La Nation Bénin...
Nouvelles

Les députés sont en séance plénière ce jeudi 8 octobre. Ils vont se pencher sur deux dossiers tous concernant des questions orales avec débat. Le premier a trait à la situation relative au projet de la boucle ferroviaire actuellement en construction au Bénin par le Groupe Bolloré. Et le second dossier d’interpellation du gouvernement concerne les raisons qui motivent la dissolution de l’Inspection générale d’Etat (IGE) métamorphosée en Auditeur général du Bénin. Les deux questions émanent du député Eric Houndété.
Les deux dossiers avaient été programmés pour être examinés le jeudi 1er octobre dernier. Mais le gouvernement qui était représenté par le ministre en charge de l’Urbanisme, Nöel Fonton assisté de son collègue chargé des Relations avec les Institutions, Thomas Yombo, n’était pas prêt pour répondre aux deux questions, avait-il expliqué. Il a aussi fait savoir l’option du gouvernement qui souhaite la présentation d’une communication en lieu et place des réponses. Ce qu’a accepté le député de l’Opposition, auteur des deux questions. Eric Houndété avait jugé utile de transformer les deux questions d’actualité en questions orales avec débat pour permettre à ses collègues députés d’intervenir dans le débat après les deux communications du gouvernement. Ce qui n’était pas possible en cas de question d’actualité. Ici, le Règlement intérieur du Parlement autorise seul l’auteur de la question à intervenir après la réponse du gouvernement.
Les deux dossiers sont encore sur le tapis ce jeudi 8 octobre à l’hémicycle. Les deux communications du gouvernement sont fortement attendues par les députés surtout celle relative à la boucle ferroviaire. Ceci, quand on sait qu’il y a une vive polémique autour de ce projet entre l’Etat béninois et le Groupe Petrolin de Samuel Dossou Aworet qui dénonce son écartement dans la réalisation des travaux ferroviaires concédés au Groupe Bolloré. Le gouvernement est donc attendu pour fournir des explications claires à la Représentation nationale.
L'intégralité des deux questions
QUESTION D'ACTUALITE AU GOUVERNEMENT
Objet : dissolution de l'Inspection générale d'Etat
Le 20 juin 2015, le secrétaire général du gouvernement a affirmé dans un communiqué que, conformément aux propos tenus par le chef de l'Etat, "l’incident de la mauvaise gouvernance relative au dossier du deuxième programme pluriannuel d’alimentation en eau potable ... pourrait être une opportunité pour affirmer la lutte contre la corruption."
A cet effet, un certain nombre de "mesures immédiates préventives et de règlement de préjudice" auraient été prises, et sont confortées par des décisions au nombre desquelles, "la dissolution de l’Inspection générale d’Etat qui sera remplacée par un autre organe qui bénéficiera d’une autonomie financière de fonctionnement et de l’indépendance indispensable pour la réalisation de ses missions".
Conformément aux dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il est demandé au gouvernement de répondre aux préoccupations ci-après :
1) Quel bilan pour l'Inspection générale d'Etat à la date du 20 juin 2015?
- Fournir à la Représentation nationale l'inventaire des dossiers traités par l'IGE depuis sa création en 2006 et les résultats obtenus.
- Produire les rapports d'étape, les rapports provisoires ou les rapports définitifs pour chaque dossier.
2) Cette décision fait-elle suite à une évaluation de la performance de l'Inspection générale d'Etat ?
Si oui, produire le rapport d'évaluation.
3) Quelles sont les raisons qui militent en faveur de la dissolution de l'Inspection générale d'Etat?
4) Quel est le sort réservé aux dossiers en instance au sein de l'IGE?
5) Par quelle structure le gouvernement entend-il assurer les missions préalablement confiées à l'IGE?
En quoi ladite structure sera-t-elle plus pertinente que l'IGE ?
Fait à Porto-Novo, le 25 juin 2015
Eric Houndété
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QUESTION D'ACTUALITE AU GOUVERNEMENT
Objet : Projet de la boucle ferroviaire au Bénin
Le 7 novembre 2013, le président de la République du Niger et son homologue du Bénin ont procédé, au Bénin, à la signature du mémorandum d'entente portant mise en œuvre du projet de «Réhabilitation, construction et exploitation de la ligne ferroviaire Cotonou-Parakou-Niamey».
Lancé le 7 avril 2014 à Niamey, ledit projet représente un vaste programme d'intégration économique sous-régionale, destiné à réhabiliter le réseau ferroviaire de l'Organisation commune Bénin-Niger (OCBN), et à relier les villes de Cotonou et Lomé d'une part, et de Cotonou, Niamey, Ouagadougou et Abidjan d'autre part.
