La Nation Bénin...
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Le personnel du ministère de l’Environnement, chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières et plusieurs centaines de jeunes ont commémoré, vendredi 5 juin dernier, la Journée mondiale de l’Environnement à Allansankomè dans l’arrondissement de Hêvié, commune d’Abomey-Calavi. C’était en présence des autorités politico-administratives.
A l’occasion de la célébration de la 54e Journée mondiale de l’Environnement, vendredi 5 juin dernier, au Bénin, c’est Allansankomè dans l’arrondissement de Hêvié, commune d’Abomey-Calavi qui a accueilli les 4000 plants qui ont été mis en terre, en ce vendredi pluvieux. Ce qui a fait dire à Théophile Kakpo, directeur général des Forêts et des Ressources naturelles, après avoir planté ces arbres que ces derniers n’avaient plus besoin d’eau. Pour lui, en effet, toute action de reconstitution doit être encouragée. « La nature se dégrade et il faut la reconstituer. Ce geste symbolique consistant à planter un arbre entre dans le cadre de la sensibilisation », affirme-t-il. Acte louable, a-t-il aussi souligné, et il importe toutefois de veiller à ce que les plants mis en terre deviennent des arbres. Si on continue à planter à ce rythme et qu’on consomme moins de bois pour la cuisine et les autres usages, espère-t-il, ce serait bien.
Ce n’est pas Patrice Hounsou-Guèdè, le maire de la commune hôte de l’événement qui admettrait le contraire. Pour lui, l’événement que constitue la mise en terre de plants est d’importance et s’inscrit dans le plan de développement communal. Il s’est donc réjoui que le site de l’ONG DCAM-BETHESDA auparavant abandonné ait repris du service en cette circonstance. Cette activité permet de voir ce site restauré. C’est pourquoi il a demandé aux populations d’accorder une attention aux plants mis en terre qui vont contribuer à l’atténuation des changements climatiques au Bénin et au bonheur de tous. Le maire de la commune d’Abomey-Calavi a déclaré ne pas marchander son soutien à des actions du genre chaque fois que de besoin.
C’est le même soutien que Martin Aïna, directeur général de l’Environnement accorde à l’événement. Une activité prévue, selon lui, pour impacter le bien-être des populations. Le thème de la journée, à savoir "Sept milliards de rêves, une seule planète. Consommons avec modération", appelle, selon lui, à la responsabilité. Il a donc témoigné sa gratitude aux autorités de l’ONG DCAM-BETHESDA qui ont offert le site ayant accueilli les 4000 plants.
Pour Victor Gbèdo, directeur de ladite ONG, les activités que son institution mène constituent bien des actions de développement. Celles de vendredi dernier sur le site d’Allansankomè s’inscrivent parfaitement dans cette vision. Il s’est déclaré prêt à poursuivre sur cette lancée.
C’est Ouro Djeri Imorou, secrétaire général du ministère de l’Environnement, représentant le ministre qui a eu le privilège de lancer les manifestations officielles. S’appesantissant sur le thème de la commémoration, il a admis que c’est un moment privilégié pour tous afin de susciter une plus grande conscience envers l’environnement face aux problèmes que rencontrent la ville et le pays en la matière. Il s’agit, selon le secrétaire général du ministère, de revoir le mode de consommation afin de préserver quelque peu les ressources naturelles et la production. «Il nous revient de sensibiliser sur les pratiques éco-citoyennes pour garantir la protection de l’environnement et de mener des réflexions fécondes afin de préserver la vie sur terre et d’économiser les ressources léguées par la nature», relève Ouro Djeri Imorou.

Accusé dans une affaire de détournement de fonds au centre de santé d’Athiémé où il intervenait, le comptable Wenceslas D. a non seulement fini par avouer les faits mis à sa charge, mais surtout rembourser, jeudi 4 juin dernier, 892 645 F CFA équivalant au montant.
Huit cent quatre vingt douze mille six cent quarante cinq (892 645) FCFA. C'est exactement le montant restitué jeudi 4 juin dernier par le désormais ex-comptable du Centre de santé d’Athiémé, Wenceslas D. Ce montant est l’équivalant des fonds manquant au compte dans une affaire de «détournement» pendant qu’il était en exercice dans cette localité du Mono.
