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Nouvelles

Etude des propositions de lois électorales dérogatoires: La commission des Lois s’en remet à la plénière

La commission des Lois de l’Assemblée nationale a décidé, ce lundi 25 mars, de s’en remettre à la décision de la plénière en ce qui concerne le sort de la proposition de loi dérogatoire à la Charte des partis politiques puis celle relative au Code électoral en vue de législatives inclusives.

La clé de la sortie de crise préélectorale se trouve désormais dans les mains de la plénière. Les députés membres de la commission des Lois ont renvoyé ce lundi la balle dans le camp de celle-ci par rapport au sort de la proposition de loi dérogatoire à la Charte des partis politiques puis celle relative au Code électoral en vue de législatives inclusives et apaisées en avril prochain.
En effet, selon des indiscrétions, les députés membres de cette instance technique du Parlement n’ont pu accorder leurs violons pour passer au peigne fin le contenu des deux textes. Pour défaut de consensus, il a été alors décidé de renvoyer les deux dossiers en l’état à la plénière. Il revient donc à cette dernière de prendre la décision qui s’impose. Mais, la plénière qui était programmée pour ce même lundi a été reportée au jeudi 28 mars prochain par le président de l’Assemblée nationale. Et pour cause, la commission des Lois n’était pas prête. Jusqu’à la fermeture de la séance par Me Adrien Houngbédji, elle était encore en pleins travaux. Toutefois, les débats préliminaires ont été faits sur les deux propositions de lois dérogatoires fortement attendues pour des élections législatives sans exclusion. Lesquels débats ont révélé plusieurs positions des parlementaires.

Les avis étaient divergents.

Pour certains députés, il faut absolument à l’étape actuelle du processus électoral le consensus de tous les parlementaires membres de cette commission avant toute modification du Code électoral et de la Charte des partis politiques. Ceux-ci fondent, à en croire nos sources, leur argumentaire sur le Protocole de la Cedeao relatif aux élections qui interdit la révision des lois électorales six mois avant le scrutin, sauf en cas de consensus. Le Bénin qui est partie à ce protocole communautaire ne doit pas l’enfreindre, défendent ces députés qui sont pour la plupart de la mouvance présidentielle. Ils estiment que la solution à la crise préélectorale actuelle ne peut être trouvée par voie parlementaire parce que le consensus est loin d’être acquis au Parlement. Mieux, le consensus serait rompu depuis jeudi 21 mars dernier, où le président de l’Assemblée nationale a affecté une nouvelle proposition de loi dérogatoire à la Charte des partis politiques qu’il a initiée unilatéralement en mettant de côté le texte retenu et paraphé par consensus par les cinq membres du comité paritaire parlementaire (mouvance-opposition) qu’il a présidé.

La Cour constitutionnelle, le dernier rempart ?

Ces députés de la majorité présidentielle insistent pour dire que la clé de sortie de l’impasse est hors de l’hémicycle. Par contre, pour les députés de l’opposition, à en croire les mêmes sources, aucun consensus n’est rompu à l’Assemblée nationale. Ces derniers dénonceraient un dilatoire de leurs collègues d’en face qui useraient de subterfuges pour ne pas examiner les deux textes. Car, l’idéal aurait été, à en croire l’opposition, d’engager l’étude au fond, c’est-à-dire article par article des deux dossiers et de voir sur quels aspects de la loi les discussions se sont achoppées avant de conclure à l’impasse ou au défaut de consensus. Ce qui n’est pas le cas actuellement.Le rapport qui a sanctionné les travaux a été adopté par la majorité des députés membres de cette commission technique, à l’exception de leurs collègues de la minorité qui ont voté contre cette démarche. Le député Guy Mitokpè pour sa part, a claqué la porte et n’a pas voté.
Les regards sont alors tournés, depuis hier, dans un camp comme dans l’autre, vers la plénière du jeudi prochain qui fixera les uns et les autres. Mais, dans les couloirs de l’hémicycle, il se chuchote que cette séance plénière de la dernière chance risque d’être également un fiasco comme c’est le cas des travaux en commission. Aucun consensus ne sera trouvé par la plénière pour l’examen des deux lois dérogatoires, annoncent des sources dignes de foi. Les mêmes arguments avancés par chacun des camps (mouvance et opposition) seront transposés en plénière.
Ainsi, face à l’impasse due au défaut de consensus, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji pourrait être invité à tirer les conséquences de droit de la situation. La plénière pourrait lui recommander de rendre compte au chef de l’Etat, Patrice Talon, qui l’a mandaté, le 6 mars dernier, aux fins de trouver de solutions parlementaires de sortie de crise pour des législatives inclusives. Ce dernier pourrait saisir, à son tour, la Cour constitutionnelle de l’impasse du processus électoral et de lui demander de débloquer la situation. La cour constitutionnelle pourrait user de son pouvoir de régulation pour décider de la solution de sortie de crise et relancer le processus électoral que conduit la Commission électorale nationale autonome (Céna). C’est dire que les difficultés autour des élections législatives inclusives pourraient être de vieux souvenirs d’ici à là avec certainement l’implication de la Cour constitutionnelle qui semble être désormais le dernier rempart.

