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Proposition de loi sur le loyer à usage domestique : Les députés de l'UN expliquent le bien fondé de leur initiative
Le groupe parlementaire «L’Union fait la Nation» a animé hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo une conférence de presse. La proposition de loi sur le loyer à usage domestique a été surtout le plat de résistance de cette sortie médiatique dirigée par le député Antoine Kolawolé Idji.
Louer une maison ou une chambre à habitation domestique particulièrement dans les grandes villes du Bénin, ce n’est pas de la mer à boire. C’est un véritable casse- tête surtout pour les moins nantis et les jeunes face à des propriétaires véreux. La question préoccupe certains députés de la 7e législature qui ont déposé deux propositions de loi pour réglementer le secteur. La première émane de l’honorable Antoine Kolawolé Idji et certains de ses collègues du groupe parlementaire « L’Union fait la Nation ». Et la seconde visant le même objet a été déposée par le député FCBE Bonaventure Aké Natondé.
Lors d’une conférence de presse hier, le député Antoine Kolawolé Idji entouré de ses collègues de l’UN dont Joseph Djogbénou, Parfait Houangni et Jocelyn Dégbey a expliqué les raisons qui justifient son initiative parlementaire qui vise à encadrer la pagaille qui s’observe dans le secteur. Selon lui, son souci est de soulager la peine des jeunes qui représentent plus de 63% de la population béninoise dans leurs difficultés à louer une chambre à coucher. La proposition de loi, si elle est adoptée, viendra réglementer les choses, espère le député de l’Opposition qui pense que le rôle du Parlement dans un Etat démocratique est d’écouter le peuple.
Antoine Kolawolé Idji a informé que l’examen de cette proposition de loi a déjà commencé au niveau de la Commission en charge des Lois. Ce que ne démentira par Me Joseph Djogbénou, président de la Commission des Lois. Celui-ci a renseigné les hommes des médias sur l’économie de cette proposition de loi. Celle d’Antoine Kolawolé Idji a l’avantage d’être plus laborieuse et fouillée. Elle serait composée de plus de 70 articles alors que l’initiative de son collègue Bonaventure Aké Natondé serait seulement de six articles. Les deux textes concourant vers le même objectif, la Commission des Lois a jugé utile de les adjoindre pour un examen unique, a fait savoir Joseph Djogbénou. L’étude de la loi a déjà commencé, souligne-t-il. Sa commission n’entend pas traîner sur le dossier. Car, à l’en croire, l’enjeu de cette réforme législative est capitale pour le pays. Le seul texte en vigueur actuellement en la matière est un décret de 1952 donc de l’administration coloniale, explique Me Joseph Djogbénou. Ce décret même s’il n’est pas désuet est largement dépassé par les réalités d’aujourd’hui. Il salue l’avènement de cette loi qui règle les problèmes de la formation du contrat de bail à usage domestique entre le locataire et le propriétaire, la question de la caution, celle du démarcheur. Et les responsabilités de chaque partie. Une autre innovation de la loi est la création d’une commission d’évaluation des prix des loyers dans chaque commune sur la base des indices clairs. C’est dire que les prix de loyers ne seront pas les mêmes sur l’ensemble du territoire. L’exécution du contrat impliquera la mairie de la localité où il existera des projets de types de contrat. Outre les autorités communales ou municipales, la loi en étude prévoit également l’implication du juge des référés pour la gestion du contentieux en cette matière. Me Joseph Djo-gbénou, tout comme les autres conférenciers, souhaite que cette proposition de loi soit adoptée avant la fin de la session budgétaire en cours au Parlement.

Septième législature: Le 1er rapport d’activités de Me Adrien Houngbédji adopté à l'unanimité
La septième législature s’est penchée hier jeudi 5 novembre sur le premier rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Le document qui retrace les activités de l’institution pour la période allant du 20 mai au 30 septembre 2015, a été adopté à l’unanimité des députés moins une voix celle de Rosine Vieyra Soglo.
Coup de maître pour le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji a réussi avec brio l’exercice de présentation de son rapport d’activités, le premier pour le compte de la 7e législature. Le document adopté hier revient sur les activités menées aux plans interne et externe de l’institution. Au plan interne, le rapport renseigne sur le point des travaux dans les commissions permanentes de l’Assemblée nationale et ceux en plénière.
