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Nouvelles

Entre recettes culinaires et médicinales: Le ‘’yenti’’ de Djougou et ses vertus magiques

La commune de Djougou, n’est pas moins riche en recettes culinaires et médicinales. L’une d’elles, le ‘’yenti’’ est un oléagineux issu d’une plante cultivée dans le département de l’Atacora. Dans la cité des Kpétoni, hommes et femmes chantent les bienfaits d’un mets dont les vertus ne sont pas encore élucidées par la médecine moderne.

Samedi 1er août, tôt le matin, Atika vendeuse de ‘’yenti’’ est pleine de vigueur. Ce jour dédié à la fête de l’indépendance est un grand jour de mobilisation populaire à Djougou. Un évènement grandiose qui va faire augmenter son chiffre d’affaires, et elle en est consciente. « Seuls ceux qui n’ont pas goûté au ‘’yenti’’ n’en redemandent pas. Il donne la force et la vigueur à l’homme», lance-t-elle, confiante. C’est pourquoi, elle est déjà à la Place de l’indépendance de la ville où grouille du monde, en attendant le défilé. A 18 ans et presque, autant d’années d’expérience dans la vente des grains sauvages grillés communément appelés ‘’yenti’’, elle sait où les écouler.

La préparation du ‘’yenti’’, une affaire de famille

Atika est née et a grandi chez les Babadjimba de Djougou, une collectivité réputée détenir le secret du ‘’yenti’’ dans la cité des Kpétoni. Benjamine d’une famille de quinze demi-frères dont six frères utérins, elle achète par semaine environ 15 000 F CFA de ‘’yenti’’ qu’elle grille et les revend à un peu plus de 25 000 FCFA. «S’il faut ajouter les frais d’achat de sachets, de charbon, de l’huile et de sel, il y a un bénéfice d’à peine
3 000F CFA par semaine», ce qui n’est pas insignifiant pour une jeune fille célibataire comme elle», reconnaît Talahatou Babadjimba, sa sœur aînée. C’est ici dans la cour de la collectivité Babadjimba de Djougou qu’elle a appris à préparer et à commercialiser le «yenti», explique sa soeur. Depuis son retour du Ghana où elle travaillait comme domestique, elle a renoué avec ses vieux amours : la vente du ‘’yenti’’. Elle achète et travaille les grains, du tri jusqu’à la grillade. «Les goûts changent selon les qualités qui varient. Celle qui prépare le ‘’yenti’’ doit non seulement avoir le cœur pur, mais être honnête et fidèle à son mari. Les femmes qui ont leurs menstrues, ne doivent pas en préparer », a expliqué Talahatou Babadjimba. « Le bon goût et les vertus magiques s’évaporent, s’il n’y a pas une observance des interdits liés à la préparation du ‘’yenti’’. Une certaine sérénité doit entourer sa préparation. Aucune autre main, à part celle de la femme qui le prépare, ne doit toucher les grains avant la cuisson », a-t-elle ajouté.
Comme Atika, toutes les femmes de la collectivité Babadjimba savent préparer le ‘’yenti’’. «C’est un signe de distinction pour celles nées ici et un critère de sélection pour les femmes qui viennent ici en mariage», a ironisé Talahatou Babadjimba.
La préparation part du tri au filtrage en passant par l’écorçage. Dans un premier temps, les grains achetés au marché sont triés à la main puis imbibés d’eau quelques minutes, avant d’être tamisés. « L’eau doit être propre sinon les déchets autres que le sable vont rester au fond, plutôt qu’à la surface. Ce qui ne facilite pas le tri », explique Talahatou Babadjimba. Il faut ensuite piler les grains imbibés d’eau et les trier afin de les écorcer. Après l’écorçage, un nouveau tri est nécessaire. Les grains écorcés seront à nouveau versés dans un tamis et nettoyés une dizaine de fois afin de s’assurer qu’aucun grain de sable ne s’y est mélangé.
Les grains sont ensuite grillés à feu doux pendant une demi-heure avant d’être égouttés avec du sel et un peu d’huile. «Il y a une manière délicate de griller les grains sans les carboniser ni les casser. Le ‘’yenti’’ contient déjà de l’huile mais il faut en ajouter un peu afin que les grains ne s’assèchent pas», conseille-t-elle.

Des vertus magiques?

