La Nation Bénin...
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A la suite d’un appel à formation lancé au mois de mars dernier, le centre chorégraphique Multicorps a formé du 8 au 14 juin dernier, une dizaine d’acteurs culturels, pour la plupart évoluant dans le domaine de la danse, en administration culturelle. Le but visé à travers cette initiative soutenue par plusieurs partenaires, c’est de combler le déficit des acteurs en administration culturelle et d’aider prioritairement les administrateurs de compagnie de danse à s’outiller pour une meilleure gestion des acteurs de la danse contemporaine.
A l’instar de nombreux pays africains, le Bénin fait beaucoup plus parler de lui à travers ses compagnies de danse contemporaine qui font de plus en plus la pluie et le beau temps, surtout loin des frontières nationales. Malgré cette prouesse, les danseurs contemporains africains en général manquent de connaissances pour faire face aux exigences de l’administration. D’ailleurs, ils n’ont pas été formés pour et lorsqu’ils s’essayent à le faire, le résultat n’est pas toujours intéressant.
Il y a donc un défi de renforcement des capacités à combler et c’est le centre chorégraphique Multicorps qui a pris la responsabilité de s’y engager. Du 8 au 14 juin dernier, ledit centre a fait venir dans l’une de ses salles de formation à Cotonou, le danseur et chorégraphe de renom Stéphane Maisonneuve pour former, une dizaine de participants venus du Benin, de la Cote d'Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Burkina-Faso, du Togo, du Niger et du Gabon, en administration culturelle pour les compagnies africaines de danse contemporaine.
Dimanche dernier, ultime jour de cette formation qui aura permis aux impétrants de s’outiller et d’être plus aptes pour faire face à l’administration, Marcel Gbeffa, le directeur artistique du centre Multicorps a expliqué que cette formation était plus qu’une exigence, au regard des réalités de la danse contemporaine. «La danse contemporaine est une forme de danse qui évolue très rapidement contrairement aux danses traditionnelles, aux danses de rue, aux danses urbaines et aux danses de salon. Toutes ces danses sont un peu monotones et sont confinées dans un classique.
La danse classique est la mère de toutes les danses, avec plusieurs influences. Elle évolue très vite et tous les arts comme la peinture, le cinéma, les arts plastiques, la musique, le théâtre, la scénographie… s’y retrouvent », nous a-t-il expliqué.
Et c’est ce qui obligerait les danseurs contemporains à travailler de manière un peu plus structurée et parfois dans des conditions difficiles.
Répondre aux exigences !
Les danseurs, soutient Marcel Gbeffa, écrivent le projet, recherchent des financement pour sa réalisation lorsqu’ils sont en début de carrière. Mais à partir d’un certain niveau, il leur faut s’associer les services d’un administrateur. Ce qui est onéreux. Il faut donc que les administrateurs africains s’outillent. «L’administrateur doit exister avec l’artiste qui lui a la créativité», soutient Marcel Gbeffa. A y voir de près, le travail de l’administrateur débute après celle de l’artiste et c’est à lui que revient la responsabilité de donner de la visibilité à la création de la compagnie dont il a à charge l’administration. Avec Stéphane Maisonneuve, les participants à la formation qui a pris fin dimanche dernier ont, entre autres, travaillé sur le budget de production, le contrat de cession, le contrat d’exploitation, la recherche de financement, la diffusion des spectacles de danse…. Pour rappel, l’association Multicorps a été fondée en 2008 par Valérie Fadonougbo d’Almeida et Marcel Gbeffa, danseurs professionnels et chorégraphes. Cette association œuvre au Bénin pour la formation, la création et la promotion de la danse contemporaine auprès d’amateurs (enfants et adultes) et de professionnels de la danse notamment à travers des spectacles et des manifestations diverses. Ceci, dans le but de transmettre sa passion et de donner une nouvelle énergie à la danse contemporaine au Bénin et en Afrique. Pour atteindre ses objectifs, l’association Multicorps dispose d’un centre chorégraphique depuis 2011.
Société 18 juin 2015

A la suite d’un appel à formation lancé au mois de mars dernier, le centre chorégraphique Multicorps a formé du 8 au 14 juin dernier, une dizaine d’acteurs culturels, pour la plupart évoluant dans le domaine de la danse, en administration culturelle. Le but visé à travers cette initiative soutenue par plusieurs partenaires, c’est de combler le déficit des acteurs en administration culturelle et d’aider prioritairement les administrateurs de compagnie de danse à s’outiller pour une meilleure gestion des acteurs de la danse contemporaine.
A l’instar de nombreux pays africains, le Bénin fait beaucoup plus parler de lui à travers ses compagnies de danse contemporaine qui font de plus en plus la pluie et le beau temps, surtout loin des frontières nationales. Malgré cette prouesse, les danseurs contemporains africains en général manquent de connaissances pour faire face aux exigences de l’administration. D’ailleurs, ils n’ont pas été formés pour et lorsqu’ils s’essayent à le faire, le résultat n’est pas toujours intéressant.
Il y a donc un défi de renforcement des capacités à combler et c’est le centre chorégraphique Multicorps qui a pris la responsabilité de s’y engager. Du 8 au 14 juin dernier, ledit centre a fait venir dans l’une de ses salles de formation à Cotonou, le danseur et chorégraphe de renom Stéphane Maisonneuve pour former, une dizaine de participants venus du Benin, de la Cote d'Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Burkina-Faso, du Togo, du Niger et du Gabon, en administration culturelle pour les compagnies africaines de danse contemporaine.
Dimanche dernier, ultime jour de cette formation qui aura permis aux impétrants de s’outiller et d’être plus aptes pour faire face à l’administration, Marcel Gbeffa, le directeur artistique du centre Multicorps a expliqué que cette formation était plus qu’une exigence, au regard des réalités de la danse contemporaine. «La danse contemporaine est une forme de danse qui évolue très rapidement contrairement aux danses traditionnelles, aux danses de rue, aux danses urbaines et aux danses de salon. Toutes ces danses sont un peu monotones et sont confinées dans un classique.
La danse classique est la mère de toutes les danses, avec plusieurs influences. Elle évolue très vite et tous les arts comme la peinture, le cinéma, les arts plastiques, la musique, le théâtre, la scénographie… s’y retrouvent », nous a-t-il expliqué.
Et c’est ce qui obligerait les danseurs contemporains à travailler de manière un peu plus structurée et parfois dans des conditions difficiles.
Répondre aux exigences !
