La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Pont péage de Tigninti: Les conducteurs à l’épreuve du droit de passage
Une nouvelle infrastructure routière est érigée dans la ville de Natitingou. Il s’agit du pont péage de Tigninti dans l’arrondissement de Kouandata. Après sa mise en service, lundi 13 mars dernier, les conducteurs plaident pour la réduction du droit de passage fixé par les autorités.Le pont péage de Tigninti dans l’arrondissement de Kouandata commune de Natitingou est opérationnel depuis le lundi 13 mars. Sur ce poste, se trouvent deux cabines dont l’une s’occupe de la voie Djougou-Natitingou et l’autre de celle Natitingou-Djougou. Deux agents chacun dans sa cabine pour la perception du droit de passage. Les conducteurs font face depuis lors au paiement dudit droit de passage fixé par les autorités. Si c’est un véhicule léger, il paie 1 000 francs, si c’est un camion de deux essieux, il paie 2 000 francs. S’il s’agit d’un camion de trois essieux, il paie 4 000 francs, ceux de quatre essieux paient 6 000 francs. Les camions de cinq essieux versent au passage 8 000 francs, ceux de six essieux et de sept essieux et plus paient respectivement 10 000 francs et 18 000 francs. Ainsi se présente le droit de passage fixé dans le cadre de la mise en service du pont péage de Tigninti. Pour Idrissou Ihohou, secrétaire départemental de l’Union nationale des conducteurs du Bénin (Unacob), salutaire, les conducteurs de sa zone ne s’opposent pas à l’initiative, a-t-il assuré. Toutefois, déplore-t-il, c’est que le tarif appliqué est très élevé. Il fait observer que ce taux va logiquement impacter les frais de voyage. « Nous sommes obligés d’augmenter le tarif. Le prix de l’essence est élevé, le tarif aussi doit subir une augmentation. Les conducteurs plaident en effet pour la réduction du droit de passage pour soulager également les voyageurs Actualités 20 mars 2023


Incursion d’un troupeau d’éléphants à Boïffo: Plus de peur que de mal pour les habitants
Un groupe d’éléphants qui, dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mars dernier, a fait son intrusion à Boïffo, un village de l’arrondissement de Guéné, dans la commune de Malanville, est finalement retourné dans le parc W. En dehors de la frayeur que leur présence a occasionnée au sein des populations, les pachydermes ont éventré quelques greniers. Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mars dernier, des éléphants ont fait une incursion à Boïffo, un village peulh de l’arrondissement de Guéné, dans la commune de Malanville. Au nombre de cinq, ils ont allègrement pris leurs quartiers sur le terrain de football de la localité, faisant l’objet d’un spectacle. Bien qu’affolées par leur présence, les populations ne se sont pas privées de les admirer en grandeur nature. Accourus sur les lieux, après avoir été informés de la situation, les éléments de la Police républicaine veillaient au grain afin que les pachydermes ne soient pas provoqués. Pendant ce temps, les responsables du parc s’activaient à sensibiliser et à appeler les populations au calme, puis à prendre les dispositions pour que les animaux regagnent leur milieu. En effet, passée la curiosité que l’apparition de ce groupe d’éléphants a suscitée, les populations de la localité en auront également eu pour leur dose de frayeur. Comme dégâts, elles ont vu quelques-uns de leurs greniers détruits. Aux dernières nouvelles, la situation est désormais sous contrôle. Les pachydermes, a rassuré le maire de Malanville, Guidami Gado, ont été refoulés dans le Parc W, grâce à ses responsables appuyés par des éléments des forces de défense et de sécurité. Ainsi, le pire a été évité. Mais, quelles sont les raisons pour lesquelles, ces animaux se retrouvent hors de leur milieu naturel? Leur nombre a-t-il beaucoup augmenté ces dernières années, au point où l’espace qui leur était réservé ne leur suffit plus ? Ou est-ce à cause de la pression que les populations environnantes, à la quête de leurs subsistances, ne cessent de faire subir au parc ? L’année dernière à Kandi, la sortie d’un éléphant de ce parc avait été fatale à une vieille femme qui est allée chercher du bois. On avait également déploré des blessés et des plantations saccagées. Société 20 mars 2023


Hermann Mèton à propos des droits des consommateurs: « Sensibiliser les consommateurs à l’usage local des services digitaux »
Célébrée le 15 mars de chaque année, la Journée mondiale des consommateurs est devenue réalité depuis 1983. L’évènement rappelle les principaux droits des consommateurs. Cette quarantième édition s’intéresse à la ‘’finance numérique’’. A l’occasion, Hermann Mèton, président de Bénin Conso et Droits de l'Homme (Bcdh), lève un coin de voile sur lesdits droits et les réalités locales.

La Nation : Chaque 15 mars est consacré aux droits des consommateurs. Quel sens revêt cette journée ?

Hermann Mèton : La journée du 15 mars est capitale pour les associations de consommateurs à travers les différents thèmes qu’elle aborde chaque année. Nous profitons de cette journée pour réfléchir sur nos actions, apprécier le sens de notre lutte au profit des consommateurs et voir dans quel secteur les consommateurs ont plus besoin de soutien et d'actions de notre part.

« Finance numérique équitable ». C'est le thème de la présente édition. Que comprendre par ce thème ?

La finance numérique équitable sous-entend un accès équitable aux transactions monétaires électroniques quels que soient le genre, la race, la religion, le degré d'alphabétisation, …. Nous devons reconnaître qu’un pas important a été franchi aujourd'hui dans le domaine digital au Bénin. Mais tant que la population, en majorité, est analphabète, le fossé sera grand. Aujourd'hui, la finance numérique a facilité la vie à une majorité de la population. Les services de mobile money sont à la portée de tous avec beaucoup de points marchands ou encore la possibilité pour nombre de Béninois de faire divers payements et opérations en ligne. La liste des e.services est longue. Je veux citer par exemple l’abonnement aux programmes de Tv en ligne, l’association de son compte bancaire à son compte mobile money, l’accès au micro-crédit par mobile money et sans tracasseries administratives, les remboursements de crédit en ligne, l’usage des Terminaux de paiements électroniques (Tpe) dans les supermarchés, les hôtels et certains lieux. Aujourd'hui, tout est portable dans son appareil téléphonique et cela offre moins de risque d'insécurité dans le déplacement de fortes sommes ou de documents sensibles. Il faut davantage sensibiliser les usagers dans les langues locales sur le mode opératoire de ces services digitaux. Il faut aussi renforcer les mesures de sécurité, car les analphabètes se font vite arnaquer soit parce qu'ils ont un mot de passe très facile, soit parce qu'ils ne s’y connaissent pas du tout.

