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Nouvelles

Remise de prix aux lauréats du Rescao: 15 personnalités et organisations de la société civile distinguées

Le Réseau des Organisations de la Société civile de l'Afrique de l'Ouest (Roscao) a organisé, vendredi 1er février dernier, à Cotonou, une soirée de récompense au profit des personnalités et organisations de la société civile qui contribuent à la paix et à la protection de l’enfance. Une quinzaine de personnalités et organisations de la société civile ont été distinguées lors de cet évènement.

Célébrer et saluer les mérites des personnalités et organisations de la société civile qui travaillent pour la paix et la protection de l’enfance. C’est l’objectif de la soirée de récompense des lauréats organisée, vendredi 1er février dernier, à Cotonou par le Réseau des Organisations de la Société civile de l'Afrique de l'Ouest (Roscao).
A cette occasion, le président du comité d'organisation, Hermann Tossou, a félicité tous les lauréats pour le travail qu’ils abattent dans le social et surtout au profit de l'enfance. Il a ensuite remercié l’assistance pour son engagement aux côtés des organisateurs de cette initiative depuis trois éditions. Selon lui, les membres du jury ont travaillé dans la transparence en sélectionnant les acteurs qui s’investissent pour la paix au Bénin et dans la sous-région.
« Créé en 2003, le Roscao travaille à l’enracinement de la paix et du social dans ses pays membres », a-t-il déclaré. Abondant dans le même sens, le président du Roscao, Paul Adahou, est revenu sur les prouesses de son organisation depuis 15 ans dans le domaine de la protection de la petite enfance. Selon lui, l'insertion des enfants est un défi à relever. C’est pourquoi il invite les organisations non-gouvernementales et les institutions à divers niveaux à les accompagner pour l’atteinte de leurs objectifs. Pour lui, cette soirée de distinction reste un évènement dédié à la société civile depuis trois éditions. « Ce n'est pas une distinction politique mais une initiative pour encourager ceux qui investissent dans le social dans divers secteurs de la vie », a-t-il confié.
Les prix ont donc été décernés à William Tchoki et Achille Fatondji, journalistes et Léopold Assogba, technicien à l'Office de radiodiffusion et télévision du Bénin dans la catégorie média et communication. Ils ont été suivis des responsables des organisations de la société civile qui s’investissent dans la paix, la justice, la sécurité, la santé et l’épanouissement des femmes. Pour ses qualités managériales et son combat pour les enfants, Christophe Mégbédji, préfet du Couffo, a reçu le plus grand prix du Roscao pour la bonne gouvernance et le Grand prix pour la protection de la petite enfance. Au nom de tous les lauréats, il a remercié le Roscao pour cette initiative qui célèbre les bonnes volontés dans la société.

Société 04 févr. 2019


Colloque international sur « Religions, politique et développement »: Mgr Isidore de Souza : un paradigme de foi et d’humanisme

« Religions, politique et développement : le paradigme de Mgr Isidore de Souza », c’est le thème d’un colloque international qui s’est déroulé, du 1er au 3 février dernier à Cotonou. Ouvert vendredi dernier par l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji, il s’inscrit dans le cadre du premier anniversaire de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp).

« L’argent ne peut plus être notre maître. Le pouvoir ne peut plus être confisqué par quelques-uns pour l’écrasement des autres. Tout pouvoir livré à lui-même devient fou (…) un Etat de droit dans lequel le pouvoir est service ; (…) un Etat de droit où le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire soient clairement séparés (…) ; une presse libre et responsable ; que les hommes et les femmes de ce pays aient le droit absolu et inaliénable à mettre l’intelligence au centre de leur vie ; les libertés fondamentales (…) garanties pour tous et que nul ne s’arroge le droit de chosifier l’autre et de le mettre à genoux. » C’est par ces quelques florilèges à travers lesquels Mgr Isidore de Souza rappelait aux autorités politico-administratives les modalités du vrai pouvoir arrimé à l’éthique, que le père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp), a annoncé les couleurs du colloque international Mgr Isidore de Souza et qui s’est déroulé le week-end dernier à Cotonou.
Placée sous le thème « Religions, politique et développement : le paradigme de Mgr Isidore de Souza », cette rencontre d’échanges intellectuels ouverte, vendredi dernier, par l’archevêque de Cotonou et grand chancelier de l’Eitp, Mgr Roger Houngbédji, s’inscrit dans le cadre du premier anniversaire de cette école. L’objectif est de « dégager de la vie et des œuvres de cet illustre prélat, serviteur de Dieu et ami des hommes, les grandes dynamiques qui l’inspiraient et au regard des enjeux de notre temps et de l’odyssée de nos histoires ecclésiales et nationales, déterminer les modalités pour les incarner aujourd’hui », précise le père Gbédjinou, auteur de plusieurs ouvrages dédiés à l’ancien archevêque de Cotonou.
L’homme, qui a tiré sa révérence le 13 mars 1999, a eu le privilège et la grâce de diriger avec tact et diplomatie l’historique Conférence des forces vives de la nation de février 1990 qui a ouvert la voie de la démocratie au Bénin et sur le continent africain. Il deviendra peu après président du Haut Conseil de la République, l’ancêtre de la Cour constitutionnelle actuelle. Il a également accompli de nombreuses œuvres sociales dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la lutte contre les vulnérabilités.Toutes choses qui font dire à Mgr Roger Houngbédji que « Sa mémoire ravive notre espérance et nous interpelle comme église et comme nation sur des modalités de l’exercice du pouvoir dont la grandeur ne s’exprime que par le service».

