La Nation Bénin...
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Inculpé de vol à main armée et coups et blessures volontaires, le nommé Olivier Ouhama Woba, cultivateur de nationalité burkinabé, 22 ans, a été reconnu coupable samedi 11 juillet dernier. Dix ans de réclusion criminelle, c’est la sentence qui a sanctionné le procès de cette 10e affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de 2015.
Courant 2013, Bienvenu Sabi Tèyo, chauffeur et cultivateur à Banikoara, sollicite Olivier Ouhama Woba et Arouna (sans autres précisions) tous originaires du Burkina Faso, pour l’aider à travailler dans son champ à Ounet-Peulh. A la fin de la saison et des récoltes, il a rémunéré les manœuvres recrutés. Trois semaines plus tard et précisément le 10 décembre 2013, aux environs de 20 heures, Bienvenu Sabi Tèyo est allé chercher de l’eau à la pompe. De retour, il tombe dans une embuscade posée par le sieur Olivier Ouhama Woba. Lorsque Bienvenu Sabi Tèyo vient à passer, Olivier Ouhama Woba ouvre le feu à l’aide d’un pistolet de fabrication artisanale. Bienvenu Sabi Tèyo atteint à l’épaule, abandonne sa motocyclette. Olivier Ouhama Woba s’empare de celle-ci et prend la fuite. Il sera appréhendé plus tard et inculpé de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de plus de 20 jours.
Tels sont les faits qui ont motivé le renvoi du nommé Olivier Ouhama Woba devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou pour être jugé conformément à la loi.
L’audience pour son jugement est présidée par Ignace Edouard Gangny assisté de Maximilien C. Claude Olympio et Ferdinand M. Dégbèlo ; la Cour était également composée des jurés : Jean Yoro Sotima, Azaratou Guerra Bagri, Clarisse Mandopa P. Dogo et Mêmounatou Bio Tchané. Le greffier de l’audience est Me François Nougbodohoué.
Les débats
Comme à toutes les étapes de la procédure, l’accusé a reconnu encore les faits samedi dernier à l’audience. Il dit être fâché parce que le sieur Bienvenu Sabi Tèyo lui devrait la somme de 30 000 F CFA (à raison de 10 000 F CFA x 3) qu’il lui a prêtée pour soigner son enfant et sa femme, mais ne voulait pas le rembourser. «Même les 115 000 F CFA représentant les trois mois de manœuvre dans son champ, il n’a pas voulu payer. C’est sa mère qui a payé». «Quand je l’appelle sur son téléphone portable, il coupe. Ça m’a fâché. Comme il ne voulait pas me donner mon argent, j’ai décidé de lui prendre la moto... En tirant, j’ai visé l’épaule ; je ne voulais pas le tuer», laisse entendre Olivier Ouhama Woba à la barre. En ce qui concerne l’origine du pistolet de fabrication artisanale, le détenteur illégal d’arme dit l’avoir acheté à
40 000 F CFA chez son compatriote ledit Arouna avec qui il a fait le sarclage et la récolte dans le champ de coton de Bienvenu Sabi Tèyo.
Un témoin en la personne de Sabi Olivier Sabi Tèyo, jeune frère de la victime, a déposé à la barre. Il raconte comment il a appris l’agression de son grand-frère et s’est porté à son chevet dans une clinique où il a été admis en état d’inconscience par des Peulhs voisins du lieu du crime. Il souligne que la moto a été reconnue par chance par quelqu’un qui les a alertés au village. Un communiqué radio sur la description de la moto frauduleusement soustraite suite à un braquage est passé en son temps à la radio, rappelle-t-il. Le voleur avait passé la moto à quelqu’un chez qui il a logé. La clé de la moto est perdue et ils ne savaient pas comment ouvrir le réservoir pour y mettre de l’essence quand le carburant est fini, poursuit-il. Interpellé, Olivier Ouhama Woba a tenté de fuir mais il a été vite maîtrisé et ligoté, avant d’être conduit plus tard à la gendarmerie, ajoute-t-il.
