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Nouvelles

Amélioration du Cadre de vie: Le Bénin fait des émules

Le concept de cadre de vie auquel les Béninois se sont habitués depuis 2016, à l’avènement du gouvernement du Nouveau départ, avec toutes ses implications de réaménagements spatiaux, inspire bien de pays.

“Mettre de l’ordre dans l’occupation de l’espace public » ! Ces termes pourraient laisser croire à quelque propos venant de l’emblématique préfet du Littoral, Modeste Toboula, qui a incarné l’opération de déguerpissement de l’emprise des voies publiques, il y a peu au Bénin. Mais en réalité, il s’agit-là d’un extrait du communiqué rendu public le 7 février dernier à Niamey au Niger (voir fac similé) et visant la même opération.
Il faut croire que le modèle béninois fait des émules, à savoir l’option courageuse prise par le gouvernement béninois sous Talon de ne plus tolérer l’occupation anarchique des voies et trottoirs par des exploitants de toutes sortes et de manière anarchique. Les motivations au Niger aujourd’hui comme hier au Bénin sont les mêmes, à savoir essentiellement le souci de faciliter la mobilité urbaine, de rendre le cadre de vie plus agréable et convivial.
En définitive, cette opération qui a suscité incompréhensions, tollés, récriminations au Bénin, avait été un passage obligé pour les cités modernes de par le monde, surtout celles occidentales, que nous envions pour leur beauté, l’ordre qui y prévaut et leurs attraits. Et, de ce fait, il faut être de mauvaise foi pour ne pas en admettre la pertinence. Du reste, l’on sait que parmi les usagers obligés à renoncer à une bêtise ‘’séculaire’’, grâce à l’opération dite de déguerpissement, il y en a qui ont salué l’initiative, convaincus de sa justesse et de son opportunité, quand bien même cela s’est fait à leurs dépens.
Quoi qu’il en soit, la plupart des Béninois ont compris aujourd’hui que ce n’est pas la somme des intérêts particuliers qui fait l’intérêt commun, et ont depuis, mieux que par le passé, assimilé la notion de bien commun. C’est déjà ça de gagné, et c’est considérable comme gain, en terme d’acceptation de changement de comportement et de paradigme, étalant le terreau qui rendra favorables d’autres ruptures d’avec d’autres mauvaises habitudes. Il n’y a que cela qui vaille la peine, non pas les interprétations biaisées et les manœuvres orchestrées par ceux qui ont droit à semer le trouble dans les esprits, laissant croire que l’opération de libération des voies publiques et trottoirs est fait contre l’intérêt populaire. Ce qui est, on s’en doute, loin de la réalité !

Société 13 févr. 2019


Entretien avec Bruno Goudjo Adoula, entraîneur des Buffles du Borgou: « Nous jouons pour conserver le titre »

Serein et plein de rêve, l’entraîneur des Buffles du Borgou, Bruno Goudjo Adoula alias Mourinho expose ses ambitions à la tête du célèbre club de la cité des Kobourou. Selon lui, les Buffles du Borgou jouent pour conserver leur titre à l’issue du championnat national de football de ligue 1. « Nous jouons pour le titre et nous œuvrons pour y parvenir » a-t-il déclaré.

Il compte sur ses poulains et les responsables du club pour atteindre ses objectifs. Leader provisoire de la ligue 1 avec 32 points +14, il doit ce résultat au travail et à la capacité managériale du président du club, Laurent Gnansounou. « Il y a un travail sérieux qui se fait en harmonie avec tous les collègues du staff technique et le président du club qui fait beaucoup pour que nous soyons à ce niveau de la ligue 1 », a-t-il confié.
A l’en croire, les Buffles du Borgou préparent chaque rencontre en tenant compte des forces et des faiblesses de l’adversaire. « Sur chaque match, nous apportons la solution de plus en mettant le schéma nécessaire en place », a-t-il expliqué.
Rencontré au lendemain de la victoire de sa formation sur les Panthères de Djougou lors de la 15e journée du championnat d’élite, Bruno Goudjo Adoula pense que ce résultat est dû à la force de caractère et au mental des joueurs comme Nabil Yarou, Moustapha Adéoumi, Julien Agognon, Nasry Orou, Ariel Komi et autres. Pour lui, chaque fois que ces joueurs vont respecter le schéma mis en place, il n’y aura pas de chance pour l’adversaire. « J’ai des joueurs capables d’évoluer dans le système 3-5-2, ce qui empêche les adversaires de nous marquer des buts »,fait-il savoir. Pour lui, cette façon de jouer densifie le milieu de terrain et facilite le travail défensif. « C’est pourquoi nous n’avons encaissé que deux buts depuis l’entame de la compétition », a-t-il indiqué.
Bruno Goudjo Adoula qui a mis le cap depuis lundi 11 février dernier sur les préparatifs de la 16e journée de la compétition, promet l’enfer aux Dragons de l’Ouémé. Pour lui, ce sera un déplacement périlleux pour le club de Mathurin de Chacus président de la Fédération béninoise de football, le week-end prochain au stade municipal de Parakou à plus de 400 km au nord de Cotonou. Il salue la bravoure des Dragons de l’Ouémé qui ont atomisé Upi Onm par le score de 4-0, lors de la journée précédente. « Les Dragons ne pourront pas tenir face à nous le week-end prochain. Ce match sera très difficile pour eux», prévient-il.

