La Nation Bénin...
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Dans le cadre d’une tournée nationale, le ministre en charge de la Microfinance, de l'Emploi des jeunes et des femmes a marqué un arrêt hier mardi 19 mai à Lokossa. A l’occasion, Laurence Sranon et sa délégation ont constaté, entre autres, l’effectivité de la mise en œuvre dans le Mono-Couffo, du Programme d’appui à l’emploi salarié.
Au détour d’une visite au Business promotion center (BPC) à Lokossa, le ministre Laurence Sranon a tenu hier mardi 19 mai une séance de travail avec les bénéficiaires des différents programmes visant l’emploi des jeunes. Dans les rangs de ces derniers, il y avait les stagiaires de l’Agence nationale pour l’Emploi (ANPE) et les bénéficiaires du Programme d’appui à l’emploi salarié (PAES). La séance qui a connu également la présence du préfet du Mono-Couffo, Corentin Kohoué, le directeur général de l’ANPE, des responsables du BPC autour du ministre s’inscrit dans le cadre du suivi in situ de l’impact des différents programmes devant combattre le chômage des jeunes. A l’occasion, Laurence Sranon et sa délégation ont pu constater que non seulement les bénéficiaires des emplois salariés ont pris service dans les départements mais que le BPC aussi n’est pas du reste en matière de performance. Destiné à former à l’auto-emploi, le BPC, selon son responsable Salim Daouda, a déjà enregistré 741 inscrits à ses différentes formations pour le compte d'une année d’exercice.
Une statistique porteuse d’espoir quant à la lutte contre le chômage, indique le directeur général de l’ANPE Maixent Djeigo qui explique que chaque promoteur qui s’installe à son propre compte est un employeur potentiel. Des promoteurs d’entreprise, Maixent Djeigo tout comme le préfet Corentin Kohoué rêvent d’en voir aussi dans les rangs des salariés, y compris ceux qui bénéficient actuellement de la reconduction des stages ANPE. A défaut, ils leur souhaitent de ne pas finir leur stage. Autrement dit, que les concernés donnent le meilleur d’eux-mêmes tant du point de vue comportemental qu’au regard du rendement en vue de se donner des chances de recrutement. Concernant les porteurs de projets, inquiets quant aux sources de financement ou en bute à d’autres obstacles, le directeur général de l’ANPE et le ministre leur ont apporté des informations sur les différents fonds opérationnels à cet effet puis indiqué les services à même de les accompagner.
Mieux, ils pourront recourir désormais à la toute nouvelle direction départementale de la Microfinance, de l'Emploi des jeunes et des femmes qui s’installe à Lokossa pour le compte des départements du Mono et du Couffo. Son responsable Dimitri Kakpo a exposé à cet effet les différents services mis à la disposition de la promotion de l’emploi. Sur l’initiative du préfet, ladite direction a promis multiplier dans les prochains jours des séances d’informations à l’endroit de la jeunesse du Mono-Couffo. A la fin de la séance, Laurence Sranon et sa délégation ont visité les locaux de la direction départementale mettant ainsi fin à sa tournée dans ces deux départements. Avant l’étape de Lokossa, la délégation était à Natitingou et à Parakou puis à Bohicon où elle a constaté le niveau d’avancement des travaux de construction du business promotion center de la ville.
Société 20 mai 2015

Les acteurs à divers niveaux du Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) étaient en atelier hier, mardi 19 mai à Bohicon, pour le suivi des activités de contrôle de qualité des photographies aériennes numériques déjà réalisées et disponibles. Cette rencontre a aussi connu la mobilisation des responsables du projet ainsi que les partenaires techniques et financiers dans le cadre de l’évaluation de la qualité technique et scientifique du travail.
Le Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique a été mis sur pied, afin de contribuer à la réduction des causes et effets des inondations, par la promotion de la conservation et de l’utilisation durable des forêts galeries de la basse vallée du fleuve Ouémé. Il a pour objectifs de réduire les effets des inondations, en promouvant la conservation et l’utilisation durable des forêts galeries du fleuve Ouémé sous forme d’un réseau de zones de conservation communautaires incorporées dans le système national des aires protégées. Puis, de doter le Bénin d’infrastructures géographiques de base pour faciliter la gestion durable des ressources forestières, la mise en œuvre de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté et la gestion des changements climatiques.