Au regard de l'importance du projet et de son impact sur les plans économique, financier, social et politique, il est demandé au gouvernement, en vertu de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, de fournir à la Représentation nationale les réponses aux préoccupations ci-après :
I- De l'élaboration et de la mise en œuvre du projet
1- Quelles sont les options techniques suggérées pour la réalisation des travaux à réaliser dans le cadre du projet de construction de la boucle ferroviaire? Préciser, les avantages, inconvénients ou limites de chaque option.
2- Quelle est l'option technique retenue? La décrire en indiquant ses caractéristiques techniques.
3- Quel est le coût estimatif initial du projet, au titre de l’option retenue? Préciser:
a) les éléments justificatifs pris en compte pour la détermination du coût contractuel;
b) le mode de réalisation et de financement convenu;
c) les conditions de retour sur investissement, en cas de financement en BOT notamment la durée, la tarification pour les usagers et la fiscalité.
5- Quelles sont les procédures suivies au plan national, par le Bénin, pour l’étude, la validation, l’adoption, l’inscription du projet au budget de l’Etat, le financement sur ressources propres ou l'inscription au plan de trésorerie de l’Etat en cas de financement en BOT, conformément aux dispositions des directives de l’UEMOA et de la Loi organique portant lois de finances en République du Bénin?
6- Quelles sont les structures administratives de l’Etat en charge du projet au cours des différentes phases, depuis les études préliminaires jusqu' à la contractualisation, en passant par la validation de l’étude, les procédures de sélection de l’entrepreneur, la négociation des aspects techniques et financiers avec l’entrepreneur, la rédaction des documents de contrats en attente de signature, etc.
II- Des garanties prises par l'Etat
1) Quelles sont les dispositions prises par l'Etat pour prémunir les finances publiques de tous risques majeurs pouvant générer inutilement des coûts supplémentaires, du fait :
a) du choix de l’option retenue, en s'assurant de la qualité technologique de l'infrastructure et de son interconnexion avec les infrastructures des autres Etats de la sous-région?
b) du non-respect des règles de procédures prévues par la règlementation relative à la sélection de l’entrepreneur, notamment les risques financiers liés aux amendes et pénalités pour réparation des dommages et intérêts subis par les tiers?
c) des modifications intempestives des coûts initiaux du projet et des prises d’avenants irréguliers?
2) Quelles sont les dispositions prises par l'Etat pour maîtriser le prix à payer par les usagers, en contrepartie du retour sur investissement, au titre du financement en BOT?
Fait à Porto-Novo, le 27 août 2015
Eric Houndété
Actualités 08 oct. 2015

Le président de la République est allé, hier mercredi 7 octobre, à la rencontre des tout premiers pèlerins revenus sains et saufs de la Mecque. Boni Yayi a réitéré les condoléances de la Nation aux familles de ceux qui sont morts en Arabie saoudite.
L’émotion était à son comble à l’aéroport international Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou, lorsque le président de la République, au cri de «Allah Akbar», accueillait les premiers pèlerins béninois de retour de la Mecque. Le drame survenu lors du rituel de la lapidation du diable à Mina, qui a connu la mort de plusieurs de leurs frères et des centaines de disparus, a fait d’eux des rescapés de l’édition 2015 du Hadj. Et pour Boni Yayi, il y a de quoi rendre grâce à Dieu le Miséricordieux. «Nous sommes heureux de vous retrouver. Nos chers parents qui nous ont quittés dans les conditions que vous connaissez sont déjà dans les mains du Père céleste. Ils ont rempli leur mission sur cette terre. Soyons en union de prière pour eux», déclare le chef de l’Etat sur le tarmac de l’aéroport. Il précise que cette tragédie n’a pas frappé le Bénin seul. «C’est un deuil mondial», souligne-t-il, réitérant les condoléances de toute la nation aux familles éplorées. Boni Yayi a alors souhaité un bon retour aux rescapés dans leurs foyers respectifs, en les invitant à raffermir leur foi dans la prière et le respect des prescriptions divines.
Le président de la République annonce qu’une prière nationale sera organisée, dès l’arrivée du dernier pèlerin. «Le gouvernement va organiser cette prière nationale pour que nous soyons en union de prière pour ceux qui nous ont quittés. Nous allons prier pour vous aussi, pour la Nation et le monde entier», insiste-t-il, avant de souhaiter une prompte guérison à tous les blessés.

Douze ans déjà que la décentralisation est en cours au Bénin. Depuis, quel est l’état du chemin parcouru ? Quelles insuffisances relevées et quels motifs d’espoir ? Ces questions seront au cœur du Forum bilan de la décennie de la décentralisation au Bénin, qui ambitionne de faire le point de la mise en œuvre de la réforme de l’Administration territoriale mise en branle par les lois sur la décentralisation. Les assises y consacrées se sont ouvertes hier à Cotonou, et prennent fin ce jour. Acteurs de la décentralisation, autorités politico-administratives à divers niveaux et partenaires techniques et financiers ont assisté à l’ouverture des travaux placés sous le haut patronage du président de la République, Boni Yayi ; représenté à l’occasion par le Premier ministre, Lionel Zinsou.