28 séances plénières tenues
Selon Me Adrien Houngbédji, 76 dossiers ont été affectés aux différentes commissions et 32 ont été examinés. Des 32 dossiers, 27 ont été examinés en plénière et 5 n’ont pu l’être à ce jour. Toujours sous la période, le Parlement a tenu au total 28 séances plénières. Lesquelles ont permis d’adopter deux lois et six lois de ratification d’accords de prêt et de financement le tout pour un montant d’environ 53 milliards FCFA. Ces accords couvrent plusieurs secteurs de développement tels que l’agriculture, les routes, l’éducation, l’énergie et l’assainissement.
S’agissant du contrôle de l’action gouvernementale, le président Adrien Houngbédji note que quatre questions écrites ont été enregistrées sous la période de référence et transmises au gouvernement. Deux des questions ont eu droit aux réponses du gouvernement et deux sont restées sans suite. Cinq questions orales avec débat ont été déposées sur sa table. Aucune d’entre elles n’a encore fait l’objet d’examen, signale-t-il. Aussi, cinq questions d’actualité des députés ont été enregistrées mais n’ont encore examiné en plénière. Mieux, il n’y a pas encore eu de commission d’enquête parlementaire mise sur pied pour le compte de cette législature.
Pour le président de l’Assemblée nationale, si le taux du contrôle de l’action gouvernementale est faible, cela s’explique par le fait que la 7e législature est à ses débuts. Les premières séances plénières ont été consacrées prioritairement à la mise en place des organes de l’institution notamment les commissions permanentes et les groupes parlementaires. Sans oublier les désignations des représentants du Parlement dans des institutions nationales, régionales et internationales. Me Adrien Houngbédji annonce que les choses vont maintenant bouger. Un accent particulier sera désormais accordé au volet du contrôle de l’action gouvernementale qui reste la deuxième mission du Parlement. Ce pan de sa mission serait même inscrit en lettre d’or de sa vision pour l’institution parlementaire.
A en croire le président de l’Assemblée nationale sa vision est surtout de mettre le Parlement béninois en empathie avec les préoccupations de la population de qui les députés tirent leur légitimité. C’est pourquoi, dit-il, toutes ses actions prochaines visent la consolidation de la démocratie. Ce qui passe selon lui par la mise en œuvre de certains chantiers tels que la réforme du système partisan pour réduire le nombre de partis politiques, la résorption de la question du financement public des partis, l’interdiction de la transhumance politique et la relecture du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour moderniser l’institution. Me Adrien Houngbédji invite ses collègues députés à rester toujours mobilisés autour de lui comme ils l’ont si bien le faire jusqu’ici pour favoriser l’aboutissement heureux de ces différents chantiers législatifs.
Pluie de lauriers
Appréciant le rapport présenté, les députés toutes chapelles politiques confondues ont tous applaudi le président de l’Assemblée nationale pour la qualité du document. Marcel de Souza, Bida Youssoufou, André Okounlola, Nourénou Atchadé, Lucien Houngnibo, Nassirou Bako Arifari, Mathurin Nago, Pascal Essou, Dakpè Sossou ont reconnu que le président de l’Assemblée nationale séduit plus d’un par sa manière de conduire le Parlement. Il fait preuve de leadership et d‘impartialité dans la gestion des députés.
Pour Antoine Kolawolé Idji, cette pluie de lauriers surtout venant des députés du camp présidentiel montre que l’Opposition parlementaire qui avait été combattue par ces derniers, ne s’est pas trompée en portant son choix le 19 mai 2015 sur Me Adrien Houngbédji comme étant celui à même de conduire la destinée de la septième législature. Il souhaite vivement que cette bonne ambiance qui existe au Parlement perdure pour permettre à cette législature d’enregistrer de bons résultats à l’arrivée.
Néanmoins certains députés n’ont pas manqué de poser certaines questions d’éclaircissement. Lesquelles ont tourné essentiellement autour de la mauvaise qualité des prestations aux députés de la compagnie d’assurance avec qui le Parlement est en contrat, les critères de désignation des députés lors des missions à l’étranger du président de l’Assemblée nationale et la nécessité d’étendre la couverture de la radio Hémicycle vers les autres localités du pays non servies. Le président Adrien Houngbédji a apporté des réponses à toutes ses préoccupations de ses collègues.

Transhumance transfrontalière entre le Sahel et les pays côtiers: De nouveaux engagements pour la mobilité en toute sécurité du bétail
Cotonou accueille depuis hier, et pour trois jours, la deuxième édition de la concertation de haut niveau sur la transhumance transfrontalière entre le Sahel et les pays côtiers. L’attachement à cette forme d’élevage, en raison de ses atouts économiques et les incidents sécuritaires y liés, seront discutés en vue de l’établissement d’une nouvelle feuille de route applicable au sein de l’espace communautaire.
