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Nouvelles

Bénin : Tout ce qu'il faut savoir sur la Cour spéciale des Affaires foncières
Bonne nouvelle. La
loi 2022-16 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour spéciale des affaires foncières est promulguée par le chef de l'Etat Patrice Talon. Cette juridiction connaît des actions réelles immobilières, des actions relatives à l'expropriation pour cause d'utilité publique. Toutefois, le contentieux des actes administratifs relatifs au foncier reste de la compétence du juge administratif. [caption id="attachment_87148" align="aligncenter" width="453"] Le chef de l'Etat, Patrice Talon, a promulgué la loi portant création de la Cour spéciale des Affaires foncières [/caption]   La Cour spéciale des affaires foncières a pour ressort territorial les communes ci-après: Abomey-Calavi, Allada, Cotonou, Ouidah, Porto Novo, Sėmė-Podji et Tori-Bossito. Son siège est situé à Cotonou. Mais la cour peut, si elle le juge utile, se réunir en d'autres lieux relevant de son ressort territorial.  La cour spéciale des affaires foncières comprend une chambre des appels, une chambre de première instance, un parquet et  un greffe. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/10/loi-2022-16.pdf"]   Actualités 25 oct. 2022


2e édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique: Intelligence artificielle, diplomatie et entrepreneuriat au menu
La 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique démarre ce jour, au Caire en Egypte. Elle prend fin le 28 octobre prochain. Ces assises seront meublées par trois évènements de grande envergure. La Francophonie scientifique sera à l’honneur cette semaine au Caire en Egypte. Ce mardi, en effet, démarre dans la capitale égyptienne, la 2e édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique. Au moins 700 participants venus de plusieurs pays du monde prendront part aux activités. Conformément au programme établi, trois événements phares vont meubler cette deuxième édition de la Semaine. Il s’agit du 1er congrès de la jeunesse estudiantine francophone, les 25 et 26 octobre 2022. Cette rencontre réunira 100 étudiant(e)s leaders francophones de 50 pays. Le congrès est placé sous le thèm : « L’Entrepreneuriat comme voie du succès par l’innovation ». Ces jeunes se retrouvent pour la première fois et sont les présidents et représentants des Clubs leaders étudiants francophones (Cléf). Ces assises devraient déboucher sur la création du Réseau mondial des Clubs étudiants. Ce nouveau réseau entend mobiliser la jeunesse estudiantine et impulser la mise en réseau internationale de la jeunesse francophone. « Ils vont échanger, partager leurs expériences, faire des rencontres interculturelles et réfléchir collectivement autour de nombreux défis… Ils vont également découvrir des témoignages inspirants de jeunes entrepreneurs soutenus par l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), avec qui ils pourront échanger sur leur passionnant parcours… Et ils assisteront à des conférences sur la gestion de projet et sur les bénéfices de l’entrepreneuriat et de l’engagement associatif », ont fait savoir les organisateurs. La 6e conférence ministérielle francophone est le deuxième événement phare de la Semaine. Cette conférence accueillera une trentaine de ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des pays membres. La rencontre devrait prendre fin par la validation du « Manifeste pour une diplomatie scientifique francophone ». L’idée d’un tel Manifeste est née lors de la 5e conférence ministérielle à Bucarest, en septembre 2021. À en croire les organisateurs, l’Auf a entrepris un travail de synthèse pour aboutir à un projet complet. Et le Manifeste sera un document de référence présentant une méthodologie pour développer une politique de diplomatie scientifique francophone et une proposition de thématiques prioritaires de coopération internationale et partenariats dans l’espace francophone mondial. Les 2es assises internationales de la Francophonie scientifique constituent le dernier grand événement prévu au cours de la Semaine mondiale francophone scientifique. Cette rencontre se déroulera du 26 au 28 octobre 2022. Elle va réunir plus de 500 enseignants-chercheurs et experts en mode hybride (en présentiel et par visioconférence). Le thème retenu pour cette activité est : «L’Intelligence artificielle face à la pluridisciplinarité ». Ce thème sera donc au cœur des débats scientifiques de cinq ateliers disciplinaires selon une approche ouverte sur la société. « Les réflexions menées concernent les impacts de l’Intelligence artificielle sur les femmes et les hommes, sur nos sociétés, sur les activités d’enseignement et de recherche de nos établissements-membres et sur la jeunesse étudiante », détaillent les organisateurs. Les ateliers disciplinaires prévus concernent les Sciences de la Santé, les Sciences humaines, les Sciences sociales, les Sciences de gestion et les Sciences et techniques. Toujours au cours de ces 2es assises internationales, un atelier spécial sera organisé pour lancer le Réseau Francophone en intelligence artificielle (Réfia). Plusieurs autres activités sont au programme de la 2e édition de la Semaine mondiale, telles que les ateliers thématiques (sur la publication de la recherche et la prospective en éducation) et spéciaux qui seront l’occasion de poursuivre les réflexions et les échanges entre experts afin de développer davantage la Francophonie scientifique à travers le monde? Société 25 oct. 2022


Projet de délocalisation du port de pêche artisanale de Cotonou: Les acteurs à la base y adhèrent
  La délocalisation du port de pêche artisanale de Cotonou sera une plus-value pour le sous-secteur et les praticiens de cette activité. Pêcheurs et mareyeuses ont fait part de leur adhésion à ce projet, vendredi 21 octobre dernier, à l’occasion du 2e panel du « Mois du consommons local » organisé par le ministère de l’Industrie et du Commerce avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.

