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Nouvelles

Alexandre Adjinan au sujet de la rentrée scolaire 2022-2023: « Les enseignants sont prêts parce qu’ils aiment leur métier… »
  Alexandre Adjinan, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin (Snestfp-Bénin), se prononce sur les diligences faites pour une bonne reprise des classes. Il exprime à l'occasion quelques doléances des enseignants. La Nation : A cette rentrée scolaire, quel est l’état d’esprit du corps enseignant ? Alexandre Adjinan : Au niveau des enseignements maternel et primaire ainsi qu'au niveau des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, les enseignants sont prêts. Ils sont prêts parce qu’ils aiment leur métier, parce qu’ils savent qu’ils ont un rôle très important à jouer dans le développement de notre pays, parce que l’éducation est le socle du développement. Ils sont prêts parce qu’ils sont des patriotes et ils se sont toujours sacrifiés pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Pour ce qui concerne le secondaire, presque tous les enseignants sont déjà entrés en possession de leurs emplois du temps. Mais ils ne sont pas satisfaits parce que les problèmes auxquels ils sont confrontés ne sont pas réglés. Que peut-on retenir des négociations gouvernement-centrales syndicales en prélude à cette reprise ? Il faut dire que nous avons eu à dénoncer cette méthode du gouvernement qui consiste à appeler les représentants des travailleurs non pas pour négocier, mais pour les informer tout simplement des diligences faites, c'est-à-dire des dispositions prises dans le cadre de la rentrée. C’est vrai que l’éducation est la priorité des priorités, mais les travailleurs des autres secteurs ont également des problèmes. On ne devrait pas bloquer les négociateurs jusqu’à la veille de la rentrée. Cela dit, qu’est-ce qu’on peut retenir essentiellement ? Nous pouvons dire qu’il y a eu des annonces. Quid de l’annonce d’une avance sur salaire au profit des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) ? C’est au cours de la rencontre avec les partenaires sociaux que le gouvernement a annoncé qu’il paiera une avance d’un mois de salaire aux Ame. C’est un pas dans la bonne direction. Mais en principe, nous estimons qu’à défaut de leur payer les primes de rentrée, il serait mieux que le gouvernement appelle cela une allocation destinée aux Ame pour effectuer la rentrée. Nous aurions souhaité qu’on ne considère pas cela comme une avance, mais une allocation qui s’apparente à la prime de rentrée que les autres catégories d’enseignants prennent. Et cela va constituer un véritable motif de soulagement et de satisfaction. Quelles sont les autres décisions attendues pour une année scolaire apaisée ? Pour que l’année scolaire soit fructueuse, le gouvernement doit poser quelques actes. Il s’agit de retourner au quota horaire hebdomadaire aux Ame, soit 20 heures par semaine, au lieu des 28, voire 30 heures attribuées depuis trois ans, qui dépassent leurs potentialités. Ensuite, il faut augmenter leurs salaires. Donc, la revalorisation des salaires annoncée doit aussi concerner les Ame et les payer 12 mois sur 12. En dehors de la situation des Ame, il y a également d’autres problèmes à régler. Prenons le cas des Agents contractuels de droit public de l’Etat (Acdpe) de la promotion 2016. C’est vrai que la ministre du Travail et de la Fonction publique l’a annoncé lors des négociations. Les contrats à durée indéterminée (Cdi) attendus par ces contractuels de 2016 et 2014 ont commencé à être disponibles. Notre souhait est qu’il y ait de la célérité dans le traitement de ces dossiers afin que les Cdi deviennent disponibles et qu’on pense également à les envoyer en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. En dehors de cela, il y a la formation initiale des Acdpe des promotions 2012 et 2014 qui tarde à venir. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a promis que cette formation va démarrer au plus tard en décembre 2022. Nous espérons que cette date ne va pas connaître un autre report. Ce qui est aussi important, c’est la formation des professeurs adjoints, contractuels de l’Etat et agents contractuels de droit public de l’Etat. Parce qu’il y a de ces professeurs qui ont été formés, recrutés dans les années 2000 à 2005, et également des Acdpe recrutés en 2008 et 2009, ajoutés à ces professeurs de l’Etat; il y a un gros effectif de professeurs adjoints qui attendent d’être envoyés en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. On doit les envoyer en formation parce que les professeurs adjoints sont plus nombreux et font pratiquement 95 % de l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges du Bénin. Nous le disons parce que nous avons près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et Acdpe. Mais sur cet effectif, il y a seulement 1 181 élèves professeurs certifiés et professeurs certifiés. Cela veut dire que les élèves professeurs certifiés sont ceux qui attendent d’être formés pour devenir professeurs certifiés. Ils ne sont pas encore des professeurs certifiés parce qu’ils ont la maîtrise. Et parmi les 1 181, il y a également les membres de l’administration scolaire à savoir les proviseurs, les chefs d’établissements, les censeurs et les directeurs des collèges à second cycle, ainsi que les cadres à divers niveaux du secteur de l’éducation. Donc, lorsqu’on fait le point, sur l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges, surtout dans les classes de second cycle, il y a seulement 5 % de professeurs certifiés sur près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et agents contractuels de droit public. Donc, il est urgent que les professeurs adjoints des différentes promotions soient envoyés en formation pour être qualifiés à intervenir dans les classes de second cycle, et l’offre éducative sera ainsi améliorée. Il y a aussi les problèmes des formations qui ne sont pas terminées. Il s’agit de la situation des enseignants qui ont des problèmes dans les écoles normales. Des recalés qui attendent une dernière chance au niveau de l’Ecole normale supérieure de Natitingou et des problèmes à régler au niveau de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. C’est sans oublier le cas des enseignants en situation de reversement. Ces problèmes doivent être réglés. Quand le gouvernement va poser ces actes, les enseignants auront le moral au top pour faire de cette année scolaire une année réussie. La question de la formation résolue, peut-on s’assurer de meilleurs résultats au terme de cette année scolaire ? Au-delà de tout cela, il y a une préoccupation très sensible que nous n’occultons jamais. Il s’agit de la situation des 305 enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire dont les contrats ont été résiliés pour n’avoir pas participé à l’évaluation organisée par le gouvernement les 24 août et 7 septembre 2019. L’appel que nous lançons au chef de l’Etat qui a le dernier mot par rapport à cette situation est de voir les conséquences de cette décision sur les concernés et leurs familles d’une part et sur le système éducatif béninois d'autre part. Et puisque les conséquences sont nombreuses, nous voudrions prier le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ses collègues-là pour le bonheur de leurs familles et du système éducatif béninois. En dehors de ceux-là, il y a également les pré-insérés qui ont vu leurs contrats résiliés aussi parce qu’ils ont protesté contre les 28 h et 30 h et ont refusé de surveiller une évaluation. Cela a suffi pour qu’on résilie également leurs contrats au cours de l’année écoulée. Nous voudrions prier également le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ces Ame aussi, parce que le système éducatif béninois en a besoin. Les 305 sont des enseignants qualifiés. Les Ame sont également des gens qui sont reçus au test organisé par le gouvernement. Nous ne pouvons pas les oublier. Les 305 appartiennent à une promotion à travers laquelle, je m’identifie. Il faudrait qu’on les intègre. Quel est votre mot de la fin ? Je voudrais dire aux élèves de savoir que la reprise est effective et que l’avenir se prépare. Chacun doit prendre le travail au sérieux. Les parents doivent donner les moyens à leurs enfants et faire le suivi, parce qu’il y a certains qui ne passent pas dans les établissements pour s’enquérir du niveau d’évolution, et c’est à la fin du premier trimestre ou semestre qu’ils se réveillent. Ce n’est pas normal. Que les parents n’abandonnent pas les enfants aux enseignants dans les lycées et collèges. A l’endroit des collègues enseignants, je dis beaucoup de courage? Education 19 sept. 2022