Sports 13 févr. 2019


Centrale électrique de Maria Gléta 2 : 90% de réalisations physiques

Les travaux principaux et connexes pour rendre fonctionnelle la centrale électrique de Maria Gléta 2 sont presque achevés. Le ministre de l’Energie, Jean Claude Dona Houssou, en visite sur le site, a pu faire le constat hier mardi 12 février.

La production d'énergie par la centrale électrique de Maria Gléta 2 n’est plus qu’une question de jours. Dans un mois, le tout premier moteur sur ce site sera mis en marche. «Bravo et félicitations à tous. C’est une prouesse ». Par cette exclamation, avec un large sourire, mardi 12 février sur le site de la centrale, le ministre de l’Energie a voulu signifier à toute l’équipe du Projet 120 Mw Maria Gléta 2, sa satisfaction face à la diligence observée sur le terrain. Entre sa dernière visite, il y a environ six semaines et celle du mardi 12 février, il y a eu du chemin parcouru. Des avancées notables, a-t-il apprécié, charmé par la vitesse de progression. Trois étapes majeures ont marqué cette visite.
La première, les travaux d’aménagement des voies d’accès au site. Entre le carrefour Tankpè et l’entrée de la centrale, il est prévu une route de trois kilomètres de long, et neuf mètres de chaussée avec des caniveaux de part et d’autre. « Nous avons atteint 2,200 km de réalisation et les travaux sont avancés de sorte que d’ici un mois ou un mois et demi, tout au moins avant la prochaine saison des pluies, le chantier soit achevé et mis à la disposition de la population », explique le coordonnateur du projet, Eméric Tokoudagba. Mais, ce délai estimatif n’irait peut-être pas à son terme, au regard de l’évolution du chantier qui, d’après lui, sera achevé avant cette date. Autre élément de satisfaction relevé par lui, les dernières pluies qui se sont abattues sur la zone ont permis de tester le fonctionnement des infrastructures déjà érigées. Le résultat est très satisfaisant, note-t-il.
A la deuxième étape de la visite du ministre de l’Energie et de sa suite de cadres et autres techniciens, il a été constaté l’avancée des travaux au niveau du poste d’interconnexion avec la Communauté électrique du Bénin (Ceb). « C’est cette interconnexion qui permettra à la centrale de Maria Gléta 2 de pouvoir envoyer dans quelques jours de l’énergie jusqu’à Malanville », fait savoir Eméric Tokoudagba. Ici, tout est fin prêt. Les travaux sont achevés, si ce n’est les derniers ajustements. Mais déjà, tous les services nécessaires au fonctionnement sont opérationnels.