La victime, elle-même, a répondu présent à l’audience. Bienvenu Sabi Tèyo raconte son calvaire de cette nuit où de retour du forage, il constate que la piste est barrée à l’aide d’un tronc d’arbre, s’arrête pour contourner l’obstacle quand il se voit surprendre de dos. La suite, il reçoit une décharge à l’épaule gauche et réussit à s’enfuir, en abandonnant la moto sans pour autant reconnaître son agresseur qui n’était autre que son ancien ouvrier masqué avec un turban sur la tête. Dans son exposé des faits, Bienvenu Sabi Tèyo rejette les allégations de son ex-employé et soutient qu’il ne lui doit rien. Il se constitue partie civile mais ne donne pas un montant à titre de dommages et intérêts.
Une peine proportionnelle à l’acte ?
Le représentant du ministère public, Jules Chabi Mouka, s’est évertué à démontrer que les éléments de vol à main armée et de coups et blessures volontaires sont constitués, lesquelles infractions sont prévues et punies respectivement par les articles 381 et 309 du Code pénal. L’avocat général n’en veut pour preuves que le port effectif de pistolet par l’accusé, le coup tiré par ce dernier à l’aide de l’arme, la soustraction frauduleuse de la moto de sa victime, les plaies faites à l’épaule gauche de cette dernière par l’impact de balle, l’intention criminelle manifeste à travers la volonté du sieur Olivier Ouhama Woba de s’approprier le bien dont Bienvenu Sabi Tèyo est légitime propriétaire. «Il a agi délibérément et sciemment», signale le ministère public. Se basant sur le certificat médical versé au dossier qui révèle la présence de plaies et de corps étranger au niveau de l’épaule de la victime, Jules Chabi Mouka fait observer que l’accusé a porté atteinte à l’intégrité corporelle de la victime qui a d’ailleurs du mal à se servir désormais de son bras gauche. Les coups et blessures volontaires sont la conséquence directe du vol à main armée perpétré, constate-t-il. Pour ces faits, il requiert 15 ans de réclusion criminelle contre Olivier Ouhama Woba, accessible à la sanction pénale parce que lucide au moment de l’action aux termes de l’article 64 du Code pénal selon le rapport d’examen psychiatrique et médico-psychologique.
Avocat-conseil de l’accusé, Me Macaire Adossou avoue d’entrée de sa plaidoirie, que c’est pour la première fois qu’il prend en main un dossier de cette ampleur. Il plaide d’emblée coupable car, dit-il, «On m’a appris qu’on ne plaide pas contre l’évidence». Il demande la clémence de la Cour pour que la sanction soit «douce» afin de récupérer ce jeune homme qui, estime-t-il, a encore des valeurs dont la société a besoin. Il n’a pas manqué d’attaquer l’enquête de moralité qui serait biaisée selon lui, au regard de la qualité des personnes interrogées: la victime, sa mère et le responsable des ressortissants du Burkina Faso à Banikoara. Ces personnes ne connaissent en réalité pas grand-choses de la vie de son client, mais se sont contentées de faire des allégations en déduction de l’acte qu’il a posé, regrette-t-il.
Au sortir du délibéré, la Cour rend un arrêt de condamnation en déclarant le nommé Olivier Ouhama Woba coupable de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité d’au moins 20 jours, en vertu des articles 379, 381 alinéa 1er et 309 alinéa 1er du Code pénal. Elle le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du pistolet dont l’accusé a fait usage pour commettre le crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois. Le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. La Cour avise également le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Pour les intérêts de la partie civile, la Cour après en avoir délibéré renvoie la cause à une prochaine session, réserve les dépens.

Un mouvement politique dénommé Rassemblement des jeunes démocrates (RJD) a été porté sur les fonts baptismaux samedi 11 juillet dernier à Lokossa. Ses fondateurs promettent d’en faire un creuset des forces juvéniles capables de faire des propositions et des critiques par rapport à la gouvernance au Bénin.