Les danseurs, soutient Marcel Gbeffa, écrivent le projet, recherchent des financement pour sa réalisation lorsqu’ils sont en début de carrière. Mais à partir d’un certain niveau, il leur faut s’associer les services d’un administrateur. Ce qui est onéreux. Il faut donc que les administrateurs africains s’outillent. «L’administrateur doit exister avec l’artiste qui lui a la créativité», soutient Marcel Gbeffa. A y voir de près, le travail de l’administrateur débute après celle de l’artiste et c’est à lui que revient la responsabilité de donner de la visibilité à la création de la compagnie dont il a à charge l’administration. Avec Stéphane Maisonneuve, les participants à la formation qui a pris fin dimanche dernier ont, entre autres, travaillé sur le budget de production, le contrat de cession, le contrat d’exploitation, la recherche de financement, la diffusion des spectacles de danse…. Pour rappel, l’association Multicorps a été fondée en 2008 par Valérie Fadonougbo d’Almeida et Marcel Gbeffa, danseurs professionnels et chorégraphes. Cette association œuvre au Bénin pour la formation, la création et la promotion de la danse contemporaine auprès d’amateurs (enfants et adultes) et de professionnels de la danse notamment à travers des spectacles et des manifestations diverses. Ceci, dans le but de transmettre sa passion et de donner une nouvelle énergie à la danse contemporaine au Bénin et en Afrique. Pour atteindre ses objectifs, l’association Multicorps dispose d’un centre chorégraphique depuis 2011.
Société 18 juin 2015

«Les Crimes transnationaux organisés : quelles implications sur les droits de l’Homme et le Développement d’une nation?» C’est le thème de la communication présentée par le magistrat Cyriaque Edouard Dossa, docteur en droit, aux auditeurs du séminaire international sur les crimes transnationaux et le genre, organisé par le FONAC et l’USAID dans le cadre du projet WACSI. Au regard des enseignements y contenus, nous y revenons pour édifier l’opinion.
Se faisant pédagogue à l’envi, le communicateur a entendu camper le décor en invoquant les réalités palpables. Ainsi, il transporte l’auditoire aux quartiers Zongo et Sèkandji respectivement à Cotonou et Sèmè-Podji. «A ces lieux, leur dit-il, vous trouverez des véhicules et surtout des organes de véhicules qu’on ne peut avoir qu’en principe sur commande à la maison mère. Mais, compte tenu du fait que ces accessoires sont souvent le fruit de vol au pays comme c’est aussi souvent le cas à l’étranger, pour prendre les cas du Nigeria et même des Etats de provenance en Europe. Ces organes sont souvent le fruit de braquage, de perte en vies humaines, de perte de droit de propriété, du droit à la libre circulation qui ne sont rien d’autres que des droits de l’Homme.» Son second cas est relatif aux élections législatives et présidentielles en Afrique où, fait-il observer, «les candidats dépensent des milliards de nos francs sans chercher à connaître l’origine desdits fonds, lesquels pour la plupart sont des capitaux blanchis. Accédés au pouvoir, l’expérience semble prouver que les premiers réflexes ne sont pas sur la ligne du développement mais le contentement des bienfaiteurs, une attitude qui compromet dangereusement l’avenir des nations». Il s’interroge par la suite sur la prolifération des banques de dépôt au Bénin, pour se demander avec quelle bourse les déposants y vont…
Ensuite, Cyriaque Edouard Dossa fait observer que l’ouverture des frontières, la libre circulation des capitaux et des biens et le développement des télécommunications ne favorisent pas seulement le déploiement de la richesse mondiale au profit des différents pays, mais révèlent aussi l’absence de la construction et l’utilisation des différents canaux de la mondialisation à des fins criminelles. Un manque de régulation des activités économiques et financières à l’échelle internationale qui, constate-t-il, donne aux phénomènes criminels, jadis cantonnés dans un territoire, des possibilités d’expansion incommensurables. Ainsi, d’une criminalité individuelle ou occasionnellement collective et débordant rarement les frontières d’un Etat, on est passé à une criminalité plus systématiquement collective pour des actes délinquants se jouant des frontières. C’est la criminalité transnationale organisée.
Bien appréhender la criminalité transnationale organisée
Suivant le magistrat, le vocable «Criminalité Transfrontalière Organisée» n’est pas une infraction. Il doit plutôt être entendu comme «une loge, un consortium, une fédération d’infractions dont la liste n’est pas exhaustive.» Mais, pour contourner la difficulté de cantonnement de cette infraction, ou plutôt de cette fédération d’infractions, «la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée en retient quelques-uns dont le blanchiment de capitaux et la corruption avec au soutien, bien des mécanismes de réussite de répression tels la coopération internationale aux fins de confiscation, d’extradition, de transfert des personnes condamnées, d’entraide judiciaire; autant d’atouts pour en venir à réaliser une lutte qui se veut efficace contre ce collège de déviances qui rentre dans le filet de la Criminalité transnationale organisée», renseigne-t-il. Plus précisément, relève Cyriaque Edouard Dossa, «l’expression «criminalité organisée » est née aux Etats-Unis dans les années 1920. Elle serait apparue pour la première fois dans un rapport de police pendant la période de prohibition qui a vu le bras de fer, resté dans les annales, entre les forces de police et les gangs contrôlant le commerce clandestin d’alcool, dont la figure la plus célèbre est celle d’Al Capone. Depuis lors et vu le nombre presque illimité d’infractions qui répondent aux caractéristiques de la criminalité organisée, bien des auteurs s’inclinent et annoncent précocement l’insaisissabilité de la notion. Il appert cependant qu’étant devenu un nouveau phénomène criminel, elle appelle obligatoirement une ou des approches de définitions. De cette exigence, sont nées plusieurs volontés. » C’est ainsi que Maurice Cusson estime que «par crime organisé, on entend généralement une association de malfaiteurs structurée et hiérarchisée de malfaiteurs professionnels obéissant à des règles contraignantes et planifiant méthodiquement les entreprises illicites qu’ils monopolisent grâce à l’utilisation systématique de la violence». Raymond Gassin pour sa part considère que «le crime organisé s’entend du crime dont la préparation et l’exécution se caractérisent par une organisation méthodique et qui, le plus souvent, procure à ses auteurs leurs moyens d’existence.» Une troisième approche est celle de Michel Quille, qui s’aligne sur la définition retenue aux Etats-Unis en 1967 lors des travaux préparatoires à l’élaboration de la Crime control Act de 1970: «Le crime organisé est une société qui cherche à exercer ses activités en dehors du contrôle des citoyens et de leur gouvernement. Son action n’est pas improvisée mais résulte des conspirations très complexes ourdies pendant de nombreuses années et destinées à procurer le contrôle d’un champ complet d’activité en vue d’accumuler le plus de profits possibles» ; même si Raphaël Parizot analyse que «la criminalité organisée est une délinquance moderne difficile à cerner» ou que le chercheur Gilles Favarel-Garrigues se demande si la criminalité organisée transnationale n’est pas un concept à enterrer, en raison de la pénibilité à en cerner les contours… Nonobstant, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée de décembre 2000, dénommée Convention de Palerme qui renseigne que l’expression «groupe criminel organisé désigne un groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs infractions graves ou infractions établies conformément à la présente Convention, pour en tirer, directement ou indirectement, un avantage financier ou un autre avantage matériel»; et que l’expression «infraction grave désigne un acte constituant une infraction passible d’une peine privative de liberté dont le maximum ne doit pas être inférieur à quatre ans ou d’une peine plus lourde»… Mais comment se manifeste la criminalité transnationale organisée ?
Quelles manifestations de la CTO ?
