La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Série télévisuelle ‘’C‘est la vie’’: Un vibrant plaidoyer pour l’autonomisation de la femme

La problématique du genre dans toute sa complexité est traitée avec excellence à travers le téléfilm ‘’ C’est la vie’’. Elle concerne surtout l’autonomisation de la femme.

L’autonomisation de la femme n’est pas possible sans la planification familiale, moyen efficace pour son bien-être et celui de la famille. Les acteurs de la promotion de la santé reproductive et les institutions qui œuvrent pour le bien-être familial ne se lassent pas de marteler ce message. Et pour cause, en Afrique, la mortalité et la morbidité maternelle restent élevées, du fait des déficiences du système de santé, des naissances rapprochées et des grossesses précoces chez les adolescentes. Toutes choses qui hypothèquent la vie de la femme et son autonomisation, car pour exercer des activités génératrices de revenus, encore faudrait-il qu’elle soit bien portante. D’où la nécessité pour la gent féminine d’être maîtresse de sa santé reproductive, à savoir choisir le moment et le nombre d’enfant qu’elle souhaite avoir. Considérée comme un puissant moyen de lutte contre les décès maternels, la planification familiale reste encore inaccessible à de nombreuses femmes et jeunes filles. De même, les besoins en la matière ne sont pas pleinement satisfaits. Il n’est pas surprenant que parmi les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les objectifs 4 (réduire d’ici à fin 2015 la mortalité infantile de 2/3) et 5 (réduire d’ici à 2015 la mortalité maternelle de 3/4 et augmenter l’accès aux soins de santé de la reproduction) sont ceux pour lesquels les résultats sont insuffisants par rapport à l’horizon 2015 et aux niveaux initiaux de 1990, malgré les progrès réalisés. Ils concernent les vies des femmes, des enfants et nouveau-nés. La mauvaise qualité des soins a été notamment identifiée comme une cause majeure des mauvais résultats liés à la santé de la mère et de l’enfant en Afrique. L'Afrique en matière de mortalité maternelle représente en effet 57% des décès maternels qui surviennent dans le monde.

C’est la vie

C’est dans le but de combler ce déficit qu’intervient, entre autres interventions de santé à haut impact, le Fonds français Muskoka. Mis en place pour une durée de 5 ans (décembre 2011-novembre 2016), il s’agit d’un partenariat entre le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international et quatre agences des Nations Unies (OMS, UNICEF, UNFPA et ONUFemmes). Le Fonds français Muskoka a pour but d’accélérer la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile à travers le renforcement des systèmes de santé de 10 pays d’Afrique subsaharienne franco­phone et Haïti, au nombre des pays qui portent encore le fardeau de la mortalité maternelle dans le monde. Au Bénin, grâce à ce fonds, 20 245 femmes supplémentaires ont pu accé­der à une méthode de contraception et à l’acquisition de moyens de contraception, rien qu’en une année.
Cet engagement fort en faveur de l’accès à la santé des enfants, des femmes, des adolescentes et jeunes, indissociable de la promotion active de l’égalité des sexes et de l’auto­nomisation des femmes, s’est récemment traduit par la série ‘’C’est la vie’’ produite grâce à l’appui dudit Fonds Muskoka et diffusée sur des chaînes de télévision comme TV5 et Afrique+. Cette série se veut un puissant outil en faveur du droit pour tous à l’accès aux soins, et sensibilise pour l’amélioration de la qualité des soins, l’accès équitable aux soins obstétricaux, néonatals et infantiles ainsi qu’aux pratiques familiales essentielles. Il s’agit d’un outil de communication pour prévenir les violences basées sur le genre, les mariages précoces synonymes de grossesses non désirées et précoces, et promouvoir l’accès à un service de santé convivial notamment en matière reproductive, surtout à l’endroit des adolescentes et jeunes.
A travers des scénarios qui restituent les problématiques qui constituent en Afrique des obstacles à l’égalité des sexes, à la planification familiale, etc. la série ‘’C’est la vie’’ est un vibrant plaidoyer pour l’autonomisation de la femme.
Cette série télévisuelle met, entre autres, en exergue les difficultés auxquelles les jeunes et adolescentes sont confrontées pour accéder aux services en matière de santé de la reproduction dont la convivialité doit être de mise, selon les experts, pour attirer cette couche de la population; les goulots d’étranglement sociaux, notamment la résistance des hommes face à la planification familiale, les rapports de force au sein du couple préjudiciables à la femme en l’occurence à sa santé sexuelle et reproductive ; les effets de la pauvreté, notamment pécuniaire, etc. sont autant de thématiques passées au peigne fin. Il s’agit d’un support qui vient soutenir les efforts visant à éviter des décès maternels, une riposte pour l’élimination de ces décès maternels évitables en Afrique. Mais aussi de l’inégalité des sexes à laquelle se heurtent des millions d’adolescentes obligées de se soumettre à des mariages forcés puis, résultante de leur statut de mariées, aux relations sexuelles forcées et aux grossesses précoces. Les filles mariées avant la maturité, sont vulnérables à la violence sexuelle et à des relations sexuelles sous contrainte qui ont des répercussions néfastes sur leur santé.
Suivant un ton comique et une scénographie ludique, la série ‘’C’est la vie’’ a clairement indiqué les clés de l’autonomisation féminine, à savoir, la capacité de choisir, d’opérer librement ses choix. Et ce, en montrant la difficulté pour celles qui le souhaitent, de bénéficier de soins en santé de la reproduction, d’utiliser les moyens modernes de planification familiale. Les messages qui sont véhiculés à travers ce film laissent clairement entrevoir que la santé maternelle, la planification familiale, est au cœur de l’autonomisation de la femme, participe à l’atteinte de tous les Objectifs du Millénaire pour le développement, et demeure également le moyen le plus efficace pour vaincre la pauvreté et préserver les vies des femmes.

