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Les séances d’information et de sensibilisation sur l’allaitement maternel exclusif ne manquent pas, mais des résistances s’observent encore dans le rang des mères de bébés de 0 à 2 ans. Aussi, l’introduction des pratiques alimentaires essentielles dans la nutrition de l’enfant préoccupe-t-elle. Alida Adjilé, coordonnatrice régionale du Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can) de l’Atlantique-Littoral, s’attarde ici encore sur les enjeux d’une bonne nutrition des enfants.
La Nation : L’Unicef promeut les bonnes pratiques en matière d’alimentation et de nutrition des enfants. Quelles doivent être les précautions pour les bébés de 0 à 24 mois ?
Alida Adjilé : Les pratiques essentielles sont indispensables au développement de l’enfant. Elles ne prennent pas seulement en compte la période du sevrage. En ce qui concerne les enfants de 0 à 2 ans, nous insistons sur la mise au sein précoce dans l’heure qui suit la naissance, la pratique de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois et la pratique de l’alimentation de complément à l’allaitement maternel jusqu’à 24 mois au moins.
Quelles sont les conséquences des aliments autres que le lait maternel sur la santé d’un bébé ?
Définissons d’abord ce qu’on entend par allaitement maternel exclusif (Ame) pour les bébés de 0 à 6 mois. L’Ame signifie donner au bébé uniquement du lait maternel dès sa naissance jusqu’à l’âge de six mois, sans apporter aucun autre aliment liquide ou solide, ni même de l’eau ou de la tisane. Des gouttes ou des sirops de vitamines, des compléments d’oligo-éléments ou des médicaments sont autorisés sur prescription d’un professionnel de la santé.
Le lait maternel est un véritable chef-d’œuvre de Dieu. Il est la meilleure nourriture pour l’enfant et le protège contre les maladies. Il contient tous les nutriments et l’eau dont le bébé a besoin pour sa croissance. Sa composition ne demeure pas constante. Du colostrum (le premier lait de couleur jaunâtre) au lait parvenu à maturité, les composantes changent de jour en jour afin de combler les besoins du bébé qui grandit. Il contient des anticorps qui le protègent contre les maladies, spécialement contre la diarrhée et les infections respiratoires. Il est facile à digérer (20 min chez le nourrisson), aide au développement de la mâchoire et des dents. Aussi, le contact fréquent de la peau de la mère contre celle du nourrisson contribue-t-il au rapprochement affectif, à une meilleure psychomotricité, au développement affectif et social du nourrisson. Au regard de ces avantages, on comprend aisément les risques liés à l’utilisation d’autres aliments en dehors du lait maternel.
Selon une étude américaine réalisée en 2004, l’allaitement maternel réduit la mortalité après la naissance d’environ 21% par rapport à l’allaitement artificiel. Le bébé qui n’est pas nourri au lait maternel est plus vulnérable aux allergies. Il court plus de risques d’épisodes de diarrhée dus au lait et à l’eau contaminés. Il digère moins vite, et n’aura pas d’anticorps et immunostimulants comme l’immunoglobuline ou le lactoferrine et lysosyme. Il court un plus grand risque de tomber dans la malnutrition infantile (retard de croissance, malnutrition aiguë, insuffisance pondérale, etc.
Comment les parents doivent-ils assurer la transition vers l’alimentation complémentaire pour éviter la malnutrition chez les bébés?
Après six mois d’allaitement maternel exclusif, le nourrisson doit recevoir des aliments complémentaires diversifiés tout en continuant d’être allaité jusqu’à l’âge de deux ans et plus. Pendant cette période de transition où commence l’alimentation complémentaire, le nourrisson est particulièrement vulnérable. Pour que ses besoins nutritionnels soient satisfaits, il faut donc que les aliments complémentaires soient apportés au bon moment, c’est-à-dire introduits quand les besoins en énergie et en éléments nutritifs ne sont plus totalement couverts par le lait maternel. Adéquats, car ils doivent apporter l’énergie, les protéines et les micronutriments suffisants pour satisfaire les besoins nutritionnels liés à la croissance de l’enfant.
Ces nouveaux aliments doivent être sûrs, c’est-à-dire préparés et conservés dans de bonnes conditions d’hygiène et donnés avec des mains propres dans des ustensiles propres, et non au moyen de biberons et de tétines. Ils doivent être correctement administrés, c’est-à-dire donnés en suivant les signes d’appétit et de satiété émis par l’enfant, parce que la fréquence des repas et la méthode utilisée pour alimenter l’enfant sont adaptées à son âge.
Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO
Société 14 déc. 2018

Le championnat national de football de ligue 1 aborde, ce week-end, sa septième journée. Au nombre des neuf rencontres au programme, les déplacements des deux premiers au classement, Béké et Buffles du Borgou respectivement face à l’Association sportive Oussou Saka (Assos) et l’Association sportive de la Police (As Police) vont focaliser les attentions.
En tête du classement avec 14 points chacun, le leader provisoire, Béké de Bembèrèkè et son dauphin, les Buffles du Borgou seront en déplacement ce samedi 15 décembre lors de la 7e journée du championnat national de ligue 1. Vainqueurs de l’Association sportive Oussou Saka (Asos), la journée précédente, les Buffles du Borgou sont attendus à Cotonou par l’Association sportive de la Police (As police), forfait lors de la 6e journée. Derniers au classement à ce niveau de la compétition, les Policiers n’avaient pas effectué le déplacement de Bembèrèkè. Invaincus depuis le démarrage de ce championnat, les poulains de Bruno Goudjo Adoula partent favoris dans ce duel entre les deux extrémités du classement. Après avoir bénéficié de six points sur tapis vert respectivement face à Ayema et l’As Police, Béké Fc, leader provisoire de la ligue 1 sera ce samedi au Centre d’excellence Issa Hayatou de Missérété pour jouer l’Association sportive Oussa Saka (Asos).
Battue (2-0) par Energie Football club lors de la sixième journée, l’Union sportive de Sèmè-Kraké, 9e au classement, joue à domicile l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae), 14e et premier relégable. Les protégés de Clément Adéchian ont besoin d’une victoire pour quitter la zone rouge. A la même heure, victorieuse des Dragons de l’Ouémé, au stade Atchoukouma de Djougou, le week-end dernier, l’équipe des Panthères, 7e avec 9 points, se déplace à Abomey pour rencontrer Dynamo de la localité, 17è avec 5 points.
Avant ces matchs déterminants dans le classement, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, 11e, contrainte au partage des points par Avrankou Omnisports (0-0), le week-end dernier, accueille Ayéma, 10e, ce vendredi 14 décembre au stade René Pleven de Cotonou. Sur les mêmes installations, il est attendu dimanche, le choc des relégables entre l’équipe de l’Université polytechnique Obiang Nguéma Mbasogo (Upi-Onm), 18e au classement avec 4 points et la Jeunesse athlétique de Cotonou, 16e avec 5 points. A Bohicon, l’Association Tonnerre de la localité, 12e, sera aux prises avec la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp), 4e au classement avec 10 points+1. Avec trois matchs nuls, une défaite et une victoire, les joueurs de Tonnerre tenteront de s’offrir une victoire à domicile. Vainqueur de Dynamo d’Abomey (3-0), lors de la sixième journée, Soleil Football club va défier les Dragons de l’Ouémé au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. A la même heure, Avrankou Omnisports, 8e au classement, avec 8 points, va recevoir l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo), 13e (6 points -2) dans le derby du département de l’Ouémé. Comme quoi, plusieurs chocs sont en perspective.

Kea Médicals, une application web pour assurer la traçabilité du circuit médical des patients, est le produit d’une start-up béninoise retenue par le Fonds d'innovation pour les accélérateurs d'écosystèmes numériques, un fonds détenu par la Gsma, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile qui fait chaque année un casting rigoureux pour retenir les meilleures solutions numériques.
Managée par Dr Arielle Ahouansou, Kea Médicals, une application qui révolutionne le système de santé en Afrique, est du lot très sélect de 11 nouvelles entreprises, la troisième cohorte, retenues en décembre 2018, suite à un casting très rigoureux. Médecin, sa créatrice a mis au point une application révolutionnaire via une plateforme internet qui intègre parfaitement la dynamique e-santé. Elle permet en effet de centraliser les informations médicales d’un patient sur une base de données en ligne, de sorte à les rendre accessibles aux hôpitaux et aux médecins, où qu’ils soient de par le monde. Celui qui y souscrit dispose d’un compte qui renseigne sur son groupe sanguin, ses antécédents médicaux, ses allergies, les affections dont il souffre couramment, et les personnes à contacter en cas d’urgence. Ces bases de données centralisées permettent de retracer le dossier d’un patient facilement et rapidement.
Génial, ne peut-on s’empêcher d’exulter, lorsqu’on prend connaissance d’une telle plateforme qui, depuis son lancement, compte déjà 50 000 personnes enregistrées, dont 7 000 patients actifs et 1 700 médecins, basés au Bénin et dans plusieurs autres pays d’Afrique de l’Ouest. Ce n’est pas pour rien donc que la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est particulièrement intéressée à cette start-up.
Innovant !