« Autrefois, le ‘’yenti’’ était considéré comme le mets des génies en raison du grand soin et des interdits qui entourent sa préparation ainsi que ses vertus extraordinaires. Il permet de lutter contre la faiblesse sexuelle, la constipation et les maux d’yeux, les maux de hanche», informe Talahatou. «Moi, quand je bois de l’alcool, il me suffit de prendre un peu de ça, et on en saurait jamais rien. Ces grains sont des déodorisants naturels magiques. De même, ils donnent la force et la puissance. Quand j’en prends, je suis capable de faire deux fois plus de tours que d’habitude», renchérit Boubé. Pour le Dr Salifou Sourakatou, médecin-coordonnateur de la zone sanitaire Djougou/ Ouaké/ Copargo, le ‘’yenti’’ fait partie des légumineuses cueillies à partir d'herbes sauvages et dont on peut extraire de l’huile. Mais pour confirmer ses vertus aphrodisiaques, il faut faire des analyses approfondies. En attendant, suggère-t-il, il faut être prudent. Pour lui, le ‘’yenti’’ peut éventuellement corriger la faiblesse sexuelle parce qu’il donne de l’énergie. « En terme de nutrition, il est très riche en lipides. C’est donc un aliment qui donne beaucoup d’énergie. Mais la corrélation entre l’énergie et la puissance sexuelle n’est pas directe. Une fois l’envie déclenchée, l’énergie entre en ligne de compte pour améliorer la performance. Voilà pourquoi certains y voient des vertus magiques. Mais, les expériences racontées dans les rues sont très personnelles et on ne peut les attester pour le moment. Car tout ce qui est aphrodisiaque a des effets qui doivent être neuro-sensuels. Moi j’en ai mangé, j’ai gagné en énergie mais je n’ai rien ressenti d’autre», a déclaré le Dr Salifou Sourakatou.

Société 07 août 2015


Classement FIFA/Coca-Cola: Le Bénin régresse de 18 places

La FIFA a procédé hier, jeudi 6 août à son siège à Zurich en Suisse, à la mise à jour du classement des sélections des pays dont les associations nationales de football lui sont affiliées. Cette fois-ci, le Bénin et son football ont perdu 18 places.

L’édition d’août du classement mondial de football établie par la FIFA n’a pas enregistré de changements notables sauf que derrière l’Argentine, toujours en tête, la Belgique (2è, plus 1) a ravi la deuxième place à l’Allemagne (3è, moins 1). Plus loin, le Chili (10è, plus 1) a réussi à rentrer dans le Top 10 aux dépens des Pays-Bas (12è, moins 7).

Au total, 29 matches internationaux "A" ont été pris en compte pour l’élaboration de cette édition. 26 rencontres ont été disputées dans le cadre de la Gold Cup de la CONCACAF, tandis que les trois autres rencontres n'étaient que des matches amicaux.
Tandis que des pays comme le Cap-Vert, au prix des efforts qu’ils ne cessent de fournir pour faire progresser leur football, se retrouvent au sein du Top 50 devant entre autres, l’Egypte (52è), et le grand Nigeria (53è), le Bénin continue de marquer le pas. De la 96è place qu’il occupait dans le classement effectué en juillet dernier, il a été rétrogradé au 114è rang. Il a perdu 18 places, ne devançant que des pays à l’image de saint-Vincent-et-les Grenadines (115è), la Syrie (117è), la Palestine (118è ), Saint-Kitts-et-Nevis (119è ), Cuba (119è ex). En janvier dernier, le Bénin était 89è. Depuis lors, il ne fait que chuter à chaque classement. C’est là, une conséquence de la crise qui secoue son football depuis près de 7 mois. De la 89è, il n’a pas cessé de reculer et de perdre des points. Si rien n’est fait, il risque de se retrouver finalement dans les profondeurs de ce classement.

Sports 07 août 2015


Cour suprême: La crise à la FBF au menu des entretiens

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience hier jeudi 6 août à Porto-Novo, deux délégations. La situation du football béninois et l’ouverture prochaine de l’Université de Porto-Novo ont été le menu des entretiens.

Le conflit entre le gouvernement et la Fédération béninoise du football a été exposé au président de la Cour suprême. Ousmane Batoko a reçu hier à cet effet une délégation de la FBF conduite par son président, l’honorable Augustin Ahouanvoèbla. Cette dernière est allée expliquer à son hôte la situation que traverse le football béninois depuis le retrait par l’Etat de son agrément à la FBF. Au sortir de l’entretien, le porte-parole de la délégation, Francis Gbian, 4e vice-président de la FBF, a précisé que sa délégation a surtout parlé de l’inactivité de la FBF depuis cette situation. La rencontre avec le président de la Cour suprême s’inscrit dans le cadre de la tournée que la FBF a entreprise depuis quelques semaines auprès des présidents des institutions de la République pour solliciter leur intervention, pour dénouer la crise. La délégation était, il y a quelques jours, au Conseil économique et social puis à l’Assemblée nationale.

