps.
Les produits mis en stocks
Dans l’expérience du PVM Banikoara, les produits stocks sont principalement le riz et le maïs et les parts déposées en garantie sont celles dégagées après avoir déduit de la récolte les besoins en céréales de la famille. Ainsi, les coopératives déposent en garantie leurs produits agricoles dans un magasin sain et sûr en vu d’obtenir un crédit dès la récolte sans les brader. Le montant du crédit obtenu est évalué à 80% du montant de la valeur du produit à la récolte et le crédit obtenu est utilisé pour financer des activités génératrices de revenus ou pour faire face à un certain nombre de problèmes (scolarité, santé …).
Une fois le crédit remboursé, soit grâce aux recettes provenant de l’activité menée, soit à partir d’une autre source identifiée lors du montage du dossier, le SFD libère le stock mis en garantie qui, ce faisant a augmenté de valeur, générant ainsi aux coopératives des surplus de revenus.
La campagne agricole 2012-2013 a été la première expérience des coopératives en matière de warrantage. Environ 4 000 000 FCFA de crédits ont été obtenus par les membres de quatre coopératives.
Pour la campagne 2013-2014, 8 010 000 FCFA de crédits ont été obtenus à la date de 31 décembre 2013 par une seule coopérative, soit une amélioration de 100,25% du taux de financement du crédit warranté.
En termes de stocks déversés sur le marché, les coopératives accompagnées par le PVM ont fourni en périodes de soudure plus de 119 tonnes de céréales au cours de la campagne 2012-2013. A la date du 31 décembre 2013, plus de 120 tonnes étaient déjà mobilisés par trois coopératives?

Formation au bon suivi des projets d’infrastructures: Favoriser l’efficacité des investissements au Bénin
Le ministère en charge de la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement et les Objectifs de Développement durable, avec l’appui de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la Fondation pour le Renforcement des Capacités (ACBF), organise du 9 au 20 novembre à Cotonou, une formation sur le thème : « Planification, programmation, budgétisation, suivi et évaluation des projets d’infrastructures ». Celle-ci a été ouverte hier lundi 9 novembre par les soins du ministre en charge de l’Energie Spéro Mensah, assurant l’intérim de son collègue chargé des OMD-ODD.
Trente-cinq (35) cadres provenant de ministères sectoriels qui interviennent dans l’œuvre de l’Agence béninoise des Grands travaux, bénéficient d’une formation sur le thème «Planification, programmation, budgétisation, suivi et évaluation des projets d’infrastructures». Joseph Tamègnon, conseiller technique à l’Economie du président de la République, justifie la tenue de la formation, sollicitée pour le compte de l’Agence, par le souci de mettre ses acteurs à niveau pour des résultats plus concrets et plus diligents, et même à coûts maîtrisés. En un mot, il s’agit d’améliorer les prestations de l’Agence et pour favoriser l’efficacité des investissements au Bénin.
Le professeur Sylvain Boko, représentant de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), ne pense pas moins. Il rappelle que la demande formelle du gouvernement béninois à la CEA et à l’ACBF, aux fins d’assistance technique à l’Agence béninoise des Grands travaux, date de juillet 2014.
Sylvain Boko indique que sur le plan continental, la création de telles agences constitue un outil stratégique de coordination et d’harmonisation des projets d’infrastructures de grande envergure; ceux-ci entrant en droite ligne de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Aussi, la CEA et l’ACBF ont-elles répondu favorablement à la requête.
Sylvain Boko espère que cette formation permettra aux participants de relever leur niveau en la matière et que le Bénin servira d’exemple pour étendre la même approche au niveau continental.