Et pour cause, elle est le modèle-type de l’innovation recherchée en la matière, mais, aussi son caractère fonctionnel et accessible séduit. Car, «À partir des informations fournies, on attribue au souscripteur une identité médicale universelle sous la forme d’un QR, code imprimé sur un bracelet ou sur un patch à coller sur son smartphone, que celui-ci peut emmener partout», renseigne Dr Arielle Ahouansou. Ceci étant, les médecins n’ont plus qu’à scanner le code pour accéder au dossier médical du patient pris en charge.
Kea Médicals permet également de consulter un médecin à distance ou de prendre rendez-vous avec le praticien le plus proche de chez soi via la plateforme. C’est l’un des must de l’écosystème numérique du Bénin qui, sous la dynamique d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, révèle le génie béninois au plan international. C’est la preuve que sous sa férule, le ministère de l’Economie numérique et de la Communication mène une noble bataille en s’investissant dans la promotion des start-ups dont le potentiel économique n’est plus à démontrer.
Alain Tossounon, journaliste spécialiste Eau et environnement[/caption]La communauté internationale a célébré la journée mondiale des Toilettes le 19 novembre dernier. Cette journée dont l’objectif est de sensibiliser le grand public sur les questions d’hygiène et d’assainissement appelle à des actions, d’après Alain Tossounon, journaliste spécialiste Eau et environnement, coordonnateur régional de West Africa Wash journalist Network. Il revient dans cet entretien sur le rôle des pouvoirs publics et de la communauté sur les questions d’hygiène et d’assainissement.
La Nation : Quel est l’état des lieux parlant des toilettes et l’assainissement de base ?
Alain Tossounon : Si l’on s’en tient à la dernière enquête démographique de santé que le ministère de la Santé a menée, 87 % des populations au Bénin ne disposent pas de toilettes adéquates. Ça veut dire qu’il y a des toilettes de fortune et autres, mais on ne considère pas cela. On sait très bien qu’en milieu rural, c’est près de 70 à 80 % qui défèquent à l’air libre dans un contexte où notre pays s’est engagé pour les Objectifs du développement durable et l’objectif 6-2 dit qu’en 2030, on doit avoir fini avec la défécation à l’air libre. Quand on fait face à une situation pareille, on doit se demander si en termes de politique publique, la question d’hygiène et d’assainissement est une priorité. On dit souvent que c’est un sous-secteur qui est un parent pauvre par rapport à l’eau potable. Aujourd’hui, je dirai que ce sous-secteur est orphelin. En ce sens qu'il n’y a pas encore eu de réforme par rapport à ce sous-secteur. Jusqu’à présent, ce sous-secteur est logé au ministère de la Santé et on s’est bien rendu compte que d’une direction de l’assainissement de base, on est passé à deux services sous le président Boni Yayi et aujourd’hui, nous sommes à un service.
Pensez-vous qu’il y a un effort à faire par les autorités ?
En termes de positionnement institutionnel, il y a un problème. Parce qu’on s’est rendu compte aussi que pour les efforts demandés à notre pays pour relever la part du budget qui doit être consacrée à l’hygiène et l’assainissement dans le budget du ministère de la Santé, les engagements n’ont pas été respectés. En dehors du positionnement institutionnel, il y a aussi les ressources qui doivent être allouées à ce sous-secteur-là. Vous suivez avec nous que dans le sous-secteur de l’eau potable, il y a des investissements, et les décideurs actuels se sont engagés à réaliser l’accès universel à l’eau potable d’ici 2021 alors que l’agenda 2030 dit que c’est en 2030. Donc, il y a beaucoup d’investissements qui sont faits pour l’accès à l’eau potable mais pas pour l’hygiène et l’assainissement de base. Or, les deux sous-secteurs vont de pair parce qu’il y a des rapports qui ont montré que si on donne de l’eau potable, si l’eau est potable à la source et qu'à la consommation au niveau des ménages, cette eau n’est pas propre, on ne va pas avoir les résultats escomptés. Nous aujourd’hui, nous disons qu’il faut relever le positionnement institutionnel de ce sous-secteur. Ensuite, il faut allouer un minimum de ressources pour permettre aux spécialistes d’aller développer les approches qui marchent. Vous avez l’Unicef qui travaille, vous avez le Fonds mondial pour l’assainissement.
Quel est l’impact de ces programmes appuyés par les partenaires ?