Après douze ans de mise en oeuvre de la décentralisation au Bénin, le forum ouvert hier à Cotonou, ne pouvait mieux tomber. L’Association nationale des Communes du Bénin (ANCB), en de pareille circonstance, est attendue pour livrer son appréciation du chemin parcouru. Son président, Soulé Alagbé, au nom des élus locaux, remercie l’Etat central et le chef de l’Etat en particulier, pour le soutien et le volume des réformes engagées au profit des communes. Puis, se réjouissant de la tenue de ce forum bilan, il indique que le bilan devra être fait de façon sérieuse afin que les résolutions qui en sortiront impactent réellement la vie des populations. Dans tous les cas, engage-t-il, la décentralisation doit être le socle du développement du Bénin. Dynamique qui exige que les efforts soient conjugués. Au total, si des avancées réelles ont été notées depuis 2003, avec par exemple la mise en œuvre du Fonds FADeC, la Politique nationale de Décentralisation…, il reste à renforcer les ressources des communes en vue de leur permettre de faire face aux défis qui se posent encore à elles. De même, il faudra procéder à la désignation des chefs-lieux des nouveaux départements, faire participer l’ANCB à la conférence budgétaire de l’Etat, procéder à la généralisation du transfert des ressources…, plaide Soulé Alagbé. Qui promet au nom de l’Association, que les élus se battront pour la création de la richesse et pour un développement inclusif du Bénin.
Au nombre des partenaires techniques et financiers, Séverine Donnet Descartes, de la Coopération suisse fait office de chef de file. A ce titre, elle félicite le gouvernement pour la tenue du forum et note qu’il représente un événement pour les PTF. Si le Bénin a fait le choix politique de mettre en œuvre la décentralisation dès 2003, dans le but d’assurer des services de base de qualité ainsi que le bien-être des populations, les avancées sont notables douze ans après, observe-t-elle, ravie que la démocratie locale suive son cours. Autant qu’elle salue la mise en œuvre de politiques destinées à rendre effective la décentralisation, la plus grande implication de l’Etat dans la mobilisation des ressources financières au profit des communes, l’adoption de la loi sur la fonction publique territoriale ; la qualité des infrastructures réalisées par les communes et leur très faible taux d’abandon… Toutes choses qui font que le processus doit se poursuivre, même si des insuffisances et défis sont encore manifestes. Il s’agit de poursuivre la décentralisation et la déconcentration des compétences des ministères sectoriels, respecter la décentralisation sectorielle pour rendre plus performant le FADeC affecté, la mobilisation de ressources propres des communes en vue d’émergence de réels pôles de développement au niveau décentralisé. Il s’agit aussi de redéfinir le rôle d’appui-conseil de la tutelle tant les préfectures manquent de moyens ; et de renforcer la démocratie à la base par la promotion de l’approche participative dans la perspective de l’amélioration de la gouvernance locale ; non sans œuvrer à l’accroissement de la participation des femmes au processus de décentralisation. Au regard de toutes ces observations, Séverine Donnet Descartes indique que les attentes des PTF sont grandes, dont la garantie de la fourniture de services de qualité aux populations, qui va avec à un transfert renforcé des ressources aux communes.
Pour une décentralisation porteuse de développement
Pour Véronique Brun Hachémè, ancien préfet et aujourd’hui ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire, et donc personne avisée de la décentralisation, la tenue de ce forum bilan est une d’importance. Rappelant que c’est dès 1993, que les premiers états généraux de la réforme de l’administration territoriale ont eu lieu, l’élaboration du cadre juridique et la création des communes, consacrée par la tenue des premières élections en 2002-2003, le détachement de l’administration territoriale du ministère de l’Intérieur en 2007 pour en faire un département ministériel de plein exercice, elle justifie les présentes assises par la nécessité d’inventorier le chemin parcouru depuis lors, en vue tracer de nouveaux sillons pour dynamiser la pratique de la décentralisation et lui garantir des jours meilleurs. En attendant, elle invoque les diverses actions entreprises par l’Etat central pour renforcer la décentralisation, donner une impulsion nouvelle à la gouvernance locale et au développement à la base ; et argue que cela ne doit pas faire perdre de vue les efforts à engager pour favoriser la pérennisation de la décentralisation et lui assurer son nouvel essor ; tant les enquêtes révèlent que les attentes des populations restent très fortes. Aussi les échanges, au cours des assises, prendront-elles pour socle les réalités des communes afin de poser des diagnostics pertinents à même de déboucher sur des recommandations tout aussi pertinentes. Lesquelles aideront à promouvoir une décentralisation plus efficace et porteuse de développement réel.
