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Nouvelles

Amélioration et gestion du rendement des réseaux d’eau: La Soneb à l’école de l’expérience belge

Dans le cadre du partenariat de la coopération technique avec la Société wallonne des eaux (SWDE) de Belgique, une mission d’encadrement belge séjourne du 22 au 27 juin à Cotonou pour former les agents de la Soneb dans le domaine de la gestion et de l’amélioration du rendement des réseaux d’eau potable. Il s’agit pour la Soneb de s’inspirer de la pratique et de l’expérience de la société belge, une des meilleures d’Europe, pour améliorer ses indicateurs de performance et réformer ses services à la clientèle.

«Gestion et Amélioration du rendement des Réseaux». C’est le principal thème autour duquel Stéphane Bodart, formateur belge, responsable d’exploitation adjoint de la Société wallonne des eaux (SWDE) entend partager ses expériences et ses connaissances avec les cadres de la Soneb en charge des réseaux d’eau. Pendant une semaine, les différents acteurs intervenant dans la coordination des réseaux à la Soneb, dans la gestion des plans de réseaux, la gestion journalière des rendements d’eau et dans la maîtrise des eaux non comptabilisées (Enc) auront ainsi l’opportunité de confronter leurs pratiques et leurs expériences de terrain avec celles de la Société wallonne des eaux. L’objectif recherché par la direction générale de la Soneb en initiant un tel cadre d’échanges est d’arriver à terme à la modernisation des méthodes de mesurage et de repérage des installations, à l’actualisation des connaissances des agents sur le sujet et à la maîtrise des pratiques modernes de sectorisation de réseau et des risques liés à une mauvaise gestion des réseaux. Le directeur général de la SONEB au lancement de l’atelier de formation a tenu à souligner toute l’importance de la gestion des réseaux dans la performance des sociétés d’eau. «Une société d’eau ne peut être efficace et performante qu’en maîtrisant sa gestion de réseau et qu’en améliorant son rendement», a souligné le directeur général David Babalola. Il a indiqué que la Soneb en a fait son cheval de bataille depuis 2012 et est en train de gagner le pari. «Mais, a-t-il martelé, il nous faut passer à l’étape de modernisation et pérenniser les acquis et aller à l’école d’une société européenne connue, vieille de cent ans, est une grande opportunité pour la Soneb afin d’assurer son développement et donner pleine satisfaction aux abonnés.» A cet effet, pour susciter l’implication des agents, le premier responsable de la Soneb a annoncé pour cette année, l’instauration d’une récompense spéciale pour les directions régionales et les agents qui auront travaillé en fournissant de bons résultats en termes d’indicateurs des eaux non comptabilisées.

Cellule de communication SONEB

Actualités 22 juin 2015


David Zinsou Towèdjè, maire de Zogbodomey: «La commune ne tombera pas dans les mains des candidats malheureux aux législatives»

Pendant sept ans, il a été le maire de Zogbodomey. David Zinsou Towèdjè, militant Force Clé membre de l'alliance des Forces politiques "UN", défend depuis quelques jours ses actions devant les populations, pour mériter à nouveau leur confiance. Entre deux sorties sur le terrain, il a bien voulu se prêter à quelques questions.

La Nation: Vous êtes un maire élu Force Clé, aujourd’hui sur la liste de l’Union fait la Nation (UN). Quelles sont vos chances de rempiler?

David Zinsou Towèdjè : Mes chances, c’est que durant les sept ans passés à la tête de la mairie, j’ai tout fait pour promouvoir la paix, surtout en évitant de répondre aux provocations. En matière de développement, l’équipe que j’ai dirigée a fait de son mieux. En tout cas, on ne peut pas nous comparer à nos prédécesseurs. C’est une grande chance. Mais la politique étant ce qu’elle est, nous attendons la décision des populations. Aussi, apprenons-nous que la plupart de nos leaders qui ont échoué lors des législatives se positionnent pour prendre la mairie. Je compte sur les populations de Zogbodomey pour faire le bon choix afin que la commune ne soit pas remise à des politiciens qui n’ont pas toujours à cœur le développement.