Il faut noter que ces différents programmes développés par ces partenaires ne couvrent pas tout le pays. Donc, si nous voulons atteindre les Objectifs du développement durable, il faut que notre gouvernement fasse un effort en termes de ressources propres mais aussi en termes de mobilisation de ressources au niveau des partenaires et autres pour que nous puissions couvrir tout le territoire et faire en sorte qu'effectivement, les populations progressivement sortent de ce cercle vicieux. Parce que même en matière de lavage de mains, trois personnes sur dix se lavent les mains. Au niveau des écoles, il y a encore de défis. Toutes les écoles ne possèdent pas encore de dispositif de lave-mains. Au niveau des marchés, même au niveau des centres de santé, les toilettes ne sont pas bien entretenues. Tout ça a de liens avec la santé, l’éducation, les femmes. Donc nous pensons que notre gouvernement doit faire un effort pour pouvoir rehausser le positionnement de ce sous-secteur. Et aussi allouer les ressources qu’il faut pour que nous puissions améliorer le rythme et s’assurer que, effectivement, d’ici 2030, on va atteindre les Objectifs du développement durable.
La communauté a-t-elle une part de responsabilité ?
Il y a un effort à faire au niveau des communautés parce que la question d’hygiène et d’assainissement de base est avant tout une question de comportement. Et c’est là où les médias ont un rôle à jouer en termes d’engagement pour contribuer à éduquer la population. Nous pensons que les populations, ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas été à l’école qu’elles sont bêtes. Mais il faut absolument les amener progressivement à travers l’information, le partage de connaissance, à travers donc la communication pour un changement de comportement. Elles doivent aussi prendre leurs responsabilités pour qu'elles puissent approprier le lavage des mains qui est un geste simple, pour que progressivement, elles-mêmes, puissent faire des économies. Au lieu de dépenser régulièrement dans les maladies, je crois qu’on peut les prévenir.
Environnement 13 déc. 2018

Les acteurs de la société civile renforcent leurs capacités sur la notion d’activisme dans le cadre du programme Ressources partagées, solutions communes que met en œuvre l’Ong Eco-Bénin. Du 4 au 6 décembre, ils vont être entretenus sur la protection des Biens publics mondiaux dont dépendent les écosystèmes. La rencontre se tient à Adjatokpa, au bord du lac Ahémé.
Le programme Shared ressources, joint solutions entendez Ressources partagées, solutions communes, met l’accent sur le rôle des Organisations de la société civile en matière de la sauvegarde des Biens publics mondiaux (Bpm) dont dépendent les écosystèmes à savoir l’eau, la sécurité alimentaire, la biodiversité et la résilience aux changements climatiques. C’est dans ce cadre que l’Ong Eco-Bénin mobilise plusieurs acteurs de la société civile pour une formation sur l’activisme. A travers le programme Srjs, l’Ong Eco-Bénin appuie le renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux pour une meilleure connaissance des textes de lois environnementales. Elle initie la présente formation qui permet également d’asseoir une base de gestion concertée des ressources naturelles de l’aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) Bouche du Roy.
L’objectif de cette formation de trois jours est d’informer les leaders et membres des groupes de pression, des associations et des organisations non gouvernementales du paysage du Delta du Mono sur les principes de l’activisme et surtout de l’activisme environnemental, les démarches, moyens et techniques de déploiement des actions d’activisme, les sujets environnementaux et les problématiques en matière de la sauvegarde des Biens publics mondiaux. Elle vise également à mettre en place un programme d’actions de pression dans le paysage du Delta du Mono. De la définition à la catégorisation des biens publics mondiaux en passant par les problèmes environnementaux en République du Bénin, rien n’a manqué aux explications de Thierry Azonhè, enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, assisté de Martial Dossou. Parlant des Biens publics mondiaux : « Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier », a indiqué l’enseignant, rapportant ainsi une citation de Victor Hugo.
Ainsi, les Biens publics mondiaux, poursuit-il, sont des choses auxquelles les gens et les peuples ont droit, et qui sont produites et réparties dans les conditions d’équité et de liberté qui sont la définition même du service public, quels que soient les statuts des entreprises qui assurent cette mission. L’eau, l’environnement, la santé, l’éducation, la justice font partie de ces biens que tout citoyen est appelé à défendre.
abpf[/caption]La coordination de la région Sud-Ouest de l’Association béninoise pour la promotion de la famille (Abpf) organise, du 10 au 14 décembre, la semaine des volontaires et une opération de collecte de fonds, à son siège à Lokossa dans le Mono.
