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Nouvelles

Elections communales et municipales du 28 juin 2015: Somnolence politique dans le 7è au 13è arrondissement de Cotonou

La campagne pour les élections municipales, communales et locales tarde à prendre dans le 7è au 13 arrondissement de Cotonou. C’est du moins le constat effectué le week-end dernier.

Calme plat. Et une forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Cotonou le samedi 20 juin dernier, laissant derrière elle des inondations dans les rues et maisons qui font la préoccupation majeure des Cotonois. Les 7 arrondissements de la 16è circonscription électorale ne sont pas du reste. Point de l’effervescence politique en vue du vote du 28 juin prochain. Seules, quelques affiches géantes renseignent sur la tenue prochaine de ces élections municipales, communales et locales.

Elles sont visibles et parfois de façon ostentatoire à certains grands carrefours. Et telle une jeune fille courtisée, trois grands partis ou alliances de partis politiques font les yeux doux aux électeurs de ces 7 arrondissements.
Il s’agit de l’Union fait la Nation (UN), des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de l’alliance RB–RP. Ils ont des messages forts, du moins qui charment, photographies à l’appui.
Bien endimanchés, les Renaissants qui ont dirigé la ville pendant plus d’une décennie se rassemblent sur une photo de famille avec comme pour chef de file, le 1er adjoint au maire sortant Lehady Soglo. Ils proposent «une équipe au service d’une ville dynamique».
Quant à l’Union fait la Nation (UN), elle affiche « une nouvelle équipe pour un nouveau Cotonou ». Ainsi, tout sourire et bien mis, Candide Azanai et Joseph Djogbénou proposent autre chose. «3CI, il est temps que la ville de Cotonou passe maintenant au CP». Ils mettent une croix rouge sur les conflits domaniaux, sur l’insalubrité et sur les 3CI. Au même moment à Cadjèhoun, la famille FCBE exhibe Isaac Ahivodji et Rebecca de Souza. Ces deux exhortent à bâtir un Cotonou moderne et qu’une solution efficace et définitive soit trouvée à l’inondation de la ville. Ils veulent lutter contre les bradages des réserves administratives et leur récupération au profit de la population.

Faits curieux

Si partout dans la ville de Cotonou, et plus particulièrement dans la 16è cironscription électorale, ce sont les seules images de Candide Azanai et Joseph Djogbénou qui figurent sur toutes les affiches UN, ce n’est pas le cas pour les autres formations politiques ou alliances. Les images varient selon les arrondissements sur les autres listes. Fait marquant, sur le carrefour du marché St Michel, Il y a deux candidats: Isidore et Denis Maximin portant le même patronyme Gnonlonfoun mais qui sont sur différentes listes: celle des FCBE pour le premier et celle de l’alliance RB-RP pour le second. Les affiches sont posées côte à côte, faisant sourire plus d’un passant.
Belle preuve qu’on peut venir d’une même famille, avoir les mêmes ambitions sans être du même bord politique.

Politique 21 juin 2015


Elections communales et municipales du 28 juin 2015: 10 maires sortant sur 14 en lice dans l’Ouémé-Plateau

Tous les maires des 14 communes du département de l’Ouémé-Plateau ne sont pas en lice pour les élections communales et municipales du 28 juin prochain. Certains ont décidé délibérément de ne pas y participer. D’autres comme le maire d’Adjarra y ont été contraints ayant été exclus par les positionnements.

Qui a dit que la fonction de maire n’est pas juteuse? Les maires de l’Ouémé-Plateau qui y ont pris goût ne veulent plus s’en passer, en tout cas pas pour le moment. Ils se sont tous jetés dans la bataille des élections communales et municipales du 28 juin prochain. En dehors des maires de Sakété, Raliou Arinloyé, du maire de Kétou, Salami Osséni, d’Adja-Ouèré, Djima Fachola toujours en prison, d’Adjarra Yaya Saka exclu de la liste FCBE (qui a donné une conférence de presse samedi dernier à Adjarra pour dénoncer un complot organisé contre lui), tous leurs collègues des autres communes du département sont en lice. Il y a le cas du maire d’Adjohoun, Gérard Adounsiba. Incarcéré à la prison civile de Porto-Novo dans une affaire domaniale, il s’est néanmoins porté candidat. Il est positionné 3è sur la liste FCBE dans l’arrondissement d’Azo-wlissè. Tout comme son présumé co-inculpé, le conseiller communal Djossou Sèhou, chef d’arrondissement d’Adjohoun-centre. Ce dernier est candidat dans cet arrondissement sur la liste FCBE. Tout comme Gérard Adounsiba, il devra battre campagne depuis les geôles. La loi électorale n’empêche pas leur candidature puisqu’ils ne sont pas encore jugés. Ils bénéficient donc toujours de la présomption d’innocence dans l’affaire qui les concerne. Un statut qui les autorise à se lancer dans la bataille tout en étant en prison.