La criminalité transnationale organisée englobe pratiquement toutes les activités criminelles graves motivées par le profit et qui revêtent un caractère international, impliquant plus d’un pays, pose d’emblée Cyriaque Edouard Dossa avant de relever qu’il en existe plusieurs formes au nombre desquelles, il liste le trafic de stupéfiants, d’armes, d’êtres humains, la migration clandestine, la délinquance financière et économique, la cybercriminalité, la corruption, la fraude et l’évasion fiscales, le blanchiment d’argent, la prise d’otage, la piraterie maritime, le terrorisme, etc. comme les plus fréquentes en Afrique de l’Ouest. Pour preuve, le magistrat invoque les experts en la matière, qui estiment qu’entre 30 et 40 tonnes de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud transitent chaque année par l’Afrique de l’Ouest. Certes, la presque totalité est réexportée vers l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, mais il en reste toujours suffisamment dans la sous-région pour empoisonner la vie des nations, fragiliser les institutions étatiques, corrompre la classe politique, altérer l’économie, détériorer la vie sociale et, parfois, prendre violemment le pouvoir pour mieux prospérer le trafic. Alors que l’on considérait l’Afrique de l’Ouest comme seulement une plaque tournante, l’ONUDC a découvert entre 2009 et 2012 des fabriques de drogue, notamment de méthamphétamine en Guinée-Bissau, en Guinée-Conakry et au Nigeria. De même qu’il rapporte que « déjà au milieu des années 1990, une mission des Nations Unies estimait que huit millions d’armes légères et de petit calibre devaient être en libre circulation en Afrique occidentale, hors du contrôle des États. Cette situation a été aggravée dans les années 2000 par la crise ivoirienne de 2002 et surtout par la crise libyenne de 2011. En Libye, l’intervention de l’OTAN a créé un tel chaos que les arsenaux d’armes sont devenus des dépôts à ciel ouvert où tout le monde s’est servi sans compter: rebelles et révolutionnaires, milices privées, terroristes, trafiquants en tout genre, etc. C’est là que des hordes de l’Armée libyenne qui seraient d’origine malienne se sont largement servies en armes lourdes et légères et ont débarqué au Mali pour réveiller en 2012 une rébellion touarègue latente depuis 2006. Des mouvements islamistes djihadistes proches d’AQMI ont profité de cette situation pour se mettre en scène. L’OTAN a signalé la disparition de 10.000 missiles au moins qui pourraient constituer un danger mortel à la fois pour les pays voisins de la Libye et les régions fréquentées par des terroristes, notamment le Sahel-Sahara et la Corne de l’Afrique.» Ou encore que le terrorisme, quoique d’apparition récente en Afrique de l’Ouest, n’en est pas moins facteur de dégâts incommensurables à l’échelle des Etats. A tout ceci, le magistrat ajoute la traite des êtres humains, une activité criminelle internationale dans laquelle des hommes, des femmes et des enfants sont soumis à l’exploitation sexuelle ou à l’exploitation par le travail. Bien que les chiffres varient, l’Organisation internationale du Travail (OIT) estimait, à une époque récente, que le nombre de victimes de la traite était, à tout le moment, d’environ 2,4 millions, avec des profits d’environ 32 milliards de dollars. Autant que le trafic de ressources naturelles, qui inclut la contrebande de matières premières telles que diamants et métaux rares (provenant souvent de zones de conflit). Quant au trafic de bois pratiqué en Asie du Sud-Est, il génère, de son côté, 3,5 milliards de dollars. En plus de financer des groupes criminels, il contribue, en définitive, à la déforestation, au changement climatique et à la pauvreté rurale. Et quid de la vente de médicaments frauduleux? Elle est une activité inquiétante, car potentiellement mortelle pour les consommateurs. Profitant de l’essor du commerce légal de produits pharmaceutiques depuis l’Asie vers d’autres régions en développement, les criminels font circuler, en particulier de l’Asie vers l’Asie du Sud-Est et l’Afrique, des médicaments frauduleux qui représentent, pour ces deux seuls continents, une valeur de 1,6 milliard de dollars. Au lieu de guérir les gens, cependant, ces médicaments entraînent la mort ou provoquent des pharmaco-résistances à des maladies infectieuses mortelles telles que le paludisme et la tuberculose. Quant à la cybercriminalité dont les ravages sont connus, Cyriaque Edouard Dossa note qu’elle englobe plusieurs domaines, l’un des plus rentables étant, pour les criminels, le vol d’identité, qui génère environ 1 milliard de dollars chaque année. Les criminels exploitent de plus en plus l’Internet pour dérober des données privées, accéder à des comptes bancaires et obtenir frauduleusement les détails de cartes de paiement…
Il s’en déduit que de par ses manifestations, la criminalité transnationale organisée impacte sévèrement la vie des nations, tant aux plans politique, économique, social, culturel qu’environnemental… Mais de quels moyens de lutte dispose la communauté internationale ?
Des moyens de lutte
D’après Cyriaque Edouard Dossa, la communauté internationale a toujours fait de la lutte contre la criminalité transnationale organisée, un défi majeur à relever. À cet effet, elle a adopté plusieurs instruments de lutte dont la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée de décembre 2000. A ce texte, il faut ajouter, enseigne-t-il, la Convention des Nations Unies contre la Corruption; la Convention des Nations Unies du 15 décembre 1997 pour la répression des attentats terroristes à l’explosif ; les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la lutte contre le terrorisme... Tout cet arsenal, au plan africain, est soutenu par une série de textes adoptés par l’Union africaine, la CEDEAO ou encore l’UEMOA. Il s’agit par exemple de la Directive n°07/2002/CM/UEMOA relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux ; de la Directive n°04/2007/CM/UEMOA relative à la lutte contre le financement du terrorisme ; de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption signée à Maputo, le 11 juillet 2003; de la Convention de l’OUA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme du 14 juillet 1999 ; du Protocole à la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, signé à Addis-Abeba, le 8 juillet 2004…Mieux, l’Union africaine a ouvert à Alger le Centre Africain d’Études et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) dont la principale mission est de centraliser les informations et les études en vue de favoriser la coopération et la synergie d’actions des États africains face à la criminalité organisée, notamment le terrorisme, le trafic de drogue, d’armes légères et d’êtres humains, la piraterie maritime, la corruption, etc.
Au niveau national enfin, Cyriaque Edouard Dossa souligne que plusieurs Etats de l’Afrique de l’Ouest, depuis une douzaine d’années, ont adopté des textes de droit interne en vue de lutter contre la criminalité transnationale organisée, notamment les lois nationales portant sur le contrôle des drogues et des précurseurs conformément à la Convention de Vienne de 1988 ; les lois nationales portant loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux; les lois nationales portant répression du terrorisme y compris son financement, sans oublier la corruption et autres infractions connexes.

Doté de sites naturels et/ou historiques enviables, de cultures enivrantes aussi, le Bénin ne tire malheureusement pas encore tous les avantages de son secteur tourisme. Si les chiffres sont en constante hausse, il reste que des efforts doivent être accomplis pour permettre à cette grosse industrie de tourner à plein régime. Le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Jean-Michel A. Abimbola, nous situe sur ce qui se fait de bien dans le domaine et surtout, sur ce qui peut être encore fait pour dynamiser ce secteur et le faire contribuer davantage à l’économie du Bénin.