D'un budget total de 8 300 000 Euros soit environ 5,4 milliards FCFA, le PAPDFGC est financé par l’Union Européenne dans le cadre de l'Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) pour un montant de 8 millions d’Euros (5,2 milliards FCFA), et par le PNUD à hauteur de 300 000 Euros, soit environ 200 millions FCFA. Le PNUD était représenté hier à la rencontre de Bohicon par Isidore Agbokou, Team Leader de l’Unité environnement, pour constater l’évolution de cette phase du projet et apprécier ce qui a été fait jusque-là. Cette rencontre de Bohicon est perçue comme un pas de plus dans la mise en œuvre du PAPDFGC conduit par le colonel Pierre Allé surtout dans sa seconde composante qu’est la cartographie de base numérique.
Anticipation sur les risques
Pour le directeur général des Forêts et Ressources naturelles, Théophile Kakpo, cette composante fait près de 55% du budget global du projet PAPDFGC. Cette dernière composante objet de la rencontre de Bohicon se justifie par le fait que, précise-t-il, les cartes topographiques du Bénin actuellement disponibles datent de plusieurs dizaines d'années et nécessitent un renouvellement et non une mise à jour et en plus une modernisation, pour permettre d’anticiper notamment les risques climatiques tels que les inondations, l'évaluation des impacts de la sécheresse et le suivi des changements dans la couverture des sols, et autres.
En clair, le but de la rencontre est de passer en revue les œuvres du Groupe IGN France International/ IGN France et IMAO qui a remporté l’appel d’offres pour la réalisation de la cartographie de base du Bénin. Il s'agit des photographies aériennes que l'équipe technique analyse depuis le lundi 11 mai dernier et qui se poursuivra pour quelques jours encore. D’ailleurs, cette nouvelle cartographie est évidemment très attendue des professionnels de nombreux secteurs de développement qui souffrent dans leurs prises de décisions quotidiennes, du manque de données fiables. La cartographie est en effet utile à de nombreux secteurs tels que l’accès à l’eau potable, la protection des forêts, le développement du réseau routier, la prévention des catastrophes naturelles et climatiques, la protection de la biodiversité, l’aménagement du territoire. Il permet surtout d’avoir les précisions sur les limites territoriales. Ainsi, la cartographie emmènera à réaliser un bond qualitatif et de sécuriser nos frontières grignotées jusque-là par nos voisins.
A cette étape de suivi contrôle de qualité des photographies, les acteurs présents à Bohicon, tout en se penchant sur les 7000 images aériennes des blocs Nord-Est et Nord-Ouest déjà collectionnées, veulent aussi être prudents en attendant la reprise des opérations aériennes pour donner leur avis définitif sur l’ensemble des photographies prises.

Notre pays le Bénin, vient de perdre, en la personne du professeur Jean PLIYA, un de ses éminents fils, une des figures marquantes de son histoire récente.
La disparition d’une personnalité de cette envergure mérite bien les hommages de la Nation pour ce que le Professeur Jean PLIYA représente pour le Bénin en particulier et pour l’Afrique en général.
Les enfants du Bénin et d’Afrique qui sont allés à l’école, ont connu sans doute, le Professeur Jean Pliya à travers ses publications littéraires.
En ces ultimes moments où nous nous inclinons devant sa mémoire, nous nous souviendrons pour toujours de ses œuvres qui sont l’héritage immortel légué à nous ses contemporains et à la postérité.
Les œuvres du Professeur Jean Pliya rendent témoignage à sa vie et à sa profonde personnalité. Une vie intense qui ne peut-être appréhendée qu’à travers les trois dimensions de l’homme. Le Professeur Jean PLIYA fut à la fois un homme de Sciences, un homme de Culture et un homme de Foi.
Un homme de Sciences parce que le Bénin lui doit d’importantes publications dans le domaine de l’histoire et de la géographie dont le manuel très célèbre dénommé «LE BENIN». Un homme de Sciences également parce que la postérité lui doit les travaux de recherche dans les domaines de la Nutrition et de la Phytothérapie. Ce qui fait du Professeur Jean Pliya un Tradi-Thérapeute de renommée internationale.