En effet, suite à un contrôle de gestion effectué en février dernier au centre de santé d’Athiémé par une équipe de la Direction départementale de la Santé, il a été noté un décaissement de 892 645 FCFA. Pour le comptable du centre de santé, le montant manquant serait consacré à l’approvisionnement en médicaments. Lesquels n’ont jamais été achetés à concurrence du montant indiqué. C’est du moins ce qui a été révélé à l’issue des investigations effectuées par l’équipe de contrôle au niveau du dépôt répartiteur de la zone sanitaire.
Décidé à tirer l’affaire au clair, le directeur départemental de la Santé Virgile Dodoo adresse une demande d’explication au comptable Wenceslas D. dont la réponse n’a pas suffi à élucider le doute sur la gestion des fonds. Par la suite, Virgile Dodoo entreprend de muscler sa réaction en deux volets. D’abord, une sanction disciplinaire pour muter le mis en cause au Centre hospitalier départemental du Mono situé à Lokossa. Ce premier acte sera suivi de la rédaction d’une main courante déposée contre le présumé à la brigade territoriale de Lokossa qui, à son tour, a affecté le dossier à la brigade de recherches de la localité. Suite à des interpellations et enquêtes menées par cette structure judiciaire, le comptable a fini par passer aux aveux non sans des manœuvres dilatoires. Mais très tôt, il a été contenu dans son élan et contraint à restituer les fonds. Wenceslas D. n’ayant plus d’autres choix, commence à rembourser aux compte-gouttes jusqu’à verser le dernier kopeck jeudi 4 juin dernier. «Les 892 645 FCFA restitués ont été réceptionnés le même jour par un représentant de la direction départementale de la Santé et retournés le lendemain vendredi 5 juin dans les caisses du centre de santé d’Athiémé», confirme docteur Virgile Dodoo.

Accusé dans une affaire de détournement de fonds au centre de santé d’Athiémé où il intervenait, le comptable Wenceslas D. a non seulement fini par avouer les faits mis à sa charge, mais surtout rembourser, jeudi 4 juin dernier, 892 645 F CFA équivalant au montant.
Huit cent quatre vingt douze mille six cent quarante cinq (892 645) FCFA. C'est exactement le montant restitué jeudi 4 juin dernier par le désormais ex-comptable du Centre de santé d’Athiémé, Wenceslas D. Ce montant est l’équivalant des fonds manquant au compte dans une affaire de «détournement» pendant qu’il était en exercice dans cette localité du Mono.
En effet, suite à un contrôle de gestion effectué en février dernier au centre de santé d’Athiémé par une équipe de la Direction départementale de la Santé, il a été noté un décaissement de 892 645 FCFA. Pour le comptable du centre de santé, le montant manquant serait consacré à l’approvisionnement en médicaments. Lesquels n’ont jamais été achetés à concurrence du montant indiqué. C’est du moins ce qui a été révélé à l’issue des investigations effectuées par l’équipe de contrôle au niveau du dépôt répartiteur de la zone sanitaire.
Décidé à tirer l’affaire au clair, le directeur départemental de la Santé Virgile Dodoo adresse une demande d’explication au comptable Wenceslas D. dont la réponse n’a pas suffi à élucider le doute sur la gestion des fonds. Par la suite, Virgile Dodoo entreprend de muscler sa réaction en deux volets. D’abord, une sanction disciplinaire pour muter le mis en cause au Centre hospitalier départemental du Mono situé à Lokossa. Ce premier acte sera suivi de la rédaction d’une main courante déposée contre le présumé à la brigade territoriale de Lokossa qui, à son tour, a affecté le dossier à la brigade de recherches de la localité. Suite à des interpellations et enquêtes menées par cette structure judiciaire, le comptable a fini par passer aux aveux non sans des manœuvres dilatoires. Mais très tôt, il a été contenu dans son élan et contraint à restituer les fonds. Wenceslas D. n’ayant plus d’autres choix, commence à rembourser aux compte-gouttes jusqu’à verser le dernier kopeck jeudi 4 juin dernier. «Les 892 645 FCFA restitués ont été réceptionnés le même jour par un représentant de la direction départementale de la Santé et retournés le lendemain vendredi 5 juin dans les caisses du centre de santé d’Athiémé», confirme docteur Virgile Dodoo.

