La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Port autonome de Cotonou: Les deux nouveaux portiques de Bénin Terminal opérationnels

Officiellement réceptionnés en janvier dernier par le chef de l’Etat, les deux nouveaux portiques de Bénin Terminal sont désormais aptes à opérer. Une bonne nouvelle pour le Port de Cotonou dont l’amélioration de la productivité lors des opérations commerciales des navires reste une priorité absolue.

Deux mois après leur réception officielle par le président de la République et Vincent Bolloré, les deux nouveaux portiques de Bénin Terminal sont désormais opérationnels au Port de Cotonou depuis le 16 mai dernier. Les techniciens chargés du montage et des réglages de ces nouveaux engins de manutention ont mis les bouchées doubles afin qu’ils soient fonctionnels dans les délais. Grâce à l’amélioration des productivités, ces équipements permettront à Bénin Terminal de réduire la durée des escales des navires au Port de Cotonou et ainsi permettre d’accueillir un plus grand nombre de navires et donc de traiter plus de marchandises pour accompagner la croissance du Bénin. La mise en service de ces deux portiques de dernière génération, permettra à terme d’augmenter les volumes traités par le terminal du Quai sud, passant ainsi de 400 000 conteneurs équivalent 20 pieds à 560 000 par an.
D’un poids de 1200 tonnes, chaque portique a la technologie pour traiter 30 mouvements par heure en moyenne, et est dotée d’une capacité de levage de 60 tonnes sous spreader pour une portée de 47 mètres équivalent à 17 rangées de conteneurs à bord d’un navire. En mode «twinlift», ils permettent de charger ou de décharger les conteneurs 20’ par deux, ce qui représente un accroissement de productivité non négligeable. Dotés d’un mode de fonctionnement semi-automatique, ils permettent un chargement et un déchargement plus rapides et plus sûrs des navires porte-conteneurs.
L’installation de ces deux engins de dernière génération porte désormais à quatre le nombre de portiques sur Bénin Terminal, filiale du Groupe Bolloré au Port de Cotonou. Leur coût global est de 13 millions d’euros, soit près de 9 milliards de francs CFA.

10 nouveaux portiques attendus

En plus de ces portiques de quai, 10 nouveaux portiques de parc (RTG) sont en cours d’acquisition par Bénin Terminal dont 05 seront livrés fin août, ce qui permettra d’augmenter la capacité de stockage des terre-pleins et répondre ainsi aux demandes croissantes du marché régional. Dès que l’achèvement des travaux confortatifs sera officiellement prononcé par les Autorités portuaires, ce sont des navires allant jusqu’à 13,5 mètres de tirant d’eau qui pourront ainsi escaler à Cotonou.
«Le Port de Cotonou doit être à la hauteur des défis futurs que va induire la mise en exploitation de la ligne de chemin de fer Cotonou-Niamey », avait indiqué Vincent Bolloré, PDG du groupe éponyme, le 14 janvier dernier lors de la réception officielle des nouveaux portiques. Pour les autorités béninoises, l’arrivée de ces engins s’inscrit dans la dynamique de modernisation du port de Cotonou pour répondre à leur ambition d’en faire un hub de négoce et de logistique au profit des pays de l’hinterland.
La mise en service de ces nouveaux portiques constitue une bonne nouvelle pour le Port de Cotonou, qui grâce aux travaux confortatifs devra augmenter ses capacités d’accueil des navires. La fin des travaux confortatifs est prévue pour la fin du mois de mai. Si le Port de Cotonou a gagné la bataille de la célérité dans les procédures de formalités portuaires, grâce à l’installation de son guichet unique, il reste toujours confronté à celui de l’enlèvement physique des marchandises en un temps record. Les nouveaux portiques installés ainsi que l’arrivée des portiques de parc annoncée par Bénin Terminal avant la fin de cette année viendront donc accroitre ses chances de répondre totalement à ce défi de compétitivité.

