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Nouvelles

Services sociaux de base eau et électricité: Une efficacité gouvernementale sans précédent

Sur le chantier de la fourniture et d'accès à l’énergie électrique et à l’eau potable, le gouvernement fait preuve d’une détermination que conforte l’appui diligent des partenaires.

23.735.000.000 FCFA d’accord de prêt signé entre la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao pour le financement du projet de construction, de renforcement et de réhabilitation de 44 adductions d’eau villageoises en République du Bénin ; 16.225.000.000 FCfa de prêt signé avec la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao dans le cadre du financement du projet d’électrification rurale de cent (100) localités par le réseau centralisé en République du Bénin ; 16.957.088.000 FCfa dont 8.593.036.700 FCfa en crédit et 8.364.051.300 FCfa sous forme de don portant sur l’accord de financement signé avec l’Association internationale de Développement (Aid) dans le cadre du projet d’interconnexion électrique régionale dorsale Nord 330 kV.
Porté à la connaissance de l’opinion nationale par le Conseil des ministres de ce mercredi 30 janvier, ce sont là les résultats de l’efficacité du gouvernement de la Rupture à la mobilisation de ressources pour répondre à la demande sociale, en l’occurrence en matière d’adduction d’eau potable et d’électricité en milieu rural.

Fort impact social

Le résultat du premier accord, soumis à ratification par l’Exécutif béninois, sera consacré à l’amélioration de l’accès des populations à l’eau potable en milieu rural, ceci par la construction de 37 nouveaux systèmes d’adduction d’eau, le renforcement, la réhabilitation de 7 anciens systèmes d’adductions d’eau villageoises dont certains connaitront une extension. Dans les différentes localités ciblées, pas moins de 224.000 nouveaux bénéficiaires seront impactés et alimentés en eau potable.
Le deuxième accord sera essentiellement consacré, outre à l’installation des lignes de transport et de distribution haute tension et à la fourniture d’électricité, à l’éclairage public, aux branchements à des prix abordables aux ménages dans 100 localités de 11 départements du Bénin, excepté Cotonou. Quant à l’accord de financement signé avec l’Association internationale de Développement (Aid), il fera notamment le bonheur des habitants de Malanville, Kandi et Bembèrèkè qui pourront jouir d’un accès à une électricité fiable et bon marché, donc à portée de toutes les bourses. Soit 10.000 nouveaux abonnés des villages et arrondissements de cette sphère géographique. Ces ressources, prêt et don, devant être consacrées à la résorption du déficit d’offre en électricité, par la diversification des sources d’approvisionnement, assurant ainsi la disponibilité du produit.
C’est révéler un secret de polichinelle que de soutenir que sans l’eau et l’électricité, la croissance économique très déterminante pour assurer le service social est hypothéquée, et partant l’œuvre de développement frappée d’un important handicap. Les artisans, tout comme les industriels, mesurent mieux que quiconque l’importance de la disponibilité de ces deux produits indispensables dans l’exercice professionnel au quotidien, qu’il s’agisse du couturier ou du vendeur d’eau fraiche, et encore plus des unités de production.
Mais, au-delà de cet intérêt économique, notamment la promotion des économies locales, améliorer les conditions de vie des populations par l’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique relève d’une question de dignité plus que de bien-être social. Un impératif auquel répondent, par ailleurs, les chantiers de modernisation du cadre de vie initiés pour révéler le Bénin. D’où la détermination du gouvernement du Nouveau départ, dont le chef honore ainsi ses promesses vis-à-vis des populations à travers des réalisations concrètes visant à augmenter le taux d’accès des populations rurales à l’électricité et à l’eau.

Crédibilité du Bénin

Objectif de développement durable auquel le Bénin a souscrit, depuis 2016, inexorablement, le nombre de personnes ayant accès à l’eau potable, de même qu’à de l’énergie électrique fiable s’accroît grâce aux efforts inlassables du gouvernement.
Loin d’être banal, c’est la capacité du Bénin à pouvoir mobiliser les ressources qui est ainsi révélée une fois encore, preuve de la crédibilité de sa signature grâce aux gages donnés par ses dirigeants à travers leur gouvernance dont on se doute que, si elle n’était pas de bonne facture, elle n’aurait pas de pareils résultats. Ainsi, sur environ 17 milliards de francs Cfa de ces accords de financement mis en relief par le Conseil des ministres hier, près de la moitié est substantiellement faite de don !
Toutes choses qui renforcent la volonté du gouvernement à favoriser l’accès à l’eau potable pour tous d’ici 2021 et à honorer ses engagements en la matière. De sorte que, passée la phase d’urgence de lutte contre le délestage, le gouvernement mise désormais sur les investissements de moyen et long termes pour juguler la crise énergétique. De même, à ce rythme, et au regard de l’engagement des partenaires à ses côtés, le défi d’accès universel à l’eau potable pour les populations béninoises sera relevé, car d’évidence, et vu la mobilisation des ressources financières au profit du programme y dédié, cet enjeu est à portée de main, voire avant l’échéance prévue?

Actualités 31 janv. 2019


Dr Virginie Hossou Adjanohoun: De la blouse rose à la verte, un cursus singulier

Elle incarne un modèle pour nombre de ses collègues et proches. Jadis sage-femme diplômée d’Etat, aujourd’hui médecin-chef, le cursus de
Virginie Hossou Adjanohoun est bien singulier. Loin d’être un long fleuve tranquille, elle s’y est donné corps et âme en vue de sa consécration. Portrait d’une femme dont le parcours se laisse apprécier.