La santé et la vie en jeu

Les problèmes de santé sexuelle et procréative continuent d’accabler l’existence et de tuer des millions de femmes et de filles. Chaque jour, 800 femmes dont la plupart sont jeunes meurent à cause de complications évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, principalement en Afrique au sud du Sahara. 200 millions de femmes dans les pays en développement n’utilisent pas une méthode moderne de contraception efficace alors qu’elles souhaiteraient prévenir une grossesse. Conséquence directe de cet état de choses, c’est 80 millions de grossesses non désirées, 30 millions de naissances non planifiées et 20 millions d’interruptions non médicalisées de grossesses qui surviennent chaque année dans les pays déjà pauvres où chaque année, 16 millions d’adolescentes donnent naissance et où la mortalité maternelle est la cause principale de décès pour ce groupe d’âge. Cause de pérennisation des cycles de pauvreté, ces problèmes consacrent également la violation des droits humains. Autant de défis qui ne peuvent-être relevés, au-delà de l’appui des partenaires techniques et financers, que par le renforcement du leadership et l'engagement politique en faveur de l’accès universel à des prestations de services de la santé de la reproduction. Il suffirait de regarder la série ‘’C’est la vie’’ pour se convaincre davantage de ce que la vie de la femme est exposée à moult aléas qui ne favorisent ni l’épanouissement des cercles familiaux, ni le développement des nations.

Société 29 juil. 2015


Série télévisuelle ‘’C‘est la vie’’: Un vibrant plaidoyer pour l’autonomisation de la femme

La problématique du genre dans toute sa complexité est traitée avec excellence à travers le téléfilm ‘’ C’est la vie’’. Elle concerne surtout l’autonomisation de la femme.

L’autonomisation de la femme n’est pas possible sans la planification familiale, moyen efficace pour son bien-être et celui de la famille. Les acteurs de la promotion de la santé reproductive et les institutions qui œuvrent pour le bien-être familial ne se lassent pas de marteler ce message. Et pour cause, en Afrique, la mortalité et la morbidité maternelle restent élevées, du fait des déficiences du système de santé, des naissances rapprochées et des grossesses précoces chez les adolescentes. Toutes choses qui hypothèquent la vie de la femme et son autonomisation, car pour exercer des activités génératrices de revenus, encore faudrait-il qu’elle soit bien portante. D’où la nécessité pour la gent féminine d’être maîtresse de sa santé reproductive, à savoir choisir le moment et le nombre d’enfant qu’elle souhaite avoir. Considérée comme un puissant moyen de lutte contre les décès maternels, la planification familiale reste encore inaccessible à de nombreuses femmes et jeunes filles. De même, les besoins en la matière ne sont pas pleinement satisfaits. Il n’est pas surprenant que parmi les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les objectifs 4 (réduire d’ici à fin 2015 la mortalité infantile de 2/3) et 5 (réduire d’ici à 2015 la mortalité maternelle de 3/4 et augmenter l’accès aux soins de santé de la reproduction) sont ceux pour lesquels les résultats sont insuffisants par rapport à l’horizon 2015 et aux niveaux initiaux de 1990, malgré les progrès réalisés. Ils concernent les vies des femmes, des enfants et nouveau-nés. La mauvaise qualité des soins a été notamment identifiée comme une cause majeure des mauvais résultats liés à la santé de la mère et de l’enfant en Afrique. L'Afrique en matière de mortalité maternelle représente en effet 57% des décès maternels qui surviennent dans le monde.

C’est la vie

C’est dans le but de combler ce déficit qu’intervient, entre autres interventions de santé à haut impact, le Fonds français Muskoka. Mis en place pour une durée de 5 ans (décembre 2011-novembre 2016), il s’agit d’un partenariat entre le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international et quatre agences des Nations Unies (OMS, UNICEF, UNFPA et ONUFemmes). Le Fonds français Muskoka a pour but d’accélérer la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile à travers le renforcement des systèmes de santé de 10 pays d’Afrique subsaharienne franco­phone et Haïti, au nombre des pays qui portent encore le fardeau de la mortalité maternelle dans le monde. Au Bénin, grâce à ce fonds, 20 245 femmes supplémentaires ont pu accé­der à une méthode de contraception et à l’acquisition de moyens de contraception, rien qu’en une année.
Cet engagement fort en faveur de l’accès à la santé des enfants, des femmes, des adolescentes et jeunes, indissociable de la promotion active de l’égalité des sexes et de l’auto­nomisation des femmes, s’est récemment traduit par la série ‘’C’est la vie’’ produite grâce à l’appui dudit Fonds Muskoka et diffusée sur des chaînes de télévision comme TV5 et Afrique+. Cette série se veut un puissant outil en faveur du droit pour tous à l’accès aux soins, et sensibilise pour l’amélioration de la qualité des soins, l’accès équitable aux soins obstétricaux, néonatals et infantiles ainsi qu’aux pratiques familiales essentielles. Il s’agit d’un outil de communication pour prévenir les violences basées sur le genre, les mariages précoces synonymes de grossesses non désirées et précoces, et promouvoir l’accès à un service de santé convivial notamment en matière reproductive, surtout à l’endroit des adolescentes et jeunes.
A travers des scénarios qui restituent les problématiques qui constituent en Afrique des obstacles à l’égalité des sexes, à la planification familiale, etc. la série ‘’C’est la vie’’ est un vibrant plaidoyer pour l’autonomisation de la femme.
Cette série télévisuelle met, entre autres, en exergue les difficultés auxquelles les jeunes et adolescentes sont confrontées pour accéder aux services en matière de santé de la reproduction dont la convivialité doit être de mise, selon les experts, pour attirer cette couche de la population; les goulots d’étranglement sociaux, notamment la résistance des hommes face à la planification familiale, les rapports de force au sein du couple préjudiciables à la femme en l’occurence à sa santé sexuelle et reproductive ; les effets de la pauvreté, notamment pécuniaire, etc. sont autant de thématiques passées au peigne fin. Il s’agit d’un support qui vient soutenir les efforts visant à éviter des décès maternels, une riposte pour l’élimination de ces décès maternels évitables en Afrique. Mais aussi de l’inégalité des sexes à laquelle se heurtent des millions d’adolescentes obligées de se soumettre à des mariages forcés puis, résultante de leur statut de mariées, aux relations sexuelles forcées et aux grossesses précoces. Les filles mariées avant la maturité, sont vulnérables à la violence sexuelle et à des relations sexuelles sous contrainte qui ont des répercussions néfastes sur leur santé.
Suivant un ton comique et une scénographie ludique, la série ‘’C’est la vie’’ a clairement indiqué les clés de l’autonomisation féminine, à savoir, la capacité de choisir, d’opérer librement ses choix. Et ce, en montrant la difficulté pour celles qui le souhaitent, de bénéficier de soins en santé de la reproduction, d’utiliser les moyens modernes de planification familiale. Les messages qui sont véhiculés à travers ce film laissent clairement entrevoir que la santé maternelle, la planification familiale, est au cœur de l’autonomisation de la femme, participe à l’atteinte de tous les Objectifs du Millénaire pour le développement, et demeure également le moyen le plus efficace pour vaincre la pauvreté et préserver les vies des femmes.