« Perspectives du projet de délocalisation du port de pêche artisanale de Cotonou ». C’est autour de cette thématique que Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce; Raymond Adjakpa-Abile, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci Bénin) ; Louis Victor Amétépé, président de l'Union nationale des pêcheurs marins artisans et assimilés du Bénin (Unapemab) et Kristof Van den Branden, directeur commercial et marketing du Port autonome de Cotonou, ont échangé avec d’autres acteurs. D’entrée, le projet de délocali-sation a été présenté aux participants. Le futur port sera dédié aux activités de pêche artisanale semi-industrielle. Il sera décomposé en zones de services nautiques, lesquelles comprendront des infrastructures modernes pour le service de remorquage et de pilotage du port ; une zone dédiée à la marine nationale et un chantier naval. Il y aura également une zone dédiée au développement des activités liées à la pêche artisanale et semi-industrielle. Cette zone comprendra des quais de déchargement, des zones d’abri pour les embarcations, un plan incliné pour la mise en cale des pirogues, des ateliers de réparation des filets et des moteurs, etc. Le recyclage des déchets est également pris compte par le projet. « Le nouveau port de pêche artisanale sera tout proche du port actuel et situé à l’entrée du lac Nokoué… », a précisé Kristof Van den Branden. Il couvrira une superficie de 20 hectares contre 3 ha pour l’actuel port. Le projet « induit tout un circuit de mise en vente des produits de la pêche et de suivi sanitaire et statistique… », a renchéri le directeur adjoint de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce.

Adhésion des acteurs à la base

Les entrepreneurs présents dans la salle ont été heureux de prendre connaissance des nombreuses opportunités d’affaires, de formations et autres impacts sociaux économiques du projet. Les pêcheurs de l’Unapemab adhèrent à l’idée d’un nouveau port de pêche artisanale plus rentable. Ils l’accueillent avec enthousiasme et se disent prêts à travailler pour l’aboutissement du projet. Un projet qui, selon le président de l’Unapemab, présente plusieurs avantages pour eux, pêcheurs marins et assimilés. « Nous aurons l’occasion d’aller pêcher en haute mer avec des navires plus indiqués parce que depuis toujours, nous utilisons nos barques… Les mareyeuses auront aussi la faciliter de transformer les produits halieutiques dans de meilleures conditions. Nous allons bénéficier de financement pour acquérir des équipements de pêche adéquats… », a souligné Louis Victor Amétépé. Le projet de construction du futur port de pêche artisanale de Cotonou démarre en 2023 pour s’achever fin 2024.
Actualités 25 oct. 2022


Développement de filières agricoles et accès au marché: Des nouvelles stratégies pour financer des chaînes de valeur
L'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), dans le cadre de son accompagnement au Projet d’appui au développement agricole et à l'accès au marché (Padaam) travaille à aider les institutions financières du Bénin à accroître leur portefeuille en faveur de l'agriculture, notamment dans les chaînes de valeur du manioc, du maïs et du riz. Un atelier est organisé à cet effet à Cotonou du 24 au 28 octobre. Pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), il est nécessaire de renforcer les capacités des institutions financières pour formuler des stratégies de conception et d’offre des produits qui contribuent à financer des chaînes de valeur agricoles. Dans le cadre de son accompagnement au Projet d'appui au développement agricole et à l'accès au marché (Padaam), l’institution onusienne s’efforce d’aider les institutions financières du Bénin à accroître leur portefeuille en faveur de l'agriculture, notamment dans les chaînes de valeur du manioc, du maïs et du riz. C’est ce qui justifie l’atelier international qu’elle organise sur le thème ‘’L’accès au crédit pour l'agriculture et l'agro-industrie au Bénin : opportunités et défis’’ pour renforcer les capacités des institutions de microfinance nationales et des agences locales pour le développement agricole. Trois domaines techniques sont pris en compte à cette occasion, a expliqué Cristina Scarpocchi, représentant du représentant de la Fao au Bénin. Il s’agit de l’assurance agricole, de la gestion des risques et de l’accès aux fonds d’investissement. Cet atelier de cinq jours se veut alors, selon elle, une occasion pour fournir un appui à la coordination opérationnelle de tous les opérateurs privés spécialisés engagés dans la mise en œuvre des partenariats productifs. Il sera également une aubaine pour le renforcement des capacités des Agences territoriales de développement agricole sur les fonctions techniques, pour l’appui à la prise en main et à l’utilisation du logiciel « Rural Invest». Il est également prévu l’appui à l’identification de la meilleure formule de conditions et modalités à proposer aux Sfd et banques pour leur attraction dans l’accès aux crédits des promoteurs des partenariats productifs. Il est particulièrement visé à ce niveau l’identification des investisseurs capables de financer le tiers du capital aux côtés des autres collègues d’associés détenant aussi chacun le tiers du capital.

