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La minutie, une qualité majeure des tenturiers[/caption]
Peu importe la bonne version de l’histoire ! Aux tenturiers de la famille Yèmadjè, s’ajoutent désormais d’autres familles qui portent haut le flambeau de la tenture. Eckman, de toute sa vie, n’a fait que manipuler les fils, composer des patrons, réaliser des dessins sur le tapis au goût de ses clients, … jusqu’à en sortir le profil final. Que ce soit à travers des chapeaux royaux, des hamacs, des sandalettes, des nappes de table, des chemises… la finesse de ses doigts et ceux de ses pairs pratiquants de la tenture s’est laissée constater à maints égards, avec une forte dose de tradition et surtout du « consommons local ». « Aucun de nous ici n’a réellement appris ce métier. C’est presque inné puisque c’est de père en fils », confie le père de famille, acharné à tisser une nappe de table expressément commandée par un client.
En réalité, la tenture, c’est la réalisation des toiles appliquées d’Abomey. A l’origine, le tenturier concevait les accoutrements des rois surtout pour les grandes cérémonies. Les textiles tissés à la main ou «Agonglov? » servaient de drap de lit, d’habillement et autres au roi.
A loisir, les tenturiers peuvent imprimer les dessins voulus sur les pagnes qu’ils tissent. Mais leurs préférences restent les armoiries des rois. A commencer par l’ananas, symbole de celui qui est le pionnier de ce métier, le roi Agonglo. En ce temps, le travail se faisait avec l’utilisation de bûches de feuilles de maïs, de mil ou de sorgho. Ses applications sur des tissus de raphia transmettaient des messages principalement aux gloires et symboles royaux.
Mais une question subsiste: pourquoi les tenturiers préfèrent s’installer au musée ? La réponse est toute trouvée. « Le musée est comme le lieu de regroupement de tous les rois», indique Alexis
Yèmadjè. En plus, ajoute-t-il, il est le lieu le plus fréquenté par les touristes locaux comme étrangers.
Engagés pour la valorisation du textile béninois, les tenturiers
Faire le patron, une étape cruciale de création chez les tenturiers[/caption]
Selon la largeur du produit final qu’il veut réaliser, le tenturier tisse les lisses un à un jusqu’à 240, 400 ou 500 au point d’obtenir jusqu’à une largeur de 90 cm. Les artisans précisent que « réaliser une largeur d’un mètre est particulièrement difficile. C’est un travail fastidieux mais si le client en paie le prix, nous le faisons ».
L’autre difficulté que rencontrent les tenturiers dans leur métier, c’est celle liée au marché d’écoulement. « Nous manquons de lieux d’exposition. Les principales opportunités de vente, ce sont les foires aussi bien au pays qu’à l’étranger. Mais il nous faut souvent le soutien du gouvernement pour y participer », faire savoir Eckman qui rassure de la bonne qualité des produits « made in Benin ». « Dans la sous-région, notre produit est incomparable à ceux du Ghana, du Burkina Faso et autres. Ce sont les touristes, nos principaux clients, qui en font le témoignage », soutient-il.
Dans le processus de traitement, la boue est déversée dans un bourbier, un bassin bien protégé par une enveloppe plastique de 3 à 5 mm d’épaisseur pour éviter tout contact avec le sol[/caption]
Et pour preuve, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, après une minutieuse visite d’inspection effectuée sur les lieux par ses services compétents, a attesté à travers la lettre N°0021/MCVDD/DC/SGM/DGEC/CDGPN/SA en date du 31 janvier 2023 ce qui suit : « … Les observations faites sur le terrain et les informations recueillies ont révélé que le protocole proposé et validé par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a été respecté et aucun impact environnemental n’a été observé sur le site ». Voilà qui dissipe toute incertitude ! Mais pour qui veut comprendre davantage comment la boue issue des travaux de forage a été traitée, les explications sont accessibles. De quelle boue s’agit-il déjà et comment est-elle obtenue ?
Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du Plan de Gestion environnementale et sociale (Pges) à WAPCO-Bénin, explique: « La boue dont il est question, c’est une boue liquide qui est le résidu issu du forage de pieux. C’est le mélange entre l’eau du milieu, le sol et le sous-sol du milieu et l’argile propre au milieu. C’est donc une boue tout à fait naturelle sans aucun ajout chimique puisque dans le forage des pieux, aucune substance chimique n’a été utilisée ». Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, situe le contexte : « Au niveau de la station terminale de Sèmè, cette boue a été obtenue dans le cadre des travaux de construction des fondations sur lesquelles vont se poser les trois réservoirs de 100 mille m3. Au total 1083 pieux ont été forés à raison de 6 pieux par jour ; chaque réservoir devant tenir sur environ 400 pieux.
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Au terme du processus de traitement, notamment après les
Cerise sur le gâteau, le sable meuble obtenu après traitement