Rentrée des classes: L’appel du gouvernement aux acteurs de l’école
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au nom du gouvernement, s’est adressé aux acteurs de l’école. Il met chacun d’eux devant ses responsabilités pour que soient relevés les défis de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre. « L’éducation, arrhes de l’univers et d’une survie collective ». C’est autour de ce thème fédérateur que le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, veut que les activités scolaires tournent tout au long de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre, sur toute l'étendue du territoire national. Comme de coutume, l’autorité ministérielle, au nom du gouvernement, rappelle à chaque acteur ses responsabilités. Le ministre demande aux parents d’élèves de ne pas manquer de mettre à la disposition des enfants un minimum de fournitures pour leur permettre de développer les compétences attendues d’eux. Ils doivent leur garantir une alimentation saine et équilibrée, gage d’une bonne santé mentale et physique, et maintenir les contacts périodiques avec leurs enseignants afin de s’assurer de leur présence effective aux cours et du sérieux dont ils doivent faire montre dans leurs apprentissages. Quant aux enseignants, Salimane Karimou, les exhorte à l’accomplissement de leurs obligations professionnelles telles qu’elles sont inscrites dans les différents actes réglementaires et dans leurs cahiers des charges. « Le métier que vous avez choisi ou que vous exercez par défaut n’est pas un métier comme les autres. En dépit des nombreuses contraintes et exigences qu’il renferme, il est indéniablement le plus beau métier du monde. Soyez donc fiers d’être l’artisan qui, dans sa moule, façonne le constructeur, le développeur et protecteur de l’immortalité. Cela n’a pas de prix. Certes, vous avez besoin du minimum vital pour accomplir votre mission dans de bonnes conditions. L’Etat en est conscient et s’y emploie », souligne le ministre à l’égard des enseignants. Salimane Karimou les félicite notamment pour les avancées significatives de l’école béninoise au regard de ses résultats qui ne font que s’améliorer d’année en année. La belle preuve, souligne-t-il, l’année scolaire 2021-2022 a enregistré pour le compte des examens de fin d’année des scores éloquents marqués par des taux de 81,85 % au Certificat d’études primaires (Cep) ; 66,46 % au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et 60 % au Baccalauréat. Sur les chapeaux de roue Toutefois, le ministre invite les enseignants à bannir les comportements qui entraînent certains dysfonctionnements et vices qui risquent, si on n’ y prend garde, de plomber les efforts. Lesquels ont noms, entre autres: absentéisme et retard injustifiés, alcoolisme, détournements, harcèlement, vols, mauvaise gestion, inconscience professionnelle, agressions verbale ou physique, violence sous toutes ses formes. A l’endroit des apprenants, Salimane Karimou leur rappelle la fin des vacances et la reprise des classes après plus de deux mois de repos. Pour lui, la meilleure manière de témoigner leur gratitude à l’égard de l’Etat et de leurs enseignants, afin de les inciter à mieux se donner pour eux, c’est d’être ponctuels, assidus, pugnaces et attentifs. Les apprenants ne doivent pas perdre de vue qu’en plus d’être l’espoir de leurs parents, ils constituent l’avenir du Bénin, fait-il savoir. Le ministre rassure de l’engagement du gouvernement à jouer sa partition. Selon lui, l’Etat a mis en place et à temps les moyens devant permettre aux enseignants de démarrer les cours dès ce lundi 16 septembre, premier jour des classes. Les enfants des écoles déjà couvertes par le Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi), auront droit à leur premier repas chaud de l’année scolaire 2022-2023 dès ce premier jour à partir de 19 heures, assure l’autorité ministérielle. Salimane Karimou salue l’augmentation exponentielle du nombre d’écoliers ayant bénéficié de repas chauds, passant d’environ 750 000 à 1 080 000 depuis avril 2022. « C’est dire que l’engagement du gouvernement à faire passer le taux de couverture de 51 % à 75 % a été tenu », se réjouit-il? Education 19 sept. 2022