Afin de trouver une solution efficace et pérenne aux pénuries de sang de qualité auxquelles sont confrontés les Béninois, il se tiendra, le 16 juin prochain à Cotonou, une table ronde des partenaires de la transfusion sanguine. A cet effet, le ministre de la Santé, Dorothée A. Kindé Gazard a animé, hier jeudi 4 juin à Cotonou, une conférence de presse pour informer les journalistes.
«Le sang, c’est la vie», dit-on. Malheureusement, la disponibilité de ce liquide précieux est un combat de tous les instants.
Au Bénin, l’Agence nationale pour la transfusion sanguine est confrontée à la vétusté des matériels médico-techniques, d’insuffisance de matériels roulants pour la collecte du sang, à l’inadéquation des locaux des antennes départementales, d’insuffisance de ressources financières et humaines. Tout ceci a pour conséquence un manque criard de sang avec son corollaire de perte en vie humaine surtout en ces temps de pluie où les enfants de 0 à 5 ans malades jonchent les pédiatries.
Pour apporter une solution idoine à cette situation déplorable, le gouvernement vient de se doter d’un plan directeur pour le développement de la transfusion sanguine. C’est pourquoi il a été convenu de l’organisation d’une table ronde des partenaires de la transfusion sanguine pour le financement du Plan directeur 2014-2018. Cette initiative vise d’une part à soutenir les efforts nationaux consentis dans le domaine et d’autre part, elle permet d’entrevoir la possibilité d’une pérennisation du financement d’un secteur névralgique de la santé des populations.
Selon le ministre de la Santé, Dorothée A. Kindé Gazard, ce plan a fixé des objectifs et a défini des actions à mener d’ici 2018 pour inverser la tendance. Chiffré à 14 445 675 131 F CFA, ce plan prend en compte le coût des matériels techniques et roulants, le coût des consommables et intrants, le coût des infrastructures et le coût du renforcement du personnel.
Au regard des actions à mener et de leurs coûts, la Table ronde du 16 juin prochain consistera à mobiliser des ressources pour le financement de ce plan nécessaire pour sauver les enfants et les femmes en couche. Il s’agira d’un plaidoyer qui aboutira à un engagement de la part des partenaires comme par le passé.
Le ministre de la Santé a saisi l’occasion pour remercier ces différents partenaires qui n’ont jamais marchandé leur secours au Bénin dans le cadre de la recherche des solutions pour le bien-être des populations.

Le cabinet d’audit international devant investiguer sur le Programme pluriannuel eau et assainissement (PPEA II) sous financement néerlandais est déjà à Cotonou. Son rapport est annoncé pour le 17 juillet prochain.
Les choses sérieuses commencent déjà au sujet de l’audit international annoncé par le gouvernement dans le cadre des malversations relatives au Programme pluriannuel eau et assainissement phase II (PPEA II). Le consortium de cabinets retenu par les autorités béninoises, en collaboration avec l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, a entamé ses travaux hier jeudi 4 juin, indique Michel Dognon, conseiller spécial du président de la République chargé de la gouvernance des sociétés d’Etat, à l’issue d’une séance de travail avec une équipe des auditeurs. « C’est un consortium qui a gagné l’appel d’offres. On a décidé d’avoir une première rencontre pour repréciser des termes de références et s’enquérir du plan du travail », souligne-t-il. Selon Béchir Mana, représentant le cabinet Kroll, membre du consortium, un programme d’actions a été établi et vise l’ensemble du PPEA, notamment ses composantes 1 et 3. « L’idée est de passer une revue complète, de rechercher tous les anomalies et dysfonctionnements, et d’établir selon nos règles éthiques et déontologiques, en toute indépendance, un rapport aux autorités béninoises dans lequel il sera rendu compte de tout ce qui sera trouvé et les recommandations pour corriger les dysfonctionnements, pour peu que ces dysfonctionnement soient clairement établis», déclare-t-il.