Prendre conscience des défis à venir
Des diagnostics sans concession, dans une approche critique, le Premier ministre y engage vivement. Qui croit que la décentralisation est au cœur du processus de développement national, et de la démocratie. Et qui, pour leur implémentation, veut bien compter sur la nouvelle génération d’élus locaux qu’il appelle au dévouement. Lionel Zinsou, toutefois, invite à ne pas perdre de vue que le processus n’a que douze ans, alors que chez nos PTF, il aura bien fallu des siècles et des siècles pour réussir à bâtir des démocraties solides, et des processus de décentralisation efficaces. Ceci pour comprendre que s’il y a encore des faiblesses évidentes, on n’a tout de même pas encore fait mille ans de pratiques. Mais il est important, souligne-t-il, que les acteurs divers conjuguent leurs réflexions, partagent leurs expériences pour engager le processus sur la route du progrès. Pour que la réduction de la pauvreté en découle, tant ce pari ne sera gagné que de la base. Aussi exige-t-il que des soldats soient mobilisés pour livrer bataille, lesquels prennent progressivement place avec les compétences locales qui se constituent de plus en plus dans les communes, se félicite Lionel Zinsou. Pour qui, dans l’avenir, la prescription de l’UEMOA voulant que 15% des ressources nationales aillent aux communes, sera certainement d’application. De même que la définition de politiques nouvelles, comme celle d’un bon aménagement territorial, sera poursuivie. Le tout, parce qu’à l’avenir, des défis pratiques se poseront. Comme la gestion de la masse d’étudiants, de la densité de la population avec de nombreuses communes qui compteront plus du million d’habitants, la réalisation d’infrastructures adéquates…
Actualités 07 oct. 2015

En vue de soutenir le gouvernement béninois, dans la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la réduction de la pauvreté, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA), a approuvé un appui budgétaire d’un montant de 10 milliards de F CFA au profit du Bénin. La signature de cet accord a eu lieu hier, lundi 5 octobre dans les locaux du ministère d'Etat chargé de l’Economie et des Finances. C’était en présence du ministre Komi Koutché et de la représentante résidente de la Banque mondiale Katrina Sharkey.
«Ce dixième crédit d’appui à la réduction de la pauvreté, est le deuxième d’une série de trois opérations d’appui aux politiques de développement qui visent à accélérer et à élargir les opportunités de croissance équitable en remédiant aux principaux problèmes liés à la gouvernance, à la gestion des finances publiques et aux réformes du climat des affaires », a déclaré la représentante résidente de la Banque mondiale Katrina Sharkey.
Selon elle, ce programme s’appuie sur des réformes soutenues dans le cadre d’opérations précédentes et en particulier sur les activités portant sur l’administration publique, la lutte contre la corruption et la transparence. Il vise essentiellement deux axes principaux qui portent sur l’accélération durable de la croissance, la transformation de l’économie et le renforcement de la qualité de la gouvernance.
Katrina Sharkey a ajouté que, l’accord de financement du dixième crédit d’appui à la réduction de la pauvreté (PRSC-10), va renforcer le cadre légal des affaires, qui sera propice à l’investissement dans les secteurs les plus prometteurs et à la compétitivité du secteur privé en améliorant l’environnement des activités portuaires, ainsi que l’efficacité de l’administration douanière.
Le ministre d'Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation (MEFPD) Komi Koutché, a exprimé toute la gratitude du gouvernement à l’équipe de la Banque mondiale à travers sa représentante résidente. Cet appui budgétaire, a-t-il expliqué, est un accompagnement pas comme les autres
Il s’est engagé pour que cet appui, géré à bon escient permette l’atteinte des objectifs assignés et cela, avec plus d’efficacité.
Le ministre d’Etat Komi Koutché a, par ailleurs, souhaité que ledit appui, compte tenu des axes ciblés dans les conditions préalables à sa mise en œuvre, soit un appui qui ouvre le chemin à d’autres financements pour renforcer le cadre du partenariat public-privé.

Une délégation du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI), conduite par son président Augustin Ahouanvoébla, a effectué une descente hier, lundi 5 octobre, à la mairie d’Abomey-Calavi et à celle de Sô-Ava. Objectif : informer les maires desdites localités et leurs administrés du démarrage samedi prochain du recensement et de l’enrôlement biométrique des citoyens ayant fait des réclamations devant la Cour constitutionnelle et les rétablis dans leurs droits.
L’injustice causée par les machines à certains citoyens lors des dernières élections est en train d’être conjuguée au passé. C’est dans ce cadre que le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI), était en déplacement hier à la mairie d’Abomey-Calavi et de Sô-Ava. La visite de la délégation conduite par le président Augustin Ahouanvoébla s’inscrit dans le cadre du recensement et de l’enregistrement desdits citoyens de la 6è circonscription électorale, notamment Glo-Djigbé et Sô-Ava précisément à Agonmè Komey. Il était question pour la délégation, d’informer les élus locaux desdites localités de la descente prochaine du COS-LEPI sur le terrain dans le cadre de la prise en compte de ces citoyens laissés pour compte et que la Cour constitutionnelle a rétabli dans leurs droits.