Coopération franco-béninoise sur la formation professionnelle: Les axes prioritaires définis à Paris
Deux groupes de travail consacrés à la coopération culturelle et à la formation professionnelle, ont discuté, le 12 septembre à Paris, de projets inédits de coopération entre le Bénin et la France. Bonne nouvelle depuis Paris. « La mise en œuvre de partenariats entre des entreprises et établissements français et l’Agence de Développement de Sémè City est bien avancée », renseigne le communiqué conjoint de la réunion des groupes de travail consacrés à la culture et à la formation professionnelle, qui s’est tenue à Paris le 12 septembre 2022. En effet, à la suite de la visite du président Emmanuel Macron à Cotonou en juillet 2022, des groupes de travail ont été lancés pour définir des axes prioritaires, tant en matière de formation professionnelle que de culture, sur lesquels le Bénin et la France accentueront leur partenariat au cours des prochaines années. C’est ainsi que le programme de coopération relatif au partenariat franco-béninois en matière de formation professionnelle et au développement du pôle régional d’enseignement supérieur de Sémè City, de même que la feuille de route pour la création d’un Institut franco-béninois ont fait objet de discussions. « La réunion des groupes de travail franco-béninois illustre une nouvelle fois, le dynamisme du partenariat et de la relation renouvelée entre la France et le Bénin », salue le communiqué conjoint. Au cours des travaux, le groupe consacré à la formation professionnelle s’est concentré sur l’appui français à la Cité internationale de l’innovation et du savoir, Sémè City. Des priorités ont été définies pour en faire un pôle d’excellence à vocation régionale en matière d’enseignement supérieur et de formation technique et professionnelle. « En lien avec le développement de Sémè City, le groupe de travail a retenu que l’effort de la France au Bénin se porterait en particulier sur l’appui aux filières de formation dans les secteurs de l’agriculture, du tourisme et de la culture, selon une approche globale, comprenant la formation de formateurs, la définition des programmes, la certification professionnelle, la mobilité des enseignants ou encore des étudiants, l’appui à la mobilisation de ressources », renseigne le communiqué conjoint. Une doléance pour 2024 Plusieurs sujets ont été abordés par le groupe de travail dont la problématique de la circulation des œuvres contemporaines de l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui ». Le communiqué dévoile la « volonté forte de la France d’accueillir ces œuvres en 2024 ». Les discussions ont aussi porté sur le nouveau Quartier culturel et créatif à Cotonou. Il comprendra, entre autres, le nouvel Institut franco-béninois, dont la construction sera prise en charge par le Bénin, une résidence d’artistes, dont le modèle reste à définir, et un musée d’art contemporain. «Les échanges ont porté sur les possibilités d’accompagnement français à la réalisation de ces projets. La France s’est par ailleurs engagée à poursuivre son appui pour le développement des filières professionnelles des industries culturelles et créatives, du patrimoine, des archives et de la conservation, et du tourisme (hôtellerie et restauration) au Bénin», lit-on dans le communiqué. A ce rendez-vous, il y avait Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Économie et des Finances, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur, Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaires, technique et de la Formation professionnelle, et Jean-Michel Hervé Babalola Abimbola, ministre de la Culture. En face d’eux, il y a Chrysoula Zacharopoulou, Secrétaire d’Etat française chargée du Développement, de la Francophonie, et des Partenariats internationaux. Selon le communiqué, les groupes poursuivront leurs travaux en format technique, à Cotonou, afin de travailler en binôme sur le détail de ces coopérations. Un travail de suivi s’effectuera également à Paris. Une attention particulière sera portée, lit-on, sur la coordination des acteurs français et béninois, et sur le lien avec nos partenaires européens. Actualités 19 sept. 2022