Quel est votre bilan, en tant que maire sortant en poste depuis sept ans?

Lors du forum organisé par les partenaires techniques et financiers et qui a évalué la gestion des mairies, c’est Zogbodomey qui est arrivée en tête de toutes les communes dans tout le Bénin en matière de réalisation d’infrastructures et de bonne gouvernance. C’est déjà une preuve que la commune a connu beaucoup d’avancées. Il ne s’agit pas de politique, tout a été fait sur des bases rigoureuses et crédibles qui respectent et tiennent compte des indices de développement.

En matière de réalisation, il n’y a pourtant pas eu de grandes infrastructures visibles à Zo-gbodomey. Sur quoi avez-vous été noté par les partenaires?

La commune de Zogbodomey a bien bénéficié depuis mon arrivée à sa tête, de nombreuses infrastructures. Rien que pour l’éducation, je peux vous assurer que nous avons construit pour les écoles primaires 81 modules de classes avec bureaux, magasins et équipements. Dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable, il n’y a pas ce village parmi les 85 localités que compte la commune de Zogbodomey qui n’ait pas encore son forage.
Toutefois, je me dois de reconnaitre et de vous avouer que dans le domaine d’électrification nous n’avons pas beaucoup excellé faute de ressources suffisantes. Toutefois, reconnaissons aussi qu’on ne peut pas tout faire au cours d’un mandat. Mais, si nous avons à nouveau la confiance de la population, l’électrification de Zogbodomey sera le premier chantier pour notre prochain mandat.

L’électricité est aujourd’hui l’un des besoins pressants de vos mandants.

Oui, puisque sur les onze arrondissements de la commune, il n’y a que trois qui soient électrifiés en partie. Je veux nommer Zogbodomey- centre, une partie de Cana et Akiza. Les autres localités semblent laissées pour compte. Voilà que les mairies n’ont pas toujours les moyens de faire face promptement aux besoins et droits des populations.

Et s’agissant de la bonne gouvernance, en quoi Zogbodomey a-t-elle excellé?

Nous n’avons rien inventé, en matière de gouvernance. Ce sont les performances étudiées et analysées par les partenaires qui l’ont démontrée. Il s’agit de la promotion de la paix et de la promptitude des agents de la mairie à servir les populations, sans recourir au rançonnement et à la corruption. En tout cas, avec mon équipe, un travail sérieux a été fait pour éloigner ces fléaux de la commune. C’est ainsi qu’après des enquêtes, les partenaires nous ont reconnu comme une commune où la bonne gouvernance a pris effectivement corps.

Actualités 22 juin 2015


Elections communales et municipales de 28 juin 2015: Le Zou timidement dans le mouvement, les candidats ne semblent pas pressés

La campagne pour les élections municipales, communales et locales lancée par la CENA depuis le mercredi 17 juin dernier démarre timidement dans la plupart des localités du Zou.

Cinq jours après l’ouverture officielle de la campagne, c’est encore le calme apparent, même si depuis dimanche 21 juin dernier, les affiches de certains candidats ont commencé par être dépliées à des coins névralgiques dans le département du Zou. D’Abomey à Bohicon jusqu’à Zogbodomey, seules quelques rares affichettes annoncent la campagne électorale. Les candidats ne semblent pas pressés. A une semaine du scrutin, la fièvre politique ne monte pas encore. Sur le terrain, dans les villes d’Abomey, de Bohicon, d'Avogbanna, de Za-kpota et de Zogbodomey, c’est encore le calme d’avant certainement la tempête qui viendra à coup sûr en milieu de cette semaine. Les alliances de partis politiques déjà visibles à travers ces rares affichettes posées dans ces communes sont la RB-RP, l’UN, FCBE, UDC - Nounagnon, Alliance Soleil.