L’audit à proprement parler devra durer un mois. Le rapport est attendu pour le 17 juillet prochain. «Nous espérons pouvoir tenir dans le calendrier, cela dépend de nous mais aussi largement de la coopération des parties qui vont être auditées et de leur facilité à nous donner accès aux données qui vont être analysées», conclut Béchir Mama.

Rentré de France dans la nuit du mercredi dernier, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a tenu une réunion avec les membres de son bureau, dans l’après-midi d’hier jeudi 4 juin au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Plusieurs points étaient au menu dont l’invitation du gouvernement à présenter au plus tard le 30 juin prochain, les orientations du budget général de l’Etat, gestion 2016 conformément à la loi organique portant loi de finances au Bénin.
Le ministre chargé de l’Economie et des Finances, Komi Koutché est attendu devant la Représentation nationale avant la fin de ce mois de juin. Il est invité à présenter aux députés l’orientation du budget général de l’Etat, gestion 2016. Cette présentation est une exigence de la loi organique portant loi de finances en République du Bénin adoptée en septembre 2013. C’est un exercice annuel qui est entré depuis 2014 dans la tradition du gouvernement et principalement du ministère en charge de l’Economie et des Finances. Il permet aux députés d’avoir une idée sur les grands piliers de la loi de finances de l’Etat, pour l’année à venir. Ce qui leur permet de faire leurs recommandations en amont au gouvernement pour leurs prises en compte lors de l’élaboration du projet de budget général de l’Etat avant son adoption en aval par l’Assemblée nationale. La loi organique portant loi de finances a prévu que cette présentation se fasse au plus tard le 30 juin de chaque année. La question était au menu de la réunion du bureau de l’Assemblée nationale tenue hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo en présence du président Adrien Houngbédji en personne. Le bureau a décidé de saisir le gouvernement pour l’inviter à sacrifier à la tradition avant le 30 juin prochain. L’Exécutif aura à communiquer à la Représentation nationale la date de sa présentation avant cette échéance exigée par la loi.
Outre le point relatif au débat d’orientation budgétaire, le bureau de l’Assemblée nationale s’est penché sur deux autres sujets. Le premier concerne le point des préparatifs de la cérémonie d’investiture officielle du président Adrien Houngbédji prévue pour le lundi 15 juin prochain. Le comité d’organisation mis en place à cet effet et présidé par le premier questeur, Valentin Houdé a fait le point de l’évolution des préparatifs aux autres membres du bureau. Il a assuré que les petits plats seront mis dans les grands pour la réussite de cette cérémonie d’investiture. Des délégations d’une quinzaine de Parlements étrangers sont attendues à cette investiture qui aura lieu, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, a informé Valentin Houdé.
Le dernier point non moins important sur lequel le bureau s’est penché a rapport à la confirmation de la date du lundi 8 juin prochain prévue pour la tenue de la première séance plénière des députés de la 7è législature. Celle-ci porte à son ordre du jour, la mise en place des structures du Parlement telles que les groupes parlementaires et les commissions permanentes.
Il faut signaler que la réunion convoquée par le président de l’Assemblée nationale, a connu la participation de tous les membres du bureau.

C’est à propos d'une affaire de 40 000 F CFA qui a tourné à l’abus de confiance, que Emile Anago s’est jeté mercredi 3 juin dernier dans l’affluent du fleuve Mono appelé Sazué, dans la commune de Grand-Popo. Comptant ainsi échapper à la Police venue à sa recherche, il en sera retiré sans vie.
Un corps d’homme sans vie étalé aux abords du confluent du fleuve Mono dénommé Sazué. L’individu, père de plusieurs enfants était âgé de 54 ans selon les données relevées sur sa carte d’électeur biométrique. Il aurait pu achever de creuser la tombe d’un autre défunt pour lequel, il prêtait main forte aux fossoyeurs, si l’arrivée des éléments de la Police ne l’avait pas amené à se jeter dans le fleuve.