Actualités 26 mars 2019


Dégel de la crise politique pour des législatives inclusives,: Houngbédji affecte la proposition de loi dérogatoire au Code électoral

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a officiellement saisi, lors de la séance plénière du vendredi dernier, la commission chargée des Lois du Parlement, de la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive du Code électoral. Les regards sont désormais tournés vers cette dernière pour l’étude et le rapport sur le dossier devant être examiné en plénière.

L’Assemblée nationale amorce cette semaine le virage décisif pour la mise en place de solutions devant permettre le dégel de la crise pré-électorale pour des élections législatives inclusives et apaisées. L’acte ultime a été posé, vendredi dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Il a en effet affecté à la commission chargée des Lois, la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive du Code électoral pour étude et production de rapport. Ce dossier complète la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive de la Charte des partis politiques qu’il a transmise déjà la veille à cette même commission. La commission chargée des Lois démarre l’étude des deux propositions dérogatoires ce lundi.
Mais, contrairement à la plénière du jeudi, celle du vendredi dernier a été moins houleuse. Tout simplement parce qu’il a été noté que le président de l’Assemblée nationale a affecté la proposition de loi dérogatoire sur le Code électoral telle que retenue par le comité paritaire (mouvance-opposition) mis sur pied par la Conférence des présidents du Parlement pour des élections législatives inclusives. Or, tel n’a pas été le cas pour la proposition de loi dérogatoire sur la Charte des partis politiques où Me Adrien Houngbédji a carrément mis de côté le texte retenu par consensus pour affecter une nouvelle proposition de loi dérogatoire qu’il a unilatéralement initiée. Plusieurs députés n’ont pas manqué de saluer, vendredi dernier, ce rattrapage du président de l’Assemblée nationale. Bonaventure Aké
Natondé, par exemple, se réjouit que Me Adrien Houngbédji ait fait preuve de responsabilité en affectant le texte adopté par le comité paritaire. Ce qu’il aurait pu faire également avec la proposition de loi dérogatoire sur la Charte des partis politiques pour couper court à toutes les polémiques. Cependant, pour le président de l’Assemblée nationale, il ne s’agit point de rattrapage. Il est resté égal à lui-même. Me Adrien Houngbédji a expliqué qu’il a dû changer la proposition de loi dérogatoire sur la Charte des partis politiques suite à la levée de bouclier qu’il a observée lors de ses rencontres avec les partis politiques qui ne veulent pas du tout entendre parler de prorogation de mandat de l’actuelle législature. Il a dû mettre de côté la proposition de loi dérogatoire sur la Charte des partis politiques pour en initier seul une autre afin d’aller vite.

La plénière a le dernier mot

Pour le cas de la proposition de loi dérogatoire sur le Code électoral, il n’a pas pu tenir de réunion avec les acteurs politiques puisqu’ils n’ont pas répondu présents en nombre suffisant à la rencontre. Dans ces conditions, il n’avait pas le choix que d’affecter, telle qu’elle, la proposition de loi dérogatoire sur le Code électoral. Selon Me Adrien Houngbédji, l’affectation de ce dossier met ainsi fin à la mission à lui confiée par le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui l’a mandaté, le mercredi 6 mars dernier, pour faire des propositions par voie parlementaire devant permettre de régler la crise pré-électorale en vue des législatives sans exclusion. Pour lui, sa mission est terminée, et la balle est désormais dans le camp de la commission des Lois et de la plénière des députés qui décidera du sort des deux textes initiés.
La proposition de loi dérogatoire sur le Code électoral proposé, faut-il le rappeler, comporte dix articles. L’article premier de la loi dérogatoire au Code électoral prévoit l’ouverture d’un nouveau processus électoral complémentaire du précédent en vue de permettre à tous les partis politiques remplissant les conditions fixées dans la loi dérogatoire, modificative et complétive du Code électoral de présenter des candidats. Un délai de cinq jours a été proposé à la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour qu’elle procède à un nouvel enregistrement des listes de candidatures des partis pour des élections législatives de 2019. L’article 3 de la proposition de loi dérogatoire au Code électoral maintient le quitus fiscal. Tirant certainement leçon des failles de l’opération de délivrance écoulée, la loi fait obligation désormais au directeur général des Impôts de délivrer le quitus fiscal à tout candidat dont la situation fiscale présente un solde égal à zéro ; le refus de sa délivrance doit être motivé de même, le délai des impôts non payés doit être indiqué. L’article 4 proposé veut obliger le chef de l’Etat à convoquer à nouveau le corps électoral en repoussant la date du 28 avril. Il dispose que pour les élections législatives de 2019, le corps électoral doit être convoqué par le président de la République huit jours suivant la promulgation de cette loi dérogatoire.
L’article 242 du Code électoral relatif au mode d’attribution des sièges et à la répartition des sièges qui fait objet de toutes les controverses a été maintenu avec la condition de 10% de taux de suffrage national valablement exprimé pour être éligible à l’attribution des sièges au cas où il y a au moins quatre partis politiques en lice. En revanche, la proposition de loi dérogatoire sur le Cde électoral modifie l’article 77 du Code électoral qui traite de la transparence des élections. Il est en effet prévu pour les élections législatives de 2019, que le poste de vote soit tenu par cinq agents électoraux au lieu de trois retenus dans le Code électoral actuellement en vigueur. Les membres du poste seront alors composés d’un président, de deux assesseurs, d’un représentant de l’opposition et d’un représentant des partis de la mouvance tous inscrits sur la liste électorale de la commune. Les représentants de la mouvance et de l’opposition (la nouveauté de la loi) doivent s’assurer du déroulement du scrutin dans les conditions de transparence.
Le sort du texte tout comme celui sur la charte des partis politiques est désormais dans les mains des députés pour un dégel total de la crise pré-électorale.