La santé et la vie en jeu

Les problèmes de santé sexuelle et procréative continuent d’accabler l’existence et de tuer des millions de femmes et de filles. Chaque jour, 800 femmes dont la plupart sont jeunes meurent à cause de complications évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, principalement en Afrique au sud du Sahara. 200 millions de femmes dans les pays en développement n’utilisent pas une méthode moderne de contraception efficace alors qu’elles souhaiteraient prévenir une grossesse. Conséquence directe de cet état de choses, c’est 80 millions de grossesses non désirées, 30 millions de naissances non planifiées et 20 millions d’interruptions non médicalisées de grossesses qui surviennent chaque année dans les pays déjà pauvres où chaque année, 16 millions d’adolescentes donnent naissance et où la mortalité maternelle est la cause principale de décès pour ce groupe d’âge. Cause de pérennisation des cycles de pauvreté, ces problèmes consacrent également la violation des droits humains. Autant de défis qui ne peuvent-être relevés, au-delà de l’appui des partenaires techniques et financers, que par le renforcement du leadership et l'engagement politique en faveur de l’accès universel à des prestations de services de la santé de la reproduction. Il suffirait de regarder la série ‘’C’est la vie’’ pour se convaincre davantage de ce que la vie de la femme est exposée à moult aléas qui ne favorisent ni l’épanouissement des cercles familiaux, ni le développement des nations.

Société 29 juil. 2015


Mise en œuvre efficace de la PTME: CeRADIS-ONG œuvre pour l’atteinte des objectifs

Comment faire pour éviter la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant ? Pour relever ce défi, CeRADIS-ONG se joint aux autres acteurs sanitaires afin de permettre au Bénin de s'aligner sur les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH/Sida. Formations, séances de sensibilisations et de mobilisation des acteurs autour de l’enjeu VIH/Sida et PTME sont entre autres pistes qu’elle explore pour mener la lutte. Sauf que ces actions seules ne suffisent pas. La PTME est encore confrontée à quelques irrégularités.

Le Bénin peut parvenir à l’idéal zéro nouvelle contamination de la mère à l’enfant liée au VIH/Sida si tous les acteurs impliqués dans la lutte jouent réellement leur partition. C’est le sens de l’engagement de l’ONG CeRADIS qui y travaille activement.

Au nombre des initiatives qu’elle a entreprises dans ce sens, une étude visant à renseigner sur les pistes à explorer en faveur de la Prévention de la transmission mère-enfant (PTME). Laquelle a pris en compte dix départements du Bénin et présente l’état des lieux des interventions du Fonds mondial (FM) de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme en lien avec la PTME au Bénin. L’étude se penche sur la situation des femmes séropositives et leur prise en charge en cas de grossesse et d’accouchement, avec au centre le couple mère-enfant.
Si l’on s’en tient à la moisson ramenée par les rapporteurs, le Bénin peut se réjouir des avancées notables enregistrées dans le cadre de la PTME. Le rapport indique que le pays est sur la bonne voie en matière de mise en œuvre de la PTME. Il en ressort que les services offerts sur les sites dans leur grande majorité, sont de bonne qualité. Les objectifs fixés dans ce cadre seront donc approchés, projette-t-on. Ces performances tiennent du fait entre autres, de la généralisation de l’option B+ (qui exige que toutes les femmes dépistées séropositives soient systématiquement mises sous ARV), depuis janvier 2015 au Bénin, de la disponibilité des ARV sur les sites de prise en charge. L’équipement des laboratoires et l’approvisionnement en intrants et la prise en charge des femmes enceintes dépistées positives constituent également quelques avancées notables du programme.
En 2014, 97% des enfants nés des mères séropositives et mises sous ARV ont été épargnés du VIH grâce à la PTME. On note aussi un meilleur accès des femmes enceintes séropositives à la prophylaxie ARV. 60% des femmes séropositives enceintes attendues ont été mises sous ARV pour prévenir la Transmission du VIH de la mère à l’enfant contre 46% en 2012. Le diagnostic précoce du VIH a été également offert à 77% des enfants nés de mères séropositives en 2014 contre 25% en 2012.
Des avancées notables au profit de la PTME certes, mais la mise en œuvre efficace du programme au niveau de certaines formations sanitaires est confrontée à des difficultés liées notamment au déficit et à la formation du personnel.

Améliorer la relation entre les associations de PVVIH et les acteurs de lutte

Le rapport de l’évaluation indépendante de l’état des lieux des interventions du Fonds mondial en lien avec la PTME au Bénin renseigne qu’à Savalou dans le département des Collines, le délai d’attente des bénéficiaires du programme est long en raison du déficit en personnel.
«Tout le personnel PTME n’est pas formé (45%). Le délai d’attente est long à cause du manque de personnel. Parfois à la Consultation prénatale (CPN), les femmes vont à la maison à minuit» peut-on lire dans le document.
Il arrive également que le personnel non formé refuse de prester les soins aux patientes au motif qu’elles ne relèvent pas de leur responsabilité, relève notre source. Le déficit du personnel étant un problème commun à toutes les formations au Bénin, il urge de trouver les palliatifs au plan national pour y mettre définitivement un terme.
La mise en œuvre de la PTME dépend également de la bonne relation entre les associations de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et les acteurs de la lutte. Or, cette collaboration est presque inexistante aujourd’hui.
«La plupart des membres sont inactifs et ne veulent plus se faire connaître parce qu’ayant recouvré la santé avec la prise régulière des ARV», établit le rapport.
Un travail de sensibilisation s’impose donc à ce niveau d’autant que la présence des associations de PVVIH dans la communauté et au niveau des Zones sanitaires devrait être mis à profit du suivi d’un certain nombre d’indicateurs liés à la qualité et à la disponibilité des services. Le renforcement de leur capacité est un élément important pour le financement du Fonds mondial. Cela aiderait surtout à renseigner sur la disponibilité des intrants au niveau des sites PTME et des sites de prise en charge, sur la qualité des services offerts aux bénéficiaires, la sensibilisation des pairs pour l’implication des conjoints, les séances d’information et d’éducation pour un changement de comportements dans les communautés, propose CeRADIS-ONG.
Dans un autre registre, il va falloir également associer tous les sites privés ayant une existence légale dans le processus PTME. Leur couverture en ARV étant seulement de 62% des femmes enceintes séropositives, le défi en matière de la mise en œuvre de la PTME reste donc encore entier.