Les associations de consommateurs évoquent souvent les droits des consommateurs. De quels droits s'agit-il ?

Parlant des droits des consommateurs, il s'agit du droit à l'information, à la sécurité, au choix, droit d'être entendu, droit à l'éducation, à la réparation des torts et du droit à un environnement sain. Relativement au droit à l’information, le consommateur doit être informé de tout ce qui a rapport aux services qui lui sont proposés. Le droit à la sécurité fait référence à la protection du consommateur dans tous les domaines. Le droit au choix suppose que le consommateur a le droit de choisir les produits qu'il veut en conformité avec les textes et lois sans aucune contrainte. Dans les offres et services proposés, il doit avoir plusieurs possibilités afin d'opérer son choix. Lorsque le consommateur a des préoccupations, on doit lui prêter une oreille attentive. Cette écoute relève du droit d’être entendu. Quant au droit à la consommation, il faut que le consommateur soit éduqué pour mieux cerner les choses et pouvoir se défendre. Le droit à la réparation des torts est nécessaire lorsque le consommateur est brimé, escroqué ou a subi un dommage. Dans ce cas, la personne ou structure responsable qui a causé le tort doit le réparer. Aussi, le consommateur a-t-il droit à un endroit propre, vivable, où tous les services auxquels il doit s'attendre sont présents. Exemple : l'eau, l'électricité, la communication, les routes, les hôpitaux, marchés….

Avez-vous le sentiment que les consommateurs béninois connaissent leurs droits et les revendiquent ?

Les consommateurs ne connaissent pas leurs droits. C'est pour cette raison qu'ils n'arrivent pas à les revendiquer et cela profite aux sociétés et autres acteurs. Les consommateurs ne s'intéressent qu’aux associations de consommateurs seulement lorsqu’ils sont en difficulté. C'est à travers des journées comme celle-ci et d'autres émissions que nous essayons de les sensibiliser.

Que font les associations de consommateurs, en l'occurrence la vôtre pour sauvegarder les droits des consommateurs ?

Les associations de consommateurs se battent pour la sauvegarde des droits des consommateurs. Lors des séminaires, ateliers et journées de réflexion avec les cadres et autorités à divers niveaux du secteur public comme privé, nous essayons d'attirer l’attention des consommateurs sur la violation de leurs droits. Souvent, les autorités trouvent que nous sommes durs dans nos déclarations. Il y a environ deux semaines, nous avons tenu une séance avec les responsables de l'Autorité de régulation de l’électricité (Are) et ceux de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) sur certaines pratiques de la Sbee qui pénalisent et violent le droit du consommateur par rapport à sa consommation d'énergie.

A quelles pratiques faites-vous allusion ?

Les agents releveurs sont censés passer rigoureusement chaque mois relever les compteurs. Malheureusement, certains accusent du retard dans le cadre de cette opération. Résultat, les consommateurs consomment dans le mois suivant et le nombre de kw augmente et après la Sbee les balance dans une autre tranche plus chère. J'ai eu des échanges avec certaines boulangeries et des responsables de grands magasins, de supermarchés et hypermarchés de la place en leur rappelant certains articles de la loi, qui abordent la question de la protection du consommateur en République du Bénin.
Société 20 mars 2023


Les explications du gouvernement attendues au Parlement
Le gouvernement est attendu pour donner des explications au Parlement sur notamment l’utilité du poste de péage et de pesage de Tigninti érigé entre Perma et Natitingou, le coût de l’ouvrage et les bases qui ont permis de fixer le tarif de passage qui est par exemple de 1000 F Cfa pour les véhicules légers.Le poste de péage et de pesage de Tigninti situé entre Perma et Natitingou, dans le département de l’Atacora, fait l’objet d’une question orale sans débat à l’Assemblée nationale. L’initiative de cette interpellation du gouvernement émane du député Abdel Kamel Bio Sika Ouassagari. L’élu de l’Opposition se base sur le communiqué radio-télévisé n°0787/2023/Sirat/Dg/De du 06 mars 2023 de la direction générale de la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat). Le message annonce la mise en service officielle de ce poste de péage et de pesage, en application des dispositions de l’arrêté n°025/Mit-Mef-Misp/Dc/Sgm/Ctj/Sirat/Sa 023 Sgg 22 du 24/11/2022. Abdel Kamel Bio Sika Ouassagari demande à avoir la lumière sur l’utilité de l’érection d’un pont de péage dans cette zone et les bases qui ont permis de fixer les montants à payer au niveau de chaque poste de péage et de pesage. Les véhicules légers sont tenus par exemple de payer 1000 F Cfa comme droit de passage. Dans sa question orale, le parlementaire de l’Opposition se préoccupe par ailleurs des critères qui permettent de choisir le site d’implantation d’un poste de péage et les éléments permettant de fixer le montant à payer au niveau de chaque poste de péage et pesage au Bénin. Mieux, il voudrait savoir si les élus communaux ont été impliqués dans la fixation du montant à payer à ce poste de péage et pesage ; les spécificités du poste de péage et pesage de Tigninti qui le rendent si cher comparativement aux péages d’Êkpè, Ahozon et Grand-Popo. Abdel Kamel Bio Sika Ouassagari exige du gouvernement des clarifications sur ce traitement différentiel des populations de l’Atacora par rapport au droit de passage au niveau de ce poste de péage et pesage. Abdel Bio Sika Ouassagari demande pourquoi ne pas envisager la gratuité pour le passage de véhicules légers à Tigninti comme au niveau du poste de péage et pesage de Houègbo ; des mesures spéciales pour les populations riveraines et les bénéfices de ce péage pour chacune des localités de l’Atacora en général et de Natitingou en particulier. Il faut signaler que l’initiative, vendredi 17 mars dernier, de cette question orale sans débat, s’inscrit dans le cadre de l’exercice des prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale conférées à la Représentation nationale. Actualités 20 mars 2023