La Nation: Monsieur le ministre, vous répondriez sans doute que le tourisme béninois se porte assez bien. Mais vous reconnaîtrez aussi que le potentiel est sous-exploité. Alors, comment devrait se porter le secteur aujourd’hui au regard de son riche potentiel ?
Jean-Michel A. Abimbola:
Le Bénin est ce qu’on pourrait appeler « le miroir de l’Afrique » à cause de son potentiel riche et varié qui peut-être catégorisé comme suit: Les richesses culturelles et cultuelles (traditions, us et coutumes, rites, chants et danses, religions endogènes);
Les richesses naturelles (climat, parcs nationaux, reliefs (Littoral, plateaux, collines, montagnes), cours et plans d’eau, chutes et cascades, paysages);
Le riche patrimoine culturel matériel et historique (palais royaux, musées,habitats traditionnels typiques, Route de l’esclave)
Ce potentiel est soutenu par des infrastructures et équipements hôteliers qui se renforcent chaque jour sur toute l’étendue du territoire national. Tout ceci devrait effectivement faire du Bénin une destination privilégiée dans la sous-région ouest-africaine.
Force est de reconnaître que le tourisme béninois ne tient pas encore les promesses des fleurs. Cependant, il n’est pas dans le rouge et de nombreux efforts sont consentis ces dernières années en vue de: résorber les problèmes d’aménagement et de valorisation des sites touristiques majeurs,
Relever le professionnalisme des métiers liés au tourisme (hôteliers, agents de voyage, guides, restaurateurs, etc.), promouvoir la « Destination Bénin» sur les potentiels marchés émetteurs du tourisme.
Quelles conditions incitatives notre Etat met-il en place pour encourager l’investissement dans l’industrie touristique, notamment l’édification d’infrastructures hôtelières?
Il existe un cadre institutionnel et réglementaire lié à l’activité touristique et hôtelière. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le secteur du tourisme est un secteur très méticuleux car en contact avec une clientèle de plus en plus exigeante.
Les textes qui fixaient les conditions générales pour l’édification d’infrastructures hôtelières sont devenus caduques, avec les croissantes évolutions du secteur. Pour nous arrimer au contexte international actuel de ce secteur très dynamique, nous sommes à pied d’œuvre pour le toilettage et l’actualisation de tous les textes régissant les activités touristiques et hôtelières afin de mieux les adapter aux normes internationales en raison de notre appartenance à la structure faîtière au niveau mondial, je veux parler de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Par ailleurs, un guide pratique du promoteur hôtelier béninois a été élaboré pour renseigner les potentiels investisseurs nationaux et étrangers sur les conditions à remplir par les porteurs de projets d’édification d’infrastructures hôtelières. Ce guide a été distribué à tous les promoteurs hôteliers sur toute l’étendue du territoire national et est disponible au niveau des structures nationales et départementales de l’Administration nationale du Tourisme.
Il est en cours d’élaboration un décret spécifique à l’investissement dans le secteur du tourisme accordant la part belle à tout promoteur touristique désireux de s’impliquer dans l’ambitieux programme de développement touristique de la Route des pêches.
Le constat aujourd’hui est que le tourisme intérieur peine à prendre alors qu’il peut être d’un grand secours pour l’amélioration des performances. Que faire, selon vous, pour le promouvoir réellement ?
Le tourisme intérieur suppose le déplacement à l’intérieur de nos frontières de la population nationale dans le but de se divertir, de nourrir leurs curiosités. Cette pratique est ressentie chez une certaine catégorie de Béninois qui comprend tout le bien qu’il y a à sortir du cadre habituel le temps d’un week-end ou d’un congé. C’est une occasion de se ressourcer et de changer d’air afin de repartir plus performant dans son travail ou dans ses affaires. Je pourrai dire sans risque de me tromper que cet exercice augmente l’espérance de vie.
Afin de mieux promouvoir le tourisme intérieur, d’importantes mesures ont été prises notamment: l’institutionnalisation par un décret du Salon National du Tourisme qui sera à sa deuxième édition à Ouidah après la prmière édition tenue l’an dernier à Natitingou. Ce salon a pour objectif de: créer un cadre d’échanges entre tous les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie; informer les nationaux (les Béninois) sur les produits et services touristiques; inciter les nationaux à la consommation des produits touristiques.
Les mesures prises par les opérateurs touristiques privés l’année dernière de réduire de 50% les tarifs d’hébergement au profit des nationaux dans nos hôtels. Cette heureuse initiative de promotion touristique intérieur commence par se généraliser progressivement sur tout le territoire national. L’instauration de tarifs promotionnels pour la visite sur nos sites (musées, parcs nationaux etc…) à l’intention des nationaux. La création des offices de tourisme dans certaines de nos villes à forts potentiels touristiques, je veux citer Ouidah, Abomey, Porto-Novo, Parakou, Nikki et Tanguiéta et des bureaux d’information touristique aux frontières: Grand-Popo, Ouaké et Porga. cette mesure va se généraliser sur l’ensemble de nos localités qui en ont la vocation.
Ces mesures de promotion touristique participeront progressivement à la structuration et l’organisation des professions et des établissements touristiques ainsi qu’à la diversification et à la professionalisation de leurs offres de produits et services proposées à la clientèle pour inciter les Béninoises et Béninois à s’y interesser.
Je peux vous dire que d’autres mesures incitatives sont en étude au niveau de mon département en relation avec les Opérateurs touristiques privés (OPT) afin d’amener progressivement les Béninois à la culture et au goût de la découverte des potentialités naturelles, culturelles et historiques de leur cher et beau pays le Bénin.
Certains sites historico-touristiques du Bénin nécessitent un effort de promotion, de conservation et de sécurisation pour être mieux mis en valeur. Votre ministère en a-t-il les moyens et que fait-il dans ce sens ?
La conservation, la protection et la sécurisation du patrimoine d’un pays nécessitent d’énormes ressources. Car, il s’agit de la vie du pays, de la mémoire sur laquelle il faut construire le présent et le futur.
Dans ce sens, des efforts sont faits par le gouvernement depuis quelques années à travers l’augmentation de notre budget, visant à concrétiser effectivement le démarrage du programme de développement touristique de la route des pêches entre Cotonou et Ouidah. Cette future station, produit d’appel aidera à coup sûr à mieux structurer et faire vivre au quotidien les autres sites phares du pays.
En effet, le Bénin regorge d’innombrables sites et attraits touristiques dont la sécurisation nous incombe. Cette sécurisation passe d’abord par l’identification de ces sites à publier dans un répertoire national voire régional, départemental ou communal, comme ce qui est fait déjà aujourd’hui pour les départements du Borgou et de l’Alibori avec l’appui technique et financier de la Région Champagne Ardenne en France. Sur ce plan, nous avons commencé en 2014 une initiative de sensibilisation des communes de Sô-ava, Abomey et Nikki sur la sécurisation et la valorisation des sites touristiques de leur territoire. Ceci devra se poursuivre pour accompagner progressivement l’ensemble des Communes du Bénin à accorder plus d’attention à leurs Zones d’aménagement touristique (ZAT).