Actualités 25 mars 2019


Propositions du comité paritaire pour des législatives inclusives: Les Républicains dénoncent une tentative de sabotage des amendements

Le parti Bloc républicain (Br) ne cautionnera pas des manœuvres visant à fouler aux pieds les amendements faits par le comité paritaire parlementaire en vue de législatives inclusives et apaisées. Les membres de cette formation politique l’ont martelé, vendredi dernier, à la faveur d’une conférence de presse animée à Cotonou.

Pas de manœuvres de substitution «des amendements retenus de façon unanime » au sein du comité paritaire parlementaire, comme il est actuellement constaté à l’hémicycle. Adam Bagoudou, porte-parole des conférenciers, Barthélémy Kassa, Nassirou Arifari Bako, Abdoulaye Gounou, Robert Gbian, pour ne citer que ces députés membres du Bloc républicain (Br), présents vendredi dernier à la conférence de presse, sont formels là-dessus. Ils exigent que les conclusions des travaux du comité paritaire mis en place, soient fidèlement restituées et traduites en propositions de loi pour répondre à la démarche de sortie d’impasse prônée par le chef de l’Etat, Patrice Talon.
D’après les conférenciers, la substitution des amendements du comité paritaire par un autre texte, relève simplement d’une « rupture », d'un « sabotage » du consensus en cours visant à « repêcher » certains partis politiques en porte-à-faux avec les lois électorales en vigueur. Les membres du Br s’en indignent et invitent la société civile béninoise de même que la communauté internationale à s’interroger sur « les réelles motivations » des auteurs de la substitution des amendements du comité paritaire. Mieux, les membres du Br les appellent à barrer la voie à cette entreprise visant à transformer les lois de la République en serpillières.
Nonobstant ces agissements qu’il n’approuve guère, le Br n'entend pas rester insensible à la tension préélectorale actuelle. C’est pourquoi, le parti s’engage à jouer pleinement sa partition dans le processus en cours au parlement, tout en espérant que les autres partis politiques joueront également la leur en toute sincérité «pour des élections législatives inclusives», a fait savoir Adam Bagoudou dans sa déclaration liminaire.

La pomme de discorde

« …Jeudi dernier à l’Assemblée nationale, il y a eu une proposition de loi qui a fait l’objet de grandes discussions à propos de sa procédure. Procédure d’urgence ou procédure normale ? Mais en réalité, ce que les députés du Br reprochent à l'initiative, c’est qu’il y a eu un travail qui a été abattu par un comité paritaire. Ce travail avait été validé par la conférence des présidents, et devrait faire l’objet d’exposé de motifs et de présentation sous forme de proposition de loi à l’Assemblée nationale », a expliqué Nassirou Bako. Mais au final, la proposition faite à l’endroit des députés n’était pas conforme à celle formulée par le comité paritaire. D’où, les échanges houleux constatés jeudi dernier à l’hémicycle. Très remonté, l’ancien ministre des Affaires étrangères a fait noter qu’en de pareille circonstance de tension politique, lorsque les parties conviennent d’un minimum consensuel, qu’il n’est pas bienséant que ce qui a été retenu de commun accord soit modifié et introduit.

Pas de crise préélectorale…

Circulez ! Tout va bien. C’est ce que semblent affirmer les députés du Br. Actuellement, le Bénin ne traverse aucune crise préélectorale, estiment-ils. « …C’est vous qui parlez de crise. C’est pourquoi, je souligne le mot crise quatre fois sur mon papier…», a lancé Barthélémy Kassa à l’endroit des journalistes qui ont manifesté le désir de poser des questions au terme de la déclaration liminaire du porte-parole du Br. « Honnêtement », poursuit-il, « il n’y a pas de crise parce qu’il y a des partis qui vont aux élections. Tous les recours déposés auprès de la Cour constitutionnelle sont vidés et tous les recours déposés contre le ministère de l’intérieur pour non délivrance de certificat de conformité sont également vidés »... « La crise est où ? », s’interroge Barthélémy Kassa. Bien avant lui, Adam Bagoudou, porte-parole du parti, toujours pour justifier la non constatation de « crise» par le Br, souligne que le pays n’est pas bloqué et toutes les institutions fonctionnent normalement.
Sur le supposé traitement de faveur dont a bénéficié le Br de la part de la Commission électorale nationale autonome (Céna),
Barthélémy Kassa et ses collègues soulignent que leur formation politique ne saurait admettre un tel traitement de faveur compte tenu de tout son sérieux. A cet effet, les membres du Br ont expliqué qu’avant l’étape de la Céna, un comité interne du parti a scruté « un par un » avec rigueur et précision, les 166 dossiers de candidatures contenant chacun 12 pièces. Il était donc logique que la liste du Br passe comme une lettre à la poste, ont laissé croire les conférenciers. Pour eux, le Br fait simplement l’objet d’une « calomnie ».
Dans tous les cas, les membres du Br se disent prêts pour les législatives du 28 avril prochain. Ils sont disposés à aller au charbon, que le match soit entre eux et l’Union progressiste qui est un adversaire du Br et non un allié, ou entre eux et les partis recalés par la Céna. Le député Abdoulaye Gounou fait savoir pour sa part que la volonté du Br de voir tous les autres partis aller aux élections est manifeste et inébranlable?