Développement des capacités

Les trois premiers jours de la formation sont consacrés au mécanisme de financement des chaînes de valeurs agricoles, gestion des risques en finance agricole et l’assurance agricole pour les petits exploitants. Deux formateurs se chargent de dispenser lesdits cours. Il s’agit de Hermann Messan, chargé de portefeuille d’inclusion financière de Agra pour Afrique de l’Ouest et Soulémane Djobo, chargé de programme chez Ada microfinance. La journée du jeudi est dédiée à des présentations sur les accès aux fonds d’investissement et à Fintech et applications pour la gestion des crédits. La formation prendra fin vendredi prochain par la remise des attestations aux participants et une visite de terrain à Esop Adja-Ouèrè. L’atelier est organisé par la Fao, l’Agence pour le développement autonome du Luxembourg (Ada) et le Padaam. L’initiative fait partie d’un partenariat entre la Fao et l’Agence pour le développement autonome du Luxembourg (Ada) pour le développement des capacités sur la finance agricole et rurale, qui couvre le Bénin et d’autres pays de la région africaine. « Nous pouvons désormais compter sur une expérience pluriannuelle très positive sur les initiatives de renforcement des capacités menées conjointement par la Fao et Ada en Afrique», soulignera alors Cristina Scarpocchi. Du côté de la Fao, l’expertise mobilisée porte sur la promotion des investissements du secteur privé le long de ces chaînes de valeur. Pour Cristina Scarpocchi, l’occasion est offerte désormais pour compter sur le vaste réseau de partenariats avec des institutions publiques pour la promotion de l’inclusion financière aux niveaux national et régional. « Nous aurons l'occasion, au cours de cet atelier, d'entamer un dialogue avec la Banque africaine de développement afin d'identifier les possibilités d'explorer davantage les pistes de collaboration avec la Fao et le Padaam, en abordant la question de l'accès au financement des acteurs agricoles et en particulier des petites et moyennes entreprises agricoles locales ». Avant elle, Caroline Mohrilat, intervenant au nom de l’Ada, a expliqué aux participants les opportunités liées à la rencontre et les a invités à les saisir?
Société 25 oct. 2022


Conférence sur les capacités d'évaluation en Italie: La contribution digitale de l’Institut Le Baromètre
La ville de Turin en Italie accueille du 25 au 28 octobre 2022, une conférence internationale virtuelle sur les systèmes d'évaluation résilients pour le développement durable. Le Bénin y participe à travers l’Institut Le Baromètre dont le système de suivi et évaluation intégré digitalisé a reçu le 2e Grand Prix d'honneur du programme Launchpad de la Banque Mondiale en juillet 2022. Elu parmi les dix meilleures innovations au monde en matière de suivi évaluation et digitalisation, seule équipe francophone dans le lot, l’Institut Le Baromètre va dévoiler sa solution digitale à Turin, en Italie. En qualité de lauréat, l’Institut participe à la Conférence internationale du National Evaluation Capacities (Nec 2022) organisée par le Pnud en partenariat avec la Banque mondiale du 25 au 28 octobre 2022. L'objectif de la Conférence internationale sur les capacités d'évaluation 2022 est de souligner le rôle du partage des progrès et des leçons apprises dans le renforcement des systèmes nationaux d'évaluation. Ces jeunes experts auront donc l’opportunité de dévoiler à la face du monde leur innovation qui a remporté, le 4 juillet 2022, le 2e Grand Prix d'honneur du programme Launchpad de la Banque mondiale. Il s’agit d’outils innovants d'aide à la prise de décision, caractérisés par la précision des informations fournies en temps réel durant la mise en œuvre des interventions. Cette solution digitale contribue énormément dans l'évaluation des projets et programmes.