Le travail d’actualisation et la mise à jour du fichier électoral n’est pas une opération d’envergure nationale et ne prend pas en compte tous les citoyens. Il ne consiste donc pas à la reprise de toute la liste électorale. Dans la commune d’Abomey-Calavi, ils sont 1 300 citoyens concernés par l’opération et six cent dix (610) à Sô-Ava. C’est dire que sur mille personnes, à peine cinq sont concernés.
Le président du COS-LEPI invite les populations à faciliter la tâche aux agents de terrain. «Nous ne demandons pas à toutes les populations de se ruer vers les listes d’affichage», indique-t-il.
Augustin Ahouanvoébla nuance que les citoyens qui précédemment n’avaient suivi aucune étape de la LEPI, ne seront pas pris en compte. «Il est inutile à ceux qui n’avaient pas fait cette opération en 2011 et en 2015 de chercher à se rattraper», a-t-il précisé. Par contre le président du COS-LEPI souligne que des réclamations directes pourraient être faites à l’organe d’actualisation qui appréciera en son temps si elles sont fondées et si les personnes concernées disposent de leurs récépissés.
Trois catégories de citoyens
L’opération en cours concerne trois catégories de citoyens des communes d’Abomey-Calavi et de Sô-Ava. Il y a ceux ayant suivi tout le processus (audit participatif, enregistrement complémentaire…), jusqu’à l’enregistrement biométrique mais qui n’avaient pas pu voter lors des dernières élections parce que n’ayant pas bénéficié des cartes d’électeur. La 2è catégorie concerne les citoyens ayant fait la même démarche mais dont les noms n’ont pas figuré sur la liste lors de l’enregistrement complémentaire. La 3è catégorie de citoyens concerne ceux qui, même n’ayant pas fait l’audit participatif, sont directement concernés par les ratés de l’opération de 2011. Le président du COS-LEPI a expliqué toute la diligence qui est en train d’être mise en place par son organe pour réparer le tort qui leur est fait. L’opération, a-t-il insisté, consiste tout juste en un glissement de noms des personnes qui étaient dans la base de données et qui auront 18ans révolus à la date du 28 février 2016.
Au même moment, détaille-t-il, il s’agira également de rayer de la liste les noms des personnes décédées, en apportant la preuve de leur décès, celles privées du droit civique....
Sur place, les documents d’extrait et les listes des omis ont été remis aux maires d’Abomey-Calavi, Georges Bada et de Sô-Ava, Sergio Hazounmè pour affichage dès ce jour.
Au total, le fichier électoral intègre une base de données de 5 140 000 citoyens de 12 ans et plus qui va servir pour les différentes élections jusqu’en 2021. Mais l’opération en cours, permettra juste d’actualiser les données de ceux dont les noms, professions ou autres données importantes, avaient été mal écrits sur leurs cartes d’électeur.
Les 4/5 des activités retenues dans le cadre de cette opération ont été déjà exécutés, a rassuré le président du COS-LEPI, Augustin Ahouanvoébla.
Le travail de terrain d’actualisation et de la mise à jour du fichier électoral a démarré depuis le 1er octobre dernier et prendra fin le 22 octobre prochain. C’est pour cela qu’il exhorte les populations à la diligence et à la discipline. Au-delà de ce délai, aucune faveur ne sera faite aux populations, a-t-il précisé.
«Pour que les élections continuent de se dérouler dans la paix et la transparence au Bénin, le COS-LEPI a pris la mesure du défi», dira Georges Bada, maire d’Abomey-Calavi qui salue la démarche de l’organe d’actualisation et exhorte aussi les populations à se joindre aux autorités locales en vue de la réussite de l’opération. Même message de son homologue de Sô-Ava, Sergio Hazounmè.

Depuis hier, lundi 5 octobre, une nouvelle page s’est ouverte pour la société Bénin tracteurs à travers l’installation des membres de son Conseil d’administration. Synonyme de lancement officiel de ses activités, ladite installation a été faite par le vice-Premier ministre, François Abiola.