Il va falloir désormais compter avec le Rassemblement des jeunes démocrates (RJD) sur l’échiquier politique du Bénin. A l’issue des assises qui l’ont accouché samedi 11 juillet dernier à Lokossa, ses militants et sympathisants se sont promis de ne pas se donner du répit. Ils entendent prendre fréquemment part, disent-ils, aux débats portant sur les affaires impliquant l’Etat sans occulter la veille autour de la gouvernance locale. Aussi justifient-ils la pertinence de créer cette nouvelle force politique à travers la nécessité pour eux de défendre certains objectifs dont trois paraissent prioritaires à leur entendement. Il s’agit d’abord, selon leur déclaration, d’œuvrer pour la ratification de la Charte africaine de la jeunesse suivie de sa mise en œuvre sans oublier le Plan d’actions pour la décennie de la jeunesse; ensuite d'œuvrer pour l’optimisation des opportunités positives de la mondialisation et des Technologies de l’information et de la communication, tout en poursuivant la promotion de l’entreprenariat et la création des emplois verts. Enfin, pour le RJD les combats viseront l’augmentation des ressources affectées à l’éducation et à la création des campus numériques tout autant qu’il sera fait cas des services de santé en faveur des jeunes. Autour desdites priorités, le président du RJD Assane Salami et son équipe ont appelé à la mobilisation de toute la jeunesse béninoise. Se voulant plus pragmatiques, ils ont installé au cours des assises, les coordonnateurs par arrondissement chargés de la mobilisation à Lokossa avant de promettre d’étendre cette dynamique aux autres communes du Bénin. Confiant en l’efficacité d’une telle action qui vise à ratisser large les prochains jours, Josaphat Lafia, vice-président du RJD gage que « plus personne ne parlera au nom de la jeunesse, mais elle-même se fera son propre porte-parole ».
A en croire le président Assane Salami, la nouvelle formation qui se veut le creuset des forces juvéniles vient en échos à la Déclaration de Bamako faite en 2005 et des réflexions de personnalités dont l’ancien chef de l’Etat malien, Alpha Omar Konaré, et le président gabonais Ali Bongo Odimba sur le lien entre la jeunesse et le développement. "La dure et la vraie réalité est que l'Afrique n'a pas suffisamment investi dans le développement du capital humain, pour tirer profit des avantages que représente sa population juvénile… et d'ajouter que… les jeunes africains peuvent changer le monde et doivent changer le monde", rappelle Assane Salami pour le compte du chef de l’Etat du Gabon.
Politique 13 juil. 2015

La situation qui prévaut au niveau de certains conseils communaux ayant enregistré des élus pour le compte de la 7e législature, n’est pas du goût du ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Véronique Brun Hachémè. A travers un message radio porté, elle vient d’instruire avec obligation de compte rendu les préfets des départements à l’effet de rappeler à l’ordre certains maires quant à la jouissance des avantages précédemment liés à leur fonction.
Les conseillers communaux qui ont choisi de siéger à l’Assemblée nationale à la suite des législatives du 26 avril dernier, devront définitivement abandonner les
«attributs et moyens des mairies». C’est du moins la volonté affichée par le ministre Véronique Brun Hachémè, à travers son message radio porté adressé aux préfets des départements. En fait, ces derniers, lit-on dans le message, ont été invités à prendre les «dispositions urgentes et nécessaires» pour que ne perdurent point les pratiques dénoncées. A en croire le ministre, il est question de réagir face aux renseignements faisant état de ce que des «élus députés issus des élections législatives du 26 avril dernier bien qu’ayant démissionné de leur fonction continuent d’utiliser les attributs et moyens des mairies ». Cette situation, estime le ministre est contraire aux dispositions contenues dans la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes au Bénin notamment en ses articles 60, 61 et 62. Cette réaction musclée de Véronique Brun Hachémè qui astreint d’ailleurs les préfets à l’obligation de compte rendu par rapport aux diligences de conduire les maires démissionnaires à déménager de leur résidence de fonction et libérer tous autres moyens de travail précédemment mis à leur disposition.
Le Mono-Couffo fait partie des départements qui abritent des communes ayant enregistré la démission des maires. C’est le cas à Lokossa, et plus récemment à Bopa dont le maire Paul Hounkpè a été promu ministre dans le gouvernement. Du côté de la préfecture, des indiscrétions renseignent que les concernés sont déjà tenus informés des instructions venant du ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Véronique Brun Hachémè.

Le Premier ministre, Lionel Zinsou, a effectué samedi 11 juillet dernier, le déplacement de la ville d’Ota à Covenant University dans l’Etat d’Ogun au Nigeria. Il s’y déroule un important programme de formation des jeunes entrepreneurs dénommé "Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme". Ce programme vise à faire valoir leur sens de créativité et d’innovation en faveur de la création d’emploi.