Modèle

Les qualités de fin diplomate, d’homme de conviction, de fermeté, mais aussi d’écoute et de concession de cette figure nationale et ecclésiale sont saluées à travers un témoignage fait par Théodore Holo, ancien ministre et ancien président de la Cour constitutionnelle.
Le colloque s’est décliné en dix conférences et six ateliers animés autour des thèmes relatifs à la vie politique en Afrique en général et au Bénin en particulier depuis 1990, à la pensée théologique et pastorale du prélat, à la culture d’engagement et de la mémoire, aux pathologies religieuses et culturelles en Afrique. La similitude de la vie de l’homme de Dieu avec certaines figures emblématiques dans la Bible telles que le prophète Jérémie dans le règlement de crise dans le Royaume de Juda ou le patriarche Moïse dans l’épître aux Hébreux, ont été évoquées. Il est question d’œuvrer à ce « que les acquis jusqu’ici capitalisés dans tous les domaines continuent à présenter l’image d’une véritable évanescence qui, si l’on n’y prend garde, nous conduira à un éternel recommencement », souligne Marcelline Gbèha Afouda, présidente du comité scientifique du colloque.
A l’issue des travaux, au regard de la stature politique et éthique de Mgr Isidore de Souza, un manifeste dont les recommandations seront un vade-mecum pour chacun des participants, a été adopté.

Actualités 04 févr. 2019


29e journée du procès Icc-Services: Biographie des huit accusés à la barre


Le procès Icc-Services amorce sa dernière ligne droite, ce lundi 4 février avec le démarrage des plaidoiries des avocats de la partie civile aussi bien de l’aile Etat béninois que des victimes devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Celles-ci seront suivies des réquisitions du ministère public et des plaidoiries des avocats de la défense. Puis, s’ensuivra le verdict de la cour qui fixera chacun des huit accusés sur son sort. L’audience du vendredi 1er février dernier a permis à la Cour de lire certaines pièces sur les accusés, notamment les conclusions des rapports de l’expertise médico, psycho-psychiatrique des inculpés qui révèlent que les huit accusés jouissent d’un bon état général de santé et donc sont accessibles à la peine qui sera retenue contre eux. La cour de céans a lu également le casier judiciaire des accusés qui est vierge à l’égard de chacun d’eux.
(Lire ci-dessous un extrait de la biographie de chacun des inculpés.)

Guy Athanase Sètondji Akplogan, Pdg d’Icc-Services

Guy Athanase Sètondji Akplogan est né le 2 mai 1952 à Porto-Novo. Il est de l’ethnie goun et de religion christianisme céleste. Il a enseigné l’informatique de gestion au niveau de l’enseignement supérieur. L’accusé a grandi à Cotonou où il a fait ses cours primaires à Jéricho, secondaires au Collège d’enseignement général de Sainte Rita. Il a obtenu le Certificat d’études primaires (Cep) au cours de l’année académique 1972-1973, le Bepc en 1979, le baccalauréat à Lomé au Togo en 1982. Guy Athanase Sètondji Akplogan a fait une formation en informatique de gestion en France de 1989 à 1993. Il a travaillé au Bénin puis en Côte d’Ivoire où il a enseigné l’informatique. Il est revenu au Bénin en 2005 et il s’y est installé. Guy Akplogan est marié et père de six enfants issus de trois unions dont la fille aînée Guillone qui a fait deux ans de prison avec lui dans le cadre de la même affaire. Il est en contact téléphonique avec ses enfants. L’inculpé est issu d’une fratrie de huit enfants. Il occupe la cinquième position dont le benjamin Jean-Marc est décédé en prison lors de sa détention préventive dans le cadre du même dossier Icc-Services. Il a perdu sa mère le 10 juin 2014 pendant sa détention préventive. Son père est décédé depuis 1989 des suites d’un accident de la circulation. Comme événements marquants, Guy Akplogan affirme avoir été marqué par le décès de son jeune frère Jean-Marc et veut veiller actuellement sur lui-même.
Il estime sa détention arbitraire. Il pèse 64 kg avec une taille de 1m65.

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Emile Comlan Tégbénou, directeur départemental Icc-Services de l’Ouémé/Plateau

Emile Comlan Tégbénou est né le 30 avril 1968 à Abomey-Calavi. Il est à la fois d’ethnie Aïzo de Porto-Novo et de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. Il est de la religion du christianisme céleste. Il est gestionnaire de sa propre entreprise et réside à Adjarra. Emile Comlan Tégbénou est marié et père de neuf enfants de trois différentes femmes dont six enfants de la première union. Sa mère est de Porto-Novo et son père de Glo-Djigbé. L’accusé a été scolarisé jusqu’au Cours préparatoire deuxième année (Cp2). Il n’a pas pu poursuivre ses études à cause des difficultés financières. Il a cultivé le champ avec son père et appris la mécanique chez son oncle paternel. Il a également vendu, dans le passé, des pièces détachées. Emile Comlan Tégbénou a travaillé à la Clcam pendant plusieurs années et ensuite à Icc-Services. Pour l’accusé, ce dossier est une grosse déception. Tous ses amis hommes politiques l’ont abandonné. Il a été éloigné de sa famille. Il pèse 79 kg avec une taille de 1m83.

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Ludovic Pamphile Dohou, Dg d’Icc-Services

Ludovic Pamphile Dohou est né le 2 juillet 1951 à Cotonou. Il est opérateur économique et gestionnaire d’entreprise. Il est d’ethnie yoruba et de la religion du christianisme céleste dont il est un des dignitaires. Père et mère décédés respectivement en 1998 et en 2001, l’accusé a démarré la scolarité à l’âge de 7 ans. Il a décroché le Cep en 1972 et d‘autres diplômes dont le Bepc, le Baccalauréat et le Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (Ceap). Il est le troisième d’une fratrie de huit enfants. Ludovic Pamphile Dohou a enseigné au cours primaire de 1991 à 1994 et fut directeur d’une école privée à Cotonou. Il s’est ensuite lancé dans les affaires et dans l‘importation de voitures et tenancier d’un hôtel dont il est le propriétaire. Il est marié et polygame avec quatre enfants. Comme évènement heureux dans sa vie, l’accusé a gagné en 1998 cinq cent mille francs à la Loterie nationale du Bénin (Lnb). Ce qui lui a permis de rouler la voiture de son rêve. Il serait d’ailleurs un passionné de belles voitures. La preuve est que la justice a saisi 23 véhicules chez lui qu’il a mis en location. Ludovic Pamphile Dohou dit regretter profondément ce qui est arrivé à Icc-Services dont il est le directeur général. Il n’arrête pas de présenter ses excuses aux victimes. Il demande la clémence du gouvernement et de la justice. Il prie l’Eternel de les aider à réparer le tort. Pamphile Ludovic Dohou souhaite que le droit soit dit et qu’ils sortent pour poursuivre le remboursement parce que cela les attend. Il pèse 104 kg avec une taille de 1m65.