Virginie Hossou Adjanohoun est un agent de santé hors du commun. Son parcours de médecin relève d’une longue histoire, d’une détermination de femme, d’un rêve assouvi. De la sage-femme d’Etat effacée et efficace au médecin brillant et admiré, l’aventure en valait la peine, bien qu’elle n’ait pas été un long fleuve tranquille.
Après avoir exercé le métier de sage-femme d’Etat pendant 20 ans, elle renoue avec les bancs pour se lancer dans la formation en gynécologie. Logée à la même enseigne à l’université que des apprenants de la tranche d’âge de ses enfants, ‘’la mémé-étudiante’’ alors âgée de 45 ans, a dû faire pression sur elle-même pour y arriver. Elle a fait fi des regards et des commentaires relatifs à son âge, et s’y est donné corps et âme pour à la fin obtenir son diplôme de médecin. Huit années d’assiduité au cours auront permis à cette femme, la cinquantaine révolue, d'avoir ce diplôme très convoité et réveler le génie qui sommeillait en elle puis être nommée médecin-chef de la zone sanitaire d'Abomey-Calavi. Son âge relativement avancé était tout sauf un handicap. Des témoignages renseignent qu’elle est la première sage-femme à faire un tel cursus.
Bien que se sentant très confortable dans son marigot, la routine d’exercer le métier de sage-femme a déclenché une autre motivation en elle. « Le métier de sage-femme était devenu pour moi un réflexe. A un moment donné, je ne profitais plus suffisamment de mes connaissances sur la femme et le nouveau-né, parce que je n’arrivais pas toujours à donner satisfaction à toutes les préoccupations des patients. J’ai réalisé que je devrais aller étudier l’homme dans d’autres dimensions », raconte-t-elle. Chose faite. Elle est plus outillée aujourd’hui à combler les attentes de ses patients. « Le souci de mieux servir mon pays m’a amenée à renforcer mes compétences professionnelles. Je suis à même aujourd’hui de bien réagir face aux différents cas qui se présentent à moi », assure-t-elle.
Après son baccalauréat série D, elle a appris et exercé le métier de sage-femme avant d’être rattrapée plus tard par son rêve. Celui de devenir médecin. C’est une femme apparemment très épanouie qui raconte aujourd’hui son parcours. « Je suis très fière de moi-même, entièrement comblée. J’ai le sentiment d’une femme ayant réalisé son rêve; j’ai réussi à devenir ce que je voulais être », se réjouit-elle. «Je suis fière d’être apte et d’avoir les connaissances nécessaires pour mieux prendre en charge l’être humain », s’exclame-t-elle.

Reconnaissance des populations

Des aptitudes, Virginie Hossou Adjanohoun en dispose assurément. La cité lacustre de Sô-Ava (première localité où elle a servi après l’obtention de son diplôme en médecine), peut lui rendre des témoignages à vie, en raison de ses nombreux efforts pour assurer les soins de santé dans la localité. Pendant qu’elle y exerçait, elle était au-devant de la scène pour des actions en faveur de la promotion de la santé au profit de cette population. Qu’il s’agisse de l’exécution du Programme élargi de vaccination (Pev) dans la zone, de la promotion de la planification familiale ou des bonnes pratiques en matière de lutte contre le paludisme et les maladies diarrhéiques, la 1ère femme médecin-chef dans l’histoire de la localité, s’est tout le temps affichée comme le défenseur de la cause de cette cité lacustre. A Sô-Ava, Mme Adjanohoun a vécu comme une digne fille du terroir. Sans ménagement. Là-bas, elle y a laissé de bons souvenirs dans l’esprit des populations. « J’ai été la première femme à servir dans cette localité qui n’a jamais connu de médecin-chef. Contrairement à ce que les gens pensaient, j’ai élu domicile à Sô-Ava, où je logeais sept jours sur sept et 24heures sur 24. Tous les jours de la semaine, j’étais au chevet de ces populations lacustres. Les autorités et populations de cette commune ne pourraient pas m’oublier pour mes actions positives envers elles », se félicite-t-elle. Ici, tous témoignent de son attachement au travail et de son amour du prochain.
De Sô-Ava à Abomey-Calavi, le pont a été vite franchi. Ici aussi, c’est un chef hors du commun qui prend en main la santé des populations de la commune. Un profil plutôt recherché depuis l’avènement du Renouveau démocratique au Bénin. « Depuis l'avènement de la démocratie, Abomey-Calavi n’a plus enregistré de femmes médecins-chefs de commune; je suis encore la première à occuper ce poste. Cette population témoigne un peu partout de mon dévouement à ses côtés », relève-t-elle.
Elle est au cœur de la promotion de la santé familiale. «Depuis que j’ai été installée, les femmes ont compris qu’il faut venir très tôt en consultation prénatale et qu’il faut anticiper sur les maladies des enfants en les emmenant très tôt au centre de santé afin d’éviter les complications », apprécie-t-elle avant de poursuivre : « grâce à moi, des couples vivent en harmonie aujourd’hui avec les méthodes de planification familiale. Ils savent désormais que les naissances et les grossesses se planifient ».
Sur un autre plan, l’ancien médecin chef de Sô-Ava œuvre avec les chefs postes et les relais communautaires en faveur de l’Initiative vaccinale décentralisée (Ivd). Avec son bâton de pèlerin, elle a parcouru les neuf arrondissements de la commune d’Abomey-Calavi, l’une des communes les plus peuplées du Bénin, pour enseigner les notions d’hygiène et d’assainissement et de soins aux populations.