Dimanche dernier, aucun mouvement n’était encore perceptible sur le terrain. Pas de meeting, pas de réunion sur les places publiques. Pas de rassemblement politique, pas de caravane politique. En un mot, pas d’actions publiques politiques visibles sur le terrain. On se croirait encore loin de la date butoire du dimanche prochain. C’est dire que pour l’heure, les différentes formations politiques sont quasiment absentes des localités parcourues.
A part ces affichettes qui annoncent l’imminence du scrutin du dimanche prochain, c’est le calme plat au niveau des états-majors politiques. Les sièges des partis ou alliances de partis sont également difficilement repérables parce qu’inexistant sur le terrain. Très peu de formations politiques pensent à un siège de campagne pour ce scrutin.
Les acteurs politiques sont-ils épuisés par les longues campagnes des dernières législatives? En tout cas, au niveau des états- majors des partis ou alliances de partis tels que, la RB-RP, l’Union fait la Nation (UN), les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) qui sont surtout présents dans la région, l’heure ne semble pas encore aux opérations de charme envers les électeurs. Invisibles, les candidats et leurs staffs doivent être occupés en ce moment, non seulement à mobiliser les moyens pour aller sur le terrain, mais aussi à peaufiner les stratégies pour atteindre les objectifs fixés. Pourtant, ces élections présentent des enjeux de taille pour certaines formations politiques. C’est le cas à Bohicon où le parti UDC-Nounagnon de dame Elisabeth Agbossaga qui a fait une percée notable au dernier scrutin législatif s’est lancé le défi de prendre la mairie de Bohicon à la RB-RP conduite ici par le maire sortant Luc Atrokpo. Pareil à Abomey où l’ancien maire RB, Alain-Fortuné Nouatin mécontent de son non positionnement, a rejoint l’UN pour pouvoir revenir. En un mot, les villes d’Abomey et de Bohicon qui étaient aux mains de la RB sont fortement menacées par d’autres forces politiques.
Il faut par ailleurs signaler que certains grands carrefours de Bohicon comme d’Abomey ont commencé par recevoir dans l’après-midi du dimanche dernier, de grandes banderoles de leaders politiques de la localité.

Politique 22 juin 2015


Mouvement d’humeur à Zogbodomey: La route Akassato-Bohicon paralysée dimanche dernier

Les usagers de la route Inter-Etat Akassato-Bohicon en chantier ont été confrontés au niveau de Zogbodomey, dimanche 21 juin dernier, à une situation peu habituelle. Les ouvriers l’ont bloquée pour exprimer leur mécontentement suite à l’arrestation d’un des leurs par la Brigade de la gendarmerie.

Les ouvriers qui exécutent aux côtés des équipes chinoises les travaux de construction de la route Akassato-Bohicon étaient en colère dimanche dernier. Ils ont exprimé leur mécontentement, par le blocage de la route, empêchant aussi tout passage d’engin sur le tronçon dans la journée. Conséquence, de longues files de véhicules ont été constatées avec surtout de gros porteurs contraints de stationner.

Tout a commencé le vendredi dernier avec l’arrestation d’un ouvrier du nom de Elvis Azonhiho par les éléments de la Brigade de la gendarmerie de Zogbodomey. Cet ouvrier a eu quelques heures plus tôt, une vive altercation avec un usager de la route à qui il avait refusé le passage, prétextant protéger ses camarades contre les accidents sur le chantier. Ce genre de comportement fréquent sur les chantiers tout au long de ce tronçon, provoque souvent des accrochages entre passants et les groupes d’ouvriers.
Ainsi, dépassé, assailli et agressé, le passant qui avait à faire au niveau de Zogbodomey, vendredi dernier, avec l’ouvrier Elvis Azonhiho, s’est vu obligé de se plaindre à la Brigade située non loin pour trancher l’affaire. C’est donc sur ce fait que la gendarmerie a mis la main sur le nommé Elvis Azonhiho, pour une procédure en bonne et due forme. Il y a été gardé du vendredi jusqu’au dimanche dernier. N’eût été la colère de ses collègues qui ont bloqué la route, il aurait été présenté hier lundi au procureur.
Face à l’ambiance surchauffée qui a régné sur le chantier du tronçon, la Brigade s’est vue contrainte de le libérer. Elvis Azonhiho a été accueilli par ses camarades qui ont aussitôt rouvert la route aux usagers. La situation est donc revenue à la normale les minutes qui ont suivi sa libération.