A l’instar du maire Gérard Adounsiba, il y a neuf autres de ses collègues du département de l’Ouémé-Plateau qui tiennent à rempiler. Il y a le maire de Porto-Novo: Moukaram Osséni, de Bonou : Isidore Zinsou, de Sèmè- Podji : Mathias Gbèdan, d’Avrankou: Georges Nounagnon et de Pobè : Saliou Akadiri désormais au gouvernement, tous positionnés sur la liste FCBE. A côté d’eux, il y a leurs collègues James Dègbo des Aguégués et Michel Bahoun d’Akpro-Missérété qui affrontent les élections communales sous la bannière du PRD, Raymond Fafoumi d’Ifangni est positionné sur la liste Résoatao et Clément Gnonlonfoun de Dangbo est tête de liste UN dans l’arrondissement de Hounviguè. Chacun est candidat avec des attentes diverses dans leurs arrondissements respectifs. Chacun d'eux croise donc les doigts en attendant le verdict des urnes à la suite du scrutin du 28 juin prochain. Car, seuls ceux d’entre eux qui auraient réussi à tirer leurs épingles du jeu pourront disputer leur succession pour le compte de la prochaine mandature de la décentralisation au Bénin.

Politique 21 juin 2015


Examen du BTS 2015: François Abiola galvanise la troupe

Dès ce matin, 6 568 candidats affrontent dans 12 centres, les épreuves écrites de l’examen du Brevet de technicien supérieur session de 2015 dans 24 filières. A cette occasion, le vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Adébayo Abiola a lancé, vendredi 19 juin dernier, un appel aux candidats, à leurs parents et à leurs enseignants.

L’examen du Brevet de technicien supérieur session de 2015 démarre à partir de 8 heures ce matin. 6 568 candidats composent dans 12 centres sur toute l’étendue du territoire national dans 24 filières. Les candidats des filières ‘’Maintenance automobile’’ et ‘’Maintenance d’engins des travaux publics et de manutention’’ vont composer pour la première fois cette année.

Pour le professeur Fançois Adébayo Abiola, cette diversité de filières, est le fruit des efforts du gouvernement afin que les offres de formation répondent aux besoins du monde du travail et aux attentes professionnelles des jeunes. Il a rassuré les candidats et les a invités à la sérénité. «Vous n’êtes pas à votre première expérience en matière d’examen. Vos deux années de formation vous ont préparés aux différentes épreuves qui vous sont présentées. Lisez-les attentivement et produisez d’excellentes copies. La réussite est au bout de l’effort », a lancé le professeur Abiola aux candidats. Compte tenu des fortes pluies qui s’abattent sur le Bénin et les inondations qui ont cours un peu partout sur tout le territoire national, le vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a demandé aux 6 568 candidats au Brevet de technicien supérieur 2015 de rester vigilants. «Prenez les dispositions utiles contre les intempéries en cette saison de pluies qui s’est installée», a-t-il conseillé.
Il a profité de l’occasion pour dire ses remerciements aux enseignants pour l'année académique 2015 apaisée qui s'achève. «Soyez à la hauteur de la tâche attendue de vous. Ne laissez aucune occasion aux tricheurs qui vont tenter de vous endormir par toutes les méthodes qu’ils mettront en œuvre pour tester votre vigilance», a-t-il dit aux enseignants.
Il n’a pas manqué d’inviter les parents à soutenir moralement et physiquement leurs enfants. «Accompagnez vos enfants par votre soutien. Evitez-leur les veillées tardives pouvant occasionner des retards dans les centres de composition», leur a-t-il dit.
L’examen du Brevet de technicien supérieur session de 2015 sera lancé ce jour, lundi 22 juin au Collège catholique Père Aupiais de Cotonou.

Education 21 juin 2015


Visite du chef de l’Etat à la CAA: Le Bénin assure une bonne gestion de sa dette publique

Le président de la République s’est rendu, vendredi 19 juin dernier, au siège de la Caisse autonome d’amortissement à Cotonou. Le fonctionnement de la structure révèle que le Bénin reste un bon élève en matière de remboursement de la dette extérieure.

