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Nouvelles

Journée de l’Inclusion numérique et du Genre 2023 (CTD/GIZ): Une vitrine pour la promotion de solutions innovantes
Intelligence artificielle, inclusion financière, objets connectés et réalité virtuelle ; ce sont les thématiques au centre de la Journée de l’Inclusion numérique et du Genre (Jing) dont la cérémonie de lancement officiel a eu lieu, ce mercredi 8 mars. L’édition 2023 de la Jing a été l’occasion de promouvoir les solutions innovantes mises en œuvre au Bénin et de sensibiliser pour une meilleure inclusion des femmes dans l’écosystème numérique.Du lundi 6 au mercredi 8 mars, trois jours de formation, de coaching et d’accompagnement d’équipes jeunes pour le développement de solutions innovantes qui répondent à des problématiques touchant les personnes à besoins spécifiques, celles vivant en régions rurales et les femmes en général. C’est ainsi qu’a été célébrée la Journée de l’Inclusion numérique et du Genre édition 2023. [caption id="attachment_93848" align="alignnone" width="450"] ... dont l’Interactive Voice Response (Ivr)[/caption] La Jing est une initiative des projets d’appui au Centre de transformation digitale (Ctd) du Bénin financés par la Coopération allemande et mis en œuvre par la Giz au Bénin en partenariat avec le ministère du Numérique et de la Digitalisation. « L’objectif de la Journée de l’Inclusion numérique et du Genre est de mettre en relief les actions et solutions innovantes mises en œuvre au Bénin. Cette journée est donc une vitrine pour promouvoir l’Interactive Voice Response (Ivr) en tant que solution numérique inclusive; susciter les innovations inclusives notamment en intelligence artificielle sur la démocratisation de l’accès à l’Ivr ; accompagner la réflexion sur la réduction du gap genre dans le secteur numérique et créer un pont entre toutes les parties prenantes pertinentes», a expliqué Falk Negrazus, responsable des projets d’appui au Ctd du Bénin, qui a procédé à l’ouverture officielle de la Journée, ce mercredi 8 mars. Les participants à l’événement ont suivi un panel de discussion sur le thème : « L’inclusion numérique à l’ère de la transformation digitale du Bénin ». Il en ressort qu’il existe un gap important entre hommes et femmes en matière d’utilisation des services digitaux. En dépit des efforts enregistrés, il y a encore beaucoup de femmes qui n’ont toujours pas accès aux services numériques. Ctd et Jing Les Centres de transformation digitale (Ctd) sont nés d’une initiative politique de la République fédérale d’Allemagne pour appuyer les gouvernements des pays partenaires à mettre en place des mécanismes et instruments appropriés pour le développement, la mise en œuvre et la diffusion de solutions numériques. L’approche au Bénin, conçue avec le ministère du Numérique et de la Digitalisation, consiste en un regroupement de trois projets financés par la Coopération allemande, en appui à la mise en œuvre de l’Agenda du ministère. L’Allemagne accompagne ainsi les priorités définies par le gouvernement béninois à travers les composantes que sont «Administration électronique», «Apprentissage numérique» et «Entreprenariat numérique». Les projets d’appui au Ctd sont guidés par les principes d’une transformation numérique autodéterminée, d’une approche centrée sur l’humain et de la réduction de la fracture numérique. C’est dans cette logique qu’une attention particulière est portée aux besoins des femmes et des groupes marginalisés. L’édition 2023 de la Jing se décline essentiellement en trois actes notamment un hackathon sur la reconnaissance vocale en langues locales ; une cérémonie officielle de pitch et de lancement de la solution Ivr retenue puis une formation de trois jours au profit des femmes. D’une durée de trois jours, ce hackathon qui a regroupé cinq équipes jeunes composées chacune d’au moins une femme, avait pour objectifs d’identifier des solutions basées sur l’intelligence artificielle et construites autour de l’Ivr et de la reconnaissance vocale en langues locales ; de développer des solutions Ia pour accompagner la démocratisation de l’usage de l’Ivr ; et de créer des synergies entre projets, acteurs et parties prenantes afin de construire des solutions pérennes pour l’inclusion dans le numérique. La phase de présentation de ces projets s’est déroulée, mercredi 8 mars, et la meilleure solution innovante a été primée. Pour ce qui est de la formation au profit des femmes, elle se tiendra du 13 au 15 mars prochain. Société 09 mars 2023