Les collectivités communales ont un grand rôle à jouer car elles sont les gardiens de ces patrimoines qui sont aujourd’hui exposés aux menaces de bradage foncier et aux exploitations agricoles, forestières et minières abusives .
C’est pour toutes ces raisons conjuguées que mon département entend, avec les élus locaux et les populations à la base, faire le plaidoyer à l’endroit des institutions de la République et notamment du gouvernement pour que nous puissions disposer d’un «FADEC-Tourisme » qui permettrait aux communes de prendre des initiatives allant dans le sens d’une part du recensement et de la sécurisation des réserves touristiques situées sur leur territoire.
Des arrêtés communaux ou actes de donation pour la mise à disposition et leur inscription sur la liste du patrimoine seront pris pour leur sécurisation en attendant d’asseoir les bases et les moyens de leur valorisation.
Que diriez-vous aux populations qui ne perçoivent pas toujours, l’importance du tourisme et son impact sur le développement national ?
Aux populations qui ne perçoivent pas l’importance du tourisme et de son impact sur le développement national, je dirai tout simplement que la transversalité de ce secteur fait qu’il a un impact direct ou indirect sur l’économie. Mais il nous faudra traduire la contribution du tourisme au développement dans des actes concrets visant à montrer des exemples de réussites qui peuvent faire école auprès des populations à la base.
La promotion du tourisme durable sous toutes ses formes, notamment le tourisme communautaire et l’écotourisme pourrait aider à mettre le tourisme au profit de la réduction de la pauvreté pour un développement.
Face aux grands défis de la réduction de la pauvreté et aux exigences du développement durable, la valorisation des différents écosystèmes couplés au cultuel par, avec et pour les communautés locales, paraît une nécessité qui trouverait une solution durable à travers le développement de l’écotourisme.
Conscient de ces enjeux, mon département a élaboré le Plan stratégique de développement de l’écotourisme au Bénin (2013-2023)qui constitue désormais la boussole qui doit inspirer les actions dans le domaine de l’écotourisme dans notre pays. Dans ce document de stratégie, la vision du Bénin en matière de développement de l’écotourisme est clairement affichée et vise à faire de l’écotourisme: « D’ici à l’an 2022, un levier de développement durable adopté par les acteurs, participant activement à la réduction de la pauvreté et attractif sur le plan international. »

Doté de sites naturels et/ou historiques enviables, de cultures enivrantes aussi, le Bénin ne tire malheureusement pas encore tous les avantages de son secteur tourisme. Si les chiffres sont en constante hausse, il reste que des efforts doivent être accomplis pour permettre à cette grosse industrie de tourner à plein régime. Le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Jean-Michel A. Abimbola, nous situe sur ce qui se fait de bien dans le domaine et surtout, sur ce qui peut être encore fait pour dynamiser ce secteur et le faire contribuer davantage à l’économie du Bénin.
La Nation: Monsieur le ministre, vous répondriez sans doute que le tourisme béninois se porte assez bien. Mais vous reconnaîtrez aussi que le potentiel est sous-exploité. Alors, comment devrait se porter le secteur aujourd’hui au regard de son riche potentiel ?
Jean-Michel A. Abimbola:
Le Bénin est ce qu’on pourrait appeler « le miroir de l’Afrique » à cause de son potentiel riche et varié qui peut-être catégorisé comme suit: Les richesses culturelles et cultuelles (traditions, us et coutumes, rites, chants et danses, religions endogènes);
Les richesses naturelles (climat, parcs nationaux, reliefs (Littoral, plateaux, collines, montagnes), cours et plans d’eau, chutes et cascades, paysages);
Le riche patrimoine culturel matériel et historique (palais royaux, musées,habitats traditionnels typiques, Route de l’esclave)
Ce potentiel est soutenu par des infrastructures et équipements hôteliers qui se renforcent chaque jour sur toute l’étendue du territoire national. Tout ceci devrait effectivement faire du Bénin une destination privilégiée dans la sous-région ouest-africaine.
Force est de reconnaître que le tourisme béninois ne tient pas encore les promesses des fleurs. Cependant, il n’est pas dans le rouge et de nombreux efforts sont consentis ces dernières années en vue de: résorber les problèmes d’aménagement et de valorisation des sites touristiques majeurs,
Relever le professionnalisme des métiers liés au tourisme (hôteliers, agents de voyage, guides, restaurateurs, etc.), promouvoir la « Destination Bénin» sur les potentiels marchés émetteurs du tourisme.
Quelles conditions incitatives notre Etat met-il en place pour encourager l’investissement dans l’industrie touristique, notamment l’édification d’infrastructures hôtelières?
Il existe un cadre institutionnel et réglementaire lié à l’activité touristique et hôtelière. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le secteur du tourisme est un secteur très méticuleux car en contact avec une clientèle de plus en plus exigeante.
Les textes qui fixaient les conditions générales pour l’édification d’infrastructures hôtelières sont devenus caduques, avec les croissantes évolutions du secteur. Pour nous arrimer au contexte international actuel de ce secteur très dynamique, nous sommes à pied d’œuvre pour le toilettage et l’actualisation de tous les textes régissant les activités touristiques et hôtelières afin de mieux les adapter aux normes internationales en raison de notre appartenance à la structure faîtière au niveau mondial, je veux parler de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Par ailleurs, un guide pratique du promoteur hôtelier béninois a été élaboré pour renseigner les potentiels investisseurs nationaux et étrangers sur les conditions à remplir par les porteurs de projets d’édification d’infrastructures hôtelières. Ce guide a été distribué à tous les promoteurs hôteliers sur toute l’étendue du territoire national et est disponible au niveau des structures nationales et départementales de l’Administration nationale du Tourisme.
Il est en cours d’élaboration un décret spécifique à l’investissement dans le secteur du tourisme accordant la part belle à tout promoteur touristique désireux de s’impliquer dans l’ambitieux programme de développement touristique de la Route des pêches.
Le constat aujourd’hui est que le tourisme intérieur peine à prendre alors qu’il peut être d’un grand secours pour l’amélioration des performances. Que faire, selon vous, pour le promouvoir réellement ?
Le tourisme intérieur suppose le déplacement à l’intérieur de nos frontières de la population nationale dans le but de se divertir, de nourrir leurs curiosités. Cette pratique est ressentie chez une certaine catégorie de Béninois qui comprend tout le bien qu’il y a à sortir du cadre habituel le temps d’un week-end ou d’un congé. C’est une occasion de se ressourcer et de changer d’air afin de repartir plus performant dans son travail ou dans ses affaires. Je pourrai dire sans risque de me tromper que cet exercice augmente l’espérance de vie.
