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Nouvelles

Commune de Grand-Popo: Le chef d’arrondissement d’Avlo dévoile ses ambitions

L’ancien directeur général de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) Akuété Assèvi a été investi, vendredi 21 août dernier, chef de l’arrondissement d’Avlo. Au cours de la cérémonie présidée par le maire de la commune de Grand-Popo, il a dévoilé ses ambitions pour sa localité.

Akuété Assèvi s’est fait porter, vendredi 21 août dernier l’écharpe de chef d’arrondissement d’Avlo. C’était au cours d’une cérémonie organisée sur l’esplanade du bureau de l’arrondissement. A l’occasion, une série d’allocutions a été délivrée en guise d’hommage et de témoignages élogieux en sa faveur.

L’intervention la plus attendue a été celle de l’ancien directeur général de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP). Il a dévoilé ses ambitions en prenant la tête de son arrondissement natal. A ce sujet, Akuété Assèvi laisse entendre que son pari est de tirer Avlo de sa position «de lanterne rouge dans la commune de Grand-Popo». Et ce n’est pas une vue de l’esprit, assure-t-il, car cette vision est sous-tendue par une démarche et un projet d’actions.
S’agissant de la démarche, le chef nouveau d’arrondissement d’Avlo la veut participative. Il a d’ailleurs fait savoir son intention d’organiser dans les prochains jours une concertation avec les différents élus locaux des neufs villages sous sa tutelle. «Je vais leur définir une feuille de route», a-t-il précisé à l’assistance avant d’appeler ses sœurs et frères d’Avlo à se serrer les coudes autour des maux qui sévissent dans la localité. «Les élections sont terminées. Nous devons tous nous retrouver pour le développement», a martelé le chef d’arrondissement d’Avlo.
Quant à ses actions de développement, il prend en compte presque tous les secteurs de la vie y compris les micro-crédits aux femmes et des micro-projets d’entreprise en faveur des jeunes. Au sujet du secteur de l’Education, Akuété Assèvi entend, entre autres, dynamiser la construction des infrastructures dans les trois ordres de l’Enseignement et sensibiliser à la mise à disposition des loyers pour les éducateurs comme solution contre leur absentéisme. Pour lui, le développement passe également par le fonctionnement correct du centre de santé de la localité et la mise à disposition des médicaments essentiels. Aussi a-t-il promis d’intervenir pour l’amélioration puis l’extension de la fourniture d’eau et l’électricité solaire.
Au plan touristique, Akuété Assèvi estime qu’en plus d’être réputée pour ses produits halieutiques et la production du sel, Avlo dispose d’une autre curiosité dénommée la «Bouche du roi». Toutes choses qui serviront, envisage-t-il, à promouvoir la destination Avlo et réduire la propension l'exode rural de la jeunesse dénoncée par Elie Agbéty, président de l’association de développement de la localité. Le maire Anani Hlondji, a, quant à lui proposé le concept «Un cadre, un projet». Ce concept, explique-t-il, consiste à sensibiliser chacun des cadres de la commune de Grand-Popo à initier un projet et aider à la mobilisation des ressources pour sa réalisation. Donnant l’exemple de cette solidarité dans l’effort pour le développement, il a promis de mettre ses relations à contribution en vue du déploiement de micro-crédit à Avlo. A sa suite, le coordonnateur de la formation politique majoritaire au Conseil communal de Grand-Popo promet de financer un compteur d’eau potable en faveur des élèves. Sur le plan sportif, il annonce le lancement sous quinzaine d’un tournoi de football à Avlo.
La phase officielle de la cérémonie d’investiture s’est soldée par la signature du procès-verbal intervenue entre le chef d’arrondissement sortant, Pierre Hessou et son successeur. Un peu plus tôt, Pierre Hessou a rappelé les réalisations de ses 12 ans d’exercice tout en reconnaissant que «tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait».

Politique 24 août 2015


Inhalation des gaz d’échappement: Les vendeurs ambulants dans les feux tricolores en proie au danger

Tout comme les chauffeurs des camions, les mécaniciens et les différents travailleurs dans les milieux où l’équipement diesel est utilisé, les vendeurs à la sauvette mettent en péril leur santé. Stationnés dans les feux tricolores des grandes villes du Bénin, ils sont exposés à des émissions dangereuses des gaz d’échappement. Ce qui provoque différentes maladies.