Politique numérique au Bénin: Internet Society dévoile ses ambitions
Former et sensibiliser aux usages et évolution de l’Internet. Hervé Hounzandji, président du nouveau bureau de Internet Society chapitre du Bénin, et ses pairs s’inscrivent dans cette approche pour leur mandat. Ils l’ont fait savoir, lors d’une rencontre avec les médias, le 3 mars dernier à Cotonou.« Internet Society chapitre du Bénin et la politique numérique au Bénin ». Cette thématique était au cœur de la sortie médiatique du nouveau bureau de l’association présidée par Hervé Hounzandji, qui s’est entretenu avec les médias, sur sa feuille de route pour les deux prochaines années. Internet Society Bénin entend organiser une série de forums de discussion sur les questions touchant à l’usage et à l’évolution de l'Internet dans les domaines technique, commercial et social. Un accent particulier sera mis sur la cybersécurité et l’intelligence artificielle lors des différentes formations annoncées. « Au Bénin, nous axons prioritairement nos actions sur la défense de l’Internet sûr, moins cher et pour tous ainsi que la sensibilisation et le renforcement des capacités», a déclaré Hervé Hounzandji. En effet, Internet Society est une association à but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir la gouvernance d’Internet, faciliter l’accès à Internet et son accessibilité. L’association se retrouve en plusieurs chapitres dans de nombreux pays, selon les explications du président Hounzandji. Les instances dirigeantes de Cotonou ont été renouvelées, samedi 25 février 2023, à la faveur de la première assemblée générale au titre de l’année 2023. Le chapitre béninois de l’Internet Society communément appelé Isoc Bénin est désormais dirigé par un bureau qui a pour vision de promouvoir le développement, l’évolution et l’utilisation de l’Internet au bénéfice de tous les individus. Société 09 mars 2023


Journée internationale des droits de la femme à l’Onip: Le personnel féminin édifié sur l’égalité des sexes à l’ère du numérique
Le personnel féminin de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a commémoré, mercredi 8 mars, la journée internationale de la femme à Cotonou. La problématique de l’égalité des sexes à l’ère du numérique était au cœur des échanges qui ont meublé cette journée.Réjouissances mais surtout des réflexions pour de meilleures perspectives quant aux conditions de vie et de travail, et à l’égalité des chances. Le personnel féminin de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a marqué de façon particulière la Journée internationale de la femme. « C’est la meilleure posture qu’il faut adopter et non faire du 8 mars seulement une occasion festive. C’est heureux que ça se corrige de plus en plus et qu’au sein de l’Onip, on s’associe à cette dynamique», a déclaré Paul Amoussou, directeur de publication par intérim de La Nation, qui souligne que de par l’histoire, les femmes ont montré leur capacité à se faire valoir comme valeur intrinsèque de l’humanité. Plusieurs thématiques ont meublé cette célébration dont celle relative à l’« Egalité des sexes à l’ère du numérique : avantages et inconvénients», développée par Reine Azifan, ancienne directrice générale de l’Onip. Tout en rappelant que l’égalité des sexes implique l’accès à l’éducation, à l’emploi, à la santé, à la participation politique, à la justice et autres, et vise à éliminer les discriminations et les inégalités basées sur le genre, Reine Azifan indique qu’à l’ère du numérique, plusieurs facteurs ont favorisé l’égalité des sexes. Il s’agit notamment de l’accès à l’information et aux opportunités. Grâce aux technologies numériques, les femmes ont la possibilité de s’informer par le biais d’un portable Androïd. « Nous avons aussi, grâce au numérique, la possibilité d’accéder à l’éducation et à la formation en ligne et les femmes qui le désirent peuvent suivre ces formations. Le numérique a permis de limiter les barrières non seulement géographiques mais aussi financières », a-t-elle expliqué, précisant que tout ceci contribue à réduire les inégalités entre hommes et femmes. [caption id="attachment_93843" align="alignnone" width="470"] A l’Onip, les femmes sont respectées à leur juste valeur tant au niveau
des dirigeants que de l’ensemble des travailleurs[/caption] Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’Onip, s’est réjoui de ce qu’à l’Onip, les inégalités n’ont pas droit de cité, bien que le taux de représentativité des femmes au sein de l’équipe de direction soit loin de combler les attentes. « A l’Onip, les femmes ne sont pas marginalisées par rapport aux hommes. Nous respectons les femmes à leur juste valeur tant au niveau des dirigeants que de l’ensemble des collaborateurs», a-t-il clamé.

Des valeurs

Selon Reine Azifan, les plateformes numériques facilitent les commandes en ligne, ce qui vient s’ajouter aux ventes habituelles traditionnelles que faisaient les femmes. Mais, relève-t-elle, l’avènement du numérique, malgré ses avantages, n’a toujours pas été bénéfique pour les femmes, en raison de la cybercriminalité qui rend vulnérables les femmes à travers le harcèlement et la violence en ligne. Une autre communication était également au menu de cette journée commémorée par le personnel féminin de l’Onip : « Concept de genre et violences en milieu professionnel: Comment s’y prendre ? », animée par Adéossi Adéogoun, psychologue clinicien. Il explique que la question des relations entre les sexes a toujours été au centre des débats depuis des lustres. Il exposera les formes de violences rencontrées en milieu professionnel, la disparité de genres en matière de santé et les mécanismes de dénonciation qui s’offrent aux victimes en milieu professionnel. Après avoir rappelé l’historique de la célébration de la Journée au sein de l’Onip, Olivier Houessou, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’Onip (Syntra-Onip), a affirmé que la femme a des valeurs. Ces valeurs, selon lui, font de la femme une accompagnatrice de l’homme. Soulignons que grâce aux actions de sponsoring du Courtier de l’Onip en assurances notamment ‘’Cauriass courtage’’, les femmes de l’Office ont bénéficié de dons en nature faits par Nobila assurances, Nsia assurances et l’Africaine des assurances dans le cadre de la célébration de cette journée.
Société 09 mars 2023