S’il y a un domaine où le Bénin excelle depuis des années, c’est la gestion prudente de sa dette publique. Le président de la République en a encore fait le constat vendredi dernier lors de sa visite à la Caisse autonome d’amortissement (CAA). «L’encours de la dette publique du Bénin se situe à 35% du Produit intérieur brut (PIB) contre 50% dans l’UEMOA. C’est suffisamment faible pour lui donner les marges de manœuvre pour financer les infrastructures. Si vous comparez avec les pays de la zone Euro qui sont autour de 100%, il faut savoir que la marge est substantielle», a indiqué Mohamed Gado, directeur général de la CAA. L’encours total de la dette publique du pays est estimé à 1632 milliards francs CFA. La dette intérieure fait 557 milliards CFA environ et la dette extérieure 1065 milliards de F CFA.
Le plafond d’endettement requis, selon les critères de convergence de l’UEMOA, est de 70% du PIB. Le Bénin dispose donc suffisamment de marge pour lever des fonds pour financer son développement. Si d’ailleurs le pays est passé d’un taux d’endettement de 25 à 35%, estime le directeur général de la CAA, cela s’explique par les fonds mobilisés récemment par le gouvernement pour financer certains projets tels que l’achat des lampadaires pour l’éclairage public, le bitumage de certains axes routiers comme Djérègbé-Dja-Owodé, Savalou-Tchetti-frontière du Togo, Parakou-Djougou ou encore Comé-Lokossa. «La situation de notre endettement public est sous contrôle. Nous avons fait avec le chef de l’Etat une revue de portefeuille de tous les partenaires techniques et financiers et il est ressorti que partout où les goulots ont été identifiés que des diligences devront être mises en œuvre pour les lever immédiatement», souligne Mohamed Gado.
Darius Sacca Zimé, chef Service Amortissement de la dette publique renchérit que la CAA rembourse à bonne date les échéances. «A ce jour, le Bénin n’enregistre aucun arriéré de paiement. Au 31 mai dernier, le total des remboursements est de plus de 19 milliards de francs CFA, dont 17 milliards F CFA pour la dette extérieure et 2 milliards pour la dette intérieure gérée par la CAA », informe-t-il.

Accélérer les projets de la Table ronde !

Un an après la tenue de la Table ronde de Paris sur le développement du Bénin, le chef de l’Etat a voulu faire le point des engagements souscrits par les partenaires. Le total de ces engagements était estimé à 12 milliards de dollars, soit 6000 milliards de francs CFA. Actuellement, environ 2000 milliards de francs CFA sont confirmés, informe-t-il. Cependant, le décaissement de ces ressources traine du fait de la lourdeur administrative, la lenteur dans le traitement des dossiers de ratification soumis au Parlement, des avis juridiques de la Cour suprême ainsi que la procédure parfois complexe des partenaires financiers. «Notre administration doit changer de comportement afin que ces ressources soient vite mobilisées. Nous devons faire en sorte que l’écart entre les engagements et les décaissements se réduise », plaide Boni Yayi qui espère que la nomination au poste de Premier ministre de Lionel Zinsou, l’un des acteurs clé de la Table ronde, va donner une nouvelle impulsion aux divers projets défendus en juin 2014 sur les bords de la Seine. G.A

Actualités 21 juin 2015


Premier conseil des ministres du nouveau gouvernement: Boni Yayi annonce la dissolution de l’IGE

Le nouveau gouvernement du président de la République a tenu, samedi 20 juin dernier, son tout nouveau Conseil des ministres. Il ressort de cette réunion des annonces fortes dont celle de la dissolution de l’Inspection générale d’Etat.

Il s’agit d’une décision forte du tout nouveau gouvernement du président de la République. Boni Yayi en personne a annoncé, lors du Conseil des ministres inaugural samedi dernier, la dissolution de l’Inspection générale d’Etat (IGE). «Cet organe sera remplacé par un autre qui disposera d’une autonomie financière, d’une indépendance pour la réalisation de sa mission. C’est une seconde génération d’IGE que nous voulons lancer», souligne le chef de l’Etat en Conseil. Boni Yayi annonce également la réalisation d’un audit des activités de tous les délégués de contrôle financier et des comptables publics. Il exhorte aussi l’ensemble du secteur de la justice à se joindre au gouvernement pour mener une lutte implacable contre l’impunité «Il nous faut une justice totalement neutre et républicaine. Nous devons ajuster les choses. Il vaut mieux prendre des mesures douloureuses aujourd’hui et qui consolide l’unité nationale demain», martèle-t-il.
Ces décisions plantent en réalité le décor de la nouvelle orientation des actions du gouvernement qui, aux dires du chef de l’Etat, seront centrées sur la lutte contre la corruption. «Chacun doit donner le bon exemple et nous devons revoir nos mentalités. Nous devons affiner la lutte contre la corruption, sans laquelle il ne peut jamais avoir de réduction de la pauvreté», souligne-t-il.
Le président de la République se dit particulièrement préoccupé par le scandale du PPEA au sujet duquel il rassure les partenaires hollandais que les auteurs et complices de détournement seront traduits devant la justice, dès que l’audit commandité par le gouvernement va rendre son rapport.
Le chef de l’Etat est revenu sur d’autres défis que son gouvernement entend relever, en l’occurrence la question des infrastructures, de l’emploi des jeunes et l’amélioration du climat des affaires. S’agissant de l’environnement des affaires, il indique que le gouvernement fera le nécessaire afin que le projet de loi sur le partenariat public-privé comme mode de financement des infrastructures soit adopté par le Parlement.