Economie 19 mai 2015


Polémique autour de la mobilisation de ressources financières par le canal des sociétés d’Etat et des GSM: Les clarifications du gouvernement

(Lire le communiqué)

Nos compatriotes ont appris avec une certaine angoisse la suspension de l’aide au Bénin des Pays-Bas en raison des irrégularités relevées par le Cabinet Fiducia Consulting Group (FCG) dans la gestion des ressources financières du Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement (PPEA-II).
Nos compatriotes sont préoccupés par la nécessité de faire toute la lumière sur ces irrégularités et d’obtenir dans les meilleurs délais la levée de la suspension.

Dans la même logique que les populations, le gouvernement du Bénin s’est immédiatement attelé de concert avec les Pays-Bas à créer les conditions de rétablissement au plus tôt de la coopération entre les deux pays. Notre peuple a suivi avec espoir les dispositions immédiates prises par le gouvernement à cet effet. Malheureusement, on peut constater que certains de nos compatriotes ne s’inscrivent pas dans cette inquiétude qui a gagné les Béninois et sont loin d’œuvrer à la normalisation de la situation née des irrégularités constatées au PPEA-II.
Ainsi, ces compatriotes par presse interposée s’emploient à en rajouter à la situation. Ils procèdent à des amalgames qui n’ont d’autre raison d’être que de compliquer cette situation déjà hautement dommageable à l’image de notre pays, de mettre le peuple en colère et de renforcer la défiance des partenaires à l’égard du gouvernement.
En effet, on peut lire dans le n°1544 du quotidien Le Meilleur du 13 Mai 2015 : «Affaire détournement de trois milliards de francs CFA issus des Pays-Bas, voici comment le gouvernement voulait camoufler le dossier». Le quotidien s’appuyant sur un relevé du Conseil extraordinaire des ministres du 7 avril 2015, insinue que le gouvernement a «sommé» les sociétés d’Etat et les opérateurs GSM de mobiliser la somme de trois milliards destinés à "faire croire aux autorités des Pays-Bas que le projet de réalisation des forages d’eau potable en zone rurale ne souffrait d’aucune difficulté".
Selon ce quotidien, le gouvernement s’est engagé dans du faux, faisant preuve d’un machiavélisme inadmissible dont l’objet serait de camoufler le trou financier occasionné par les irrégularités enregistrées au PPEA-II par l’utilisation des fonds collectés au niveau des sociétés d’Etat et des GSM.
En fait, de quoi s’agit-il ? Tout le monde sait que le besoin d’eau potable est énorme dans nos villes et campagnes. Aussi le gouvernement a-t-il cru devoir compléter l’important dispositif existant de fourniture d’eau mais insuffisant à satisfaire nos besoins par un programme national d’approvisionnement en eau potable des populations notamment en zones rurales.
Il est à souligner que le seul lien entre le Programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement et ce que le journal Le Meilleur appelle camouflage reste et demeure la volonté du Gouvernement de satisfaire les besoins en eau des populations. Les insinuations du journal Le Meilleur, une fois encore, ne sont qu’amalgame et désir d’opposer les populations au gouvernement, une contribution destinée à approfondir la stratégie en cours de renforcement du déficit de confiance entre notre peuple et ses dirigeants. Du reste, comment comprendre que cette décision destinée à faire du faux et à camoufler un détournement, comme le prétendent le quotidien Le Meilleur et des hommes politiques, ait été largement publiée dans un communiqué du Conseil des ministres ?
En tout état de cause, la mobilisation de ressources financières par le canal des sociétés d’Etat et les GSM n’est rien d’autre qu’un programme national complémentaire du dispositif existant. Il est prévu qu’il soit exécuté par un comité de pilotage comprenant les membres de l’Agence des grands travaux et nos partenaires des GSM et entreprises d’Etat. L’expertise du PNUD pourrait être mise à contribution. Ainsi, ce programme national sera bel et bien lancé et mené à terme. Des centaines de puits seront forés pour étancher la soif de nos vaillantes populations. Le journal Le Meilleur, est donc invité, au côté du peuple béninois, à suivre la mise en œuvre du Programme d’urgence 2015 d’alimentation en eau potable en zone rurale par le gouvernement dont la concrétisation sera un démenti cinglant à l’œuvre de déstabilisation et d’amalgame visée par le quotidien Le Meilleur en sa parution du 13 mai 2015.