A la suite des membres de la FBF, Ousmane Batoko a échangé avec une délégation de l’Université de Porto-Novo. Elle est conduite par le recteur, Jean-Claude Hounmènou qui a informé le président de la Cour suprême, de la création et de l’ouverture prochaine de l’Université de Porto-Novo. La délégation a sollicité l’appui institutionnel et politique du président Ousmane Batoko pour pouvoir faciliter l’implantation et le démarrage harmonieux des activités de la nouvelle université. Selon Jean-Claude Hounmènou, son hôte a assuré de son soutien et a prodigué de très précieux conseils qui vont les aider dans l’accomplissement efficace de cette mission que le gouvernement vient de confier à l’équipe rectorale de Porto-Novo.
L’université est bâtie sur du bassin pédagogique constitué par les établissements universitaires comme l’Ecole normale de Porto-Novo, l’Institut national de la jeunesse, de l’Education physique et sportive (INJEPS), la Faculté des Lettres Arts et Sciences d’Adjarra, l’Institut de Mathématiques et de Sciences physique (IMSP), la Faculté spéciale de médecine de Porto-Novo, la Haute école de commerce internationale et le Centre béninois des Langues étrangères. Il est à espérer la création d’autres entités universitaires pour compléter le bassin pédagogique de l’Université de Porto-Novo, a souligné Jean-Claude Hounmènou.

Actualités 07 août 2015


Audience au palais des Gouverneurs à Porto-Novo : Le président de la BOAD chez Me Adrien Houngbédji

Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovèlandé, était hier jeudi 6 août, au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Au-delà des civilités, Christian Adovèlandé a profité de l’occasion pour présenter son institution financière à son hôte et évoqué avec lui, les méthodes d’intervention de sa banque, les activités qu’elle mène et les perspectives de développement.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a déjà plus de 40 ans d’existence. A la date d’aujourd’hui, elle a réussi à mobiliser 3400 milliards de francs CFA pour environ 750 opérations dans la sous-région. Selon Christian Adovèlandé, président de cette institution financière, reçu hier en audience par le président de l’Assemblée nationale, les domaines d’intervention de la banque sont notamment les infrastructures, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’appui au secteur privé. La BOAD est financièrement équilibrée et ses résultats ont toujours été positifs. Les agences internationales de notation confirment la bonne santé de cette institution financière. Elles lui ont accordé le grade d’investissement. Ce qui ouvre la BOAD au marché international, explique Christian Adovèlandé. Toutefois la BOAD connaît des difficultés en matière de mobilisation des ressources.
En effet, explique Christian Adovèlandé, le rôle de sa banque est de soutenir les Etats en leur apportant des ressources à des conditions acceptables. Ce qui n’est plus le cas depuis 5 ans. La BOAD propose aux Etats parties, des ressources de marché, des ressources concessionnelles qui sont chères. Malgré cela, elle continue de mettre l’accent sur des ressources structurantes qui ont des impacts réels sur la croissance économique, les investissements et la vie des populations.
Le président de la BOAD a aussi rassuré le président de l’Assemblée nationale de la bonne coopération qui existe entre son institution financière et le Bénin. A ce jour, la banque y a mené 107 opérations pour un montant de 450 milliards de francs CFA dans les domaines des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de l’assainissement et de l’énergie... A ce titre le Bénin occupe le 3e rang en termes d’investissement de la BOAD dans la sous-région,
En ce qui concerne les perspectives, la banque continuera à travailler pour la résolution des problèmes d’énergie, précise Christian Adovèlandé. Il est question d’investir à présent dans la production de l’énergie avec la construction de centrales électriques. Pour les infrastructures routières, le cap sera maintenu les années à venir. Enfin, sur les conseils du président de l’Assemblée nationale, la banque organisera dans les jours à venir, un séminaire pour présenter aux députés, ses activités et contraintes en matière de mobilisation des ressources. Le président Adrien Houngbédji a aussi insisté sur l’approche qu’il faut avoir avec les populations. Il a souhaité une meilleure sélection des projets et leur suivi afin qu’ils aient un impact réel sur la vie de tous.


Le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovèlandé, était hier jeudi 6 août, au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Au-delà des civilités, Christian Adovèlandé a profité de l’occasion pour présenter son institution financière à son hôte et évoqué avec lui, les méthodes d’intervention de sa banque, les activités qu’elle mène et les perspectives de développement.