Secteur d’importance stratégique, l’élevage pastoral représente au plan macro-économique, 5% du PIB régional. Cette contribution atteint voire dépasse 25% dans certains pays sahéliens comme le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Source majeure de création de richesses à travers la mobilisation de différents maillons, cette forme d’élevage engendre des retombées significatives et les statistiques récentes font état d’un cheptel évalué à 60,5 millions de têtes de bovins et près de 160 millions de petits ruminants.
L’élevage pastoral, un moyen d’intégration régionale
Alain Sy Traoré, directeur de l’Agriculture et du développement rural à la commission de la CEDEAO, venu représenter le commissaire chargé de l’Agriculture à l’occasion des travaux de la deuxième concertation ouverte hier, indique que l’instance communautaire «estime que l’importance de l’élevage pastoral est d’autant plus grande que cette activité constitue un puissant facteur d’intégration régionale, grâce aux échanges multiformes qu’elle permet de développer entre les territoires et les acteurs». Lesquels acteurs, représenté par Alfa Tidjani Aboubakar, disent être préoccupés par une meilleure connaissance de leur profession sur le continent et dans le monde. Ils voudraient par ailleurs, compter sur les éminences grises présentes à la concertation de Cotonou pour y arriver, au regard de son rôle d’instrument «de valorisation de la complémentarité agro-écologique entre les zones sahéliennes et forestières».
La voix des partenaires techniques et financiers, portée à l’ouverture des travaux par le chargé de Programmes développement de l’agriculture durable à la délégation de l’Union Européenne au Bénin, Bachtiar Lorot s’est voulue un engagement. Les PTFs, rassure ce dernier, marquent le renouvellement de leur soutien à cette initiative pour le bien-être des populations. Bien qu’étant au cœur de mille attentions, eu égard à son potentiel économique, la transhumance transfrontalière est aussi source de menaces pour la quiétude des populations des régions sahéliennes et côtières. Et c’est bien là, l’un des défis que se propose de relever la concertation de Cotonou à laquelle ont ainsi pris part le haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah et le ministre en charge de la Décentralisation, Véronique Brun Hachémè.
S’inscrivant dans la logique de celui de Lomé, tenu en 2014, le rendez-vous de Cotonou «maintiendra l’élan du dialogue politique qui vise la création d’un environnement propice à une cohabitation pacifique entre les utilisateurs des ressources naturelles dans l’espace communautaire», insiste alors Alain Sy Traoré.
Instaurer un cadre d’échanges
En raison d’une combinaison de plusieurs facteurs dont le manque croissant de ressources pastorales, les aléas climatiques…, «les flux de la transhumance transfrontalière vont se poursuivre et se densifier, avec le risque probable d’engendrer une multiplication des conflits autour de l’accès aux ressources naturelles dans les zones d’accueil des transhumants transfrontaliers» ont analysé les experts communautaires. «Il est urgent aujourd’hui de comprendre et d’essayer de gérer ces problèmes, en tenant principalement compte des conflits dont les causes profondes ne sauraient être dissociés de la difficulté grandissante d’accéder dans la paix et dans la sécurité aux espaces de pâture et aux points d’eau», indique la CEDEAO. Et son porte-voix à Cotonou, Alain Sy Traoré déplore, en sus, «la surmédiatisation de ces mêmes conflits qui s’accompagne d’une interprétation facile et fallacieuse de leurs causes, à travers un accent mis sur les considérations d’appartenance technique ou d’affiliation identitaire».
Il faut plutôt voir en ces conflits, préconise-t-il, «des problèmes récurrents comme les difficultés d’accès aux ressources naturelles et la précarité des conditions de vie des acteurs concernés». Aussi, rappelle-t-il, qu’en guise d’anticipation, la CEDEAO avait adopté la Décision A/DEC5/10/98 réglementant la transhumance transfrontalière dans l’espace communautaire. Laquelle sert également d’instrument d’application de la réglementation communautaire et facilite la mobilité du bétail entre les pays de l’Afrique de l’Ouest. Comme on le voit, la concertation de Cotonou s’ouvre dans un contexte particulier et se propose de ce fait, une série d’actions rappelée par Alain Sy Traoré. Le Bénin qui ne subit pas moins les affres de ce phénomène intègre en tout cas la dynamique communautaire et espère de cette concertation, à en croire le ministre en charge de l’Agriculture, Rufin Nansounon, des modalités de gestion de l’espace et des ressources naturels. Celui-ci suggère l’aménagement du territoire comme élément structurant de la mobilité du bétail, invite la CEDEAO à un leadership parlant et les PTFs à des engagements.