Vision numérique au profit de l’égalité des sexes: Le Bénin fait de l’inclusion digitale une réalité
Les femmes béninoises ont communié avec les membres du gouvernement, partenaires au développement et autorités à divers niveaux, ce mercredi 8 mars à Cotonou, à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes. Discours, communications sur la thématique du numérique et remise de dons ont meublé la séance. La mobilisation était grande à la mesure du défi qui a réuni les femmes venues d’horizons divers, ce mercredi, à l’occasion du 8 mars. Membres du gouvernement, élus du peuple, partenaires techniques et financiers, groupements féminins…, tous se sont donné rendez-vous pour célébrer de la plus belle manière les efforts des femmes autour du thème « Pour un monde digital inclusif: innovation et technologies pour l’égalité des sexes ». Cette thématique révèle que le digital est un outil d’inclusion pour réaliser une société égalitaire. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, en donne la teneur : « Ce thème souligne le vrai potentiel que peut avoir le secteur du numérique pour favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi mettre en lumière les défis à relever pour assurer une inclusion numérique équitable pour les femmes. Il encourage la promotion de la diversité et de l’inclusion dans le secteur des technologies de l’information et de la communication en éliminant les stéréotypes de genre et en garantissant une meilleure implication des femmes à tous les niveaux », explique-t-elle. Le monde se dématérialise et il faudra intégrer les femmes dans cette dynamique afin de ne pas rester en marge des progrès. « Moins de 37% des femmes utilisent internet, bien qu'elles constituent près de la moitié de notre population, prouvant ainsi que l'écart technologique est toujours en leur défaveur par rapport à la population masculine», relève Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Richemond Tiémoko, représentant résident de l’Unfpa, chef de file du groupe genre et protection sociale, se veut plus illustratif sur le sujet en faisant ressortir les disparités numériques entre les régions. « Au Bénin, la couverture de l’internet a beaucoup évolué ces derniers temps, de 36 % en 2019 vers 55 % en 2022. Mais il reste encore un écart important entre le monde rural et le monde urbain. 45% n’ont pas encore accès à l’internet. Ce pourcentage est plus élevé en milieu rural», analyse-t-il. Pourtant, la prise en compte de ces facteurs est bénéfique à tous les coups : « L'intégration des femmes dans les domaines technologiques se traduit par des solutions plus créatives et offre un plus grand potentiel d'innovations qui répondent aux besoins des femmes et favorisent l'égalité des sexes. Le manque d'inclusion, en revanche, s'accompagne de coûts énormes », souligne Véronique Tognifodé.

Efforts du gouvernement

La réalisation d’un tel objectif ne saurait être un cadeau tombé du ciel. « Nous avons tous un rôle à jouer pour créer un environnement où les femmes peuvent bénéficier équitablement des services numériques et être des productrices dans le secteur du numérique», préconise Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Là-dessus, l’Institut national de la femme indique la voie à suivre. Il propose un sursaut collectif afin de faire du digital un levier de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et contre les violences en ligne. Pour cela, Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Inf, exhorte les journalistes, les web activistes, les jeunes, les communautés virtuelles ou non, à jouer efficacement leur partition. [caption id="attachment_93834" align="alignnone" width="450"] Mettre en lumière les défis à relever pour assurer une inclusion
numérique équitable pour les femmes[/caption] Le gouvernement est actif sur la question. En premier, le ministère du Numérique et de la Digitalisation qui s’évertue à rendre le cyberespace plus sûr à travers les lois, les sensibilisations, les programmes d’éducation numérique dans les établissements scolaires…. Les autres ministères ne sont pas du reste. Ces efforts du gouvernement ne passent pas inaperçus aux yeux de l’Inf. « Notre pays le Bénin a opté depuis 2016 pour la transformation numérique de l’administration en mettant au cœur de celle-ci, les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Ainsi, notre administration publique béninoise s’est modernisée avec la digitalisation des services publics, et la création du portail national de E-services dont l’objectif est de faciliter l’accès des citoyens et citoyennes aux services publics », apprécie la secrétaire exécutive de l'Institut. Deux communications ont meublé la célébration officielle de la Jif à Cotonou: « Hygiène numérique et arnaques en ligne», et « E.commerce, avantages pour les femmes». Et pour joindre l’utile à l’agréable, le gouvernement a procédé à la remise d’un important lot de matériels de travail et d’ustensiles de cuisine à huit groupements féminins ■
Actualités 09 mars 2023