Fait à Cotonou, le 17 mai 2015

Le secrétaire général
du gouvernement

Alassani Tigri

Actualités 19 mai 2015


Paiement d’impôts et de taxes par virement bancaire: Pour un service de qualité à l’usager

Le partenariat entre l’administration publique et le secteur bancaire se porte à merveille. La vitalité de cette relation est le lancement, vendredi 15 mai dernier à Cotonou, de l’opération « Paiement d’impôts et de taxes par virement bancaire ». C’est sous l’égide du directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Servais Adjovi, qu’a été placée la cérémonie de lancement.

La modernisation de l’administration des impôts poursuit son chemin. Au nombre des réformes initiées dans le but de doter cette structure d’instruments modernes de gestion, figure en bonne place l’opération du paiement des impôts et taxes par virement bancaire.

Dans son mot de bienvenue, vendredi dernier, le directeur général des Impôts, Gilbert Tolodji Eda a d’abord salué cette initiative du gouvernement pour amener le Bénin à moderniser le climat des affaires.Il a saisi l’occasion pour rappeler à l’assistance les nombreux avantages que présente ce nouvel instrument de paiement des impôts et taxes. Il s’agit, entre autres, précise t-il, de la célérité des opérations de paiement ; la réduction sensible de perte de temps pour les paiements, la réduction de la circulation de monnaie fiduciaire et les risques qui y sont liés, la réduction sensible des files d’attente.
Pour le DGID, malgré ces nombreux avantages, les autres instruments de paiement des impôts et taxes que sont : l’espèce, le chèque certifié ou barré, le certificat MP2 et le certificat de détaxe continuent d’être utilisés aux guichets des recettes des impôts

De nombreux avantages

En procédant au lancement officiel de l’opération, le directeur de cabinet du ministre en charge des Finances, Servais Adjovi, a indiqué que c’est dans le souci de rendre un service de qualité à l’usager que cet instrument de paiement est développé. Il souligne qu’il s’agit d’un nouvel instrument dont les avantages permettent aux opérateurs économiques de réaliser des gains de temps, toute chose qui concourt, dit-il, à une meilleure gestion de leurs activités. «La direction générale des impôts, les banques et les usagers sont invités à collaborer, à respecter les engagements contenus dans le cahier des charges et dans les contrats de maintenance pour une mise en œuvre efficiente de cet instrument», a-t-il conclu
Tout en saluant la collaboration entre des banques et l’administration publique, le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Bénin, Rizwan Haider a souhaité que cela se poursuive pour le bonheur du climat des affaires et la prospérité de l’économie béninoise.

Actualités 18 mai 2015


Gestion des transactions au sein de l’espace UEMOA: Mono-Couffo revisite les textes de loi sur les relations entre les Etats

«La libre circulation des personnes et des biens». C’est le thème des séances de sensibilisation que la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) organise depuis vendredi 15 mai dernier dans les départements du Mono et du Couffo. Ces assises qui prennent fin vendredi 22 mai prochain visent à rappeler les règles qui encadrent les relations entre les Etats de l’Union.