Une aubaine

Le dispositif qui est un système intégré de suivi et d'évaluation informatisé et dynamique a abouti à une application web et mobile facilement manipulable avec une efficacité démontrée. L’efficacité de ce système innovant a permis aux concepteurs de mettre leurs compétences au service de quelques pays de la sous-région. L’institut Le Baromètre est spécialisé dans la conception et la digitalisation des systèmes de suivi et évaluation d’impact intégré et dynamique. Sa vision est de travailler à mettre à portée de main des décideurs et autres acteurs du développement, les bases de données dynamiques, les résultats des projets ainsi que les données probantes spécifiques aux indicateurs des Odd, des projets, programmes et autres politiques de développement. En effet, le suivi et l’évaluation de tout projet ou programme nécessitent des outils et des données fiables en vue de mesurer leur réel impact sur les populations. Et la solution digitale permet de pallier les difficultés liées à la collecte des données, à leur analyse pour la production de résultats et autres données probantes. La conférence du Nec 2022 est donc une aubaine pour mettre en relief ces compétences en provenance du Bénin. Elle est conçue pour offrir des opportunités de partage d'expériences et d'apprentissage entre les responsables gouvernementaux, les Organisations de la société civile, les associations d'évaluation et la communauté mondiale de l'évaluation. Les communications vont porter, entre autres, sur les thèmes : « Innovations en évaluation: intelligence artificielle, techniques numériques et géo-spatiales », « Faire face à la complexité des évaluations dans un monde de plus en plus interconnecté », et « Évaluations et Big Data : défis pratiques et leçons apprises». En participant à cette conférence internationale, l'Institut africain de suivi et évaluation d'Impact des politiques, programmes et projets de Développement (Le Baromètre) marque ainsi un nouveau tournant de confiance entre partenaires de développement, gestionnaires de projets et l’Etat. L'institut Le Baromètre dispose d'un Centre d'incubation des Solutions numériques en Suivi-évaluation n
Société 25 oct. 2022


L'éditoriale de Paul AMOUSSOU: Singulière Chine !
  Depuis que la Chine s’est éveillée, selon les chers vœux d’Alain Peyrefitte, le monde est comme médusé, d’admiration et de crainte à la fois. Sentiment mitigé à l’endroit d’un pays qui en impose par sa grandeur et suscite interrogation en raison de ce qu’il reste globalement hermétique à l’instar de la Cité interdite, et ce en dépit de ses efforts à s’ouvrir économiquement depuis les réformes courageuses de Deng Xiaoping. La Chine étonne par ses prouesses économiques et s’est imposée, à force de structuration sérieuse, en puissance mondiale y compris militaire. Mais l’Empire du milieu intrigue par un système politique qui ne manque pas de frapper les esprits par sa singularité, du moins chez tous ceux qui ont été nourris à la source politique occidentale dont la démocratie parlementaire reste le ciment, l’épine dorsale. De l’économie socialiste de marché dont on a aujourd’hui encore du mal à déceler les ressorts à l’aune des normes et conventions connues en économie, au mode de consécration des dirigeants du parti communiste chinois, le caractère univoque du régime est très frappant. C’est la Chine, si singulière et si attrayante à la fois. Autrement dit, la Chine commerce avec le monde et emprunte les moyens internationaux d’échanges économiques, sans rien renier à ses identités et surtout sans rien renoncer à ses propres valeurs, principes et normes qui priment sur tout tant que les intérêts de la Chine sont en jeu. Xi Jinping, le tout-puissant numéro un chinois qui vient d’être consacré, plus que quiconque au cœur de l’appareil d’Etat et politique chinois, au terme du dernier congrès du parti-Etat, l’a encore réitéré. Aussi, politiquement, le géant asiatique ne s’embarrasse pas de s’approprier le suffrage universel que le monde occidental veut cardinal et qui a pratiquement conquis la terre entière. Mais c’est connu, il y a d’une part la Chine et d’autre part les autres nations. Ainsi, si la France en est venue à limiter à deux le nombre de mandat présidentiel, en dépit de la sécularité de son système politique, qui n’a rien à voir avec les régimes politiques friables africains où s’est imposée la limitation des mandats depuis les années 90, la Chine de Xi Jinping s’illustre singulièrement en sautant ce verrou naguère mis pour favoriser l’alternance au sein du parti unique qui tient le gouvernail du pays ! Ce qui amène à soutenir, ramené à la carrière politique d’Angela Merkel qui a cumulé quatre mandats à la tête de l’Allemagne, que rien n’est immuable. Et que même en Afrique la limitation du mandat présidentiel ne saurait désormais être un tabou. Débat ! Actualités 24 oct. 2022


Téléphonie mobile Celtiis: nouvel opérateur avec des offres imbattables
Celtiis, nouvel opérateur de téléphonie du Bénin, a officiellement lancé ses activités, vendredi 21 octobre dernier à Cotonou. Présent sur tous les segments du marché, le nouvel opérateur global propose de nombreuses offres, des prix très compétitifs et couvre déjà 80 % du territoire national. Quinze mois après le démarrage de ses activités, la Société béninoise d’infrastructures numériques (Sbin) a lancé, vendredi 21 octobre à Cotonou, ses activités Mobile et Mobile money avec la nouvelle plateforme de marque commerciale dénommée « Celtiis ». Le nouveau-né de la téléphonie au Bénin est un géant qui, dès son lancement, est déjà présent sur tous les segments du marché (fixe, haut débit, mobile, mobile money, B2b, infrastructures, activités gros…). Celtiis est le premier opérateur global de télécoms au Bénin, révèle la directrice générale de la Sbin, Thérèse Tounkara. C’est un opérateur 100% béninois qui a vu le jour pour l’accélération de l’inclusion digitale et économique du Bénin. Il est le fruit d’un partenariat sud-sud voulu par le chef de l’Etat béninois avec le groupe Sonatel, leader des télécommunications en Afrique de l’Ouest. L’arrivée de ce nouvel opérateur symbolise l’innovation, en même temps qu’il entend couvrir l’ensemble des besoins et attentes de la clientèle. Ses responsables veulent en faire la marque préférée des Béninois.