Les volontaires de l’Abpf sont des femmes et hommes issus de toutes les catégories socioprofessionnelles. Les plus jeunes de la tranche d’âge de 10 à 24 ans sont regroupés dans le Mouvement d’action des jeunes (Maj). Tous désignés pairs éducateurs, les volontaires n’ont en commun que la volonté d’offrir de leur temps et ressources sans rien attendre en contrepartie. Répartis par zones géographiques, les volontaires de la région Sud-ouest organisent, à Lokossa, un événement annuel dénommé ‘’Semaine des volontaires’’. Celle-ci se déploie depuis lundi 10 décembre dernier à travers l’organisation des journées portes ouvertes, de plaidoyer pour le recrutement de nouveaux membres et surtout des séances de dépistage gratuit et de prise en charge de certains cas tels que l’infertilité et les infections sexuellement transmissibles (Ist).
A l’ouverture, le coordonnateur de la région Sud-ouest,
Mathurin Akouété, précise que cette manifestation vise, entre autres, à corriger certains préjugés réducteurs de la panoplie de services qu’offre l’Abpf, organisation humanitaire qui travaille pour le bien-être de toute la communauté, en santé sexuelle et reproductive. « A l’Abpf, nous ne faisons pas que la planification familiale », a-t-il souligné.
Contrairement aux années précédentes, la présente édition de la Semaine des volontaires est couplée avec une initiative dénommée « Citoyenneté africaine ». Le coordonnateur régional explique que c’est un programme de collecte de fonds pour appuyer notamment les actions en matière de santé visant les femmes, les filles et les jeunes. Mathurin Akouété soutient qu’il vise à suppléer l’amenuisement de ressources financières noté au niveau de la Fédération internationale pour la planification familiale, source de financements privilégiée des activités de l’Abpf en Afrique. Saluée par le représentant du maire, Martin Ahété, cette opération de collecte de fonds se poursuit encore au siège de la région Sud-ouest de l’Abpf.
Soneb[/caption]La Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) bénéficie d’un appui important de l’État pour soulager les populations des communes de Boukoumbé, Covè et Zagnanado.
Le gouvernement a autorisé la rétrocession à la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) comme don, un prêt du Fonds koweitien pour le développement économique arabe (Fkdea). Ce prêt est lié au financement du projet de renforcement du Système d’alimentation en eau potable des communes de Boukoumbé, Covè et Zagnanado.
Grâce à cette assistance, la Soneb bénéficie de ressources pour exécuter des projets d’adduction d’eau dans trois communes. D’un montant d’environ 10 milliards 200 millions de Francs Cfa, ce don de l’État apporte une bouffée d’oxygène à la Soneb.
L’entreprise publique pourrait ainsi relancer ses activités pour apporter de l’eau à Boukoumbé, Covè et Zagnanado. L’accès à l’eau potable dans ces communes constitue une problématique pour les populations et nécessite d’importants investissements.
L’assistance de l’État s’inscrit dans le cadre du Programme eau pour tous, un plan de fourniture d’eau potable à tous à l’horizon 2021. Avec ce don accordé à la Soneb, l’État confirme son engagement à fournir de l’eau potable à tous les Béninois. Signe que le président Patrice Talon sait rendre viables les sociétés d’État, œuvre pour les dynamiser, en leur insufflant un mode de gestion efficient.

Sujet complexe et d’actualité, les violences faites aux hommes ne sont pas souvent évoquées dans des discours sur les droits de l’Homme. Le phénomène détruit silencieusement les victimes qui se résignent, résistent à s’exposer sur la place publique.
C’est un sujet presque tabou au Bénin. Pourtant, le phénomène existe et ronge silencieusement les victimes. Souvent occultées dans les discours, les violences à l’égard des hommes contraignent leurs victimes à la loi de l’omerta. Au cours d’une conférence thématique sur les violences faites aux femmes, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), lundi 10 décembre dernier, Michel Mèhinto a tenté de développer le sujet.
Si le féminisme a permis aux défenseurs d’ouvrir les yeux sur la violence conjugale, ils n’ont ouvert qu’un œil. « Le second œil que les féministes ont fermé, représente les violences faites aux hommes », tranche d’emblée le communicateur qui pointe d’un doigt accusateur des femmes comme auteures de violences exercées sur les mâles.
« Tous les discours sont focalisés sur les femmes. Les défenseurs de la cause féminine ont fait des violences faites aux femmes un sujet politique au point où l’homme est perçu comme l’abuseur et la femme, la victime », fustige-t-il.
Il explique qu’en matière de violence, l’action appelle la réaction. « La violence de l’homme peut entraîner celle de la femme en termes de vengeance, et celle de la femme peut entraîner celle de l’homme en termes de réplique », souligne-t-il.
S’appuyant sur les données de la Police, il relève que les hommes autant que les femmes sont victimes de violences et que les violences subies par les hommes s’observent surtout dans les ménages intellectuels.