Des voyants commencent à s’illuminer

« Nous avons atteint un taux de réalisation physique de 90%. Plus de 60% des auxiliaires des moteurs qui sont nécessaires au démarrage prochain sont mis en service. Dans un mois, nous serons tout à fait prêts pour mettre en route le premier moteur et le synchroniser sur le réseau. Donc, nous allons effectivement rentrer en production d’énergie ici sur ce site». Le coordonnateur du projet, Eméric Tokoudagba, est serein. Il accompagne ses déclarations de petits sourires, un peu comme pour dire que la messe est dite et que plus rien ne devrait empêcher le Bénin, dans les semaines à venir de produire de l’énergie à partir du site de Maria Gléta 2. Sauf que le ministre de l’Energie ne s’est pas contenté de paroles. Il a fait le tour de l’ensemble du site pour se convaincre de l’évolution du chantier. Il a visité tour à tour, la salle électrique, les salles basse et moyenne tensions, la salle de commande, la salle de maintenance, la salle de stockage de combustibles, la zone radiateur, le poste électrique. Il a parcouru le reste du chantier pour s’enquérir de l’évolution des travaux.
A chacune des étapes, le ministre a par endroits posé des questions, demandé plus de précisions et fait quelques recommandations. Dans l’ensemble, il est demeuré satisfait tout le long du parcours. « Les livraisons de combustibles ont commencé sur le chantier et dans l’ensemble, nous avons un taux de livraison des équipements nécessaires au fonctionnement de la centrale de 99,5% contre une réalisation financière de 88% », dira, au terme de la visite, le coordonnateur. Quoiqu’il en soit, tout est une question de temps, indique-t-il, rassurant que les délais assignés seront tenus. « Douze mois après le lancement officiel des travaux, nous sommes très avancés et les fruits sont en train de tenir la promesse des fleurs. Nous pouvons vous rassurer que le bout du tunnel est pour les prochains jours », conclut-il.

Plus qu’un mois pour avoir le jus…

Les travaux de construction de la centrale électrique de Maria Gléta 2 ont été officiellement lancés le 25 février 2018. Douze mois après, le ton est à la satisfaction. Sur la liste des heureux du projet, figure en pole position, Laurent Tossou, directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). « Cette centrale va permettre de renforcer le système de production et de régler une bonne partie de la question de l’autonomie énergétique sur le réseau du Bénin», annonce-t-il. Puis, il poursuit : « Nous sommes rassurés de la qualité et de l’avancement des travaux pour que la mise en service soit dans les délais et pour que les clients de la Sbee puissent être davantage rassurés ». De ses explications, il ressort que cette centrale va contribuer à porter une certaine autonomie dans l’énergie disponible sur le territoire national. « Nous importons 90% de notre énergie du Nigeria et le gouvernement a décidé que désormais, on soit un pays avec une autonomie énergétique pour avoir des capacités de production », rassure le responsable de la société distributrice. Désormais, en cas de difficultés, le Bénin peut se vanter d’avoir les moyens de contenir la demande de la clientèle. « Cela va radicalement changer la disponibilité de l’énergie électrique », se satisfait le directeur général de la Sbee.
Comme lui, le ministre de l’Energie, Jean Claude Dona Houssou, est heureux de voir le Bénin jouir d’ici à là de cette centrale électrique dont la capacité n’est pas des moindres. « Nous sommes sur le plus gros chantier en cours actuellement au Bénin pour doter notre pays de capacité de production. Ce que nous voyons ici est extraordinaire et historique. Nous sommes en moins de douze mois à un taux de 90%. Des voyants commencent à s’illuminer et c’est le signe que la fin approche à grands pas. Mes fréquences de visite vont baisser », laisse entendre le ministre à la fin de sa visite. « Dans un mois trois jours, nous lancerons le fonctionnement du premier moteur. C’est une prouesse », exulte-t-il. L’autre prouesse relevée par le ministre, c’est que « tout est fait avec la manière sur le chantier. Après 416 jours d’exécution, il note que les travaux ont été réalisés sans accidents humains. Ce qui, pour lui, « est extraordinaire» et témoigne de la rigueur et de la minutie des travailleurs. Mais, ce n’est pas tout. De ce chantier, plusieurs Béninois ont acquis l’expertise à faire valoir au plan international. Un gain pour la compétence locale, salue le ministre. Roudy Akiki, directeur adjoint des travaux sur le site, est lui aussi satisfait de l’apport de la compétence locale au projet; presque 90% des travailleurs étant Béninois. Leur assiduité au travail et la technicité dont ils ont fait montre doivent être inscrites au rang des prouesses de Maria Gléta 2, suggère Roudy Akiki.
En face d’eux, ce sont les élus locaux qui jubilent. Pour Pierre Gbégnon, chef d’arrondissement de Togba, « Maria Gléta 2 n’est pas comme Maria Gléta 1. Nous venons de constater que les travaux sont réalisés à plus de 90%. Toute la commune d’Abomey-Calavi et l’arrondissement de Togba en particulier sont en joie». A sa suite, Georges Bada, maire de la commune reprend : « nous avons constaté la réalité de Maria Gléta 2 et je crois que le gouvernement nous apprend que c’est le suivi qu’il faut dans les chantiers et je voudrais féliciter le ministre qui y met une régularité que je n’ai jamais vue. Maria Gléta est une réalité et devient une joie pour tout le pays ».