Irresponsabilité pénale et atténuation: Les conditions fixées par le code pénal
La responsabilité pénale est invoquée lorsqu’il y a infraction à la loi pénale. Elle vise à réprimer une atteinte à l’ordre public et fait répondre les mis en cause de leurs actes. Mais il arrive bien souvent que dans un procès, l’on disqualifie la responsabilité pénale de celui qui pourtant est l’auteur de l’infraction. Il est alors utile de comprendre comment s’apprécie la responsabilité pénale à la lecture du code pénal. Dans son titre II consacré à la responsabilité pénale, la loi 2018-16 portant code pénal en République du Bénin dispose en son article 15 : « Nul n’est responsable pénalement que de son propre fait ». Et pour mettre l’accent sur l’invalidité des excuses et arguments fallacieux, le législateur stipule dans l’article suivant : « L’ignorance de la loi pénale, le mobile, l’erreur sur la personne de la victime ou sur l’objet de l’infraction ainsi que le pardon de la victime, sont sans conséquence sur l’existence de la responsabilité. Ils peuvent cependant être pris en compte dans l’appréciation par la juridiction de la mesure de la peine ». Il est clair que l’on ne peut prétexter d’une quelconque ignorance de la loi ou d’excuses présentées pour prétendre à une exclusion de responsabilité pénale. Le législateur est rigide en la matière, car au pénal, la loi est d’application stricte. Toutefois, il existe des causes d’irresponsabilité ou d’atténuation de la responsabilité pénale qui sont explicitement prévues. Ouvrant le chapitre des causes d’irresponsabilité, l’article 24 de la loi 2018-16 portant code pénal en République du Bénin stipule : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. La personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes demeure punissable. Toutefois, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu’elle détermine la peine et en fixe le régime ». Les deux alinéas de cet article amènent à faire la nuance entre deux participes passés : aboli et altéré. Le législateur fait une distinction entre les troubles psychiques ou neuropsychiques ayant aboli le discernement du mis en cause et les troubles psychiques ou neuropsychiques ayant altéré le discernement. Il est question de savoir si l’inculpé au moment des faits ne possédait pas du tout ses facultés mentales ou s’il était simplement dans un état qui a influencé ses facultés mentales. Dans le premier cas, le mis en cause n’est pas pénalement responsable, mais dans le second cas, il demeure punissable. Dans la même logique, l’article 25 du code pénal indique :« N’est pas pénalement responsable la personne qui a agi sous l’emprise d’une force ou d’une contrainte à laquelle elle n’a pu résister ». Le législateur, quoique strict et dur en matière pénale, met les balises nécessaires pour que ne soit pas condamnée la personne qui a commis l’infraction sans pouvoir résister à une contrainte. L’on peut imaginer le cas de figure où le mis en cause est drogué par une personne malveillante et commet une infraction sous l’effet de cette drogue. Par ailleurs, l’article 27 nuance: «N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires. N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l’autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal». C’est pourquoi en matière de responsabilité civile, le principe de la légalité s’impose. L’infraction doit avoir été prévue comme étant une infraction à la loi pénale. Mais l’alinéa 2 de cet article met en exergue la nécessité pour tout exécutant de se dérober de la commission d’un acte illégal même si l’ordre vient de l’autorité légitime. Un argument comme : « C’est le ministre qui m’a demandé de commettre le crime », n’exclut pas la responsabilité de l’auteur sans préjudice de la mise en œuvre de la responsabilité du commanditaire. La légitime défense est bien souvent invoquée pour exclure la responsabilité pénale du mis en cause ou tout au moins atténuer sa responsabilité. L’article 28 du code pénal stipule : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit dans le même temps un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte ». Deux nuances sont à faire : elles sont relatives à la gravité de l’atteinte ayant conduit à la légitime défense et aux moyens qui doivent être proportionnels. Si quelqu’un vous administre une paire de gifles et en riposte vous brisez une bouteille sur sa tête et qu’il en arrive à porter des blessures graves ou à en mourir, l’excuse de légitime défense ne sera pas valable ni au regard de la gravité de l’atteinte ni des moyens utilisés. L’alinéa suivant du même article met en scène un autre cas de figure : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction ». L’assistance à personne en danger ne doit pas amener à utiliser des moyens disproportionnés. Vouloir délivrer un voisin de la menace d’un voleur de cabris n’autorise pas à utiliser une machette en plein jour pour en découdre avec ledit voleur. Mais le code pénal reconnait la légitime défense pour « celui qui accomplit l’acte pour repousser de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ; ou pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.» Quant aux mineurs capables de discernement, conformément à l’article 31 du code pénal, ils sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans les conditions fixées par une loi particulière qui détermine les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation dont ils peuvent faire l’objet. « Cette loi détermine également les sanctions éducatives qui peuvent être prononcées à l’encontre des mineurs de dix (10) ans à treize (13) ans ainsi que les peines auxquelles peuvent être condamnés les mineurs de treize (13) ans à moins de dix-huit (18) ans, en tenant compte de l’atténuation de responsabilité dont ils bénéficient en raison de leur âge », précise l’article 31 du code pénal.