Travailler pour son honneur

Son challenge, c’est d’apporter de la joie au cœur de tous et d’aider la femme à s’autonomiser. « La femme doit comprendre qu’elle ne doit pas toujours attendre l’homme avant de se prendre en charge », indique-t-elle. Selon elle, la santé de la femme est tributaire de celle de la famille. « Lorsque la femme se porte bien, le foyer se porte bien, le ménage est heureux et la population en tire le maximum de profit », soutient-elle.
Son souhait, c’est de voir la jeune génération de filles reprendre le flambeau des aînées et l'assumer avec talent et honneur. « On a longtemps considéré la femme comme le sexe faible, le sexe qui doit se soumettre, se rabaisser, s’humilier et obéir», relève-t-elle.
Le temps est venu pour que les jeunes puissent corriger cette perception. C’est donc en connaissance de cause qu’elle adresse cette exhortation aux jeunes filles : « la relève doit savoir que le métier représente toute une vie et travailler sérieusement pour impacter leurs communautés de sorte que même s’il arrivait qu’on leur enlève leur honneur, qu’on ne leur enlève pas leur métier. En fait, l’honneur s’acquiert par le travail », tranche-t-elle pour susciter la détermination, la conviction et le goût du travail bien fait dans leur rang.
Mais, pour un profil comme celui de Virginie Hossou Adjanohoun, il faut avoir le dos large pour essayer une telle ‘’folie’’. Renouer avec les bancs après plus de 45 ans, ce n’est pas donné à tout le monde. Si le médecin-chef de la commune d’Abomey-Calavi se conforte aujourd’hui de son statut, elle est davantage convaincue que sans des soutiens comme celui des professeurs Djidjoho Padonou, Justin Dénakpo, Albert Tévoédjrè et de son épouse, de l’ancien recteur de l’Université de Parakou, Simon Akpona, du professeur René Perrin ou encore du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et des professeurs Marc-Abel Ayédoun et Francis Tognon, elle n’aurait pas enlevé sa blouse rose pour porter la verte ou la blanche.
Du haut de ses 54 ans, cette dame, taille moyenne, teint clair, joviale et belle demeure très jeune dans l’esprit. Si elle-même a pu bénéficier de l’accompagnement permanent de son mari et de l’un de ses cousins, David Gervais Koutangni, elle est davantage convaincue que le don de soi et l’ouverture d’esprit sont des valeurs qui doivent être mises au service de la jeunesse. En tout cas, ce n’est pas ce qui manque à ses enfants et petits-fils qui abusent de sa simplicité et de son humilité pour tirer le maximum d’elle. Une femme battante et comblée, Virginie Hossou Adjanohoun le revendique fièrement. Mais elle doit également compter avec la ‘’jalousie humaine’’. « Les gens estiment que Dieu m’a tout donné : la beauté, l’intelligence, la chance…. Je me bats simplement pour honorer le Créateur », admet-elle.
Des soutiens certes, mais la sage-femme d’Etat devenue médecin-chef sait qu’elle n’a pas droit à l’erreur. « Les professeurs qui m’ont formée m’attendent pour former d’autres gynécologues; je me battrai pour mériter continuellement leur confiance », promet-elle. Engagement d’une femme qui incarne par-dessus tout, la sagesse.

Société 31 janv. 2019


Indice de perception de la corruption 2018: Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100

L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) vient d’être rendu public. La situation est alarmante sur le plan mondial. L’étude affiche une amélioration d’un point pour le Bénin par rapport à 2017 bien que le pays ait conservé le même rang. Ces résultats ont été dévoilés, hier mardi 29 janvier à Cotonou, par la présidente de Social Watch, Blanche Sonon, lors d’un point de presse.

Les données de l’Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) sont alarmantes sur le plan mondial. Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100 et maintient son rang de 85e sur 180 pays ou territoires.
À l'échelle mondiale, les données sont inquiétantes. Plus de deux- tiers des pays ont un score inférieur à 50 sur 100. La moyenne mondiale est de 43 sur 100.
Les pays les plus corrompus du monde se trouvent en Afrique. Il s’agit de la Somalie et du Soudan du Sud qui ont respectivement réalisé des scores de 10 et 13.
Avec des scores respectifs de 88 et 87, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont inscrits au rang des pays les plus ‘’intègres’’ au monde.
Au niveau régional, l’Europe occidentale, avec une moyenne de 66 points, obtient le score le plus élevé. A l’opposé, les régions les moins bien notées sont l’Afrique subsaharienne avec une moyenne de 32 et l’Europe de l’Est et l’Asie centrale avec un score moyen de 35.
Il en résulte qu’en matière de lutte contre la corruption, la majorité des pays évolue à pas de tortue tandis que d’autres sont restés figés. Ces résultats ont été annoncés à la faveur d’un point de presse ce mardi 29 janvier par Social Watch, contact national de Transparency international à Cotonou.
L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 s'appuie sur treize enquêtes et évaluations d'experts pour mesurer la corruption dans le secteur public au niveau de 180 pays et territoires, en attribuant à chacun une note allant de zéro (très corrompu) à 100 (pas corrompu).
Pour le compte de cette année, Transparency international s’est focalisé sur « la corruption et la démocratie ». Sur ce point, le rapport relève « l'incapacité persistante de la plupart des pays à contrôler efficacement la corruption. Ce qui contribue à une crise de la démocratie dans le monde ».
Analysant le phénomène dans le secteur public, Transparency international a constaté que la corruption peut contribuer à un recul des institutions et des valeurs démocratiques.
Relativement à cet aspect, la présidente de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, souligne que la démocratie va au-delà des élections libres et équitables. «Notre analyse examine la démocratie au-delà du processus électoral pour se concentrer sur une compréhension holistique de la qualité de la démocratie, surtout la démocratie financière », développe-t-elle.
Elle explique que la structure qu’elle dirige s'efforce de travailler pour la mise en œuvre des recommandations du Rapport d’évaluation du Système national d’intégrité (Sni).

Les cinq recommandations de Social Watch

Au regard de ces résultats, Social Watch recommande aux acteurs politiques béninois « de rendre accessibles au public toutes les informations relatives à la gestion des finances et des marchés publics », de «renforcer l’indépendance des institutions de contre-pouvoir et de garantir leur capacité à fonctionner sans intimidation ». Le réseau invite également les pouvoirs publics à « combler le fossé entre la législation et les pratiques de lutte contre la corruption ».
Aussi, recommande-t-il de «soutenir les organisations de la société civile de contrôle citoyen des dépenses publiques, et de « soutenir des médias libres et indépendants, en assurant la sécurité des journalistes et leur capacité à travailler sans intimidation ni harcèlement ».

Actualités 30 janv. 2019


Dématérialisation de l’obtention du quitus fiscal pour les législatives: Une preuve de la transparence du processus

Les candidats à l’obtention du quitus fiscal, une pièce capitale pour les dossiers de candidature aux élections législatives savent mieux le processus à suivre pour y parvenir. Le service des Impôts, à travers un communiqué radio et télédiffusé en date du 14 janvier dernier, a appelé les candidats à s’immatriculer à l’Identifiant fiscal unique (Ifu) puis à soumettre leur demande à l’adresse https://quitus.impots.bj. Cet exercice exigé aussi bien de la mouvance que de l’opposition est un gage de la transparence du processus.