La toux, l’irritation des yeux, le cancer: telles sont les différentes maladies auxquelles sont exposés les vendeurs à la sauvette qui s’installent dans les feux tricolores. Insecticide à la main, Patrick, un vendeur ambulant âgé d’une vingtaine d’années mène un rude combat entre les motocyclistes et les automobilistes pour livrer ses produits. Tout comme lui, de nombreux enfants âgés de moins de 16 ans ainsi que des personnes adultes exercent ce commerce. Ils aspirent du matin au soir des gaz d’échappement nocifs à la santé. En effet, les gaz d’échappement provenant des moteurs peuvent avoir des risques sur la santé dont les effets varient de la toux à l’irritation de la gorge en passant par la respiration sifflante. C’est ce que confirme Martine Binou, infirmière à la clinique Saint Joseph d’Agla. Elle explique que «l’exposition aux gaz d’échappement entraîne la toux, de même qu’une sensation de démangeaison ou de brûlure des yeux». Des cas d’asthme chez les enfants, des maladies pulmonaires obstructives chroniques, des maladies coronariennes (maladies cardio-vasculaires) se développent également chez les vendeurs qui s’exposent à ces gaz. «L’inhalation des gaz d’échappement cause des inflammations douloureuses au niveau des poumons ou une réaction allergique pouvant causer l’aggravation d’une condition asthmatique persistante», a-t-elle poursuivi. Pire, renchérit-elle «Plusieurs années d’aspiration de gaz, peuvent augmenter le risque de cancer des poumons et potentiellement le cancer de la vessie».
Malgré les maladies que couve la vente à la sauvette, elle est toujours pratiquée pour des raisons différentes. Pour certains, la mévente dans les marchés explique leur présence dans les feux tricolores. C’est ce que confie Philomène, revendeuse de divers objets usuels en plastique, rencontrée dans les feux tricolores de Saint Michel à Cotonou. «Je gagne plus dans les feux tricolores. On ne vend pas au marché alors que je dois nourrir ma famille» se justifie-t-il. Au moment où Philomène crie à la mévente, Albertine Houégnon, quant à elle, évoque une autre raison. «Que je vende ou pas au marché, je payerai les tickets de droit de place, alors que dans les feux je n’ai pas besoin d’une autorisation légale», confie-t-elle.
Dans tous les cas, la vente à la sauvette au niveau des feux tricolores exposent ceux qui le font à de nombreux risques comme l’inhalation des gaz d’échappement, sources de maladies surtout celles respiratoires.

Société 20 août 2015


Inhalation des gaz d’échappement: Les vendeurs ambulants dans les feux tricolores en proie au danger

Tout comme les chauffeurs des camions, les mécaniciens et les différents travailleurs dans les milieux où l’équipement diesel est utilisé, les vendeurs à la sauvette mettent en péril leur santé. Stationnés dans les feux tricolores des grandes villes du Bénin, ils sont exposés à des émissions dangereuses des gaz d’échappement. Ce qui provoque différentes maladies.

La toux, l’irritation des yeux, le cancer: telles sont les différentes maladies auxquelles sont exposés les vendeurs à la sauvette qui s’installent dans les feux tricolores. Insecticide à la main, Patrick, un vendeur ambulant âgé d’une vingtaine d’années mène un rude combat entre les motocyclistes et les automobilistes pour livrer ses produits. Tout comme lui, de nombreux enfants âgés de moins de 16 ans ainsi que des personnes adultes exercent ce commerce. Ils aspirent du matin au soir des gaz d’échappement nocifs à la santé. En effet, les gaz d’échappement provenant des moteurs peuvent avoir des risques sur la santé dont les effets varient de la toux à l’irritation de la gorge en passant par la respiration sifflante. C’est ce que confirme Martine Binou, infirmière à la clinique Saint Joseph d’Agla. Elle explique que «l’exposition aux gaz d’échappement entraîne la toux, de même qu’une sensation de démangeaison ou de brûlure des yeux». Des cas d’asthme chez les enfants, des maladies pulmonaires obstructives chroniques, des maladies coronariennes (maladies cardio-vasculaires) se développent également chez les vendeurs qui s’exposent à ces gaz. «L’inhalation des gaz d’échappement cause des inflammations douloureuses au niveau des poumons ou une réaction allergique pouvant causer l’aggravation d’une condition asthmatique persistante», a-t-elle poursuivi. Pire, renchérit-elle «Plusieurs années d’aspiration de gaz, peuvent augmenter le risque de cancer des poumons et potentiellement le cancer de la vessie».
Malgré les maladies que couve la vente à la sauvette, elle est toujours pratiquée pour des raisons différentes. Pour certains, la mévente dans les marchés explique leur présence dans les feux tricolores. C’est ce que confie Philomène, revendeuse de divers objets usuels en plastique, rencontrée dans les feux tricolores de Saint Michel à Cotonou. «Je gagne plus dans les feux tricolores. On ne vend pas au marché alors que je dois nourrir ma famille» se justifie-t-il. Au moment où Philomène crie à la mévente, Albertine Houégnon, quant à elle, évoque une autre raison. «Que je vende ou pas au marché, je payerai les tickets de droit de place, alors que dans les feux je n’ai pas besoin d’une autorisation légale», confie-t-elle.
Dans tous les cas, la vente à la sauvette au niveau des feux tricolores exposent ceux qui le font à de nombreux risques comme l’inhalation des gaz d’échappement, sources de maladies surtout celles respiratoires.