Responsable même en cas de tentative criminelle

Généralement, exception faite des causes d’irresponsabilité et d’atténuation, l’auteur d’une infraction est pénalement responsable de ses faits.Est auteur de l’infraction la personne qui commet les faits incriminés ou tente de commettre un crime. C’est dire que la tentative est punissable en matière criminelle et selon les dispositions de la loi, en matière délictuelle. L’article 21 précise: « La tentative est constituée dès lors que, manifestée par un commencement d’exécution, elle n’a été suspendue ou n’a manqué son effet qu’en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur ». Dès lors, l’auteur d’une tentative qualifiée conformément à la définition donnée par le code pénal, est tout aussi responsable que si le crime était consommé. Faut-il le préciser, auteur, coauteur ou complice, commanditaire…, tous peuvent voir leur responsabilité engagée dans une même affaire pénale. S’agissant des complices, les articles 22 et 23 du code pénal clarifient et mettent en garde: « Est complice d’un crime ou d’un délit, la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir aura provoqué une infraction ou donné des instructions pour la commettre. Est également complice la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation. Les complices d’un crime ou d’un délit sont punis de la même peine que les auteurs mêmes de ce crime ou de ce délit, sauf si la loi en dispose autrement » ■
Droits et Devoirs 17 mars 2023


Une journée avec …: Tenturiers, ces magiciens du textile « made in Benin »
C’est assurément l’une des marques déposées du Bénin dans le domaine de l’artisanat, plus précisément du textile. Dans leur quartier général au musée historique d’Abomey, les tenturiers règnent en maître. La magie de leurs doigts fait habiller les rois et donne de la joie aux touristes qui s’en délectent. Avec dévouement pour perpétuer une pratique ancestrale, les tenturiers en rajoutent à l’offre touristique.Avant d’être un moyen pour subvenir aux besoins quotidiens, la tenture est pour eux une religion. Installés sur l’esplanade intérieure du musée historique d’Abomey, les tenturiers se donnent pour défi quotidien de perpétuer la tradition instaurée par le roi Agonglo qui a régné au Danhomey de 1789 à 1797, mais plus encore, de la faire voyager au-delà des frontières à travers les touristes qui sont leurs principaux clients. Cette mission, les familles Yèmadjè, Accalogoun, Fiossi et bien d’autres, qui excellent dans cet art, l’accomplissent depuis plusieurs générations avec zèle. « Nous ne sommes que des représentants du roi Agonglo; car c’est lui qui a créé cette activité. En réalité, c’est au détour d’une bataille à Abéokuta qu’il a ramené des esclaves tenturiers qu’il a installés au quartier Djègbé à Abomey », explique Eckman Gankpé, la quarantaine révolue, tenturier au musée historique d’Abomey depuis son jeune âge. Mais certaines sources documentaires ne confirment pas cette version de l’histoire et soutiennent plutôt que Yèmadjè aurait appris ce métier auprès de Hantan et Zinflou auxquels il avait accès du fait de sa proximité avec le roi Agonglo. Ceux-ci feraient des productions dans ce domaine depuis le règne d’Agadja. [caption id="attachment_94173" align="alignnone" width="401"] La minutie, une qualité majeure des tenturiers[/caption] Peu importe la bonne version de l’histoire ! Aux tenturiers de la famille Yèmadjè, s’ajoutent désormais d’autres familles qui portent haut le flambeau de la tenture. Eckman, de toute sa vie, n’a fait que manipuler les fils, composer des patrons, réaliser des dessins sur le tapis au goût de ses clients, … jusqu’à en sortir le profil final. Que ce soit à travers des chapeaux royaux, des hamacs, des sandalettes, des nappes de table, des chemises… la finesse de ses doigts et ceux de ses pairs pratiquants de la tenture s’est laissée constater à maints égards, avec une forte dose de tradition et surtout du « consommons local ». « Aucun de nous ici n’a réellement appris ce métier. C’est presque inné puisque c’est de père en fils », confie le père de famille, acharné à tisser une nappe de table expressément commandée par un client. En réalité, la tenture, c’est la réalisation des toiles appliquées d’Abomey. A l’origine, le tenturier concevait les accoutrements des rois surtout pour les grandes cérémonies. Les textiles tissés à la main ou «Agonglov? » servaient de drap de lit, d’habillement et autres au roi. A loisir, les tenturiers peuvent imprimer les dessins voulus sur les pagnes qu’ils tissent. Mais leurs préférences restent les armoiries des rois. A commencer par l’ananas, symbole de celui qui est le pionnier de ce métier, le roi Agonglo. En ce temps, le travail se faisait avec l’utilisation de bûches de feuilles de maïs, de mil ou de sorgho. Ses applications sur des tissus de raphia transmettaient des messages principalement aux gloires et symboles royaux. Mais une question subsiste: pourquoi les tenturiers préfèrent s’installer au musée ? La réponse est toute trouvée. « Le musée est comme le lieu de regroupement de tous les rois», indique Alexis Yèmadjè. En plus, ajoute-t-il, il est le lieu le plus fréquenté par les touristes locaux comme étrangers.

Satisfaction et récriminations des clients

Sur l’esplanade intérieure du musée historique d’Abomey, les tenturiers ne chôment pas ; surtout pendant la période des vacances et celles des fêtes de fin d’année où les touristes et les Béninois vivant à l’extérieur qui sont leurs principaux clients y effectuent un tour. Pour ce faire, ils comptent sur la qualité de leurs produits pour les écouler sans difficulté. De leur côté, les clients ne font pas la fine bouche quant à leur satisfaction. « Chaque fois que nous passons au musée, nous nous faisons le plaisir de nous procurer les habits et chapeaux des tenturiers. Ils sont exceptionnels en ce sens qu’ils sont esthétiques et ne déteignent pas », informe Louis Gandédji, enseignant dans une université américaine, en séjour de quelques jours à Abomey. Ses séjours ne s’achèvent presque jamais sans qu’ils ne fassent un tour chez ces artisans pour s’approvisionner. «Vous ne pouvez comprendre la fierté qu’il y a à porter ces tenues et chapeaux lorsqu’on vit à l’étranger. C’est comme un outil qui nous rappelle nos origines », poursuit-il. Son accompagnateur du moment ne dit pas le contraire. Lui qui a pris l’habitude de faire des commandes spéciales avec diverses inscriptions sur les tenues. « L’originalité et la durabilité de ces produits sont irréprochables. Tout Béninois devrait être fier de les porter, surtout avec des effigies de son choix », fait comprendre Christophe Sohouénou, ingénieur en Bâtiment et travaux publics. Mais ce dernier ne passe pas sous silence le coût. A son avis, les produits des tenturiers sont assez chers. « C’est vrai que nous voulons manifester notre attachement à notre culture. Mais ils devraient nous faciliter la tâche en revoyant leurs tarifs à la baisse », plaide-t-il. [caption id="attachment_94174" align="alignnone" width="401"] Engagés pour la valorisation du textile béninois, les tenturiers
ne reculent devant aucun sacrifice y compris physique[/caption] Seulement, ce plaidoyer est loin d’avoir un écho favorable auprès des artisans. Déjà qu’ils estiment ne pas faire fortune avec cette activité. « On ne devient pas riche en étant tenturier. Nous gagnons juste le minimum pour nous occuper de la famille et satisfaire nos besoins quotidiens », répond Alexis Yèmandjè. En ce qui concerne la cherté décriée, il ne voit pas les choses de la même manière. Ses expériences à l’extérieur du pays le confortent dans cette posture. « Quand nous allons au Togo, au Ghana et autres, nous voyons le coût de leurs textiles locaux qui n’a rien à voir avec ce que nous pratiquons ici. Et les Béninois ne rechignent pas à en acheter », souligne-t-il.