Des offres innovantes

Celtiis assure la gratuité de l’offre de la voix fixe entre clients du réseau. Il couvre déjà toutes les localités du grand Nokoué et tous les chefs-lieux des douze départements à 100 %. Il couvre aussi 80 % du pays et poursuit son extension pour être partout accessible dans les mois à venir. Il est rare dans le monde, de constater une telle performance dès le lancement d’un réseau, s’est réjouie Thérèse Tounkara. Celtiis offre à ses abonnés la possibilité de communiquer aux tarifs les plus compétitifs du marché. Ses offres journalières, hebdomadaires et mensuelles ont été conçues pour des prestations de meilleure qualité à coût réduit. Il offre par ailleurs sur le mobile, une nouvelle gamme de forfaits voix et internet avec le meilleur rapport qualité-prix sur la 2G, 3G, 4G, 4G+ et même la 5G pour les usages futurs. Il s’identifie avec le préfixe 40 et la portabilité des numéros est possible avec tous les autres opérateurs. Avec sa gamme dénommée Top appel, l’abonné obtient trois fois plus que le montant acheté pour appeler librement vers toutes les destinations. Les appels vers le réseau Celtiis sont facturés à moins de 1 F la seconde et le soir à partir de 23 heures jusqu’à six heures, l’abonné paie 50 % moins cher tous ses appels. Avec la gamme internet Connect, la 4G est accessible en abondance. Désormais et pour la première fois au Bénin, les abonnés peuvent obtenir 1 Go d’internet valable trois jours à seulement 750 F. Pour mille francs, ils peuvent bénéficier de 1,4 Go d’internet valable pour une semaine et pour 3000 F seulement, 4,2 Go pour un mois. Des offres spécifiques sont réservées aux entreprises et à l’Etat avec une connectivité de très haut débit et un data center de dernière génération avec Celtiis Business. Pour les transferts mobiles, Celtiis Cash apportera via l’application MyCeltiis Cash disponible sur App store et google play, d’autres innovations. Quel que soit l’opérateur auquel le client est abonné, il a la possibilité de faire ses activités mobile money en utilisant le service de Celtiis. Pour accélérer l’inclusion financière, le nouvel opérateur offre un tarif de retrait imbattable de 1 %, le meilleur que les clients puissent avoir. Le service client est digital first, réactif, orienté satisfaction des services. Autant le réseau mise sur le digital, autant il propose un service physique dans tous les départements à travers des postes de vente et des kiosques pour assurer toute la grande distribution. Le réseau propose aussi une innovation majeure avec une assistance en ligne segmentée, une assistance digitale performante et un service care digital performant sur l’ensemble de ses canaux digitaux pour une prise en charge instantanée des remontées des clients.

Agrandir l’écosystème

L’avènement du réseau de téléphonie mobile de la Sbin représente une valorisation de l’expertise locale. C’est une marque de confiance et en même temps un défi pour Sonatel qui est parvenue à construire en quelques mois un réseau moderne avec une technologie de dernière génération, apprécie le directeur général de la Sonatel, Sékou Dramé. Pour la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, l’avènement de ce réseau est l’aboutissement de deux réformes majeures voulues par le président Patrice Talon. La première est relative à la mise en mouvement de la dynamique des investissements dans le secteur du numérique et la seconde, porte sur l’émergence de nouveaux acteurs compétitifs sur le marché du haut débit et du très haut débit. « Notre écosystème s’agrandit et le nouvel opérateur doit davantage faire preuve de plus d’innovations au profit des consommateurs. Leurs attentes pour des services internet innovants et des offres disponibles à plein temps doivent être comblées ». Autant ces attentes légitimes doivent être comblées, autant il faut créer de la valeur ajoutée au niveau du secteur, conseille la ministre. « Ce que nous vivons est l’aboutissement des réformes engagées depuis 2016 », dira, plein de satisfaction, Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances et président du Comité de suivi de la Sbin. Les 400 milliards d’investissement du gouvernement dans le domaine du numérique, c’est pour en faire un outil de productivité, d’inclusion sociale et économique, poursuit-il, avant de rassurer que « le numérique au cœur de tout » prend une fois de plus son envol avec ce troisième opérateur global?