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a déjà plus de 40 ans d’existence. A la date d’aujourd’hui, elle a réussi à mobiliser 3400 milliards de francs CFA pour environ 750 opérations dans la sous-région. Selon Christian Adovèlandé, président de cette institution financière, reçu hier en audience par le président de l’Assemblée nationale, les domaines d’intervention de la banque sont notamment les infrastructures, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’appui au secteur privé. La BOAD est financièrement équilibrée et ses résultats ont toujours été positifs. Les agences internationales de notation confirment la bonne santé de cette institution financière. Elles lui ont accordé le grade d’investissement. Ce qui ouvre la BOAD au marché international, explique Christian Adovèlandé. Toutefois la BOAD connaît des difficultés en matière de mobilisation des ressources.
En effet, explique Christian Adovèlandé, le rôle de sa banque est de soutenir les Etats en leur apportant des ressources à des conditions acceptables. Ce qui n’est plus le cas depuis 5 ans. La BOAD propose aux Etats parties, des ressources de marché, des ressources concessionnelles qui sont chères. Malgré cela, elle continue de mettre l’accent sur des ressources structurantes qui ont des impacts réels sur la croissance économique, les investissements et la vie des populations.
Le président de la BOAD a aussi rassuré le président de l’Assemblée nationale de la bonne coopération qui existe entre son institution financière et le Bénin. A ce jour, la banque y a mené 107 opérations pour un montant de 450 milliards de francs CFA dans les domaines des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de l’assainissement et de l’énergie... A ce titre le Bénin occupe le 3e rang en termes d’investissement de la BOAD dans la sous-région,
En ce qui concerne les perspectives, la banque continuera à travailler pour la résolution des problèmes d’énergie, précise Christian Adovèlandé. Il est question d’investir à présent dans la production de l’énergie avec la construction de centrales électriques. Pour les infrastructures routières, le cap sera maintenu les années à venir. Enfin, sur les conseils du président de l’Assemblée nationale, la banque organisera dans les jours à venir, un séminaire pour présenter aux députés, ses activités et contraintes en matière de mobilisation des ressources. Le président Adrien Houngbédji a aussi insisté sur l’approche qu’il faut avoir avec les populations. Il a souhaité une meilleure sélection des projets et leur suivi afin qu’ils aient un impact réel sur la vie de tous.

Actualités 07 août 2015


Haute cour de Justice, COS-LEPI, CNIL et Parlements régionaux : Liste complète des 33 représentants de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a enfin accouché hier jeudi 6 août, de la liste nominative de ses représentants au sein de la Haute cour de Justice, des parlements régionaux (Parlements CEDEAO, UEMOA et panafricain), du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI) et de la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

La désignation a été faite presque par césarienne. Il y a eu plusieurs heures de tractations et de conciliabules entre les députés avant que ceux-ci ne parviennent à sortir leurs 33 noms à raison de 6 représentants pour la Haute cour de Justice, 9 pour le COS-LEPI, 3 pour la CNIL, 5 dans chacun des trois parlements régionaux (Parlements CEDEAO, UEMOA et panafricain). Ceci en tenant bien compte des clés de répartition des sièges qu’ils ont adoptées mardi dernier et basées sur le principe à valeur constitutionnelle Majorité/Minorité. La Majorité est composée des députés de l’Opposition au nombre de 42 contre 40 pour la Minorité, à noter que l’honorable Atao Mohamed Hinnouho est non inscrit. La liste nominative unique a été adoptée par 73 voix pour, 00 contre et 1 abstention.

Liste nominative des représentants du Parlement


Haute cour de Justice

Majorité
Edmond Zinsou
Candide Azannaï
Sacca Lafia

Minorité
Benoit Dègla
Valentin Djénontin
Adam Bagoudou

COS-LEPI

Majorité

Nazaire Sado
Augustin Ahouanvoèbla
Badirou Aguèmon
Jérémie Adomahoun
Louis Vlavonou

Minorité
Idrissou Bako
Simplice Codjo
Gilbert Bagana
Abdoulaye Gounou
CNIL

Majorité
Wallis Zoumarou
Jocelyn Dégbey

Minorité
Valère Tchobo

Parlement CIP-UEMOA

Majorité
Rosine Vieyra Soglo
Janvier Yahouédéou
Dakpè Sossou

Minorité
Pascal Essou
Lucien Houngnibo

Parlement CEDEAO

Majorité
Ibath Sanni Glèlè
Georges Bada
Parfait Houangni
Minorité
David Gbahoungba
Bida Youssoufou

Parlement panafricain

Majorité
Justin Agbodjété
Corneille Padonou
Claudine Prudencio

Minorité
Nourénou Atchadé
Rosine Dagniho

Actualités 07 août 2015


Lenteur dans l’examen de la relecture de la loi sur la Fonction publique: Bonaventure Aké Natondé dénonce un complot contre l’emploi des jeunes

Le député des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Bonaventure Aké Natondé a animé un point de presse hier à l’Assemblée nationale. Il a dénoncé le mauvais traitement que le Parlement fait du dossier de l’examen en seconde lecture demandée par le gouvernement des lois n°2015-18 du 2 avril 2015 portant statut général de la Fonction publique et n°2015-19 modifiant et complétant la loi n°86-14 du 26 septembre 1986 portant Code des pensions civiles et militaires de retraite.