Santé 29 juil. 2015


Pour tentative de vol avec port d’arme et violence et complicité (2e dossier): Cosme A. Hounkanrin condamné à 10 ans de travaux forcés et Didier Todomihou acquitté au bénéfice du doute

Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.

Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.

Sous la menace d’un pistolet

Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.

Le pardon de la cour

Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Société 29 juil. 2015


Pour tentative de vol avec port d’arme et violence et complicité (2e dossier): Cosme A. Hounkanrin condamné à 10 ans de travaux forcés et Didier Todomihou acquitté au bénéfice du doute

Le deuxième dossier inscrit au rôle de la 2e session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a été pris hier, après plusieurs heures de tractations, vers midi. L’audience a été présidée par Marie Godonou épouse Soudé assistée de Kodjo William Kpakpassou et Florentin Gbodou. Les jurés qui ont siégé à leurs côtés ont noms Martin Gbèmènou, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Sétoungan Mèdévo et Lambert Aguessy. La mémoire de l’audience a été tenue par Victoire Oladikpo tandis que le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou.

Cosme A. Hounkanrin poursuivi pour tentative de vol avec port d’arme et avec violence, a été condamné à 10 ans de travaux forcés tandis que Didier Todomihou entendu pour complicité des mêmes faits, s’en sort avec un acquittement au bénéfice du doute. Les faits se sont produits le 31 janvier 2013. Ce jour-là, le nommé Cosme A. Hounkanrin a quitté son domicile à Akpro-Missérété à destination de Porto-Novo aux environs de 21 heures. Il a négocié à cet effet la moto de Bernard Midissolé, conducteur de taxi moto à qui il devait payer la somme de trois cents francs CFA. Arrivé à destination, Cosme A. Hounkanrin qui trainait à payer le conducteur lui a subitement intimé l’ordre de descendre de sa moto. Face à la résistance de Bernard Midissolé, Cosme A. Hounkanrin se saisit de son pistolet préalablement dissimulé dans son vêtement et l’atteignit à la cuisse. Alerté par la détonation de l’arme et les appels au secours de la victime, Cosme A. Hounkanrin a été rattrapé par la population. Interpellé, il a reconnu les faits tout en précisant que le pistolet et les munitions lui ont été fournis par son ami Didier Todomihou qui a rejeté cette affirmation. Les casiers judiciaires des inculpés ne portent mention d’aucune condamnation. Cependant, Didier Todomihou reconnaît lui-même avoir été déjà incarcéré une fois pour vol. L’enquête de moralité ne leur est pas favorable. Les rapports d’examen psychologique et psychiatrique les concernant ont conclu qu’ils jouissaient tous de toutes leurs facultés mentales au moment des faits.
Cosme A. Hounkanrin à la barre explique que l’idée de vol lui a été inculquée par son ami, Didier Todomihou, conducteur de véhicule comme lui. Il lui aurait remis deux armes avec des munitions suite à des problèmes financiers qu’il lui a soumis. C’est pour s’en tirer, poursuit-il, que son ami lui aurait fait cette proposition, lui miroitant qu’ils iraient commettre un vol qui pourra lui procurer l’argent pour régler ses problèmes. Qu’ainsi, tout s’arrangerait à son retour du voyage du Nigeria.
Appelé à la barre, Didier Todomihou nie avoir remis des armes à qui que ce soit. Les multiples questions du ministère public Honoré Alowakinnou, de la Cour et parfois de la défense n’ont pas fait changer d’avis à l’accusé.

Sous la menace d’un pistolet

Bernard Midissolé, la victime, tailleur de profession, raconte qu’il a effectivement transporté l’accusé Cosme A. Hounkanrin qu’il a déposé à la destination convenue. Son prétendu client en lieu et place du prix du transport arrivé à destination lui réclama la clé de la moto sous la menace d’un pistolet. Ce qu’il a dû faire pour avoir la vie sauve. Il a expliqué avoir opposé ensuite une certaine résistance lorsqu’il a senti une faille dans la position de son assaillant. Ayant perdu l’équilibre, ce dernier a détalé abandonnant le butin et lui. La victime explique avoir entre-temps reçu du renfort. «J’ai été transporté ensuite à l’hôpital pour des soins», expose-t-il.
Procédant ensuite à la lecture des pièces du dossier pour clôturer l’instruction ou les débats, Marie Godonou épouse Soudé a relevé que les accusés sont de moralité douteuse, selon l’enquête conduite à leur égard auprès du maire et d’autres autorités.
C’est alors que Honoré Alowakinnou, plante le décor de ses réquisitions. «L’homme est un loup pour l’homme», explique le représentant du ministère public introduisant ses réquisitions. Il a ensuite repris les faits qui se sont déroulés le jour du drame. Après les avoir résumés, il raconta que le criminel a agressé sa victime en tirant une balle dans sa cuisse droite afin de lui arracher sa moto. Les faits qui fondent l’accusation de tentative de vol avec port d’arme et avec violences puisent leurs sources dans les articles 379 et 381 du Code pénal. Ce sont des faits simples mais à ne pas banaliser ni à négliger ou laisser impunis. Il a attiré l’attention des jurés sur leurs rôles aux côtés des magistrats pour juger les malfaiteurs.
Examinant les cas de chacun des accusés, pour le premier, le port d’arme et les violences exercées ne font l’ombre d’aucun doute. L’article 2 du code pénal stipule que la tentative est punissable au même titre que le crime s’il y a un commencement d’exécution. Selon le représentant du ministère public, il est clair que dans les faits et gestes de l’accusé, sa volonté était de déposséder la victime en la menaçant et faisant usage de l’arme. Le crime de tentative est constitué en tous ses éléments, conclut-il.
Quid de Didier Todomihou, son présumé complice ? Il a nié avoir commis ou remis des armes à qui que ce soit. C’est l’article 60 du Code pénal qui permet d’apprécier la situation du complice en de pareilles circonstances. Honoré Alowakinnou a distingué plusieurs cas. Mais la fourniture de l’arme du crime, siège du texte qui permet d’apprécier le cas du sieur Didier Todomihou, selon Honoré Alowakinnou n’est pas claire. Donc sa responsabilité devrait être dégagée. Selon son intime conviction, aucun élément du dossier ne permet d’affirmer que Didier Todomihou savait pertinemment que l’arme remise, si remise il y a eu, permettrait d’aller commettre un acte peu recommandable. Il y a doute concernant cet accusé, expose-t-il et le doute profite toujours à l’accusé.
Il a requis donc au total de reconnaître le sieur Cosme A Hounkanrin coupable des faits mis à sa charge et de le condamner à 15 ans de travaux forcés. Et d’acquitter Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Des réquisitions qui ont suscité l’admiration de la défense assurée par Me Liliane Amoussou assurant la défense des intérêts du sieur Cosme A. Hounkanrin et de Me Bernard Paraïso pour Didier Todomihou.