Le représentant de l’ACBF, C. Rémy Noumon, confirme le bonheur des deux institutions d’appuyer l’Agence, notamment de la sienne qui, en dépit de ses objectifs spécifiques, est très peu connue sur le continent. Pourtant elle cherche, entre autres, à fournir un cadre intégré pour une approche holistique du renforcement des capacités dans des domaines divers dont l’analyse et la gestion des politiques économiques, l’administration et la gestion publique, la professionnalisation de l’expression de la Société civile…
Bonifier les prestations
L’ACBF n’est pas à son premier appui au Bénin, informe C. Rémy Noumon, rappelant qu’elle a aidé notamment à la mise en place de la Cellule d’Analyse des Politiques de l’Assemblée nationale (CAPAN).
Quant à Herbert Robinson, représentant de l’Institut des Nations Unies pour le Développement et la Planification (IDEP), mise en place par des Africains, son institution est de l’avis que les Etats africains doivent prendre en charge leur destin. Et c’est avec plaisir, dit-il, que l’IDEP, organe subsidiaire de la CEA, prend part à ce programme. Pour lui, la création de l’Agence béninoise des Grands travaux, est une preuve de la prise de conscience du Bénin pour l’impulsion que peuvent apporter ces travaux au processus de développement. Aussi se réjouit-il que les participants, au cours des deux semaines à venir, verront leurs capacités renforcées. Tout en reconnaissant l’importance du secteur agricole pour le continent, Herbert Robinson fait observer que les infrastructures sont tout aussi importantes et doivent être de plus en plus intégrées aux politiques de développement. D’où elles doivent se construire de façon méticuleuse et planifiée, pour que leur impact sur le développement soit optimal.
Le ministre Spéro Mensah, remerciant les partenaires de la présente formation, soutient que le chef de l’Etat a résolument mis le Bénin sur le chemin de l’émergence en engageant de grands travaux. Dont la maîtrise des coûts, la programmation et l’efficience sont des impératifs. Ce qui justifie l’avènement de l’Agence béninoise des Grands travaux pour promouvoir les projets structurants nécessaires à l’amélioration de la croissance, et le choix sélectif du personnel de celle-ci. Lequel personnel, en dépit de sa qualité intrinsèque, a besoin d’être mieux aguerri encore pour des prestations à la hauteur des attentes. C’est la raison d’être de cette formation qui favorisera l’actualisation des connaissances et l’acquisition de nouvelles, se réjouit Spéro Mensah?

8e session de formation de l’AA-HJF: Mettre la justice africaine en phase avec les réalités de son temps
L’Ecole régionale supérieure de la magistrature (Ersuma) à Porto-Novo, abrite depuis hier lundi 9 novembre les travaux de la 8e session de formation des magistrats des juridictions membres de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (AA-HJF). Les assises qui prennent fin ce mardi 10 novembre, ont été lancées par le ministre en charge de la Justice, Evelyne da Silva.
Unir l’Afrique par le droit et la justice. C’est le crédo de l’Association africaine des hautes juridictions francophones. Ce qui passe par le renforcement des capacités de ses membres pour leur permettre de s’acquitter efficacement de leur mission sur le terrain. Un défi auquel s’attèle l’AA-HJF depuis 2006 avec le concours financier de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Ainsi, fidèle à sa vision, l’association tient depuis hier à l’Ecole régionale supérieure de la magistrature (Ersuma), les travaux de sa 8e session de formation au profit de ses 35 juridictions membres et celles du fond au Bénin.
Le directeur général de l’Ersuma, Félix Etoundi Onana, dit s’honorer que son école soit une fois encore retenue pour abriter les travaux de cette formation de grande facture. Ceci, quand on sait que les magistrats jouent un rôle très important dans l’enracinement de l’Etat de droit et de la justice en Afrique. Il a salué la forte mobilisation aux travaux des juridictions membres de l’association.
Pour Ousmane Batoko, président de la Cour suprême du Bénin et président du Conseil d’administration de l’AA-HJF, cette forte mobilisation est la preuve que les différentes hautes juridictions membres du réseau attachent du prix au renforcement des capacités d’intervention de leurs principaux animateurs. C’est aussi, la preuve que les institutions judiciaires nationales, régionales et communautaires entendent jouer efficacement leur partition dans un monde en constance évolution technologique et sociétale, souligne Ousmane Batoko.