Douaniers, policiers, forestiers et autres unités de l’Armée de même que des civils ne se sont pas fait prier pour répondre à l’appel de la Commission de l’UEMOA dans le cadre des séances de sensibilisation sur «La libre circulation des personnes et des biens».
Avant les communications qui ont meublé la séance vendredi dernier, un film documentaire et des échanges portant sur des expériences liées aux réformes communautaires en cours, toutes choses devant meubler les assises proprement dites, place a été d’abord faite à des allocutions. Dans la série, il y avait celle du représentant du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Daniel Zinsou Tchékounou. C’est d’ailleurs de lui que viendra l’onction officielle de la séance.
Pour Daniel Zinsou Tchékounou, «La libre circulation des personnes et des biens constitue un maillon déterminant dans la construction du marché commun». Il dira d'ailleurs que c’est même «le fondement de l’intégration régionale» voulue à travers la mise en place de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). C’est donc à juste titre que la représentation locale de la Commission de l’UEMOA a décidé de débattre du sujet dans un contexte où les axes routiers des pays de l’espace UEMOA connaissent un nombre élevé de barrières et des tracasseries fréquemment dénoncées. Lesquels obstacles-clé surviennent peut être par faute d’une bonne interprétation des textes.
Quant au choix du Mono-Couffo pour abriter les assises, le représentant résident de la Commission de l’UEMOA, Badjibassa Babaka explique que ces deux départements sont devenus un «passage obligé pour des transactions commerciales et économiques avec les pays comme le Togo, le Ghana et le Nigeria». Mais pour qui connaît cette zone sait qu’elle abrite les ressortissants de ces Etats tout comme ceux de bien d’autres pays qui s’y établissent et s'intègrent. Autant dire que si les huit pays de l’UEMOA doivent se fondre un jour en un seul Etat, cela dépendra de l’amélioration qualitative de la vie au sein des zones frontalières et entre les diverses communautés. Et c’est là, l’autre raison qui a motivé le choix du Mono-Couffo frontalier du Togo pour accueillir l’édition 2015 des assises de l’UEMOA pour le compte du Bénin.
A l’occasion des assises, il sera rappelé les dispositions contenues dans les protocoles, actes, règlements, directives et décisions en attendant de parvenir à une identité communautaire, supposant la suppression du visa d’entrée, le droit de résidence ainsi que le droit d’établissement.
Les assises du Mono-Couffo font suite à celles organisées en 2014 au profit des départements de l’Atacora et de la Donga. Parakou ayant été à l’honneur une année plus tôt en 2013 après la tenue des mêmes assises à Cotonou et autres villes en 2012.

Société 18 mai 2015


Tractations pour le perchoir de l’Assemblée nationale: Adrien Houngbédji et Atao Hinnouho fument-ils le calumet de la paix?

Qui l’eut cru! Le député Atao Mohamed Hinnouho au domicile de Me Adrien Houngbédji à Porto-Novo. Les deux personnalités ont échangé dans l’après-midi du samedi 16 mai dernier, quelques heures après l’installation officielle de la 7e législature. Les échanges se sont déroulés à huis clos et ont duré quarante-cinq minutes environ. De quoi ont parlé ces deux députés à un moment où la bataille pour le contrôle du perchoir fait rage ?