Le pardon de la cour

Me Liliane Amoussou se demande ce qu’elle peut répliquer à la suite d’une aussi brillante réquisition si ce n’est de clamer le pardon de la Cour. Pour elle, ce dossier met en cause deux jeunes qui se sont impliqués dans l’alcool et la drogue, deux éléments qui n’ont jamais amené à bon port, confesse-t-elle. Son client, Cosme A. Hounkanrin est un jeune de 25 ans qu’on peut réinsérer. «Je regrette mon acte», rappelle-t-elle pour expliquer que son client s’est bien repenti. Elle a alors plaidé pour que les membres de la Cour s’appesantissent sur le sort de son client qui a encore tout l’avenir devant lui et de le repêcher. Clémence et pardon, plaide-t-elle.
Me Bernard Paraïso assurant quant à lui la défense de Didier Todomihou a expliqué qu’il félicite le ministère public parce qu’il a requis en disant le droit. Il n’a pas, selon lui, suivi l’accusation. « Il a adopté un réquisitoire de la rupture», souligne Me Bernard Paraïso. Le ministère public, a-t-il expliqué, s’est appesanti sur l’article 60 du Code pénal alinéa 2. Il a rappelé "les donnez acte" qu’il s’est fait donner: «Je ne sais pas manipuler une arme ; je n’en ai pas ; je ne sais comment introduire une cartouche dans l’arme. Nous n’avons convenu ni d’un jour encore moins d’un plan.», a-t-il expliqué. Par ailleurs, la défense a justifié qu’il y a des armes dans tous les coins et tous les quartiers à Porto-Novo jusqu’à aller dans la Vallée. «Quand un ami remet une arme et dit d’attendre on n’agit pas avec une légèreté.», conseille-t-il à l’accusé Cosme A Hounkanrin et pour mettre hors de cause son client. Au principal, il a plaidé un acquittement pur et simple et au subsidiaire le bénéfice du doute pour Didier Todomihou.
Après examen, la Cour a condamné Cosme A Hounkanrin à 10 ans de travaux forcés et a acquitté Didier Todomihou au bénéfice du doute.
Statuant ensuite sur les intérêts civils quelques minutes après le prononcé de la sentence, sans le concours des jurés, la Cour expose à la victime qu’elle a droit de réclamer ce qu’elle a dépensé quitte à la Cour de les ramener à de justes proportions, si les réclamations sont exagérées. L’intéressé demande à la Cour de voir ce qu’elle peut faire. Sur insistance de la Cour, il a demandé trois millions pour les dépenses faites et les préjudices subis.
Pour le représentant du ministère public, s’il est réel qu’aucun document ne justifie le montant des dépenses faites, il est tout aussi vrai que les préjudices subis sont réels et certains. Sur cette base, il a demandé à la Cour de faire suite à la demande de la victime en réparation des préjudices subis.
Pour la Cour, le préjudice subi par Bernard Midissolé est certain, direct et a donc condamné l’accusé à lui verser la somme de trois millions de francs pour toutes causes de préjudices confondus.

Société 29 juil. 2015


3è mandature de la décentralisation : Les nouveaux maires de l’Ouémé-Plateau

L’installation des conseils communaux et municipaux, 3è mandature de la décentralisation, suivie de l’élection des nouveaux maires, a livré ses secrets depuis hier mardi 28 juillet, dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Les nouveaux maires des communes du département ont été élus par leurs pairs pour les cinq prochaines années.

Un nouveau vent souffre depuis hier sur la plupart des communes des départements de l’Ouémé-Plateau. Elles ont désormais à leur tête de nouvelles équipes dirigeantes pour conduire leurs destinées pour le compte de la 3è mandature de la décentralisation. Ces nouveaux maires ont tous été élus, conformément à l’arrêté de l’autorité préfectorale convoquant les conseillers municipaux et communaux élus au terme des élections communales du 28 juin dernier.