«Le forum judiciaire international qui prend place dès ce jour, vient en échos au souci quotidien des hautes juridictions africaines francophones de rendre des décisions de qualité, à la hauteur des enjeux de nos sociétés, sur des matières aussi diverses que variées, touchant au vaste domaine du droit, qu’il soit public, privé ou encore communautaire», indique le président de la Cour suprême du Bénin. Et pour y arriver, une quinzaine de communications ont été prévues pour meubler les travaux soit en plénière ou en ateliers spécialisés. Elles touchent entre autres ''La problématique des révisions constitutionnelles en Afrique''; ''Le juge africain face aux enjeux environnementaux'', ''Les droits acquis et le principe de l’intangibilité des actes administratifs'',. ''L’applicabilité des dispositions de l’OHADA en matière fiscale et le contrôle de la déclaration des biens des personnalités de l’Etat''.
Les participants auront à confronter leurs idées et partager leurs expériences à l’aune de l’évolution du droit et de la justice en Afrique et dans le monde. Les communicateurs viennent du Bénin, du Togo, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Sénégal.
Le souhait le plus ardent de Ousmane Batoko, en tout cas, est que le participant retourne dans son office avec la légitime fierté de s’être remis à niveau, d’avoir actualisé ses connaissances afin de contribuer, mieux que par le passé, à réaliser le vœu cher aux justiciables, celui d’une justice plus efficace, rendue dans des délais raisonnables et surtout d’une justice plus en phase avec les réalités de son temps.
Ouvrant les assises au nom du chef de l’Etat, le ministre en charge de la Justice, Evelyne da Silva a loué l’existence de ce creuset scientifique qui unit les Hautes juridictions d’Afrique francophone. Selon elle, cette intégration juridique et judiciaire est très noble dans un monde en pleine mutation économique, politique, sociale et environnementale. C’est pourquoi, elle a souhaité aux participants un échange fécond pour le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie en Afrique?

Rapprochement entre les peuples frontaliers à Hilla-Condji: Des forces de sécurité du Togo et du Bénin s'affrontent
Policiers, gendarmes et militaires du Bénin rencontrent leurs homologues du Togo à l’occasion d’un tournoi de football lancé, samedi 7 novembre dernier à Hilla-Condji. L’objectif poursuivi est de faire oublier les frontières artificielles établies pour séparer les deux peuples frontaliers.
Des éléments des forces de sécurité du Bénin et du Togo voisin, croisent les crampons dans un tournoi de football version petits camps. L’évènement s'est déroulé, depuis samedi 7 novembre dernier sur le terrain de sport du complexe scolaire de Hilla-Condji, dans la commune de Grand-Popo. Il a enregistré la participation de quatre équipes dont une seule venue du Togo, en l’occurrence les éléments en service à Sanvé-Condji. La parité de trois équipes par pays n’a pu être réalisée compte tenu du manque d’effectif disponible du côté des Togolais, selon les explications recueillies auprès des organisateurs.
Dans les rangs de ceux-ci, le commissaire de police d’Agoué, Ludovic Noudofinin et son homologue de la douane, laissent entendre que l’initiative vise à unir davantage les deux peuples voisins au point de leur faire oublier les frontières artificielles qui les séparent.
Pour le compte de la journée du samedi dernier, l’équipe togolaise a perdu (1-0) en match d’ouverture contre la base navale défendant les couleurs béninoises. Le second match opposant des policiers aux gendarmes, deux équipes béninoises, s’est soldé à la suite d’une confrontation à rebondissements, par 2 buts à 1 en faveur de la Gendarmerie. Le tournoi va se poursuivre, les samedis prochains à Hilla-Con-dji, pour le plaisir des populations qui n’ont pas voulu se faire conter cette première édition desdites rencontres sportives inter-forces.