Société 20 août 2015


Gala de boxe de l’indépendance: Deux grands combats professionnels au programme

La plage de Fidjrossè à Cotonou vibrera, dimanche 23 août prochain, aux rythmes d’un gala de boxe en plein air dénommé «Gala de l’indépendance». Organisé par le Cercle de réflexion pour le développement du sport (CREDS-Bénin), neuf combats dont deux professionnels sont inscrits à son programme.

A défaut d’assister à un championnat d’Afrique avec titre en jeu, les férus du noble art au Bénin se contenteront dimanche 23 août prochain à la plage de Fidjrossè à Cotonou, du «gala de boxe de l’indépendance». En prenant l’initiative d’organiser cet évènement, le Cercle de réflexion pour le développement du sport au Bénin (CREDS-Bénin) entend contribuer à la promotion et à la vulgarisation du noble art au Bénin, à partir d’un travail à la base. Il s’agit non seulement d’aider les pugilistes béninois à être en jambes, mais aussi, de leur donner l’opportunité de se mesurer à leurs homologues des pays de la sous-région. A l’occasion, une distinction sera aussi remise à l’ancien président François Odjo Tankpinou, pour les nombreux services qu’il a rendus au noble art béninois.

Au total, neuf combats sont programmés dans le cadre de cet évènement. Il s’agit de deux combats juvéniles, cinq combats amateurs, un combat féminin, un combat néo-professionnel et un combat professionnel.
Dans le combat néo-professionnel de 6 rounds de 3 mn chacun, Raoul Adjaho alias King Adjaho du Bénin sera aux prises avec le Nigérian Ahmed Akintunde. Passé professionnel au cours d’un gala international de boxe, titres mondiaux en jeu, organisé le dimanche 27 juillet 2014 à Cotonou, le jeune pugiliste actuellement sur les traces de Aristide Sagbo Sowéto, Jean Koffi alias ‘’Allumer le feu’’ tentera de confirmer tout le bien que l’on dit de lui, face au Togolais Moïse Kokouvi, au cours d’un combat de 8 rounds de 3 mn chacun dans la catégorie des supers légers.

Les affiches programmées :

Combats juvéniles

Frejus Houessinon (Indomptable) vs Parfait Kolé (Afro Boxing)
Osias Agbétomey (Indomptable) vs Darius Kolé (Afro Boxing)

Combats amateurs

John Fiazonli (Entente) vs Jerôme Kingbé (Afro Boxing)
Martin Klakévi (Indomptable) vs Clément Loko (Entente)
Jean Agnan (Espoir Boxing Club) vs Damien Zannou (Afro Boxing Club)

Combat féminin
Judith Amoussou (Donabath Boxing) vs Mireille Kwakanou

Combat néo-professionnel
Raoul Adjaho alias King Adjaho (Bénin) vs Ahmed Akintunde (Nigeria)

Combat professionnel (au niveau des super leger)
Jean Koffi alias «Allumer le feu» (Bénin) vs Moïse Kokouvi (Togo)

Sports 20 août 2015


En fin de mission diplomatique au Bénin: Le gouvernement rend hommage à l’ambassadeur des Pays-Bas

L’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin Adrianus Henrucus Franciscus Van Aggelen est en fin de mission. A cet effet, un diner d’adieu a été organisé à son intention par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, Saliou Akadiri. C’était mercredi 19 août dernier, en présence de plusieurs membres du gouvernement et du corps diplomatique.