Santé : La tribune du toxicologue Paul Tossa sur les morsures de scorpions
Les scorpions appartiennent à la classe des arachnides et comptent plus de 2500 espèces. Un petit nombre d’entre eux est dangereux pour l’homme ; et sur le continent africain, ils appartiennent toutes à la famille des buthidés (il en existe 2 sous-ordres : les buthoïdes et chactoïdes. La plupart des scorpions dangereux pour l’Homme appartiennent au sous-ordre des buthoïdes). Les scorpions sévissent principalement dans la zone intertropicale, en Amérique latine (Mexique, Brésil), en Afrique du Nord, au Moyen Orient et dans le sous-continent indien. Le tableau ci-dessous présente les espèces les plus dangereuses connues sur le continent africain.   En Afrique sub-saharienne (en dehors de l’Afrique du Sud), les observations confirmées de la présence d’espèces dangereuses se limitent à deux espèces, dont l’une seulement est certaine et régulièrement constatée, l’autre n’ayant plus été signalée depuis longtemps. Il s’agit respectivement de Leiurus quinquestriatus et d’Androctonus australis. D’autres espèces, potentiellement dangereuses existent également en Afrique sub-saharienne, mais ne semblent pas y provoquer d’accident graves. Il s’agit par exemple de Buthus Occitanus et le genre Hottentota, largement répandus en Afrique sub-saharienne. Beaucoup d’autres espèces existent, mais leur dangerosité est inconnue ou mal connue.
D’un point de vue général, un scorpion dont la taille est égale ou inférieure à 4 cm ne présente pas de réel danger pour l’Homme. Après la morsure (les scorpions ne piquent pas, ils mordent), les scorpions injectent leurs venins qui contiennent des toxines qui ont une affinité pour différents tissus, notamment les tissus nerveux, d’où leur appellation de « neurotoxines ». Mais les tissus nerveux ne sont pas les seules cibles de ces venins. L’envenimation par le scorpion se fait par gradation de gravité croissante. Ainsi, on décrit trois grades : Grade I, II et III. Le Grade I, représentant 85 % des envenimations par le scorpion, est caractérisé par la présence de signe au niveau et autour du point de morsure : douleurs, rougeur, œdème, engourdissement…). La douleur est localisée, immédiate, intense, persistante, avec des sensations d’accalmie relative et de reprises ; va durer 10 à 15h, parfois davantage jusqu’à 24h. Toujours présente, quelle que soit l’espèce en cause, son intensité ne préjuge en rien de la gravité de l’envenimation. Le scorpion contrôlant la contraction du muscle entourant la glande à venin, il peut arriver que la morsure soit « sèche », non suivie d’injection de venin.   En Afrique, les piqûres de buthidés (famille des espèces dangereuses) ne sont suivies d’aucune réaction locale, tout au plus une discrète rougeur passagère au point de morsure sans œdème. Dans 95 % des cas, la douleur sera le seul signe clinique, et pendant les deux heures qui suivent, elle restera le seul signe, quelle que soit l’évolution ultérieure. Pour ce grade, le plus fréquent, une prise en charge de la douleur (Paracétamol, refroidissement par une vessie de glace), une désinfection et une vaccination anti-tétanos sont largement suffisantes. La pose d’un garrot, les scarifications, la succion, l’application de diverses substances sont proscrites. Une surveillance aux urgences les 4 premières heures, en cas de passage éventuel aux grades supérieurs, est nécessaire. Pour les grades II (envenimation sévère) et III (envenimation gravissime), en plus des signes décrits pour le grade I et qui sont localisés au niveau de la zone mordue (notamment la douleur), d’autres symptômes (qualifiés de signes généraux) apparaissent généralement dans les 2 heures qui suivent la morsure. Ces signes ne sont pas localisés au niveau de la zone mordue et concernent l’ensemble du corps : sueurs, troubles digestifs, vomissements, détresse respiratoire… En cas d’apparition de signes autres que les signes localisés au point de morsure, une hospitalisation est obligatoire car le patient nécessite certainement une administration d’un traitement spécifique à base de sérum anti-venin anti-scorpionique. Ce traitement est le seul traitement spécifique efficace des envenimations scorpioniques graves. Il faut signaler que : (1) pour qu’il soit efficace, il doit être administré le plus tôt possible (dans les 4h qui suivent la morsure, de préférence dans les 2h) ; (2) n’est pas efficace sur les venins de tous les scorpions (inutile s’il s’agit du scorpion noir). Plus précisément, les sérums anti scorpioniques actuellement utilisés restent spécifiques à chaque pays ou à chaque région. En d’autres termes, les sérums utilisés en Algérie ou Tunisie peuvent s’avérer inefficaces au Bénin ou en Côte-d’Ivoire.   Pour ce qui est de l’utilisation des plantes dans nos contrées africaines, telle que l’utilisation de l’ail écrasé à appliquer sur la zone de morsure, les choses ne sont pas si simples. L’article portant sur l’utilisation de l’ail qui circule sur les réseaux sociaux parle du traitement de la douleur liée à la morsure, mais pas de prise en charge spécifique si jamais on passait du grade I aux grades II ou III. Ce qui est dangereux avec ce genre d’article est que les personnes mordues peuvent avoir l’impression de soigner leur envenimation en calmant tout simplement la douleur alors qu’elles pourraient avoir besoin d’une surveillance médicale avec ou sans traitement spécifique à base de sérum anti-scorpionique ; créant ainsi un danger vital. Pour l’utilisation en général des plantes pour traiter les envenimations (morsure de serpents, de scorpions…), des connaissances ancestrales peuvent faire penser que certaines plantes peuvent guérir la personne mordue. Mais la réalité est tout autre. Les choses ne sont pas si simples qu’elles pourraient en avoir l’air. Il faut distinguer deux situations qui peuvent amener à associer la guérison à une plante :
  • Les envenimations grade I peuvent à conduire à surestimer l’efficacité de toute thérapie, puisqu’en général, au bout de 24h, le patient peut récupérer de façon spontanée sans aucun traitement. Et toute thérapie administrée pourrait se voir attribuée cette guérison spontanée. Ceci d’autant plus que certaines morsures peuvent être « sèches », c’est-à-dire que le scorpion mord mais n’injecte pas de venin. Appliquer de l’ail dans de telles conditions conduirait certainement à lui trouver une efficacité qui n’existe pas en réalité. Si l’ail possède des propriétés anesthésiantes locales (ce que j’ignore), son application pourrait en effet conduire à calmer la douleur, mais jamais il ne faut considérer l’ail comme une plante qui soigne une morsure de scorpion. L’utilisation de plantes dans ces conditions (d’efficacité non prouvée), a conduit à des pratiques et à des croyances ancestrales sur l’efficacité des plantes car nos anciens savaient prendre en charge des symptômes, mais pas forcément soigner une maladie. Je m’explique : en cas de morsure de scorpion, le sujet peut avoir divers symptômes locaux et généraux. Sur un plan local, il peut s’agir d’une inflammation locale avec douleur, d’une hémorragie… Les anciens connaissaient des plantes qui pourraient réduire l’inflammation et la douleur, arrêter l’hémorragie. Ils soignaient un symptôme avec une ou des plantes, mais ne soignaient pas l’envenimation.
  Pour finir, il faut proscrire toute application d’ail (ou autre plante) sur la zone mordue, car, même si cette application peut conduire à conduire à calmer, elle comporte un risque infectieux important. Elle peut en effet conduire à une surinfection de la plaie. Un antalgique à type de paracétamol et un refroidissement une vessie de glace peut calmer la douleur et éviter le risque infectieux. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à amener le sujet à l’hôpital, surtout si des signes autres que ceux localisés à la zone mordue apparaissent, tels que la transpiration excessive, les douleurs abdominales, les vomissements, une difficulté respiratoire…                 Santé 18 sept. 2022


Morsures de scorpion : Se soigner à base de l’ail comporte des risques
Pour soigner une morsure de scorpion, il faut passer une pâte d’ail sur la zone touchée. C’est ce qu’affirme une publication devenue virale depuis mi-août. Les vérifications faites et les spécialistes contactés appellent à la prudence. L’auteur de la publication est sûr de son astuce. « L’ail détruit le venin du scorpion après piqûre », soutient-il. Puis, il indique le mode d’application : « En cas de piqûre du scorpion, vous écrasez quelques ails sans l’eau. Passez ensuite la pâte sur la partie piquée. Au revoir la douleur causée par la piqûre du scorpion». La publication est accompagnée d’une photo montrant un scorpion et des gousses d’ail (Allium sativum de son nom scientifique), une plante très cultivée en Afrique autant pour une utilisation culinaire que médicinale. L’astuce est visiblement bien accueillie sur les réseaux sociaux.
">Elle a été partagée 196 fois sur la page Facebook Cel services qui détient à la date du 7 août 2022 plus de 25 000 abonnés.