« Lorsque la Société civile se mobilise, elle peut faire de grandes choses à côté des Etats». Telle est l’impression et la conviction du Premier ministre Lionel Zinsou, après sa visite de quelques heures, samedi 11 juillet dernier à Covenant University, où se développe un impressionnant programme de formation en faveur des jeunes. Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme a rassemblé des jeunes entrepreneurs, qui ont des projets ou qui ont déjà monté des entreprises. Ils viennent de 51 pays d’Afrique. Mille d’entre eux ont été dotés de bourses de formation de 12 semaines. « C’est la première promotion d’une bonne série de 10, soit 10.000 entrepreneurs au total, qui à eux tous, pourraient créer un million d’emplois, de façon à susciter une vraie dynamique d’innovations ; c’est une initiative nigériane qu’on devrait pouvoir répliquer ailleurs en Afrique », apprécie le premier ministre, Lionel Zinsou qui s’est exprimé pendant plus de 20mn dans la langue de Sheakspeare avec les récipiendaires.
Le Bénin a une dizaine de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets, qui assure-t-il, seront encouragés. «Ils seront reçus à la Primature et on verra comment faciliter leurs projets dans l’agriculture innovante, le numérique, l’énergie et la santé comme leur mille camarades», relève Lionel Zinsou. Il pense que leur sélection est une initiative de générosité exceptionnelle qui démontre que la solidarité de la société civile envers la couche juvénile, est porteuse d’espoir pour les jeunes qui sont prêts à créer des entreprises.« Nous devons donner un élan à cela et je suis venu leur apporter pendant quelques heures mon soutien et leur signifier que je suis à leurs côtés; il faut mobiliser la Société civile et la soutenir dans ces genres d’initiatives », a insisté Lionel Zinsou. Il a indiqué que ce projet porte la griffe du richissime Tony Elumelu, grand financier du Nigeria, propriétaire de UBA, une banque nigériane et panafricaine qui offre 10 mille bourses sur 10 ans pour créer 1 000 000 d’emplois. « On doit pouvoir mobiliser des effectifs du genre dans toute notre sous-région», convient le premier ministre.
Critère de choix
«C’est un contenu en emploi et en innovation très fort qui a milité en faveur de leur sélection», a apprécié le Premier ministre, précisant les critères qui étaient à la base du choix de ses bénéficiaires. Comparé à des milliers de projets répertoriés sur le volet, il y a l’agro-industrie de transformation, la santé, l’énergie et tout ce qui reflète l’innovation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les télécoms, retient-il. Les médias, selon lui, pourraient également retenir l’attention.
Globalement, l’Afrique peut aider l’Afrique à résoudre ses problèmes, a conclu le Premier ministre.
Ce que confirment Gaspard Datondji et Vital Sounouvou, deux jeunes entrepreneurs béninois sélectionnés qui ont souligné que l’Afrique peut transformer l’Afrique.
Plusieurs personnalités dont entre autres, le bienfaiteur, le gouverneur de l’Etat d’Ogun et le vice-président du Nigeria ont effectué le déplacement samedi dernier.

Le Premier ministre, Lionel Zinsou, a effectué samedi 11 juillet dernier, le déplacement de la ville d’Ota à Covenant University dans l’Etat d’Ogun au Nigeria. Il s’y déroule un important programme de formation des jeunes entrepreneurs dénommé "Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme". Ce programme vise à faire valoir leur sens de créativité et d’innovation en faveur de la création d’emploi.
« Lorsque la Société civile se mobilise, elle peut faire de grandes choses à côté des Etats». Telle est l’impression et la conviction du Premier ministre Lionel Zinsou, après sa visite de quelques heures, samedi 11 juillet dernier à Covenant University, où se développe un impressionnant programme de formation en faveur des jeunes. Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme a rassemblé des jeunes entrepreneurs, qui ont des projets ou qui ont déjà monté des entreprises. Ils viennent de 51 pays d’Afrique. Mille d’entre eux ont été dotés de bourses de formation de 12 semaines. « C’est la première promotion d’une bonne série de 10, soit 10.000 entrepreneurs au total, qui à eux tous, pourraient créer un million d’emplois, de façon à susciter une vraie dynamique d’innovations ; c’est une initiative nigériane qu’on devrait pouvoir répliquer ailleurs en Afrique », apprécie le premier ministre, Lionel Zinsou qui s’est exprimé pendant plus de 20mn dans la langue de Sheakspeare avec les récipiendaires.