Un homme de Culture parce qu’il est connu dans le monde entier pour ses œuvres littéraires considérées comme les classiques de la littérature béninoise et embrassant les genres majeurs de la littérature notamment les Poèmes, les Nouvelles, le Théâtre, les Romans et les Essais. La plupart de ses ouvrages sont inscrits dans les programmes scolaires au Bénin et dans plusieurs pays africains d’expression française et continuent d’être des outils pour la formation intellectuelle de plusieurs générations d’enfants béninois et africains. Les plus célèbres de ses œuvres littéraires sont « Kondo le Requin » qui a reçu le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1967, La Secrétaire particulière, Les Tresseurs de corde, L’Arbre Fétiche etc.
Un homme de Foi parce qu’il a accordé une place de choix à Dieu dans sa vie et consacré son énergie à former une génération de Béninois et d’Africains sur le plan spirituel pour gagner des âmes à Dieu. Le Professeur Jean PLIYA laisse derrière lui un témoignage intarissable de Berger de Dieu et de Précurseur du Mouvement œcuménique dénommé «Le Renouveau charismatique » ayant créé à partir de 1975 un nouvel éveil spirituel et un nouveau type d’évangélisation au sein de l’Eglise catholique Romaine.
La Nation rend hommage également à la mémoire d’un infatigable artisan de paix et d’une personnalité forte qui laisse en héritage au peuple béninois les valeurs cardinales, rares de nos jours, que sont:
La quête permanente de l’excellence
La probité intellectuelle et morale, c’est-à- dire la recherche en toute circonstance de la vérité, de l’honnêteté et de la culture de l’éthique.
L’humilité. La persévérance et la crainte de Dieu
La Nation lui reconnait aussi son rôle déterminant dans l’élaboration de la charte Nationale pour la Gouvernance de Développement dans le cadre du réarmement moral et civique de la société béninoise.
Il n’y a pas de doute, qu’après une vie aussi bien remplie et mise au service de l’homme, que la Nation béninoise et l’Afrique rendent un hommage mérité à l’illustre disparu.
En cette douloureuse circonstance, je présente, au nom de la Nation Béninoise, mes condoléances les plus attristées à la famille éplorée, notamment à son épouse et à ses enfants. Que sa vie exemplaire et ses œuvres soient une source d’inspiration pour la jeunesse béninoise et africaine.
Je ne doute pas que le Père céleste lui accordera sa Miséricorde infinie et l’accueillera favorablement dans son royaume.
Repose en Paix, Papa.
Fait à Cotonou le 18 Mai 2015

La SNV Bénin et ORABANK Bénin ont procédé mercredi 29 avril dernier à la signature d’une importante convention de partenariat financier d’un montant de 1 milliard de FCFA destiné au financement des Petites et moyennes Entreprises agro-business au Bénin. Cette convention a été signée dans les locaux de l’institution financière par la directrice nationale de la SNV Bénin, madame Brigitte Dia et le directeur général de ORABANK, monsieur Rizwanen Haider en présence du Coordonnateur de l’Agro- Business Center et d’autres cadres de la banque. La signature de cette convention confirme la volonté et l’engagement de la SNV Bénin à contribuer à travers son programme Agro-Business Centrer à la facilitation de l’accès au financement des entreprises du secteur agrobusiness.
L’accord prévoit une garantie à hauteur de 50% du risque assumé par ORABANK dans le financement que cette banque consentira aux Petites et moyennes Entreprises agrobusiness. Les montants des crédits seront compris entre 5 millions et 25 millions.
Les crédits visés sont les fonds de trésorerie d’une durée de 12 à 18 mois à un taux d’intérêt de 12% et les fonds d’investissement d’une durée de 18 à 48 mois à un taux d’intérêt de 10%. Des délais de différés tenant compte du cycle de production de leur activité seront accordés aux bénéficiaires: Un (01) à six (06) mois pour les crédits à court terme; et trois (03) à douze (12) mois pour les crédits à moyen terme.
En parvenant à un accord avec ORABANK, l’un des principaux réseaux bancaires du Bénin qui dispose d’une quinzaine d’agences dispersées sur toute l’étendue du territoire et du personnel ayant des expériences avérées dans le financement du secteur agricole, un secteur qui n’attire pas encore suffisamment les institutions financières, une étape importante vient d’être franchie dans l’accroissement de l’accès au financement des micros, petites et moyennes entreprises agro-business au Bénin.