Afin de mieux promouvoir le tourisme intérieur, d’importantes mesures ont été prises notamment: l’institutionnalisation par un décret du Salon National du Tourisme qui sera à sa deuxième édition à Ouidah après la prmière édition tenue l’an dernier à Natitingou. Ce salon a pour objectif de: créer un cadre d’échanges entre tous les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie; informer les nationaux (les Béninois) sur les produits et services touristiques; inciter les nationaux à la consommation des produits touristiques.
Les mesures prises par les opérateurs touristiques privés l’année dernière de réduire de 50% les tarifs d’hébergement au profit des nationaux dans nos hôtels. Cette heureuse initiative de promotion touristique intérieur commence par se généraliser progressivement sur tout le territoire national. L’instauration de tarifs promotionnels pour la visite sur nos sites (musées, parcs nationaux etc…) à l’intention des nationaux. La création des offices de tourisme dans certaines de nos villes à forts potentiels touristiques, je veux citer Ouidah, Abomey, Porto-Novo, Parakou, Nikki et Tanguiéta et des bureaux d’information touristique aux frontières: Grand-Popo, Ouaké et Porga. cette mesure va se généraliser sur l’ensemble de nos localités qui en ont la vocation.
Ces mesures de promotion touristique participeront progressivement à la structuration et l’organisation des professions et des établissements touristiques ainsi qu’à la diversification et à la professionalisation de leurs offres de produits et services proposées à la clientèle pour inciter les Béninoises et Béninois à s’y interesser.
Je peux vous dire que d’autres mesures incitatives sont en étude au niveau de mon département en relation avec les Opérateurs touristiques privés (OPT) afin d’amener progressivement les Béninois à la culture et au goût de la découverte des potentialités naturelles, culturelles et historiques de leur cher et beau pays le Bénin.
Certains sites historico-touristiques du Bénin nécessitent un effort de promotion, de conservation et de sécurisation pour être mieux mis en valeur. Votre ministère en a-t-il les moyens et que fait-il dans ce sens ?
La conservation, la protection et la sécurisation du patrimoine d’un pays nécessitent d’énormes ressources. Car, il s’agit de la vie du pays, de la mémoire sur laquelle il faut construire le présent et le futur.
Dans ce sens, des efforts sont faits par le gouvernement depuis quelques années à travers l’augmentation de notre budget, visant à concrétiser effectivement le démarrage du programme de développement touristique de la route des pêches entre Cotonou et Ouidah. Cette future station, produit d’appel aidera à coup sûr à mieux structurer et faire vivre au quotidien les autres sites phares du pays.
En effet, le Bénin regorge d’innombrables sites et attraits touristiques dont la sécurisation nous incombe. Cette sécurisation passe d’abord par l’identification de ces sites à publier dans un répertoire national voire régional, départemental ou communal, comme ce qui est fait déjà aujourd’hui pour les départements du Borgou et de l’Alibori avec l’appui technique et financier de la Région Champagne Ardenne en France. Sur ce plan, nous avons commencé en 2014 une initiative de sensibilisation des communes de Sô-ava, Abomey et Nikki sur la sécurisation et la valorisation des sites touristiques de leur territoire. Ceci devra se poursuivre pour accompagner progressivement l’ensemble des Communes du Bénin à accorder plus d’attention à leurs Zones d’aménagement touristique (ZAT).
Les collectivités communales ont un grand rôle à jouer car elles sont les gardiens de ces patrimoines qui sont aujourd’hui exposés aux menaces de bradage foncier et aux exploitations agricoles, forestières et minières abusives .
C’est pour toutes ces raisons conjuguées que mon département entend, avec les élus locaux et les populations à la base, faire le plaidoyer à l’endroit des institutions de la République et notamment du gouvernement pour que nous puissions disposer d’un «FADEC-Tourisme » qui permettrait aux communes de prendre des initiatives allant dans le sens d’une part du recensement et de la sécurisation des réserves touristiques situées sur leur territoire.
Des arrêtés communaux ou actes de donation pour la mise à disposition et leur inscription sur la liste du patrimoine seront pris pour leur sécurisation en attendant d’asseoir les bases et les moyens de leur valorisation.
Que diriez-vous aux populations qui ne perçoivent pas toujours, l’importance du tourisme et son impact sur le développement national ?
Aux populations qui ne perçoivent pas l’importance du tourisme et de son impact sur le développement national, je dirai tout simplement que la transversalité de ce secteur fait qu’il a un impact direct ou indirect sur l’économie. Mais il nous faudra traduire la contribution du tourisme au développement dans des actes concrets visant à montrer des exemples de réussites qui peuvent faire école auprès des populations à la base.
La promotion du tourisme durable sous toutes ses formes, notamment le tourisme communautaire et l’écotourisme pourrait aider à mettre le tourisme au profit de la réduction de la pauvreté pour un développement.
Face aux grands défis de la réduction de la pauvreté et aux exigences du développement durable, la valorisation des différents écosystèmes couplés au cultuel par, avec et pour les communautés locales, paraît une nécessité qui trouverait une solution durable à travers le développement de l’écotourisme.
Conscient de ces enjeux, mon département a élaboré le Plan stratégique de développement de l’écotourisme au Bénin (2013-2023)qui constitue désormais la boussole qui doit inspirer les actions dans le domaine de l’écotourisme dans notre pays. Dans ce document de stratégie, la vision du Bénin en matière de développement de l’écotourisme est clairement affichée et vise à faire de l’écotourisme: « D’ici à l’an 2022, un levier de développement durable adopté par les acteurs, participant activement à la réduction de la pauvreté et attractif sur le plan international. »

Après avoir assisté à la cérémonie d’investiture de son collègue béninois Adrien Houngbédji, la veille à Porto-Novo, le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a donné une conférence de presse hier, mardi 16 juin au palais des Congrès de Cotonou. L’occasion lui a permis de présenter la situation socio-économique et politique de son pays. Mais avant, il a été intronisé roi par les têtes couronnées du Bénin.
Avant son départ du Bénin où il est venu assister à la cérémonie d’investiture de son collègue Adrien Houngbédji au palais des Gouverneurs, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a rencontré les professionnels des médias au palais des Congrès de Cotonou. Outre la délégation de parlementaires et des membres de son cabinet qu’il conduit, Guillaume Soro avait aussi à ses côtés le consul et l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire près le Bénin.
Plus qu’un devoir de solidarité, de fraternité et d’amitié auquel il a voulu répondre, Guillaume Soro a indiqué, que sa participation à la cérémonie d’investiture organisée lundi 15 juin dernier à Porto-Novo, s’inscrit dans la droite ligne des solides, sincères et historiques relations d’amitié que le Bénin et son pays entretiennent. Lesquelles relations se sont poursuivies dans le temps et continuent de perdurer, puis de se consolider, grâce selon lui, aux chefs d’Etat des deux pays. Il a dit toute sa gratitude et la reconnaissance de la délégation qu’il conduit, pour l’accueil qui leur a été réservé et l’aimable attention à leur égard. En témoigne par exemple, cette initiative prise par les dépositaires des us et coutumes du Bénin, garants de la tradition, de l’introniser comme roi.