Gestion des données financières: GeCloud, une application de facturation et de pré-comptabilité
Le numérique révolutionne le secteur financier au Bénin avec l’application ‘’geCloud’’ qui permet aux utilisateurs, selon son fondateur Cédrick Ouédraogo, de mieux gérer les données financières de leurs activités, partout où ils sont.A l’ère du digital et avec l’avènement du système Cloud, des Africains inventent des solutions de gestion financière plus performantes. C’est le cas de geCloud, une plateforme de gestion financière, de facturation et de pré-comptabilité simplifiée en ligne et qui permet aux utilisateurs (entreprises comme personnes physiques) de mieux gérer les données financières de leurs activités, partout où ils sont. « Aujourd’hui, la majeure partie des entreprises qui utilisent des solutions de gestion traditionnelles sont confrontées à certains problèmes comme la mobilité et le partage des données logicielles. C’est en cela que geCloud est intéressant. En étant sur le Cloud (en ligne), geCloud permet aux utilisateurs de pouvoir travailler n’importe où, depuis n’importe quel appareil (ordinateur, tablette, smartphone). Il suffit d’avoir un minimum de connexion internet et d’accéder à son compte via un navigateur, et le tour est joué », a expliqué Cédrick Ouédraogo, fondateur et Ceo de SpeedTech et par ailleurs de l’Application geCloud. Il note que la plateforme a des avantages considérables pour les consommateurs. Il cite entre autres la facilitation de la gestion financière. « En utilisant geCloud, les consommateurs peuvent facilement suivre leurs factures, leurs paiements et leurs dépenses, ce qui peut leur permettre de mieux contrôler leur budget et de réduire les risques d’erreur », a-t-il confié. Il ajoute que geCloud permet aussi aux consommateurs d’avoir un accès en temps réel aux informations financières, ce qui leur permet de prendre des décisions plus éclairées en temps réel. « Avec cette solution, vous pouvez travailler à plusieurs et de façon simultanée sur la même interface tout en attribuant des rôles spécifiques à chaque collaborateur», a-t-il indiqué. GeCloud permet aussi de gagner du temps en automatisant les tâches répétitives telles que la saisie des données, les factures répétitives et la création des rapports. Grâce à l’application, les consommateurs peuvent réduire les coûts associés à l’achat, à l’installation et à la maintenance d’un logiciel de gestion financière traditionnel et du matériel qui va avec. « GeCloud offre une sécurité accrue pour les données financières des consommateurs grâce à des mesures de sécurité renforcées telles que l’utilisation de pare-feu et de protocoles de cryptage», a-t-il ajouté. L’application geCloud est 100 % made in Africa et adaptée aux réalités africaines. « La majeure partie de nos entreprises en Afrique utilise des solutions de gestion externes qui souvent ne sont pas adaptées au contexte africain. On essaie juste d’adapter parfois. Raison pour laquelle, nous avons créé cette plateforme pour l’adapter à notre contexte», a-t-il martelé tout en soulignant que leur ambition, c’est de faire de geCloud, une référence en termes de marque de solution de gestion sur le continent ». Numérique 08 mars 2023


Ouanilo Médégan, directeur du pôle de la Sécurité des systèmes d’information: « Le but de cette opération est de décourager la cyberescroquerie »
La lutte contre la cybercriminalité s’est accentuée, ces derniers jours, au Bénin avec l’arrestation de plusieurs « gaymans ». L’information défraie la chronique avec l’intervention de certains artistes et influenceurs sur les réseaux sociaux. Dans cette interview, Ouanilo Médégan, directeur du pôle de la Sécurité des systèmes d’information, évoque la perception de la société de ce phénomène, les actions du gouvernement et lance un appel aux parents.La Nation : Le pôle de la sécurité des systèmes d’information et bien d’autres structures travaillent pour la sécurité numérique depuis 2017. Comment se porte le cyberespace béninois ? Ouanilo Médégan : Aujourd’hui, le cyberespace béninois peut être vu sous deux angles. Il contient un certain nombre de systèmes et de services qui facilitent la vie aussi bien aux usagers de l’administration publique qu’aux entreprises du secteur privé. Au regard de ces potentialités, on peut en être fier dans la mesure où le Bénin tient une bonne position dans le classement mondial des pays en termes de préparation à la cybersécurité. Malheureusement, sur le plan de la protection des avoirs de nos concitoyens et de la réputation du pays, il y a un problème du fait de la cyberescroquerie. Avec les ‘’gaymen’’ qui utilisent des failles dans les systèmes pour en prendre le contrôle, la cybercriminalité continue de prendre de l’ampleur dans le pays malgré les actions du gouvernement.

Beaucoup de jeunes sont arrêtés pour cybercriminalité, ces derniers jours au Bénin. Qu’est-ce qui justifie la persistance du phénomène ?