Fastidieux, mais la passion prédomine

Dans la tenture, tout se fait à la main ; sinon, presque tout. Ce qui exige des tenturiers un certain nombre de qualités. Tout comme Eckman, Alexis Yèmadjè est formel. Pour lui, les prédispositions pour être un bon tenturier sont indispensables. « Ce n’est pas un travail pour les paresseux. Il nécessite beaucoup d’efforts physiques et ce sont toutes les parties du corps qui travaillent », démontre-t-il. Tantôt debout, tantôt accroupi ou encore assis, l’artisan passe par plusieurs postures selon les étapes du processus de conception du produit. « Après les lisses, nous passons aux peignes et à la navette pour faire le tissage proprement dit. Nous n’avons pas les aptitudes pour coudre ; donc nous avons recours aux tailleurs pour cette fin », explique-t-il. En dehors de ces acrobaties musculaires et des sollicitations de compétences extérieures qu’exige le métier, il y a également les difficultés d’approvisionnement en intrants. «C’est de l’artisanat pur et tout se fait à la main. Les matières premières sont parfois difficiles à avoir », indique le tenturier Eckman avant de préciser qu’ils ont souvent besoin de tissus qui sont entièrement en coton. « Si nous ne trouvons pas la couleur voulue, nous sommes obligés de faire passer le tissu blanc à la teinte avant de l’exploiter », ajoute-t-il. Bien évidemment, ce procédé ne fait que renchérir le coût de production. [caption id="attachment_94175" align="alignnone" width="401"] Faire le patron, une étape cruciale de création chez les tenturiers[/caption] Selon la largeur du produit final qu’il veut réaliser, le tenturier tisse les lisses un à un jusqu’à 240, 400 ou 500 au point d’obtenir jusqu’à une largeur de 90 cm. Les artisans précisent que « réaliser une largeur d’un mètre est particulièrement difficile. C’est un travail fastidieux mais si le client en paie le prix, nous le faisons ». L’autre difficulté que rencontrent les tenturiers dans leur métier, c’est celle liée au marché d’écoulement. « Nous manquons de lieux d’exposition. Les principales opportunités de vente, ce sont les foires aussi bien au pays qu’à l’étranger. Mais il nous faut souvent le soutien du gouvernement pour y participer », faire savoir Eckman qui rassure de la bonne qualité des produits « made in Benin ». « Dans la sous-région, notre produit est incomparable à ceux du Ghana, du Burkina Faso et autres. Ce sont les touristes, nos principaux clients, qui en font le témoignage », soutient-il.

Quand l’espoir renaît !

Les tenturiers ne craignent aucunement l’extinction progressive de leur activité. Ils croient dur comme fer que la succession est assurée. « Sans aucun doute, nous pensons que nos enfants vont continuer sur ce chemin. Ils vont perpétuer la tenture et la révèleront davantage au monde entier », espère Fiacre Accalogoun, tenturier au musée historique d’Abomey. En dehors de cette profession de foi, les tenturiers comptent aussi sur la nouvelle politique du gouvernement visant la promotion du patrimoine culturel et touristique national. En effet, dans ses prévisions, le gouvernement ambitionne de restaurer plusieurs sites touristiques du Bénin. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985, le site d’Abomey, capitale historique de l'ancien royaume du Danhomey, est l'un des sites touristiques majeurs du Bénin, et son attractivité mérite d’être renforcée. Le projet vise aussi la réhabilitation d’une partie du mur de l’enceinte et la mise en place d’une promenade patrimoniale sur l’ensemble des 47 hectares du site. Les visiteurs béninois et étrangers pourront ainsi découvrir toute la richesse du patrimoine culturel et architectural du site classé d’Abomey. Selon le gouvernement, la mise en avant du patrimoine béninois participera de la valorisation de la culture comme instrument de cohésion sociale et de dialogue pour que la jeunesse se réapproprie son histoire. « Le projet vise aussi à favoriser la promotion du patrimoine touristique et culturel du Bénin en renforçant les capacités des acteurs béninois en termes de conservation et de mise en valeur patrimoniale. Il permettra également le renforcement de l’écosystème artisanal et contribuera à générer des retombées économiques pour le Bénin », peut-on lire comme impact attendu de cette initiative. Cette ambition, en attendant sa matérialisation, a de quoi réjouir les potentiels bénéficiaires.