Actualités 22 juin 2015


Suite au dernier remaniement: Pourquoi des ministres candidats aux législatives débarqués du gouvernement ?

Le chef de l’Etat Boni Yayi a enfin sorti le nouveau gouvernement dans la nuit du jeudi 18 juin dernier. Si dans ce gouvernement on note le départ de certains ministres, la majorité se trouvent être les ministres qui ont été candidats aux législatives du 26 avril dernier et qui n’ont pas pu obtenir leur passeport pour l’Assemblée nationale.

Isidore Gnonlonfoun, ministre en charge de la Décentralisation, Raphaël Edou en charge de l’Environnement, Christian Sossouhounto en charge de l’Urbanisme, Françoise Assogba, en charge du Commerce et de l’Industrie, puis Marie-Laurence Sranon Sossou en charge de la Micro finance ne sont plus membres du gouvernement après le dernier remaniement ministériel intervenu le jeudi 18 juin dernier. Contrairement à leurs collègues qui ont été candidats et élus pour siéger à l’Assemblée nationale, ces désormais anciens ministres sont sortis de l’équipe gouvernementale alors qu’ils ont été aussi candidats aux législatives du 26 avril dernier. Leur malheur certainement, c’est de ne pas avoir été élus.

Si pour les anciens ministres comme Isidore Gnonlonfoun et Raphaël Edou qui se battent déjà en tant que candidats pour les élections communales, municipales et locales du 28 juin prochain, l’argument serait de les libérer pour qu’ils mettent le paquet afin d’être élus pour siéger au Conseil municipal de Cotonou, pour les autres qui ne sont pas candidats auxdites élections, qu’est-ce qui justifierait leur éjection du gouvernement ?
La première raison qu’on pourrait avancer quant à l’éjection de tous ces ministres candidats aux législatives qui n’ont pas pu tirer leur épingle du jeu, est que ces derniers n’ont aucune base solide. Mais, ils diront que c’est leur positionnement peut-être qui leur a été fatal. Ce qui en réalité n’est pas le cas pour tout le monde si l’on prend l’exemple de Françoise Assogba qui a été tête de liste de l’Alliance UDD-Wôloguèdè dans la 5e circonscription électorale.
Isidore Gonlonfoun et Christian Sossouhounto par exemple (2e et 3e sur la liste FCBE) dans la 15e circonscription électorale pouvaient avec leur popularité et leur positionnement, se battre pour que leur formation politique ait au moins deux à trois députés élus. Ce qu’ils n’ont pas pu. Du coup, ils n’ont pas été élus. Marie-Laurence Sranon Sossou est pratiquement dans le même cas que ses deux précédents collègues Isidore Gnonlonfoun et Christian Sossouhounto. Troisième titulaire sur la liste FCBE dans la 10e circonscription électorale, cette dernière n’a pas pu se battre pour que sa formation politique ait les trois sièges comme c’est le cas dans la 9e circonscription électorale.
Pour le cas Raphaël Edou, quatrième sur la liste FCBE dans la 16e circonscription électorale, il devrait s’attendre au résultat obtenu. Si c’est difficilement que sa formation politique a pu obtenir un siège, il est normal que lui-même devrait s’attendre à son résultat. Mais aura-t-il la chance d’être élu conseiller municipal à Cotonou dans le 8e arrondissement comme ce fut le cas en 2008? Rien n’est gagné d’avance. Car, l’engouement suscité en 2008, n’est sans doute pas le même en 2015.

Actualités 21 juin 2015


Suite au dernier remaniement: Les successibles attendus déclassés au profit de Lionel Zinsou?