S’agissant des formes de violences que subissent les hommes, le communicateur se montre plutôt prolixe. « Les hommes subissent les violences psychologiques, verbales, économiques, sexuelles et physiques ». Entre autres manifestations de ce phénomène, il relève la spoliation des revenus économiques du conjoint, les menaces, les mots blessants, le harcèlement moral, l’accusation du conjoint par des chansons satiriques, les injures, les ordres, les interdictions de visites, la dilapidation de l’argent du conjoint et sa mise en dette.
Quant à la question relative aux raisons qui justifient le silence des hommes, victimes de violences, Michel Mèhinto esquisse une réponse à deux niveaux. Il évoque d’abord les raisons institutionnelles pour tenter de justifier leur comportement. « Les violences faites aux hommes se passent dans un contexte d’incompréhension, il y a le procès de l’homme tout le temps comme auteur des violences, la minimisation de sa situation, la banalisation de la violence…», dénonce-t-il. Ces raisons institutionnelles déclenchent la honte chez l’homme.
Ensuite, il fait cas des préceptes culturels pour souligner la stigmatisation des hommes. « Les commandements traditionnels font que les hommes n’arrivent pas à dire sur la place publique qu’ils sont victimes de violences ; ces préceptes culturels obligent les hommes à se dénigrer », soulève-t-il.
Les hommes peinent tellement à dénoncer leurs bourreaux que le Bénin manque aussi de statistiques pour renseigner sur leurs cas. Les données de l’Oms en 2012 révèlent que « 35% des femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d’un homme ». Celles de l’Onu-femme renseignent qu’ « une femme sur deux est victime de violence tous les trois jours dans le monde contre un homme sur vingt ». Au Bénin, en 2009, 69% des femmes ont déclaré avoir été victimes de violence de la part d’un homme. Toutefois, à ce jour, aucune statistique n’est disponible dans le pays sur les violences faites aux hommes.
Les hommes sont d’autant oubliés qu’aucune mesure législative n’existe encore pour les protéger contre les violences contrairement aux femmes qui bénéficient de plusieurs dispositions législatives en la matière. « Il n’existe à ce jour aucun instrument juridique qui protège les hommes, victimes de violences», déplore le communicateur.
En attendant que ces initiatives ne portent, il importe que les hommes acceptent de briser le silence pour dénoncer leurs bourreaux. Attendra-t-on encore peut-être longtemps au vu de leur ego à affronter le regard social.

Du vendredi 7 au dimanche 9 décembre dernier, les femmes étaient à l’honneur grâce à leurs talents dans les domaines de la musique, du théâtre et de l’art culinaire. C’est à la faveur de la 9e édition du Festival international de la femme artiste (Fifa) tenue sur l’esplanade du Centre de loisirs de Guéma, à Parakou.
Œuvrer pour l’émancipation et le mieux-être des femmes par l’art. Tel est l’objectif que vise le Fifa. Venues de la Belgique, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin, du Mali et du Congo, elles ont eu l’occasion de mesurer leurs talents dans les domaines de la musique, du théâtre et de l’art culinaire. Il s’agit également de contribuer à la consolidation de l’intégration et de l’unité culturelle des peuples de leurs pays de provenance à travers leurs différentes prestations.
L’évènement qui est à sa 9e édition cette année, a été initié par l’association culturelle « Atelié Nonsinon ». Pendant 72 heures, ces femmes ont eu à rivaliser, en montrant leur savoir-faire. Le directeur de l’association culturelle « AteliéNonsinan » et promoteur du festival, Aboubacar Sanni, a témoigné sa gratitude à ceux qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à la tenue de la présente édition. Il s’agit du ministère en charge du tourisme, de la Wallonie Bruxelles, de la mairie de Parakou, de la mairie de Pèrèrè. Il a ensuite exhorté les jeunes filles de la ville de Parakou à s’inspirer de l’expérience de leurs homologues des autres pays.
Procédant au lancement officiel des manifestations, le directeur départemental du tourisme du Borgou, Adam Soulé, a loué les efforts du promoteur qui ne cesse de travailler à révéler la femme à travers l’art. Selon lui, il fait œuvre utile dans la promotion de la gent féminine. Le public a ensuite eu droit à un concert animé par l’orchestre féminin Kabiyéssi de « l’AteliéNonsinan ».
Serge Prince Agbojan[/caption]Le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh) coïncide avec la commémoration de la Journée mondiale des droits humains. Au Bénin, si l’opinion tente de peindre en noir la situation des droits de l’homme consacrés par diverses conventions ratifiées par le Bénin, des explications de certains activistes et défenseurs des droits humains, il ressort que beaucoup d’efforts sont faits dans le sens de la jouissance des droits fondamentaux consacrés par la Dudh et la Constitution du 11 décembre 1990.