Source SNV-Bénin

Les responsables de l’Administration d’Etat de la Presse, de la Publication, de la Radio, du Film et de la Télévision (SARFT), ont rencontré hier, mardi 19 mai, la délégation des journalistes et personnels des médias béninois en séjour en Chine. C’était pour les entretenir sur le développement de la radio, du cinéma et la télévision en Chine, de même que sur leurs échanges et coopérations internationales avec les autres pays du monde. La rencontre a été présidée par le chef du département de la coopération internationale de la SARFT, Yan Chengshen.
L’avènement de la radiotélévision en Chine a connu des étapes. La première radio chinoise a émis à Shanghai en 1923.
Moins de deux décennies après, plus précisément en 1940, la première radio sous le régime révolutionnaire chinois a démarré ses programmes, et un an après Radio Chine Internationale (RCI), sera créée.
La radiotélévision a commencé par émettre en 1956 d’abord en langue japonaise. La première présentatrice du journal radiophonique était une Japonaise du nom de Wei Lin. Selon les explications de la directrice du service français de RCI, Yang Xiaolan, elle soutenait la résistance chinoise et a décidé d’apporter à sa manière, son aide au peule chinois.
En Chine, la radiotélévision a pour rôle d’offrir le service public au peuple et surtout de faire des productions. A ce jour, elle a déjà produit 15.983 épisodes de drames télévisés, 100 heures de documentaires, et a 171millions d’abonnés à la télévision câblée numérique.
Le domaine de l’audiovisuel chinois a connu une croissance rapide, avec un revenu annuel de soixante douze milliards quarante millions de dollars. Ce qui fait le revenu de deux groupes de médias aux Etats-Unis. Malgré cela, il n’est pas encore un géant des médias, selon les responsables de cette structure et continue de travailler à améliorer ses prestations. Le pays compte aujourd’hui plus de deux mille cinq cents radios et télévisions.
Les orientations et le rôle des médias chinois sont définis par l’Etat central chinois, qui s’assure que les différents programmes diffusés sur les chaînes, répondent à la règlementation en vigueur dans le pays.
Processus de numérisation
Les médias chinois bénéficient d’importants investissements du gouvernement, mais ils génèrent d’autres revenus provenant de leurs activités et services.
Dans le domaine de la technologie, le pays n’est pas encore équilibré, car en ce moment, la Télévision centrale de la Chine (CCTV) est en plein dans le processus de numérisation. C’est pour cela que le gouvernement a décidé de la construction de nouveaux locaux.
Yan Chengshen affirme que les dérapages sont vite sanctionnés. Si une chaîne ne suit pas la ligne définie par l’Etat central, le responsable est tout de suite révoqué et en cas de récidive, la licence est retirée immédiatement. C'est le gouvernement central qui décide de l’orientation, notamment la délivrance des licences, la diffusion des fréquences et les programmes de diffusion dans les langues.
Chaque province a sa station de radiotélévision gérée par le gouvernement provincial qui s’occupe de son fonctionnement et décide de la nomination du directeur et de la détermination des divers investissements à faire.
Certaines réformes sont en cours dans le secteur des médias en Chine.
Coopération gagnant-gagnant
Il y a, entre autres, un projet de couverture plus large ; des projections de films sont prévues dans les régions rurales pour donner les mêmes chances aux citoyens du pays. Il y a également un projet d’adoption, une approche axée sur le marché. C’est-à-dire que les médias doivent jouer le double rôle d’information et de prestataire de service sur le marché.
Sur le plan des échanges et de la coopération, l’administration d’Etat, du film de la radio et de la télévision a établi des relations avec 171 pays et participe aux activités des organisations internationales à travers sept chaînes internationales, ce qui permettra, selon le conférencier, d’augmenter la couverture sur le plan mondial.
Pour renforcer cette coopération internationale, le gouvernement chinois tient des foras internationaux avec les pays africains et arabes
Par Pintos GNANGNON Envoyé spécial en Chine
Actualités 20 mai 2015

Cinq tonnes de médicaments périmés ont été incinérées à la périphérie de Parakou, vendredi 15 mai dernier dans le 3è arrondissement de la ville. Il s’agit de produits pharmaceutiques «avariés» récupérés depuis cinq ans dans différents centres de santé et des officines de pharmacie privées dans les départements du Borgou et de l’Alibori.