Le Bénin a une dizaine de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets, qui assure-t-il, seront encouragés. «Ils seront reçus à la Primature et on verra comment faciliter leurs projets dans l’agriculture innovante, le numérique, l’énergie et la santé comme leur mille camarades», relève Lionel Zinsou. Il pense que leur sélection est une initiative de générosité exceptionnelle qui démontre que la solidarité de la société civile envers la couche juvénile, est porteuse d’espoir pour les jeunes qui sont prêts à créer des entreprises.« Nous devons donner un élan à cela et je suis venu leur apporter pendant quelques heures mon soutien et leur signifier que je suis à leurs côtés; il faut mobiliser la Société civile et la soutenir dans ces genres d’initiatives », a insisté Lionel Zinsou. Il a indiqué que ce projet porte la griffe du richissime Tony Elumelu, grand financier du Nigeria, propriétaire de UBA, une banque nigériane et panafricaine qui offre 10 mille bourses sur 10 ans pour créer 1 000 000 d’emplois. « On doit pouvoir mobiliser des effectifs du genre dans toute notre sous-région», convient le premier ministre.
Critère de choix
«C’est un contenu en emploi et en innovation très fort qui a milité en faveur de leur sélection», a apprécié le Premier ministre, précisant les critères qui étaient à la base du choix de ses bénéficiaires. Comparé à des milliers de projets répertoriés sur le volet, il y a l’agro-industrie de transformation, la santé, l’énergie et tout ce qui reflète l’innovation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les télécoms, retient-il. Les médias, selon lui, pourraient également retenir l’attention.
Globalement, l’Afrique peut aider l’Afrique à résoudre ses problèmes, a conclu le Premier ministre.
Ce que confirment Gaspard Datondji et Vital Sounouvou, deux jeunes entrepreneurs béninois sélectionnés qui ont souligné que l’Afrique peut transformer l’Afrique.
Plusieurs personnalités dont entre autres, le bienfaiteur, le gouverneur de l’Etat d’Ogun et le vice-président du Nigeria ont effectué le déplacement samedi dernier.

Le mercato actuel est des plus mouvementés pour les internationaux béninois évoluant à l’étranger. Après David Djigla qui portera cette saison les couleurs des Chamois niortais, Christopher Glombart, celles du Paris FC aux côtés de Mouritala Ogoubiyi, Fabien Farnolle au Havre Athlétic Club, tous des clubs de deuxième division, c’est Mikael Poté qui s’apprête à rejoindre la Turquie.
Mikael Poté se prépare à tourner la page du championnat chypriote dans lequel il a évolué avec son club, Omonia Nicosie. C’est après y avoir été le meilleur buteur au cours de la saison écoulée, avec 15 buts inscrits. L’international béninois et ancien joueur de l’OGC Nice qui a aussi pris par Le Mans, vient de s’engager avec un club de première division turque, Adana Demirspor. C’est pour donner une nouvelle orientation à sa carrière.
Pour le moment, on ne connait rien du montant de son transfert de Omonia Nicosie dans ce club turc basé à Adana et qui vient de monter, à l’issue de la dernière saison, en première division. Il y sera rejoint dans le championnat turc, probablement par un autre international béninois, Stéphane Séssegnon dont on annonce de plus en plus le départ de West Bromwich Albion.
Sports 12 juil. 2015

Dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise dans les structures sous tutelle, Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, est descendu, vendredi dernier, à l’agence régionale de l’Atlantique-Littoral de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et à la direction générale à Cotonou. L’objectif, c’est de prendre connaissance du personnel et de ses conditions de travail.
A l’agence régionale Atlantique-Littoral à Akpakpa, comme à la direction générale, les représentants du personnel ont été unanimes pour présenter les problèmes inhérents à la gestion du personnel.
Pour Marcellin Attikpa, et Gilbert Boco, intervenant respectivement au nom de leurs collègues de l’agence régionale et de la direction générale, le personnel est vieillissant et il s’impose son renouvellement à travers des recrutements. A titre indicatif, Dramane Dietema, chef de l’agence d’Akpakpa, précisera que sa structure est animée par 64 agents dont 34 permanents vieillissants et 30 contractuels. L’autre problème à régler, selon le représentant du personnel de l’agence régionale, c’est la vétusté des infrastructures, et qui doit être réglée par la construction de nouveaux bâtiments pour abriter les bureaux.