A la municipalité de Porto-Novo, c’est le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, Moukaram Badarou, qui a en personne officié la cérémonie d’installation des 33 nouveaux élus municipaux. Tous ont répondu à l’appel de l’autorité de tutelle à l’exception des conseillers Adrien Houngbédji et Ibath Sanni Glèlè. Ceux-ci ont décidé de renoncer à leurs mandats de conseillers municipaux au profit de leurs sièges à l’Assemblée nationale. Les deux députés se sont donc faits remplacer respectivement par leurs suppléants Fabrice Agondanou et Rachad Toukourou.
Pour le préfet, en décidant d’installer en personne les nouveaux conseillers municipaux de Porto-Novo, il a tenu à témoigner son attachement pour la ville capitale. Et en tant que ville capitale, Porto-Novo doit être la vitrine du Bénin. Moukaram Badarou a rappelé aux nouveaux conseillers municipaux toute la charge qui pèse désormais sur leurs épaules. La charge d’une ville attrayante et moderne, souligne-t-il. Pour y arriver, il faut que les nouveaux élus aient de la vision et de la conviction dans tous les chantiers de développement qu'ils auront à élaborer pour la ville, a ajouté le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau avant de féliciter et de souhaiter un bon mandat aux 33 élus municipaux.
Le discours d’installation de l’autorité préfectorale sera suivi de l’étape fatidique. Celle de l’élection du maire, de ses adjoints et des cinq chefs d’arrondissement de la ville de Porto-Novo. D’abord, c’est le bureau d’âge qui doit diriger les travaux qui sera mis en place. Il est composé de Mohamed Badirou (doyen d’âge) et des deux plus jeunes conseillers Charlemagne Yankoty et François Kotché. C’est donc ce bureau d’âge qui a présidé à l’élection sous la supervision de la délégation préfectorale à l’exception du préfet qui s’est entre temps retiré. Le public et même la presse seront vidés de la salle de délibération de la mairie de Porto-Novo. Au terme du scrutin qui s’est déroulé sans pression, c’est Emmanuel Zossou, qui sera élu sans surprise maire de la ville de Porto-Novo. Sans surprise, parce que son nom était déjà ébruité depuis quelques jours comme étant celui sur qui le leader charismatique du Parti du renouveau démocratique (PRD) Me Adrien Houngbédji a jeté son dévolu. Et la consigne de vote a été respectée sans fioriture.
Emmanuel Zossou, âgé de 59 ans et ingénieur des télécommunications, a été élu par 33 voix sur 33. En plus des 32 voix du PRD, il a bénéficié de celle de l’unique conseiller de l’Union fait la Nation, la seule autre liste à avoir d’élu au sein de ce conseil. C’est donc Emmanuel Zossou qui succédera à Moukaram Océni, un élu PRD mais qui en cours du dernier mandat a transhumé vers les FCBE. Il n’a même pas pu se faire réélire conseiller municipal à l’issue des dernières élections communales.
Le nouveau maire de Porto-Novo sera aidé dans ses charges par Jocelyne Zinsou (juriste), François Ahlonsou (médecin) et Djamiou Aboudou ( professeur d’université). C’est cette équipe d’intellectuels qui travaillera pour changer le visage de la ville de Porto-Novo et par ricochet assurer un mieux-être aux populations. Ce à quoi le maire Emmanuel Zossou s'est engagé hier pour relever ces défis de développement durant ces cinq ans à la tête de la ville capitale.

Ifangni

Maire : André Zannou (PRD)
1er adjoint au maire : Raymond Fafoumy
2è adjoint au maire : Ulrich Sèdogbo Alohoutadé

Adjarra
Maire : Michel Honga (PRD)
1er adjoint au maire : Moukaïla Amoussa
2è adjoint au maire : Nathanaël Koukpémédji

Dangbo
Maire : Mathias Kouwanou (FCBE)
1er adjoint au maire : Emmanuel Voglozin
2è adjoint au maire : Julien Agossoubodé

Kétou
Maire : Jean-Pierre Babatoundé (UN)
1er adjoint au maire : Théophile Dessa
2è adjoint au maire : Moussa Osséni

Avrankou

Maire : Eugène Lonégnon(PRD)
1er adjoint au maire : Gabriel Ganhountodé
2è adjoint : Mathieu Kounkanrin

Akpro-Missérété

Maire : Michel Bahoun (PRD)
1er adjoint au maire : Joseph Hounkanrin
2è adjoint : Pierre Toudonou

Sèmè-Podji

Maire : Charlemagne Honfo (PRD)
1er adjoint au maire : Célestin Djivo
2è adjoint au maire : Bernard Houngbo

Sakété :

Maire : Pierre Adéchi (FCBE)
1er adjoint au maire : Richard Abogounrin
2è adjoint au maire : Alexis Oniyogou

Aguégués

Maire : Victor Hounsa (FCBE)
1er adjoint au maire : Marc Gandonou
2è adjoint au maire : Xavier Koudossèhan

Adja-Ouèrè

Maire : Adibou Novidé (UN)
1er adjoint au maire : Achille Lakani
2è adjoint au maire : Aimé Tovizounkoun

Pobè

Maire : Paul Odjo (UN)
1er adjoint au maire : Joshua Lanigni
2è adjoint au maire : Janvier Edou

Adjohoun

Maire :
1er adjoint au maire :
2è adjoint au maire :

Bonou

Maire :
1er adjoint au maire :
2è adjoint au maire :

Actualités 28 juil. 2015


Spectacle: « Omon mi », l’audacieux enfant-sorcier qui réclame la vie

Le titre « Omon mi » sonne comme du déjà vu. Hélas, il faut braver l’intuition, aller à la rencontre du spectacle pour vivre un voyage au cœur des traditions africaines et même occidentales et ensuite, atterrir en terre béninoise sur un aérogare de neuf langues nationales où l’enfant dit sorcier dicte sa loi, brave les interdits et exige son droit à la vie.

La vie humaine est sacrée et nul n’a le droit de l’ôter à autrui, peu importe les raisons, les interdits, les us, coutumes et autres traditions. «Omon mi» est à inscrire dans ce registre. Cette pièce de théâtre déjà jouée à maintes reprises en Afrique et en Occident, s’est invitée, il y a peu dans les bibliothèques à travers sa version papier. Et comme si on ne l’avait pas encore vu ou lu, Nicolas Houénou de Dravo s’offre à nouveau le loisir de la soumettre au public. Non plus dans la version antérieure, mise en scène par l’auteur de l’œuvre, Ousmane Alédji, mais plutôt dans la sienne à travers une adaptation qui se laisse admirer. Neuf langues nationales du Bénin (Goun, Fon, Sahouè, Watchi, Kotafon, Adja, Dendi, Ditamari, Mina) sur une seule et même scène, partagée par huit acteurs. On se croirait à la tour de Babel sans y être, encore que le français y est abondant sans oublier les passages-éclairs d’autres langues comme le Mahi et le Tori.