Déclaration des biens !

La lecture de la charte et la signature de la charte de fonctionnement du gouvernement constituent souvent l’un des temps forts du Conseil des ministres. Cette charte établie depuis 2006 instruit l’ensemble du gouvernement à respecter scrupuleusement les dix prescriptions qui la gouvernent. Il s’agit de la primauté de l’intérêt général, la responsabilité, l’intégrité, l’équité, la solidarité, la transparence, l’ouverture d’esprit, la civilité et la reddition des comptes.
En faisant son commentaire sur ce document, Boni Yayi a demandé à ses ministres de faire, dans les délais prescrits par la Constitution, leur déclaration de biens. «Nous devons d’ailleurs demander à l’autorité de lutte contre la corruption de rendre publique la liste des ministres sortants qui n’ont pas fait de déclaration de bien à leur sortie du gouvernement », affirme-t-il, insistant que l’exemple de bonne gouvernance doit d’abord venir des gouvernants eux-mêmes.
Le Premier ministre, Lionel Zinsou a exprimé sa gratitude et celle de ses collègues pour la confiance que le chef de l’Etat a placée en eux. Les propos de Boni Yayi, souligne-t-il, véhiculent des messages forts touchant l’action gouvernementale, ses principes républicains, la lutte contre la corruption, la qualité de la gouvernance, la transparence et la reddition des comptes. « Nous agirons avec l’idée que la bonne manière de servir nos compatriotes et la mère patrie, c’est d’être fidèle à ses institutions, à la Constitution, aux orientations que vous donnez en tant que président de la République. Nous sommes à l’écoute de la population, des problèmes les plus quotidiens des Béninois », soutient-t-il. Et de conclure: «Un atout fondamental de notre pays pour réussir en matière économique, sociale, pour régler les problèmes d’emploi et de vie quotidienne, c’est d’être une République. Vous avez insisté sur la République qui respecte ses principes fondamentaux et les principes généraux du droit. C’est un message que nous écoutons tous avec humilité devant vous et devant nos compatriotes pour les servir ».

Actualités 21 juin 2015


Campagnes pour les élections municipales, communales et locales: Une opération de charme aux couleurs variées, mais sans ambiance à Cotonou

Deux jours après le lancement de la campagne électorale pour le compte des élections municipales, communales et locales du 28 juin prochain la ville de Cotonou ne prend pas encore le pli de l’opération de séduction à l’endroit de l’électorat. Lesdites opérations se déroulent pour l’heure sans tambour ni trompette.

C'est parti depuis mercredi 17 juin dernier pour la campagne électorale entrant dans le cadre des élections municipales, communales et locales du 28 juin prochain. C’est le début d’une effervescence politique pour les quatorze partis ou alliances de partis en lice pour le compte de cette compétition électorale à Cotonou. Mais pour l’heure, les différentes formations politiques sont quasiment absentes sur le terrain pour des opérations de charme à l’endroit des populations. Aucun rassemblement politique, aucune caravane, aucune forme de démarchage des voix n’est visible. Tout est fade et désert. Au niveau des états- majors des partis ou alliances de partis tels que, l’Union fait la Nation (UN), le Parti du Renouveau démocratique (PRD), Réseau Atao (RESOATAO), les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), l’ambiance contraste bien avec l’évènement. Aucun dispositif n’est mis en place pour annoncer le scrutin. Les quartiers généraux des partis ou alliances de partis sont également difficiles à identifier.