Sauf extraordinaire, incompatibilité d’humeur notoire ou impossibilité manifeste pour la greffe de prendre en ce qui concerne certains nouveaux éléments du nouveau gouvernement, Lionel Zinsou en particulier, cette équipe devrait être la dernière du président Boni Yayi. Une équipe censée le conduire sur la dernière ligne droite du quinquennat, et une équipe qui devrait renseigner, toutes proportions gardées, sur ses intentions quant à sa succession…

Le flou persiste a priori relativement à la succession du chef de l'Etat Boni Yayi à la présidence de la République. En effet, il s’observe que les personnalités de premier plan qui ont travaillé avec le président Boni Yayi et qui sont perçues comme désireuses ou capables d’aller à sa succession, sont d’une manière ou d’une autre écartées. Soit parties d’elles-mêmes depuis un moment, soit que les positionnements opérés avec ce nouveau gouvernement renseignent qu’ils sont dans la ligne de mire du président. Ainsi, Mathurin Nago, resté longtemps fidèle à l’évangile cauris du haut du perchoir de l’Assemblée nationale avant de s’en démarquer, alors qu’il était perçu comme un successeur, doit constater avec la nouvelle équipe gouvernementale que le maire de sa bonne commune Bopa, celui-là même avec qui il a eu maille à partir lors des législatives du 26 avril dernier, vient d’être appelé au gouvernement. S’il n’a ni le parcours, ni le bagage, encore moins la stature de l’ex président de l’Assemblée nationale, son entrée au gouvernement peut répondre du souci pour le président Boni Yayi, de montrer aux fils de Bopa et environs que malgré le départ de Mathurin Nago, il tient à eux. Et si Paul Hounkpè n’aura pas le temps, en neuf mois, d’inverser la donne dans le Mono, il pourrait néanmoins, si le chef de l’Etat avait un candidat de cœur et qu’il était amené à soutenir celui-ci, contribuer à entamer l’influence de l’icône de la région, Mathurin Nago.
Pascal Irénée Koupaki avait dû partir du gouvernement, probablement lassé d’être doigté comme responsable de tout ce qui n’allait pas alors même que son comportement, pendant de si longues années au cours desquelles il n’a pas été pris àdéfaut, faisait de lui la caution morale du régime. Mieux, sa compétence saluée de tous, y compris par les farouches responsables confédéraux des Centrales syndicales, pour son doigté dans la gestion du dialogue social, chose rarissime s’il en est, pour être soulignée… n’a probablement pas été toujours perçue par le chef de l’Etat qui, lui, devrait surfer plus sur le terrain politique. Mais il aura ressenti le départ de son Premier ministre comme un grand vide au point de le noyer dans une retentissante et improbable dissolution du gouvernement. Toutefois, et peut-être pour en garder un arrière goût agréable, il avait tenu à avoir un des disciples de Koupaki à ses côtés, en la personne d’Antonin Dossou. Ce qui pouvait laisser croire que les relations entre les deux hommes, quoique peut-être tendues, n’étaient pas rompues. A moins qu’il se fut agi d’une stratégie pour le tenir en respect et l’empêcher de se déployer politiquement en vue de se montrer intéressé par la succession. Deux ans pratiquement après, voilà qu’il se sépare du ministre Dossou. Une façon, ici aussi, pour indiquer à son ancien Premier ministre qu’il n’est pas dans ses petits papiers dans la perspective du match de la succession, surtout que celui-là, en silence, creuse ses sillons et croit en son étoile ? Ou bien, a contrario, une manière de le tenir hors de portée des attaques relatives aux derniers instants du régime ? Ou encore, d’éviter que la présence de Antonin Dossou au gouvernement puisse, d’une manière ou d’une autre, contrebalancer l’influence de qui serait son préféré, au point de provoquer des clashs entre deux pôles ?

Quid de François Abiola et Bako ?