Actualités 13 févr. 2019


Electrification rurale au Bénin: L’Aberme dispose d’un nouveau siège à Cotonou

Les travailleurs de l’Agence béninoise pour l’électrification rurale et la maîtrise d’énergie (Aberme) ont désormais un cadre adéquat pour mener à bien leurs activités. Le nouveau siège de ladite agence a été inauguré ce mardi 12 février, par le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, à Cotonou, en présence des partenaires techniques et financiers et des membres de l’Association interprofessionnelle de l’énergie.

« Aujourd’hui, c’est avec fierté et un sentiment de travail bien accompli que je vous remets les clés de cet immeuble de 38 bureaux… ». Cette déclaration du directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêts publics du Bénin (Agetip-Bénin), Raymond Adékambi, suivie de la coupure symbolique du ruban vient consacrer l’inauguration du nouveau siège de l’Agence béninoise de l’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme), à Cotonou.
A la cérémonie d’inauguration de cet immeuble à deux niveaux de 38 bureaux hier, le représentant du personnel de l’Aberme, Rock Kouakanou, a manifesté la joie qui l’anime au nom de ses collègues avant de déclarer que cette inauguration est un nouveau départ pour leur agence. « Il est une nécessité de doter l’Aberme d’un siège compte tenu des multiples activités qu’elle mène aujourd’hui », a souligné le représentant du personnel qui félicite le directeur général. « Vous avez réussi là où vos prédécesseurs ont échoué », a dit Rock Kouakanou à l’endroit du directeur général de l’Aberme. Ce nouveau siège améliorera les conditions de travail des agents, estime-t-il. Le représentant du personnel espère que les autres revendications en attente vont bientôt trouver leurs solutions.
« J’éprouve une immense fierté avec l’inauguration de ce nouveau siège de l’Aberme », a affirme, soulagé le directeur général de l’Agetip- Bénin, Raymond Adékambi. Il rappelle que c’est depuis plus de 12 ans que le projet de construction d’un siège de l’Aberme a été initié. Un projet qui, selon lui, a souffert dans la mesure où le premier site sur lequel devait être érigé ce siège a fait l’objet de litiges qui pendent devant les tribunaux aujourd’hui.
En dehors de ce problème, le directeur général de l’Agetip-Bénin a aussi fait cas du financement qui constitue un goulot d’étranglement de ce projet.
Le projet de construction et d’équipement de ce siège, selon Raymond Adékambi, avait été conçu depuis 2007. Les travaux initialement prévus, souligne-t-il, étaient de type R+5 et permettraient de dégager plus d’une centaine de bureaux, quatre salles de conférence et divers espaces collaboratifs. Toutefois, des contraintes budgétaires ont poussé, à la demande du maître d’ouvrage et en concertation avec le bénéficiaire qu’est l’Aberme, à redimensionner le projet à un R+2. Un projet qui aura coûté 800 millions de francs Cfa comprenant l’acquisition de terrain et sa sécurisation, l’ensemble des études techniques architecturales, les travaux proprement dits de même que leur suivi par les différents corps de contrôle et leur supervision par l’Agetip-Bénin.
Après avoir remercié le gouvernement qui a prévu dans son programme d’actions, la construction de ce siège, le directeur général de l’Aberme, Francis Tchékpo, a rappelé que cette initiative date de 2002. Il a pris l’engagement, au nom de son personnel, d’en faire bon usage.
« L’inauguration de ce siège est l’aboutissement d’un arsenal important pour booster le secteur de l’énergie », a déclaré le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Il se réjouit de la mise en service de ce nouveau siège qui va améliorer les conditions de travail des agents de l’Aberme. Des agents qui, selon lui, se battent au jour le jour pour un accès facile à l’électricité des populations.