Politique 25 mars 2019


24e édition de la Journée mondiale contre la tuberculose: Le Bénin célèbre l’évènement

Le Bénin a célébré, vendredi 22 mars dernier à Cotonou, la 24e édition de la Journée mondiale contre la tuberculose. Les manifestations se sont déroulées autour du thème: «Il est temps » au siège du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt).

La célébration de la Journée mondiale contre la tuberculose au Bénin a été une occasion pour les acteurs de faire le point de la lutte contre ce fléau. Selon le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé, Jean-Pierre Baptiste, le thème de cette édition : « Il est temps » offre l’occasion non seulement de réfléchir sur les avancées enregistrées au cours de ces dernières années, mais également de voir ce qui sera fait pour éradiquer effectivement la tuberculose en Afrique et dans le monde. Il s’agira, dit-il, d’agir afin de mettre fin à la tuberculose à travers une action mondiale et urgente nécessaire pour y faire face. Car, poursuit-il, dans la région africaine, la tuberculose constitue un problème majeur pour le développement et risque d’entraver les efforts qui sont faits et qui permettent de mener à bien le programme de développement durable à l’horizon 2020. S’il est vrai que l’épidémie de la tuberculose diminue dans le monde, il n’est pas aussi vrai qu’elle se fait de façon rapide, fait-il remarquer. C’est pourquoi des efforts doivent être faits pour, d’une part recenser les problèmes qui ralentissent le progrès, et d’autre part adopter des notions d’interventions stratégiques rapides qui offrent le meilleur rapport pour l’efficacité. Ceci avec l’implication des organisations de société civile et les diverses institutions. Après avoir salué les résultats encourageants obtenus par le Bénin contre la tuberculose, il a exhorté le Programme national de lutte contre la tuberculose à poursuivre sur cette lancée. Car des progrès sont encore possibles.

Un lourd tribut malgré les stratégies de lutte

Quant au ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, il a situé l’opinion publique sur la lutte contre la tuberculose au Bénin. Le ministère s’est fixé trois objectifs principaux définis dans le Plan national stratégique pour la période 2017-2019. Il s’agit, selon lui, d’optimiser le dépistage de la tuberculose notamment parmi les personnes vivant avec le Vih, les diabétiques, les personnes privées de liberté, les enfants et les femmes enceintes, de réduire le taux de décès notamment parmi les patients tuberculeux co-infectés par le Vih, afin de mobiliser des ressources pérennes aussi bien du gouvernement que des partenaires au développement pour des actions durables contre le fléau tuberculeux. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs activités ont déjà été menées et ont permis de dépister 4 096 cas de tuberculose toutes formes confondues en 2018 et d’enregistrer un succès thérapeutique de 87% pour la cohorte des malades traités en 2017.
Par ailleurs, 99% des patients tuberculeux ont été testés pour le Vih et la séroprévalence du Vih était de 14% parmi eux. Au total, 96% des malades infectés ont été mis sous antirétroviraux. Toutefois, le taux de décès reste élevé et est de 7% parmi les tuberculeux et de 18% parmi les patients tuberculeux co-infectés par le Vih, posant le problème de l’insuffisance de la prise en charge des comorbidités. Trois actions majeures, explique-t-il, ont été menées en 2018 et ont permis une augmentation de 12% du nombre de cas dépistés par rapport à l’année précédente. Il s’agit du dépistage de la maladie avec l’utilisation intensive de technologie moderne de diagnostic de même que la formation du personnel médical sur la radiographie du thorax et de l’amélioration de l’accès au service par la création de 8 nouveaux centres de dépistage et de traitement de la tuberculose. Il a promis que ces actions seront poursuivies et renforcées dans les années à venir.
Néanmoins, des défis importants restent à relever. Il s’agit notamment de la nécessité d’améliorer les structures de prise en charge de cette maladie dans une approche globale de santé respiratoire et de la mobilisation des ressources durables aussi bien financières qu’humaines et matérielles pour assurer la continuité et la pérennité des résultats. En marge de cette célébration, Martin
Gninafon, ancien coordonnateur et pionnier du Pnt, est honoré pour avoir été une source d’inspiration et un exemple pour tous les acteurs de la lutte contre la tuberculose dans la région africaine.

Santé 25 mars 2019


Séance de travail entre Aurélien Agbénonci et Saad Eddine El Otmani: Le chef du gouvernement marocain annonce de nouveaux chantiers économiques

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a eu, samedi 23 mars dernier, une séance de travail avec le chef du gouvernement marocain. Les deux personnalités ont longuement échangé sur les liens entre le Bénin et le Royaume chérifien et convenu de la nécessité de booster la coopération et de définir de nouveaux chantiers.