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume des Pays-Bas en fin de mission quitte le Bénin au terme d’un séjour de trois années. Au détour d’un diner, un vibrant hommage lui a été rendu par le gouvernement béninois.
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, Saliou Akadiri, a rappelé les principales actions de l’ambassadeur. « Depuis le 13 septembre 2012, date de présentation des lettres de créances qui vous accréditent en qualité d’ambassadeur du Royaume des Pays-bas au Bénin, vous avez su avec professionnalisme, discrétion et efficacité, exercer vos fonctions et témoigner votre attachement à mon pays, le Bénin et à ses autorités à divers niveaux », a reconnu le ministre.
L’ambassadeur Van Aggelen a salué l’initiative de cette cérémonie et remercié le ministre Saliou Akadiri. « Une décoration récompense un mérite particulier, parfois un acte de bravoure mais souvent l’œuvre d’une vie. Je suis honoré que vous ayez jugé opportun que mon travail au Bénin en tant qu’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas méritait une pareille récompense », a-t-il laissé entendre. Il a reconnu les potentialités du Bénin en termes de ressources alimentaires et de tourisme. Le diplomate hollandais a ensuite énuméré certains de ses acquis à la tête de l’ambassade des Pays-Bas. En trois ans de mandat, il y a eu des signatures d’accords de prêts à hauteur de 74 milliards F CFA pour le financement des projets et programmes dans divers domaines aussi variés comme l’accès à l’eau potable, la commercialisation des produits agricoles avec les zones frontalières y compris le grand marché nigérian. A tout cela, il faudra ajouter la mise en place des centres Amours et Vie pour mieux informer la jeunesse sur la santé sexuelle et bien d’autres.
Adrianus Henrucus Franciscus Van Aggelen, est également revenu sur le dossier PPEA II. Il a salué les efforts du gouvernement qui travaille, selon lui, depuis trois mois, de concert avec d’autres partenaires, afin de tirer au clair cette affaire.
A l’occasion, l’ambassadeur a été reçu dans l’Ordre national du Bénin.

Actualités 20 août 2015


Célébration de 20 ans d’épiscopat de Mgr Antoine Ganyé: Le Cardinal Robert Sarah prie pour la paix au Bénin

Le président de la République a pris part, hier jeudi 20 août, à la célébration eucharistique marquant les vingt années d’épiscopat de Mgr Antoine Ganyé, archevêque de Cotonou. A l’occasion, le Cardinal Robert Sarah a prié pour la paix au Bénin et en Afrique

Monseigneur Antoine Ganyé a voulu placer la célébration de ses vingt années d’épiscopat sous le signe de la paix. A ses côtés, un homme de Dieu de renom, le Cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin au Vatican. L’homme a donc présidé la célébration eucharistique de cette commémoration en présence du président de la République, invité de marque de l’heureux du jour. «J’ai voulu placer ce jour au-delà de ma personne, initiant une prière pour la paix dans mon pays. Car mon pays passe avant tout», explique-t-il. De l’hôte de la communauté catholique du Bénin, en séjour dans le cadre du 61è pèlerinage marial de Dassa, Antoine Ganyé reconnait les qualités d’un leader spirituel et d’un grand homme dans l’humilité. « Vous êtes connu comme un homme de vérité et de conviction, un défenseur de la liberté. Vous êtes un pasteur convaincu de son appartenance à un peuple et à une religion. Votre parcours laisse le témoignage d’un homme simple, mais de combat, un homme qui retrouve au creuset du silence et de la prière, le sens de l’éternité », souligne le président de la conférence épiscopale du Bénin.

Si durant toute la liturgie, le Cardinal a consacré ses prières à la paix au Bénin et en Afrique, son homélie s’est focalisée sur le sens de la vocation d’évêque. Robert Sarah confie que lorsqu’il se retrouve dans la pénombre de sa chapelle, tout prêtre cherchant la source de sa vocation se réfère toujours au dernier repas de Jésus avec ses apôtres, qui constitue en fait le premier repas de l’eucharistie. « C’est de ce premier repas de l’eucharistie que découle la grâce du service et la vocation d’apôtre », informe-t-il. Pour lui, en partageant ce repas, Jésus se donne en exemple. «Je suis certain que cette nuit-là, Jésus pensais à moi-aussi et avait posé sa main sur ma tête», défend-il. Le Cardinal Sarah précise que la consécration d’un évêque ou d’un prêtre le soustrait du monde profane et le plonge dans la vérité divine. Il soutient que l’évêque est le symbole de la sainteté. Du coup, à tout instant de sa vie, il doit savoir que tout ce qu’il fait de sa vie a de l’importance aux yeux de Dieu et des hommes. « On attend de lui une parole de sagesse, de sa vie un modèle de sainteté », affirme-t-il. Sans fioritures, le prélat soutient que la sainteté ne doit pas être considérée comme l’apanage de quelques privilégiés. « Nos visages reflètent l’éclat de la sainteté de Dieu. Nous devons constamment nous rappeler que le Père nous a élus pour être dans la sainteté et l’immaculée. La sainteté est accessible à tous », insiste-t-il.
En remerciant le président de la République pour sa présence et sa sollicitude, Mgr Antoine Ganyé a invité les députés à se conformer à leur titre d’élus du peuple. Il les invite surtout à n’avoir qu’un seul parti, celui du peuple, en agissant efficacement pour répondre à son aspiration.