L’opération de destruction s’est déroulée sous la houlette de la direction départementale de la Santé du Borgou-Alibori, en présence du chef brigade de la police sanitaire de Parakou, des autorités politico-administratives, des membres de l’Ordre des pharmaciens du Bénin. Une pareille opération avait déjà eu lieu en 2009. Elle est prévue pour tous les cinq ans en vue de mettre hors de portée les produits périmés qui peuvent nuire à la santé des populations.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Après les candidats au Certificat d’aptitude professionnelle qui ont ouvert le bal des examens de fin d’année la semaine dernière, les écoliers inscrits dans les établissements d’enseignement primaire sont prêts pour affronter le 2 juin prochain, les épreuves du Certificat d’études primaires. C’est l’assurance donnée, hier lundi 18 mai, par leurs encadreurs, Mègnigbé Gbèwadé Dègli, Félix Honlo Gandjèto et Victor Xavier Loukpey, respectivement directrice de l’Ecole primaire publique Sikè-Nord, directeur de l’Ecole primaire privée du complexe scolaire Naguézé et directeur de l’Ecole primaire publique Gbégamey Sud/D.
«A cette date du 18 mai 2015, je pense bien qu’avec la grâce de Dieu, nous sommes presqu’à la fin du programme d’études du CM2. Et même si le CEP était pour demain, les enfants sont prêts parce que cette année, nous n’avons pas connu de perturbations», a confié avec assurance Mègnigbé Gbèwadé Dègli directrice de l’Ecole primaire publique Sikè-Nord. Tout en admettant que c’est une chance, elle reconnaît que cette situation a permis aux écoliers de mieux maîtriser éléments du programme et d’être mieux aguerris pour affronter les épreuves du CEP, un examen qui va sanctionner la fin de leur cycle primaire. Ainsi pour elle, une année sans perturbation est une année saine, et cette année permet d’espérer des résultats positifs parce que les enseignants ont eu le temps d'évoluer dans le programme. Ils sont restés avec eux et ont pu les encadrer convenablement.
«Nous sommes à la phase des révisions que nous appelons communément bilan. Ce sont des étapes d’évaluation. Les révisions dans les classes d’examen rentrent dans un cadre plus global. Elles abordent tous les thèmes avec les enfants, pour leur donner plus d’opportunités de pouvoir s’en sortir face aux épreuves», retient-elle. Selon les explications de cette directrice d'école, toutes les autres dispositions pratiques sont déjà prises. Les cartes d’identité scolaires sont prêtes et seront remises aux enfants à la veille des examens pour qu’ils ne les perdent pas, fait-elle remarquer.
Un arrangement
Par rapport aux écoliers, qui jusqu’à ce jour, n’ont pas encore fini de solder les frais de scolarité, explique-t-elle, il est possible de faire un arrangement et de les laisser composer. Parce qu’on ne peut pas gardéer un enfant en classe d’examen, conçoit-elle, et l’empêcher au dernier moment de composer. «Nous avons bon cœur. Mais que les parents et l’Etat nous comprennent et nous viennent en aide», plaide Mègnigbé Gbèwadé Dègli.
Le directeur du cours primaire Naguézé, Félix Honlo Gandjèto est dans la même logique. «En ce moment, tous les programmes sont terminés. Nous sommes en train de faire les examens blancs. Au nombre des examens blancs effectués on peut citer l’examen blanc interne, l’examen blanc de la circonscription scolaire et à l’heure actuelle, les enfants sont soumis à l’examen blanc de la direction départementale de l’Enseignement maternel et primaire (DDEMP)», explique-t-il. «Si on les invite à participer à l’examen national du Certificat d’études primaires (CEP) dès demain, il est certain que les apprenants de l’Ecole Naguézé tireront leurs épingles du jeu car les différents résultats des examens blancs sus-cités, prouvent qu’ils sont bien outillés», a poursuivi Félix Honlo Gandjèto.
Continuer le dialogue
«Aux autorités du pays, nous demandons de continuer le dialogue avec les différents acteurs de l’éducation pour une paix permanente dans l’enseignement. Ceci permettrait l’atteinte totale des objectifs du système éducatif», suggère-t-il.
Le directeur de l’Ecole primaire publique Gbégamey Sud/groupe D, Victor Xavier Loukpey ne le contredira pas. «Les programmes du CM2 sont presque achevés sinon achevés. Nous nous consacrons actuellement aux révisions. Nous soumettons les élèves aux différentes épreuves, pour pouvoir les aguerrir beaucoup plus à affronter le CEP avec succès. Je crois que l’accalmie de cette année va nous permettre d’améliorer les résultats de l’année dernière et nous avons bon espoir que ces résultats seront bons. », a laissé entendre Victor Xanvier Loukpey. Il a donné l’assurance qu’avec les divers examens blancs organisés, il se dégage une bonne idée de leur niveau au point d’avancer qu’ils sont prêts.