Le sens de la marque

Le nouvel opérateur qui tire son nom d’un géant arbre robuste plein de vertus du patrimoine forestier béninois porte de nombreuses valeurs comme l’innovation, la connectivité. Il ambitionne de devenir un champion national de référence et un catalyseur de l’écosystème numérique béninois. Il épouse l’enracinement des valeurs culturelles du pays mais aussi l’ouverture sur le moderne avec une forte technologie axée sur l’innovation et le made in Benin. La Sbin projette pour les cinq années à venir d’investir plus de deux cents milliards de francs Cfa dont 50 % sur fonds propres et 50 % par des banques commerciales?
Société 24 oct. 2022


Deuil suite au décès du Sinaboko Sabi Nayina III: La vie s’arrête dans les royaumes baatonu et boo
La case ronde (sèkô) de la cour impériale de Nikki s’est assombrie depuis mercredi 19 octobre dernier, avec Sa Majesté, le Sinaboko Sabi Nayina III qui a rejoint ses ancêtres. Conséquence, toutes les manifestations sont interdites jusqu’à nouvel ordre dans tout le Baro Tem. Et c’est la vie qui s’arrête ainsi dans les différents royaumes de l’aire culturelle et cultuelle baatonu et boo. Pour paraphraser l’Emir Sabi Kpassi de Yashikirou, porte-parole de la famille du défunt Sinaboko Sabi Nayina III et de la lignée des Dafiarou, tel que rapporté par Souleymane Gbassidé du service de la communication à la cour impériale de Nikki, c’est l’enfant qui a perdu son père, sinon que l’Empereur vit toujours. N’empêche que, depuis qu’il a rejoint ses ancêtres, mercredi 19 octobre dernier, c’est la consternation à la cour impériale. Son inhumation ayant déjà eu lieu, jeudi 20 octobre dernier, commence la période de deuil marquée par une suite de rituels au cours desquels la vie s’arrête dans les différents royaumes sous l’empire de Nikki. En effet, la disparition de l’Empereur du Baro Tem va affecter un certain nombre d’activités en cours ou prévues pour être organisées dans les différents royaumes baatonu et boo. Déjà, aucun d’eux n’a tenu, vendredi 21 octobre dernier, son conseil hebdomadaire. Un long processus Le marché Taki Sari de Nikki, depuis la disparition de l’Empereur, est interdit de s’animer à son emplacement habituel. Ses occupants ont été invités à le quitter, pour aller s’installer au bord des voies, pendant tout le temps que le deuil va durer. « Dans les autres royautés de l’empire, les manifestations et autres réjouissances populaires et festives ne sont également plus autorisées. Il n’y aura plus de Gaani pour ceux qui ne l’ont pas encore organisée, ni d’intronisation d’un roi ou d’un dignitaire traditionnel homme ou femme. Au cours de cette période, il n’y aura pas de cérémonies de rasage. Ceux qui avaient des funérailles à organiser après la récolte sont priés d’attendre, tant que le nouvel empereur n’aura pas été choisi, puis intronisé», insiste-t-il. « Quiconque va vouloir passer outre ces interdictions, rencontrera malheur en chemin. La bénédiction de l’Empereur, puisqu’il ne vit plus, ne les couvre plus », avertit le premier ministre, le Sina Dounhouirou. « S’entêter, c’est provoquer les ancêtres. Ce n’est pas seulement Nikki qui est en deuil, mais tout le territoire de l’empire », met-il en garde. Par ailleurs, Sa Majesté le Sina Dounhouirou, premier ministre de la cour impériale, a saisi l’occasion pour informer que la prière du troisième jour au défunt, a déjà été organisée, samedi 22 octobre dernier à Nikki. Elle a été faite en famille. La prière du huitième jour suivra, jeudi 27 octobre prochain à partir de 14 heures à la cour impériale, selon Souleymane Gbassidé du service de communication de la cour impériale. Ce sera le lieu de recevoir les autorités politico-administratives, les têtes couronnées, chefs traditionnels et sympathisants venus pour cette prière. « Après cette cérémonie, nous allons rester au palais durant trois lunes. Les dignitaires femmes seront installées dans la case ronde, au moment où les têtes couronnées que nous sommes seront dans le hall central pour continuer à recevoir les messages de condoléances», laisse entendre le premier ministre. « Il y a les cérémonies traditionnelles de salutations à la tombe de l’empereur effectuées par les griots et les danseurs que la famille prend le soin d’héberger et de nourrir », renchérit l’Emir Sabi Kpassi de Yashikirou, au Nigeria. « En décembre, suivra la cérémonie des funérailles appelée Hannannan pour l’empereur. A la fin, il sera demandé aux prétendants au trône de s’annoncer », poursuit-il. Par la suite, le Sina Dounhouirou et les autres ministres de la cour vont se retrouver afin d’étudier le dossier de chacun d’eux, déterminer la dynastie qui aura le trône, puis dénombrer le nombre de candidats qui se sont présentés au nom de ladite dynastie et commencer par les éliminer, selon les critères retenus. « On choisira un jour pour officialiser l’intronisation de celui qui sera choisi et le processus prendra fin avec les activités au niveau de la cour impériale qui retrouveront leur cours normal », précise-t-il. Chargé d’assurer actuellement la régence pour faire aboutir le processus, le Sina Dounhouirou est assisté dans sa mission par les autres ministres de la cour. Les frères de l’empereur, comme Sinantoko, Foudounga et les autres, sans oublier ses serviteurs, peuvent également être présents à ses côtés, tous les jours. Les nagots éplorés Par ailleurs, depuis jeudi 20 octobre dernier, le cousinage qui se pratique à travers les petits ruminants que les nagots immolent dans la cour impériale, bat son plein. « C’est un héritage que nos ancêtres nous ont laissé. On ne peut rien contre. Si les nagots décident de le faire, chaque fois qu’ils trouvent une bête, on ne doit pas se bagarrer contre eux », a expliqué le premier ministre. « Dès que les nagots rentrent dans la ville, ce sont les cabris même qui les cherchent et vont vers eux. Ils se chargent de les capturer, puis de les immoler tout simplement. C’est naturel. Ces rituels existaient depuis et ce n’est pas en notre temps qu’ils vont cesser. Ainsi, que celui qui constate qu’ils ont immolé son animal, se contente de louer les ancêtres. Il sera récompensé au centuple. Mais, malheur à celui qui décide de se battre contre eux », a-t-il confié. Rappelons que c’est après huit ans de règne et à l’âge de 78 ans que l’empereur s’en est allé. Lors de la dernière Gaani, il a même reçu, vendredi 7 octobre dernier, les membres de la délégation gouvernementale avec lesquels il a échangé. C’est par rapport à la construction d’un nouveau palais et de l’arène de la Gaani. Il avait, en personne, dirigé, depuis la case ronde, la cérémonie de sortie des tambours sacrés. Le lendemain, sous l’effet de la fatigue, il n’avait pas pu effectuer le parcours rituel, préférant déléguer ses pouvoirs à son petit frère, le roi de Sandilo. « C’est quelqu’un qui aime la jeunesse, la paix et la cohésion sociale. Il est un homme généreux. En exerçant sa profession de menuisier, il était généreux avec tout le monde. Il ne travaillait surtout pas pour l’argent. C’est vrai que pour subvenir aux besoins de sa famille, il faut qu’il gagne sa vie », souligne l’Emir Sabi Kpassi de Yashikirou, au Nigeria. Gounou Sidi Zimé Amouda à l’état civil et Bio Yérima de son nom de prince, l’empereur Sabi Nayina III avait été désigné le 2 août 2014, à l’âge de 70 ans, parmi 27 prétendants pour succéder à Séro Kora III. Il est de la dynastie des Lafiarou. Il a œuvré au cours de son règne à l’unité du Baru Tem? Actualités 24 oct. 2022