Effets protecteurs

Certaines études montrent l’effet protecteur de l’ail contre les venins. Celle sur les « Effets protecteurs des extraits de plantes Ambrosia maritima et Allium sativum sur différents tissus de souris venimeuses avec du venin de scorpion Leiurus quinquestriatus », réalisée par des chercheurs égyptiens et saoudiens en dit long. Mais attention, les travaux ont été effectués sur des souris.  À la fin de l’expérience, certains échantillons de tissus provenant des muscles squelettiques, des testicules et des tissus pulmonaires ont été prélevés pour un test histopathologique, immunohistochimique et d’échelle d’Adn.
Les effets d’amélioration de ces extraits de plantes peuvent être dus aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires de ces plantes dans la lutte contre le stress oxydatif induit par les radicaux libres et les lésions tissulaires résultant de l’envenimation
Les souris envenimées et traitées aux plantes ont révélé des effets diminués marqués dans les alternances histopathologiques dans les tissus étudiés par rapport aux souris envenimées et une réduction de la fragmentation de l’Adn dans les tissus cérébraux. "Cette étude a conclu que ces plantes ont un effet protecteur contre l’envenimation par les scorpions et en particulier la plante d’ail a montré les meilleurs résultats. Nos résultats montrent que les effets d’amélioration de ces extraits de plantes peuvent être dus aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires de ces plantes dans la lutte contre le stress oxydatif induit par les radicaux libres et les lésions tissulaires résultant de l’envenimation", renseignent les auteurs.  

A proscrire

  Selon le toxicologue Paul Tossa, pour l’utilisation en général des plantes pour traiter les envenimations (morsure de serpents, de scorpions…), des connaissances ancestrales peuvent faire penser que certaines plantes peuvent guérir la personne mordue. Mais la réalité est tout autre. Les choses ne sont pas si simples qu’elles pourraient en avoir l’air.  « Pour ce qui est de l’utilisation des plantes dans nos contrées africaines, telle que l’utilisation de l’ail écrasé à appliquer sur la zone de morsure, les choses ne sont pas si simples. L’article portant sur l’utilisation de l’ail qui circule sur les réseaux sociaux parle du traitement de la douleur liée à la morsure, mais pas de prise en charge spécifique si jamais on passait du grade I aux grades II ou III. Ce qui est dangereux avec ce genre d’article est que les personnes mordues peuvent avoir l’impression de soigner leur envenimation en calmant tout simplement la douleur alors qu’elles pourraient avoir besoin d’une surveillance médicale avec ou sans traitement spécifique à base de sérum anti-scorpionique ; créant ainsi un danger vital », fait remarquer Dr Paul Tossa, toxicologue.
Pour ce qui est de l’utilisation des plantes dans nos contrées africaines, telle que l’utilisation de l’ail écrasé à appliquer sur la zone de morsure, les choses ne sont pas si simples
A en croire le spécialiste, les envenimations de premier niveau de gradation peuvent conduire à surestimer l’efficacité de toute thérapie, puisqu’en général, au bout de 24h, le patient peut récupérer de façon spontanée sans aucun traitement. Ainsi, dit-il, appliquer de l’ail dans de telles conditions conduirait certainement à lui trouver une efficacité qui n’existe pas en réalité. « En cas de morsure de scorpion, le sujet peut avoir divers symptômes locaux et généraux. Sur un plan local, il peut s’agir d’une inflammation locale avec douleur, d’une hémorragie… Les anciens connaissaient des plantes qui pourraient réduire l’inflammation et la douleur, arrêter l’hémorragie. Ils soignaient un symptôme avec une ou des plantes, mais ne soignaient pas l’envenimation », insiste-t-il. Pour finir, Paul Tossa proscrit l’application d’ail (ou autre plante) sur la zone mordue, car, même si cette application peut calmer la douleur, elle comporte un risque infectieux important. « Elle peut en effet conduire à une surinfection de la plaie. Un antalgique à type de paracétamol peut calmer la douleur et éviter le risque infectieux. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à amener le sujet à l’hôpital, surtout si des signes autres que ceux localisés à la zone mordue apparaissent, tels que la transpiration excessive, les douleurs abdominales, les vomissements.  