Si on devait s’en tenir à la sobriété qui a caractérisé hier, la cérémonie d’installation officielle des membres du Conseil d’administration de la société Bénin tracteurs, on n’en mesurerait pas la portée. Pourtant, il s’agit d’une grande première qui consacre le démarrage effectif des activités de cette unité de montage de tracteurs, censée insuffler l’oxygène de la dynamisation et de la mécanisation au secteur agricole au Bénin. Les cinq membres du Conseil d’administration de Bénin tracteurs ont conscience de cette tâche. Ils mesurent même à sa juste valeur, l’ampleur des responsabilités qui sont les leurs, pour que non seulement, la société démarre enfin ses activités, mais aussi qu’elle vive et survive et qu’elle réussisse à atteindre les objectifs qui sont les siens. Ces assurances, c’est Joseph Tamègnon, président du Conseil d’administration qui les a données. Et si une précédente session dudit conseil s’était déjà tenue en toute discrétion, la présente, au regard de son ordre du jour, mérite qu’on y projette la lumière, note Joseph Tamègnon. Puisqu’elle consacre l’entrée en fonction du directeur général de la société et de son adjoint et inaugure, par ailleurs, les activités de la société Bénin tracteurs. Dorénavant, selon Joseph Tamègnon, il sera question de travailler en parfaite intelligence pour faire de cette société, le fleuron de l’industrie béninoise.
On était donc tenté de dire que tout s’annonçait sur des notes de gaieté, mais loin s’en faut ! la société Bénin tracteurs s’installe sur fond de colère sur la terre de Ouidah, sa terre d’accueil dont le premier citoyen, le maire Sévérin Adjovi, invité à cette cérémonie d’installation n’est pas allé du dos de la cuillère, pour mettre les pieds dans les plats. Pour ce dernier, les préalables retenus à l’occasion du lancement des travaux de construction n’ont pas été respectés. Les objections de Sévérin Adjovi ont porté, entre autres, sur le fait que le Conseil communal qu’il conduit n’ait été en rien associé à l’installation et au fonctionnement de ladite usine. «Nous devons être regardant dans la gestion», exige le maire qui réclame également pour sa commune, une part d’actionnariat. Mais là n’est pas le plus fâcheux pour Sévérin Adjovi qui, à travers ses dires, a insisté sur le fait que «60% au moins» du personnel de la société doit provenir de la commune de Ouidah. «Je souhaiterais que vous corrigiez les choses…», plaide-t-il ensuite, étayant cette sollicitation par le fait que «Ouidah n’a plus d’usines».
Venu procéder au nom du chef de l’Etat à l’installation des cinq membres du Conseil d’administration de Bénin tracteurs, le vice-Premier ministre François Abiola, a jugé «recevables et perfectibles» les demandes du maire de la commune de Ouidah et s’est engagé à «rendre compte à qui de droit». Mais quoique pertinentes, ces sollicitations devront être étudiées selon son souhait, par les deux parties béninoise et indienne.
Installant par la suite les membres du Conseil d'administration, François Abiola les renverra à leurs obligations, non sans les briefer sur les attentes placées en eux et l’exigence qu’ils ont de faire de Bénin tracteurs, une société viable qui fasse la fierté des deux pays par lesquels elle a vu le jour. Le vice-Premier ministre et les officiels présents ont également visité les différents compartiments de l'usine avant de prendre conger des lieux.

Hier, lundi 5 octobre, enseignants, écoliers et élèves ont fait leur retour dans les écoles et collèges après deux à trois mois de vacances. A Bohicon comme à Abomey, il n’y a plus de doute, la rentrée des classes est désormais effective aussi bien dans les établissements publics que privés.
Jusqu’à la veille d’hier lundi, nombreux sont ceux qui continuaient encore à se demander si la rentrée des classes serait effective ou pas. Désormais, ils sont ôtés de leurs doutes. Les écoles, collèges et lycées ont tous rouvert leurs portes pour accueillir les apprenants et les enseignants. A Bohicon hier matin, à l’école urbaine centre comme au CEG 1, les enseignants et les apprenants étaient tous au rendez-vous. Munis de houes et de balaies, les enfants procèdent au désherbage de la cour pour ces premiers jours. A cet effet, il est exigé des enfants, notamment les nouveaux; houe, balai et panier. Quant aux enseignants, pour la plupart, ils se retrouvent dans les locaux de l’administration pour s’enquérir des nouvelles dispositions en vigueur les concernant. Même schéma à Abomey. Dans la plupart des établissements publics, en attendant que les cours démarrent effectivement dans les salles de classe, les apprenants sont présents pour l’entretien et les premiers contacts avec les enseignants. Toutefois, assurent Vital Fidématin et Marcelle A. Madadanni, respectivement directeur du groupe C et directrice du groupe A de l’EPP Hountondji à Abomey, tout est mis en œuvre pour que les enfants reçoivent les premières leçons dès les prochaines heures. Aucun boycott n’est annoncé chez eux.
Dans les collèges, directeurs et censeurs sont envahis par les usagers que sont les parents d’élèves pour les dossiers de transferts et autres inscriptions d’élèves. C’est le cas de Céline Gblondoumey, censeur au Lycée Houffon des jeunes filles d’Abomey. Elle déclare que son établissement s’est très bien préparé pour cette rentrée puisque depuis plusieurs jours, les dossiers y sont reçus et traités avec soin par les responsables de cet établissement afin que le jour de la rentrée, tout aille comme sur des roulettes. D’ailleurs, en ce qui concerne l’effectif des enseignants, elle précise que son établissement dispose d’un nombre important de vacataires soient 96 et 19 enseignants titulaires.