Actualités 20 août 2015


Rencontre «Marche internationale vers la danse»: Des pas de danse pour induire le développement de la cité

Pendant dix jours, et ce depuis le 19 août dernier, la rencontre intitulée « Marche internationale vers la danse » se déploie. Entre formation et spectacles, il y aura aussi de la place pour du social sans perdre de vue la finalité de la cinquième édition de ce festival, celle de faire de la danse un levier de développement.

La cinquième édition du festival «Marche internationale vers la danse» (MAIDA) innove à travers son volet social. L’événement se propose de se porter dans deux orphelinats dès le 25 août prochain. «MAIDA a envie d’aller dans les prisons et vers des enfants de rue, des personnes qui ont un besoin d’expression fort mais qui peine à y arriver du fait de leurs conditions», explique son directeur, Richard Adossou. La danse étant aussi un moyen d’expression, les organisateurs du festival ont convenu de se porter vers ce public cible en vue de les y aider. Ils espèrent également, par cette même occasion, parvenir à agir en fonction de leur réinsertion sociale.

En dehors du social, MAIDA ne dérogera pas à sa tradition. Celle qui a eu droit de cité durant les quatre dernières éditions et qui, pour le compte de cette année, consistera d’abord en un atelier libre et gratuit de formation en danse qui a démarré depuis le mercredi 19 août dernier au siège de «Multicorps» à Cotonou, en face de la Place des martyrs. Celle-ci sera dirigée par trois danseuses professionnelles, à savoir l’Américaine Omiladé Davis, la Belge Gaya Dandara et la Béninoise Rachel Agbossou. Ces trois professionnelles encadreront des stagiaires venus de différentes troupes de danses et ballets du Bénin et leur permettront d’apprendre de nouvelles notions.
Selon Richard Adossou, directeur du festival, les participants sont censés restituer les notions acquises aux autres membres de leurs groupes de provenance. Mais avant, il y aura un spectacle de restitution générale des notions acquises le 27 août prochain à l’espace culturel Artitstiik Africa à Agla, en guise de lancement du festival. Festival qui se déploiera autour de trois grandes soirées en phase avec le thème de cette cinquième édition «La danse au service du développement » et avec la participation de certains pays comme le Bénin, le Togo, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Nigeria, le Burkina Faso, les Etats Unis d’Amérique et le Brésil. La participation de ces professionnels de la danse est aussi très attendue au niveau des rencontres professionnelles, pour discuter entre acteurs de danse et le public et les autres acteurs culturels.

Culture 20 août 2015


Passation de service à la mairie de Kalalé: Kadidjatou Djegga Demmon provisoirement aux commandes

Kadidjatou Djegga Demmon est le nouveau maire par intérim de Kalalé. L’actuelle première adjointe au maire a pris les rênes de la commune, mercredi 19 août dernier, en attendant le retour de prison du maire élu, Guéné Orou Sé, incarcéré pour pression sur juge.