Le service des Impôts, en appelant les candidats à s’inscrire sur la plateforme http://quitus.impots.bj pour l’obtention du quitus fiscal après l’immatriculation à l’Identifiant fiscal unique (Ifu) pour ceux qui n’en disposent pas encore, tranche avec la polémique sur le vote du code électoral. Les acteurs de l’opposition avaient porté de réserves par rapport à cette loi et ont dénoncé l’exigence du quitus fiscal, au motif entre autres que c’est le directeur général des Impôts, agent de l’Etat sous ordre qui est habilité à le donner, et qu’il pourrait refuser de le faire pour certains. Avec cette plateforme, l’administration des Impôts démontre son impartialité, sa nature de service public. La dématérialisation du processus d’obtention du quitus fiscal est une preuve de la transparence du processus, un acte à mettre à l’actif du gouvernement. Par ce procédé, tout potentiel candidat, quel que soit son bord politique, soumet sa demande de quitus fiscal en remplissant les champs présentés par la plateforme. Ces champs sont les mêmes pour tous les candidats, selon une source en service à la direction générale des Impôts. Une véritable révolution, selon la même source, qui apporte plus de crédibilité au processus. De quoi rassurer l’opposition. De ce fait, le gouvernement vient dissiper ses inquiétudes dans la perspective des législatives du 28 avril prochain. Il faut souligner que le chef de l’Etat s’était engagé à dépolitiser l’administration publique. La direction générale des Impôts concrétise par cette innovation, la mise en œuvre des engagements du président Patrice Talon.
L’avantage de cette dématérialisation est que tous les candidats sont soumis aux mêmes règles. En cas de contentieux, chacun peut démontrer s’il a fourni toutes les pièces demandées au soutien de sa demande et s’il a bien rempli tous les champs proposés par la plateforme. L’administration des Impôts ne sera donc pas accusée d’opérer de choix sélectifs de candidats.

Actualités 30 janv. 2019


Visite du secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères: Jens Frolich Holte réitère le soutien de la Norvège au Bénin

En visite au Bénin, le secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jens Frolich Holte, a tenu, ce mardi 29 janvier, une séance conjointe de travail avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et certains de ses collègues du gouvernement. Au cours de cette rencontre, les nouvelles perspectives de la coopération entre les deux nations sont passées en revue.

Dans le cadre du suivi des retombées de la dernière visite du président de la République, Patrice Talon, à Oslo en Norvège, le secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jens Frolich Holte, a effectué une visite de travail au Bénin. A l’occasion, une séance conjointe de travail sur la coopération bilatérale a été organisée, avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et ses collègues de l’Energie, Jean-Claude Houssou, du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato et Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex).
Au terme de la rencontre, le secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jens Frolich Holte, s’est réjoui de l’intérêt du gouvernement pour les relations entre les deux pays. Il a remercié le gouvernement béninois pour ses engagements vis-à-vis de la Norvège et sa franche collaboration depuis la visite du président Patrice Talon à Olso en Norvège. Jens Folich Holte rassure les autorités béninoises du soutien de la Norvège dans les différents secteurs évoqués au cours de cette réunion. « Nous avons eu des discussions constructives et nous souhaitons que cette relation soit plus fructueuse dans les années à venir » a-t-il déclaré.
Au nom du gouvernement et du président de la République, Patrice Talon, le ministre en charge des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a remercié Jens Frolich Holte pour sa visite au Bénin. Selon lui, cette première visite du secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères s’inscrit dans le cadre du suivi des retombées du déplacement du président Patrice Talon en Norvège en novembre dernier. A l’en croire, cette visite consolide les relations entre les deux pays et ouvre de perspectives nouvelles pour cette coopération. « Mes collègues et moi avions exprimé des préoccupations majeures, chacun en ce qui concerne son secteur, et nous espérons beaucoup d’investisseurs norvégiens au Bénin dans les mois à venir » a-t-il déclaré.
Dans cette lancée, il est prévu à l’Apiex ce mercredi à Cotonou, une réunion sur le cadre de la coopération dans le domaine des investissements entre l’Association des hommes d’affaires norvégiens et les autorités béninoises. L’équipe de Oil for developement, programme norvégien auquel le Bénin est éligible, va se rendre également au Bénin au mois de mars prochain.
« Les hommes d’affaires béninois se sont rendus récemment en Norvège et les discussions ont beaucoup avancé, surtout sur le périmètre Sèmè-Kpodji où nous souhaitons bénéficier de l’assistance de la Norvège pour réussir le démantèlement du champ pétrolifère afin d’éviter un problème écologique majeur à notre pays » a-t-il martelé.
Au plan multilatéral, Aurélien Agbénonci a confirmé au secrétaire d’Etat, Jens Frolich Holte, le soutien du Bénin pour l’admission de la Norvège comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’Onu pour la période 2021-2022. Enfin, l’ouverture d’un consulat de la Norvège au Bénin et la nomination de Huguette Bokpè Gnacadja comme consul renforcent, selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, les relations entre les deux pays.

Actualités 30 janv. 2019


Projet Commune Millénaire pour le développement de Bonou: Le Pnud et le Pam dans une perspective de partenariat de mise à l’échelle

Le Projet Commune du Millénaire pour le Développement (Pcm) de Bonou a fait l’objet d’une visite conjointe du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) et du Programme Alimentaire Mondial (Pam). Les autorités de ces deux agences des Nations Unies au Benin sont allées s’enquérir des réalisations du Pcm via une mission de supervision terrain du projet sur quelques-uns des différents sites de sa mise en œuvre le mardi 22 janvier 2019 dans la perspective d’un partenariat pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable au Bénin.