Actualités 13 févr. 2019


Quitus fiscal et certificat de conformité au système partisan: De l’insomnie chez des candidats aux législatives

Rares sont les potentiels candidats aux législatives du 28 avril prochain qui ont facilement le sommeil par ces temps d’accomplissement de formalités administratives liées à l’obtention de certaines pièces nécessaires au bouclage de leurs dossiers de candidature, surtout le quitus fiscal et le certificat de conformité du parti politique.

Les potentiels candidats aux élections législatives du 28 avril prochain sont sous forte pression. Très peu ont le sommeil actuellement, parce que contraints de fournir leur quitus fiscal des trois dernières années, c’est-à-dire 2016, 2017 et 2018 en vue du bouclage de leurs dossiers de candidature. A moins d’une dizaine de jours de l’ouverture du dépôt des dossiers prévue pour le 21 février prochain, nombreux d’entre eux ne peuvent pas certifier la main sur le cœur qu’ils seront dans le starting-block. Même de grands habitués de la course législative pourraient ne pas s’en sortir aussi facilement face à la rigueur et l’impartialité du dispositif électronique mis en ligne par la direction générale des Impôts et des Domaines pour l’obtention du quitus fiscal. Les acteurs politiques sont en train de se rendre à l’évidence des réalités des réformes portées par le Code électoral. Cette innovation prévue à l’article 46 du Code électoral met un frein à la délinquance fiscale. Surtout qu’elle ne distingue ni acteurs de la Mouvance présidentielle ni ceux de l’Opposition. Les deux camps sont logés à la même enseigne. Pas de possibilité de passer à côté. Soit, le potentiel candidat répond à toutes les questions de la plateforme électronique et obtient son précieux sésame. Soit, il ne le fait pas et est éconduit purement et simplement et ne va pas au bout du processus d’obtention du quitus fiscal. Lequel processus part de l’Identifiant fiscal unique (Ifu) permettant de renseigner sur le patrimoine imposable du candidat potentiel, notamment ses entreprises, ses propriétés bâties ou non et autres biens répertoriés.Certains hommes politiques qui ont jusqu’ici triché avec la loi fiscale sont en train de faire face à la réalité. Ils seront obligés de subir la rigueur de l’administration fiscale qui va opérer des redressements. Ce qui fait d’ailleurs grincer les dents actuellement dans les rangs de ces acteurs politiques. Ceux qui n’ont pas beaucoup de réalisations ne se font pas de gros soucis. En revanche, les plus fortunés qui ont beaucoup de biens, surtout immeubles et ont construit des gratte-ciel ne dorment presque plus. L’heure a sonné pour qu’ils payent le juste prix sans négociation et sans intermédiaire physique. Ils sont contraints de payer l’ardoise fiscale des trois dernières années de toutes leurs maisons bâties ou non et autres. Certains potentiels candidats pourraient payer jusqu’au-delà du milliard F Cfa, apprend-on.

Course contre la montre

Le quitus fiscal constitue donc une aubaine pour le Trésor public qui ne s’en porterait que mieux.Même si ça ronronne beaucoup dans les rangs des potentiels candidats, surtout des députés sortants dont certains regrettent déjà l’adoption de cette innovation, ils n’ont d’autre choix que de se conformer à la loi. Il ne sert à rien aujourd’hui de pleurnicher sur le lait renversé. Le vin est tiré et ils n’auront qu’à le boire. Le Code électoral est clair là-dessus. Autrement, ils ne pourront pas prendre part aux élections législatives.
D’une pression psychologique à une autre, les acteurs de la classe politique ont également le feu aux fesses par rapport à la procédure de conformité de leurs partis politiques à la nouvelle Charte des partis politiques. Les dossiers de presque tous ont été rejetés par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique qui les a étudiés. Les partis politiques comme l’Union progressiste, le Bloc républicain, le Parti du renouveau démocratique (Prd) et autres sont appelés à revoir leur copie. Le ministère chargé de l’Intérieur a fait beaucoup d’observations de forme pour les uns et de fond pour les autres sur leurs dossiers de conformité. Celui-ci a accordé un délai de huit jours aux partis politiques concernés pour la correction. Or, sans cette correction, ces derniers ne pourront pas obtenir le certificat de conformité à la nouvelle charte des partis politiques au Bénin et prétendre se lancer dans la course aux législatives. Cette pièce fait désormais partie intégrante des dossiers que devront fournir les partis politiques en vue des législatives du 28 avril prochain, conformément à la décision de la Cour constitutionnelle sur laquelle s’est alignée la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui gère l’organisation pratique du scrutin. L’échéance rapproche inexorablement les partis politiques de la date fatidique du 21 février prochain prévue pour l’ouverture officielle du dépôt des candidatures à la Céna.
De toutes les manières, cette question de quitus fiscal et de formalité en vue d’obtention du certificat de conformité à la Charte des partis politiques sera de la mer à boire pour les potentiels candidats dont certains pourraient être obligés de jeter l’éponge dans la course aux législatives.