La première adjointe au maire de Kalalé, Kadidjatou Djegga Demmon occupe le fauteuil du maire en attendant que l’élu Guéné Orou Sé recouvre sa liberté. En prenant le témoin, mercredi dernier, des mains du maire sortant, Guinnin Soumanou, elle a affirmé son engagement à poursuivre les œuvres entamées par le Conseil communal sortant dans lequel elle était déjà première adjointe au maire, pour le bonheur des populations. Pour y parvenir, Kadidjatou Djegga Demmon entend compter sur l’apport de tous les membres du Conseil communal. Sa méthode de travail, a-t-elle indiqué, sera «participative et collégiale» tout en respectant la vision du plan de développement communal (PDC 2e génération), celle de «Faire de la commune de Kalalé à l’horizon 2025 une zone agro-silvo-pastorale modernisée, d’attraction, unie, bien gouvernée où la paix, la santé et la gestion durable de l’environnement sont garanties pour les hommes et les femmes avec une économie dynamique».
Le maire sortant, quant à lui, a d’abord énuméré quelques réalisations à mettre à l’actif de l’équipe communale qu’il a eue à diriger, citant entre autres la construction de modules de classes, l’équipement d’écoles et de centres de santé, la réalisation de forages et d’adductions d’eau villageoises, l’achat de motos aux conseillers et chefs services de la mairie, le lotissement dans certains arrondissements. Ensuite, Guinnin Soumanou a tenu à faire part à la nouvelle équipe des problèmes qu’il importe de résoudre. L’incivisme fiscal, la défectuosité des pistes rurales, l’exploitation abusive des ressources naturelles, le manque de forages, de salles de classes, les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Aussi, la lutte contre la déperdition scolaire des jeunes et des mariages forcés, la construction d’infrastructures d’accueil, l’apaisement des tensions sociopolitiques, constituent des défis à relever, a-t-il ajouté. Avant de passer le témoin, le désormais ex-maire de Kalalé a exhorté la nouvelle équipe à toujours rester à l’écoute des cris de détresse de la population.
«Par la grâce de Dieu, nous n’allons pas vous décevoir ; ensemble nous allons relever le défi qui nous attend tout en espérant que notre maire Guéné Orou Sé, notre leader charismatique nous rejoindra dans les jours à venir», a laissé entendre le maire par intérim Kadidjatou Djegga Demmon. Guéné Orou Sé est écroué à la prison civile de Parakou depuis le 29 juillet, suite à l’exécution d’un mandat d’arrêt décerné contre lui après sa condamnation à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 500 000 francs CFA, pour pression sur magistrat. Le jugement de l’affaire est mis en délibéré au 15 septembre prochain, à l’issue de l’audience consacrée au dossier le 4 août dernier. Les faits qui sont reprochés à l’ancien député remontent au 6 novembre 2014 où il aurait fait irruption dans le bureau du juge des libertés et de la détention au tribunal de Parakou, Aleyya Gouda Baco, et insisté pour demander « d’éviter le placement en détention» à des proches à lui, inculpés dans une affaire d’assassinat.

Politique 20 août 2015


Conférence administrative départementale du Mono-Couffo:Le point des préparatifs de la rentrée académique 2015-2016 abordé

La 8e Conférence administrative départementale (CAD) du Mono-Couffo a eu lieu hier mercredi 19 août à Lokossa. Au menu des assises, le Programme annuel d’assistance conseil aux communes ainsi que le point des préparatifs de la rentrée 2015-2016 ont occupé une place de choix.

La communication sur les préparatifs de la rentrée académique 2015-2016 dans le Mono-Couffo a été le point le plus attendu de la 8e CAD. Mais au nombre des responsables concernés par la question, seul le directeur en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique du Mono-Couffo, Comlan Coovi Sessi s’est prêté à l’exercice. A l’issue de sa prestation, il lui sera reproché de n’avoir pas posé le diagnostic du secteur et de taire les problèmes qui y sont latents. La même communication a fait l’objet de plusieurs autres observations et suggestions. Partageant ces préoccupations, le préfet Corentin Kohoué décide de réinscrire le même point au menu de la prochaine CAD. Histoire de permettre non seulement d’écouter les autres responsables du secteur, mais surtout d’accorder du temps à Comlan Coovi Sessi d’enrichir son exposé. «Nous avons voulu que le directeur parte des résultats obtenus, pour parvenir aux difficultés et nous suggérer des propositions pour l’avenir. Ce point n’ayant pas été abordé, nous l’avons renvoyé à la CAD prochaine», détaille le préfet.

Pour ce dernier, c’est une manière de mettre la pression en vue d’obtenir une rentrée apaisée dans les deux départements. Puisque, reconnaît-il, «même si au plan national, les départements du Mono et du Couffo ne sont pas à un bon classement, le premier au Baccalauréat 2015 est issu de la commune d’Aplahoué. Ce qui confirme la présence de certains talents dans ces deux départements. Et, on ne peut pas dire que les enseignants ne font rien. Même si des difficultés existent, le Mono-Couffo a brillé par des compétences individuelles.»
Aussi, au-delà de sa juridiction territoriale, Corentin Kohoué a-t-il invité les membres conviés à cette 8e CAD à se pencher à temps au plan national, sur les problèmes liés à la prochaine rentrée académique. «Et que le dialogue social s’engage entre les autorités qui en sont chargées et les partenaires sociaux», plaide-t-il. Selon lui, vu que la rentrée 2015-2016 se déroule dans un contexte d’élection présidentielle, il lui faut éviter les perturbations au risque de voir le processus électoral en souffrir.
Concernant le Programme annuel d’assistance conseil, l’exposé fait à ce sujet a permis aux directions omises, de réclamer leur intégration. A l’occasion les débats ont traîné sur le mode d’expression de ladite assistance conseil aux communes. Deux grandes tendances en sont issues, l’une en faveur de l’organisation des ateliers au niveau des directions départementales et l’autre défendant des formations in situ au niveau des mairies. En attendant les instructions de la hiérarchie devant indiquer la conduite à tenir, le préfet penche pour une alternance des deux modes, en privilégiant les descentes des délégations des services déconcentrés dans les communes.