D’entrée, Bonaventure Aké Natondé a rappelé l’historique des dossiers des lois n°2015-18 du 2 avril 2015 portant statut général de la Fonction publique et n°2015-19 modifiant et complétant la loi n°86-14 du 26 septembre 1986 portant Code des pensions civiles et militaires de retraite. Selon lui, le gouvernement a introduit le dossier dans le but de se conformer aux exigences des partenaires techniques et financiers et maintenir aussi longtemps que possible les cadres en fonction afin de profiter suffisamment de leurs compétences. Ainsi dans le projet de loi envoyé par le gouvernement, la condition de 30 ans de service a été supprimée et les limites d’âge pour faire valoir les droits à la retraite ont été fixées à 60 ans pour les fonctionnaires de la catégorie A à l’exception des agents des corps ayant des statuts particuliers tels que les enseignants du supérieur et les magistrats, 58 ans pour les fonctionnaires de la catégorie B, 55 ans pour les fonctionnaires de la catégorie C. Aux lendemains du vote de cette loi par l’Assemblée nationale le 2 avril dernier, explique le conférencier, de nombreuses voix se sont élevées pour condamner la suppression de la condition complémentaire des 30 ans de service. « Le gouvernement qui est à l’écoute du peuple a alors introduit la présente demande de seconde lecture afin de solliciter de la Représentation nationale, la prise en compte de cette condition réclamée par la grande majorité des forces travailleuses », explique Bonaventure Aké Natondé. Mais malheureusement, il déplore le mauvais sort que subissent les deux dossiers au Parlement. Selon lui, tout est mis en œuvre pour faire échec à cette demande. « Si la condition des 30 ans de service pour aller à la retraite n’est pas complétée dans cette loi, cela revient à prolonger le séjour dans la Fonction publique à certains fonctionnaires au détriment de la jeunesse béninoise qui sera ainsi sacrifiée », explique le député FCBE. En d’autres termes, si un agent a été recruté à l’âge de 20 ans par exemple dans la catégorie A, il fera valoir, sous l‘égide de la nouvelle loi, ses droits à la retraite à l’âge de 60 ans soit après 40 ans de service. Ce qui constitue un obstacle à l’avenir de milliers de jeunes qui attendent un emploi. A travers cette conférence de presse, le député FCBE a voulu prendre le peuple à témoin. «Si la loi est votée en l’état, ce sera un complot contre le peuple béninois et sa jeunesse. Je dirai simplement qu’il s’agit d’une loi scélérate. Nul n’ignore les problèmes sociaux auxquels notre pays est confronté notamment le chômage des jeunes. Voter une telle loi revient à maintenir la jeunesse dans la précarité et le sous-emploi », dénonce Bonaventure Aké Natondé qui refuse d’être associé à ce complot. Il balaie du revers de la main les arguments évoqués par les opposants de la seconde lecture de cette loi selon lesquels la suppression de la condition des 30 ans de service fera aligner le Bénin sur les autres pays de l’UEMOA et le maintien pendant longtemps des agents en fonction, pour résorber le déficit du Fonds national de retraite. Au regard de ces arguments qui, dit-il, sont fallacieux, le conférencier invite tous les députés à la vigilance face à ce dossier.

Actualités 07 août 2015


Mauvais traitement des éducateurs et communautaires: L’UNSTB menace de boycotter le forum sur le dialogue social

Après avoir alerté l’opinion par rapport au traitement dont ils sont victimes, des éducateurs, éducatrices, enseignants communautaires et les agents contractuels de l’Etat des écoles maternelles et primaires, sans contrat et sans salaires depuis 8 ans ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure. Organisés par l’UNSTB dont le Syndicat national des écoles maternelles du Bénin (SYNAEM) et le Syndicat national des instituteurs acteurs du développement pour une éducation de qualité (SYNIADEQ), sont affiliés, ils étaient au ministère de la Fonction publique, hier mercredi 5 août, pour un sit-in.