Par Méchac J. AHODI et Charmelle GBEDOLO (Stag)
Education 19 mai 2015

Même si dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), il existe des mécanismes pour faciliter la création des Petites et moyennes entreprises/Petites et moyennes industries (PME/PMI) avec un formalisme allégé, les promoteurs d’entreprises ont trois défis à relever. Mais avant d’y arriver, il va falloir trouver une solution à la question du secteur informel qui occupe une place importante dans les économies des pays de l’Union.
Au Bénin, 98% des entreprises sont dans l’informel qui représente 60 à 70% du Produit intérieur brut (PIB). Tandis que 90% de la population travaillent dans l’informel et plus de 50% des entreprises ont un capital inférieur à deux millions de francs CFA. Ce sont là quelques unes des caractéristiques de l’économie nationale présentées par le directeur général de la Bonne gouvernance Abdoulaye Gounou mardi 5 mai dernier lors de la cérémonie de la mise en place du statut de l’entreprenant au Bénin. L’objectif en faisant cet état des lieux est la migration de l’informel vers le formel. Car, une économie dans laquelle l’informel occupe une place importante comme c’est le cas au Bénin n’est pas une économie viable. Et c’est pour cette raison que le Bénin comme d’autres pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) s’est engagé dans la transformation structurelle de son économie. Mais à y voir de près on se demande si cet objectif pourra être atteint si l’on analyse les conditions d’existence des Petites et moyennes entreprises/ Petites et moyennes industries (PME/PMI) dans l’espace UEMOA en général et au Bénin en particulier.
En effet, selon J.E. Bolton, pour définir une entreprise, il faut réunir trois critères. L’entreprise est dirigée par ses propriétaires d’une manière personnalisée; la part de marché est relativement restreinte; puis l‘indépendance de la société est réelle.
Définition d'une PME/PMI
Partant de cette définition, une Petite et moyenne entreprise (PME) au Bénin, est une entreprise structurée (registre de commerce, Identifiant fiscale unique, déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale, etc.); tenant une comptabilité; dotée d’un capital d’au moins Un (1) million de francs CFA et utilisant un effectif d’au moins trois personnes.
Si dans les pays de l’UEMOA, il existe des mécanismes pour faciliter la création des PME/PMI avec un formalisme allégé; une fiscalité incitative ; un accompagnement technique et un accompagnement financier ; les secteurs d’activités des PME/PMI sont diversifiés. Au Bénin par exemple, on note une prédominance des activités du commerce général et des services. En Côte d’Ivoire, l’agro-industrie reste largement prédominante de même que l’agriculture. Tandis qu’au Ghana et au Nigeria, le tissu industriel est plus densifié.
Selon des études faites en Afrique de l’Ouest, il existe en général deux catégories d’entrepreneurs des PME/PMI. Des entreprises dont l’actionnariat est familial et tenu par des nationaux ; puis des intérêts étrangers composés des Européens, Libano-syriens, Indo-pakistanais. Dans l’espace UEMOA, ces entrepreneurs sont répartis en général dans quatre profils de promoteurs des PME/PMI. Il y a les ethnies à tradition commerciale (Mauritaniens, Haoussas, Dioulas, Yorubas, etc.) ; les anciens fonctionnaires ou salariés d'entreprises publiques ; les créateurs de micro-projets issus du secteur informel ; puis les entrepreneurs professionnels diplômés.
Les trois défis
Ces entrepreneurs ont trois défis à relever. D’abord, l’efficience des mesures macro-économiques à savoir la bonne gouvernance ; l’accompagnement des investisseurs locaux; les cadres institutionnels adéquats; la synergie entre l’Etat et les entreprises et l’amélioration des échanges interrégionaux. Le deuxième défi, c’est l’amélioration des facteurs structurels. Dans ce registre, il y a la promotion d’un marché local avec une réelle intégration régionale; la réduction des lourdeurs administratives; la réduction de la concurrence de l’économie informelle; l’efficacité des Télécommunications, énergie et transports; puis la crédibilité de l’appareil judiciaire.