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Michel Sèwayi Agbonon, ex-chef agence Icc-Services Bazounkpa

Michel Sèwayi Agbonon est né vers 1986 à Djakotomey. C’est un informaticien de formation. Son père est décédé le 15 août 2017 pendant qu’il est en détention préventive. Il n’a donc pas pu assister à ses obsèques. Il est le benjamin d’une fratrie utérine de six ans. Il a fait jusqu’en classe de Première. L’emploi à Icc-Services est son premier job. Il est marié et père d’un enfant. Son passage en prison lui a fait beaucoup de bien sur les plans spirituel et moral. Pour lui, il est bon de faire la prison mais seulement il ne faut y séjourner longtemps. Il dit n’avoir jamais entendu parler du mot escroc. C’est à la prison, civile de Cotonou qu’il l’a appris. Michel Sèwayi Agbonon souhaite recouvrer sa liberté pour pouvoir continuer à travailler. Il compte retourner au village si c’est nécessaire, mais jure ne plus jamais travailler pour quelqu’un. Car, c’est son premier travail pour autrui qui l’a conduit en prison. Il mesure 1m66 et pèse 68 kg.

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Clément Sohounou, ex-chef agence Icc-Services à Lalo

Clément Sohounou est né vers 1983 à Lalo. Il a grandi auprès de ses parents. Il est d’ethnie Adja et christianiste céleste de religion. L’inculpé est le premier d’une fratrie utérine de deux enfants. Il a été scolarisé jusqu’en classe de Cours moyen première année (Cm1). Lorsqu’il passait en classe de Cm2, son oncle est venu le chercher chez sa mère pour qu’il l’aide dans son travail de menuisier. Il a appris la menuiserie pendant quatre ans. Il n’a pas eu de diplôme, mais a terminé la formation. Il a travaillé à son propre compte pendant six mois lorsque l’un de ses oncles l’a appelé pour l’aider dans une boulangerie où il a exercé pendant deux ans et demi. Il a quitté la boulangerie parce qu’il n’était pas satisfait du traitement qui lui était fait. Il dit avoir été obligé de faire plusieurs autres petits boulots pour arrondir la fin du mois. Il a décidé de rejoindre un autre oncle qui vendait de postes téléviseurs. Clément Sohounou travaillait avec ce dernier quand il a trouvé l’emploi à Icc-Services. Il est père de cinq enfants dont les âges varient entre 5 et 12 ans. On y compte des jumeaux dont il est heureux de la naissance alors qu’il était déjà en prison. Il trouve banale la façon dont il a trouvé du travail à Icc-Services qui a pourtant changé sa situation. Il a fait beaucoup de bien aux personnes de son entourage dans son village. Il a un poids de 74 kg et une taille de 1m65. Il demande au gouvernement actuel de les aider à se tirer d’affaire.

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Grégoire Coucou Ahizimè, ex-coordonnateur de la Cellule de surveillance des structures financières décentralisées

Grégoire Cocou Ahizimè est né vers 1959 à Dékanmey dans la commune d’Agbangnizoun. Il a agrandi auprès de ses parents. D’ethnie fon, il est de la religion chrétienne évangélique. Il est marié, mais sans enfant. Il est le deuxième d’une fratrie de neuf enfants. Grégoire Cocou Ahizimè a été scolarisé à l’âge de six ans au CI et a aujourd’hui un niveau Bac + 6 avec un Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) en Banques et Finances. Il a exercé en tant qu’administrateur des banques de 1982 à 2012 et est aujourd’hui admis à la retraite. Il compte consacrer sa retraite aux travaux champêtres. Il a un poids de 51 kg et une taille de 1m53. L’évocation des faits Icc-Services l’attristerait. Il souhaite que le dossier soit rapidement clos pour lui permettre d’être fixé sur son sort. Grégoire Cocou Ahizimè dit avoir été pris en bouc émissaire dans cette affaire.

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Etienne Tchihoundro, directeur financier et ex-chef agences Icc-Services Dantokpa

Né vers 1966 à Dogbo, Etienne Tchihoundro est commerçant et est de religion christianisme céleste. Il est le troisième d’une fratrie utérine de huit enfants. Il a étudié jusqu’en classe de seconde sans le Bepc. Il a appris l’électricité et le froid, mais ne les a pas exercés avant de se lancer dans le commerce de friperie. Il a ensuite travaillé à la Sonapra à Bohicon de 1989 à 1990, puis dans un projet à Padme. Il déclare avoir une bonne clientèle au moment où les promoteurs d’Icc-Services l’ont sollicité. Il est marié et père de six enfants issus de trois différents lits. L’accusé dit trouver sa situation carcérale très dure et injuste. Car, il dit ne pas maîtriser le système de fonctionnement d’Icc-Services où les gens auraient fait de lui ce qu’ils veulent Il pèse 82 kg et a une taille de 1m76.