Une mission américaine US AFRICOM au Bénin: Pour évaluer les dégâts de l’incendie de Dantokpa
Suite à l’incendie qui a ravagé une bonne partie du marché international de Dantokpa, acteurs politiques, membres de la Société civile et partenaires techniques et financiers ne cessent de réfléchir pour trouver des mesures adéquates à une assistance morale, matérielle ou financière à ses usagers. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé, a reçu une délégation américaine, hier mardi 4 novembre à Cotonou.
L’incendie de Dantokpa ne peut laisser personne indifférent. Tant les dégâts matériels sont énormes avec des conséquences économiques et de développement sans précédent. Après cet incendie, c’est le ballet des acteurs politiques, des présidents des institutions et des partenaires techniques du Bénin qui a commencé depuis samedi dernier. C’est dans cette ambiance qu’une délégation américaine en mission au Ghana, a rendu visite au ministre de l’Intérieur hier. Pour le ministre Placide Azandé, la visite de cette délégation a deux objectifs. D’abord, évaluer la formation que des Béninois ont reçue au Ghana dans le cadre de la préparation et de la gestion des catastrophes. « Donc la première étape de leur visite est de venir voir combien de fois cette formation est bénéfique pour le Bénin », a expliqué le ministre.
La deuxième étape, a indiqué Placide Azandé, est de continuer à réunir les informations qui témoignent de l’ampleur des dégâts causés par l’incendie au marché Dantokpa. Il s’agira aussi de voir dans quelles mesures on peut aider le Bénin à construire dans l’immédiat un centre de gestion des catastrophes naturelles. Ce centre va permettre au pays de prévenir et de gérer les catastrophes.
Le ministre a également apprécié cette réaction prompte de la mission américaine dont le partenariat avec le Bénin à travers le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes qui date de longtemps, sera beaucoup bénéfique dans la gestion des catastrophes. Après avoir apprécié l’importance des diverses formations dont bénéficient des Béninois au Ghana, le ministre de l’Intérieur a salué la promptitude de cette mission venue s’enquérir des dégâts causés par l’incendie du marché Dantokpa.

Exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit: S’engager à lutter contre la menace commune
La communauté internationale célèbre demain 6 novembre, la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit. Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a préparé un message qui invite tous les habitants de la planète à prendre conscience de leur responsabilité.
«Prenons l’engagement de faire ce que nous pourrons pour lutter contre cette menace commune et pourtant souvent oubliée qui met en péril nos vies et notre bien-être». Voilà une partie de l'exhortation du secrétaire général de l’ONU dans son message à l’occasion de la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit.
En effet fait observer Ban Ki-Moon, «Depuis que la guerre existe, l’environnement et les ressources naturelles en sont les victimes silencieuses. Les récoltes sont incendiées, les puits pollués, les sols empoisonnés et les animaux tués ». Ainsi, les objectifs ne sont pas toujours les mêmes : on peut vouloir se procurer un avantage stratégique, démoraliser des populations locales, venir à bout d’une résistance ou tout simplement nourrir ses soldats. Mais, même lorsqu’elles ne sont pas intentionnelles, les conséquences sont toujours catastrophiques, déplore le secrétaire général de l’ONU.
«Nous assistons à des actes de destruction purs et simples, notamment le rejet de polluants et de substances dangereuses. Nous sommes témoins de bouleversements sociaux, comme la création de populations de réfugiés qui, à leur tour, mettent plus rudement les ressources à contribution», regrette-t-il. Et puisque la plupart des conflits se déroulent dans les pays pauvres, nous constatons, poursuit-il, les ravages économiques infligés par les guerres à des populations vulnérables qui sont les moins outillées pour faire face aux dégâts subis par leur environnement et pour surmonter un ralentissement du développement.
Un flash-back sur les principaux conflits lui permet d’expliquer comment l’environnement subit les assauts néfastes de l’homme. Pendant la guerre du Golfe de 1991, les puits de pétrole du Koweït ont été délibérément incendiés et des millions de litres de pétrole brut ont été déversés dans les voies d’eau. Au Cambodge, 35 % de la couverture forestière ont été détruites pendant les 20 ans qu’ont duré la guerre civile et les troubles. Au cours du conflit en Angola, le nombre des animaux sauvages a diminué de 90 % et, pendant la guerre du Viet nam, des millions de tonnes d’agent orange ont été pulvérisées au-dessus des jungles de ce pays. Ce qui a eu pour effet de dépouiller de toute végétation de vastes zones dont certaines ne peuvent toujours pas être cultivées aujourd’hui.