Le troisième et dernier défi se rapporte à l’accès des PME au financement. Ici, il va falloir procéder à l’amélioration du climat des affaires ; au renforcement des capacités des PME ; au développement du secteur financier y compris les Institutions de micro-finance (IMF) et à la diversification des sources de financement.
En matière de financement, les PME/PMI ont des contraintes en Afrique de l’Ouest. Et au nombre de ces contraintes, il y a la faible qualité des dossiers présentés au financement; le manque ou l’insuffisance d’autofinancement ; l’insuffisance de fonds propres ; la non fiabilité de la documentation financière ; la faible capacité managériale des dirigeants. C’est pourquoi, il est recommandé aux promoteurs d’entreprises des secteurs rentables. Parmi ces secteurs, il y a le commerce général, l’agro-industrie ; les prestations de services ; l’artisanat, hôtellerie et tourisme ; les filières agricoles porteuses avec la maîtrise de l’eau ; l’éducation et la santé.
Avec l’état des lieux des différentes économies des pays de l’Afrique de l’Ouest, beaucoup d’espoir est mis dans les PME/PMI qui occupent une place importante dans lesdites économies.

Les choses se précisent de plus en plus par rapport à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, version 7e législature prévue pour ce mardi 19 mai à l’hémicycle. La bataille se fera entre deux candidats : Me Adrien Houngbédji retenu par l’Opposition et Komi Koutché sur qui la mouvance présidentielle aurait jeté son dévolu.
Qui de Komi Koutché et de Me Adrien Houngbédji sera le prochain président de l’Assemblée nationale ? Tous les regards sont tournés ce mardi 19 mai vers le palais des Gouverneurs à Porto-Novo où aura lieu cette élection attendue par plus d’un. Laquelle sera le premier acte que pose la 7è législature après son installation le samedi 16 mai dernier. En prélude à ce vote, les différents camps se sont retrouvés hier pour opérer les derniers réglages. C’est ainsi que le camp présidentiel aurait jeté son dévolu sur le ministre en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation dont le nom était abondamment cité depuis quelques jours comme un prétendant sérieux à cette bataille. Komi Koutché défendra les couleurs de la Mouvance présidentielle contre le président du PRD. Son choix a été confirmé par plusieurs sources proches du chef de l’Etat.
Du côté de l’Opposition, les choses n’ont pas changé d’un iota. L’unanimité qui régnait autour de Me Adrien Houn-gbédji retenu comme candidat de toutes les forces de l’Opposition est toujours de mise. Les partis et alliances politiques notamment PRD, Union fait la Nation, RB-RP, FDU, ABT, AND et Soleil ont gardé leurs rangs serrés pour affronter cette bataille.
L’Opposition en avance sur la Mouvance
Toutes ces forces politiques de l’Opposition font numériquement 45 députés. Si on doit extraire de cet effectif les trois députés de l’AND Cyprien Togni, Octave Houdégbé, Jacques Yempabou dont leur chef de file Valentin Aditi Houdé les annonce partis pour renforcer les FCBE, l’Opposition serait donc à 42 députés. Il faut désormais ajouter à ceux-ci le député Atao Mohamed Hinnouho de la liste Résoatao. L’ancien militant PRD a donné une conférence de presse hier à Cotonou pour annoncer son vote en faveur de Me Adrien Houngbédji. Ce qui fait théoriquement une majorité de 43 députés pour le bloc de l’Opposition. A priori, le perchoir devrait revenir au candidat Me Adrien Houngbédji qui a déjà sur papier une longueur d’avance sur son challenger Komi Koutché. Mieux, l’autre avantage de l’Opposition est qu’elle contrôle le bureau d’âge. La doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo et Atao Mohamed Hinnouho, l’un des plus jeunes de la législature après Komi Koutché sont tous deux défavorables à la Mouvance présidentielle. Autant de réalités qui mettent le candidat de l’Opposition en pôle position pour gagner cette bataille du perchoir qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis quelques jours. Me Adrien Houngbédji devrait se préparer à prendre pour la troisième fois, après 1991 et 1999, le perchoir de l’Assemblée nationale. Il n’aura pas de fil à retordre devant le candidat de la mouvance présidentielle minoritaire. Laquelle Mouvance est forte pout tout calcul fait de 39 députés représentant les 33 élus FCBE, les 2 de l’alliance UB, les 2 de l’alliance Eclaireur plus les 3 députés de l’AND qui ont filé entre les doigts de Valentin Houdé au profit de la Mouvance. Si ces derniers ne reviennent pas sur leur décision, on aura théoriquement 44 contre 39 députés. L’Opposition s’en tire donc à bon compte. Le camp présidentiel aura besoin de trois députés pour faire basculer la majorité et damer le pion à l’Opposition. Ce qui apparemment ne sera pas facile.