Actualités 13 févr. 2019


Drame à Malanville: Un homme tire sur un marabout soupçonné d’être l’amant de sa femme

La ville de Malanville a enregistré hier, mardi 12 février, un évènement peu ordinaire. Avec une arme de fabrication artisanale, un homme tire à bout portant sur un marabout et un motocycliste qui le conduisait. La Police républicaine a réussi à l’appréhender, alors que ses victimes ont été admises à l’hôpital de zone pour des soins intensifs.

Le calme qui régnait à Malanville, hier mardi 12 février aux environs de 6 h 30, a été perturbé par des coups de feu. A l’arrivée, il n’y a pas de pertes en vie humaine, mais deux personnes blessées. Admises à l’hôpital de zone de la ville, elles suivent des soins intensifs. Pendant ce temps, leur agresseur âgé de 45 ans sur lequel le commissaire de police Thomas Hessou et ses éléments ont mis la main, alors qu’il tentait de traverser la frontière à la hauteur du pont entre le Bénin et le Niger, attend d’être présenté au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kandi.
En effet, soupçonnant le marabout d’être l’amant de son épouse à Tassi Zénon, un quartier de Malanville centre, Assane Issa n’a pas hésité à tirer à bout portant, au moyen d’un pistolet de fabrication artisanale sur lui, pour se venger. Répondant au nom d’Alfa Yacouba Yaya, le maître coranique et son conducteur Youssoufou Alfa Zazi, cultivateur domicilié à Tassi Tédji, tous les deux de nationalité nigérienne et ayant la cinquantaine environ, se rendaient à moto au quartier Boulanga pour prendre un bus de transport en commun. Une fois arrivé à leur niveau, alors qu’il les poursuivait,
Assane Issa a commencé par tirer sur le marabout. Malgré l’intervention de celui qui l’a remorqué, il reçut trois coups de feu dans l’abdomen et la cuisse. Dans sa tentative de le sauver, Youssoufou Alfa Aziz a, quant à lui, été grièvement blessé à la tête.
Informé, le maire de Malanville, Inoussa Dandakoè, s’est aussitôt rendu à l’hôpital. C’est pour exprimer la compassion des membres du Conseil communal aux victimes et à leurs proches. Il était également au commissariat pour rencontrer le commissaire et l’agresseur

Société 13 févr. 2019


Coopération bénino-française: Le retour des biens culturels se précise

Une séance de prise de contact s’est tenue ce lundi 11 février au ministère des Affaires et de la Coopération entre le Comité de rapatriement des biens culturels et une délégation française conduite par l’ambassadeur de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux. Objectif, l’élaboration d’une feuille de route pour acter dans les meilleurs délais le retour des biens culturels.

Tout va pour le mieux en ce qui concerne le retour des biens culturels sur la terre d’où ils ont été déportés.
La réunion de prise de contact entre le Comité de rapatriement des biens culturels et une délégation française conduite par l’ambassadeur de la France près le Bénin constitue une étape importante dans le processus. Les deux parties se sont en effet entendues sur l’organisation de rencontres périodiques en vue de cerner les contours du processus devant aboutir au retour effectif desdits biens. Il s’agit aussi de définir les termes de la coopération muséale. « Le comité doit se réunir régulièrement avec la partie française pour voir ce qu’il y a lieu de faire », a précisé Nouréini Tidjani Serpos, président dudit Comité. De son avis, il était important que le Comité de rapatriement des biens culturels puisse rencontrer les autorités françaises pour des échanges.
« On a eu une première réunion de prise de contact avec le comité béninois qui travaille sur ce sujet. Et nous avons, à partir de la feuille de route qui était la leur, commencé à travailler ensemble. Donc ça marque une ouverture très importante dans nos relations dans une perspective concrète », a déclaré Véronique Brumeaux, ambassadeur de la France près le Bénin.
Si cette prise de contact tient du retour des biens culturels il n’en demeure pas moins que le travail dudit comité ne se limite pas seulement à cet objectif. Selon Nouréini Tidjani Serpos, outre le retour des biens, il y a d’autres éléments du patrimoine auxquels il faut réfléchir. Il va falloir par ailleurs déterminer la feuille de route dans le domaine de la formation ainsi qu’étudier tous les éléments relatifs aux musées avec les structures compétentes.