Lutte contre la surcharge routière dans l’Uemoa: Les contrôles de poids lourds accentués dès 2023
Les contrôles de la surcharge des véhicules lourds de transport de marchandises seront plus rigoureux dès l’année prochaine dans l’Uemoa. Réunis à Lomé, le 21 octobre, dernier, les ministres en charge des Transports routiers des Etats membres ont adopté un plan d’action 2023-2024 en vue de l’application intégrale et concomitante du Règlement n° 14/2005/Cm/Uemoa y afférent. A partir du 1er janvier 2024, sera appliqué inté-gralement et de manière concomitante le Règle-ment n°14/2005/CM/Uemoa du 16 décembre 2005 relatif à l’harmonisation des normes et procédures de contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres. Les ministres en charge des Infrastructures et des Transports routiers de l’Union ont réaffirmé cet engagement, lors d’une session tenue le 21 octobre dernier à Lomé. A cet effet, ils s’engagent à prendre toutes les dispositions administratives, techniques et financières nécessaires suivant un plan d’action 2023-2024 joint à la déclaration qui a sanctionné leurs travaux. Au plus tard le 1er avril 2023, il s’agit de généraliser l’application du seuil de tolérance de 15 % incluant les 5 % de tolérance de la marge de fiabilité de l’équipement de pesage, d’appliquer les amendes prescrites par le Règlement 14 sur le Poids total autorisé en charge (Ptac), la charge à l’essieu et le gabarit. Il sera procédé systématiquement au délestage des camions en surcharge sur le réseau routier et dans les plateformes génératrices de fret, précise la Déclaration rendue publique au terme de la session. Les ministres entendent poursuivre la mise en œuvre des mesures d’accompagnement notamment le renouvellement et le rajeunissement du parc, l’encadrement tarifaire, la professionnalisation du secteur des transports routiers, le renforcement des capacités des acteurs. Aussi, est-il question d’accélérer la procédure de relecture dudit règlement en relation avec l’Acte additionnel A/SA. 17/02/12 révisé de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) relatif au contrôle de la charge à l’essieu, adopté par la Conférence des chefs d’Etat, le 3 juillet 2022.