Dans les différents établissements parcourus hier lundi, jour de la rentrée, il n’a pas été constaté un quelconque mouvement de boycott de cette rentrée scolaire contrairement à ce qui avait été annoncé. Bien au contraire, dans la matinée comme dans l’après-midi, les établissements ont bel et bien repris vie.

Après trois mois de vacances, l’école béninoise a rouvert ses portes hier lundi 5 octobre, sur l’ensemble du territoire national. C’est la commune d’Ifangni que le ministre des Enseignements maternel et primaire (MEMP), Eléonore Ladékan Yayi a choisi pour lancer officiellement cette reprise des classes pour le compte de l’année académique 2015-2016.
La commune d’Ifangni plus précisément l’Ecole primaire publique d’Ita-Soumba était à l’honneur hier. Elle a abrité le lancement officiel de la rentrée scolaire 2015-2016 pour le compte du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP). Une cérémonie officiée de main de maître par le ministre Eléonore Ladékan Yayi qui avait à ses côtés le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou. Occasion pour le directeur de l’école de remercier la délégation ministérielle pour le choix porté sur son établissement cette année. Pierre Dossa a saisi l’occasion pour formuler quelques doléances au nombre desquelles la nécessité de transformer son école en un centre d’examen pour le Certificat d’études primaires à partir de cette année académique. Et la construction d’un module de trois classes pour renforcer les bâtiments pédagogiques de l’école.
A sa suite, le maire d’Ifangni, André Zannou a aussi remercié le ministre Eléonore Ladékan Yayi pour le choix porté sur sa commune pour la tenue de cette cérémonie. Le préfet Moukaram Badarou a vanté les efforts consentis par le gouvernement au profit des enseignants dans le cadre de cette rentrée des classes. Il demande en retour au corps enseignant, de faire en sorte que l’année scolaire ne soit pas perturbée.
Prenant la parole, le ministre des Enseignements maternel et primaire s’est voulu on ne peut plus clair. Elle a informé l’assistance de ce que le gouvernement a tenu une séance de travail dans la matinée d’hier avec les responsables syndicaux des trois ordres de l’enseignement. La question du statut particulier des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire était au cœur des échanges. Selon elle, cette principale revendication des enseignants ne pose plus de problème. Le ministre a assuré les enseignants de ce que l’Etat jouera toute sa partition pour satisfaire leurs désidératas. Eléonore Ladékan Yayi exhorte les enseignants de leurs côtés à la compréhension. Ils ont été invités à faire en sorte que les enfants connaissent une année scolaire normale et sans la moindre grève. Elle dit faire siennes les doléances du directeur de l’EPP Ita-Soumba. Selon le ministre, elle comprend mieux que quiconque les problèmes du secteur éducatif. Elle revient fraichement d’une réunion au Cap-Vert sur l’éducation et les cantines scolaires. L’autorité ministérielle promet que les doléances soulevées par le directeur de l’école seront examinées. Avant de partir d’Ita-Soumba, Eléonore Ladékan Yayi a remis officiellement les clés d’un module de trois classes, plus magasin et bureau le tout équipé avec la résidence du directeur et de deux enseignants. Le coût de l’ensemble de l’ouvrage est estimé à 87 millions F CFA environ.
Mais avant le ministre l’après-midi, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou est descendu sur le terrain dans la matinée d’hier pour s’enquérir de l’effectivité de la rentrée. Accompagné pour la circonstance du directeur départemental de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé-Plateau, Nöel Adédjobi. La délégation a visité le Collège d’enseignement général (CEG) Application, les écoles primaires publiques de Ouinlinda et de Sokèdjo tous situés à Porto-Novo. Le maire et sa suite ont constaté avec satisfaction la bonne reprise des cours dans les écoles. Emmanuel Zossou a invité les directeurs d’écoles de son territoire à lui faire parvenir ce mardi 6 octobre, leur chapelet de doléances surtout par rapport aux écoles qui n’ont pas de voies d’accès. Il a promis de faire quelque chose pour faciliter aux enfants, l’accès dans leurs écoles.

Après avoir observé une pause de près de 3 mois, les écoliers et élèves des établissements d’enseignement maternel, primaire, secondaire publics et privés ont repris le chemin des classes hier, lundi 5 octobre. Une timide effectivité est observée dans les établissements publics.