Fierté d’être habilleur du roi

« Nous sommes les habilleurs du roi. Selon la tradition, lorsque nous travaillons, au passage du roi, nous ne lui faisons pas allégeance comme le font tous les autres sujets ». Dans la pratique, les tenturiers ont une manière particulière de reconnaître l’autorité du roi d’Abomey lorsqu’ils sont à l’œuvre. Dès l’apparition de Sa Majesté, ils sonnent la navette qui est l’un de leurs outils de travail. Une forme de salutation à laquelle le roi répond en soulevant sa récade. C’est une norme traditionnelle, loin de toute spiritualité ou de tout occultisme. « Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce métier n’a aucun côté spirituel ou occulte. C’est un métier comme tout autre », rassurent successivement Alexis Yèmadjè et Fiacre Accalogoun. Mais ils reconnaissent qu’il est vérifié que par le passé, les premiers tenturiers s’interdisaient de faire le chainage ou la trame certains jours de la semaine. Mais cette pratique relève du passé. Chaque acteur de la tenture est libre de pratiquer la religion de son choix, sans aucune contrainte liée à sa profession. « Tant qu’on mange tous les jours de la semaine, on ne peut choisir de jour de travail », ironise Alexis. S’il est vrai que le métier ne requiert aucun acte spirituel, il est aussi vrai que selon l’usage qui doit en être fait, certains produits fabriqués par les tenturiers nécessitent généralement une sacralisation avant leur usage par les têtes couronnées, nuance Fiacre Accalogoun. Au fil du temps, la tenture évolue, faisant rayonner le visage du textile béninois.
Société 17 mars 2023


Campagne de commercialisation de la noix de cajou: L’embellie de la filière relevée
La campagne nationale de commercialisation 2022-2023 de la noix de cajou a été lancée, ce jeudi 16 mars, à la Maison des jeunes de Natitingou. La cérémonie a mobilisé, les acteurs de la filière et bien d’autres personnalités.Le top est donné, ce jeudi 16 mars, pour la commercialisation de la noix de cajou. La campagne 2022-2023 vient ainsi de démarrer à la satisfaction des acteurs du secteur, fortement mobilisés. Au cours de la période du 16 mars au 31 octobre 2023, ces derniers sont invités à s’organiser en vue de garantir la réussite de la campagne de commercialisation de l’anacarde et de préserver les intérêts de tous. Il s’agit des producteurs, acheteurs, transformateurs, exportateurs, partenaires techniques et financiers et des structures d’accompagnement, selon Rufus Saré, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce Atacora-Donga, représentant le ministre. Il informe que le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour la réussite de la campagne. Il cite le respect des textes en vigueur en République du Bénin et l’application des sanctions aux acteurs indélicats, le suivi et la régulation des flux transfrontaliers afin d’éviter la concurrence déloyale. Le gouvernement préconise aussi le contrôle et la certification des ponts bascules et des balances, le respect des normes en matière d’opérations post-récoltes en vue de conserver la qualité des produits … Rufus Saré informe qu’au Bénin, la production, la transformation et la commercialisation de l’anacarde intéressent de plus en plus les opérateurs économiques. Au titre de la campagne 2021-2022, précise-t-il, la production est estimée à 215 809 tonnes sans compter les quantités de noix qui pourraient être sorties frauduleusement par les frontières terrestres. Les producteurs membres de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde du Bénin ont produit une quantité de 112 859 tonnes, soit 52,29 %. 37 880 tonnes ont été commercialisées en système de vente groupée. Selon Rufus Saré, les prix pratiqués au cours de la campagne 2021-2022 ont évolué de 350 francs le kilo au début de la campagne pour atteindre un pic de 750 francs le kilo. En fin de campagne, les prix ont chuté à 350 francs, souligne le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce et ils sont maintenus à 625 francs en système de vente groupée. Dans le domaine de la transformation, il fait savoir que 225 000 kg de pommes ont été utilisés pour fabriquer le jus de pomme de cajou. 112 500 litres de jus conditionnés dans 450 000 bouteilles de 25 cl ont été produits. Pour ce qui est de la noix de cajou au titre de la campagne 2021-2022, pour une capacité installée de 608 000 tonnes, 17 700 ont été transformées par dix industries sur un ensemble de quatorze usines dont quatre sont en cessation d’activités. Au total, 1187 tonnes d’amandes de cajou ont été exportées, malgré les difficultés auxquelles les acteurs de la filière anacarde ont été confrontés, détaille Rufus Saré. Les acteurs présents à la cérémonie sont unanimes sur les efforts du gouvernement à moderniser le secteur. « Ce lancement nous offre l’opportunité de réitérer la gratitude et la reconnaissance de l’Interprofession filière anacarde du Bénin au président de la République pour son sens de développement », a fait savoir Moussa do Régo, président de l’Interprofession filière anacarde. Pour cette édition, il est interdit, sauf autorisation expresse, l’exportation des noix d’anacarde par voie terrestre. Actualités 17 mars 2023


Coopération: Les raisons du nouvel élan diplomatique du Bénin
Actuellement, c’est l’effervescence au niveau de la diplomatie béninoise. Wilfried Léandre Houngbédji explique ces réussites par l’instauration de conditions d’accueil acceptables des hôtes et la crédibilité de la voix du pays à l’international.La dynamique actuelle observée au niveau de la diplomatie béninoise n’est pas le fait du hasard. Elle découle de ce que les conditions optimales pour renforcer la bonne image du pays sont réunies. C’est l’explication donnée par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement lors de son point de presse hebdomadaire, ce mercredi 15 mars. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, le temps est venu, après les chantiers conduits lors du premier quinquennat du chef de l’Etat dans le domaine des infrastructures, de « faire entendre la voix du Bénin qui est une voix de qualité, responsable et respectable ». Une voix qui ne manque pas d’attirer des pays « frères et amis ». Ces derniers mois, contrairement au premier mandat, Cotonou a accueilli entre autres les présidents Emmanuel Macron, Umaro Sissoco Embalo, Mohamed Bazoum ainsi que les ministres des Affaires étrangères de la Turquie, de la Chine et bien d’autres. L’autre fait marquant, c’est la remise au président de la République par 17 ambassadeurs de leurs lettres de créance en novembre dernier. Mieux, Patrice Talon s’est montré très offensif en faisant plusieurs visites à l’étranger et une intervention médiatique sur les grands enjeux internationaux du moment.

Désormais prêt !