Serge Prince Agbodjan, président de la Coalition des défenseurs des droits humains au Bénin
« La place des droits de l'Homme dans le système béninois est importante »
La Nation : Le 10 décembre est célébrée la Journée mondiale de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Que représente-t-elle pour vous, défenseur des droits humains au Bénin ?
Lorsqu'on parle des droits de l'Homme, on fait allusion à ceux qui fondent l'État béninois parce que lorsqu'on se réfère à la Constitution du 11 décembre 1990 dans son préambule, on constate que cette Constitution a été adoptée le 10 décembre 1990 et promulguée le 11 décembre 1990. Donc, lorsqu'on fête la Déclaration universelle des droits de l'Homme, on fête aussi la Constitution du 11 décembre 1990. C'est important de le savoir parce que le constituant a voulu que cela soit aussi un anniversaire fondamental que nous Béninois fêtions. Dans ce préambule, il est clairement indiqué que nous avons opté pour la création d'un État de droit et démocratique pluraliste dans lequel les droits fondamentaux de l'Homme et libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus comme conditions nécessaires au développement véritable et harmonieux de chaque Béninois. Le Bénin ne peut donc se développer sans ces conditions. La place des droits de l'Homme dans le système béninois est importante. C'est d'autant plus explicite dans la Constitution qu'on la remarque à l'article 68 qui donne des pouvoirs dits exceptionnels au président de la République. Cet article stipule que : « Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité du territoire national ou l'exécution des engagements internationaux sont menacées de manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et constitutionnel est menacé ou interrompu, le président de la République après consultation du président de l'Assemblée nationale et du président de la Cour constitutionnelle prend, en Conseil des ministres, les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances sans que les droits des citoyens garantis par la Constitution ne soient suspendus ». Ce qui signifie que même en temps de guerre ou de blocage de l'État, le Bénin a opté pour que les droits humains soient garantis par le président. Ce qui montre que notre système politique constitutionnel donne une place de choix aux droits de l'Homme et aux libertés publiques.
Quel état des lieux peut-on faire au Bénin ?
La lecture que nous pouvons faire aujourd'hui de ce système est qu'il y a eu des évolutions. L’État a fait beaucoup d'efforts dans le cadre du respect des droits de l'Homme. Mais il faut reconnaitre qu'il y a eu des actes qui ont entravé ces efforts. En matière d'avancée, on peut affirmer sans ambages que le Bénin est bien stable et nous assurons les élections, l'alternance. Et le Bénin a pris assez de mesures pour conforter cela. Beaucoup d'instruments internationaux ont été ratifiés dont le traité sur le commerce des armes, la convention sur les armes,... Le Bénin a mis en place des institutions chargées de la promotion et de la protection des droits de l'Homme avec la lutte contre l'impunité, la corruption... Beaucoup de mécanismes ont été mis en place pour le respect des droits de l'Homme. Il faut aussi reconnaitre qu'il y a eu une réorganisation de la détention des personnes avec la gestion confiée à une agence. Sans oublier le Code de l'enfant adopté et internalisé et le Code de l'information et de la communication adopté et qui prévoit la dépénalisation des délits de presse. Nous avons connu quand même des reculs manifestes, difficiles pour les Béninois de les accepter.
Quels sont ces reculs en question ?
C'est le cas de la question de la liberté de la presse bien que nous ayons un Code de l'information et de la communication qui est un instrument nouveau. En matière de liberté de manifester, nous avons connu également des reculs. Un département en a fait un lieu d'expression et a lié la liberté de manifester à des récépissés. Ce qui n'existe nulle part. La liberté de manifester est une réaction. Aussi, on ne peut créer une juridiction sans appel. Cela constitue aujourd'hui une question importante qui peut être soulevée devant les organes non gouvernementaux, non juridictionnels du monde. Et lorsque nous avons des fenêtres du genre, c'est comme si des problèmes de respect des droits de l'Homme se posent à l'intérieur. Il y a des choses à faire pour redresser la barre. Les droits de l'Homme sont une chose avec laquelle on nait. Tout le monde doit lutter pour le respect des droits de l'Homme. Il y a des gens au pouvoir qui veulent aller vite pour développer le pays et il y a également des gens qui sont là pour rappeler au respect des normes. Le rôle des acteurs de la Société civile n'est pas d'applaudir le gouvernement dans ses actions, mais c'est de veiller au respect des normes. C'est la veille citoyenne.
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Abdel Rahman Ouorou Baré, activiste des droits de l’Homme
« Quelque chose se fait pour la jouissance des droits humains au Bénin »
La Nation : Quel bilan faites-vous du respect des droits humains au Bénin, en ce jour anniversaire de la Dudh ?