Primaire au RESOATAO pour la présidentielle de 2016: Atao Mohamed Hinnouho plébiscité candidat
Dans la perspective de la présidentielle de 2016, le parti Rassemblement des Elites pour un Succès objectif par une Alternance triomphale avec des Actions Orientées (RESOATAO) a tenu, samedi 7 novembre dernier à son siège à Cotonou, sa primaire. Au terme du scrutin qui a enregistré trois candidats, c’est Atao Mohamed Hinnouho, président de cette formation politique, qui a été élu pour défendre les couleurs du parti.
Le porte-étendard du parti Rassemblement des Elites pour un Succès objectif par une Alternance triomphale avec des Actions Orientées (RESOATAO) pour la présidentielle de 2016 est connu. C’est Atao Mohamed Hinnouho qui a été plébiscité à l’issue d’une élection primaire.
Proclamant les résultats, Ambroise Padonou, président de la commission électorale, a précisé qu’au total 200 électeurs étaient convoqués. Mais 164 ont répondu présents au scrutin dont 141 ont exprimé leurs suffrages en faveur d’Atao Mohamed Hinnouho. Quant à ses deux concurrents Eliane Saïzonou et Félix Sèmassa Tohoyessou, ils ont respectivement engrangé 14 et 8 voix avec un bulletin nul.
Avant d’en arriver à ces résultats, parole fut donnée à chaque candidat pour dire sa motivation. Si pour Eliane Saïzonou, présidente des femmes du RESOATAO, son objectif est « d’améliorer la condition des femmes du Bénin qui entraînera l’amélioration de celle de toute la nation », Félix Sèmassa Tohoyessou mettra l’accent sur la solidarité et le partage. A son tour, le plus jeune des candidats, Atao Mohamed Hinnouho, fera savoir que ce n’est pas sa faute s’il a 40 ans en 2016 pour être candidat à la présidentielle. Il mentionnera ses qualités d’homme pragmatique, de développement, social, d’action et de victoire avant d’inviter les électeurs à compter sur lui pour que le Bénin change. Et pour cela, il lui faut avoir leur soutien à travers le choix qu’ils porteront sur sa personne pour défendre les couleurs du parti. A l’issue de cette primaire, c’est sur ce dernier que le choix des délégués venus des quatre coins du Bénin a porté. Après la proclamation des résultats, il a déclaré que depuis l’indépendance, c’est la première fois qu’un citoyen de 40 ans est candidat à la présidentielle. Mais il est sûr de lui. «Ce n’est pas pour y faire de la figuration, ni pour distraire les populations», a-t-il lancé à l’endroit de ses détracteurs. Pour lui, «l’élection présidentielle est si sérieuse qu’on ne saurait y aller sans avoir des raisons valables et sans prendre les dispositions nécessaires pour mettre toutes les chances de son côté ». Appréciant l’organisation de ce scrutin interne, Atao Mohamed Hinnouho y a perçu le règne de la démocratie. « Vous venez de démontrer à tous que le parti RESOATAO est une école de démocratie où tous les militants sont égaux », a-t-il souligné.
Expliquant cette démarche du RESOATAO, Hyacinthe Toï, président du comité d’organisation de l’élection primaire, a indiqué que l’initiative est « inédite et historique ». Car, a-t-il poursuivi, depuis la conférence nationale de 1990, c’est la première fois qu’un parti politique se livre à cet exercice de désignation démocratique de son candidat à la présidentielle. Après avoir rappelé le processus ayant abouti à cette primaire, il a précisé que les trois candidats ont pu faire acte de candidature.
Passée cette étape, le parti s’apprête pour l’investiture du candidat élu. Ce dernier a annoncé attendre cette investiture pour dévoiler son projet de société pour la présidentielle.