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Justin Dimon, pasteur

Justin Dimon est né vers 1965 à Savè. Il a grandi auprès de ses parents à plusieurs endroits. Il est pasteur, d’ethnie Nago et de religion chrétienne évangélique. Il est le benjamin d’une fratrie utérine de huit enfants dont il est le seul en vie actuellement. Ses autres frères sont tous décédés et dont il met la mort sous le coup de la sorcellerie. Il raconte que la grossesse dont il est issu aurait duré douze mois avec beaucoup de complications. Il ajoute qu’il était prévu que sa mère meure avec la grossesse. C’était une grossesse particulière. Il a été scolarisé à l’âge de sept ans au Cours d’initiation et a fréquenté jusqu’en classe de Ce1. Il faisait l’école buissonnière. Mais, les résultats jusqu’au Ce1 auraient été bons en dépit de son absentéisme scolaire qu’il met également sur le compte d’un ensorcellement. Il a fait une formation de Kung-Fu, puis de soudure. Il a été pratiquant de Kung-Fu, ensuite formateur à l’ex-Ecole nationale de police de 2005 à 2010. Il est fondateur de l’église évangélique Lumière du Christ en 2015 depuis sa sortie de prison, après avoir bénéficié d’une liberté provisoire. Il est marié depuis 16 ans et est père de cinq enfants dont les âges varient entre 14 ans et 6 mois. Il dit avoir été marqué par sa rencontre avec le Seigneur. Cette rencontre a changé sa vie de façon extraordinaire. Son séjour en prison n’a pas été négatif. Il dit avoir compris qu’il faille qu’il passe par là pour grandir dans la foi. La prison a été pour lui la haute université pour la perfection de sa foi. Justin Dimon fait 1m69 et pèse 74 Kg. Seulement, le rapport médico-psycho-psychiatrique révèle qu’il présente un délire paranoïaque de termes mystico-religieux de mécanisme interprétatif, imaginatif, hallucinatoire systématisés avec l’adhésion totale évoluant depuis plusieurs années.
Il présente des traits de personnalité pathologique paranoïaque qui pourraient influencer le comportement de l’inculpé au moment des faits, commente l’expert avant de conclure que l’état de santé de l’accusé en fonction de son évolution pourrait nécessiter, en phase aiguë, une prise en charge en milieu psychiatrique.

Actualités 04 févr. 2019


Vie des organisations : Le nouveau représentant résident de Plan International Bénin en tournée dans l’Atacora

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les différents acteurs et partenaires de Plan International Bénin, le nouveau représentant résident de l’organisation, Karl Frederick Paul, à la faveur d’une séance de travail tenue jeudi 31 janvier dernier au siège de l’antenne Nord de l’organisation à Natitingou, s’est imprégné des actions que mènent les Ongs locales partenaires de Plan Bénin intervenant dans le département de l’Atacora pour l’égalité et l’autonomisation des filles et des femmes.

D’Equi-Filles à Sud-Nord Action en passant par CeRD-Bénin, GADEC-Ong, ADeC-Ong, CBDIBA-Ong, SIAN’SON-Ong et FEE Développement-Ong, les responsables de ces différentes Ongs, ont expliqué au nouveau responsable, leurs champs d’intervention et les activités de sensibilisation, de plaidoyer et autres menées sur le terrain pour le changement de comportements, la culture de la non violence dans les établissements scolaires, la protection et le respect des droits de l’enfant et pour l’égalité pour les filles.
En plus de permettre d’écouter ces organisations locales de la société civile partenaires de Plan Bénin et de voir avec elles comment améliorer la qualité du partenariat, cette descente a été aussi l’occasion pour Karl Frederick Paul de se sociabiliser avec l’équipe de Plan Bénin de Natitingou. « Une chose est de recevoir les rapports, de les lire et d’échanger les emails et l’autre chose est d’aller voir par soi-même la qualité du travail qui se fait et apprécier l’engagement des différentes équipes », a confié le nouveau représentant résident.
Cette tournée aurait aussi eu le mérite de permettre au nouveau directeur d’aller à la rencontre des bénéficiaires des projets de Plan Bénin, pour voir de quelle manière effectivement les interventions leur sont bénéfiques et dans quelle mesure les améliorer dans le futur. Ainsi la délégation s’est entre autres rendu sur le site définitif du village de Pentinga qui a accueilli les déplacés du conflit entre éleveurs et agricultures survenu en 2018 à Cobly.
Vu la place de choix qu’occupent les autorités locales et départementales dans la pérennisation des activités de Plan International Bénin, Karl Frederick Paul, s’est fait le devoir d’aller présenter ses civilités au préfet Lydie Déré Chabi Nah et aux maires des communes de Boukoumbé, Tanguiéta et Cobly.
« Le défi positif principal que j’ai c’est de mettre en place et en pratique la nouvelle stratégie globale de Plan qui vise globalement l’égalité et l’autonomisation des filles et des femmes au Bénin via une émancipation parfaite », a-t-il rassuré.

Didier Pascal DOGUE A/R Atacora-Donga

Société 04 févr. 2019


Consultations prénatales au Chu-Mel: Le ministre de la Santé prête main forte à ses ‘’collègues’’

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, est allé renforcer, ce jeudi 31 janvier, ses anciens collègues de la gynécologie du Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel), dans le cadre des consultations prénatales. Une démarche très saluée.