Actualités 12 févr. 2019


Diocèse de Porto-Novo: Le jubilé des 60 ans du sanctuaire Notre-Dame des Lagunes lancé

L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, a officiellement lancé, dimanche 10 février dernier, le jubilé des 60 ans d’existence du site du pèlerinage marial Maria Tokpa, c’est-à-dire le sanctuaire Notre-Dame des Lagunes de Porto-Novo. C’était en marge de la messe de clôture du pèlerinage marial diocésain qui s’est déroulé du 8 au 10 février, sur le site à Porto-Novo.

Le sanctuaire Notre-Dame des Lagunes de Porto-Novo souffle ses 60 bougies le 19 décembre prochain. L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, a lancé les activités du jubilé, en marge de la messe de clôture du pèlerinage marial diocésain dimanche 10 février dernier, devant conduire aux festivités officielles de cet évènement.
Ce lancement a été marqué par l’inauguration de la porte sainte du jubilé ; laquelle donne accès au site saint. Cette porte restera ouverte tout au long de l’année jubilaire et permettra à chaque pèlerin de passer pour prier et obtenir des bénédictions. L’évêque Aristide Gonsallo a également remis symboliquement, une grande flamme à tout le diocèse à travers l’équipe d’animation du sanctuaire composée des pères Albert Hounsinou, Barthélemy Bodjrènou et Fidès Godonou pour qu’elle continue de faire du site un lieu de prière et de sanctification. L’équipe d’animation du site devra transmettre, à son tour, cette flamme aux divers mouvements et associations et aux divers groupes de pèlerins qui viendront prier dans ce sanctuaire. Plusieurs autres activités sont prévues pour meubler les noces de diamant de ce site marial de Maria Tokpa. Il est prévu une série d’enseignements par divers conférenciers ; des pèlerinages inter-doyenné au niveau du diocèse et d’ailleurs, informe l’évêque de Porto-Novo.
Mgr Aristide Gonsallo sera appuyé par le recteur du sanctuaire marial, le père Albert Hounsinou. Ce dernier annonce divers travaux d’extension du site pour que le sanctuaire fasse peau neuve lors de la cérémonie de clôture de l’année jubilaire. Le père Albert Hounsinou a informé qu’il existe actuellement sur le compte du sanctuaire marial ouvert dans les livres de la Bank of Africa Bénin (Boa-Bénin) un montant de 130 128 440 F CFa dont 16 778 105 F Cfa au titre des fonds collectés en 2018. Mais cette somme est largement insignifiante par rapport à l’ampleur des divers travaux prévus dans le cadre de l’agrandissement du site. Chacune des paroisses des 14 communes du département de l’Ouémé et du Plateau composant le diocèse de Porto-Novo a remis sur-le-champ sa contribution déposée par le curé de l’église. Cette collecte a été accompagnée par tous les pèlerins n’ont pas hésité à faire le geste nécessaire.

Société 12 févr. 2019


Diocèse de Porto-Novo: Le jubilé des 60 ans du sanctuaire Notre-Dame des Lagunes lancé

L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, a officiellement lancé, dimanche 10 février dernier, le jubilé des 60 ans d’existence du site du pèlerinage marial Maria Tokpa, c’est-à-dire le sanctuaire Notre-Dame des Lagunes de Porto-Novo. C’était en marge de la messe de clôture du pèlerinage marial diocésain qui s’est déroulé du 8 au 10 février, sur le site à Porto-Novo.