Protéger l’environnement naturel
L’environnement est protégé, rappelle Ban Ki-Moon en temps de guerre par certains instruments juridiques, notamment la Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles (1976), la Convention sur les armes chimiques et la Convention sur la prohibition des mines antipersonnel (1997). En outre, le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève interdit l’utilisation de " méthodes ou moyens de guerre qui sont conçus pour causer, ou dont on peut attendre qu’ils causeront, des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel " et dispose que " la guerre sera conduite en veillant à protéger l’environnement naturel contre des dommages étendus, durables et graves ". Mais ce qui fait cruellement défaut, apprécie Ban Ki-Moon, ce sont les mécanismes voulus pour assurer l’application de ces conventions. De ce fait, il faudra peut-être, déduit-il, que nous renforcions le chapitre " vert " des règles du droit humanitaire international.
Au niveau pratique, l’ONU réagit de plus en plus activement lorsqu’une guerre entraîne une dégradation de l’environnement: elle s’efforce d’évaluer les dégâts, de nettoyer les zones contaminées et d’aider les pays à se doter des moyens voulus pour gérer leur environnement après le conflit. C’est ce que le Programme des Nations Unies pour l’environnement a fait dans les Balkans et c’est ce qu’il fait aujourd’hui en Afghanistan, en Irak, au Liberia et dans le territoire palestinien occupé.
Les technologies guerrières et armements modernes continuent à se développer rapidement, ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur l’environnement, déplore-t-il. En même temps, on laisse trop de conflits s’envenimer pendant des années, voire des décennies, et épuiser petit à petit les ressources naturelles, poursuit-il. «Au moment où nous célébrons la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé, prenons conscience du fait qu’aucune guerre et aucun conflit ne se déroule trop loin de nous pour avoir un effet sur notre environnement, quel que soit l’endroit où nous habitons», conclut-il.

Après l’incendie de samedi dernier à Dantokpa: Boni Yayi promet la reconstruction totale du marché
Le président de la République s’est rendu encore, hier mardi 3 novembre dans la zone du marché Dantokpa ravagée par l’incendie. Boni Yayi promet la reconstruction totale de ce marché.
Le quartier de vente de pièces détachées du marché Dantokpa, ravagé samedi dernier par le feu, ressemble toujours à un champ de ruine. Sur un site d’environ 2,5 hectares, les bulldozers du génie militaire manœuvrent pour dégager les débris laissés par l’incendie et aménager un nouveau chantier de reconstruction du marché. Lors de la troisième visite en quatre jours sur les lieux, le président de la République a voulu s’enquérir du niveau d’évolution des travaux en cours. Le colonel Bonaventure Vigan-Médji, directeur du génie militaire indique que ses éléments sont à pied d’œuvre pour dégager toutes les ruines afin de sécuriser entièrement le site avant l’avènement des pluies. Il présente à Boni Yayi les détails du plan d’urgence de zonage concocté pour reloger dans un délai de deux mois les sinistrés du marché. Ce plan prévoit la construction de près de 800 boutiques pour un coût devant tutoyer les 2 milliards de francs CFA. Cet ouvrage permettra ainsi de réinstaller dans un cadre moderne et plus sécurisé les 755 sinistrés recensés par la Société de gestion des marchés autonomes (SOGEMA). «Nous sommes actuellement en pourparlers avec les sinistrés au sujet de ce plan et les conditions du relogement», affirme Evariste Adda, directeur général de la SOGEMA.
Pour le chef de l’Etat, la reconstruction de la zone ravagée par l’incendie aura un goût d’inachevé, d’autant que la plupart des commerçants du marché opèrent dans un environnement de précarité et d’insécurité totale. Du coup, il envisage la reconstruction complète de Dantokpa. Le projet devra s’étendre sur une superficie de 10 hectares pour environ 25 000 usagers. Son coût global avoisine 50 milliards de francs CFA. «Il y a un réel problème de sécurité dans ce marché. Ces bâtiments sont construits depuis 1960. Il nous faut une reconstruction totale du marché», explique-t-il, aux femmes venues à sa rencontre. Afin de permettre aux usagers de poursuivre leur business, il est retenu que les commerçants concernés seront provisoirement installés sur un nouveau site longeant le lac Nokoué. Un programme d’assainissement sera également mis en branle, avec notamment l’installation de lampadaires solaires pour assurer l’éclairage public du marché?