Sévérine Koliko visiblement à terme sort de la salle de consultation prénatale, le visage dégagé avec un sourire qui marque à la fois son soulagement, sa joie et son étonnement d’être reçue par la première autorité en charge de la santé. Elle n’en revenait pas ! A en croire les gestantes, la consultation était plutôt moins stressante et a offert un cadre convivial et chaleureux.
En fait, ce jeudi 31 janvier était un jour de consultation prénatale peu ordinaire au Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel). En lieu et place des paraphes et des documents administratifs qui pouvaient constituer son lot quotidien à son cabinet ministériel, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a préféré mettre sa blouse blanche pour prêter main-forte à ses collègues de la gynécologie.
Au-delà de la proximité que ce geste crée entre autorités et patientes, la démarche reflète avant tout de l’humanisme. « Ce matin, j’ai consulté une femme qui a déjà presque dépassé le terme de sa grossesse qui devrait subir une césarienne depuis deux semaines, mais qui fuyait parce qu’elle craignait le coût de l’opération; j’ai pu discuter avec elle, je l’ai rassurée et orientée vers le service social pour la continuité de la prise en charge parce que la césarienne est couverte en partie par une subvention de l’Etat. Cette discussion avec cette dame va permettre de la sauver elle et son enfant », se réjouit le ministre.
Les gestantes reçues par le premier responsable en charge du secteur étaient à l’honneur. Pour Murielle Fantodji, c’est une chance de se faire consulter par le ministre de la santé. « C’est avant tout une personne avertie du domaine; il a une grande expérience dans le domaine de la gynécologie et en santé de reproduction », se convainc-t-elle.
Ce contact avec les patientes vise à rapprocher les décisions du gouvernement des réalités que vivent les populations. Mais il a surtout permis au ministre de constater de visu la réalité sur le terrain relativement aux efforts du gouvernement au profit du social. « Ma visite m’a permis de me rendre compte de façon cruciale que les lignes directrices que nous avons eu à prendre au ministère de la Santé sont importantes ; les initiatives du gouvernement sont capitales et je voudrais juste prendre pour preuve le volet social à travers le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) », souligne-t-il.

Mieux s’occuper du secteur

La descente du ministre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une recommandation de la commission chargée des réformes gouvernementales et d’une initiative de l’équipe ministérielle. « Nous avons pris l’initiative de faire en sorte que tout le personnel médical et paramédical au niveau du ministère, des directions départementales de la Santé, et des équipes des zones sanitaires puissent dégager au moins une matinée dans une semaine pour aller dans les services de santé périphériques pour prêter main forte aux équipes en place », annonce-t-il.
Une manière pour eux de s’occuper davantage du secteur. «Cela permettra non seulement de renforcer l’effectif au niveau du personnel, mais aussi à ceux qui sont au niveau décisionnel de rendre compte des réalités que vivent les acteurs de terrain au niveau des formations sanitaires ».
« En tant que première autorité en charge du ministère de la Santé, nous avons jugé utile de donner l’exemple nous-même à travers cette première descente en venant consulter les femmes au Chu-Mel », poursuit-il.
Ces descentes feront désormais partie du cahier de charges des agents. « C’est une initiative régulière qui s’inscrira dans la durabilité. Chaque agent qualifié a déjà fait le choix de la structure sanitaire où il se rendra chaque semaine et du jour où il sera disponible pour aller renforcer ses confrères », assure-t-il.
Les responsables de l’hôpital apprécient la démarche à sa juste valeur. « C’est une initiative heureuse. Ça permet au personnel technique qui travaille dans l’administration d’être toujours au contact des réalités de terrain. Cela les amène à ne pas perdre la main et à prendre conscience des problèmes que nous rencontrons dans la pratique quotidienne afin de pouvoir mieux traiter les dossiers », souligne le professeur René Perrin, directeur des Affaires médicales du Chu-Mel.
En plus de la régularité qui est fortement souhaitée par les femmes enceintes, les gynécologues du Chu-Mel seraient davantage soulagés si par moments, leurs collègues administratifs venaient les renforcer aux heures de garde.

Santé 01 févr. 2019


Edito: La dîme !

Si l’on en croit bien le cours des choses, au rythme des réformes et de la volonté inébranlable du président Patrice Talon à faire rompre d’avec les mauvaises habitudes et faire prendre un Nouveau départ aux Béninois, il faut croire que les chenapans de la République, pour ainsi dire, n’ont que de sales temps devant eux. En tout cas, les bidouilleurs des feuilles d’impôt n’ont plus de beaux jours devant eux, eux et leurs complices qui avaient la main malheureuse de se sucrer aux dépens des caisses de l’Etat, notamment ces agents frappés de cupidité aiguë, car ils prendraient leurs bagues aux morts, et qui, pour une peccadille à leur profit, se souciaient ainsi comme d’une guigne du mal qu’ils pouvaient faire au Trésor public.

Il va falloir en tout cas, désormais, montrer pattes blanches et noircir sa feuille d’impôt avec les vrais chiffres! Cela n’a rien de prosaïque, avec l’Identifiant fiscal unique qui fait de tout Béninois un contributeur digne de son pays, chacun dans la juste mesure de ce qui lui est imputable.
C’est du moins ce que recèlent les réformes diligentes menées au niveau des services des impôts ainsi que les nouvelles inclinations décidées par l’Exécutif béninois depuis 2016, amenant, voire contraignant tous les contribuables à abouler le pognon qu’ils doivent donner pour le service de la République. Toutes choses qui disposent les citoyens que nous sommes, plus que jamais, à sacrifier à nos devoirs civiques tel que recommandé par l’article 33 de la Constitution. Tous ceux qui ont pris l’habitude de tricher avec le fisc et de s’asseoir sur les Tva qu’ils sont censés reverser au Trésor public, les indélicats, savent à quoi s’en tenir désormais. Car, indélicats ils le sont du fait de leur comportement incivique. Etant entendu que l’on soit voleur ou spéculateur, ou même à voler des bisous aux filles, qu’on n’est pas moins dans le cambriolage.
Que l’on soit Arsène Lupin ou entrepreneur col blanc donc, vient le moment de se faire poisser si l’on a pris goût à ses vilaines habitudes. C’est le cas, de nos jours au Bénin où un vieil adage bien à propos dit : « Tous les jours pour le voleur, un jour pour la victime ». Il est par conséquent indiqué, conformément au leitmotiv d’un Nouveau départ, de filer droit d’avec les déclarations fiscales, pour être quitte avec le fisc, et aux commerçants de faire reddition des Tva par une traçabilité électronique avec laquelle il n’y a plus de possibilité d’organiser des évasions comme par le passé.
Dans la droite ligne de la discipline fiscale ainsi impulsée, il ne serait pas superflu que chacun justifie de ses biens et paye en conséquent la dîme nécessaire pour répondre aux attentes sociales, pour l’édification nationale, l’œuvre de développement. Une telle dynamique aura surtout le chic d’assagir ceux-là qui se persuadent de pouvoir faire fortune par la prévarication, en volant si nécessaire leur corde aux pendus, qu’ils ne pourront plus faire profit du bien mal acquis. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) étant, par ailleurs, une épée de Damoclès assez dissuasive, suffisamment pour convaincre même les indélicats les plus endurcis, ceux qui, le jour de leur enterrement, seront capables de voler les portefeuilles de la famille en deuil ! Il existe, en effet, une passerelle très étroite entre lutte contre crime économique et lutte contre terrorisme, en raison de ce que le premier est grand contributeur du deuxième et vice versa, avec son corollaire de blanchiment d’argent. Pour la sécurité des personnes et pour la sûreté économique, il n’est pas superflu pour les pouvoirs publics de savoir quelle est la nature des biens des uns et des autres et ce qui justifie leur consistance….