Attention aux votes trahisons politiques !
Même si ce sera difficile, il n’est pas exclu que la mouvance présidentielle réussisse un tel exploit. Car, le vote sera à bulletin secret. Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’autorise pas en cette matière un vote à main levée. Les questions qui portent des élections de personnes sont toujours à bulletin secret. Dès lors, la trahison politique est possible. Des gens, dans un camp comme dans l’autre, peuvent voter, une fois dans l’isoloir, le contraire du vote qui est attendu d’eux ou qu’ils ont promis et même juré à leur candidat. Et on n’aura aucun moyen pour déceler qui a trahi et qui n’a pas trahi. Oui c’est cela la politique au Bénin. C’est à cela qu’il faut faire attention avec les députés qui disent à cor et à cri que leur candidat est telle ou telle personne. Il n’y a aucune preuve pour témoigner s’ils ont effectivement tenu promesse ou pas. On a déjà vu par le passé des trahisons de ce genre ou certains ont carrément voté abstention ou nul. C’est en cela la complexité de l’élection. Personne ne peut pronostiquer le verdict surtout qu’il n’y a pas un grand écart en terme d’effectif entre les deux camps. C’est à un duel serré qu’on risque d’assister ce jour à l’hémicycle entre Me Adrien Houngbédji et Komi Koutché.
Actualités 19 mai 2015

Dans le cadre de leur séminaire en Chine, les journalistes béninois ont visité samedi 16 mai dernier, la Cité interdite et la place Tian anmen. Deux monuments touristiques de renom implantés au centre ville de Beijing, la capitale de la République populaire de Chine.
La place de Tian anmen est l’un des bâtiments célèbres de Pékin. Selon l’histoire de la Chine, elle est la «plus grande place du monde». Son appellation en français signifie, «Place de la porte de la Paix céleste». Elle est érigée en plein cœur de la ville de Pékin.
Avec une superficie d’environ 44 000 mètres carrés, elle s’étend sur 880 mètres du Nord au Sud et 500 mètres de l’Est à l’ouest. Cette place regroupe quatre différents sites, à savoir le mausolée du premier président de la République populaire de Chine, Mao Zedong, l’Assemblée nationale, le Musée national de l’histoire de la Chine et le monument des héros de la 2e guerre mondiale. Elle doit notamment sa célébrité aux nombreux évènements qui se sont déroulés au cours de l'histoire du pays, dont les changements de gouvernements.
C’est également là que se déroule le défilé militaire annuel de la fête nationale du pays, les 1er octobre.
Sur le fronton de la « porte de la Paix céleste» est suspendu un portrait de Mao Zedong, avec les inscriptions «Vive la République populaire de Chine» et «Vive la solidarité du peuple chinois», a expliqué le guide, Jiang Zhi Xing, à la délégation des journalistes béninois.
Après la place Tian anmen, la délégation a mis le cap sur le «Palais impérial». Anciennement connu sous le nom de la «Cité interdite», le Palais impérial était celui des empereurs pendant les dynasties Ming et Qing. C’est un chef-d’œuvre unique de l’architecture antique, dont les bâtiments sont construits en bois anciens. Il ressort de la présentation générale faite de ce lieu par notre guide, qu’il est «la plus complète et la plus grande du monde». Le nom de la Cité interdite, explique-t-il, tient au fait que par le passé, son accès était interdit au public, car la résidence privée de l’empereur s’y trouvait. L’autre raison qu’il en donne, est liée aux femmes du roi, à qui les entrées et les sorties étaient très strictes. Pour rappel, le Palais impérial a été fondé par Zhu Di de la dynastie Ming en 1406. Sa construction s’est achevée en 1420. Il couvre une superficie d’environ 725 000 mètres carrés. On compte en son sein, neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix- neuf chambres
Par Maryse ASSOGBADJO (Envoyée spéciale en Chine)
International 19 mai 2015