Bon à savoir

  Il existe plus de 2500 espèces de scorpions, mais c’est quelques-uns seulement qui sont dangereux pour l’homme. En Afrique subsaharienne (en dehors de l’Afrique du Sud), les observations confirmées de la présence d’espèces dangereuses se limitent à deux espèces, dont l’une seulement est certaine et régulièrement constatée, l’autre n’ayant plus été signalée depuis longtemps. Il s’agit respectivement de Leiurus quinquestriatus et d’Androctonus australis. Beaucoup d’autres espèces existent, mais leur dangerosité est inconnue ou mal connue. « D’un point de vue général, un scorpion dont la taille est égale ou inférieure à 4 cm ne présente pas de réel danger pour l’Homme. Après la morsure (les scorpions ne piquent pas, ils mordent), les scorpions injectent leurs venins qui contiennent des toxines qui ont une affinité pour différents tissus, notamment les tissus nerveux, d’où leur appellation de « neurotoxines », fait savoir Dr Paul Tossa, Médecin toxicologue et de santé publique en France. Le spécialiste décrit trois grades d’envenimation. Le grade I représente 85 % des envenimations par le scorpion et est caractérisé par la présence de signes au niveau et autour du point de morsure : douleurs, rougeur, œdème, engourdissement…). « Pour ce grade, le plus fréquent, une prise en charge de la douleur (Paracétamol, refroidissement par une vessie de glace), une désinfection et une vaccination anti-tétanos sont largement suffisantes. La pose d’un garrot, les scarifications, la succion, l’application de diverses substances sont proscrites. Une surveillance aux urgences les 4 premières heures, en cas de passage éventuel aux grades supérieurs, est nécessaire », fait-il remarquer. Pour les grades II (envenimation sévère) et III (envenimation gravissime), en plus des signes décrits pour le grade I et qui sont localisés au niveau de la zone mordue (notamment la douleur), d’autres symptômes (qualifiés de signes généraux) apparaissent généralement dans les 2 heures qui suivent la morsure. Le spécialiste recommande en cas d’apparition de signes autres que ceux localisés, une hospitalisation pour un traitement spécifique à base de sérum anti-venin anti-scorpionique. Ce traitement est le seul efficace contre les envenimations scorpioniques graves. «Il faut signaler que : (1) pour qu’il soit efficace, il doit être administré le plus tôt possible (dans les 4 h qui suivent la morsure, de préférence dans les 2 h) ; (2) n’est pas efficace sur les venins de tous les scorpions (inutile s’il s’agit du scorpion noir). Plus précisément, les sérums anti scorpioniques actuellement utilisés restent spécifiques à chaque pays ou à chaque région. En d’autres termes, les sérums utilisés en Algérie ou Tunisie peuvent s’avérer inefficaces au Bénin ou en Côte-d’Ivoire », note le médecin.  

Verdict

Bien que l’ail présente des effets protecteurs contre le venin de scorpion, son application ne met pas la victime à l’abri du risque. L’application de l’ail peut donner l’impression de soigner l’envenimation en calmant tout simplement la douleur alors que la victoire pourrait avoir besoin d’une surveillance médicale avec ou sans traitement spécifique à base de sérum anti-scorpionique ; créant ainsi un danger vital. Actualités 18 sept. 2022


Pilule masculine : Faut-il y croire ?
Une pilule masculine pourrait-elle voir le jour dans un futur proche ? Ce n’est pas impossible si on s’en tient à la synthèse des travaux scientifiques. C’est possible, mais complexe. « Les hommes produisent des milliers de spermatozoïdes en permanence. Ce qui signifie qu’il faut trouver un mécanisme capable de les neutraliser en permanence. Par ailleurs, tout comme son homologue féminine, la pilule contraceptive masculine doit être facile à prendre, son action, réversible (ne pas affecter la fertilité), et ses effets secondaires, raisonnables»,
clarifie l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de France dans le Canal Détox du 29 août 2022. Il s’agit d’une série de publications visant à combattre la désinformation et rendre la parole à la science. En effet, si la mise au point de la contraception féminine fut un réel défi scientifique, nécessitant de créer des hormones de synthèse similaires aux hormones naturelles, celui de la conception masculine est autrement plus complexe. La plupart des femmes produisent chaque mois un ovule sous l’influence cyclique de plusieurs hormones (l’œstrogène et la progestérone, qui sont contrôlés par ce qu’on appelle « l’axe hypothalamus-hypophyse»). Pour bloquer la rencontre avec les gamètes masculins et, ce faisant, la fécondation, il « suffit » de modifier la production des bonnes hormones au bon moment.

Faut-il espérer ?

Une première approche, hormonale, a fait l’objet de plusieurs études. Il s’agirait notamment d’administrer une dose hormonale exogène afin de faire baisser le taux de testostérone dans les testicules et de diminuer, voire supprimer la production des spermatozoïdes. Selon l’Inserm, huit essais cliniques pour tester l’efficacité de ce type de contraceptif ont été menés avec près de 2 000 participants. « Les résultats ont indiqué que ces contraceptifs présentent une efficacité similaire à celle des contraceptifs hormonaux féminins, peu d’effets secondaires et un processus réversible. Un gros bémol toutefois : il est nécessaire de patienter quelques mois après avoir commencé à prendre cette pilule pour constater ses effets contraceptifs, mais aussi d’attendre quelques mois après son arrêt pour les voir se dissiper », renseignent les chercheurs. Mais jusqu’ici, précise l’Inserm, il a été difficile de développer des contraceptifs oraux, qui pourraient être pris sous la forme d’un comprimé d’hormones stéroïdiennes.  

Autre piste

Et si l’on voyait du côté des pistes non hormonales ? Les scientifiques ont pensé aussi à l’approche mécanique. « L’idée d’une équipe de chercheurs américains a donc été de bloquer l’action des cellules musculaires à l’origine de cette contraction pour empêcher les gamètes de sortir. L’expérience, qui n’a toutefois pour le moment été menée que sur des rats, s’est avérée intéressante, avec l’apparition d’effets contraceptifs très rapides, en quelques heures seulement. Des essais sur l’homme seront, dans tous les cas, nécessaires pour confirmer cette preuve de principe », dévoile l’Inserm. Certaines études se sont penchées sur des molécules naturelles, qui possèdent des effets contraceptifs non hormonaux. Plus récemment, d’autres travaux ont été menés en Chine avec une molécule appelée triptonide, extraite d’une plante, mais qui peut aussi être synthétisée en laboratoire. « Si le travail des scientifiques a donc conduit à certaines avancées, il faudra encore plusieurs années de recherches pour élargir les options en matière de contraceptifs masculins efficaces et sûrs», insiste l’institut. Mais certains hommes ont recours à la vasectomie, une procédure chirurgicale qui consiste à couper ou à obturer les spermiductes? Santé 18 sept. 2022