Le sanctuaire Notre-Dame des Lagunes de Porto-Novo souffle ses 60 bougies le 19 décembre prochain. L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, a lancé les activités du jubilé, en marge de la messe de clôture du pèlerinage marial diocésain dimanche 10 février dernier, devant conduire aux festivités officielles de cet évènement.
Ce lancement a été marqué par l’inauguration de la porte sainte du jubilé ; laquelle donne accès au site saint. Cette porte restera ouverte tout au long de l’année jubilaire et permettra à chaque pèlerin de passer pour prier et obtenir des bénédictions. L’évêque Aristide Gonsallo a également remis symboliquement, une grande flamme à tout le diocèse à travers l’équipe d’animation du sanctuaire composée des pères Albert Hounsinou, Barthélemy Bodjrènou et Fidès Godonou pour qu’elle continue de faire du site un lieu de prière et de sanctification. L’équipe d’animation du site devra transmettre, à son tour, cette flamme aux divers mouvements et associations et aux divers groupes de pèlerins qui viendront prier dans ce sanctuaire. Plusieurs autres activités sont prévues pour meubler les noces de diamant de ce site marial de Maria Tokpa. Il est prévu une série d’enseignements par divers conférenciers ; des pèlerinages inter-doyenné au niveau du diocèse et d’ailleurs, informe l’évêque de Porto-Novo.
Mgr Aristide Gonsallo sera appuyé par le recteur du sanctuaire marial, le père Albert Hounsinou. Ce dernier annonce divers travaux d’extension du site pour que le sanctuaire fasse peau neuve lors de la cérémonie de clôture de l’année jubilaire. Le père Albert Hounsinou a informé qu’il existe actuellement sur le compte du sanctuaire marial ouvert dans les livres de la Bank of Africa Bénin (Boa-Bénin) un montant de 130 128 440 F CFa dont 16 778 105 F Cfa au titre des fonds collectés en 2018. Mais cette somme est largement insignifiante par rapport à l’ampleur des divers travaux prévus dans le cadre de l’agrandissement du site. Chacune des paroisses des 14 communes du département de l’Ouémé et du Plateau composant le diocèse de Porto-Novo a remis sur-le-champ sa contribution déposée par le curé de l’église. Cette collecte a été accompagnée par tous les pèlerins n’ont pas hésité à faire le geste nécessaire.

Société 12 févr. 2019


Lokossa: Un homme tue son épouse et se donne la mort

Un homme, la quarantaine a tué hier, lundi 11 février, dans un village de Lokossa dans le Mono, son épouse avant de se donner la mort. A l’origine de ce drame, de fréquentes polémiques au sujet de la paternité de leur enfant aînée, une fille d’environ 17 ans.

Le couple vivait à Ganhotinsa, un des dix villages de l’arrondissement d’Agamé, dans la commune de Lokossa. Comme à son habitude, il y a eu hier une dispute qui, cette fois, s’est soldée par la mort du mari et de son épouse. Les corps sans vie des deux, exposés chez eux, présentaient de grosses entailles. Celui de la femme, quant à lui, est amputé d’un bras. Témoins de la scène macabre, des habitants du village de Ganhotinsa racontent que muni d’une machette, le mari a arraché un bras à son épouse et l’a violentée jusqu’à la tuer avant de se donner la mort. Samedi dernier, de vives altercations ont déjà eu lieu entre l’homme et la femme.
Selon les mêmes sources, l’homme et son épouse ont souvent de fréquentes et chaudes discussions au sujet du père biologique de leur enfant aînée, une fille de 17 ans environ. À les en croire, tout serait parti de la femme, âgée d’environ quarante ans, qui aurait avoué récemment à son mari qu’il n’est pas le père de sa fille. Depuis cet aveu, précisent les mêmes sources, la femme faisait l'objet de toutes sortes de menaces de mort de la part de son mari avec qui elle a eu, au total, six enfants.
Personne ne pouvait imaginer que la crise allait tourner au drame au point d’emporter et le mari et la femme, se lamentent les proches des deux défunts. Dans les rangs des familles éplorées, c’est la désolation, la tristesse et la consternation.
Le chef de l’arrondissement d’Agamé, Justin Hounsounou, a déploré cet extrémisme violent et invité ses administrés à privilégier le dialogue en toutes circonstances. Après les constats d’usage et sur instruction du procureur de la République près le tribunal de Lokossa, les deux corps ont été déposés à la morgue du Centre hospitalier départemental situé à Lokossa par les éléments de la Police républicaine.

Société 12 févr. 2019


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