La plate-forme multifonctionnelle d’Adido est la première étape de la visite bipartite une fois à destination de la commune de Bonou au cœur de la vallée de l’Ouémé dont la richesse est bien inestimable. Guy Louèkè, Chef du projet Pcm – Bonou, imprègne la délégation de ce qu’il s’agit d’un centre d’agrobusiness équipé d’une centrale électrique photovoltaïque de 64 kw au profit des femmes de Bonou, fruit du partenariat entre le gouvernement béninois, le Japon et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Le joyau est composé de cinq ateliers de transformation des fruits et légumes, de manioc, de noix de palme en huile rouge, de maïs et de prestation de services para-agricoles comme la restauration, la charge de batteries de téléphones portables, le magasin de stockage et de vente de produits divers. Il participe au renforcement de capacités et l’autonomisation des femmes et concourt à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (Odd) dont notamment l’Odd 1 relatif à l’élimination de la pauvreté ; l’Odd 2 qui prône la faim zéro ; l’Odd 4 qui vise à assurer à tous une éducation de qualité ; l’Odd 5 qui porte sur l’égalité des sexes ; l’Odd 6 qui concerne l’accès à l’eau propre et l’assainissement et l’Odd 7 relatif à la fourniture de l’énergie à un coût abordable et l’Odd 8 relatif au travail décent.
A travers l’opérationnalisation de la plate-forme multifonctionnelle d’Adido dans la commune de Bonou, la réalisation des défis inscrits au programme d’actions du gouvernement (Pag) 2016-2021 sont pleinement en expression avait souligné le Ministre d’état chargé du plan et du développement Abdoulaye Bio Tchané à l’inauguration de l’infrastructure le mardi 8 août 2017 après 19 mois de travaux.
La seconde étape de cette mission de terrain a été la visite de l’école d’Adido. Le rappel des actions du Pcm via la composante éducation a permis de mettre en exergue son impact en trois ans sur onze écoles, avec la construction de 33 salles de classe et surtout la formation des enseignants pour une éducation de qualité. L’amélioration des performances éducatives de l’école primaire publique d’Adido hissée dans le top 50 des meilleurs à l’examen du Cep 2018 est déjà la preuve concrète du succès du Pcm exprimée par Hyacinthe Kouazoundé, directeur de l’école. La délégation a été aussi reçue à l’école primaire publique d’Agbosso-Kota, où plusieurs infrastructures ont été réalisées par le Pcm-Bonou pour améliorer les conditions de vie des populations : forage, château d’eau, cantine scolaire dont lacuisine fonctionnelle à base du biogaz et de l’énergie photovoltaïque. Aussi, l’école dispose-t-elle d’un jardin scolaire pour susciter la culture entrepreneuriale chez les écoliers. De l’eau potable est disponible sur le site et sert à satisfaire les besoins en eau (cuisson, maraîchage, douche) et surtout à la mise en place d’une buanderie pour soulager les populations.

Des résultats impressionnants

A l’étape 4 de la visite, la mini-rizerie en installation apporte davantage d’éléments de conviction sur la qualité des réalisations du Pcm. Un réel espoir de changement de vie est né chez les femmes de la coopérative de transformation du riz qui n’attendent que de décupler la production et leur revenu avec le fonctionnement très attendu de la rizerie, a soutenu Sènamè Tossou, la responsable de la coopérative.
Les membres de la mission conjointe Pnud et Pam ont été très impressionnés par les résultats concrets des différents sites du projet visités. Ils ont également fait, le tour des réalisations, le marché de conservation et de transformation de poisson Gbèdo à côté duquel il est mis en vente les différents produits du Pcm.
La mission conjointe de supervision terrain des activités du Pcm ainsi terminée, le Représentant Résident a.i. du Pnud Adama Bocar Soko exprime son admiration au regard du parcours élogieux du Pcm et a remercié l’ensemble des partenaires engagés à régler les questions de développement tenant à plusieurs objectifs de développement durable dans le respect de l’environnement et des défis sociaux. Il a mis l’accent sur le maintien des élèves à l’école via la réalité des cantines et retient la promotion de l’économie locale au travers du déroulement entretenu des multiples activités observées. Aussi, apprécie-t-il la démarche du Programme Alimentaire Mondial (Pam), un potentiel partenaire d’action complémentaire pour d’éventuels résultats à coûts abordables, avec qui le Pnud entend réaliser de plus estimables prouesses. C’est avec émerveillement que Francis Bèrè, Chargé de Programme au Pam au Bénin a parcouru les divers sites à forte portée sur le bien-être des populations de la commune de Bonou et conclu que le Pcm participe effectivement à la lutte contre la faim, la malnutrition, une réelle esquisse de solutions aux problèmes sociaux à régler, et qu’il mérite de soutenir. Il établit un rapprochement de vision qui permet au programme du Pam d’envisager donc un partenariat à gain réciproque dans une synergie d’action pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable dans l’éradication de la pauvreté. La délégation est partie de Bonou dans une ambiance de satisfaction, dans l’attente d’un partenariat réel de mise à l’échelle au niveau de toute la commune des succès réalisés. C’est aussi avec la certitude de la satisfaction de la population de Bonou et du Maire Julien Afohounha, de ce que le Pcm est un réel salut pour leur commune et que sa pérennisation ne devrait souffrir d’aucun doute. Rappelons que le Bénin et les Nations Unies souhaitent que cette initiative d’approche holistique intégrée soit pérennisée à travers son extension aux 76 autres communes du Bénin.
Notons pour finir que le projet Pcm est mise en œuvre par le Centre de Partenariat et d’Expertise pour le développement Durable (CePed) avec l’appui technique et financier du Japon et du Pnud. Il vise la réalisation des Objectifs de Développement Durable au niveau de la commune de Bonou qui compte 44 000 habitants, par une apport simultané intégré d’investissements et d’interventions innovantes dans les domaines de la sécurité économique et alimentaire, l’accès des populations aux soins de santé essentiels, l’accès à une éducation primaire de qualité notamment pour les jeunes filles, la cohésion sociale et la prise en compte du genre dans le processus de développement local, l’accès des populations à l’eau potable et à ‘énergie et la gouvernance locale.