Progrès et défis

Des avancées sont certes enregistrées dans la lutte contre la surcharge routière depuis une dizaine d’années, mais l’application dudit règlement par les Etats reste en deçà des résultats escomptés, notent les ministres. Dix-sept ans après l’adoption du Règlement 14 par le Conseil des ministres, constatent-ils, la surcharge des véhicules lourds de transport de marchandises constitue encore l’une des principales causes des accidents et de la réduction de la durée de vie des routes de la sous-région, en dépit des efforts de sensibilisation et d’acquisition d’équipements de pesage. D’où il importe de mener les actions visant une impulsion et une implication politiques fortes pour son application intégrale et concomitante. La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est invitée à poursuivre les actions de suivi-évaluation, d’information et de sensibilisation dans les Etats ainsi que les concertations avec la Cedeao pour l’harmo-nisation de la mise en application uniforme des textes communautaires sur le contrôle de la surcharge, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation. Les ministres sollicitent l’appui des partenaires techniques et financiers pour soutenir les efforts du secteur privé par des mécanismes financiers appropriés pour la modernisation de l’industrie des transports et ceux des Etats et de la Commission de l’Union dans la mise en place des équipements de contrôle de la charge à l’essieu et d’un dispositif de contrôle électronique moderne.    
Economie 24 oct. 2022


Solution informatique de gestion des candidatures: eDéclaration lancée et présentée aux partis politiques
  Pour la gestion des déclarations de candidatures dans le cadre des législatives de janvier 2023, les partis politiques et la Commission électorale nationale autonome(Cena) peuvent, volontairement, s’appuyer sur la plateforme intégrée de gestion des déclarations de candidatures. Conçue avec l’accompagnement du programme Rappid financé par les Pays-Bas, cette nouvelle solution informatique a été lancée puis présentée aux partis politiques, mercredi 19 octobre à Cotonou. La plateforme informatique de gestion des déclarations de candidatures aux élections est lancée. C’est une plateforme aux normes reconnues, constituée de deux logiciels. Le premier est à la disposition des partis politiques pour la gestion des listes de candidature à l’interne. Le deuxième logiciel est destiné à la Cena pour la gestion intégrale du processus d’enregistrement, d’examen et de validation des déclarations de candidatures. « C’est donc un outil qui est à la fois au service de la Cena et des partis politiques », relève Dr Azizou Chabi Imorou, directeur de l'Institut pour la Gouvernance démocratique (Igd) et représentant-pays de l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd). Il précise que la conception de cette solution informatique a été accompagnée par le programme Renforcement et Appui pour des partis politiques inclusifs et démocratiques (Rappid) financé par l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin et exécuté par Igd et Nimd. « Soutenir le programme Rappid, c’est une manière pour l’ambassade des Pays-Bas de contribuer à un processus électoral apaisé et pacifique », va renchérir Olivia Diogo, portant la voix de la représentation des Pays-Bas au Bénin. En effet, le programme Rappid, lancé en avril dernier pour une durée de quatre ans, a pour objectif stratégique le renforcement des partis politiques du Bénin afin qu’ils contribuent plus efficacement au développement inclusif et à la paix, à travers la mise en œuvre de leurs rôles et missions démocratiques. Au nombre des activités prévues pour sa première année de mise en œuvre, figurent l’appui aux partis politiques dans l’élaboration des outils spécifiques pour les rendre plus performants d’une part et d’autre part l’appui à la Cena dans la formation et l’accompagnement des partis politiques dans le cadre des processus électoraux. Une assistance technique disponible C’est donc en vue d’appuyer les efforts de la Cena pour des élections transparentes, équitables et sincères et pour faciliter la tâche aux partis politiques que le programme Rappid a soutenu la mise en œuvre de la plateforme intégrée de gestion des déclarations de candidatures aux élections. « Cette solution informatique prend en compte les règles de gestion du processus électoral ; elle facilite la gestion par le parti politique de la liste de candidatures pour chaque consultation électorale, et est à même d’appuyer efficacement la Cena dans l’étude de complétude des déclarations de candidatures », fait savoir Sacca Lafia, président de la Cena. Avant de lancer officiellement la plateforme et d’ouvrir les travaux d’appropriation de cette nouvelle solution par les experts des partis politiques, le président de la Cena a salué les Pays-Bas, Igd et Nimd pour la qualité de la coopération avec la Cena et les partis politiques dans le cadre du programme Rappid. La plateforme intégrée est lancée, la solution informatique est proposée aux partis politiques mais elle n’est pas imposée. Sacca Lafia a insisté sur le caractère facultatif de l’adhésion à cette nouvelle solution. Il assure que la Cena traitera avec le même intérêt les déclarations de candidatures présentées de manière classique. Pour les partis qui opteront pour la modernisation, ils pourront bénéficier d’une assistance technique en dehors de la séance d’appropriation tenue hier. « Avec l'appui des experts informatiques concepteurs, la Cena se tient à la disposition de tous les partis politiques pour installer la solution et assurer l'assistance technique jusqu'au 27 octobre, veille de l'ouverture des dépôts de candidatures », a assuré Sacca Lafia. Lors des travaux, les différentes fonctionnalités du logiciel ont été sommairement présentées aux responsables des partis politiques puis de façon plus détaillée aux experts dépêchés par les partis politiques à cet atelier d’appropriation. Actualités 21 oct. 2022


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