Actualités 04 nov. 2015

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara solennellement investi président
Alassane Ouattara a été solennellement investi hier mardi 3 novembre à Abidjan président de la République de la Côte d’Ivoire pour un mandat de cinq ans, en présence de plusieurs dirigeants africains, a constaté un journaliste de l’AFP.
AFP
"Devant le peuple souverain de la Côte d’Ivoire, je jure solennellement sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les droits et libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la nation", a déclaré Alassane Ouattara la main droite levée, devant les membres du Conseil constitutionnel.
"Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur de la loi si je trahis mon serment", a poursuivi Alassane Ouattara, 73 ans, vêtu d’un costume sombre.
La prestation de serment s’est déroulée en présence des présidents sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et béninois Thomas Boni Yayi, président en exercice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ainsi que du corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire.
Cette cérémonie intervient au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel de la réélection du président sortant Alassane Ouattara dès le premier tour de la présidentielle du 25 octobre dernier avec 83,66% des suffrages.
"Alassane Ouattara a recueilli 2.618.229 voix réalisant ainsi un score de 83,66% supérieur à la majorité absolue" pour "3.129.742 suffrages exprimés, fixant ainsi la majorité absolue à 1.564.872 voix", a déclaré Mamadou Koné, président du Conseil constitutionnel.
Le Conseil a validé les chiffres annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI), soit 6.301.189 inscrits, 3.129.742 suffrages exprimés et un taux de participation de 52,86%.
Alassane Ouattara a devancé Pascal Affi N’Guessan (9,29%), candidat du Front Populaire Ivoirien (FPI), fondé par Laurent Gbagbo. Une partie du FPI avait appelé au boycott par loyauté à l’ancien président ivoirien, qui attend son procès à la Cour pénale internationale (CPI).

Sous-allimentation: Comprendre et combattre la malnutrition
Un bien-être physique, moral et intellectuel exige une alimentation saine. Le manque ou la consommation fantaisiste des aliments nutritifs conduit à la sous- alimentation ou à la malnutrition. Une situation dont les conséquences ne favorisent guère le développement. Pourquoi et comment doit-on combattre la malnutrition ?
Si la sous-alimentation est un déficit d’apports alimentaires caractéristique d’une insécurité alimentaire chronique et importante, elle se manifeste par une perte de poids corporel. La malnutrition est, selon Joseph Dossou Hessou agronome nutritionniste, coordonnateur national du Core Group de Nutrition du Bénin, une perturbation résultant d’une alimentation inadéquate ou d’une mauvaise utilisation des nutriments ingérés. Il ajoute qu’elle n’est pas qu’un déficit d’énergie et de protéines alimentaires, mais un état multi-carentiel impliquant fréquemment un déficit de vitamine A, de Fer, de Zinc et d'autres micronutriments. Pour lui, il existe plusieurs types de malnutrition : la malnutrition aiguë, la malnutrition modérée et la malnutrition sévère. La malnutrition est un problème de développement au Bénin. Elle tue de façon silencieuse et occasionne d’énormes pertes économiques.
Causes et conséquences de la malnutrition
A en croire, Joseph Dossou Hessou, la malnutrition protéino-énergétique (MPE), la carence en vitamine A, les troubles de la carence en iode et les anémies nutritionnelles provenant principalement d'une carence en fer ou de pertes de fer sont les problèmes nutritionnels les plus courants et les plus importants rencontrés en Afrique et dans le monde. En outre, des maladies non transmissibles liées à l'alimentation telles que l'obésité, les maladies cardiovasculaires, les accidents cérébraux, le diabète ou certains cancers existent ou commencent à devenir des problèmes de santé publique dans de nombreux pays en développement.
Le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef) met l’accent sur la multiplicité des conséquences de la malnutrition. Il s’agit essentiellement des carences en iode qui peuvent entraîner de graves troubles mentaux ou physiques tels que: la goître, c’est-à-dire l'augmentation du volume de la glande thyroïde, les troubles du langage, la surdité, le crétinisme. Elles sont la première cause évitable d’arriération mentale dans le monde.
Les effets les plus néfastes se produisent sur le cerveau du fœtus et des enfants en bas-âge, elles accroissent aussi le risque de la mortalité infantile et les fausses couches. Alors que, les carences en fer peuvent causer des cas d'anémie mortelle ou entraîner une baisse de la productivité. 4 à 5 milliards de personnes en sont atteintes. Ce sont les femmes et les jeunes enfants qui sont les plus vulnérables.