Actualités 20 août 2015


Nourou Adjibadé, directeur exécutif de CeRADIS-ONG: « Il faut que le gouvernement alloue beaucoup de ressources domestiques à la PTME »

Au nombre des acteurs incontournables de lutte contre le Sida, figure le Centre de réflexions et d’actions pour le Développement intégré et la solidarité (CeRADIS). Son directeur exécutif, Nourou Adjibadé, évoque ici les missions prioritaires de sa structure et les principaux challenges sur lesquels le gouvernement doit orienter ses actions pour l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de la Prévention de la transmission mère-enfant du VIH

La Nation : Quels sont les leviers d’actions de CeRADIS-ONG en matière de lutte contre le VIH/Sida au plan national ?

Nourou Adjibadé : Nous sommes une assoc iation œuvrant dans les domaines de la santé et de l’éducation, notamment par la communication. Notre problématique de développement c’est lutter contre le VIH/Sida et promouvoir la santé et surtout les droits en matière de sexualité et de reproduction des adolescents et jeunes.
Par rapport à la lutte contre le VIH/Sida et en matière de prévention, nous disposons de deux outils essentiels qui nous permettent d’atteindre nos objectifs : le dispositif de relation d’aide à distance, c’est notre ligne d’écoute dénommée ligne jaune qui permet à tous les citoyens béninois, où qu’ils se trouvent sur le territoire national, d’appeler pour trouver des réponses à leurs préoccupations en matière de VIH/Sida, de santé sexuelle et de santé de la reproduction. Le deuxième dispositif, c’est le centre de jeunes appelé ‘’ Kpote kiosque’’, installé dans le 12e arrondissement de Cotonou depuis 2007. On y promeut l’utilisation du préservatif, l’incitation au dépistage volontaire et l’orientation des jeunes vers les formations sanitaires partenaires pour la prise en charge des IST et du VIH. Aujourd’hui, CeRADIS a étendu ses sites d’intervention au point de se retrouver dans près de douze communes pour accompagner les jeunes afin de les prémunir contre le VIH.
Le second tableau sur lequel nous intervenons en matière de lutte contre le VIH/Sida, c’est le plaidoyer. Depuis 2005, CeRADIS porte un regard critique sur les stratégies, programmes et politiques du gouvernement en matière de VIH/Sida avec comme allié principal les médias. Et les développements que connaît notre action nous ont permis de mettre en place depuis janvier 2013 un observatoire de veille pour l’accès aux services de santé (OVAS) en matière de Sida. Les données recueillies à partir de cet observatoire, nous permettent non seulement d’avoir une photographie de la situation qui prévaut sur les sites de prise en charge des Personnes vivant avec le VIH mais aussi permettent entre autres, d’analyser les documents de politique, d’apprécier la mise en application des lois et engagements pris par le Bénin aux niveaux national et international et d’apprécier également l’efficacité de la contribution des financements accordés par le Fonds mondial (FM) pour la lutte contre le Sida au Bénin. Nous sommes obligés de travailler sur ce volet parce que c’est le FM qui apporte la grosse partie du financement de la lutte contre le VIH/Sida au niveau national (80% au moins). C’est en cela que nous analysons également le fonctionnement et l’efficacité du Comité national de coordination et d’orientation (CNCO) des interventions financées par le FM au Bénin. Et c’est tout logiquement que nous portons encore un regard critique sur les performances des principaux récipiendaires des ressources du Fonds mondial notamment le Programme national de lutte contre le Sida (PLNS).
Par ailleurs et sur un autre registre nous travaillons avec les bénéficiaires, notamment les femmes enceintes séropositives, les travailleurs de sexe, les jeunes et les personnes vivant avec le VIH, à la réalisation et à la défense de leurs droits par leur formation en leadership, en plaidoyer participatif et en lobbying .
Sur les questions de Santé et droits en matière de sexualité et de procréation des adolescents et des jeunes, CeRADIS peut être considéré comme un centre de ressources à double casquette notamment en matière d’actions de terrain et de plaidoyer pour une meilleure efficacité des politiques et programmes.