« Les visites sont dans l’ordre normal de ce que la doctrine diplomatique a toujours suggéré. Seulement qu’avec le président Patrice Talon, l’exigence de mettre aux normes nos pratiques et que nos hôtes soient reçus dans les meilleures conditions possibles de respectabilité de notre pays fait que sous le premier quinquennat, en dépit des demandes qui ont parfois été adressées à notre pays, le gouvernement ne s’était pas autorisé de recevoir les visites comme cela était attendu », développe le porte-parole du gouvernement. Désormais, le Boulevard de la Marina offre son bel éclat aux visiteurs qui finissent à peine de contempler le nouveau visage modernisé de l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin. De plus, plusieurs réalisations du gouvernement sont susceptibles d’intéresser les officiels étrangers en visite à Cotonou. Ce n’est certainement pas pour rien que les investisseurs français accompagnant le président Emmanuel Macron lors de sa visite au Bénin et le président Mohamed Bazoum sont allés visiter la Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè. Cette infrastructure naissante et bien d’autres sont l’objet d’attraction. « C’est parce qu’il fallait créer le cadre pour que les visites restent de qualité et que les souvenirs puissent encourager nos hôtes à revenir. C’est sans doute pour cela qu’il s’observe beaucoup d’activités sur le front diplomatique et sur le reste du quinquennat il va en avoir aussi », ajoute le secrétaire général adjoint du gouvernement. Sur les sujets qui concernent le monde, il estime que c’est parce que le Bénin a travaillé à crédibiliser sa voix, que son attitude dans les différentes rencontres internationales et sa politique intérieure cohérente lui valent l’admiration des autres pays. Les visites ne sont donc pas prêtes de prendre fin. Déjà, il est annoncé l’arrivée à Cotonou, en avril prochain, du président rwandais Paul Kagamé.
Actualités 17 mars 2023


Traitement de la boue sur la station terminale de Sèmè: WAPCO-Bénin : un vrai modèle écologique
A la West African Oil Pipeline (Benin) Company S.A. (WAPCO-Bénin), la préservation de l’environnement est une priorité absolue. Connue pour son professionnalisme et son expertise, WAPCO-Bénin est aussi une société écologiquement responsable. Elle l’a démontré à travers le traitement efficient et conforme de la boue issue des travaux de forage des fondations des trois réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin au niveau de la station terminale de Sèmè.Les travaux de construction des pieux (fondations) des réservoirs du projet de Pipeline Export Niger-Bénin à la station terminale de Sèmè ne présentent pas de risques environnementaux liés à la gestion de la boue ou à quelque substance chimique que ce soit. Loin s’en faut ! Le traitement de la boue issue des forages verticaux sur ce site est une réussite qui peut faire école et inspirer d’autres entreprises. [caption id="attachment_94143" align="alignnone" width="400"] Dans le processus de traitement, la boue est déversée dans un bourbier, un bassin bien protégé par une enveloppe plastique de 3 à 5 mm d’épaisseur pour éviter tout contact avec le sol[/caption] Et pour preuve, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, après une minutieuse visite d’inspection effectuée sur les lieux par ses services compétents, a attesté à travers la lettre N°0021/MCVDD/DC/SGM/DGEC/CDGPN/SA en date du 31 janvier 2023 ce qui suit : « … Les observations faites sur le terrain et les informations recueillies ont révélé que le protocole proposé et validé par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a été respecté et aucun impact environnemental n’a été observé sur le site ». Voilà qui dissipe toute incertitude ! Mais pour qui veut comprendre davantage comment la boue issue des travaux de forage a été traitée, les explications sont accessibles. De quelle boue s’agit-il déjà et comment est-elle obtenue ? Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du Plan de Gestion environnementale et sociale (Pges) à WAPCO-Bénin, explique: « La boue dont il est question, c’est une boue liquide qui est le résidu issu du forage de pieux. C’est le mélange entre l’eau du milieu, le sol et le sous-sol du milieu et l’argile propre au milieu. C’est donc une boue tout à fait naturelle sans aucun ajout chimique puisque dans le forage des pieux, aucune substance chimique n’a été utilisée ». Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, situe le contexte : « Au niveau de la station terminale de Sèmè, cette boue a été obtenue dans le cadre des travaux de construction des fondations sur lesquelles vont se poser les trois réservoirs de 100 mille m3. Au total 1083 pieux ont été forés à raison de 6 pieux par jour ; chaque réservoir devant tenir sur environ 400 pieux. [caption id="attachment_94144" align="alignnone" width="470"] Au terme du processus de traitement, notamment après les
phases de mélange et de séchage, la boue devient du sable
meuble et est utilisée pour le remblai[/caption] Chaque pieu génère 40 m3 de boue ce qui veut dire que les six pieux forés par jour ont entraîné 240 m3 de boue. Le forage de l’ensemble des 1083 pieux, a donc produit 40 mille m3 de boue ». Le contexte étant défini, l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou poursuit : « Dans le processus de forage, le bout de l’appareil qu’on appelle le trépan rogne la roche avec l’argile et l’eau et il y a un conduit qui permet de faire ressortir les flux liquides. Ce sont ces déchets qui constituent la boue liquide. Pour ceux qui ne s’y connaissent pas, ils peuvent penser que cette boue est une substance nocive. Or, en réalité, c’est le résultat de trois substrats du milieu dans lequel les travaux se font. Il s’agit du sol et du sous-sol du milieu, de l’eau du milieu et de l’argile du Bénin notamment l’argile provenant de Ouinhi qui est très élastique ». Dans une démarche scientifique, il a été procédé après forage, à une analyse de la boue issue des travaux. « Les résultats ont montré que les éléments constitutifs de cette boue ne sont que les trois substrats du milieu que j’ai énumérés plus haut. Ce qui veut dire que cette boue ne contient aucun élément chimique ou toxique. C’est une boue sans dangerosité ! », atteste Armel Rock Gbédjinou. A l’en croire, une partie de la boue a même été utilisée pendant les travaux et a permis de stabiliser les parois pour que les trous forés ne s’affaissent pas. Que comprendre à présent du traitement des 40 mille m3 de boue naturelle collectée suite au forage ?

Une méthode efficiente !