50% des femmes enceintes et entre 40 et 50 % des enfants de moins de 5 ans des pays en développement manquent de fer.Cette anémie accroît le risque d’hémorragie et de septicémie pendant l’accouchement et intervient dans 20 % des décès maternels. Ces femmes donnent naissance à des bébés prématurés ou de petits poids qui souffrent alors d’infections, d’un système immunitaire affaibli, de troubles de l’apprentissage et du développement. La malnutrition écarte les enfants de l’école et, lorsqu’ils vont en classe, limite leurs capacités à se concentrer.
Quelques solutions
Un enfant malnutri et souffrant de carences ne sera pas en mesure de suivre attentivement en classe. Affaibli, parfois aveugle, il sera peu à peu écarté du système scolaire.
Il est donc conseillé, suggère Joseph Dossou Hessou, de donner la priorité aux besoins nutritionnels des enfants de moins de deux ans et des femmes enceintes, de promouvoir l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois, puis l’allaitement avec des aliments complémentaires jusqu’à l’âge de deux ans. Il invite les mères à se nourrir suffisamment durant les soins prénataux. Il s’agira également de mettre en place des pratiques alimentaires complémentaires appropriées, ainsi que des actions visant à identifier et à gérer les enfants courant des risques de mauvaise malnutrition et d'accorder une attention particulière à la mobilisation et à la fourniture de ressources pour les régions qui connaissent des situations économiques difficiles.
De plus, dans les pays à faibles revenus et à déficit vivrier, où vivent la plupart des personnes souffrant de malnutrition, la croissance économique et la lutte contre la pauvreté doivent être basées sur un meilleur développement des ressources agricoles et sur l'amélioration des disponibilités alimentaires. Cette approche doit promouvoir un développement durable, créer des emplois et améliorer l'accès à la nourriture pour les pauvres?

Interpellation du gouvernement : L’affaire Ppea II refait surface à l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale déterre le dossier du Programme pluriannuel d’appui néerlandais au secteur Eau et Assainissement, phase II objet de malversations financières. Le député Raphaël Akotègnon et 13 autres de ses collègues de l’Opposition s’intéressent à nouveau à l’affaire pour laquelle le chef de l’Etat avait demandé la levée de l’immunité de l’honorable, Barthélémy Kassa, alors ministre en charge de l’Eau au moment des faits. Demande qui sera rejetée le jeudi 20 août dernier, par un score de 3 voix pour et 45 voix contre des membres de l’Assemblée nationale. Les 14 députés se fondent sur une question orale avec débat pour exiger du gouvernement certaines clarifications sur le dossier. Ce qui risque de donner des sueurs froides à certains cadres du ministère en charge de l’Eau impliqués dans cette scabreuse affaire.
(L’intégralité de la question orale avec débat)
Depuis le mardi 11 décembre 2012, le gouvernement béninois a signé avec les Pays-Bas, un accord de financement de la seconde phase du Programme pluriannuel d’appui néerlandais au secteur eau et assainissement (Ppea II) pour un montant de 40,5 milliards de Fcfa sous forme de dons sur la période 2013-2016, y incluse une contribution de 13 milliards de Fcfa de l’Union Européenne en coopération déléguée. En continuité de la première phase qui était en cours d’achèvement, le Ppea II devrait être un programme à exécuter par les structures gouvernementales compétentes et les soixante-dix-sept (77) communes dans le respect des lois et règlements en vigueur. Il est doté d’un budget global de 49,9 milliards de FCFA sur 4 ans. A ce budget, devrait s’ajouter une contribution de 2,5 milliards du gouvernement du Bénin pour le fonctionnement de ses services. Début 2015, des irrégularités et malversations ont été constatées dans l’exécution du programme au point où les Pays-Bas ont suspendu leur assistance à notre pays tout en exigeant une prompte clarification du dossier ; afin de pouvoir situer les responsabilités des parties impliquées.
Le 8 septembre dernier, Madame Liliane Ploumen, ministre du Commerce extérieur et de la Coopération au développement des Pays-Bas, a informé le gouvernement béninois de l’arrêt définitif du Ppea II, de la demande de remboursement des 4 millions d’euros détournés et de la reprise sous conditions des autres volets de la coopération bilatérale entre le Bénin et les Pays-Bas.