Sur Twitter, des comptes font croire que Joe Biden est mort
    Une vidéo circule sur le réseau social Twitter depuis le 7 septembre dernier, et tente de faire croire que le président des Etats-Unis d’Amérique (Usa), Joe Biden, est décédé. Ce qui n’est pas vrai. En effet, dans la vidéo reprise par plusieurs comptes Twitter anglophones, une femme se présentant comme la petite-fille de Joe Biden, déclare que son grand-père est mort depuis quatre ans et qu’il a été remplacé à la Maison Blanche par un jumeau caché. Les comptes ayant relayé cette vidéo affirment qu’elle a été réalisée par Naomi Biden, la petite-fille du président américain. Dans un article de déconstruction en date du 8 septembre dernier, Les Observateurs de France 24 démontrent qu’ « en réalité, ces images proviennent d’un compte TikTok satirique qui n’a aucun lien avec la famille Biden, et que la vidéo parodique a été détournée par des comptes complotistes dans le but de faire croire qu’il s’agit d’une déclaration authentique de Naomi Biden ». En détail, nos confrères font d’abord remarquer que la femme de la vidéo ne ressemble pas à celle qu’elle prétend être. De plus, ils retrouvent la provenance de la vidéo en réalisant des recherches sur plusieurs réseaux sociaux avec des mots clés. La recherche permet de retrouver la vidéo d’origine qui a été publiée le 11 juin dernier par le compte TikTok isatandstared. Un compte qui n’a aucun rapport avec la petite-fille du président américain. « Il s’agit en effet d’un compte satirique alimenté par Kass Theaz qui s’est créé plusieurs personnages fictifs, dont celui d’une petite-fille cachée de Joe Biden, qui serait aussi la fille de l’actrice Sandra Bullock », affirment Les Observateurs. Nos confrères concluent que la vidéo est « une parodie qui a ensuite été détournée par des comptes Twitter complotistes dans le but de la faire passer pour une déclaration de Naomi Biden »?   Société 16 sept. 2022


« Elisabeth II jetant de la nourriture à des enfants »: Faux, ce n’est pas la reine d’Angleterre
Le décès de la reine Elizabeth II s'est accompagné de la propagation de fakes news sur la toile. Une vidéo de 54 secondes publiée depuis le 8 septembre 2022 fait croire que pendant que la monarque était encore jeune, elle jetait de la nourriture aux enfants. Voici plutôt la réalité. La vidéo de moins d’une minute montre deux femmes, debout, en robe blanche, jetant quelque chose à des enfants qui se précipitent pour les ramasser. Les images devenues virales après le décès de la reine d’Angleterre sont accompagnées de la légende suivante : « Voilà votre reine avec vos grands-parents. Avant de mettre vos Rip partout, rappelez-vous que les Chinois et les Indiens ne le feront jamais. Fin des religions ». Sur la page Facebook « Allume ton cerveau » totalisant près de 6 000 followers, la vidéo a été partagée 117 fois. Ailleurs, comme sur la page Paul Geo PGnews, elle est plus virale avec 582 partages en moins d’une semaine. « L’Afrique fait pitié depuis longtemps. On leur donne quelque chose comme si on lançait aux poules », commente Larissa Fokou sur ladite page. Dans le même temps, de nombreux internautes n’y croient pas et supposent qu’il s’agit d’un film. Sur sa page Facebook, Paul-Eric Blanrue, historien spécialisé dans la démystification a tenté de faire comprendre qu’il s’agit d’une infox, sans que cela ne suscite vraiment de l’attention. «Ce n’est pas la reine d’Angleterre et ce ne sont pas des enfants africains. Ce sont deux femmes françaises, en Indochine, deux décennies avant la naissance d’Élisabeth II. Elles ne jettent pas de la nourriture, mais des pièces de monnaie. Il s’agit de la fille et de la femme de Paul Doumer (qui deviendra président de la République française) », a-t-il indiqué dans son post. Ce n’est pas la reine ! Une recherche d’images inversées faite par les Détecteurs de La Nation renvoie à des occurrences qui évoquent en grande majorité « Auguste et Louis Lumière : enfants annamites ramassant des sapèques devant la pagode des dames ». Les recherches avancées effectuées par la suite permettent d’en savoir plus sur cette œuvre cinématographique des frères Lumière. Le catalogue en ligne basé sur les données produites par l'équipe de recherche de Michelle Aubert et Jean-Claude Seguin est assez précis à ce sujet. Le film a été produit entre le 28 avril 1899 et le 2 mars 1900 en Indochine française (aujourd'hui Vietnam). « Au centre, Madame Paul Doumer et sa fille à droite», renseigne la légende. L’œuvre a été projetée le 20 janvier 1901 à Lyon (France) sous le titre Indochine : enfants annamites ramassant des sapèques devant la pagode des dames (Le Progrès, 21 janvier 1901). Il ne s’agit donc pas de la reine Élisabeth II née en 1926, soit 36 ans après la production du film. Verdict La vidéo ne montre pas la reine d’Angleterre Élisabeth II décédée le 8 septembre 2022. Il ne s’agit pas non plus d’enfants africains qui ramassent des piécettes, comme le font croire des internautes. Cette œuvre produite 36 ans avant la naissance de la reine est sortie de son contexte pour tromper la vigilance des internautes. La reine est morte, l’infox renaît? Société 16 sept. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Tares politiques
  Comme dirait l’inclassable chroniqueur Oncle Agbaya, les partis de la mouvance présidentielle, Bloc républicain et Union progressiste Le Renouveau, sont comme des frères Pogba pour ne pas dire des pagailleurs, selon son antienne si caractéristique d’une réalité béninoise. Hier qualifiés de « frères siamois » par leurs détracteurs, ils ont choisi de donner raison à ceux qui défendaient la thèse contraire, à savoir que la proximité dans le soutien accordé à l’action gouvernementale n’exclut pas ipso facto une certaine compétition entre eux. C’est le cas aujourd’hui, clairement, sans que l’on situe à quel niveau se trouvent les enjeux, au-delà des strapontins à l’Assemblée nationale : le contrôle des postes qualifiés de « juteux » ou stratégiques au Parlement…Mais pour ça, ils seraient prêts à tout. D’une sourde rivalité, ils en sont, de ce fait, venus à s’illustrer comme Mathias et Paul Pogba, le premier étant le frère ainé de Paul, talentueux footballeur de l’équipe de France. Récemment donc, ces « frères » ont fini par étaler leurs antagonismes à la face du monde entier, laissant apparaitre plus de discorde que de fraternité, de convoitise que d’unité. Situation nauséeuse. Il en est des « frères » Pogba comme des partis Bloc républicain et Union progressiste Le Renouveau ! Pour le principe, c’est la cordiale collaboration entre eux. Mais les faits, saisissants, prouvent bien le contraire, plus encore à l’orée des législatives prochaines. C’est quasiment le couteau entre les dents que ces partis comptent leurs billes, sur fond de transhumance politique olé-olé, un phénomène qu’on croyait révolu, banni des mœurs politiques avec la réforme du système partisan opérée récemment. Mais il n’en est en réalité rien, car le naturel détestable revient comme s’il n’était pas convenu d’une rupture avec les anciennes pratiques et d’un nouveau départ ! Et au galop ! C’est sous les coups de boutoirs de démissions tous azimuts que se préparent ces législatives. Et bien que marginal, le phénomène sonne en écho comme une cacophonie indigne du cap indiqué par le chef de l’Etat et supporté par les mêmes acteurs politiques qui se dédisent par leurs comportements éhontés ! En gendarme, faut-il mettre derrière chacun desdits acteurs politiques un Patrice Talon, afin que demeure, dans son esprit, le système politique idéalement envisagé ? La situation est complexe, mais pointe une perversité telle que Jacques Ayadji, qui ne passe pas pour tenir sa langue dans sa poche, pousse un coup de gueule, excédé. Partant, qui pour taper du poing sur la table pour siffler la fin de cette transhumance récréative ? Patrice Talon n’a pas vocation à porter tous les maux du Bénin, ni à subir le supplice de Tantale au motif de ses fonctions présidentielles en portant à répétition le fardeau des tares politiques qu’il s’évertue déjà à corriger contre vents et maréesl Actualités 16 sept. 2022