Société 01 févr. 2019


Payement du rappel de la revalorisation du point indiciaire: Chose promise, chose payée aux retraités !

Suite aux diligences accomplies par le ministre Romuald Wadagni, la promesse, faite par le chef de l’Etat de solder les rappels découlant de la revalorisation du point indiciaire, est tenue. A la joie des retraités à qui du beurre est ainsi mis dans les épinards.

Chose promise, chose due, selon un vieil adage. Mais, que dit la sagesse populaire lorsque chose promise est faite ? Pour le savoir, il faut avoir vu le sourire large chez les retraités bénéficiaires desdits rappels, objet de règlement effectif pour la plupart des 23.000 retraités depuis ce 30 janvier 2019.
Le gouvernement a, en effet, tenu parole, faisant suite à l’engagement du chef de l’Etat, lors de ses vœux à la nation le 31 décembre dernier. Le président Patrice Talon avait indiqué que les rappels découlant de la revalorisation du point indiciaire à payer aux retraités, pour le compte des années 2011 et 2012, seraient payés. Joignant l’acte à la parole du chef, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, n’a pas tardé à confirmer une telle dynamique, soulignant que l’année 2019 est placée sous un sceau hautement social.
Selon les informations recueillies, il convient de préciser que certaines banques n’avaient pas encore positionné jusqu'à hier les ressources liées à ces rappels, quand bien même le Trésor public a accompli les diligences nécessaires à cet effet. De même, les ayants droit qui n’ont pu accomplir les formalités de contrôles physiques des services du Trésor public, devront y souscrire obligatoirement avant de pouvoir bénéficier desdits rappels. Auquel cas, dès le mois de février, ils pourront afficher le même sourire que leurs pairs, car les rappels leur seront aussitôt après virés.

Actualités 01 févr. 2019


Sponsoring du football béninois: Coris Bank International octroie 25 millions F CFA à la Fbf

Coris Bank International vient de faire son entrée dans la famille des sponsors officiels du sport roi en République du Bénin. C’est à travers un accord de partenariat avec la Fédération béninoise de football (Fbf). Pour consacrer cette coopération naissante, l’institution bancaire a remis à la Fbf un chèque de 25 millions de francs Cfa, hier jeudi 31 janvier à son siège à Cotonou.

Un nouveau partenariat vient de naître pour le rayonnement du football béninois. C’est celui de Coris Bank International avec la Fédération béninoise de football. Il a été acté hier par la remise d’un chèque de 25 millions à la Fbf pour appuyer l’organisation des championnats nationaux Vitalor ligue 1 et ligue 2 qui viennent de reprendre. C’est l’un des vice-présidents de la Fbf, Magloire Oké, qui a porté la voix de la fédération lors de la réception de cette subvention. « Aujourd'hui, Coris Bank International joint l'acte à la parole à travers ce sponsoring… C'est une première au Bénin qu'une banque accepte d'accompagner officiellement le football », s’est réjoui le président l'Union sportive Sèmè-Kraké, Magloire Oké, représentant le président de la Fbf. Il a salué le courage et la détermination de Coris Bank International qui a accepté de financer le football béninois en dépit de son visage peu rayonnant. Mais, il précise qu’avec le nouveau comité exécutif et les nouvelles initiatives, le nouveau départ du football béninois est une réalité. « Ce nouveau départ du football, vous y avez cru et vous avez accepté de nous accompagner… Nous vous promettons de faire un bon usage de cet argent », a-t-il affirmé avant de formuler le vœu de voir ce partenariat se maintenir et s’accroître. « Le sponsoring surtout en matière de football rapporte toujours. Je vous demande de continuer », va-t-il encourager.
Représentant le directeur général de Coris Bank International au Bénin, le directeur des risques, Léon Agbadjagan, rassure de la pérennisation de ce partenariat qui reflète les valeurs de l’institution bancaire, notamment la confiance, l’originalité, le respect, l’intégrité et la sociabilité. « Coris Bank International est jeune sur le marché béninois mais plein d'ambitions », a-t-il laissé entendre. Et le soutien au développement du sport roi au Bénin s’inscrit bien, à l’en croire, dans les ambitions de l’institution bancaire. « Ce n'est certes pas grand-chose face aux moyens énormes que requiert la gestion d'un championnat de haut niveau mais je veux croire que la Fbf saura apprécier à sa juste valeur notre geste », a-t-il affirmé sous le présage d’un bon départ et d’heureuses perspectives de partenariat.

Coris Bank marque sa présence au Bénin

C’est la première fois au Bénin qu’une institution bancaire se hisse comme partenaire officiel du Bénin. En sponsorisant le football béninois, Coris Bank International innove et illustre sa devise "La banque autrement". Coris Bank International fait partie du groupe Coris, présent dans sept pays d’Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Sénégal, Mali et Niger). C’est une institution bancaire qui offre plusieurs types de prestations dans les domaines de la banque, de l’assurance et de la gestion boursière. Coris Bank International est engagée dans le financement des particuliers, des entreprises et des institutions, le développement des Pme/Pmi et la promotion des porteurs de projets. Récemment établie au Bénin, elle est pionnière dans la finance islamique avec Coris Bank Baraka et devient un partenaire de choix au service de la population béninoise. Elle se veut une institution de référence à travers la qualité du service à sa clientèle et l’innovation dans les différentes offres commercialisées.