En attendant la tenue, mardi 26 mars prochain, de la sixième grande commission mixte de la Coopération bénino-marocaine, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien
Agbénonci a été reçu par le chef du gouvernement marocain Saad Eddine El Otmani à sa résidence officielle. Les deux personnalités ont échangé sur les liens qui unissent leurs deux nations avec un bref aperçu sur les enjeux majeurs qui leur tiennent réciproquement à cœur. Côté marocain, les rapports entretenus avec le Bénin sont très bien appréciés, mais doivent aller se consolidant. « Je suis très heureux de vous accueillir », a fait savoir au ministre et à sa délégation, le chef du gouvernement marocain. Saad Eddine El Otmani voit à travers le Bénin, un partenaire avec qui il faut intensifier la coopération. « Nos relations sont déjà excellentes. Mais nous devons consolider ces relations, évaluer ce qui est déjà fait et ce qui reste à faire», a déclaré le chef du gouvernement marocain. Il faut, fait-il savoir au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, «explorer et diversifier davantage les programmes entre les deux pays ». Sur les nouveaux chantiers de la coopération, Saad Eddine El Otmani entrevoit déjà des actions concernant les énergies renouvelables et propose « d’ouvrir de nouveaux chantiers au niveau économique et d’inciter des investissements au niveau des entreprises ». La forte présence d’étudiants béninois au Maroc n’a pas échappé au chef du gouvernement du Royaume chérifien. Il y décèle un autre indice de la bonne marche des relations entre le Royaume du Maroc et le Bénin. « Nous voulons ouvrir notre pays à des investissements marocains et permettre à nos entrepreneurs de capter les opportunités qui s’offrent à eux », dira plus tard le ministre des Affaires étrangères.

Nouveaux chantiers decoopération

La rencontre entre les deux personnalités à la veille de la tenue de la grande Commission mixte entre les deux pays, a été l’occasion pour les deux hommes d’examiner l’état de la coopération. Là-dessus, Saad Eddine El Otmani s’est félicité de « la qualité des liens entre le Royaume du Maroc et le Bénin». Lesquels méritent d’être renforcés à la lumière des derniers développements sur les plans régional et international. Ce qui le réjouit particulièrement, c’est que les deux pays poseront un pas de géant dans cette bonne coopération à travers la signature demain de certains accords dont la genèse remonte à 2013, alors que l’actuel chef du gouvernement marocain assurait les fonctions de ministre des Affaires étrangères.
Face à cette ouverture du Royaume chérifien, le patron de la diplomatie béninoise a eu en premier lieu des mots de gratitude pour la sollicitude de sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc. Le ministre Aurélien Agbénonci s’est voulu particulièrement reconnaissant pour l’appui et l’apport du Maroc à la demande du Bénin qui recherchait alors des vaccins contre la typhoïde et la méningite. La disponibilité de l’Agence marocaine de la Coopération internationale qui a facilité l’insertion de plusieurs étudiants béninois, a été également reconnue par le ministre Aurélien Agbénonci. Au plan universitaire, l’appui du Royaume du Maroc pour l’érection des infrastructures est constant. Cela retient l’attention des autorités béninoises et le ministre s’est voulu reconnaissant à ce propos.
Tout en remerciant au nom du chef de l’Etat, le Royaume chérifien pour avoir ouvert une ambassade à Cotonou, le ministre Aurélien Agbénonci indique la disponibilité d’un domaine pour sa construction et formule le souhait que le Bénin puisse aussi bénéficier d’une mesure réciproque. Les ambitions du gouvernement pour la formation professionnelle, l’auto-emploi et l’insertion des jeunes bénéficient d’une grande attention de la part du Maroc. Le royaume veut appuyer ce projet et compte instaurer un partenariat fructueux dans ce cadre. Il offre des possibilités de formation aux formateurs béninois au Maroc.
En somme, Aurélien Agbénonci et Saad Eddine El Otmani, au nom des deux Etats veulent inaugurer l’ère d’une coopération plus active. Une option à laquelle tient particulièrement le chef du gouvernement marocain qui a souhaité que les contacts se multiplient entre les autorités des deux pays pour trouver des solutions aux défis des temps actuels. Avant de prendre congé de son hôte avec qui il a eu une longue séance de travail, le ministre Aurélien Agbénonci lui a offert un présent pour « matérialiser la présence du Bénin dans ses locaux ».
La matérialisation de la coopération entre le Bénin remonte au 7 mars 1991, date de la signature de l’accord de coopération économique, scientifique, technique et culturelle et de l’accord portant création de la grande Commission mixte de coopération dont la première session s’est tenue à Rabat, les 6 et 7 mars 1991?

Actualités 25 mars 2019


Aussitôt après la qualification des Ecureuils : Le président Talon en communion avec le Onze national

Tout juste après la qualification du Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se jouera en Juin prochain en Egypte, le premier des Ecureuils c’est-à-dire le chef de l’Etat a célébré avec les footballeurs ce retour du Onze national dans la cour des grandes nations du football continental.