Présentant son agence, Dramane Dietema dira qu’elle est un service déconcentré de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Sa mission est la liquidation et le paiement des prestations à court terme, la réception et l’étude des dossiers des prestations à long terme, le paiement hebdomadaire et mensuel des prestations, le suivi médical de la mère et de l’enfant et le recouvrement des cotisations sociales. En termes de résultats au 31 décembre 2014, il a signalé que « l’agence a géré environ 15.000 pensionnés, 8000 rentiers d’accident de travail et 39.188 allocataires ». Mais il a tenu à faire savoir que le travail se fait encore manuellement. Ainsi, l’informatisation des agences et leur interconnexion s’imposent, selon lui, et les représentants du personnel qui en font des préoccupations auxquelles il faudra répondre dans l’urgence.
Pour sa part, Célestin Coovi Ahonon, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, a rappelé qu’en prenant service en novembre 2014, il s’était, entre autres, engagé à régler les problèmes sociaux, à mettre le personnel au travail et à lancer le chantier de l’informatisation de la Caisse. Au regard de ses engagements, a-t-il indiqué, que plusieurs chantiers ont démarré et certains sont achevés. Il a mentionné au chapitre des problèmes réglés le recrutement des agents contractuels à durée déterminée, la poursuite du plan de formation, la reconnaissance des diplômes de certains agents et la mise en place des organes de passation de marchés publics. Toutefois, il a reconnu que d’autres défis restent à relever au nombre desquels la relecture des textes administratifs.
Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, s’est montré du même avis quant aux constats liés au personnel, à la vétusté des infrastructures et à l’urgence de l’informatisation. Dès lors, il n’a pas trouvé d’objection à leur résolution. Mieux, il a annoncé que le dossier d’appel d’offres relatif à la construction de nouveaux bureaux pour l’agence de Cotonou est assez avancé. Il n’a pas manqué de promettre que, sous peu, un directeur général adjoint sera nommé parmi les cadre de la CNSS conformément aux textes.
Société 12 juil. 2015

Dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise dans les structures sous tutelle, Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, est descendu, vendredi dernier, à l’agence régionale de l’Atlantique-Littoral de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et à la direction générale à Cotonou. L’objectif, c’est de prendre connaissance du personnel et de ses conditions de travail.
A l’agence régionale Atlantique-Littoral à Akpakpa, comme à la direction générale, les représentants du personnel ont été unanimes pour présenter les problèmes inhérents à la gestion du personnel.
Pour Marcellin Attikpa, et Gilbert Boco, intervenant respectivement au nom de leurs collègues de l’agence régionale et de la direction générale, le personnel est vieillissant et il s’impose son renouvellement à travers des recrutements. A titre indicatif, Dramane Dietema, chef de l’agence d’Akpakpa, précisera que sa structure est animée par 64 agents dont 34 permanents vieillissants et 30 contractuels. L’autre problème à régler, selon le représentant du personnel de l’agence régionale, c’est la vétusté des infrastructures, et qui doit être réglée par la construction de nouveaux bâtiments pour abriter les bureaux.
Présentant son agence, Dramane Dietema dira qu’elle est un service déconcentré de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Sa mission est la liquidation et le paiement des prestations à court terme, la réception et l’étude des dossiers des prestations à long terme, le paiement hebdomadaire et mensuel des prestations, le suivi médical de la mère et de l’enfant et le recouvrement des cotisations sociales. En termes de résultats au 31 décembre 2014, il a signalé que « l’agence a géré environ 15.000 pensionnés, 8000 rentiers d’accident de travail et 39.188 allocataires ». Mais il a tenu à faire savoir que le travail se fait encore manuellement. Ainsi, l’informatisation des agences et leur interconnexion s’imposent, selon lui, et les représentants du personnel qui en font des préoccupations auxquelles il faudra répondre dans l’urgence.