Société 01 févr. 2019


Récit d’une vie de frasques: Clarita Carmagnolle alias « Clara » se confie

Elle devrait passer pour un épiphénomène, une jeune fille anodine comme la plupart de celles qui ont son âge. Mais, les réseaux sociaux et ses frasques en ont fait un objet de curiosité et de convoitise. Elle est aussi la risée de plus d’un. Insolente, incomprise et insoumise. Clara, comme certains l’appellent, tente de tourner la page des scandales, mais difficile…

Les puristes voudraient certainement qu’on l’interne. Pour les amateurs des scandales et du buzz, elle est le produit idéal du moment. Mais, elle n’a que 20 ans, née à Porto-Novo. Son père, Vivance Carmagnolle à qui elle attribue une nationalité belge est photographe de formation. Sa mère, Julienne est commerçante. Elle a grandi dans la chaleur familiale, adulée par son père qu’elle aimait si tendrement. Clarita Carmagnolle à l’état civil, dit-elle. Toutefois c’est Clara qu’on lui connait, ou mieux, Clara la porto-novienne.
Pour cette rencontre d’un soir, elle avait l’air serein, assez sûre d’elle (c’est ce qui la caractérise le mieux), quoiqu’épuisée, allongée dans un fauteuil, drapée d’une longue robe décolletée. Pour elle, tout aurait été si différent si ses parents n’avaient pas divorcé. En effet, à huit ans, elle devait choisir entre son père et sa mère. « Mon père avait été catégorique. Si je suivais ma mère, je devrais l’oublier ».
Pourtant, elle fit le choix de sa génitrice. Elle pour qui son père « était beaucoup ». Sa mère s’est occupée de tout pour elle, raconte-t-elle. Pas seulement pour elle, mais aussi pour son frère aîné et sa sœur et, par la suite, pour le benjamin de la fratrie de quatre enfants, encore en son sein au moment du divorce.
Puis, une nuit, patatras ! Des voleurs ont visité la boutique de sa mère au marché de Ouando. « On lui a tout volé. Tout ». La commerçante épanouie aura de plus en plus du mal à faire face aux besoins de ses enfants. « Sur le chemin de l’école, je remettais mon petit déjeuner à mon frère. Je pouvais compter sur la générosité de quelques amies envers qui je ne marchandais jamais mon soutien. Je pouvais avoir des faveurs d’autres amis aussi », témoigne-t-elle. Les revenus de la mère se font rares. Les besoins croissent et la nécessité de taper à d’autres portes s’est imposé.
Clara a 14 ans. Elle décide de prendre son destin en main, d’aller au secours des siens. A 15 ans déjà, de nombreux hommes lui couraient après. Les gestes de ces derniers pouvaient l’aider à faire face à certains besoins. A 17 ans, elle perd ce qui tient lieu de vertu chez une jeune fille. Sans soutien ni autorité parentale, elle est livrée à elle-même, s’adonne à une vie libertine. Les études, elle en avait fait ce qu’elle pouvait. Elle a eu le Brevet d’études du premier cycle avant de se lancer dans une formation technique d’où elle sort avec pour tout parchemin, un Certificat d’aptitude professionnelle option G3. « Les études, ce n’est pas vraiment moi. Je ne m’y voyais pas. Je voulais être commerçante, installer un supermarché », confie-t-elle, sans plus de détails.
Au fil des minutes, on découvre une jeune fille insouciante, parfois évasive. Pourtant, elle a des regrets. L’un des plus douloureux souvenirs de sa vie reste le divorce de ses parents. Sa vie aurait été tout autre si cette rupture n’était pas intervenue. Elle en a la certitude et en parle avec rage.

Une vie de frasques

« C’est difficile pour moi de vous dire pourquoi elle est autant dans les frasques ». C’est le témoignage d’un acteur du showbiz béninois sur Clarita Carmagnolle. A la même question, elle répondra avec une insolence assumée que c’est son quotidien. « Cela m’amuse. Je me plais à narguer, mais ce n’est pas ma faute. Tout le monde me juge sans me connaître. Je suis indexée sans raison. Ceux qui portent des jugements ne savent rien de ma vie », assure-t-elle.
Cette vie dont elle parle, c’est celle qu’elle connait depuis le 27 janvier 2018. En décidant de parodier une vidéo camerounaise, et de la publier sur l’application Snapchat, elle était à mille lieux de s’imaginer le tournant que prendra sa vie. Son ignorance de l’impact des réseaux sociaux va lui coûter cher. Elle ne sera pas la première jeune fille à se faire prendre à ce piège. Cependant, ces réseaux vont lui donner une ‘‘notoriété’’ au-delà de toutes attentes. Des copines à elle s’en mêlent. Une bataille de clans de jeunes filles explose. Les vidéos affluent sur facebook et WhatsApp. Insultes, insanités, obscénités… tout y passe. La petite Clara amuse la toile et est au centre des causeries les plus sordides.
L’ampleur des dégâts oblige des membres de sa famille à la soumettre à une correction « sur instigation de mon père que je n’avais plus vu depuis cinq ans », confesse-t-elle. « Si on m’avait fait asseoir pour me parler et me conseiller, j’aurais compris. Je me serais excusée et j’aurais repris ma vie en main. Mais, on m’a giflée, ligotée et filmée à mon corps défendant et on m’a balancée sur les réseaux sociaux. Je suis devenue ce qu’on a voulu que je sois. Un enfant ne s’éduque pas sur facebook et WhatsApp », argumente Clarita pleine de rage. Pour elle, elle a juste saisi cette manière de se propulser au devant de la scène et elle s’en sert comme bon lui semble. « Je ne suis pas prête d’arrêter tant que les gens continueront de me critiquer sans raison. J’apporte juste une réponse à tout ce qui se raconte sans fondement », justifie-t-elle.
Pourtant, à cette correction, sa mère s’est opposée, sans avoir réussi, à convaincre. Les jours qui suivront seront les plus douloureux de son existence. Après trois à quatre jours entre pleurs et lamentations, elle se décide à affronter le regard extérieur, vainement. « Quand je sortais, je n’en pouvais pas. J’étais la risée de tout le monde. J’avais honte. Je devais me cacher ».
Ce qu’elle ne nie pas, c’est ses frasques tous azimuts. « Je l’assume », défend-elle, contemplant le tatouage posé sur son pied gauche. Elle en a dix. Sur son avant-bras droit, elle en a tatoué en langue chinoise, « Dieu est grand ». « Je ne suis pas une star. Je ne me vois pas comme telle… », rectifie-t-elle, pour ensuite exhorter ceux qui usurpent son identité, notamment à des fins commerciales, à arrêter.