Les poulains de Michel Dussuyer ont en effet été aussitôt reçus au domicile du président de la République, Patrice Talon, pour y recevoir les félicitations du couple présidentiel, très heureux de cette qualification.
Samedi dernier déjà, les joueurs de l’équipe nationale de football avaient reçu la visite de la première dame Claudine Talon, allée galvaniser le moral de la troupe avant la rencontre de ce dimanche. Ces gestes du couple présidentiel démontrent les ambitions qu’affiche le chef de l’Etat pour le renouveau du sport-roi au Bénin.
Recevant les Ecureuils hier soir à son domicile, Patrice Talon, vêtu du maillot de l’équipe nationale estampillé n°10, a échangé avec les joueurs dans une ambiance conviviale et leur a réitéré son ambition de mettre davantage de moyens afin que, les années à venir, le Bénin rivalise avec les grandes nations de football. Un encouragement qui donne la preuve de ce que les nombreux efforts faits ces dernières années par le gouvernement de la rupture pour booster les performances du Bénin dans le domaine du sport continueront. Conscient de cela, l’encadrement technique a promis tout faire afin que les Ecureuils puissent aller le plus loin possible dans la compétition.

Pintos GNANGNON

Actualités 25 mars 2019


Programme Acma 2: Plan de travail et objectifs présentés au Comité de suivi à Bohicon

Du mercredi 20 au jeudi 21 mars s’est tenue à Bohicon une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la 2e session du comité de suivi du Programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 (Acma 2). A l’occasion, le Comité de suivi a pris connaissance du Plan de travail des objectifs.

Les membres du comité de suivi du Programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 (Acma 2) en savent désormais un peu plus sur les résultats 2018 du Programme Acma2 et de son Plan de travail 2019 présentés par Constant Dangbégnon, le chef dudit programme.
Selon lui, le programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 est un projet financé par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Bénin. Il vise l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales dans 28 communes des départements de l’Ouémé, du Plateau du Zou et des Collines. L’approche du programme consiste à consolider les acquis de la phase I et faciliter l’accès aux marchés locaux et internationaux pour les acteurs économiques (producteurs, transformateurs, commerçants, etc.) des Pôles d’entreprise agricole (Pea). Ceci à travers des actions ciblées sur les chaînes de valeurs des produits (accès aux intrants et innovations, accès au financement, et commercialisation et professionnalisation) et des dynamiques multi-acteurs prenant en compte des ressources et potentialités disponibles au sein des communes. Le programme est mis en œuvre par un consortium dirigé par le Centre international pour le développement des engrais (Ifdc). Ce consortium est composé de Ifdc, de Care international Bénin/Togo et de l’Institut royal des tropiques (Kit) des Pays-Bas. Le pilotage du programme incombe à deux comités. Le comité de pilotage qui est restreint aux membres du consortium et à l’Ambassade des Pays-Bas près du Bénin. Puis, le comité de suivi élargi aux principaux partenaires locaux et nationaux. Et c'est ce comité de suivi qui s’est retrouvé à Bohicon durant ces deux jours.

Après la présentation, le terrain

Après une matinée bien remplie pour le compte de cette première journée, les membres du comité de suivi sont allés dans l’après-midi de ce mercredi sur les sites du programme dans les localités de Ouinhi et de Dasso. A Ouinhi, ils ont pu visiter l’infrastructure de 133 628 668 millions F Cfa dont 5% de la part de la mairie. Elle est destinée au stockage de maïs. Elle est constituée d’un magasin de stockage de 500 tonnes, d’un hangar de vente, d’une aire de séchage, d’un bureau pour le gestionnaire et équipée d’une balance pour la pesée des sacs, d’une égreneuse, des bâches et de deux moto-tricycles.
Présentant l’expérience en cours à Ouinhi, la responsable des bénéficiaires, Rassidatou Moustafa, a indiqué que 72 acteurs dont 42 femmes et 34 jeunes prennent part à ce mécanisme pilote de warrantage. Les acteurs de ce mécanisme de warrantage proviennent de quatre coopératives qui se sont associées et c’est l’Union communale des producteurs de maïs (Ucpm) qui porte la gestion du warrantage. Ces femmes de Ouinhi ont rassuré le comité de suivi que dès les prochains mois, « l’opération du warrantage sera dénouée, ce qui fera suite à un bilan et la distribution des ristournes aux adhérents ».
La délégation a noté que cette expérience pilote de warrantage a débuté avec une quantité de maïs stockée de 74 tonnes.
A Dasso, c’est un groupement de femmes transformatrices de manioc en gari qui a reçu la délégation. Grâce au programme, ce groupement appelé "Mèdjro" s’est doté d’une infrastructure moderne de 28 millions F Cfa. Grâce à cette unité, le groupement Médjro est devenu un centre de référence à Dasso, où des formations sont données à d’autres groupements constitués en réseau. Ce centre de stockage est aussi devenu un grand centre de mobilisation de l’offre.
Le programme a appuyé le groupement Mèdjro d’une paillote pour l’épluchage du manioc, d’un bassin de lavage, d’un forage pour faire face au besoin d’eau, de trois foyers améliorés pour la torréfaction du gari et du tapioca, d’une paillasse pour la vente.
Il faut noter que le comité de suivi a fait des recommandations à l’endroit du Programme Acma 2 pour la suite de ses activités et l’atteinte des résultats.