En effet, selon les déclarations du commissaire de Grand-Popo, Modeste Innocent Hounkponou, Emile Anago était en affaires avec Abla Azongnongbé qui plus est sa parente. Celle-ci lui a remis en octobre 2014 pour une commande de piments, 40 000 F CFA. Au fil des mois, ce marché va se révéler un abus de confiance suivi, à en croire Abla Azongnongbé, de menaces de mort. En somme, poursuit le commissaire, la revendeuse de piments ayant perdu tout espoir de récupérer sa marchandise où l’argent à l’amiable, a saisi le commissariat de Grand-Popo qui a délivré trois convocations sans suite à Emile Anago. C’est alors que s’en est suivie la descente du mercredi 3 juin dernier des éléments du commissariat au village Houndjohoundji où réside Emile Anago. Ce dernier qui était occupé à creuser une tombe, apercevant les visiteurs en uniforme flanqués d’un fils de la plaignante, n’a pas hésité à prendre la fuite engageant une course poursuite. Après plusieurs mètres et n’ayant plus d’issue, il finit par se jeter dans l’affluent du fleuve Mono. Le fils et accompagné de la plaignante prenant la relève des éléments de la Police, tentera de le rattraper. Malgré son jeune âge, 15 ans environ, il reviendra à la berge avec le corps sans vie du fugitif.
A en croire Lazare Attiokpè, commandant de la brigade territoriale de Grand-Popo, Emile Anago serait mort par étranglement, après une petite bagarre dans l’eau. Il tient, dit-il, cette «information scientifique» du constat fait par la représentante de l’hôpital de zone de Grand-Popo dépêchée sur les lieux pour constater son décès.
Au commissariat de la localité, sont gardés à vue depuis mercredi 3 juin dernier, la plaignante et son fils en question.
La circulation bloquée pendant des heures à Grand-Popo
A la suite de la mort de Emile Anago survenue dans la matinée du mercredi 3 juin dernier, les populations du village Houndjohoundji se sont soulevées. Pour la plupart des citoyens de cette localité de Grand-Popo, le défunt serait mort par les éléments de la Police. Et pour certains encore, une dette ne devrait donner lieu à une chasse à l’homme. Pour se faire entendre, ils ont organisé une insurrection populaire menaçant à l’aide des machettes, des gourdins et autres projectiles, les policiers. Par endroits sur la voie Cotonou-Lomé, des incendies de pneus et barricades érigés ont bloqué la circulation, créant des bouchons de plusieurs kilomètres de part et d’autre. La situation a dégénéré au point où plusieurs autres détachements de différentes unités de l’Armée ont été appelés en renfort. Mais la circulation n’a repris qu’après avoir donné satisfaction à la doléance des populations visant le retrait de la Police, laissant le contrôle à la Gendarmerie.
La situation a maintenu le directeur départemental de la Police, Mathias Agbotan, sur les lieux jusque tard dans la soirée. Venu soutenir ses éléments sur le terrain, il en a profité pour prendre langue avec certains leaders de la localité afin d’éviter que la situation ne connaisse des rebondissements.

C’est à propos d'une affaire de 40 000 F CFA qui a tourné à l’abus de confiance, que Emile Anago s’est jeté mercredi 3 juin dernier dans l’affluent du fleuve Mono appelé Sazué, dans la commune de Grand-Popo. Comptant ainsi échapper à la Police venue à sa recherche, il en sera retiré sans vie.
Un corps d’homme sans vie étalé aux abords du confluent du fleuve Mono dénommé Sazué. L’individu, père de plusieurs enfants était âgé de 54 ans selon les données relevées sur sa carte d’électeur biométrique. Il aurait pu achever de creuser la tombe d’un autre défunt pour lequel, il prêtait main forte aux fossoyeurs, si l’arrivée des éléments de la Police ne l’avait pas amené à se jeter dans le fleuve.
En effet, selon les déclarations du commissaire de Grand-Popo, Modeste Innocent Hounkponou, Emile Anago était en affaires avec Abla Azongnongbé qui plus est sa parente. Celle-ci lui a remis en octobre 2014 pour une commande de piments, 40 000 F CFA. Au fil des mois, ce marché va se révéler un abus de confiance suivi, à en croire Abla Azongnongbé, de menaces de mort. En somme, poursuit le commissaire, la revendeuse de piments ayant perdu tout espoir de récupérer sa marchandise où l’argent à l’amiable, a saisi le commissariat de Grand-Popo qui a délivré trois convocations sans suite à Emile Anago. C’est alors que s’en est suivie la descente du mercredi 3 juin dernier des éléments du commissariat au village Houndjohoundji où réside Emile Anago. Ce dernier qui était occupé à creuser une tombe, apercevant les visiteurs en uniforme flanqués d’un fils de la plaignante, n’a pas hésité à prendre la fuite engageant une course poursuite. Après plusieurs mètres et n’ayant plus d’issue, il finit par se jeter dans l’affluent du fleuve Mono. Le fils et accompagné de la plaignante prenant la relève des éléments de la Police, tentera de le rattraper. Malgré son jeune âge, 15 ans environ, il reviendra à la berge avec le corps sans vie du fugitif.