Pour le meilleur…

« As-tu un plan pour ta propre vie ? Des rêves, des projets ?» Sa réponse est toute faite. « Je me suis fixée tout au plus une barrière de deux ans pour en finir avec tout ce que je fais actuellement. Je vais changer et prendre ma vie en main. Je peux même dire que j’ai commencé. Je fais mon commerce de vêtements, j’achète des habits que je revends et cela marche bien. Je suis fiancée à un homme que j’aime vraiment. C’est une chance. Je suis amoureuse, mais je ne sais pas combien de temps cela va durer », confie-t-elle, soudainement toute sérieuse.
De la « popularité » héritée des réseaux sociaux, elle compte bien s’en servir aussi. « Elle a de petits contrats avec des entreprises de la place pour des actions de communication », laisse entendre son manager assise à côté d’elle. « Mais nous avons aussi de grands contrats et sous peu, Clara sera sous les feux de la rampe dans divers rôles », poursuit-elle. Le temps pour Clarita d’amuser la galerie avec quelques drôleries avant de se reprendre sur ses projets futurs, notamment son ambition de devenir une commerçante prospère. « J’y tiens parce que c’est un rêve de longue date. J’ai assez de projets que je garde pour moi », dira-t-elle.
Faut-il y voir une nouvelle Clara en gestation ? Difficile de le dire. Toujours est-il que pour le moment, elle jure qu’elle « ne peut pas quitter les réseaux sociaux ». Sans doute parce qu’elle y trouve des gains en nature et en espèces, des dons et surtout des courtisans dont la liste ne cesse de s’allonger. Mais elle les dénonce. « Des hypocrites qui m’insultent en public et reviennent négocier des faveurs en privé  », hurle-t-elle.

Une actrice mal inspirée

En définitive, il faut y voir une actrice fabriquée par les réseaux sociaux et une horde de courtisans mal inspirés qui profitent, entre autres, de la naïveté de la jeune fille. Avec son physique charmant, elle parait bien plus grande que ses 20 ans, sans doute à force d’accumuler les épreuves et pourquoi pas les scandales. Elle en est fan. « J’aime quand on parle de moi. Les Béninois adorent les histoires. Ils aiment parler de la vie des autres et je leur sers ce qu’ils veulent », révèle-t-elle. Des histoires tordues, elle dit en fabriquer au rythme de son inspiration, par exemple, sa prétendue grossesse qu’elle attribue à une rumeur. « Comme certains prétendent encore que j’ai avorté, j’ai allaité, il y a quelques jours, l’enfant à ma sœur et j’ai balancé la photo sur les réseaux sociaux. Depuis, tous ceux qui arguaient que j’ai avorté reviennent me traiter de jeune fille-mère. C’est cela la réalité de notre société », déplore-t-elle. « On me traite de prostituée, mais je n’en suis pas une. Je ne suis pas parfaite, Cependant, j’ai et j’aime ma vie ». Une vie libertine, pour ce qu’elle peint de son quotidien, un contre-exemple pour les autres de son âge. Catholique non fervente, elle dit loger Dieu dans son cœur.
On dira peut-être qu’elle est dans un rôle qu’elle joue bien, du moins pour ceux qui veulent bien la suivre dans ses exhibitions et grossièretés sur les réseaux sociaux. Elle y a d’ailleurs établi son règne et tire par le bout du nez, ses 13.000 followers sur facebook et les 17.000 sympathisants qu’elle draine sur Snapchat.

Société 01 févr. 2019


Rapport de vérification de gestion: Plus de 1.419.999.419 F Cfa de perte à la société Bénin-Tracteurs

Le gouvernement a pris connaissance, au cours du Conseil des ministres du mercredi 30 janvier, du rapport de vérification de la gestion administrative, commerciale, financière et comptable de la société Bénin-Tracteurs Sa de novembre 2015 à octobre 2017. De nombreux manquements révélés.

« Prendre les mesures qui s'imposent pour corriger toutes les anomalies relevées ». C’est la principale recommandation faite par le Conseil des ministres à l’endroit des ministres concernés par la gestion de la société Bénin-Tracteurs Sa sise à Ouidah. Cette décision fait suite à une mission de vérification dépêchée au niveau de ladite société. Mission dont le rapport révèle des dysfonctionnements et des insuffisances préoccupants quant à la constitution même de la société et à sa gestion, indique le compte rendu du Conseil des ministres.
« Les constats effectués révèlent, entre autres, une production mensuelle d'environ 21 tracteurs seulement, contrairement à l'engagement de la société d'en produire au moins 100 par mois pendant la première année d'exploitation de la chaîne d'assemblage, et des pertes cumulées s'élevant à la somme de 1.419.999.419 F Cfa en deux ans d'exercice, soit 141,90 % du capital social ».
Une situation préoccupante qui a motivé les instructions données aux ministres concernés pour faire la lumière sur la situation et surtout corriger toutes les anomalies relevées.

Société 31 janv. 2019


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