Par ailleurs, depuis le départ de Pascal Irénée Koupaki, c’est le professeur François Abiola qui faisait office de numéro deux du gouvernement. Et qui, probablement, a des envies de dauphinat si ce n’est que la promesse a pu lui être faite… Dans ce cas, le voir rétrogradé au profit du nouveau venu appelle à s’interroger sur son sort. Certes, il passe vice-Premier ministre, ce qui, en pratique, n’a aucune espèce d’importance à partir du moment où il est éclipsé. Pis, le nouveau venu, Lionel Zinsou, quoique Français, peut revendiquer de par ses racines béninoises, d’être de la partie méridionale du Bénin. Ce qui ne laisse aucune chance de penser que s’il était candidat à la succession de Boni Yayi, ce serait stratégiquement pour occuper une autre partie du territoire, pendant qu’Abiola serait vendu sur les côtes et environs. D’où il convient de se demander si, finalement, Lionel Zinsou n’est pas, en ce moment, celui sur qui porterait secrètement le choix de Boni Yayi. A son propos, en dépit de ses qualités professionnelles reconnues dans le monde, il y a lieu de s’interroger sur la capacité de cette greffe en règle à prendre. Dans le contexte où ce produit hors sol béninois arrive littéralement en fin de course, et n’aura pas, a priori, le temps de s’acclimater réellement avec les réalités locales. A moins que, par extraordinaire, il démontre vite que sa connaissance du Bénin ne se limite pas aux données macroéconomiques. Mais, même là, il faut se demander quelle va être sa capacité d’incursion politique dans le nord du pays, pour réussir à y damer le pion aux natifs de là-bas qui creusent leurs sillons depuis. A moins aussi que, l’un des non dits de son positionnement soit qu’en le lançant plus tard dans la compétition présidentielle, l’effet ultime recherché soit que, sa crédibilité reconnue, il parvienne à balancer une partie de l’opinion en sa faveur et contribue ensuite à neutraliser les successibles en vue dans le sud du pays, avec qui il partagerait alors l’électorat, au point qu’à l’arrivée, ils se neutralisent tous et qu’aucun d’eux ne franchisse finalement le premier tour. Au profit d’un autre successible ? Nassirou Bako Arifari (NBA) par exemple, exporté du gouvernement pour le Parlement, d’où il essaiera de se refaire une virginité, au même moment où les positionnements de personnalités du nord du pays, renseignent que les désaccords entre Boni Yayi et le camp Robert Gbian sont toujours d’actualité. Une façon, là aussi, de tenir en respect ce successible tout en favorisant la montée de l’ex monsieur LEPI et ministre des Affaires étrangères de Boni Yayi ? La seule certitude actuelle est que NBA ne cracherait pas sur l’opportunité de succéder au chef de l’Etat, surtout s’il est convaincu d’avoir le soutien public ou insidieux de l’homme. Après, la capacité de Robert Gbian et d’Abdoulaye Bio Tchané à lui damer le pion pourrait avoir raison de lui…
Mais pour le moment les non dits du positionnement de Lionel Zinsou restent probablement encore à découvrir… et les incertitudes quant au dénouement de la prochaine présidentielle sont plus que jamais vivaces…

Actualités 21 juin 2015


Remaniement ministériel: Un accroissement du train de vie de l’Etat préjudiciable aux finances publiques

Avec la formation de la nouvelle équipe gouvernementale, on pourrait se demander, avec le nombre de portefeuilles retenus, si le train de vie de l’Etat a été réduit ou s’il s’est accru.

La formation de la nouvelle équipe gouvernementale, a-t-elle augmenté, le train de vie de l’Etat ? On peut oser répondre par l’affirmative. Même si certains locataires demeurent d’anciens collaborateurs du chef de l’Etat, ils sont logés dans de nouveaux départements avec non seulement de nouvelles attributions et pas des moindres. Il y en a de nouveaux, avec de nouvelles charges greffées ou cumulées avec les anciennes.

Ainsi, il faut désormais compter avec le Premier ministre chargé du Développement économique, de l’Evaluation des Politiques publiques et de la Promotion de la bonne gouvernance, en la personne de Lionel Zinsou, le vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Adébayo Abiola. Il y a trois ministères d’Etat avec des locataires comme Alassane Soumanou, chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des jeunes, le ministère d’Etat chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, avec Komi Koutché et le ministère d’Etat à la présidence de la République, chargé de la Coordination des politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement, des Objectifs de Développement Durable et des grands travaux occupé par Fulbert Géro Amoussouga. Tout le monde connaît les charges attachées à un ministère d’Etat ou à la Primature. Un cortège ministériel très bien pourvu, avec un dispositif de sécurité et un personnel d’accompagnement bien achalandé.
A la différence de celui du 20 août 2014 qui comptait 27 membres, celui-ci en est doté de 28. Un nombre semblable à celui antérieur plus un, avec 17 nouvelles têtes dont trois maires en fin de mandat, un préfet en fonction et la promotion de la directrice de cabinet du chef de l’Etat au rang de ministre.
Il ne reste plus que quelques mois pour que cette équipe prouve de quoi elle est capable, en aidant le pays à relever la tête en redonnant davantage confiance aux Béninois et aux Béninoises accablés par la difficile gestion du quotidien qui les taraude.