A part les affiches qui renseignent sur l’imminence du scrutin, c’est le calme plat au niveau des états-majors. Hier, jeudi 18 juin, aux 1er, 4è, 8è et 12è arrondissements de Cotonou, aucun mouvement n’est encore visible sur le terrain. Toutefois, Cotonou s’approprie un nouveau look, grâce aux affiches posées aux grands carrefours et aux places publiques de la ville. Au deuxième jour, après le lancement de la campagne, la capitale économique a changé de décor au coin de ses principales artères. Les affichettes et autres panneaux ne passent également pas inaperçus dans les rues. Les affiches des partis ‘’Parti républicain pour une alternative démocratique (PRAD) et RB-RP se disputent les places à côté des FCBE, du PRD, de l’UN et du RESOATAO. Les signes distinctifs des autres partis ne s’observent pas. C’est une grande discrétion qui se joue sur le terrain, mais les messages des candidats gardent leur teneur.
Pendant que RB-RP prônent la solidarité, une nouvelle dynamique et la modernité pour Cotonou, le PRD veut travailler pour le respect des lois sur la décentralisation et la reconstruction d’une nouvelle Nation. Dans le même temps, le PRAD se veut être l’espoir de toute une jeunesse et le RESOATAO veut agir pour le développement de la ville de Cotonou. L’UN avec en tête Candide Azannaï semble s’attaquer à ces challengers et se propose de passer Cotonou enfin dans une nouvelle classe avec son message ‘’passons maintenant au CP : Cotonou Propre’’. La gent féminine semble avoir plus de chance avec les FCBE qui promettent de s’engager pour leur autonomisation et émancipation.
Dans l’ensemble, les actions de terrain se jouent notamment avec les affiches, affichettes et autres panneaux. La discrétion et la proximité semblent être les critères de choix pour convaincre l’électorat. Mais les différents colistiers ont encore une semaine pour se décider. On espère une ambiance électorale plus forte dans les tout prochains jours.

Actualités 19 juin 2015


En vue du vote de la loi d’orientation agricole: Le processus de validation du mémorandum paysan enclenché

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou, a présidé, hier jeudi 18 juin, l’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin. C’était à l’INFOSEC à Cotonou, en présence de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des Organisations paysannes et de producteurs agricoles, des représentants des organisations paysannes et des partenaires techniques et financiers.

«L’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin, ouvert hier jeudi 18 juin, revêt une importance capitale». C’est l’appréciation de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (PNOPPA). Après avoir rappelé toutes les dispositions prises par les Organisations paysannes, les Organisations de la Société civile avec l’appui des partenaires techniques et financiers, cette réunion de deux jours, selon lui, permet d’enclencher ainsi le processus d’élaboration de la loi d’orientation agricole. La PNOPPA, relève-t-il, s’acquitte ainsi d’une noble tâche dont elle a été investie. Ce qu’il qualifie de «consultation générale, inclusive pour recueillir les préoccupations de la famille des productrices et producteurs toutes catégories confondues ainsi que de leurs organisations».

Selon Léopold Lokossou, ledit processus nécessite un appui diversifié de la part du ministère en charge de l’Agriculture qu’il a été investi d’une mission de porte-parole auprès du président de la République. Ces deux acteurs, compte tenu de l’instabilité de l’administration agissent contre leur volonté au gré des mouvements politiques et la démarche de la PNOPPA et des organisations paysannes, vise à y mettre un terme, pour le bonheur du monde agricole.
Delphine Caron de "Agriculteurs français et développement international", a, agissant à titre de représentante des partenaires techniques et financiers, plaidé pour que les consultations soient les plus ouvertes et les plus démocratiques possibles. Elle a également marqué toute leur disponibilité à les accompagner dans le processus ainsi mis en route.

Disponibilité

La même disponibilité est affichée de la part du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou. « Chaque chose a son temps ; une loi est comme une boussole et les paysans ont travaillé sans savoir où ils vont», a déploré l’autorité en charge de ce secteur. Pour lui, les problèmes subsistent en raison du manque de boussole. «Nous avons choisi de rester pauvre», s’est-il désolé. La preuve, fait-il remarquer, est qu’il est inconcevable que malgré la quantité d’eau qui se déverse sur le Bénin, que ce soient les pays sahéliens qui l’approvisionnent en certains produits maraîchers. C’est la raison pour laquelle il a rappelé toutes les initiatives qu’il a prises en la matière, au moment où il était député et fait des recommandations: «Je vous rappelle que le pourcentage de l’agriculture biologique est très faible. Ainsi, vous devez également tenir compte de l’environnement ; les universités et centres de recherches disposent de ressources en la matière».

Société 19 juin 2015


En vue du vote de la loi d’orientation agricole: Le processus de validation du mémorandum paysan enclenché

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou, a présidé, hier jeudi 18 juin, l’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin. C’était à l’INFOSEC à Cotonou, en présence de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des Organisations paysannes et de producteurs agricoles, des représentants des organisations paysannes et des partenaires techniques et financiers.

«L’atelier de définition et de validation de la méthodologie d’élaboration du mémorandum paysan dans le processus de mise en place de la loi d’orientation agricole au Bénin, ouvert hier jeudi 18 juin, revêt une importance capitale». C’est l’appréciation de Léopold Lokossou, président de la Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (PNOPPA). Après avoir rappelé toutes les dispositions prises par les Organisations paysannes, les Organisations de la Société civile avec l’appui des partenaires techniques et financiers, cette réunion de deux jours, selon lui, permet d’enclencher ainsi le processus d’élaboration de la loi d’orientation agricole. La PNOPPA, relève-t-il, s’acquitte ainsi d’une noble tâche dont elle a été investie. Ce qu’il qualifie de «consultation générale, inclusive pour recueillir les préoccupations de la famille des productrices et producteurs toutes catégories confondues ainsi que de leurs organisations».