Un pays stable et en pleine croissance
Par rapport à la situation qui règne en Côte d’Ivoire depuis 2010, après les moments de douleurs qu’il a connu avec la crise postélectorale, Guillaume Soro a confié qu’elle est des plus reluisantes grâce à ses filles et fils, ainsi qu’à son président de la République, Allassane Ouatara. «Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire se porte bien. De vastes chantiers aussi bien dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures routières et de l’énergie ont été ouverts. Au plan économique, le pays s’est repositionné comme étant une destination attrayante, accueillant de plus en plus d’investisseurs pour promouvoir un secteur privé nécessaire au développement et à la réduction de la pauvreté. Partant d’une croissance de -7 en 2011, la Côte d’Ivoire a stabilisé son taux de croissance à une moyenne de 9% sur 3 ans », a-t-il rassuré. Sur le plan politique, le président de la République, a-t-il précisé, a permis le fonctionnement des institutions, et en a fait une priorité dans un pays qui sortait d’une crise. Au plan de la diplomatie, Guillaume Soro a fait remarquer que la Côte d’ivoire est revenue sur la scène. Des progrès, a-t-il insisté, ont également été enregistrés sur le plan de la sécurité et dans le domaine de la réconciliation et de la justice, malgré quelques lenteurs qui ont été constatées. Toutefois, beaucoup d’efforts restent encore à accomplir, reconnaîtra-t-il. «Nous en sommes conscients et c’est ce à quoi, le gouvernement est en train de travailler. Ce qui fonde le président de la République à demander aux Ivoiriens, au regard des résultats obtenus, de lui donner un second mandat pour consolider les acquis et engager de nouvelles réformes. Je peux dire toute la sérénité que je ressent à l’approche des élections d’octobre 2015», a poursuivi Guillaume Soro.
A la question de savoir s’il sera candidat aux élections présidentielles de 2020, il a souhaité que l’on n’aille pas trop vite en besogne. Il est ensuite revenu sur la contribution de l’Assemblée nationale qu’il dirige dans la stabilité politique en Côte d’Ivoire, le retour des exilés, le sort du président Laurent Gbagbo au CPI et les raisons pour lesquelles, les autorités ivoiriennes refusent de livrer son épouse Simone Gbagbo au CPI.

Trois présumés malfrats, visiblement des Peulhs, ont été abattus par des éléments de la Compagnie de gendarmerie de Parakou dimanche 14 juin dernier en pleine ville au quartier Madina de Parakou. A en croire le commandant de ladite compagnie, le capitaine Ganiou Bandélé Coffè, ces individus qui auraient déjà perpétré de nombreux braquages sur les axes routiers, s’apprêteraient à frapper à nouveau quand, suite à des renseignements, ils ont été surpris dans leur retranchement.
Les trois braqueurs supposés buvaient dans un bar situé au bord des pavés non loin de «la forêt» quand des gendarmes ont débarqué. «Ces individus sans foi ni loi ont pris d’assaut nos différentes routes et dictent leur loi. C’est fort de cela que nos différents chefs ont pris ce problème à bras-le-corps et nous ont donné de nouvelles instructions...Il y a quelques jours, nous avons été alertés d’un cas de braquage. Automatiquement, nous avons resserré le dispositif...Dès qu’ils nous ont vus, ils ont pris la clé des champs, tout en tirant sur nous pour couvrir leur fuite. Notre riposte a permis de les percer mortellement », raconte capitaine Ganiou Bandélé Coffè qui a dirigé de main de maître l’opération.
Les malfrats présumés détiendraient des armes blanches et des armes de guerre.
«Ces malfaiteurs ne tombent jamais du ciel. Ils sont ici et c’est d’ici qu’ils préparent leurs coups pour aller frapper», indique le lieutenant-colonel Zakari Taki Yaka, commandant du Groupement régional Nord de la Gendarmerie nationale. Il plaide pour une franche collaboration des populations qu’il invite à filer à temps les informations sur des actes suspects aux forces de sécurité afin que ces dernières interviennent le plus rapidement possible pour les protéger. «Il ne faut pas avoir peur ; l’anonymat sera respecté», rassure-t-il avant de réitérer l’engagement des agents de sécurité à faire de leur mieux pour que la quiétude revienne. «Nous n’allons pas baisser les bras. Les opérations de ce genre vont se poursuivre», annonce le commandant du groupement.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Société 16 juin 2015

Trois présumés malfrats, visiblement des Peulhs, ont été abattus par des éléments de la Compagnie de gendarmerie de Parakou dimanche 14 juin dernier en pleine ville au quartier Madina de Parakou. A en croire le commandant de ladite compagnie, le capitaine Ganiou Bandélé Coffè, ces individus qui auraient déjà perpétré de nombreux braquages sur les axes routiers, s’apprêteraient à frapper à nouveau quand, suite à des renseignements, ils ont été surpris dans leur retranchement.
Les trois braqueurs supposés buvaient dans un bar situé au bord des pavés non loin de «la forêt» quand des gendarmes ont débarqué. «Ces individus sans foi ni loi ont pris d’assaut nos différentes routes et dictent leur loi. C’est fort de cela que nos différents chefs ont pris ce problème à bras-le-corps et nous ont donné de nouvelles instructions...Il y a quelques jours, nous avons été alertés d’un cas de braquage. Automatiquement, nous avons resserré le dispositif...Dès qu’ils nous ont vus, ils ont pris la clé des champs, tout en tirant sur nous pour couvrir leur fuite. Notre riposte a permis de les percer mortellement », raconte capitaine Ganiou Bandélé Coffè qui a dirigé de main de maître l’opération.
Les malfrats présumés détiendraient des armes blanches et des armes de guerre.
«Ces malfaiteurs ne tombent jamais du ciel. Ils sont ici et c’est d’ici qu’ils préparent leurs coups pour aller frapper», indique le lieutenant-colonel Zakari Taki Yaka, commandant du Groupement régional Nord de la Gendarmerie nationale. Il plaide pour une franche collaboration des populations qu’il invite à filer à temps les informations sur des actes suspects aux forces de sécurité afin que ces dernières interviennent le plus rapidement possible pour les protéger. «Il ne faut pas avoir peur ; l’anonymat sera respecté», rassure-t-il avant de réitérer l’engagement des agents de sécurité à faire de leur mieux pour que la quiétude revienne. «Nous n’allons pas baisser les bras. Les opérations de ce genre vont se poursuivre», annonce le commandant du groupement.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Société 16 juin 2015

La représentation béninoise de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) organise depuis hier, et ce pour 48 heures, un atelier de suivi de la mise en œuvre de ses réformes, programmes et projets au Bénin. La rencontre se tient à la veille de la deuxième revue annuelle que la Commission s’apprête à organiser au Bénin, du 23 au 29 juillet prochain.
En prélude à la 19e session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) prévue à Cotonou au mois d’août prochain, il se tient depuis hier, une revue annuelle dont l’objectif est de faire le point sur l’état d’exécution des programmes, projets et réformes de cette instance communautaire au Bénin. Elle permettra donc, a dit le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Badjibassa Babaka «de dessiner le visage réel de l’implication du Bénin dans la mise en œuvre des chantiers du processus d’intégration de l’UEMOA». Pour ce faire, les représentants des ministères en charge de la mise en œuvre des réformes de l’Union, les points focaux nationaux chargés du suivi des projets ainsi que les maîtres d’ouvrage délégués concernés par la réalisation des projets y ont été conviés.