Actualités 21 juin 2015


Remaniement ministériel: Les femmes définitivement laissées sur le carreau

Le dernier remaniement ministériel place les femmes bien loin du compte du gouvernement paritaire promis par le président de la République, Boni Yayi, devant maintes instances.

Le dernier remaniement ministériel était certainement l’occasion rêvée pour beaucoup de femmes d'assouvir enfin leur ambition. Mais erreur ! Le pourcentage des femmes n’aura jamais atteint la barre des 50%, tant promis par le président de la République, Boni Yayi. Plusieurs noms avaient circulé certes, à la veille de ce remaniement, mais c’était sans compter avec la volonté du chef de l’Etat, à qui revenait l’ultime choix d’honorer ou non ses promesses vis-à-vis de la gent féminine. Une énième fois, le calcul des femmes a faussé. Il n’y a plus aucun espoir avant 2016. Elles se trouvent bien loin du compte du gouvernement paritaire et ne l’atteindront probablement plus avec Boni Yayi, étant donné que le président de la République est à son deuxième et dernier mandat, conformément à la Constitution du 11 décembre 1990. A défaut d’effriter leur nombre cette fois-ci, il n’a honoré ses engagements vis-à-vis de la gent féminine qu’à moitié : 25% de femmes nouvellement promues contre une promesse de 50%. La dette reste donc non soldée.

Sauf qu’il a su reconnaître au moins les mérites d’une seule parmi elles (sur les sept qui faisaient partie de l’équipe précédente), qu’il a pour la 4e fois consécutive soumise volontairement ou involontairement à un nomadisme sans précédent. Naomie Azaria, respectivement ministre en charge des Sports (11 août 2013), du Commerce (Octobre 2013), de la Famille (20 août 2014) prend désormais le portefeuille du ministère de la Micro-finance. En vingt-deux mois, elle aura donc battu le record de quatre différents ministères. Qu’à cela ne tienne !
A la faveur du remaniement ministériel du 20 août 2014, grande était déjà la déception des activistes des droits des femmes qui espéraient une augmentation de leur nombre dans le gouvernement. Avec la formation de la nouvelle équipe ministérielle, la note risque d’être encore très indigeste pour elles. Il n’y a plus de raison de croire en un miracle. Même s'il ne faut pas y voir forcement la preuve d’un quelconque désamour du chef. Les impondérables liés à la formation d'un gouvernement sont connus de lui seul. Mais les femmes doivent davantage oeuvrer pour en finir avec leur sous représentation dans les différentes équipes ministérielles. Ce phénomène n’est pas nouveau au Bénin.
Pour l’instant, elles doivent s’armer de patience pour espérer la concrétisation d’un rêve qui peine à être comblé. Le bout du tunnel n’est peut-être plus loin. Le président Boni Yayi étant à son dernier remaniement, son successeur pourra enfin leur donner l’occasion de décrocher la parité.

Actualités 21 juin 2015


Ramadan musulman: Parakou déjà dans la fièvre du carême

C’est parti depuis jeudi 18 juin dernier pour 29 ou 30 jours de carême chez les musulmans. S’abstenir de manger, de boire, de fumer et de tenir des relations sexuelles de l’aube jusqu’au coucher du soleil, tels sont les obligations que se donnent les fidèles de l’islam en se conformant au quatrième des cinq piliers de leur religion.

Les jeûneurs devront également éviter les calomnies, les mensonges, les bagarres et tous autres comportements déviants dans le but de purifier leur âme en réparation de leurs erreurs, de leurs péchés. Outre le recueillement à travers la méditation et les prières, le ramadan est considéré chez les musulmans comme une période de partage de la situation des indigents, de générosité et de solidarité envers eux et tous les proches.