Source : Force Com One

Société 30 janv. 2019


Déperdition scolaire des filles à Bembèrèkè: Les enseignants outillés sur leurs rôles et responsabilités

Les grossesses précoces en milieu scolaire constituent un frein à l'essor de la famille et de la communauté. Elles constituent un handicap majeur à la scolarisation des enfants, au développement de la nation et est un facteur d'abaissement du taux de réussite dans les établissements secondaires du Borgou. Pour inverser la tendance, la Fondation Regard d'Amour a échangé, samedi 26 janvier dernier à Bembèrèkè, avec les enseignants de la commune sur le thème; « Abandon scolaire des filles : rôles et responsabilités des enseignants».

La Fondation Regard d’Amour veille à la contribution de tous à la réduction de la déperdition scolaire des filles pour cause de grossesses précoces. A cet effet, elle a organisé, samedi 26 janvier dernier à Bembèrèkè, un atelier à l’intention des enseignants de la commune auxquels se sont ajoutés les responsables d’établissements et conseillers pédagogiques. C’est pour prendre les dispositions nécessaires afin de ralentir la progression du phénomène. Il s’agit également d’envisager les actions à mener pour éradiquer les violences sexuelles en milieu scolaire.
Le projet intitulé «Education des adolescents et jeunes sur la santé sexuelle et de reproduction en milieu scolaire » a été présenté par son assistante, docteur Wilisse Marlène Gandaho. Elle en a profité pour faire connaître davantage la Fondation Regard d'Amour. Avant elle, c’est le coordonnateur du projet, docteur Paul Ayémonna, qui a invité l'assistance à s’impliquer dans la bataille afin que cette rencontre d'échanges soit couronnée de succès.
Au cours de l’atelier, une communication a été présentée par le chef Division planification, suivi, évaluation et statistique à la Direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Ddestfp) du Borgou, Gédéon Lokonhoudé. C’est sur le thème « Abandon scolaire des filles : rôles et responsabilités des enseignants ». Passée la clarification de quelques concepts, il a présenté les causes des violences sexuelles en milieu scolaire et des abandons scolaires. Au nombre de ces causes, il a fustigé le manque de maîtrise de soi, surtout au niveau des jeunes enseignants, l'irresponsabilité, la méconnaissance des textes, l'impunité des auteurs du harcèlement sexuel, la complicité des autorités, etc. Pour les abandons, il a évoqué les échecs scolaires, la mauvaise orientation, le manque de soutien ainsi que les comportements sexuels. Il a aussi mis l’accent sur certains chiffres, lesquels interpellent la conscience de tous. A ce niveau, force est de constater que, tous les jours, une fille est victime du harcèlement sexuel dans la commune de Bembèrèkè, deux tombent enceintes dans le Borgou et 26 abandonnent les cours dans le même département. Il a aussi rappelé les sanctions encourues par les auteurs et complices de violences sexuelles que ce soit en milieu scolaire ou non. A cette occasion, quelques approches de solutions notamment la vulgarisation des textes en vigueur, la sensibilisation des enseignants, élèves et auteurs des violences sexuelles ont également été proposées.
A l'issue des travaux de groupes, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s'agit, entre autres, de la mise en place d'un réseau d'enseignants comme des pairs éducateurs. C’est pour sensibiliser sur les causes, les conséquences et les sanctions prévues contre les auteurs et complices des violences sexuelles en milieu scolaire. Ils auront, en outre, à sensibiliser les membres des bureaux d'associations des parents d'élèves et les chefs d'établissement sur les risques qu’ils courent, en protégeant les auteurs de violences sexuelles en milieu scolaire.
Au terme de la séance, il existe des motifs de satisfaction. Désormais, les uns et les autres sont convaincus que, dans un futur très proche, l'abandon scolaire des filles relèvera du passé. Ce sera pour leur épanouissement et un taux de réussite plus conséquent.

Société 30 janv. 2019


27e journée du procès Icc-Services : Les avocats des victimes font relancer les débats

Alors que la Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet) s’apprêtait, ce mardi 29 janvier, à lancer l’étape des plaidoiries des avocats parties au procès de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services, les conseils des victimes sollicitent et obtiennent de la Cour la poursuite des débats. Ils souhaitent l’audition de certaines personnes physiques et morales convoquées pour la manifestation de la vérité.

« L’audience d’hier (lundi dernier, ndlr) a été suspendue pour que ce matin la lecture des pièces relatives au rapport psychiatrique des accusés soit faite, précédée d’autres actes qui vont conduire à la fin des débats pour permettre aux avocats de la partie civile de plaider. Mais, ce matin, les avocats des victimes ont déposé une correspondance dont le contenu est relatif à une demande à la Cour de procéder à une instruction complémentaire en invitant certaines personnes ». C’est par cette information que le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, président de la Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet) en charge de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services, a planté le décor de l’audience de ce mardi 29 janvier.
Selon lui, la correspondance des avocats de la partie civile invite la cour à convoquer certaines personnes physiques dont Mariette Hinnoukpo, la secrétaire particulière du directeur départemental d’Icc-Services de l’Ouémé-Plateau, Emile Tégbénou, qui aurait retiré trois milliards F Cfa de la caisse de l’agence quelques semaines avant l’éclatement de la crise, l’ex-régisseur central du ministère de l’Economie et des Finances et de celui chargé du Développement, Seth Akplogan, au moment des faits, le sieur Eveil Gomez, assistant de Séverine Lawson, ex-présidente du comité de suivi de l’affaire Icc-Services et consorts, le président de la Commission autonome d’enquête judiciaire et l’ex-procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Justin Gbènamèto. Outre ces personnes physiques, les avocats des victimes demandent la convocation à la barre de toutes les banques citées dans le dossier notamment la Bceao, Uba, Sgb, Boa Bénin et Nsia Banque. L’Etat béninois est aussi convoqué. Pour les conseils de la partie civile, la cour de céans ne saurait clore les débats et ouvrir l’étape des plaidoiries des avocats sans l’audition à fond de ces personnes physiques et morales dont certaines avaient été déjà écoutées. Cette procédure introduite par la partie civile a suscité une véritable passe d’armes ce mardi à l’audience.