Vous évoquez peu d’actions en direction des femmes, alors qu’elles sont les plus exposées et touchées par le VIH ?

En matière d’actions en direction des femmes dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida, la lutte que mène CeRADIS est essentiellement orientée vers le plaidoyer en vue de la jouissance par les femmes de leurs droits notamment, les femmes séropositives et leur entourage. Notre feuille de route intègre aussi le volet transmission de la mère à l’enfant. Lorsque les femmes sont mieux suivies, la chance d’avoir des enfants sains à 100 % est garantie. Nous nous focalisons également sur la contribution réservée au volet ‘’Prévention de la transmission VIH de la mère à l’enfant (PTME)’’ et ce avec le soutien de la GIZ. Au niveau des différents sites de prise en charge PTME au plan national, nous agissons pour attirer l’attention sur les dysfonctionnements à corriger. Les objectifs fixés en matière de la PTME sont contenus dans ‘’le Plan national d’actions pour l’élimination de la Transmission du VIH de la mère à l’enfant’’, qui arrive à expiration cette année.
Sur ce point, nous déplorons le fait que les supervisions qui doivent être faites sur les sites PTME pour permettre de relever les insuffisances et de les corriger, souffrent aussi de quelques irrégularités. Lesquelles insuffisances sont relatives au manque de célérité et d’efficience dans la gestion des cas sur les sites de prise en charge. L’autre irrégularité est liée à la qualification du personnel mis à contribution dans le cadre de la PTME. Ici, nous notons un problème de mobilité des agents formés qui doivent intervenir sur les sites de prise en charge compte tenu des affectations faites par le ministère de la Santé. Ce qui se répercute sérieusement sur le programme. Il importe donc que le ministère de la Santé puisse revoir les politiques tout en tenant compte des priorités.
L’autre constat que nous soulignons également, c’est qu’au niveau national il y a beaucoup de femmes qui doivent être mises sous protocole PTME mais qui ne le sont pas, du fait du manque d’informations mais aussi de la stigmatisation et de la discrimination dont elles sont victimes au sein de leur communauté.
Il y a aussi le fait que de peur d’être répudiées de leur foyer, des femmes cachent leur séropositivité à leurs maris. Sur ce point, les associations et leurs réseaux se doivent de faire un travail de proximité pour expliquer l’importance pour les femmes séropositives de se mettre sous protocole PTME.
Il est également important que les bénéficiaires du programme, définissent leurs priorités et attentes au gouvernement afin de mieux profiter des ressources qui leur sont destinées. Il est vrai qu’entre 2012 et 2015, le Bénin a fait d’énormes avancées. Mais il y a encore des écarts à combler pour que l’on puisse s’en féliciter.

Au regard des paramètres que vous venez de définir, la PTME selon vous, augure-t-elle d’un avenir meilleur, vu que le Bénin est pratiquement à la veille de l’échéance fixée pour l’atteinte des objectifs dans ce cadre ?
Il y a des progrès certes, mais il existe encore beaucoup d’insuffisances à corriger. Au regard des résultats que nous avons obtenus, nous sommes tenus de rester optimistes. Mais nous ne devons pas dormir sur nos lauriers, parce qu’il y a deux pièges qui guettent le Bénin par rapport à l’avenir de la PTME au niveau national. Dans un premier temps, il faut que le gouvernement puisse allouer beaucoup de ressources domestiques. Je veux parler des ressources budgétaires au financement de la lutte. L’autre volet concerne l’amélioration du statut des médiateurs qui interviennent sur les sites de prise en charge. Leur situation n’est pas reluisante et ne leur garantit pas un avenir meilleur. Ils ne sont pas en sécurité parce que leur situation évolue au gré des financements mobilisés. Si tel doit être le cas, cela veut dire que lorsqu’un programme international prend fin, ils doivent se retrouver sur les carreaux. Or, le ventre affamé, n’a point d’oreilles. Pour régler un problème structurel dans le temps, il faut aujourd’hui que le ministère en charge de la Santé puisse véritablement se pencher sur leur cas. En ce qui concerne l’organisation des services sur les sites de prise en charge, il importe que le gouvernement prenne aussi ses responsabilités.

Santé 20 août 2015


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