«La rentrée a été effective chez nous, comme vous pouvez le constater. Les salles de classe sont ouvertes. Les élèves sont dans la cour et nous sommes en train de procéder à l’inscription des nouveaux apprenants et des autres classes intermédiaires. Depuis 7h 30 mn, nous sommes là pour essayer de mettre les salles de classe au propre», a déclaré Moise Holonou, directeur de l’école primaire publique de Gbégamey Sud, groupe A. il sera appuyé par les directeurs des autres groupes de l’école.
Selon Moise Holonou, le premier jour de la rentrée est consacré à l’entretien et au balayage de l’école et des classes, suivi du nettoyage des tables et bancs qui sont restés inoccupés pendant des mois. Sans cet entretien préalable, et si les conditions d’hygiène ne sont pas réunies, les élèves ne peuvent pas commencer les cours, insiste-t-il. Malheureusement, l’effectif des élèves présents n’a rien à voir avec celui des grands jours. «Nous avons depuis l’année dernière, un problème d’enseignants mais ceux avec qui nous avons travaillé, sont tous là ce matin, pour conduire les enfants dans leurs différentes, classes», a expliqué Moïse Holonou.
Pour Wilfried Mensanh Agbevo, enseignant à l’Ecole primaire publique de Gbégamey Sud/A et chargé de l’inscription des nouveaux apprenants, fait remarquer que les parents viennent pour faire inscrire les enfants. Cette étape, dit-il, se déroule à merveille, même s’ils ont perdu l’habitude de la pré-rentrée. Pour la classe de CI, les enfants inscrits sont âgés de 5 ans et plus. Mais Wilfried Mensanh Agbevo a déploré le fait que la plupart des enfants viennent sans leurs actes de naissance.
A l’Ecole primaire publique de Cadjèhoun, le constat a été amer, car la majorité des salles de classes est restée fermée. Même l’effectif des enfants présents dans la cour de l’école en dit long, malgré les assurances du directeur du groupe A, Désiré Chodaton.
Au Collège d’enseignement général de Gbégamey, l’heure est encore aux inscriptions et aux transferts des nouveaux élèves. L’affluence était à son comble mais les cours n’ont pas encore commencé. Par contre, dans les établissements privés d’enseignement général comme, le Cours secondaire ‘’Notre Dame des Apôtres’’ et ‘’Père Aupiais’’, les élèves et professeurs sont en classe pour le démarrage des activités pédagogiques.

A Lokossa et Athiémé dans le Mono, des populations ont réclamé, samedi 3 octobre dernier, la candidature de Patrice Talon à la prochaine élection présidentielle. C’était à travers des déclarations de soutien reçues par Urbain Amégbédji, représentant l’homme d’affaires.
La chaîne de soutiens qui se noue au profit d’une probable candidature de Patrice Talon à la prochaine présidentielle a enregistré, samedi dernier, l’adhésion des populations de deux communes du Mono à savoir, Athiémé et Lokossa. Venues des cinq arrondissements de cette dernière commune, elles sont «issues de différentes chapelles politiques» mais rassemblées, à l’occasion, au sein d’un creuset dénommé Front de soutien à Patrice Talon (FSPT). Pour elles, « Patrice Talon, président en 2016, plus qu’un rêve, c’est une thérapie, c’est une nécessité pour un Bénin plus rayonnant ».
Et pour une telle cause, la déclaration de soutien lue par Iquel Anani, président du mouvement politique ne laisse pas le choix à l’homme d’affaires. « Patrice Talon, le FSPT et la jeunesse de Lokossa, loin de susciter ta candidature, exigent que tu prennes tes responsabilités, que tu assumes ton destin de président », insiste Iquel Anani, à la suite des représentants des femmes et des étudiants.
En réponse, le représentant de l’homme d’affaires laisse croire que l’appel n’est pas tombé dans l’oreille de sourd. Urbain Amégbédji, réputé militant de la Société civile avant d’enfiler les couleurs de l’Alternative citoyenne, déclare que la candidature de Patrice Talon est «irréversible». «Lui-même va vous voir et vous entendre à travers les médias. Patrice Talon vient pour le bien-être des familles, le bonheur des foyers et la paix pour le pays. Il vient mettre un terme au chômage et à la misère», déclare-t-il.
S’adressant à la foule des conducteurs de taxi-moto et aux autres couches de la population ayant effectué le déplacement, Urbain Amégbédji recommande que la mobilisation ne faiblisse plus jamais. Se tournant vers le roi de la ville, Sa Majesté Totoh et les délégations des confessions religieuses puis les chefferies traditionnelles, il a imploré leur contribution. «Que puis-je vous demander? Si ce n’est de vous souvenir de Patrice Talon lors de vos libations », a-t-il plaidé avant de mettre le cap sur Athiémé, une commune voisine. A l’endroit des populations et leur porte-parole, Bénoît Atchan, tous rassemblés à l’Ecole primaire publique d’Atchotoué, Urbain Amégbédji et sa délégation se sont livrés au même exercice.