A en croire Lazare Attiokpè, commandant de la brigade territoriale de Grand-Popo, Emile Anago serait mort par étranglement, après une petite bagarre dans l’eau. Il tient, dit-il, cette «information scientifique» du constat fait par la représentante de l’hôpital de zone de Grand-Popo dépêchée sur les lieux pour constater son décès.
Au commissariat de la localité, sont gardés à vue depuis mercredi 3 juin dernier, la plaignante et son fils en question.
La circulation bloquée pendant des heures à Grand-Popo
A la suite de la mort de Emile Anago survenue dans la matinée du mercredi 3 juin dernier, les populations du village Houndjohoundji se sont soulevées. Pour la plupart des citoyens de cette localité de Grand-Popo, le défunt serait mort par les éléments de la Police. Et pour certains encore, une dette ne devrait donner lieu à une chasse à l’homme. Pour se faire entendre, ils ont organisé une insurrection populaire menaçant à l’aide des machettes, des gourdins et autres projectiles, les policiers. Par endroits sur la voie Cotonou-Lomé, des incendies de pneus et barricades érigés ont bloqué la circulation, créant des bouchons de plusieurs kilomètres de part et d’autre. La situation a dégénéré au point où plusieurs autres détachements de différentes unités de l’Armée ont été appelés en renfort. Mais la circulation n’a repris qu’après avoir donné satisfaction à la doléance des populations visant le retrait de la Police, laissant le contrôle à la Gendarmerie.
La situation a maintenu le directeur départemental de la Police, Mathias Agbotan, sur les lieux jusque tard dans la soirée. Venu soutenir ses éléments sur le terrain, il en a profité pour prendre langue avec certains leaders de la localité afin d’éviter que la situation ne connaisse des rebondissements.

Les populations de Drè, dans la commune de Comé, ont donné du fil à retordre mercredi 3 juin dernier aux Forces de sécurité publique. Elles ont bloqué la circulation à plusieurs reprises et ce, pendant de longs moments, en vue de réclamer à la Police l’assassin d’une veuve décapitée quelques heures plus tôt.
La circulation a été fortement perturbée mercredi 3 juin dernier à Sè plus précisément à Drè. Les populations protestaient ainsi, selon leurs déclarations, contre la Police qui a arraché à leur furie l’assassin présumé d’une dame décapitée quelques heures plus tôt.
En effet, à en croire les témoignages notamment ceux de Dhossa Maurice, élu local, la défunte était une vendeuse de boules d’akassa dans le village Gbodjomey à Drè. Son domicile étant généralement accessible aux clients, c’est prétextant qu’il voulait acheter que Antoine Sossavi s’y est introduit sous une averse. Cette situation lui a permis d’asséner, en toute quiétude, des coups de machette à la veuve jusqu’à sectionner sa tête. Emballée dans un sac, cette dernière sera cachée dans un endroit non loin du domicile de la victime. Par la suite, apprend-on, le présumé assassin s'est réfugié au cime d’un arbre.
Mais le crime ne tardera pas à être découvert dans la soirée même. Grâce aux enquêtes et fouilles effectuées dans le village, renseigne l’élu local, il a fini par être sorti de sa cachette. Il sera «à 85% lynché mortellement», précise le commissaire de Comè, Sylvain Mouzoun, dont les éléments se sont joints à ceux de la brigade en vue d’extirper le présumé assassin à la vindicte populaire.