Pour sa part, Célestin Coovi Ahonon, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, a rappelé qu’en prenant service en novembre 2014, il s’était, entre autres, engagé à régler les problèmes sociaux, à mettre le personnel au travail et à lancer le chantier de l’informatisation de la Caisse. Au regard de ses engagements, a-t-il indiqué, que plusieurs chantiers ont démarré et certains sont achevés. Il a mentionné au chapitre des problèmes réglés le recrutement des agents contractuels à durée déterminée, la poursuite du plan de formation, la reconnaissance des diplômes de certains agents et la mise en place des organes de passation de marchés publics. Toutefois, il a reconnu que d’autres défis restent à relever au nombre desquels la relecture des textes administratifs.
Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle, s’est montré du même avis quant aux constats liés au personnel, à la vétusté des infrastructures et à l’urgence de l’informatisation. Dès lors, il n’a pas trouvé d’objection à leur résolution. Mieux, il a annoncé que le dossier d’appel d’offres relatif à la construction de nouveaux bureaux pour l’agence de Cotonou est assez avancé. Il n’a pas manqué de promettre que, sous peu, un directeur général adjoint sera nommé parmi les cadre de la CNSS conformément aux textes.
Société 12 juil. 2015

La Représentation nationale au Bénin de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lance le projet « d’Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud Bénin ». C’était à la faveur d’un atelier qui a regroupé les acteurs de la filière le jeudi 9 juillet dernier au palais des Congrès de Cotonou suite à la requête du gouvernement du Bénin.
Le relâchement que connait depuis 2010 les activités autour de la filière lapin devrait relever du passé avec le lancement jeudi dernier, du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin". Financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce projet qui a été lancé jeudi 9 juillet dernier, a fait l’objet d’un atelier du gouvernement, le même jour.
En organisant l’atelier du jeudi dernier, la FAO vise à atteindre des résultats précis. Il s’agit de vulgariser les objectifs et l’approche d’intervention du projet. C’est ainsi qu’au terme des travaux qui se sont déroulés en plénière et en travaux de groupe, les acteurs de la filière ont pris connaissance du cadre logique et du mode d’intervention du projet qu’ils ont validé.
Le projet en effet a pour objectif d’aider à assainir l’environnement administratif et institutionnel de l’élevage de lapins. Pour ce faire, il va œuvrer à améliorer la productivité et la compétitivité de la filière et créer de meilleures conditions pour rendre le sous-secteur rentable et attractif, capable de constituer une source d’auto-emplois.
Le directeur général du développement agricole et de la nutrition, Adanou Boukaneïny, s’est réjoui de l’initiative qui, à terme, doit déboucher sur la professionnalisation de la filière. Ce projet, souligne-t-il, vise à contribuer à l’amélioration du niveau d’alimentation en protéines animales de la population et favoriser la création ou la stabilisation des emplois de jeunes et de femmes basés sur la production et la valorisation des produits à base de viande de lapin.
Bien que la filière cunicole ait pris son envol dans les années 1990 au Bénin, elle connait une baisse de forme liée notamment à la concurrence déloyale des viandes surgelées fortement subventionnées importées depuis 2010. La mise sur le marché de la viande de lapin est devenue l’une des contraintes de la filière.
Les constats du représentant résident
Le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Bénin, Tièmoko Yo, rappelle que 60% de la population sont concentrés sur une petite portion du territoire au Sud avec des exploitations agricoles de très petites tailles, souvent de moins d’un hectare. De ce constat, il déduit que seul l’élevage d’animaux de cycle court pourrait permettre d’apporter de la protéine animale à l’alimentation. Or, constate-t-il, cette activité est confrontée à la concurrence des produits congelés qui empêche le développement de la filière viande.
Afin de mieux exploiter le potentiel de production et de génération de revenus que constitue la filière lapin, le gouvernement a sollicité la FAO pour appuyer la filière cunicole au Bénin. Grâce à la mise en œuvre du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin", la capacité technique et managériale des acteurs le long des chaînes de valeurs sera renforcée.
En effet, une étude diagnostique de la filière conduite en octobre 2014 a montré le faible niveau d’organisation des acteurs. La baisse des performances des reproducteurs et le faible niveau de maîtrise technique et de gestion des exploitations constituent, selon le rapport de l’étude, des entraves au développement des chaînes de valeurs dans le sous-secteur.
Les acteurs de cette filière auront, grâce au projet, la capacité de mieux organiser les circuits de commercialisation, grâce à l’appui, à l’administration pour l’édiction et le contrôle des normes de qualité des intrants d’élevage.