Selon Léopold Lokossou, ledit processus nécessite un appui diversifié de la part du ministère en charge de l’Agriculture qu’il a été investi d’une mission de porte-parole auprès du président de la République. Ces deux acteurs, compte tenu de l’instabilité de l’administration agissent contre leur volonté au gré des mouvements politiques et la démarche de la PNOPPA et des organisations paysannes, vise à y mettre un terme, pour le bonheur du monde agricole.
Delphine Caron de "Agriculteurs français et développement international", a, agissant à titre de représentante des partenaires techniques et financiers, plaidé pour que les consultations soient les plus ouvertes et les plus démocratiques possibles. Elle a également marqué toute leur disponibilité à les accompagner dans le processus ainsi mis en route.

Disponibilité

La même disponibilité est affichée de la part du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou. « Chaque chose a son temps ; une loi est comme une boussole et les paysans ont travaillé sans savoir où ils vont», a déploré l’autorité en charge de ce secteur. Pour lui, les problèmes subsistent en raison du manque de boussole. «Nous avons choisi de rester pauvre», s’est-il désolé. La preuve, fait-il remarquer, est qu’il est inconcevable que malgré la quantité d’eau qui se déverse sur le Bénin, que ce soient les pays sahéliens qui l’approvisionnent en certains produits maraîchers. C’est la raison pour laquelle il a rappelé toutes les initiatives qu’il a prises en la matière, au moment où il était député et fait des recommandations: «Je vous rappelle que le pourcentage de l’agriculture biologique est très faible. Ainsi, vous devez également tenir compte de l’environnement ; les universités et centres de recherches disposent de ressources en la matière».

Société 19 juin 2015


Remaniement ministériel: Pronostics déjoués

Le tout nouveau gouvernement du président Boni Yayi, sans doute le dernier de son deuxième mandat est connu depuis hier. La nouvelle équipe chargée de conduire les destinées du pays aux côtés du chef de l’Etat n’a pas pour autant répondu aux pronostics. Bien au contraire, elle a innové.

Désormais, comme ce fut le cas en 1996 pour un certain Adrien Houngbédji sous le président Mathieu Kérékou, le Bénin a à nouveau un Premier ministre, chargé non plus de la coordination de l’action gouvernementale, mais plutôt du Développement économique, de l’Evaluation des Politiques publiques et de la Promotion de la bonne gouvernance. A ses côtés, un vice-premier ministre puis après, trois ministres d’Etat dont deux choisis parmi les plus fidèles serviteurs du chef de l’Etat. On doit aussi mentionner le come-back de l'ancien ministre des Sports, Etienne Cossi, cette fois-ci à la tête du ministère de la Communication.

17 nouveaux ministres y font leur entrée dont trois maires en fin de mandat, un préfet en fonction, la directrice de cabinet du chef de l’Etat est aussi promue… Sur les 28 nouveaux membres du gouvernement, on note la présence de sept femmes, une nette amélioration ! Mais la plus grosse surprise restera sans aucun doute, la nomination de Lionel Zinsou au poste de Premier ministre.

Le nouveau gouvernement de Boni Yayi

1- Premier ministre chargé du Développement économique, de l’Evaluation des Politiques publiques et de la Promotion de la bonne gouvernance : Lionel Zinsou

2- Vice-premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : François Adébayo Abiola

3- Ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes (MESFTPRIJ) : Monsieur Alassane Soumanou

4- Ministre d'État chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation (MEEFPD): Komi Koutché

5- Ministre d’Etat à la présidence de la République chargé de la Coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), des Objectifs de Développement durable (ODD) et des Grands travaux : Monsieur Fulbert Géro Amoussouga

6- Ministre de la Défense nationale (MDN) : Théophile Robert Yarou

7- Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes (MISPC) : Placide Azandé

8- Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme (DS/MJLDH) : Madame Evelyne da Silva Ahouanto

9- Ministre des Enseignements maternel et primaire (MEMP) : Madame Éléonore Chikani Yayi Ladékan

10- Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur (MAEIAFBE) : Monsieur Saliou Akadiri

11- Ministre des Travaux publics et des Transports (MTPT) : Monsieur Gustave Dépo Sonon

12- Ministre de la Santé (MS) : Monsieur Pascal Dossou Togbé

13- Ministre de l'Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) : Monsieur Rufin Nansounon Orou Nan

14- Ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle (MTFPRAI) : Monsieur Aboubakar Yaya

15- Ministre de l’Environnement chargé, de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières (MECGCCRPRNF) : Monsieur Théophile C. Worou

16- Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement : Monsieur Noël Houédougbé Fonton

17- Ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables (MERPMEDER): Monsieur Spéro Mensah

18- Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (MCAAT) : Paul Hounkpè

19- Ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) : Monsieur Etienne Kossi

20- Ministre chargé de la Microfinance (MCM): Madame Naomi Azaria

21- Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs (MJSL) : Monsieur Safiou Idrissou Affo

22- Ministre de l’Industrie et du Commerce (MIC) : Ibrahim Pocoun Damè Kombienou

23- Ministre de l'Emploi des Jeunes, des petites et moyennes Entreprises: Madame Nadine Dako Tamadaho

24- Ministre de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes de Troisième Age (MFASSNHPTA) : Madame Honorine Atikpa

25- Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire (MDGLAAT) : Mme Véronique Brun Hachémé

26- Ministre chargé des Relations avec les Institutions (MCRI) : Monsieur Thomas Yombo

27- Ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires (MEMIP) : Monsieur Patrick Yérima

28- Ministre de l’Hydraulique (MH) : Madame Christine Gbédji Viaho

Actualités 19 juin 2015


Remaniement ministériel: Les curiosités d’un gouvernement de fin de mandat

Attendue depuis l’élection d’une douzaine de ministres lors des législatives du 26 avril dernier, la nouvelle équipe gouvernementale n’en finissait plus de faire languir l’opinion. D’attente lasse, on avait finit par se dire que le chef de l’Etat, par stratégie et souci de gérer au mieux sa troupe dans la perspective des municipales du 28 juin, dont la proximité lui permet en effet de retarder la formation de son équipe, avait certainement choisi d’attendre les résultats de ces consultations…

Elles auraient permis au président Boni Yayi de voir clair sur l’échiquier politique des FCBE et satellites, pour mieux gérer les mécontents des législatives et ceux éventuels des municipales. Ou encore les gros morceaux rescapés de ces élections mais que le chef de l’Etat aimerait promouvoir. Finalement, en n’attendant pas les municipales avant de former son gouvernement, c’est un acte de grand courage politique que pose le président Boni Yayi. Qui n’ignore certainement pas qu’en cette veille de consultations électorales, un mauvais casting de sa part peut avoir pour effet de démobiliser la troupe et, partant, d’affecter les résultats des FCBE, surtout après la tendance régressive dessinée lors des législatives. Mais il a pu tout de même se convaincre de ce que si son casting est réussi et passe bien dans l’opinion, cela peut aussi avoir pour effet de fédérer les énergies ‘’fcbéennes’’ et d’attirer quelque onde de sympathie à sa famille politique. Tout comme il a pu se résoudre à l’idée que tant qu’à former un gouvernement dans cette ambiance pas forcément favorable à sa famille, il faut le faire quoi que cela puisse coûter, et se tenir prêt à le remodeler si nécessaire… Qu’à cela ne tienne. Pour le moment, quels sont les grands enseignements à tirer de ce nouveau gouvernement ?