Société 22 mars 2019


Solution pour sortir de la crise pré-electorale: Progressistes et Républicains dénoncent le président de l'Assemblée

Les députés membres du parti de l’Union progressiste et du Bloc républicain, ont tour à tour, animé un point de presse, à l’issue de la séance plénière de ce jeudi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Ils sont allés dans le même sens pour dénoncer le comportement du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien

Houngbédji qui a balayé du revers de la main les trois propositions de lois retenues par consensus par le comité paritaire (mouvance-opposition) mis sur pied par la Conférence des présidents du Parlement. La belle preuve du consensus est que les trois textes en l’occurrence la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive de la charte des partis politiques; la proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive du Code électoral et la proposition de loi portant révision de l’article 80 de la Constitution du 11 décembre 1990 ont été tous paraphés à l’unanimité des cinq membres du comité. Antoine Kolawolé Idji, qui a représenté l’Union progressiste au sein de ce comité paritaire se dit surpris que l’esprit de consensus qui a régné tout au long de leurs travaux ait désormais déserté le forum avec cette nouvelle proposition de loi dérogatoire introduite par le président de l’Assemblée nationale. Il se demande ce qui a pu se passer entre mercredi et hier jeudi pour que le président puisse tirer un trait sur les conclusions du comité qu’il a lui-même même présidé. Lesquelles devraient permettre de prendre en compte les autres formations politiques recalées aujourd’hui par le processus et désireuses d’aller à ces élections législatives. Antoine Kolawolé Idji rassure de l’esprit d’ouverture du parti de l’Union progressiste pour des discussions qui permettent des élections législatives pacifiques, transparentes et inclusives. Mais pas à n’importe quel prix. Il faut que les discussions soient sincères et franches pour un vrai dénouement de la crise électorale.
D’un parti de la mouvance à un autre, les députés du Bloc républicain (Br) ont eu la même verve face à la presse.
Barthélémy Kassa qui a représenté le Br au sein de ce comité paritaire, Rachidi Gbadamassi et Jean-Michel Abimbola ont condamné cette «démarche cavalière» du président de l’Assemblée nationale. « Nous étions dans un esprit de consensus et nous avons constaté tout à l’heure, avec un nouveau texte parcellaire et tronqué que l’esprit de consensus et de dialogue a été rompu », dénonce l’honorable Jean-Michel Abimbola. Ce dernier doute de la bonne foi des acteurs politiques recalés par le processus à discuter pour des élections législatives sans exclusion. « Sont-ils pour des élections inclusives ou ont-ils d’autres arrière-pensées pour qu’on mette entre parenthèses la Constitution du Bénin et le régime en place en semant des troubles», s’interroge Jean-Michel
Abimbola. Comme ses collègues de l’Union progressiste, Jean-Michel Abimbola réitère la disponibilité du Bloc républicain pour un dialogue qui fait avancer. « S’il n’y a pas de dialogue, nous au Bloc républicain, nous avons déjà tous les atouts pour participer aux prochaines échéances électorales», relève Jean-Michel Abimbola, l’un du trio présidant le Br.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 22 mars 2019


Jif 2019 au ministère en charge de l’Agriculture : La femme du secteur agricole célébrée sous mille facettes

Pour le personnel féminin du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la célébration de la Journée internationale de la femme n’est pas une occasion pour festoyer, mais un moment de réflexion pour changer la situation de la femme et l’impliquer davantage dans les réformes au niveau des filières agricoles. Elles l’ont démontré de fort belle manière au cours d’une célébration, hier jeudi 21 mars à Cotonou.

Le thème de la célébration de l’édition 2019 de la Journée internationale de la femme (Jif) au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est évocateur. Il est intitulé « L’égalité genre pour ligne de pensée du secteur agricole ». Il est inspiré par le thème de ladite journée sur le plan international « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement » et de celui retenu par le Bénin « Leadership féminin en politique et l’égalité genre pour ligne de pensée », explique Gertrude Egounlety Ahivodji, présidente de l’Union du personnel féminin dudit ministère. A travers ce thème, il est question, indique la présidente, de célébrer les femmes du secteur agricole et de leur offrir, à l’instar de leurs sœurs, l’opportunité de dresser le bilan des actions menées en vue de l’émancipation de la femme, de célébrer les actes accomplis en direction des femmes et d’opérer des réformes pour corriger ce qui doit l’être. Mais, la Jif n’est pas que synonyme de luttes et de bilan. C’est pourquoi, pour la deuxième année consécutive, le personnel féminin du Maep et des structures sous-tutelle lui a donné une connotation singulière à travers une foire agricole. L’objectif ici, selon Gertrude Egounlety Ahivodji, c’est de donner une visibilité aux filières promues dans le cadre des réformes introduites dans le secteur, et de susciter la réflexion pour l’implication des femmes dans l’aboutissement de ces réformes. Pour elle, tout indique à l’heure actuelle que des progrès ont été accomplis. La femme du secteur agricole se porte mieux que par le passé, tranche-t-elle. Seulement sa participation aux instances de prise de décision demeure faible et cette tendance devra être inversée, plaide-t-elle.
Le représentant du ministère en charge des Affaires sociales, Etienne Noukpo, salue, en ce qui le concerne, la mobilisation de ces femmes. Le choix d’un tel thème et des activités connexes est bien apprécié par ce dernier qui y voit, « une volonté évidente de faire avancer l’autonomisation des femmes ». Bachtiar Lorot, porte-parole des partenaires techniques et financiers du secteur congratule plutôt l’Union du personnel féminin du Maep pour son engagement qui libère l’initiative féminine et donne plus de pouvoir à la femme. L’allocution du ministre Gaston Dossouhoui, lue en sa présence par Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère, se voudra aussi évocatrice.

Valoriser le potentiel de la femme du secteur agricole

« La commémoration de cette journée a pour objectif de mener des réflexions sur le niveau d'implication, les rôles et responsabilités de la femme tant rurale que cadre dans l’émergence du secteur. Ce sera l’occasion d’analyser la place à elle accordée pour le développement de la gouvernance, dans un contexte de réformes pour la promotion des filières agricoles », indique-t-elle. Loin d’être une journée de réjouissances simplement, elle est plutôt une occasion de plus pour des réflexions pertinentes sur la condition de la femme béninoise, mais surtout de celle intervenant dans l’économie agricole. L’occasion offerte à la population béninoise de découvrir l’effort déployé par les femmes du secteur agricole pour assurer la sécurité alimentaire au cours d’une foire de quatre jours de produits agricoles et agro-alimentaires avec un accent particulier sur les innovations faites dans la filière maïs, a été particulièrement appréciée.
Place a été également faite à la réflexion au cours de cette journée à travers deux communications. Mais la visite et la découverte des stands de la foire ont été le plus appréciées par le ministre Gaston Dossouhoui qui a pu, une fois encore, toucher du doigt les efforts accomplis par les femmes des secteurs sous sa tutelle.

Actualités 22 mars 2019


Financement du Pag: Le coup d’éclat signé Wadagni

Sous la férule du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, le Bénin vient de frapper encore un grand coup, avec à la clé une consistante levée de fonds pour financer le développement national.

Diversifier les sources de financement du développement du Bénin, tout en réduisant le coût moyen de la dette de marché du pays.Tel est le credo du gouvernement, sous la diligence du ministre de l’Economie et des Finances. Dans cette perspective, le gouvernement vient de frapper encore un grand coup en levant avec succès, le 19 mars dernier, 500 millions d’euros, soit 328 milliards de F Cfa, pour une maturité finale de 7 ans sur les places financières européennes, renseigne la note faisant le point de l’opération, inédite. Il s’agit là de la première émission obligataire inaugurale en euros de l’histoire des émissions internationales africaines ! Les fonds ainsi levés s’ajouteront à la cagnotte destinée au financement des projets phares du Programme d’action du gouvernement.

Cagnotte à 250%

Fruit d’un périple entrepris du 12 au 18 mars dernier par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et visant à rencontrer des investisseurs internationaux en Europe et aux Etats-Unis, cette levée de fonds est également due à la crédibilité, l’attractivité de la signature du Bénin avec à la clé des réformes structurelles, en sus d’une croissance économique forte et d’un déficit budgétaire réduit et sous contrôle.
La solidité des fondamentaux du Bénin, de même que la pertinence du Programme d’action du gouvernement aura plus que motivé les investisseurs qui ont souscrit fortement à l’émission internationale. De sorte que le livre d’ordres de l’opération a dépassé un milliard d’euros en moins de deux heures et atteint un pic d’environ 1,25 milliard d’euros dans la journée, soit une souscription de 250%. Un record !
Cette première émission obligataire internationale de l’histoire du Bénin, une réussite du fait du sérieux des réformes mises en œuvre depuis 2016, pour une maturité finale de 7 ans, jouit d’un profil de remboursement avantageux. Car elle est amortissable sur les trois dernières années (2024, 2025, 2026), afin de réduire le risque de refinancement, conformément à la stratégie, responsable, du gouvernement de gestion prudente de la dette publique. Cette émission obligataire internationale inaugurale offre également l’avantage d’avoir été faite en Euros, une devise qui ne présente aujourd’hui aucun risque de change pour le bilan du gouvernement, apprend-on.
A noter que le Bénin est le premier émetteur d’Afrique subsaharienne à solliciter ce marché cette année, faisant donc preuve d’une rapidité d’exécution exceptionnelle qui a permis de saisir une fenêtre de marché favorable. Le Sénégal par exemple n’a pu avoir le résultat connu par le Bénin sur ce marché.
Cette opération financière, inédite pour le Bénin, est sanctionnée par un succès éclatant, gage de ce qu’il y a encore de bonnes marges pour la mobilisation de ressources pour le financement du Pag, voire plus encore. Des fenêtres d’opportunités que les bonnes performances du ministre Romuald Wadagni permettent de capitaliser. En témoigne la percée remarquable du Bénin sur le marché financier international, avec 328 milliards de F Cfa mobilisés, soit en définitive des ressources substantielles pour des actions de développement….

Actualités 22 mars 2019


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