Le représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Salami Ténaka a exprimé sa reconnaissance à cet appui de la FAO qui, selon lui, rentre dans le cadre des objectifs du Plan stratégique de relance du secteur agricole, qui encourage le développement des filières agricoles. Au nom de son ministre empêché, il a pris l’engagement d’accompagner l’initiative du projet.
À noter que le projet couvre 7 communes dans 5 départements au Sud du Bénin.

La Représentation nationale au Bénin de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lance le projet « d’Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud Bénin ». C’était à la faveur d’un atelier qui a regroupé les acteurs de la filière le jeudi 9 juillet dernier au palais des Congrès de Cotonou suite à la requête du gouvernement du Bénin.
Le relâchement que connait depuis 2010 les activités autour de la filière lapin devrait relever du passé avec le lancement jeudi dernier, du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin". Financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ce projet qui a été lancé jeudi 9 juillet dernier, a fait l’objet d’un atelier du gouvernement, le même jour.
En organisant l’atelier du jeudi dernier, la FAO vise à atteindre des résultats précis. Il s’agit de vulgariser les objectifs et l’approche d’intervention du projet. C’est ainsi qu’au terme des travaux qui se sont déroulés en plénière et en travaux de groupe, les acteurs de la filière ont pris connaissance du cadre logique et du mode d’intervention du projet qu’ils ont validé.
Le projet en effet a pour objectif d’aider à assainir l’environnement administratif et institutionnel de l’élevage de lapins. Pour ce faire, il va œuvrer à améliorer la productivité et la compétitivité de la filière et créer de meilleures conditions pour rendre le sous-secteur rentable et attractif, capable de constituer une source d’auto-emplois.
Le directeur général du développement agricole et de la nutrition, Adanou Boukaneïny, s’est réjoui de l’initiative qui, à terme, doit déboucher sur la professionnalisation de la filière. Ce projet, souligne-t-il, vise à contribuer à l’amélioration du niveau d’alimentation en protéines animales de la population et favoriser la création ou la stabilisation des emplois de jeunes et de femmes basés sur la production et la valorisation des produits à base de viande de lapin.
Bien que la filière cunicole ait pris son envol dans les années 1990 au Bénin, elle connait une baisse de forme liée notamment à la concurrence déloyale des viandes surgelées fortement subventionnées importées depuis 2010. La mise sur le marché de la viande de lapin est devenue l’une des contraintes de la filière.
Les constats du représentant résident
Le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Bénin, Tièmoko Yo, rappelle que 60% de la population sont concentrés sur une petite portion du territoire au Sud avec des exploitations agricoles de très petites tailles, souvent de moins d’un hectare. De ce constat, il déduit que seul l’élevage d’animaux de cycle court pourrait permettre d’apporter de la protéine animale à l’alimentation. Or, constate-t-il, cette activité est confrontée à la concurrence des produits congelés qui empêche le développement de la filière viande.
Afin de mieux exploiter le potentiel de production et de génération de revenus que constitue la filière lapin, le gouvernement a sollicité la FAO pour appuyer la filière cunicole au Bénin. Grâce à la mise en œuvre du projet "Appui à la professionnalisation de la filière cunicole dans le Sud-Bénin", la capacité technique et managériale des acteurs le long des chaînes de valeurs sera renforcée.
En effet, une étude diagnostique de la filière conduite en octobre 2014 a montré le faible niveau d’organisation des acteurs. La baisse des performances des reproducteurs et le faible niveau de maîtrise technique et de gestion des exploitations constituent, selon le rapport de l’étude, des entraves au développement des chaînes de valeurs dans le sous-secteur.
Les acteurs de cette filière auront, grâce au projet, la capacité de mieux organiser les circuits de commercialisation, grâce à l’appui, à l’administration pour l’édiction et le contrôle des normes de qualité des intrants d’élevage.
Le représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Salami Ténaka a exprimé sa reconnaissance à cet appui de la FAO qui, selon lui, rentre dans le cadre des objectifs du Plan stratégique de relance du secteur agricole, qui encourage le développement des filières agricoles. Au nom de son ministre empêché, il a pris l’engagement d’accompagner l’initiative du projet.
À noter que le projet couvre 7 communes dans 5 départements au Sud du Bénin.