A Adja-Ouèrè et Pobè: La Nocibe distribue 10 000 kits scolaires
La Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibe) favorise la rentrée des classes, lundi 19 septembre prochain, à 10 000 écoliers et élèves à Adja-Ouèrè et Pobè en leur offrant des kits scolaires complets. La cérémonie de distribution de ces dons a eu lieu, ce jeudi, au Collège d’enseignement général (Ceg) de Massè à Adja-Ouèrè. Les enfants de l’arrondissement de Massè à Adja-Ouèrè et celui d’Issaba à Pobè sont sûrs d’effectuer une bonne rentrée des classes. Ils le sont grâce à la Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibe) qui, mieux que l’année dernière, leur a fait don de kits scolaires complets. Lesquels sont composés de fournitures contenues dans des sacs d’écoliers, de tenues kaki déjà cousues et de la prise en charge intégrale des frais de scolarité pour qu’aucun élève ne soit renvoyé pour non payement de la contribution scolaire. En plus, des tenues de sports sont mises à la disposition de tous les élèves des collèges de Massè. Les enseignants n’ont pas été laissés pour compte. La Nocibe leur a offert des blouses de travail que ça soit les enseignants des écoles maternelles et primaires ou ceux des collèges du secteur public dans les deux arrondissements. 9 476 écoliers et élèves ont été, au total, directement impactés par cette action sociale. Pour le directeur général adjoint de la Nocibe, Jean-Philippe Equilbecq, représentant le président directeur général de la société, Latfallah Layousse, ce geste consistant à doter les apprenants des outils nécessaires pour un bon déroulement de l'année scolaire est mu par le sentiment de fierté qui l’anime chaque fois qu’il met pieds au Ceg de Massè. Car, il dit garder espoir que de ce collège, installé à quelques encablures de l’usine cimentière, sortiront des cadres talentueux. « Pour la pérennisation des actions sociales de la Nocibe dans le domaine scolaire, un effort particulier sera fait sur Massè et Issaba », a assuré Jean-Philippe Equilbecq. L’usine de la société est installée à Massè et les 2/3 de la carrière qu’elle exploite se trouvent à Issaba. La Nocibe tient à ce que les enfants de ces deux localités puissent évoluer dans de meilleures conditions, promet le Dga. Raison pour laquelle, Latfallah Layousse, malgré le contexte économique difficile, continue de leur apporter son soutien, comme il l’a toujours fait, a souligné le Dga de la Nocibe qui avait à ses côtés, hier, le directeur des usines de la société, Marc Leising. Jean-Philippe Equilbecq a invité les écoliers et élèves bénéficiaires des kits scolaires à rester sages et studieux pour passer en classe supérieure à la fin de l’année scolaire afin de faire la fierté de tous. Joie immense Le secrétaire général de la préfecture de Pobè, Rodrigue Kotounou, représentant le préfet du Plateau, a salué les responsables de la Nocibe pour leur sens de partage et de solidarité agissante. Pour lui, ceci est la preuve que cette société est une entreprise cimentière pionnière qui se distingue positivement au Bénin et même en Afrique. Rodrigue Kotounou a invité les populations à consommer sans modération et à promouvoir partout le ciment de la Nocibe, car convaincu qu'il est qu’une bonne partie des bénéfices ira dans le social pour leur mieux-être. Le maire d’Adja-Ouèrè, Cyrille Adégbola et son collègue de Pobè, Simon Dinan, ont aussi salué ces dons de kits scolaires qui viendront soulager de milliers de parents d’élèves bénéficiaires en cette veille de la rentrée des classes. Le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire du Plateau, Soumaïla Abiossè, et le représentant de son collègue des Enseignements maternel et primaire Rachad Bello, ont exhorté les enseignants impactés par la société à jouer leur partition. Il faut qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes en classe pour garantir de bons résultats scolaires aux enfants. Peace Houmènou, porte-parole des écoliers et élèves bénéficiaires des kits scolaires, promet de faire un bon usage des dons reçus et de briller à l’école pour encourager la Nocibe. Le représentant des parents d’élèves, Joseph Houndjo, n’a pas manqué de formuler d’autres doléances à l’endroit du donateur pour que l’éducation soit davantage promue dans les deux communes? Société 16 sept. 2022


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