Passe d’armes

Pour les avocats de la défense dont Me Hervé Gbaguidi et ceux de l’Etat béninois représenté par l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt), en l’occurrence Mes Olga Anassidé et Spéro Quenum, cette requête de leurs collègues est viciée, tardive et inopérante. Mieux, l’audition des personnes physiques et morales concernées n’apporterait rien de nouveau au débat.
Surtout que la plupart d’entre elles avaient été déjà écoutées tout au long de l’audience criminelle qui a démarré depuis le 17 décembre 2018. « Sur la citation à comparaître, la procédure est complètement biaisée. On saisit le président de la Criet d’une citation à comparaître et le procureur spécial d’une citation directe. Ce qui est complètement nouveau à mes yeux. Les responsables à divers niveaux des banques ont défilé devant votre cour et pourquoi en ce moment ils n’ont pas profité pour approfondir leurs préoccupations ? », demande Me Hervé Gbaguidi. Les observations de l’avocat des accusés seront renforcées par celles de Me Olga Anassidé qui démontre que dame Mariette Hinnoukpo n’a rien à voir dans ce dossier. Cela, parce qu’elle est partie avec les fonds en question au moment où il n’y a pas encore crise. Mieux, cette secrétaire particulière n’aurait commis aucune faute en récupérant l’argent de tous les clients qui ont effectué des placements par elle ou en son nom, soutient l’avocate au barreau du Bénin. L’ex-régisseur central Seth Akplogan a juste débloqué les fonds que l’Etat a mis à sa disposition pour payer les comités et commissions installés dans le cadre de la gestion du dossier Icc-Services. « L’argent qu’il a manipulé n’appartient pas aux promoteurs d'Icc-Services et je ne vois pas ce que sa comparution à nouveau va apporter à l’évolution de ce débat », plaide Me Olga Anassidé qui ne manque pas de rappeler, sauf erreur de sa part, que la Bceao est couverte d’immunité et ne saurait comparaître devant une juridiction. Et, à Me Spéro Quenum d’enfoncer le clou pour demander à la cour de céans de rejeter cette demande des avocats de la partie civile, sur le fondement de l’article 313 du Code de procédure pénale.
Mais toutes ces démonstrations des avocats de la défense et celles de l’Etat béninois ont été battues en brèche par Mes
Gustave Anani Kassa, Alain Orounla et Agathe Affougnon-Ago qui ont formulé la demande. Ils ont démontré à la cour la légalité de leurs actes. Ils ont précisé que la comparution des personnes physiques et morales concernées vise à clarifier définitivement certains points d’ombre non évacués jusqu’ici au cours des débats. Il s’agit notamment des questions relatives aux 27 milliards F Cfa qui auraient été emportés chez Emile Tégbénou, à la non signature du rapport de synthèse des travaux du comité de suivi sans oublier le flou artistique autour du Dépôt à terme de 300 millions F Cfa d’Icc-Services qui se retrouverait au niveau d’une banque. Autant de préoccupations que la partie civile entend approfondir afin de voir élargir l’assiette d’argent devant servir au dédommagement des victimes.
Prenant la parole pour ses réquisitions, l’avocat général Ulrich Gilbert Togbonon a abondé dans le même sens que les avocats de la partie civile. Il requiert que la cour donne une suite favorable à la requête pour l’instruction complémentaire des personnes physiques et morales sollicitées.
La cour de céans se retire pour délibérer sur la question. Après plus d’une heure de huis clos, la formation de jugement présidée par Edouard Cyriaque Dossa accède à la demande des avocats des victimes. Cela au motif que la cour ne saurait faire obstacle à toute initiative légale tendant à la manifestation de la vérité. Elle convoque les personnes physiques et morales concernées à la barre demain jeudi 31 janvier pour la poursuite des débats.

Actualités 30 janv. 2019


Coopération Bénin-Nations Unies pour la période 2019-2023 : Un nouveau plan cadre pour le développement lancé

Le Système des Nations Unies (Snu) dispose désormais d’un nouveau cadre de coopération pour le développement du Bénin pour la période 2019-2023. Il s'agit du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (Pnuad). Ce plan qui nécessite la mobilisation de près de 300 millions de dollars pour sa mise en œuvre, a été lancé, hier, mardi 29 janvier, à Cotonou après la présentation des résultats du plan précédent 2014-2018.

Pour la période 2019-2023, trois priorités stratégiques ont été retenues conjointement par l’équipe pays du Système des Nations Unies (Snu) et le gouvernement du Bénin dans le nouveau Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement. Les trois priorités de ce nouveau plan qui nécessite la mobilisation de près 300 millions de dollars pour sa mise en œuvre ont été présentées, à l’occasion du lancement dudit plan.
Selon une présentation de ce nouveau plan faite par
Aristide Djossou, en service au niveau du Snu, la première priorité concerne la promotion de la croissance économique inclusive, forte et durable. Les principales interventions dans le cadre de cette priorité porteront sur quatre domaines. Le premier est relatif à l’emploi des jeunes et des femmes, l’appui au secteur privés et aux Organisations de la société civile. Il y aura aussi dans ce domaine, les facilités d’installation et de financements adaptés pour l’emploi et l’entrepreneuriat.