Abdel Rahman Ouorou Baré : La situation des droits humains au Bénin, comparaison n’est peut-être pas raison, mais quand on la compare à d’autres pays, je crois que relativement, on ne peut pas dire que les droits humains sont en grande souffrance au Bénin. On note quelquefois des actes attentatoires à la préservation des droits humains. Mais il revient aux défenseurs des droits humains d’attirer l’attention des uns et des autres sur cela. Et quand on dit actes attentatoires, il ne faut pas toujours voir que ce sont des actes qui viennent du gouvernement. Lorsque, par exemple, vous êtes malade et que vous allez à l’hôpital ou dans une clinique privée et la sage-femme, l’infirmière ou l’aide-soignante qui vous reçoit vous néglige, vos droits à la santé sont violés. Donc, les actes attentatoires aux droits humains ne proviennent pas que forcément de l’autorité en place. La situation au Bénin n’est pas criante, mais il nous revient d’être vigilants. Vous avez appris qu’au Congo, un défenseur des droits humains a été assassiné. Je crois qu’on n’a pas encore ces cas ici et je rends grâce à Dieu. Mais il nous revient d’être vigilants comme je l’ai dit et d’être regardants, prêts à attirer l’attention de ceux qui ont à charge la satisfaction de ces droits humains.
Comment appréciez-vous la politique du gouvernement en matière de respect des droits humains ?
Moi, je suis une personne en situation de handicap. Que fait le gouvernement pour la promotion des droits humains, quand je prends la thématique de handicap ? Vous savez que le handicap fait partie des Objectifs de développement durable (Odd). Je ne le dirai jamais assez. C’est sous le gouvernement du président Talon qu’une grande obligation qui pesait sur le Bénin a été satisfaite. Quand on prend la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, un point de son article 4 demande aux Etats qui l’ont ratifiée de légiférer sur le droit des personnes handicapées. Le Bénin, avec la législature finissante, a voté, le 13 avril 2017, la loi portant protection des droits des personnes handicapées, qui a été promulguée le 29 septembre 2018 par le président de la République. Donc, c’est un grand pas de franchi. C’est vrai que ce n’est pas l’apothéose. Dans aucun pays au monde, les droits humains ne sont respectés à 100%. C’est toujours une quête permanente, même dans les plus grandes démocraties au monde et il nous revient de tendre toujours vers une meilleure protection des droits humains que de souhaiter retomber dans une situation qui va mettre en péril les droits humains.
Est-ce une bonne fortune pour le Bénin en matière de respect des droits humains ?
On peut se réjouir aujourd’hui. La Commission béninoise des droits de l’Homme sera bientôt installée. Toutes les parties prenantes ont désigné leurs représentants et par décret, le gouvernement vient de nommer les membres de la commission. Donc, quelque chose se fait pour permettre aux Béninois de jouir convenablement de leurs droits humains en tant que citoyens. C’est un acte important à côté du vote de la loi portant protection des personnes handicapées avec la prise de ce décret qui consacre l’existence de la Commission béninoise des droits de l’Homme, je crois qu’il y a un pas de franchi et il nous revient, nous défenseurs des droits humains d’être omniprésents, vigilants pour tirer la sonnette d’alarme au cas où il y aurait des actes attentatoires qui mettraient en péril la jouissance des droits humains.
Pourtant, les opinions divergent en matière des libertés de manifestation au Bénin. Qu’en dites-vous ?
Quel que soit le régime en place, il y a forcément des barons qui tentent de restreindre les libertés de manifestation. Il revient aux autorités de faire le recadrage. Je ne vais pas encourager celui qui a tracé une ‘’ligne rouge’’, mais si une manifestation doit passer dans un repère sensible, la prévoyance voudrait qu’on demande de passer ailleurs. On ne dit pas d’interdire la manifestation. Voyez-vous ce qui se passe actuellement en France avec les gilets jaunes ? Dans une manifestation, on ne maîtrise pas tout ce qui se passe. Il y a dans tout système démocratique des mesures. Quand on vous interdit de passer à côté de la maison du chef de l’Etat, passez ailleurs. Maintenant, quand on vous interdit de manifester, alors là il y a déni de liberté de manifestation.
Il faut retenir que la paix est comme un œuf. Il faut savoir la tenir, l’appréhender. Sinon, c’est le jour où l’on perd la paix qu’on mesure son importance. C’est une mission à laquelle j’invite tout le monde. Ce ne sont pas seulement ceux qui sont aux affaires qui ont en charge la paix.
Propos recueillis par Alexis M. METON et Babylas ATINKPAHOUN (Stag.)
Société 13 déc. 2018