La guerre des arguments

La trame du spectacle se résume à travers ce proverbe Fon que lance l’un des acteurs dans la foulée : « A force de conserver l’eau dans la bouche, elle se transforme en salive ». Et c’est justement pour éviter cette salive que dame X, génitrice attitrée d’enfants-sorciers se soumet à ses pairs, du moins aux gardiens et garants de la tradition, refusant l’ultime sacrifice d’un de ses rejetons qui lui, a choisi de naître par le siège. Une option qui d’office le condamne à la mort, comme c’est le cas dans toutes les localités où sévit le phénomène de l’infanticide rituel. Lasse sans doute de voir le fruit de son plaisir et ses neuf mois de douleur, de souffrance et souvent bien plus, sacrifié, la « reproductrice d’enfants-sorciers » tient solidement entre ses bras son dernier-né. «Celui-ci, vous ne l’éliminerez qu'après m’avoir ôté la vie», menace-t-elle. Mais au pays des traditions, la voix de la femme est absente au chapitre. Le dépit de la pleureuse ne sera pas entendu. Sa seule voix contre tous n’y peut rien. Fort heureusement, au fil du temps et du déroulement de la pièce, d’autres femmes se rallient à sa cause avant que d’autres hommes, pris de peine ne rejoignent les rangs.
Ces épisodes, il faut les vivre pour comprendre la portée des messages véhiculés par les huit acteurs entre proverbes, incantations, chants… Que faire alors du « petit sorcier », porte-malheur, prédestiné à la mort ? L’abattre ou l’épargner ?

Verdict : libérez l’accusé !

Telle une Cour, les arguments s’enchaînent et les injures fusent. Chaque camp puise dans son tréfonds pour se faire comprendre par le chef de terre qui suit avec attention les développements de chacun, debout au milieu de ses sujets assis. Et lorsque vînt l’ultime moment pour rendre le verdict, celui-ci semble perdu. A raison ! Le seul enfant à qui il a lui aussi donné vie et qui devrait être en attente d’hériter de son trône, a été étranglé à la naissance parce qu’il était un bossu. La décision devenait donc difficile à prendre et il eût fallu s’en remettre aux ancêtres par le truchement du jet des cauris. Le « Dou » (verdict) qui en résulte, fait exulter plus d’un. «Omon mi» doit vivre. L’enfant-sorcier est épargné de la mort. La mère fond en bénédictions avec des larmes de joie et les autres femmes l’accompagnent en chants. Les huit acteurs s’éclipsent !
Mireille Gandebagni, Raphaël Hounto, Inè M’Po, Landry Padonou, Soufiatou Barboza, Alphonsine Kangon… assurent autour de Nicolas Houénou de Dravo, forment le casting de cette mise en scène de 90 minutes que l’on pourrait volontiers assimiler à un théâtre rituel. Les 30 et 31 juillet prochains et les 1er et 2 août, le public est invité à revivre «Omon mi». Une sorte de cadeau culturel pour célébrer la fête de l’indépendance, les 55ans de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale.

Culture 28 juil. 2015


Lancement de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou: 28 dossiers inscrits au rôle

Le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, Gilles Sodonon a animé, hier lundi 27 juillet, un point de presse sur la tenue de la 2e session de la Cour d’assises qui a connu de son premier dossier hier. C’était au siège de ladite Cour juste avant le lancement du dossier de parricide qui a servi "d’hors d’œuvre" à la session qui va durer jusqu’au 28 août prochain avec 28 dossiers inscrits à son rôle.

28 dossiers au total sont inscrits pour la 2e session qui a commencé hier lundi 27 juillet, après la première qui s’est déroulée du 9 mars au 10 avril dernier. Au tableau, des infractions de parricide, meurtre, assassinat, coups mortels, tentative d’assassinat, viol, attentats à la pudeur et complicité d’assassinat. Il y a également des dossiers d’association de malfaiteurs, d’empoisonnement, de vol qualifié, de pratique de charlatanisme, de détournement de deniers publics, de faux et usage de faux en écriture de banque, d’exercice illégal de médecine et de tentative d’enlèvement de mineur.

Durant un mois, estime le procureur général, tous les acteurs de la justice s’attelleront à l’œuvre de justice et quarante-cinq accusés verront leurs cas réglés dans le cadre d’une bonne administration de la justice, du délai raisonnable et du désengorgement des maisons d’arrêt.
La tenue de cette 2e session obéit, a certifié Gilles Sodonon, au respect des dispositions d’ordre constitutionnel, légal et du droit d’être jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale. Ce sont également des règles constitutionnelles qui établissent la périodicité d’un événement de cette importance.
En effet, l’article 251 de la loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin stipule: «La tenue des assises a lieu tous les 6 mois … et aucun dysfonctionnement de la justice, ni aucune interruption des activités judiciaires, ne peut justifier la violation de la tenue des assises…».
L’organisation de la Cour d’assises apparait comme une obligation constitutionnelle à laquelle satisfait la Cour d’appel de Cotonou.
La Cour d’assises a compétence pour juger les crimes. C’est là son originalité mais on ne doit pas perdre de vue son caractère non permanent. Mais ce qui la caractérise le plus est qu’elle associe pour juger les infractions les plus graves, de simples citoyens, des jurés aux magistrats professionnels du siège de chaque Cour d’appel. Les audiences successives des Cours d’appel d’Abomey et de Parakou viennent de prendre fin pour laisser place à celle de Cotonou.

Société 27 juil. 2015


Lancement de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou: 28 dossiers inscrits au rôle

Le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, Gilles Sodonon a animé, hier lundi 27 juillet, un point de presse sur la tenue de la 2e session de la Cour d’assises qui a connu de son premier dossier hier. C’était au siège de ladite Cour juste avant le lancement du dossier de parricide qui a servi "d’hors d’œuvre" à la session qui va durer jusqu’au 28 août prochain avec 28 dossiers inscrits à son rôle.

28 dossiers au total sont inscrits pour la 2e session qui a commencé hier lundi 27 juillet, après la première qui s’est déroulée du 9 mars au 10 avril dernier. Au tableau, des infractions de parricide, meurtre, assassinat, coups mortels, tentative d’assassinat, viol, attentats à la pudeur et complicité d’assassinat. Il y a également des dossiers d’association de malfaiteurs, d’empoisonnement, de vol qualifié, de pratique de charlatanisme, de détournement de deniers publics, de faux et usage de faux en écriture de banque, d’exercice illégal de médecine et de tentative d’enlèvement de mineur.