Je puis vous dire que les derniers développements de l’actualité montrent à suffisance que la persistance de la cyberescroquerie est liée à la perception qu’en a la société béninoise. C’est triste et regrettable qu’une bonne partie de la population considère que ce phénomène n’est pas grave. Elle considère les ‘’gaymen’’ comme des Robins des bois qui volent chez les Blancs qui nous avaient colonisés et qui redistribuent dans la société. Cette conception est erronée sur plusieurs plans. Ces gens ne sont pas des Robins des Bois, dans la mesure où nous avons des chiffres qui montrent que le nombre de victimes venant du Bénin et du continent africain est plus important que le nombre de victimes en Occident. Toute la population béninoise doit comprendre que la cyberescroquerie n’est pas une revanche sur la colonisation. C’est vrai que les sommes récoltées à la suite de ces manœuvres ne sont pas plus considérables que celles de l’Europe, mais dites-vous que les conséquences des pressions morales sur un individu au Bénin pour lui soutirer ses pauvres sous sont autant dévastatrices que celles sur les Occidentaux. Ces escrocs brisent des vies au Bénin et ailleurs. Le nombre de personnes en dépression ou malades du fait de ce phénomène est important. Vous n’en avez pas l’idée mais il y a eu des suicides et des carrières brisées. De plus, la manière dont cet argent est utilisé n’est pas vertueuse. Bon nombre dépensent leur butin dans les boîtes de nuit et des activités qui ne servent à rien de durable. Nous avons plein de jeunes intelligents qui sont orientés dans cette mauvaise direction. Nous en avons pour preuve l’affaire Cameo-Shell. Cette structure a ouvert en novembre mais lorsque le gouvernement mettait fin à ses activités en février, elle avait réussi à collecter 3 milliards F Cfa chez les Béninois. On constate là l’amour de notre société pour le gain facile.

Malgré toutes les actions contre ce fléau, comment ces jeunes continuent-ils de profiter de la vulnérabilité de notre cyberespace ?

La première vulnérabilité du cyberespace, c’est l’humain parce que ces escrocs ne sont pas des experts en informatique. Ce sont des personnes qui maitrisent l’ingénierie sociale. Ils sont rodés et servent d’autres personnes plus techniques qui font des piratages informatiques en volant des comptes, des identités sur des plateformes, des données et des cartes bancaires. Nos ‘’gaymen’’ achètent chez eux les fruits de leur labeur et les utilisent dans une chaine pour monter leur arnaque. C’est pourquoi, les populations doivent être conscientes du danger que constituent ces jeunes cyber-délinquants. La méchanceté fait partie de leur pratique. Ils font des sacrifices des plus petits quand ils s’embarquent dans les choses mystiques qu’ils ne maitrisent pas. Si tout le monde était sensibilisé, ils auraient moins de succès à opérer, car ils profitent des failles et de la vulnérabilité des populations.

Que fait le pôle Sécurité des systèmes d’information de l’Asin pour renforcer le cyberespace béninois ?

Depuis l’adoption du Code du numérique, il y a eu le renforcement de la synergie d’actions entre l’ex-Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information devenue le pôle de la sécurité des systèmes d’information de l’Agence des systèmes d’information et du numérique et l’Office central de la répression de la cybercriminalité (Ocrc). Ce sont deux entités qui travaillent aujourd’hui la main dans la main pour accélérer les investigations de l’Ocrc et identifier de manière fiable les actions des gaymen pour avoir des preuves. Ce qui permet d’avoir un processus plus efficace et de corser la répression. Au niveau de la prévention, le pôle fait beaucoup d’actions de sensibilisation. Nous avons la campagne Protégé, Alerté, Responsabilité et Eduqué (Paré) qui vise à sensibiliser les citoyens notamment la couche juvénile à l’importance de la sécurité numérique. Elle a consisté à diffuser un ensemble de contenus sur les réseaux sociaux et à afficher sur les panneaux ou à faire des sensibilisations dans les écoles. Nous allons poursuivre ces campagnes pour être sûrs que nos populations sont mieux éduquées contre la cyberescroquerie.

Quels conseils avez-vous à donner aux jeunes qui continuent de s’adonner à cette pratique ?

Je voudrais dire à ces jeunes que le gouvernement ne reculera pas dans la lutte contre les gaymen. Le but de cette opération, c’est de décourager cette activité qu’est la cyberescroquerie et de montrer aux jeunes que ni le chômage ni la misère ne peuvent constituer une raison pour s’adonner à ce phénomène. De toutes les façons, les dispositions sont prises pour casser de manière considérable leurs activités dans le pays. Je pense personnellement qu’il faut que les jeunes sachent qu’en dehors de l’escroquerie, il y a des opportunités sur internet. Il y a les métiers du numérique comme le métier de rédacteur web, de community manager et développeur web qui permettent aujourd’hui à plein de jeunes de gagner leur vie de manière saine. Que ces jeunes entraînés dans la cybercriminalité laissent cette activité, qu’ils cherchent à se spécialiser, à apprendre les métiers du numérique et sachent que le monde est ouvert grâce à internet par lequel ils peuvent gagner honnêtement leur vie.

Quel appel avez-vous à lancer aux parents qui sont les premiers éducateurs ?

Il faut que les parents perçoivent que les gaymen ne sont pas des Robins des bois. Ce sont des criminels qui brisent des vies. La plupart de ces ‘’gaymen’’ sont des jeunes conscients mais quand ils sont dans la peau de l’arnaqueur, l’humanité les quitte... Les parents doivent nous accompagner dans cette lutte et ne plus considérer que c’est l’argent du colon ou du Blanc sur lequel on a une revanche à prendre. Il faut qu’ils perçoivent la gravité de la situation n
Numérique 07 mars 2023


5e conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés: 500 milliards de dollars par an pour aider les Etats
Le cinquième Sommet des Pays les moins avancés s’est ouvert à Doha (Qatar) en présence des dirigeants et représentants de 33 pays d’Afrique, 12 pays d’Asie-Pacifique et d’Haïti. Bien qu’ils constituent 14 % de la population mondiale, les Pma ne représentent que 1,3 % du produit intérieur brut mondial et échangent moins de 1 % des exportations mondiales de marchandises. Le chef des Nations unies a dénoncé les taux d’intérêt de « prédateurs » appliqués par les pays riches aux pays pauvres. Il a demandé une aide de 500 milliards de dollars par an pour appuyer les pays « coincés dans des cercles vicieux qui rendent le développement difficile, sinon impossible ». Cinq décennies après la création par l’Onu de la catégorie regroupant les membres les plus vulnérables et les plus défavorisés afin de leur apporter un soutien international particulier, les 46 pays les moins avancés (Pma) sont réunis du 4 au 9 mars au Qatar en compagnie de nombreux chefs d’agence du système des Nations Unies. Pendant les cinq jours de la Conférence, les dirigeants mondiaux sont réunis en compagnie de représentants du secteur privé, de la société civile, de parlementaires et de la jeunesse pour soumettre de nouvelles idées, susciter de nouvelles promesses de soutien et stimuler la réalisation des engagements convenus. La veille de l’ouverture de la conférence, se sont tenus une réunion, présidée par le président du Malawi, ainsi qu’un événement de commémoration du 50e anniversaire de la création du Groupe des Pma en présence du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Les Pma sont confrontés au défi de coûts d’endettement élevés avec des liquidités insuffisantes pour fournir des services essentiels. Au cours de la dernière décennie, le coût du service de la dette des Pma a bondi d’environ 5 % en 2011 à plus de 20 % aujourd’hui. Pour remédier à cette situation, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) mobilise l’action mondiale pour aider ces pays à renforcer leur résistance aux chocs économiques et à préserver les acquis durement obtenus en matière de développement. Malgré la croissance de la finance durable, les flux d’investissement sont concentrés dans les économies développées et émergentes. Les Pma ont besoin de plus d’investissements, mais leur part des flux mondiaux d’investissements directs étrangers est restée le plus souvent inférieure à 2 %.

Lancement du rapport sur le commerce des Pma

Durant la conférence qui a lieu une fois par décennie, la Directrice exécutive du Centre de Commerce International (Cci/Itc), Pamela Coke-Hamilton, et Rabab Fatima, Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (Un-Ohrlls), ont lancé le Rapport sur le commerce des Pma 2023, intitulé « Améliorer la sécurité alimentaire ». Le document met en évidence deux grands groupes de politiques commerciales susceptibles d’aider les Pma à renforcer leur résilience. D’une part par l’amélioration de l’accès au marché pour les importations de produits alimentaires et d’autre part via l’exploitation de sources alternatives d’approvisionnement alimentaire. Selon l’étude, la solution pourrait résider dans l’exploitation de nouvelles sources d’approvisionnement alimentaire et dans le renforcement du commerce des Pma grâce à des partenariats internationaux. Les flux d’investissements directs étrangers (Ide) vers les Pma n’ont connu qu’une croissance modeste ces dernières années. Leur part des Ide mondiaux entre 2011 et 2019 est restée le plus souvent inférieure à 2 %. Selon les données de la Cnuced, les crises mondiales ont sabré les flux d’Ide en 2022, et de nouvelles baisses sont attendues en 2023. Les pays en développement ont reçu 372 milliards de dollars d’investissements liés aux Objectifs de Développement durable (Odd) en 2021, les Pma n’en recevant que 15 %, soit une baisse par rapport aux 19 % de 2020. Les investissements dans les Pma ont chuté dans des secteurs essentiels pour les Odd, tels que l’alimentation, l’agriculture, la santé et l’éducation.

Aggravation de la fracture numérique

Selon le rapport de l’Union internationale des Télécom-munications (Uit) intitulé « Faits et chiffres : Focus sur les Pma », la fracture de connectivité numérique qui sépare les pays les moins avancés du reste du monde ne montre aucun signe de réduction. En fait, l’écart serait passé de 27 % en 2011 à 30 % en 2022. Si la population des Pma utilisant l’internet a augmenté depuis 2011, passant de 4 % à 36 %, environ deux tiers des individus ne sont toujours pas connectés. Une des explications de la lenteur de l’évolution réside dans la liste d’obstacles auxquels les Pma sont confrontés tels que le manque d’infrastructures, la disponibilité financière et les compétences.
International 07 mars 2023


Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale: Le budget 2022 exécuté à plus de 85 %
Les performances réalisées par les différents programmes et services du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale au cours de l’année 2022 sont appréciables. En moyenne, un taux de réalisation d’au moins 85 % est enregistré.Selon la direction de la Planification, de l’Administration et des Finances du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, pour la gestion 2022, le budget du ministère est exécuté au 31 décembre à 87,33 % pour la base engagement et 86,78 % pour la base ordonnancement, hors dépenses du personnel, contre une cible de 100 %. En ce qui concerne le taux d’exécution physique, il est estimé à 84,35 %, sur la base des pondérations des activités au Plan de travail annuel. Plus spécifiquement, le programme d’investissement du ministère a été exécuté à 81,28 % base engagement et 80,82 % base ordonnancement pour un taux d’exécution physique de 78,40 %. Quant au Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), aussi bien investissement que fonctionnement, les 100 % des prévisions ont été transférées. Selon le ministre Raphaël (Akotègnon, « ces indicateurs, tous au vert, surtout ceux relatifs aux collectivités territoriales) confirment à suffisance la volonté du gouvernement d’impulser le développement de notre pays en partant de celui de nos communes ». Au constat, cette volonté est réaffirmée par une augmentation croissante du budget du secteur passant de 42,17 milliards F Cfa en 2021 à 48,89 milliards F Cfa, en 2022 puis à 65,58 milliards F Cfa en 2023, soit un taux d’accroissement de 22,78 % entre 2022 et 2023. Plusieurs facteurs expliquent ces croissances successives en matière de dotation budgétaire. Entre autres, il y a la consolidation des ressources Fadec investissement qui sont passées de 28,121 milliards F Cfa en 2022 à 40,055 milliards F Cfa, soit une augmentation 42,44 % pour donner aux communes les moyens nécessaires à la mise en œuvre de leur Plan de développement communal, la couverture complète des charges induites par la réforme structurelle du secteur de la Décentralisation, en faisant passer le Fadec fonctionnement du simple au double, soit 14,95 milliards F Cfa et l’amélioration des crédits délégués aux préfectures avec un accroissement global de 26,62 % et plus particulièrement, de 62,72 % pour la mise en œuvre du Programme d’Assistance-Conseil aux Communes. On peut aussi citer le renforcement de la subvention de l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb), surtout pour l’opérationnalisation du Bulletin de performance communale et lui permettre de mieux jouer sa partition dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation conformément aux clauses de la convention signée avec le gouvernement à cet effet et le raffermissement de l’audit et du contrôle. « Ces chiffres renseignent avec beaucoup d’éloquence, sur la partition de l’Etat dans l’accompagnement des communes dans la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation, dans le but de permettre d’exercer convenablement leurs compétences et à terme, de faire de nos communes des espaces de vie agréable et de plein épanouissement inclusif de nos populations », se réjouit le ministre. Et pour mieux atteindre les objectifs assignés à son ministère au cours de cette année, Raphaël Akotègnon a remis des lettres de mission à ses collaborateurs. Actualités 07 mars 2023


Autorisations d’enseigner ou de diriger: Enseignants et directeurs d’écoles privées rappelés à l’ordre
Les enseignants des écoles maternelles et primaires privées sans autorisation d’enseigner sont invités à se conformer aux dispositions légales en la matière. Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) les met en garde ainsi que les chefs d’établissements également dépourvus de l’autorisation de diriger. Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) tient au respect scrupuleux du décret n° 279 du 16 juin 2007 fixant les conditions générales de création ou d’ouverture, d’extension, de scission, de transfert, de fermeture, de changement de dénomination et de fonctionnement des établissements privés des enseignements maternel, primaire et secondaire général en République du Bénin. Le ministre Salimane Karimou en charge du secteur vient de lever le ton contre les enseignants ou directeurs d’écoles privées non détenteurs de l’autorisation d’enseigner ou de diriger. Il l’a fait savoir à travers une note circulaire en date du 3 mars dernier. « Il m’est revenu avec insistance que bon nombre d’enseignants ou chefs d’établissements exercent allègrement dans les écoles privées sans être autorisés », a indiqué l’autorité ministérielle. Selon lui, ceci est une violation des textes préjudiciable au bon fonctionnement desdits établissements, au développement intégral des compétences dévolues aux apprenants. Car, Salimane Karimou souligne qu’en la matière les dispositions de l’article 42 du décret évoqué supra sont claires. « Nul ne peut dispenser un enseignement dans l’une des disciplines ou matière des programmes d’études en vigueur en République du Bénin, dans un établissement privé des enseignements maternel, primaire et secondaire général, s’il n’est un enseignant de formation ou n’a été autorisé à enseigner». L’autorisation d’enseigner, pour un établissement maternel ou primaire, est accordée à toute personne remplissant certains critères : il faut être âgé de 18 ans au moins ; être titulaire de l’un des diplômes de Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (Ceap), option enseignement maternel ou primaire ; Certificat d’aptitude pédagogique (Cap) option enseignement maternel ou primaire ou le Baccalauréat. Il en est de même pour tout enseignant désireux de diriger un établissement privé des enseignements maternel et primaire. Il doit être titulaire d’une autorisation de diriger.

Chance à saisir

Pour cela, en plus d’avoir une autorisation d’enseigner, le postulant doit avoir enseigné pendant cinq ans au moins et être âgé de 23 ans au moins. Il doit être titulaire du Cap option enseignement maternel ou primaire. Dans tous les cas, les autorisations d’enseigner ou de diriger sont accordées par le ministre en charge du sous-secteur de l’éducation. L’autorisation d’enseigner et celle de diriger sont strictement personnelles et révocables en cas de déviance du bénéficiaire. A cet effet, Salimane Karimou invite « ces enseignants et directeurs, ainsi que toute autre personne remplissant les conditions et désireuse d’enseigner ou de diriger une école privée, à déposer leurs dossiers de demande d’autorisation d’enseigner ou de diriger dans les Régions pédagogiques des Enseignements maternel et primaire au plus tard le 31 mai prochain. Les dossiers reçus au niveau des Régions pédagogiques doivent être convoyés dans les directions départementales des Enseignements maternel et primaire (Ddemp) dans la troisième décade du mois de juin 2023. La liste des pièces à fournir est consultable au niveau des Rp, des Ddemp et à la direction de l’Enseignement primaire à Porto-Novo. Toute demande déposée hors délai sera purement et simplement rejetée, précise la note circulaire du Memp ■
Société 07 mars 2023


Variation des prix des produits de grande consommation: L’essence ‘’Kpayo en baisse’’, la tomate fraîche à la hausse
Les prix des produits de grande consommation ne sont pas statiques. Si dans son rapport du mardi 27 février, les prix de l’essence ‘’Kpayo’’ étaient à la hausse, ce 6 mars, l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad) indique que les prix de ce produit sont à la baisse.Les prix des produits de grande consommation ont encore varié sur les marchés au cours de la semaine du 20 au 26 février, selon le bulletin hebdomadaire de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad). Contrairement au dernier bulletin, les prix de l’essence ‘’kpayo’’ ont enregistré une baisse dans toutes les villes échantillonnées, à l’exception de la ville de Bohicon où les prix du produit sont stables. Selon les experts de l’Instad, les variations observées sont dues au dynamisme des circuits d’approvisionnement. Les prix du sorgho sont en baisse dans les marchés des villes de Cotonou et Bohicon, alors qu’ils sont presque constants dans ceux des villes de Porto-Novo, Parakou, Natitingou et Lokossa. A en croire l’Instad, ce repli des prix observé est dû à la disponibilité de la denrée sur le marché. A l’exception des marchés de la ville de Natitingou où les prix du mil (1 kg) sont en baisse, ils sont presque stables dans ceux de toutes les autres villes échantillonnées. Les variations des prix observées sont liées à la disponibilité du produit sur les marchés. Les prix du gari (1 kg) 2e qualité ont enregistré une hausse dans les marchés des villes de Cotonou, Porto-Novo et Lokossa, tandis qu’ils sont plus ou moins constants dans ceux des villes de Parakou, Natitingou et Bohicon. Les évolutions des prix observées s’expliquent par la baisse de l’offre du manioc, selon l’Institut national de la statistique et de la démographie. Les prix du haricot blanc (1 kg) sont en baisse dans les marchés des villes de Cotonou, Natitingou et Lokossa, alors qu’ils sont presque stables dans ceux des villes de Porto-Novo, Parakou et Bohicon. Ce recul des prix s’explique par la disponibilité de la denrée sur les marchés. Les prix de l’igname ont connu une hausse dans les marchés de toutes les villes échantillonnées. Cet accroissement des prix observé s’explique par la baisse de l’offre du produit, marquée par une nouvelle saison de production. Quant à la tomate fraîche, elle est restée à la hausse. Les prix ont enregistré une augmentation dans les marchés de toutes les villes visitées par les observateurs de l’instad. Les variations des prix observées sont dues à la baisse de l’offre des denrées liée au cycle de production. Les prix du piment frais sont en hausse dans les marchés de toutes les villes échantillonnées, à l’exception de ceux de la ville de Cotonou où les prix de la denrée sont presque stables. Cette hausse des prix est liée à la rareté du produit sur les marchés. Les prix de l’oignon frais rond continuent d’enregistrer une baisse dans les marchés de toutes les villes visitées. Ce repli observé est lié à la période d’abondance du produit sur les marchés. Société 07 mars 2023


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