Cette intervention des forces de sécurité sera par la suite fortement désapprouvée par les populations de Drè et ses environs qui se sont soulevées barricadant les voies principales avec des pneus incendiés. Une nouvelle intervention a dû être opérée en vue de dissuader les manifestants. Mais ils sont revenus à la charge, réclamant la tête de l’assassin. Malgré l’annonce du décès du suspect pas les forces de l’ordre, les manifestants ne décolèrent pas et tiennent à en avoir l’assurance. C’est ce qui sera fait à l’aide d’une photographie amenée par une délégation de la population avec les responsables de la sécurité qui entre temps se sont rendus à la morgue en vue de constater le décès de l’assassin présumé en dépit des soins qui lui ont été administrés. La délégation en a fait compte rendu aux populations sans lesquelles, le suspect se serait volatilisé dans la nature avec son butin.
S’agissant des intentions l’ayant conduit à décapiter la veuve, le présumé assassin aurait avoué aux responsables de la sécurité, être à la recherche de forces mystiques dont le rituel nécessitait du sang humain. « Le rituel devrait avoir lieu dans un pays voisin du Bénin, dans une secte », indique le commandant de la brigade territoriale de Lokossa, le capitaine Alassane Assouma avant de solliciter plus de collaboration de la part des populations qui ont effectué la battue ayant permis de retrouver la tête coupée après les aveux du présumé assassin.

Les populations de Drè, dans la commune de Comé, ont donné du fil à retordre mercredi 3 juin dernier aux Forces de sécurité publique. Elles ont bloqué la circulation à plusieurs reprises et ce, pendant de longs moments, en vue de réclamer à la Police l’assassin d’une veuve décapitée quelques heures plus tôt.
La circulation a été fortement perturbée mercredi 3 juin dernier à Sè plus précisément à Drè. Les populations protestaient ainsi, selon leurs déclarations, contre la Police qui a arraché à leur furie l’assassin présumé d’une dame décapitée quelques heures plus tôt.
En effet, à en croire les témoignages notamment ceux de Dhossa Maurice, élu local, la défunte était une vendeuse de boules d’akassa dans le village Gbodjomey à Drè. Son domicile étant généralement accessible aux clients, c’est prétextant qu’il voulait acheter que Antoine Sossavi s’y est introduit sous une averse. Cette situation lui a permis d’asséner, en toute quiétude, des coups de machette à la veuve jusqu’à sectionner sa tête. Emballée dans un sac, cette dernière sera cachée dans un endroit non loin du domicile de la victime. Par la suite, apprend-on, le présumé assassin s'est réfugié au cime d’un arbre.
Mais le crime ne tardera pas à être découvert dans la soirée même. Grâce aux enquêtes et fouilles effectuées dans le village, renseigne l’élu local, il a fini par être sorti de sa cachette. Il sera «à 85% lynché mortellement», précise le commissaire de Comè, Sylvain Mouzoun, dont les éléments se sont joints à ceux de la brigade en vue d’extirper le présumé assassin à la vindicte populaire.
Cette intervention des forces de sécurité sera par la suite fortement désapprouvée par les populations de Drè et ses environs qui se sont soulevées barricadant les voies principales avec des pneus incendiés. Une nouvelle intervention a dû être opérée en vue de dissuader les manifestants. Mais ils sont revenus à la charge, réclamant la tête de l’assassin. Malgré l’annonce du décès du suspect pas les forces de l’ordre, les manifestants ne décolèrent pas et tiennent à en avoir l’assurance. C’est ce qui sera fait à l’aide d’une photographie amenée par une délégation de la population avec les responsables de la sécurité qui entre temps se sont rendus à la morgue en vue de constater le décès de l’assassin présumé en dépit des soins qui lui ont été administrés. La délégation en a fait compte rendu aux populations sans lesquelles, le suspect se serait volatilisé dans la nature avec son butin.
S’agissant des intentions l’ayant conduit à décapiter la veuve, le présumé assassin aurait avoué aux responsables de la sécurité, être à la recherche de forces mystiques dont le rituel nécessitait du sang humain. « Le rituel devrait avoir lieu dans un pays voisin du Bénin, dans une secte », indique le commandant de la brigade territoriale de Lokossa, le capitaine Alassane Assouma avant de solliciter plus de collaboration de la part des populations qui ont effectué la battue ayant permis de retrouver la tête coupée après les aveux du présumé assassin.