L’efficacité, c’est l’atteinte des résultats fixés avec les moyens prévus mais l’efficience, c’est l’atteinte des résultats avec rationalité. Et dans la gestion de la boue issue des travaux de forage sur le site de la station terminale de Sèmè, la société WAPCO-Bénin a fait preuve d’efficience avec une méthode qui a permis le recyclage à 100 % de la boue pour en faire de la terre meuble et surtout une terre arable, capable de porter des gerbes. Comment cela s’est-il produit ? En vue de protéger l’environnement pour un développement durable et dans le respect de son Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), la société WAPCO-Bénin a en effet contracté avec une entreprise professionnelle pour un traitement de la boue respectant les normes de protection environnementale. Armel Rock Gbédjinou, ingénieur en environnement et chargé du suivi-évaluation du PGES à WAPCO-Bénin, explique le procédé : « La boue benthonique obtenue suite au forage, à travers un conduit, va directement dans un bourbier que l’on appelle bourbier premier. Ensuite la boue est pompée par des camions citernes pour être injectée dans l’un des trois grands bourbiers d’environ 10 mètres de long, 8 mètres de large et 1,5 à 2,5 mètres de profondeur, selon les lieux et tenant compte du niveau de la nappe phréatique. Avant de contenir la boue, ces bourbiers sont bien aménagés et protégés par un dispositif plastique anti-infiltration de 3 à 5 millimètres d’épaisseur qui est posé dans le bourbier et qui recouvre toute la superficie, le long de la paroi interne et même les extrémités externes du bourbier ; de façon à ce qu’il n’y ait aucun contact entre la boue et le sous-sol du bourbier ni les parois. La boue injectée dans ces grands bassins est laissée à l’ensoleillement pour l’évaporation. Au fur et à mesure que l’eau s’évapore, il se produit la concentration de la boue qui présente une forme craquelée. C’est sous cette forme que la boue peut être manipulée et traitée ». Le traitement s’opère conformément au plan de traitement conçu par l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou et validé à un niveau supra. A ce sujet, Rockaire Coovi Adjovi, coordinateur Construction au niveau de la station terminale de Sèmè, renseigne : « La boue sous forme craquelée est transférée au site de malaxage pour être traitée avec du sable meuble sédimentaire. Il s’agit du sable lagunaire acheté pour la circonstance. La boue est donc mixée avec ce sable meuble et est séchée sur une grande surface plane jusqu’à obtenir un type de sable meuble qui, ramené sur un lieu de dépôt, donne après un à deux mois des gerbes. La boue traitée et déposée devient donc un sable utilisable dans tout milieu comme sol arable, ou sol de remblai ». C’est ce sable qui a servi à fermer les bourbiers et c’est ce sable qui sert à l’entretien des routes proches du site. « Beaucoup de personnes sollicitent même ce sable pour faire du remblai. Il sera utilisé aussi pour le remblai des trois tanks et pour les jardins qui seront aménagés. On peut donc dire que c’est une bonne politique environnementale car elle a consisté à traiter les déchets produits sur place, à les recycler pour les réutiliser », conclut Armel Rock Gbédjinou. La réussite de cette opération de traitement de la boue a été constatée par les services de la Direction générale de l’environnement et du climat qui ont inspecté les lieux. Cela a valu une lettre de conformité du ministère du Cadre de vie et du Développement durable qui a attesté qu’aucun impact environnemental n’a été observé sur le site. [caption id="attachment_94145" align="alignnone" width="400"] Cerise sur le gâteau, le sable meuble obtenu après traitement
de la boue est un sol arable, capable de porter des gerbes et
de faire germer la semence[/caption]

WAPCO-Bénin, très écolo !

Au-delà de toutes considérations, WAPCO-Bénin dans la mise en œuvre du projet de Pipeline Export Niger-Bénin est très attentive aux questions liées à la protection de l’environnement et du cadre de vie ainsi qu’à la gestion des déchets en général. En effet, la station terminale du projet de Pipeline d’Export Niger-Bénin située à Sèmè fait partie intégrante du projet d’oléoduc Niger-Bénin qui parcourt plusieurs régions. WAPCO-Bénin est sensible à l’environnement tout le long du tracé du projet. Pour une gestion optimale des déchets solides, WAPCO-Bénin a contracté avec la Société de gestion des déchets et de salubrité et d’autres prestataires pour un enlèvement régulier des déchets solides. WAPCO-Bénin dispose également d’un plan d’épurement des eaux usées. Mieux, dans sa politique de verdissement, WAPCO-Bénin a prévu tout le long du tracé du projet, aménager des espaces verts avec une variété d’espèces à mettre en plants, selon les sols et selon les régions; une façon de mettre en valeur les ressources propres à chaque région traversée par ce vaste projet. « Il y a une campagne de reboisement le long du tracé. C’est une opération propre à WAPCO-Bénin. Dans le même temps, il y a des forages construits pour permettre à l’étape de plantation d’arroser les plantes et de mettre à la disposition des populations de l’eau de consommation. Les forages seront actionnés par l’énergie solaire. Tout cela fait partie de la responsabilité sociale de WAPCO-Bénin », a confié l’ingénieur en environnement Armel Rock Gbédjinou. C’est dire qu’à WAPCO-Bénin, c’est zéro déchet dans la nature et aménagement du cadre de vie !
Société 17 mars 2023


Bénin : La suspension des soutenances de mémoires n’est pas du ressort des étudiants, selon l’Uac
Le 13 mars 2023, les étudiants de la Faculté des Lettres Langues Arts et Communication (FLLAC), à travers un sit-in, ont exigé l’annulation des soutenances des mémoires de Licence dans cinq départements. Dans un communiqué de presse en date du 15 mars 2023, le Rectorat a réagi aux exigences des étudiants.  [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/03/Communique-de-presse-suite-aux-mouvement-s-dhumeur-des-etudiants-de-la-FLLAC.pdf" title="Communiqué de presse suite aux mouvement s d'humeur des étudiants de la FLLAC"] Actualités 16 mars 2023


1464 - 3194