Des curiosités qui font s’interroger

Primature ? Premier ministère ? Peu importe comment s’appellera le ministère qui abritera le nouveau venu, Lionel Zinsou, véritable surprise du chef, aussitôt élevé au rang de Premier ministre chargé du Développement. Si sa nomination consacre le retour à la formule du Premier ministre qui n’est pas chef de gouvernement dans le contexte béninois, elle suggère aussi que Boni Yayi n’a certainement pas réussi à se remettre du départ en août 2013 de Pascal Irénée Koupaki, son ancien Premier ministre dont la conduite des affaires était saluée par ses collègues ministres, et dont le départ inattendu provoqua une dissolution du gouvernement. Cette nomination surprend aussi car l’intéressé est un allogène à la politique béninoise, même s’il a une réputation dans son domaine de compétence : les finances et l’économie. Il y a donc lieu de se demander ce qui a pu décider un tel homme, a priori très cartésien, de se jeter dans la mare de la politique béninoise à 9 mois de la fin du mandat. Peut-être, au-delà d’une certaine volonté de mettre ses compétences au service de son pays d’origine, ce qu’il ne risque pas de réussir à faire en si peu de temps, la foi en une promesse de carrière après le président Boni Yayi ? Ce serait là une autre paire de manche que le développement prochain de l’actualité autant que l’attitude de l’homme aideront à décrypter.
Autre curiosité, la création d’un poste de vice-premier ministre ! Certes, la Constitution offre au chef de l’Etat les prérogatives de nomination et de détermination des attributions des ministres. Ce qui avait déjà conduit le président Mathieu Kérékou à créer, en 1996, le poste de Premier ministre occupé alors par Adrien Houngbédji. De là à en créer un autre de vice-premier ministre, comme dans certains pays où le Premier ministre est chef de gouvernement, il y a une bien curiosité. Que ce poste soit occupé par le professeur François Abiola supplanté par le nouveau venu, apparaît davantage comme un désaveu pour celui-ci, déjà ministre d’Etat et Premier ministre de fait. Plus étonnant encore, la création de trois ministères d’Etat ! Si l’on comprend que Komi Kou-tché, ayant brigué et raté de très peu la présidence de l’Assemblée nationale puisse désormais être mieux qu’un simple ministre, on se surprend par contre de la promotion des ministres Alassane Soumanou (qui a dû obtenir cela en contrepartie de son renoncement à son siège de député) et plus encore de celle de Fulbert Géro Amoussouga, jusqu’ici ministre à la présidence de la République. La bonification du statut de ceux-là surprend donc, tant avec deux Premiers ministres, trois ministres d’Etat, c’est plusieurs pôles d’influence qui s’établissent au sein du gouvernement. Pas forcement de bon augure pour la cohésion gouvernementale… En attendant quelques entrées frappent aussi.
De nouvelles têtes
Si la mixture de l’équipe gouvernementale paraît bien curieuse, au point de soulever de sérieuses interrogations au sein du bureau de l’Assemblée nationale, dont l’avis reste cependant purement consultatif, elle révèle aussi quelques entrées remarquables. C’est le cas de la directrice de cabinet du chef de l’Etat, Véronique Brun Hachémè, ancien préfet qui hérite du portefeuille de la Décentralisation. Honorine Atikpa qui part de la Loterie nationale du Bénin pour la Famille connaît une belle promotion, autant que Nadine Dako qui quitte le Conseil national des Chargeurs du Bénin pour le ministère de l’Emploi des Jeunes. Eléonore Yayi (Enseignement primaire), Patrick Yérima (Economie maritime), Saliou Akadiri (Affaires étrangères), Ibrahim Kombieni (Commerce), Spéro Mensah (Energie), Dossou Togbé (Santé), Théophile Worou (Environnement), Paul Hounkpè (Culture), Placide Azandé (Intérieur), Thomas Yombo (MCRI), Evelyne da Silva (Justice) Noël Fonton (Urbanisme) sont de nouvelles têtes qui font leur entrée au gouvernement, consacrant le départ de tauliers comme Dorothée Akoko Kindé Gazard ou Valentin Djènontin entre autres ; tout comme celui de Christian Sossouhounto qui ne récolte finalement rien pour avoir décidé de désobéir à son parti d’origine, la R.B. au point de s’en faire exclure. Peut-être lui trouvera-t-on bientôt un autre point de chute…

Quelles perspectives pour la succession ?

Pour le dernier gouvernement de son dernier quinquennat, l’on pouvait espérer avoir quelque esquisse relativement aux intentions de Boni Yayi pour sa succession. Cette équipe y satisfait-elle ? En l’absence de personnalité forte, la stature de François Abiola restant à anoblir, Komi Koutché quoique solide ne remplissant pas les conditions constitutionnelles, il y a lieu de considérer que la nomination du néophyte Lionel Zinsou devrait s’analyser en une mise sur orbite. Quitte à voir si sa greffe au corps politique béninois prendra aisément en si peu de temps, au point de justifier une éventuelle candidature pour aller à la succession de Boni Yayi. A défaut, il faudrait sans doute considérer que Boni Yayi a peut-être choisi d’isoler ceux à qui il penserait réellement comme héritiers afin non seulement de leur laisser le temps de bien se préparer, mais aussi de les mettre à l’abri de certaines critiques, voire de l’impopularité. Dans tous les cas, les moindres faits du Franco-béninois Lionel Zinsou, qui n’a pas dû accepter cette nomination par hasard, ni pour faire plaisir seulement au chef de l’Etat, seront scrutés avec attention. De même l’expression d’ambitions nouvelles éventuelles. Au demeurant, cette promotion de Lionel Zinsou, si elle se double du vœu secret d’en faire un dauphin, apparaîtrait comme un désaveu et un manque de considération pour l’ensemble de ceux qui ont travaillé avec le président Boni Yayi depuis plus de 9 ans, parce qu’elle postulerait qu’il n’a pas réussi à trouver en leur sein, quelqu’un qui serait digne de lui succéder.
Somme toute, ce gouvernement ne résout pas toutes les équations du moment. Tout au contraire, il en pose de nouvelles à plusieurs inconnues.

Actualités 19 juin 2015


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