C’est par une grande prière inaugurale dite «as-siyam» que le démarrage du jeûne a été annoncé, la veille, dans les mosquées de la ville qui ont grouillé de plus de monde que d’habitude. De Yarakinnin à Dokparou en passant par Yéboubéri, Banikanni, Kpébié, Gah, ces lieux de prières et les rues adjacentes étaient débordés dans la soirée du mercredi dernier.
Comme à l’accoutumée, à quelques jours du démarrage du jeûne, c’était la saison des mariages. Si pour certains, cette période est choisie à dessein pour bénéficier de la grâce d’Allah, c’est beaucoup plus l’occasion pour les jeunes gens qui convolent en justes noces de s’assurer que le repas de l’aube et celui du coucher du soleil seront toujours prêts et qu’ils auront leur conjoint ou conjointe à côté pour éviter les escapades nocturnes.
Une certaine affluence a été notée ces derniers jours chez les marchands de vivres et d’autres produits de première nécessité. Aussi, faut-il signaler que depuis hier, les buvettes, bars et maquis de la ville connaissent une fréquentation plus faible que d’habitude. Leurs chiffres d’affaires habituels ne reprendront qu’après la fête de l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du jeûne musulman et le début du 10e mois lunaire ‘’chawal’’. En fait, par solidarité ou par hypocrisie, bon nombre de non musulmans observent le jeûne ou refusent de s’afficher en public en train de manger ou de boire. Par ailleurs, il se dégage déjà une tendance haussière des prix des produits vivriers, des produits de première nécessité : sucre, lait, et surtout des fruits : mangues, ananas, banane, pomme qui se renchérissent sur le marché.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 21 juin 2015


Ramadan musulman: Parakou déjà dans la fièvre du carême

C’est parti depuis jeudi 18 juin dernier pour 29 ou 30 jours de carême chez les musulmans. S’abstenir de manger, de boire, de fumer et de tenir des relations sexuelles de l’aube jusqu’au coucher du soleil, tels sont les obligations que se donnent les fidèles de l’islam en se conformant au quatrième des cinq piliers de leur religion.

Les jeûneurs devront également éviter les calomnies, les mensonges, les bagarres et tous autres comportements déviants dans le but de purifier leur âme en réparation de leurs erreurs, de leurs péchés. Outre le recueillement à travers la méditation et les prières, le ramadan est considéré chez les musulmans comme une période de partage de la situation des indigents, de générosité et de solidarité envers eux et tous les proches.

C’est par une grande prière inaugurale dite «as-siyam» que le démarrage du jeûne a été annoncé, la veille, dans les mosquées de la ville qui ont grouillé de plus de monde que d’habitude. De Yarakinnin à Dokparou en passant par Yéboubéri, Banikanni, Kpébié, Gah, ces lieux de prières et les rues adjacentes étaient débordés dans la soirée du mercredi dernier.
Comme à l’accoutumée, à quelques jours du démarrage du jeûne, c’était la saison des mariages. Si pour certains, cette période est choisie à dessein pour bénéficier de la grâce d’Allah, c’est beaucoup plus l’occasion pour les jeunes gens qui convolent en justes noces de s’assurer que le repas de l’aube et celui du coucher du soleil seront toujours prêts et qu’ils auront leur conjoint ou conjointe à côté pour éviter les escapades nocturnes.
Une certaine affluence a été notée ces derniers jours chez les marchands de vivres et d’autres produits de première nécessité. Aussi, faut-il signaler que depuis hier, les buvettes, bars et maquis de la ville connaissent une fréquentation plus faible que d’habitude. Leurs chiffres d’affaires habituels ne reprendront qu’après la fête de l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du jeûne musulman et le début du 10e mois lunaire ‘’chawal’’. En fait, par solidarité ou par hypocrisie, bon nombre de non musulmans observent le jeûne ou refusent de s’afficher en public en train de manger ou de boire. Par ailleurs, il se dégage déjà une tendance haussière des prix des produits vivriers, des produits de première nécessité : sucre, lait, et surtout des fruits : mangues, ananas, banane, pomme qui se renchérissent sur le marché.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Société 21 juin 2015


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