Pour un confort des communautés

Le deuxième domaine se rapporte à l’accès des populations vulnérables aux ressources de production durable, aux technologies adaptées aux changements climatiques et aux marchés. Le troisième domaine a mis l’accent sur l’accès aux sources d’énergies propres et durables. Le quatrième et dernier domaine concerne la résilience des communautés rurales et périurbaines. Les actions du Snu avec le gouvernement béninois dans ce domaine viseront dans cette première priorité l’atteinte de 12 des 17 Objectifs de développement durable (Odd).
En ce qui concerne la deuxième priorité, le gouvernement et le Snu s’engagent à tout mettre en œuvre pour que, d’ici 2023, les populations béninoises les plus vulnérables utilisent davantage les services sociaux de base de qualité. Des services caractérisés par une couverture sanitaire universelle et une éducation de base. Dans le cadre de la réalisation de cette priorité, le Snu en collaboration avec le gouvernement vise l’atteinte de cinq des 17 Odd.
La troisième et dernière priorité de ce nouveau plan est relative à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la promotion de la bonne gouvernance. La réalisation, à cet effet, passe par plusieurs cibles prioritaires retenues par le gouvernement au niveau de trois Odd en particulier l’Odd 17 sur le partenariat pour la réalisation des objectifs et l’Odd 16 portant sur la paix, la justice et les institutions efficaces.
A la cérémonie de lancement de ce nouveau plan, le coordonnateur résident du Snu, Siaka Coulibaly, a rappelé les résultats du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin pour la période 2014-2018. Des résultats qui, dit-il, ont contribué à des priorités nationales.
Pour ce qui est du nouveau plan cadre, Siaka Coulibaly souligne qu’il intervient dans le contexte des réformes des Nations Unies qui mettent un accent sur l’agenda 2030 sur le développement durable. C’est pourquoi il rassure les différents acteurs de la constance des agences des Nations Unies au Bénin dans la mise en œuvre de ce plan.
« Avec ce nouveau plan, des défis s’imposent au gouvernement», a fait savoir la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adjidjatou Mathys, qui a représenté le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement. Elle a salué les réformes en cours aux Nations Unies et qui visent à donner une impulsion à ses actions et celles de ses agences dans les différents pays.
Adidjatou Mathys a invité les partenaires techniques et financiers à réserver un écho favorable aux sollicitations du gouvernement quant à la complémentarité des ressources pour le financement de ce nouveau plan.
Les six axes du plan 2014-2018 évalués

En prélude à l’élaboration du nouveau Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin, pour la période 2019-2023, l’équipe pays du Système des Nations Unies au Bénin s’est engagée avec le gouvernement dans un processus de bilan commun pays (Bcp). Ce bilan, qui a été présenté hier avec un accent sur les six axes évalués, est une analyse de l’évolution récente des indicateurs de développement, de l’état de mise en œuvre des politiques et stratégies nationales dans la perspective de dégager les défis à relever. Cette analyse constitue donc une étape importante du processus de programmation commune des agences du Snu.
Les six axes évalués dans le cadre du Plan 2014-2018 concernent la santé des populations, l’éducation de base, la protection contre la vulnérabilité scolaire, la bonne gouvernance; puis l’environnement, la gestion des crises et catastrophes naturelles.
Les actions du Snu à travers le bilan seront guidées par le principe « ne laisser personne de côté » et prendront en compte les questions liées à la promotion des droits de l’homme, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes ; la durabilité et les résiliences ; la redevabilité et la promotion des statistiques désagrégées.

Actualités 30 janv. 2019


Conférence sur l’évaluation d’impact dans l’Uemoa: Un outil pour éclairer les choix de politiques publiques

Dans le cadre du programme régional de renforcement des capacités et d’évaluation d’impact en Afrique de l’Ouest (Wacie), s’est ouverte, ce lundi 28 janvier à Cotonou, une conférence sur le thème « L’évaluation d’impact en Afrique francophone : il est temps d’agir ». Elle réunit, pendant deux jours, des participants venus des pays de l’Uemoa.

L’évaluation d’impact constitue un outil de performance devant éclairer les choix de politiques publiques, mais elle reste le parent pauvre des stratégies de développement dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). C’est pour inverser la tendance et engager la communauté francophone dans cette démarche d’amélioration du processus de prise de décision que se tient, les 28 et 29 janvier à Cotonou, une conférence sur l’évaluation d’impact dans l’espace en collaboration avec l’Initiative internationale pour l’évaluation d’impact (3ie).
Une première dans la sous-région, ce forum reste un résultat majeur du programme régional de renforcement des capacités et d’évaluation d’impact en Afrique de l’Ouest (Wacie) né de la volonté du gouvernement du Bénin, souligne Abdel Jawed Bouraïma, membre du Bureau de l’évaluation des politiques publiques et de l’analyse de l’action gouvernementale. Sa finalité, précise-t-il, c’est de contribuer à améliorer la qualité de la gouvernance à travers l’utilisation effective des résultats issus des évaluations d’impact.
Portant sur le thème « L’évaluation d’impact en Afrique francophone : il est temps d’agir», la conférence de Cotonou réunit des acteurs de développement du Burkina Faso, du Togo, du Mali, du Sénégal, de la Guinée-Bissau, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Bénin. La contribution de la communauté scientifique nationale et internationale, à travers les échanges, sera un atout majeur pour enrichir les rapports préliminaires de l’étude exploratoire en évaluation d’impact dans les pays de l’Uemoa et la revue de littérature des évaluations d’impact menées dans les huit pays de l’Union.
Les participants renforcent leurs capacités techniques en vue de contribuer à transformer les systèmes nationaux d’évaluation de leurs pays respectifs. « L’ambition du programme Wacie est de faire de l’Uemoa une région championne de l’évaluation d’impact à l’échelle du continent africain d’ici à 2025 », indique Abdoulaye Gounou, représentant du ministre d'Etat, secrétaire général à la présidence de la République. Conçu pour une phase pilote de trois ans (2018-2021), il marque un changement remarquable de paradigme en matière d’évaluation du développement, renchérit Marie Gaarder, directrice du bureau de l’évaluation de 3ie, chef de file des partenaires techniques et financiers dans la réalisation des évaluations en Afrique. C’est une initiative unique qui porte en elle un grand potentiel pour aider les décideurs dans le choix et l’adoption de politiques publiques pertinentes et efficaces pour chacun des pays de l’Uemoa, pour la région de l’Afrique francophone et pour l’Afrique au sens large, ajoute-t-elle, avant de réitérer l’engagement de 3ie à contribuer à la production et l’utilisation des données probantes dans la prise de décision en Afrique.
L’ouverture de la conférence a été marquée par une communication inaugurale sur le thème central, animée par le professeur Emmanuel Akpo, économiste et enseignant-chercheur à l’université d’Abomey-Calavi. Le conférencier a insisté sur l’importance de l’évaluation d’impact et l’utilisation des résultats de recherche dans la formulation des projets et programmes publics afin d’éviter la navigation à vue.

Actualités 29 janv. 2019


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