Des bandeaux rouges noués sur la tête, et scandant des slogans, ils portaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits différents messages. «8 ans sans salaires ; c’est suicidaire», «Nous exigeons nos contrats. Halte à la disette», «Halte à la famine imposée aux pères et mères de familles», «96 mois sans salaires. Quel ignoble traitement!» Tels sont les messages que l’on pouvait y lire.
Après plusieurs heures sous un chaud soleil, les manifestants ont fini par avoir un interlocuteur en la personne du directeur général de la Fonction publique, Gérard Mamadou, représentant le ministre du Travail empêché. Dans leur motion lue par le secrétaire général du SYNAEM, Hector Fanou, ils dénoncent la misère qui leur est faite. Selon eux, rien de concret n’a été fait pour les sortir de la disette plus d’un an après le sit-in qu’ils ont organisé au ministère des Enseignements maternel et primaire.
Ayant décidé de mener le combat à leurs côtés, jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, l’UNSTB exige le traitement des dossiers des éducateurs, éducatrices, communautaires et agents occasionnels omis dans le processus du reversement. Celui des agents omis dans la décision N° 112/MEMP/DC/SGM/DEC/SECEP/SA du 27 novembre 2012 portant admission définitive aux épreuves écrites du CEAP session du 22 septembre 2012 sous prétexte qu’ils sont sans contrat. Selon la motion, l’UNSTB souhaite aussi la convocation de la commission d’étude des dossiers et l’accélération du processus pour le payement des salaires avant la rentrée 2015-2016, la relecture du décret 373 du 24 juin 2015 et le payement des primes de rentrée aux ACE 2014 du secteur de l’éducation.
Estimant avoir respecté le délai recommandé par la loi pour organiser le sit-in, le secrétaire général de l’UNSTB, Emmanuel Zounon, a fustigé le mépris dont les manifestants ont été l’objet sur les lieux. «Nous sommes venus depuis 9h, et personne ne s’est occupée de nous ou n’a voulu venir nous écouter jusqu’à midi. Il a fallu qu’on force un peu l’entrée, histoire de nous retrouver à l’intérieur du bâtiment pour que rapidement quelqu’un soit dépêché vers nous», a-t-il expliqué. «Nous nous sommes trouvés humiliés. C’est à croire que l’autorité n’a aucune considération pour les organisations syndicales. Ainsi, le problème que nous sommes venus leur exposer va perdurer alors que les agents sont sans salaires depuis 8 ans», a poursuivi Emmanuel Zounon. Il a alors fait constater que le gouvernement n’est pas prêt pour le dialogue social. En signe de mécontentement et pour appuyer ces travailleurs, l’UNSTB a décidé de ne pas participer au Forum sur le dialogue social que les Béninois de l’extérieur et la Suisse ont programmé ce jour à Cotonou.

Société 06 août 2015


Mauvais traitement des éducateurs et communautaires: L’UNSTB menace de boycotter le forum sur le dialogue social

Après avoir alerté l’opinion par rapport au traitement dont ils sont victimes, des éducateurs, éducatrices, enseignants communautaires et les agents contractuels de l’Etat des écoles maternelles et primaires, sans contrat et sans salaires depuis 8 ans ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure. Organisés par l’UNSTB dont le Syndicat national des écoles maternelles du Bénin (SYNAEM) et le Syndicat national des instituteurs acteurs du développement pour une éducation de qualité (SYNIADEQ), sont affiliés, ils étaient au ministère de la Fonction publique, hier mercredi 5 août, pour un sit-in.

Des bandeaux rouges noués sur la tête, et scandant des slogans, ils portaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits différents messages. «8 ans sans salaires ; c’est suicidaire», «Nous exigeons nos contrats. Halte à la disette», «Halte à la famine imposée aux pères et mères de familles», «96 mois sans salaires. Quel ignoble traitement!» Tels sont les messages que l’on pouvait y lire.
Après plusieurs heures sous un chaud soleil, les manifestants ont fini par avoir un interlocuteur en la personne du directeur général de la Fonction publique, Gérard Mamadou, représentant le ministre du Travail empêché. Dans leur motion lue par le secrétaire général du SYNAEM, Hector Fanou, ils dénoncent la misère qui leur est faite. Selon eux, rien de concret n’a été fait pour les sortir de la disette plus d’un an après le sit-in qu’ils ont organisé au ministère des Enseignements maternel et primaire.
Ayant décidé de mener le combat à leurs côtés, jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, l’UNSTB exige le traitement des dossiers des éducateurs, éducatrices, communautaires et agents occasionnels omis dans le processus du reversement. Celui des agents omis dans la décision N° 112/MEMP/DC/SGM/DEC/SECEP/SA du 27 novembre 2012 portant admission définitive aux épreuves écrites du CEAP session du 22 septembre 2012 sous prétexte qu’ils sont sans contrat. Selon la motion, l’UNSTB souhaite aussi la convocation de la commission d’étude des dossiers et l’accélération du processus pour le payement des salaires avant la rentrée 2015-2016, la relecture du décret 373 du 24 juin 2015 et le payement des primes de rentrée aux ACE 2014 du secteur de l’éducation.
Estimant avoir respecté le délai recommandé par la loi pour organiser le sit-in, le secrétaire général de l’UNSTB, Emmanuel Zounon, a fustigé le mépris dont les manifestants ont été l’objet sur les lieux. «Nous sommes venus depuis 9h, et personne ne s’est occupée de nous ou n’a voulu venir nous écouter jusqu’à midi. Il a fallu qu’on force un peu l’entrée, histoire de nous retrouver à l’intérieur du bâtiment pour que rapidement quelqu’un soit dépêché vers nous», a-t-il expliqué. «Nous nous sommes trouvés humiliés. C’est à croire que l’autorité n’a aucune considération pour les organisations syndicales. Ainsi, le problème que nous sommes venus leur exposer va perdurer alors que les agents sont sans salaires depuis 8 ans», a poursuivi Emmanuel Zounon. Il a alors fait constater que le gouvernement n’est pas prêt pour le dialogue social. En signe de mécontentement et pour appuyer ces travailleurs, l’UNSTB a décidé de ne pas participer au Forum sur le dialogue social que les Béninois de l’extérieur et la Suisse ont programmé ce jour à Cotonou.

Société 06 août 2015


Visite du chef de l’Etat à l'aéroport international de Cotonou: Boni Yayi en guerre contre les rançonnements

Le président de la République a effectué hier, mercredi 5 août, une visite inopinée à l’aéroport de Cotonou. Boni Yayi est allé donner des instructions fermes aux différents acteurs pour mettre fin aux rançonnements dont sont victimes les passagers

Informé des pratiques peu orthodoxes qui ont cours depuis peu à l’aéroport international de Cotonou, le chef de l’Etat a tenu à mettre chaque acteur devant ses responsabilités. «Ceux qui travaillent à l'aéroport estiment que c’est un endroit pour se faire de l'argent. Surtout que certains usagers, ne connaissent pas leurs droits. Ils donnent tout ce qu'on leur demande, même s'ils sont en règle. Ce qui fait que le phénomène prend de l'ampleur». Aristide de Souza, directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC) pointe du doigt les rançonnements qui deviennent préoccupants sur la plate-forme aéroportuaire. Il regrette que tous les efforts déployés, y compris avec le Front des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption (FONAC) n'aient véritablement changé la donne.
Gustave Sonon, ministre en charge des Transports, préconise la mise en place d’un système de suivi. «Nous devons travailler à avoir un mécanisme de suivi, mettre dans le contrat les clauses pour sanctionner s'il le faut. L'administration de l'aéroport et l'équipe de sécurité doivent se donner la main et il revient au ministère de veiller au suivi pour un meilleur management de la plate-forme aéroportuaire», indique-t-il.
«Il faut tout réformer. Les structures qui ne marchent pas, il faut les remplacer. Il faut que chacun fasse correctement son travail. C'est la meilleure façon de servir la République», martèle le président de la République qui pointe du doigt le laxisme des agents à tous les niveaux. «Servir la République, c'est partout où besoin sera. Nul n'est indispensable. Si nous créons un système tel que, quand quelqu'un n'est pas là, tout le système est bloqué, ce n'est pas une bonne organisation», ajoute-t-il. Il estime qu’il faut de la formation, du talent, de la compétence, de l'éthique et de la morale pour une meilleure gouvernance de l’aéroport. «Si je suis venu vous voir, c'est que les rapports qui me parviennent ne sont pas bons. Les victimes s'expriment. Nous devons partir sur de nouvelles bases, en nous attachant les services de ceux qui peuvent nous aider », insiste Boni Yayi.
L'accueil, poursuit le chef de l'Etat, doit répondre aux normes internationales. «Lorsque les gens sont mal accueillis, mal traités, dépouillés de leurs biens, c'est que vous êtes en train de détruire le Bénin. Tout ce qui manque en termes d'équipements, nous allons inventorier et essayer d'y pallier. Le personnel qui découle du renouvellement, nous allons y veiller aussi. S'il y en a qui sont compétents parmi les anciens, nous allons nous attacher leurs services pour que l'aéroport tourne correctement. Il faut créer des conditions pour que l'usager soit à l'aise, pour que les gens aient envie de fréquenter notre pays», conclut-il.

Actualités 06 août 2015


Médias et développement local: Le rôle essentiel des organes de presse à Djougou

Les grands médias ont tendance à occulter les réalités des communes éloignées des grandes villes. Dans ce contexte, les organes de presse locale et les correspondants de presse basés à Djougou, aident cette commune de la Donga à se faire une place dans les tranches d’antenne et dans les pages des journaux. Ils jouent ainsi leur partition dans le renforcement de la décentralisation, de la démocratie à la base et du développement local.

La coupure générale d’électricité dans la ville de Djougou n’épargne pas la radio communautaire Solidarité FM. Le groupe électrogène étant en panne, dans les studios et à l’antenne, c’est silence radio. Il est presque 19h et Zibrila Adamou, le chef programme de la radio, fait ses bagages pour un village environnant. Dans le cadre de son émission grand public sur la santé qui passe à l’antenne tous les samedis à 13h 30, il fait le tour des villages les bras chargés de gadgets et divers cadeaux à distribuer sur le terrain aux auditeurs. Zibrila Adamou est l’un des 14 agents permanents de la radio qui bénéficie également des services de 13 agents occasionnels et 8 stagiaires.

La radio communautaire Solidarité FM de Djougou est avec la Radio islamique, l’un des deux organes de presse basés dans la cité des Kpétoni. Pour Djibril Yessoufou, rédacteur en chef, l’objectif premier de la radio est de sensibiliser les populations sur les enjeux du développement local. « Nous organisons des discussions sur le budget de la commune, son exécution et nous aidons à mobiliser les ressources. En raison du taux d’analphabétisme élevé, nous diffusons prioritairement dans 8 langues locales à savoir, le Yom, le Lopa, le Dendi, le Fodo, le Ditamari, le Peulh, le Sola et même le Fon tout en émettant dans un rayon qui couvre les communes de Djougou, de Copargo ainsi qu’une partie de Ouaké et de Bassila», explique-t-il.

Thématiques

Côté thématiques, les questions de population et de développement sont prioritaires. «La part belle est faite à l’agriculture parce que la commune de Djougou est d’abord agricole. Elle est le premier producteur d’igname du Bénin. On y cultive aussi le fonio et le maïs », a laissé entendre Djibril Yessoufou. L’environnement sain jouit également d’une bonne tranche sur la radio. « Nous avons des quartiers insalubres dont la malpropreté occasionne des décès. Cela donnait du fil à retordre aux agents de santé, mais avec la forte contribution de Solidarité, le choléra qui est la principale maladie a reculé.»
A la question de savoir quelle est l’audience de la radio et à quel point elle satisfait l’auditoire, le rédacteur en chef répond que les feedbacks, les alertes, les remerciements et les contributions aux émissions interactives sont des preuves d’une bonne audience. «La collision entre deux bus, l’un en provenance du Ghana, l’autre de Cotonou peut être citée comme un test de feedback. Dès que nous avons été alertés, nous avons lancé un appel au public. Quelques minutes après, il y avait plus d’une centaine de conducteurs de taxi-motos qui ont aidé à sauver certains passagers. Les grandes mobilisations de façon spontanée des populations autour des visites des ministres ou du chef de l’Etat à Djougou, quelques minutes seulement après le message radio qui les exhorte, est un témoignage d’une audience notoire », a-t-il conclu.

Couvrir Djougou et ses réalités

Les stations de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB) sont les seules captées par les populations de Djougou, sans faire usage d’antenne parabolique et de décodeur. De plus, l’actualité locale d’ici n’est pas souvent mise en avant dans les médias nationaux aussi bien dans la presse écrite que dans l’audiovisuel. D’où l’importance pour la commune de Djougou, des correspondants locaux d’organes de presse nationaux.
Outre donc les radios communautaire et islamique, plusieurs correspondants locaux d’organes de presse nationaux couvrent les questions de développement local dans la commune de Djougou. Il s’agit entre autres, de ceux de Golfe FM/TV, du Canard du Nord, du quotidien La Nation dont l’Antenne régionale est basée à Natitingou, mais aussi de la radio Soleil FM et de l’Agence Bénin Presse. La plupart de ces organes de presse aident Djougou à se faire une place dans les tranches d’antenne et dans les pages des journaux. Selon Moutaïrou Idrissou, correspondant local de l’Agence Bénin Presse, Djougou est l’une des communes dans lesquelles on reconnaît véritablement l’importance des agences de presse. «Nous sommes les premiers à transmettre les informations liées à l’actualité de Djougou au niveau national. Nous collectons des informations par rapport aux difficultés que rencontrent les populations. En tant que grossiste de l’information, nous alimentons les autres organes qui n’ont pas de correspondants à Djougou », explique-t-il. Selon Ignace Aoubré correspondant de la radio privée Soleil FM de Cotonou dans l’Atacora-Donga, les faits de société qui surviennent à Djougou et qui sont liés aux enjeux nationaux, intéressent sa station. Les réalités que vivent les populations à la base sont donc pertinentes pour l’auditoire.

Société 04 août 2015


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