Pendant 48 heures, il sera question pour eux, en marge de la deuxième revue annuelle que la Commission s’apprête à organiser au Bénin, du 23 au 29 juillet prochain d’apprécier l’état d’exécution et les difficultés rencontrées dans la réalisation physique et financière des projets avec pour finalité, le renforcement du processus d’intégration régionale.
Vingt milliards d'investissements
«Actuellement au Bénin, une vingtaine de projets sont en cours d’exécution pour un montant global d’environ vingt milliards de francs CFA», a souligné le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Badjibassa Babaka pour montrer l’ampleur des engagements de l’Union. Les secteurs concernés par ces investissements sont entre autres l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sécurité alimentaire… Se référant à l’exercice d’il y a un an, il a soutenu à propos des réformes que sur environ 112 textes communautaires, 56% ont fait l’objet de transposition alors que l’application effective porte sur 50%. En matière de gouvernance économique et de convergence, sur 18 directives, 9 sont transposées et 7 appliquées tandis que 4 règlements sur 4 sont appliqués. En matière de marché commun, sur 19 directives, 11 sont transposées, dix appliqués alors que sur 19 règlements, 9 sont appliquées. Pour ce qui est des politiques sectorielles, sur 21 directives, 12 sont transposées, 9 appliquées alors que 11 règlements sur 25 sont appliqués.
En conclusion à cet exposé, Badjibassa Babaka note que «à juin 2014, sur 58 directives, 32 sont transposées, 26 appliquées alors que sur 48 règlements et autres, 24 sont appliquées ». Un an après un tel tableau, l’espoir que nourrit le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, est qu’il y ait eu des améliorations. Et c’est pour s’en convaincre, que la revue de 48 heures qui se tient actuellement est organisée, afin de présenter à l’occasion de la revue prévue du 23 au 29 juillet prochain, «un taux meilleur ». Ce même espoir est porté par Béatrice Kangah, conseiller au bureau de l’UEMOA à Cotonou qui elle, dans la présentation des objectifs de cette revue, est largement revenue sur cet aspect.

Réputés dans le vol des motos neuves qu’ils font reformer pour la vente, quatre jeunes ont fini par échouer dans les mailles de la brigade territoriale de Lokossa. Ils ont été présentés hier lundi 15 juin à la presse par les responsables de cette unité, qui ont appelé les populations à la vigilance quant au mode opératoire de ces individus.
Quatre jeunes béninois, tous des repris de justice, ont été présentés hier lundi 15 juin aux côtés de cinq motos neuves dans la cour de la Brigade territoriale de Lokossa. Ces motos constituent le butin de leur présumé vol à main armée opéré en simulant des conducteurs de taxi-moto communément appelés «Zémidjan».
A en croire l’adjudant Barthélémy Alapini, chef de la brigade ayant mené l’opération de l’arrestation, ces jeunes gens ne sont pas à leur coup d’essai. Ce sont des récidivistes, laisse-t-il entendre, avant de préciser que l’un d’entre eux a été libéré de la prison civile de Lokossa il y a à peine deux mois.
Pour l’adjudant, les rôles des éléments de la bande varient selon que le braquage a été commis à Cotonou et le butin destiné à la vente à Lokossa ou vice-versa. C’est un travail en bande organisée au sein de laquelle quand les uns commettent le vol, les autres se chargent de faire reformer le butin qui est par la suite convoyé pour être vendu, explique-t-il. Une situation qui lui fait dire que ces présumés voleurs se retrouvent tantôt dans le rôle de receleur et tantôt dans celui de braqueur.
S’agissant du mode opératoire de la bande, Barthélémy Alapini révèle que les présumés braqueurs armés de machettes et autres armes circulent « en faux conducteur de taxi-moto» et une fois à la hauteur de leur proie, ils l’intimident et le dépossèdent de son engin. La cible de choix de ceux-ci, poursuit l’adjudant, est constituée des motocyclistes dont les engins sont encore neufs auquel cas les armes sont utilisées contre leur tentative de résistance. Ce fut le cas d’un certain Valentin H. attaqué à coups de machette à Cotonou au quartier Akpakpa Yénawa avant de se voir arracher sa propre moto.
Suivant les explications du chef de la Brigade territoriale de Lokossa, c’est dans le cadre des enquêtes de ce énième braquage de la bande que des informations lui sont parvenues. Lesquelles indiquent le convoyage sur Lokossa de motos volées à Cotonou.
Disposition
Comme disposition, l’adjudant indique avoir aussitôt constitué deux binômes de gendarmes pour traquer les convoyeurs. Ces derniers seront appréhendés avec leur butin, poursuit le chef de la Brigade territoriale qui révèle que sur instruction du procureur de la République de Lokossa, la victime Valentin H. a été invitée à identifier sa moto parmi la prise, mais sans succès. En revanche, à en croire l’adjudant, Valentin H. a pu identifier son braqueur qui, à son tour, n’a pas nié les faits.
Loin de baisser les bras, se félicite Barthélémy Alapini, son unité a plutôt mis la pression sur les braqueurs dont la collaboration a permis de rattraper à Cotonou le receleur de la moto de Valentin H. Une moto grise déjà reformée et peinte en noir sans compter la substitution de chiffres au niveau du numéro de châssis.
Hier à l’occasion de la présentation des malfrats, Valentin H. a dit sa fierté d’avoir été pendant un bout de temps témoin du déploiement des forces de l’ordre à son chevet.
Quant au capitaine Alassane Assouma, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Lokossa, il a invité les populations à être attentives au numéro d’immatriculation de ceux qui prétendent être des conducteurs de taxi-moto. Il souhaite par ailleurs, l’intensification voire l’informatisation systématique de l’immatriculation de tous les engins de sorte à faciliter l’obtention de renseignements fiables en cas de besoin.
Une seule voiture pour 12 brigades dans le Mono
Le département du Mono compte une douzaine de brigades opérationnelles et ne dispose que d’une seule voiture pour les opérations. Ladite voiture, à en croire le capitaine Alassane Assouma, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Lokossa, est une dotation de la Brigade territoriale de Comé. Et c’est, poursuit-il, auprès de cette brigade qu’il faut solliciter ce moyen comme ce fut le cas à un moment donné dans le cadre de l’enquête ayant abouti au démantèlement de la bande des présumés braqueurs d’hier lundi 15 juin.
En effet, le capitaine dit avoir réquisitionné ladite voiture en faveur de l’équipe en charge de l’enquête en vue de réduire les risques auxquels les éléments étaient exposés.
Rappelons que ladite enquête a été menée entre Cotonou et Lokossa. Mais si la voiture a été rendue disponible, l’adjudant Barthélémy Alapini regrette que ce soit encore lui qui ait déboursé les frais de carburant. Au cas contraire, le succès de cette enquête aurait été compromis
Société 15 juin 2015