Durant un mois, estime le procureur général, tous les acteurs de la justice s’attelleront à l’œuvre de justice et quarante-cinq accusés verront leurs cas réglés dans le cadre d’une bonne administration de la justice, du délai raisonnable et du désengorgement des maisons d’arrêt.
La tenue de cette 2e session obéit, a certifié Gilles Sodonon, au respect des dispositions d’ordre constitutionnel, légal et du droit d’être jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale. Ce sont également des règles constitutionnelles qui établissent la périodicité d’un événement de cette importance.
En effet, l’article 251 de la loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin stipule: «La tenue des assises a lieu tous les 6 mois … et aucun dysfonctionnement de la justice, ni aucune interruption des activités judiciaires, ne peut justifier la violation de la tenue des assises…».
L’organisation de la Cour d’assises apparait comme une obligation constitutionnelle à laquelle satisfait la Cour d’appel de Cotonou.
La Cour d’assises a compétence pour juger les crimes. C’est là son originalité mais on ne doit pas perdre de vue son caractère non permanent. Mais ce qui la caractérise le plus est qu’elle associe pour juger les infractions les plus graves, de simples citoyens, des jurés aux magistrats professionnels du siège de chaque Cour d’appel. Les audiences successives des Cours d’appel d’Abomey et de Parakou viennent de prendre fin pour laisser place à celle de Cotonou.

Société 27 juil. 2015


Conseil des ministres: Vers la levée de l'immunité parlementaire de Barthélémy Kassa (Communiqué du Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s'est réuni ce jour lundi 27 juillet 2015 en séance extraordinaire sous la présidence du président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.

Le Conseil s'est principalement penché sur le dossier du PPEA II notamment sur la question des diligences à entreprendre et qui découlent du rapport d'audit d'investigation du Cabinet international KROLL.
1. En ce qui concerne l'ancien ministre en charge de l'Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l'Eau et du développement des Energies renouvelables, monsieur Barthélémy Kassa, le Conseil des ministres a instruit la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme pour la saisine immédiate ce jour de l'Assemblée nationale par les procédures appropriées en vue de sa traduction devant la Haute cour de Justice;
2. En ce qui concerne les fonctionnaires mis en cause, le Conseil des ministres a réaffirmé la nécessité d'engager à leur encontre la procédure de radiation. A cet effet, le Conseil des ministres a instruit les ministères dont relèvent ces agents, le ministère en charge de l'Energie, de l'Eau et autres d'enclencher les diligences suivantes:
- adresser une demande d'explication aux intéressés;
- prendre un arrêté de suspension des mis en cause;
- adresser un rapport circonstancié au ministre de la Fonction publique;
- constituer des commissions de discipline par le ministre de la Fonction publique;
Cette procédure est engagée à l'endroit d'une vingtaine d'agents en attendant la décision de la justice.
3. En ce qui concerne le secteur privé, le Conseil des ministres a instruit dès ce lundi 27 juillet 2015 :
- de la radiation des compétitions d'acquisitions des marchés publics de tous les protagonistes du secteur privé impliqués dans le dossier notamment les équipes de Kodo Rémy comprenant une vingtaine de personnes, de Rock Niéry une quinzaine de personnes et de Djokotan Kotchégni une dizaine de personnes. A cet effet, un décret sera pris pour entériner cette décision;
- la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme, d'engager par les canaux et procédures appropriés, les poursuites judiciaires à l'encontre de toutes ces personnes en vue des sanctions et du recouvrement des deniers publics frauduleusement soutirés. Cette décision sera notifiée aux commissions de l'UEMOA et de la CEDEAO pour que ces mesures soient observées à l'encontre des personnes mises en cause;
- la Garde des Sceaux, est également instruite pour lancer dès ce jour 27 juillet 2015 un mandat d'arrêt international à l'endroit de toutes les personnes impliquées dans ce détournement de fonds publics et qui auraient quitté le Bénin.
4. Le Conseil des ministres, rappelle les réformes prises aux fins d'asseoir la bonne gestion des deniers publics et de prévenir désormais la mauvaise gouvernance aussi bien au sein de l'Administration que dans le secteur privé. Elles seront mises en œuvre avec esprit de suite dès ce jour 27 juillet 2015 avec un compte rendu périodique au Conseil des ministres:
- créer la Cellule technique de suivi de l'exécution des Accords et contrats publics;
- renforcer les capacités des Délégués du contrôleur financier;
- instaurer l'Avis de non objection où il sera désormais fait obligation à tout ministre sollicitant une réallocation de ressources portant sur un financement extérieur, de joindre l'avis de non objection du bailleur;
- évaluer des réformes en cours au niveau du ministère chargé des Finances;
- renforcer l'Inspection générale des Finances;
- faire conduire un audit systématique des biens, services et forages, censés avoir été fournis ou exécutés par la direction générale de l'Eau en 2014 et 2015; des fonctionnaires responsables interrogés ont en effet été incapables de produire les éléments permettant d'établir la matérialité des biens livrés et des prestations effectuées;
- renforcer l'indépendance des Inspections générales de la tutelle des ministres; indépendance qui va de pair avec le renforcement de leurs moyens d'actions techniques, humains et matériels;
- instituer un Parquet financier indépendant, chargé de la lutte contre la délinquance économique et financière;
Le Conseil a également décidé de la mise en place d'une commission destinée à échanger avec les banques en lien avec la BCEAO dans le cadre du dossier PPEA II.
Enfin, les dispositions sont prises pour assurer l'information de l'opinion publique internationale sur toutes ces mesures qui sont l'expression de la détermination inébranlable du gouvernement et du peuple béninois à traquer sans complaisance la corruption qui gangrène nos institutions. Il ne fait l'ombre d'aucun doute que son éradication conditionne l'élimination de la pauvreté dans notre patrie commune dont l'unité et l'indivisibilité ne sauraient faire l'objet d'aucune remise en cause. Notre Nation serait infiniment reconnaissante à la Justice des diligences qu'elle prendra pour la mise en œuvre de ces mesures qui relèvent pour l'essentiel de ses prérogatives.

Fait à Cotonou, le 27 juillet 2015

Le secrétaire général du
gouvernement

Allassani Tigri

Actualités 27 juil. 2015


1499 - 1583