Conformément aux dispositions de l’article 113 de la Constitution et celles de l’article 106 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le gouvernement est invité :
1) A mettre à la disposition de la Représentation nationale
a- l’état d’inventaire des réalisations de la première phase du programme par le gouvernement (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
b- l’état d’inventaire des réalisations de la première phase du programme par les Communes (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
c- l’état d’inventaire des réalisations de la deuxième phase du du programme par le gouvernement (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
d- l’état d’inventaire des réalisations de la deuxième phase du programme par les Communes (villages ou quartiers bénéficiaires, coût de réalisation par unité administrative, date de réalisation, exploitabilité actuelle) ;
e- le point d’exécution détaillé du budget du programme dans ces deux phases ;
f- tous les relevés de comptes-courants (du Trésor public ou de Banque) retraçant l’historique des mouvements de fonds afférents à la gestion du programme (phase 1 et 2) ;
g- l’état de répartition par administration ou entité des fonds détournés communiqués par le gouvernement (8 milliards de Fcfa environ, selon le rapport Kroll)
2) A répondre aux questions suivantes :
a- quel est l’état d’avancement de la procédure judiciaire à l’encontre des personnes impliquées ?
b- qui remboursera et par quelle procédure seront remboursés les 4 milliards d’Euros (2,6 milliards environ de Fcfa) détournés dans la gestion du Ppea II ?
c- quid des responsabilités présumées engagées quant au détournement des 5,4 milliards restants?
d- quel est le plan d’action des mesures préventives prises par le gouvernement pour éviter, à l’avenir, des détournements de fonds des programmes ou projets; afin d’amener les Pays-Bas à élaborer un nouveau programme pour l’eau?
e- pourquoi le gouvernement ne veut-il pas respecter les compétences dévolues aux communes en République du Bénin, en transférant, entre autres, les travaux de fourniture d’eau et d’électricité aux Communes?
f- quels sont les autres volets de la coopération entre les Pays-Bas et le Bénin ?
g- quelles sont les localités (villages ou quartiers) bénéficiaires de ces autres volets de la coopération entre les Pays-Bas et le Bénin ?
Porto-Novo, le 12 octobre 2015
1) Raphaël Akotègnon
2) Edmond Zinsou
3) Léon Comlan Ahossi
4) Gérard Gbénonchi
5) Patrice Nobimè
6) Janvier Y. Donhouahoué
7) Paulin Gbénou
8) Parfait Houangni
9) Badirou Aguèmon
10) Noël Akissoé
11) Corneille Padonou
12) Justin Agbodjèté
13) Boniface Yèhouétomè
14) Norbert Ahivohozin

Suite à l’incendie de Dantokpa: Des mesures préventives au marché Arzèkè de Parakou
Les allées et les poteaux d’incendie encombrés au marché Arzèkè de Parakou devront être dégagés dans les 72 heures. Aussi, dans un rayon de 250 m de ce centre commercial, on ne devrait plus retrouver aucun point de vente d’essence en vrac. Telles sont les mesures prises hier par le maire de Parakou, Karimou Adamou Souradjou, au terme d’une visite dans ledit marché, afin d’y prévenir les incendies. Tirant leçon de la catastrophe survenue le week-end dernier au marché Dantokpa à Cotonou, l’autorité municipale est allée apprécier le système sécuritaire sur place, en compagnie des responsables, du génie militaire, de la police, du groupement régional des sapeurs pompiers.
«Le constat est amer et alarmant », se désole le maire. Outre les couloirs de circulation bouchés, les quatre poteaux d’incendie du marché sont aussi pris d’assaut par les vendeurs. Aussi, des étalages de vente d’essence frelatée ‘’kpayo’’ situés aux alentours du marché, constituent-ils une menace permanente d’incendie. Le marché Arzèkè, tout comme ceux de Dépôt, Guèma et autres, n’est pas à l’abri des incendies ravageurs, avertit Karimou A. Souradjou. Au cours de la séance de travail tenue à l’issue de la visite, il a indiqué qu’un comité permanent composé de la mairie, de la Société de gestion des marchés de Parakou (SGMP), des forces de sécurité et des femmes du marché, sera mis en place pour le suivi des différentes décisions.
A l’entame de la séance, le maire a souligné que sa démarche s’inscrit dans une optique « d’anticipation et de pro-activité ». Il a saisi l’occasion pour présenter ses compassions aux victimes de l’incendie qui a consumé tout sur son passage dans la nuit du vendredi au samedi dernier au marché Dantokpa à Cotonou.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori