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Nouvelles

Politique forestière du Bénin 2023-2032: Faire des espaces forestiers des leviers de développement
Ce qu’ambitionne le gouvernement en adoptant, le document de Politique forestière du Bénin 2023-2032, c’est de restaurer et conserver les espaces forestiers du Bénin pour en faire des leviers de développement. La vision est explicitement énoncée dans le compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 22 février.« A l’horizon 2040, les espaces forestiers du Bénin sont restaurés, conservés et gérés durablement pour remplir leurs multiples fonctions en faveur de l’économie, de la société, de l’environnement et du climat » ; telle est la vision en lien étroit avec la Politique forestière du Bénin 2023-2032 qui a été adoptée lors du dernier Conseil des ministres. Face aux limites de la politique datant de 1994, cette nouvelle feuille de route vise à améliorer d’ici 2027, la qualité de la gouvernance du secteur forestier sur tous les plans puis à préserver, à partir de 2030, la biodiversité dans la totalité des espaces forestiers. En effet, la révision de la politique forestière du Bénin, a été motivée par la nécessité de l’arrimer à la nouvelle vision de développement socioéconomique, aux fins d’engager une politique sectorielle plus favorable à la gestion durable des ressources forestières. Selon l’Exécutif, il ressort de l’analyse de la réglementation forestière en vigueur que la politique forestière adoptée en 1994 est devenue obsolète et inadaptée à la situation actuelle du Bénin. Au constat, de multiples prélèvements sont faits sur les produits forestiers au mépris des taxes prévues par la fiscalité forestière actuelle ; et la menace croissante des phénomènes naturels extrêmes liés aux changements climatiques sur les ressources naturelles et forestières est persistante. « En outre, les efforts multiples engagés depuis lors en vue d’élaborer une politique forestière rénovée n’ont pas abouti ; ce qui oblige l’administration forestière à multiplier les solutions et les textes réglementaires partiels, d’où le besoin d’une refonte complète de la législation dans le secteur », relève le Conseil des ministres. Pour trouver une solution pour la sauvegarde du patrimoine forestier, le gouvernement a mis en place la Commission nationale de réforme du secteur. Les travaux de cette commission ont abouti à plusieurs recommandations dont la révision du cadre législatif et réglementaire du secteur forestier. La Politique forestière 2023-2032 adoptée en est donc la résultante. Ce document stratégique dont la vulgarisation et la mise en œuvre effective sont confiées au ministre du Cadre de vie et du Développement durable en collaboration avec les autres ministres concernés, traduit « la volonté de disposer d’un cadre de vie décent, propice au bien-être durable des populations, au développement des activités économiques ; et confirme la nécessité d’éviter l’accentuation de la dégradation forestière actuellement observée avec des conséquences fâcheuses, l’accélération de la fragilisation des écosystèmes naturels, de la désertification et du réchauffement climatique ainsi que la détérioration du cadre de vie et l’aggravation de la pauvreté », va préciser le compte-rendu du Conseil des ministres. Actualités 24 févr. 2023


Confusion dans la chaîne de distribution des boulangeries: « Le prix du pain au Bénin reste à 125 francs… », dixit la ministre Assouman
La décision des producteurs et exploitants de boulangeries de revoir le prix de cession du pain aux distributeurs a induit une surenchère au niveau du marché local et laissé entretenir de fausses rumeurs sur l’augmentation du prix de cette denrée. Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce clarifie et déploie ses équipes pour faire respecter la règlementation en vigueur. « Il est hors de question que le prix du pain aux consommateurs soit au-delà de 125 F ». Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce est formelle et a indiqué, ce mercredi 22 février, qu’il existe une subvention dans la chaîne de production. « La farine de blé est subventionnée pour que le prix du pain puisse rester à 125F», a-t-elle insisté. Ainsi, il n’y a pas de raison, selon l’autorité ministérielle, qu’on assiste à une augmentation du prix de cette denrée alimentaire de grande consommation. La ministre Assouman explique qu’en l’absence d’un nouveau texte régissant le secteur, le pain sera vendu au consommateur final, les 160 g à 125 F conformément à l’arrêté qui date de 2008 et toujours en vigueur. Après cette clarification, la ministre fait savoir que la confusion entretenue vient du fait que les boulangers ont décidé de revoir les prix de cession à la source aux intermédiaires. Alors que l’arrêté a prévu ce prix de cession à 112F, les boulangers cédaient le pain à 80, voire 90 F aux distributeurs, qui vont ensuite le remettre aux bonnes dames à 100 F afin que le consommateur final l’obtienne à 125 F. « Donc, au lieu de céder le pain à 112 F conformément à l'arrêté, ils cèdent le pain à 90, voire 80 F, après c’est monté à 100 francs, 105 F . C’est un contrat qui est régi par un accord tacite entre les distributeurs et les boulangers. C’est un contrat dans lequel l'État n'intervient pas puisqu’il a déjà réglementé la distribution du pain à 112 F la cession et 125 F au consommateur », clarifie la ministre. Elle ajoute que depuis quelques jours, unilatéralement, les boulangers ont rompu ce contrat, sans un dialogue préalable. Ainsi, elle invite les boulangers à un dialogue avec les femmes revendeuses, pour revoir les termes de ce contrat qu'ils ont eux-mêmes mis en place. Alimatou Shadiya Assouman relève qu’au niveau de son ministère, les équipes sont déployées aux fins de faire respecter la règlementation en vigueur, les réformes dans le secteur étant presque à terme. « La réforme part de la recette, la distribution, le prix, l'outil même de production, et surtout la formation des boulangers. Nous sommes avec la Chambre de l'artisanat à travers le ministère des Pme pour pouvoir arriver à aborder toutes ces questions afin que le pain soit distribué dans de très bonnes conditions », a conclu la ministre Assouman ■ Actualités 23 févr. 2023


Supposée augmentation du prix du pain sur le marché: Le directeur du Commerce intérieur dément
Le prix du pain n’a pas augmenté sur le marché béninois et la baguette est toujours cédée à 125 F Cfa aux consommateurs en dépit de la flambée des prix des matières premières. C’est ce que martèle Marius Konssago Yargo, directeur du Commerce intérieur, qui souligne que le gouvernement a tôt pris des dispositions pour accompagner les acteurs du secteur. Les rumeurs faisant état de l’augmentation du prix du pain sur le marché ne sont pas fondées. Reçu ce mercredi 22 février sur la Radio nationale, Marius Konssago Yargo, directeur du Commerce intérieur, apporte un démenti formel à ces allégations. Il affirme que le pain de 160 g est cédé à 112 fcfa et revient à 125 F Cfa pour le consommateur final. Ce prix ne devrait pas connaître d’augmentation au niveau des consommateurs. « Lorsqu’on a eu l’information que les boulangers ont pris une décision, on les a contactés pour mieux comprendre. Ils nous ont expliqué que c’est une décision qui s’applique entre professionnels du secteur. Ils ont dû discuter entre eux pour ajuster les prix afin de respecter l’arrêté 2008 n°0052/Mic/Dc/Dgci/Dpci, qui fixe les poids et les prix du pain en République du Bénin », a expliqué le directeur du Commerce intérieur. [caption id="attachment_93255" align="alignnone" width="452"] Le prix du pain sorti du four jusqu'à...[/caption] Marius Konssago Yargo note que dans leur relation, les producteurs de pain accordaient des remises aux grossistes et appliquaient un prix en dessous de 112 F Cfa. Mais compte tenu des difficultés de leur secteur dues à la hausse des prix des matières premières notamment le blé suite à la crise russo-ukrainienne, les producteurs ont dû revoir cette relation commerciale afin de pouvoir continuer à se maintenir debout. « En regardant la pratique circulaire depuis 2008, les boulangers ont eu à faire des remises à leurs grossistes, c’est-à-dire qu’il y avait une marge à se partager. C’est cette marge qui est en train de se rétrécir et ils ont commencé par l’ajuster. Non seulement il y a un problème de prix et de distribution qui se pose mais aussi, il y a un problème de production de pain de qualité», a-t-il déclaré tout en affirmant que des réflexions sont en cours entre les producteurs de pain, les fournisseurs de farine de blé, l’association des consommateurs et l’administration fiscale afin de juguler la crise.

Accompagnement

Pour accompagner les acteurs, le gouvernement a pris des dispositions idoines. Marius Konssago Yargo rappelle que, depuis la crise russo-ukrainienne, le gouvernement a pris des mesures pour maintenir à un certain niveau le prix de la farine de blé. Cette farine, à l’en croire, est exonérée de Tva, ce qui représente une perte d’environ 20 %. « C’est cette décision qui a permis aux boulangers de pouvoir respecter le prix de l’arrêté même s’ils estiment aujourd’hui qu’ils sont dans des conditions difficiles de rentabilité », a-t-il informé. Plusieurs autres mesures ont été prises par le gouvernement pour permettre aux acteurs du secteur de pouvoir poursuivre leurs activités ■
Actualités 23 févr. 2023


Finances publiques au Bénin: Le taux d’endettement ressort à 52,73 % à fin septembre 2022
Au 30 septembre 2022, l’encours de la dette publique du Bénin s’est établi à 5 714,98 milliards F Cfa, pour un taux d’endettement de 52,73 % du Pib.Le taux d’endettement public du Bénin, à fin septembre 2022, est de 52,73 % du produit intérieur brut (Pib), selon la Caisse autonome d’amortissement (Caa). En effet, indique-t-elle, l’encours de la dette publique au 30 septembre est chiffré à 5 714,98 milliards F Cfa (contre 5 438,70 milliards F Cfa à fin juin 2022) dont 2 063,76 milliards pour la dette intérieure (19,04 % du Pib) et 3 651,22 milliards pour la dette extérieure (33,69 % du Pib). Pour la dette intérieure, les bons et obligations du Trésor représentent 1 676,35 milliards F Cfa et les financements bancaires en monnaie locale 387,41 milliards F Cfa. Ainsi, elle est constituée à 81,23 % de titres publics (79,69 % d’obligations du Trésor et 1,54 % de bons du Trésor) et 18,77 % des prêts bancaires directs de l’Etat, précise l’institution en charge de la gestion de la dette publique. Quant à la dette extérieure, elle est dominée par la dette multilatérale avec une proportion de 48,60 %. La Banque mondiale et le Fonds africain de développement (Fad) représentent les principaux partenaires multilatéraux du Bénin, avec respectivement 22,35 % et 8,27 %. La dette bilatérale représente 10,23 % de l’encours de la dette extérieure, avec la Chine comme principal partenaire bilatéral du Bénin (5,51 % de la dette extérieure). La dette commerciale extérieure du Bénin représente 41,17 % de l’encours de la dette extérieure : 30,11 % pour les Eurobonds et 11,06 % pour les prêts directs des banques commerciales internationales. [caption id="attachment_93231" align="alignnone" width="293"] L’évolution du taux d’endettement public sur le moyen terme est en lien avec la mise
en œuvre des projets du Pag, selon la Caa/Mef[/caption] L’Etat a mobilisé sur le marché financier régional de l’Uemoa 704,23 milliards F Cfa de titres publics (672,43 milliards F Cfa d’obligations du Trésor et 31,80 milliards de bons du Trésor) au 30 septembre 2022, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’émissions sur ledit marché.

Respect des critères

Le service de la dette publique a été assuré à hauteur de 456,51 milliards F Cfa : 304,38 milliards F Cfa en remboursement du principal de la dette publique et 152,13 milliards F Cfa en paiement des charges financières de la dette. Le Bénin n’a pas d’arriérés de paiement sur le service de la dette publique, indique la Caa dans le Bulletin statistique de la dette publique - Troisième trimestre 2022 (Novembre 2022). Les nouveaux accords de prêt signés par le Bénin au 30 septembre 2022 dans le cadre du financement de divers projets inscrits au Programme d’action du gouvernement s’élèvent à 407,4 milliards F Cfa pour les prêts libellés en devises et 27,5 milliards F Cfa pour les prêts en monnaie locale. Le montant total des soldes engagés non décaissés (Send) sur la dette extérieure s’élève à 2 369,78 milliards F Cfa à fin septembre 2022. L’indicateur Valeur actuelle de la dette, du Pib, ressort à 45,52 % à fin septembre 2022 et demeure en dessous de la limite de 55 % prévue par le Cadre de viabilité de la dette conçu par le Fonds monétaire international (Fmi) et la Banque mondiale pour les pays à faibles revenus (Cvd/Pfr). Le taux d’endettement public du Bénin demeure aussi en dessous du seuil de 70 % applicable dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dans le cadre du pacte de convergence multilatérale, fait observer la Caa/Mef. Elle souligne que le Bénin met un point d’honneur au respect du critère de convergence relatif au taux d’endettement public. « Avec une marge d’environ 17 % par rapport au seuil, ce taux traduit les efforts de bonne gestion de la dette publique et la marge d’endettement disponible pour le financement des projets de développement », se félicite la Caisse autonome d’amortissement?
Economie 23 févr. 2023


Emprunt obligataire sur le marché de l’UEMOA: Le Bénin à la recherche de 150 milliards F cfa
L’emprunt obligataire de 150 milliards F CFA lancé mi-février par le Bénin court jusqu’au 6 mars prochain. Quinze millions de titres sont disponibles au prix de 10 000 F CFA par obligation aux taux d’intérêt annuel de 5,70 % ou 6,20 % selon la maturité.Les personnes physiques et morales des pays de l’UEMOA et autres investisseurs institutionnels désireux d’investir peuvent encore souscrire à l’emprunt obligataire de 150 milliards F CFA du Bénin sur le marché financier régional. Les 15 millions de titres émis restent disponibles à la Société de Gestion et d’Intermédiation du Bénin (SGI-Bénin), arrangeur et chef de file de l’opération, et dans toutes les SGI de l’UEMOA et ce, jusqu’au 6 mars prochain. Toutefois, la période de souscription pourra être raccourcie, prolongée ou déplacée en cas de besoin par l’émetteur, après saisine de l’Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (AMF-UMOA), indique la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), chargée de la gestion du portefeuille des titres de l’Etat. Cette émission simultanée d’obligations du Trésor par syndication est répartie en deux volets : « TPBJ 5,70 % 2023-2030 » pour un montant indicatif de 70 milliards F CFA et « TPBJ 6,20 % 2023-2038 » pour 80 milliards F CFA. Les titres sont admissibles aux guichets de refinancement de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le paiement des intérêts se fera annuellement, les 13 mars de chaque année dès 2024 jusqu’au 13 mars 2030 pour l’emprunt « TPBJ 5,70 % 2023 – 2030 », et jusqu’au 13 mars 2038 pour le « TPBJ 6,20 % 2023 – 2038 », précise la DGTCP. Le remboursement du capital se fera également annuellement par séries égales (amortissement constant). Les revenus liés à ces titres sont exonérés de tout impôt pour l’investisseur au Bénin et soumis à la législation fiscale applicable aux revenus de valeurs mobilières en vigueur dans les autres pays, au moment du paiement des intérêts. L’emprunt par appel public à l’épargne servira à financer des projets inscrits au titre du budget national exercice 2023 d’un montant total de 3 033,337 milliards F CFA dont 959,750 milliards prévus pour les investissements. L’Etat entend ainsi accroître sa capacité à satisfaire les besoins vitaux des populations, conformément au Programme d’Action du Gouvernement (PAG 2021 - 2026) qui nécessite la mobilisation de 12 011 milliards F CFA. Les investissements concernent l’assainissement du cadre de vie, la protection sociale et la microfinance, l’éducation, l’eau, l’énergie, la santé, le numérique, la sécurité et la protection civile, l’emploi des jeunes, les sports, l’agriculture, etc. Société 23 févr. 2023


Agence nationale d’identification des personnes: Pascal Nyamulinda nommé directeur général
L’Agence nationale d’identification des personnes a un nouveau directeur général. Il a nom Pascal Nyamulinda. Il remplace l’ancien gestionnaire mandataire Cyrille Gougbédji.Le nouveau directeur général de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) s’appelle Pascal Nyamulinda. Il a été nommé, hier, en Conseil des ministres. Il succède ainsi à Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’institution, en poste depuis sa création. Par le passé, le nouveau directeur général de l’Anip avait occupé la même position à la tête de l’Agence nationale d’identification du Rwanda. Les résultats obtenus par ses soins dans ces fonctions sont nombreux. En mai 2016, cet homme dont la réputation dépasse les frontières africaines a organisé à Kigali le 2e Forum gouvernemental annuel du mouvement ID4Africa auquel plus de 650 personnalités du monde de l’identité digitale venant de 36 pays africains et 29 non-africains ont participé. L’ID4Africa est un mouvement multipartite qui promeut l’adoption transparente et responsable de l’identité digitale pour favoriser le développement en Afrique. Au Bénin, conformément au décret 2018-206 du 6 juin 2018 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale d’identification des personnes créée par la loi 2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin, cette institution a en charge toutes les opérations relatives à la conception et à la réalisation technique du registre national des personnes physiques, la gestion technique du registre national des personnes physiques et toutes les opérations relatives à la conception et à la mise en œuvre des registres communaux des personnes physiques. L’Anip s’occupe aussi de la détermination, de l’attribution et la conservation du Numéro personnel d’identification (Npi), la gestion et la communication des données inscrites sur le registre national des personnes physiques, l’assistance technique à toutes les structures et personnes ayant droit d’accès ou d’utilisation du registre national des personnes physiques, la centralisation et le suivi des documents d’identification des personnes physiques, le traitement des données relatives aux personnes physiques et le développement des applications liées à leurs usages, l’authentification, la conservation et la protection des données d’identification ainsi que la tenue du registre national des documents d’identification.

Encore !

Les responsabilités de l’Anip sont grandes et d’une importance capitale. Elles concernent également, selon l’article 5 du décret, l’analyse et le règlement des difficultés d’application pratique pouvant résulter des dispositions légales et règlementaires relatives au registre national des personnes physiques et à la Liste électorale permanente informatisée (Lepi), l’émission des avis aux demandes d’accès au registre national des personnes physiques et aux registres communaux des personnes physiques, la définition des autres applications et les modalités de leur gestion sur la base de dispositions légales et règlementaires et la décision sur toutes les questions permettant d’assurer la gestion des registres communaux des personnes physiques. En outre, cette institution a l’obligation de veiller au respect des conditions relatives à la production des documents d’identification par les centres et les entreprises nationales ou étrangères impliquées, renseigner les services béninois et étrangers et émettre des directives concernant les documents d’identification béninois, sous réserve d’intérêts liés au maintien du secret et à la protection des données. Elle doit aussi renseigner les centres chargés de production des documents d’identification et les entreprises et leur adresser des directives ainsi que veiller au respect des spécifications relatives aux documents et titres officiels d’identification des personnes physiques, suivre les développements internationaux dans le domaine des documents d’identification et assurer la responsabilité de la mise en œuvre des standards internationaux y relatifs et gérer l’utilisation du Numéro personnel d’identification des personnes pour les documents d’identification des Béninois.
Actualités 23 févr. 2023


Lutte contre l’extrémisme violent: Care International Bénin/Togo lance Prevnire à Djougou
Le projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire) a été lancé à Djougou, ce mardi 21 février, en présence d’un parterre de personnalités et d’acteurs des Organisations de la société civile. Une initiative de Care International Bénin/Togo, d’une durée de vingt-quatre mois, dans les communes de Nikki, Pèrèrè, Bassila et Djougou.Le lancement officiel du projet de Prévention de l’extrémisme violent au Nord- Bénin par les initiatives de résilience économique (Prevnire), ce mardi 21 février dans la commune de Djougou est, selon Alain Troukou, représentant du directeur de mission de Care International Bénin/Togo, une réponse au tableau sécuritaire préoccupant dans des régions vulnérables à l’extrémisme violent du Bénin. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la vision 2030 de Care en adressant les possibles solutions en matière de stabilisation et prévention des conflits à travers la résilience des groupes. Il intègre, selon le représentant de Care, la vision du Programme d’action du gouvernement. Son objectif, précise-t-il, est de prévenir l’extrémisme violent dans les zones du Bénin les plus exposées au risque afin d’éviter que ces milieux deviennent des terreaux fertiles de canalisation et/ou d’expansion des entrepreneurs de violence. Spécifiquement, Prevnire soutient les initiatives des Organisations de la société civile visant à renforcer les capacités professionnelles et économiques des jeunes et femmes vulnérables exposés au risque de l’extrémisme violent. Prevnire est financé à hauteur de 733 333 euros pour un appui conséquent de 550 000 euros par l’Union européenne à travers le 11e Fonds européen de développement. Il sera mis en œuvre durant vingt-quatre mois à Nikki et Pèrèrè dans le Borgou et à Djougou et Bassila dans la Donga.

Impacter les communautés du Nord-Bénin

Il ressort des explications d’Alain Troukou que l’analyse situationnelle dans la région Nord du Bénin, conduite par plusieurs organisations y compris Care International Bénin/Togo, a confirmé la vulnérabilité socio-économique des jeunes et des femmes. Les incidences de pauvreté monétaire en 2019 y sont élevées avec 53,3 % dans le Borgou et 43,3 % dans la Donga contre 38,5 % au niveau national, selon l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm 2019). « Grâce à l’appui des Ong partenaires sur le projet, Care International Bénin/Togo entend impacter 600 jeunes vulnérables composés de 300 jeunes femmes et 300 jeunes hommes de 18 à 35 ans sans emploi ou exerçant un emploi précaire, 1 200 femmes vulnérables constituées en groupes d’épargne et de crédit dénommés Fafawa (femmes autonomes, filles ambitieuses). 60 Fafawa, 50 agents et membres des Organisations de la société civile locale (Osc), 10 Osc locales et 4 mairies seront aussi impactés », fait savoir Alain Troukou. Les bénéficiaires finaux sont 15 300 personnes des ménages des participants au projet. Leurs conditions de vie sont indirectement impactées par le renforcement des activités économiques des participants au programme. 234 000 actifs agricoles dont 128 922 hommes et 105 414 femmes des quatre communes cibles sont impactés par la promotion des opportunités économiques locales ainsi que 911 646 personnes dont 452 786 hommes et 457 860 femmes représentant les populations exposées au risque de radicalisation et d’extrémisme violent dans les quatre communes cibles. Pour Djibril Amadou, premier adjoint au maire de Djougou, le projet prend en compte les garanties d’une paix durable en vue du développement socio-économique des femmes. Mountarou Kassimou, directeur exécutif de l’un des consortiums en charge de la mise en œuvre du projet, réitère l’engagement des partenaires à atteindre les résultats. Toutes choses qu’encourage Amadine Amoussouga-Akpo, chargée de mission à la mobilisation des ressources bilatérales à la direction générale du Financement et du développement. La présentation de Marielle Dégboé, coordonnatrice de programme, a permis aux participants de cerner le contour du projet Prevnire.

Initiative sociale

Le préfet de la Donga souligne qu’au Bénin comme ailleurs, plusieurs programmes sont mis en œuvre pour réduire les risques liés aux actes de violence par et envers les jeunes et les femmes, cibles les plus vulnérables du fait de leurs conditions de vie précaires. « À travers ces initiatives, nous sommes d’accord qu’aucune raison, qu’elle soit d’ordre culturel, économique ou social, ne justifie que les jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans et les femmes de 15 à 49 ans se voient restreindre l’accès aux multiples opportunités », a insisté le préfet Illiassou Biaou Aïnin. Prevnire vient compléter les efforts du gouvernement béninois en fournissant aux jeunes et aux femmes les moyens adéquats d’autonomisation leur permettant de s’épanouir pleinement, a-t-il ajouté. Il recommande aux acteurs d’accorder de l'importance au projet à tous les niveaux afin que les jeunes et les femmes puissent atteindre une autonomisation socio-économique véritable pour le bien-être des populations.
Société 23 févr. 2023


Lutte contre le cancer: L’appel de l’Oms pour l’Afrique
A l’occasion de la célébration, le 4 février, de la journée mondiale de lutte contre le cancer, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique a indiqué que le cancer est un problème de santé publique majeur. Elle a lancé un appel à la construction d’alliances plus solides, ainsi qu’à de nouvelles collaborations innovantes dans la lutte.Les chiffres sont préoccupants. Chaque année, l’Afrique enregistre environ 1,1 million de nouveaux cas de cancer, et jusqu’à 700 000 décès des suites de cette maladie. « Si l’on se fie aux prévisions, en l’absence de mesures d’interventions urgentes et audacieuses, la mortalité due au cancer augmentera de façon considérable pour atteindre près d’un million de décès par an à l’horizon 2030 », a souligné Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique. Pour montrer l’urgence de cet appel, dont le succès est tributaire d’une synergie d’actions innovantes, le thème de l’édition 2023, de la journée mondiale de lutte contre le cancer est : « Combler les lacunes en matière de soins : unir nos voix et agir ». Selon les données de la direction régionale de l’Oms pour l’Afrique, les cancers les plus fréquents chez l’adulte sont les cancers du sein (16,5 %), du col de l’utérus (13,1 %) et de la prostate (9,4 %), auxquels s’ajoutent le cancer colorectal (6 %) et le cancer du foie (4,6 %). Ensemble, ces types de cancer représentent près de la moitié des nouveaux cas de cancer. Malgré les défis considérables en matière de données, relève Dr Matshidiso Moeti, l’incidence du cancer chez l’enfant est estimée à 56,3 cas par million d’habitants en Afrique subsaharienne. Les projections actuelles, quant à elles, indiquent que l’Afrique supportera près de 50 % de la charge mondiale du cancer chez l’enfant d’ici 2050, ce qui nécessitera un déploiement rapide des efforts nécessaires pour faire face à cette situation alarmante.

Des défis pressants

A en croire Dr Matshidiso Moeti, la campagne de cette année est un appel lancé aux personnes partageant les mêmes idées, l’objectif étant que ces dernières s’unissent pour construire des alliances plus solides, ainsi que de nouvelles collaborations innovantes dans la lutte contre le cancer. Car, en dépit des réalisations par endroits, certains obstacles restent à surmonter. Il s’agit notamment de la faible disponibilité de registres d’enregistrement des cas de cancer axés sur la population, du niveau de promotion limité dont la santé fait l’objet, de l’accès insuffisant aux services de prévention primaire et de détection précoce et de la pénurie de structures de diagnostic ; autant de facteurs qui prolongent les délais de diagnostic et de traitement. La prestation de soins palliatifs est rare en Afrique, malgré la forte demande enregistrée. Le continent ne dispose que de 3 % des établissements de traitement du cancer dans le monde et seuls 22 pays d’Afrique subsaharienne offrent des services de radiothérapie, d’où le faible taux de survie recensé sur le continent. «En unissant voix et actions, nous pouvons lutter contre le cancer aux niveaux individuel et communautaire, notamment en choisissant des modes de vie sains, en nous faisant vacciner et en nous faisant dépister systématiquement contre les cancers évitables. Il incombe aux parents de s’assurer que leurs filles admissibles reçoivent le vaccin contre le virus du papillome humain… », a déclaré Dr Matshidiso Moeti.

Des plans nationaux de lutte

Elle invite les gouvernements à élaborer ou à actualiser les plans nationaux de lutte contre le cancer, à assurer un financement durable et à investir dans l’enregistrement des cas de cancer. Aussi, à intégrer les soins du cancer dans les programmes de prestations essentielles et les systèmes nationaux d’assurance-maladie. Au Ghana et en Zambie, l’Etat a procédé à l’inclusion des médicaments utilisés contre le cancer infantile dans le régime national d’assurance-maladie en place. La directrice régionale de l’Oms encourage également les pays à mettre en place les infrastructures nécessaires, tenant compte des ressources humaines, ainsi que des besoins de dépistage, de diagnostic et de traitement. Il faudra par ailleurs qu’ils étendent l’utilisation de la santé numérique et doivent prévoir des formations pertinentes pour le personnel de lutte contre le cancer. « Les survivants du cancer peuvent faire entendre leur voix et militer pour de meilleurs services de lutte contre le cancer. En tant que personnes ayant fait l’expérience du cancer, elles devraient être associées à la conception des services de lutte contre le cancer à tous les niveaux des soins de santé ».
Société 22 févr. 2023


Modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha: Le conseil de Comé joue sa partition
La modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha, à Comé, enregistre un acte décisif avec la mise à disposition par le conseil communal d’un domaine devant servir de ferme d’expérimentation aux apprenants. D’une superficie de mille hectares, le domaine a été identifié entre les arrondissements de Comé et de Oumako. Situés dans la zone hydromorphe de la commune, les villages ou quartiers de ville dénommés Gativé, Sossigbé et Tové sont directement touchés par cette affectation de domaine. Et pour que les lycéens puissent en jouir sans être inquiétés, le conseil communal procède depuis quelques semaines, au recensement des propriétaires et présumés propriétaires de la zone en vue de leur dédommagement. Une opération qui se déroule sous la houlette d’un cabinet de géomètres appuyé par des commissions où siègent les chefs de villages ou de quartiers concernés. C’est dire que le processus d’affectation du domaine se déroule selon les règles en la matière et s’entend comme la volonté de Comé de jouer sa partition en vue de la modernisation du lycée technique agricole d’Akodeha. Annoncée en 2021 par le gouvernement, la modernisation dudit lycée nécessite la mise en place d'une ferme expérimentale dont le domaine vient d'être mis à disposition par le conseil communal ■ Education 22 févr. 2023


2e colloque scientifique international: Le Ladodylcal promeut les langues maternelles
Le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Ladodylcal) a commémoré la journée internationale des langues maternelles, et lancé, à l’occasion, son deuxième colloque international, ce 21 février à l’Université d’Abomey-Calavi. « L’éducation multilingue, une nécessité pour transformer l'éducation ». Tel est le thème de l’édition 2023, de la journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque 21 février par l’Unesco. Le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Ladodylcal) a marqué cette commémoration, par l’organisation du 2e colloque scientifique international consacré à la thématique de la défense des langues maternelles. Créé depuis 2007 et institutionnalisé en 2009, le Ladodylcal a une riche expérience scientifique, selon son directeur, le professeur Julien GbaguIdi, et cette rentrée scientifique permet, à l’en croire, d’encadrer davantage les jeunes chercheurs afin de relever les défis de développement de l’université et de la nation. Au cœur des travaux scientifiques de ces assises, le professeur Julien Gbaguidi place, la défense des langues maternelles. Plus qu’un outil de communication, indique Dr Charles Ligan, président du comité d’organisation, chaque langue est une dimension fondamentale de l’être humain. « En structurant notre pensée, en articulant nos relations sociales et en construisant notre rapport à la réalité, la langue véhicule, enregistre et conserve tous les actes humains qu’elle est capable de laisser décoder en cas de besoin », a-t-il ajouté. Au dire du Dr Ligan, la langue constitue les archives vivantes du vécu des hommes et de toutes les mutations qui s’opèrent sur l’axe du temps et dans l’espace. Et en tant qu’acteurs de premier plan de l’utilisation des langues maternelles, les chercheurs savent, selon lui, qu’elles constituent le point de rencontre de nombreuses problématiques aussi sensibles que controversées. « Si dans nos communautés, l’usage de nos langues maternelles fait l’objet de honte pour certains, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de l’expression de l’identité et de la fierté d’être pour d’autres. Offrir à l’enfant l’opportunité de conceptualiser le monde et de prendre connaissance de son être et de son environnement à partir de sa langue est un mécanisme assez puissant qui détermine l’avenir de l’être dans la société », a souligné Dr Ligan. Il dénonce le snobisme linguistique qui retarde certains compatriotes africains qui décident volontairement de freiner l’élan de leurs enfants en supposant un hypothétique désordre dans leur mécanisme cognitif. Le thème « L’éducation multilingue, une nécessité pour transformer l'éducation » interpelle donc la conscience de chacun, en particulier des dirigeants, qui doivent écouter la voix de la science, pour engager des actions responsables et cohérentes qui promettent un avenir meilleur aux peuples africains. A juste titre, le Laboratoire de dynamique des langues et cultures à Calavi (Ladodylcal) a pour but de soutenir le rayonnement de la linguistique et des sciences du langage dans une perspective de développement durable. Une vision approuvée par le Professeur Patrick Yélindo Houessou, vice-recteur chargé des Affaires académiques, représentant le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi à l’ouverture des travaux de ce colloque scientifique ■ Education 22 févr. 2023


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