«Le vendredi 15 mai 2015, aux environs de 19 heures, j’ai reçu la visite de l’honorable Augustin Ahouanvoèbla qui est venu me présenter de vive voix ses félicitations, et par son téléphone portable, a appelé le président Adrien Houngbédji qui m’a aussi présenté ses félicitations pour mon élection à l’Assemblée nationale. Ce que j’ai jugé bien. C’est ainsi que je me suis dit qu’il faut que j’aille aussi chez le président Adrien Houngbédji de façon fraternelle, courtois et respectueux pour lui présenter aussi de vive voix mes sincères félicitations. C’est ce que je suis venu faire et c’est pour cela que vous me voyez ici», a déclaré Mohamed Atao Hinnouho au sortir du tête-à-tête avec son ancien mentor politique. Les deux personnalités peuvent-elles se retrouver sans aborder la formation du bureau de l’Assemblée nationale ?. «Je suis là à son domicile pour le féliciter par rapport à une démarche précédente. Je crois que nous avons tout le week-end pour aborder ces sujets de tractations en ce qui concerne le bureau de l’Assemblée nationale», a précisé Atao Mohamed Hinnouho, avant de poursuivre que son souhait est que le Bénin aille mieux et que les choses changent véritablement.
Il faut souligner que vendredi 15 mai dernier, Atao Mohamed Hinnouho a déclaré sur des médias qu’à cette date aucun membre de l’Opposition ne l’a encore approché pour aborder avec lui la question de la formation du bureau de la 7e législature. Et qu’il ne votera jamais pour le candidat des FCBE. Cette déclaration a poussé Me Adrien Houngbédji à recevoir son ancien militant. Selon des indiscrétions, les deux personnalités auraient fumé le calumet de la paix. Elles auraient décidé de faire table rase du passé.
On se rappelle, comme si c’était hier, que le jeune député avait été élu sur la liste PRD pour le compte de la 6e législature qui vient de s‘éteindre. Mais une fois au Parlement, il a décidé de rompre les amarres avec le parti de Me Adrien Houngbédji. Il créera son propre parti, le Résoatao pour prendre son destin politique en main. Des militants PRD ne vendaient pas chère sa peau. Pour eux, Atao Mohamed Hinnouho a signé sa mort politique avec cette démission. Car, personne ne quitte le parti, le combat dans son fief et gagne. Des exemples existent à foison. Mais Atao Mohamed Hinnouho a fait exception. Il a pris le risque d’aller aux élections législatives du 26 avril dernier avec son parti Résoatao dans la 15e circonscription électorale reconnue comme le bastion du PRD. Il a réussi à tirer son épingle du jeu faisant tomber ainsi le mythe «Quand on quitte le PRD, on meurt politiquement». De quoi faire mal à Me Adrien Houngbédji et aux militants PRD. Cette colère est désormais du passé. Le maître a besoin aujourd’hui de son ancien élève pour gagner le perchoir. Les deux se sont parlé. Se sont-ils vraiment compris ? Attendons de voir. Seulement, cette rencontre confirme une fois encore qu’en politique deux droites parallèles peuvent converger un jour, si les circonstances l’exigent.

Actualités 18 mai 2015


Assemblée nationale: La 7e législature entre officiellement en fonction

Les 83 députés de la 7e législature ont été officiellement investis dans leurs fonctions, samedi 16 mai dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Ils ont été installés par la doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo entourée de ses deux plus jeunes collègues, Komi Koutché et Atao Mohamed Hinnouho assurant tous deux, le rôle de secrétaires du bureau d’âge.

C’est parti encore pour quatre années de travaux à l’Assemblée nationale. Les députés élus au terme des élections législatives du 26 avril dernier, ont été officiellement installés dans leurs fonctions par le bureau d’âge. Cette installation éteint définitivement la 6e législature dont le mandat est expiré depuis vendredi 15 mai dernier à minuit. Vive donc la 7è législature !
Tous les députés à l'exception de Basile Ahossi, ont répondu présents à l’invitation de la doyenne d'âge, Rosine Vieyra Soglo. Le quorum a été vérifié par Komi Koutché, le plus jeune du bureau d’âge. Il a lu la décision de la Cour constitutionnelle qui proclame les résultats des élections législatives. Barthélémy Kassa a été le premier député à fouler le sol du palais des Gouverneurs. Il sonnait 8h 50mn. Il était venu tôt pour pouvoir retirer ses attributs de députés. Une formalité qu’il n’a pu remplir la veille. L’ancien ministre en charge de l’Energie et de l’Eau, démissionnaire suite à l’affaire de détournement des fonds de l’aide des Pays-Bas au profit de projet d’eau potable au Bénin, sera suivi du député Alexis Agbélessessi des Forces démocratiques unies (FDU). Le dernier des 83 députés à arriver a été Me Adrien Houngbédji. Il est venu quelques minutes avant la doyenne d’âge.
Comme il est souvent de tradition en de pareilles occasions, certains députés se sont fait accompagner par des parents, amis et même des militants. Mais la foule a été stoppée au portail de l’entrée principale du palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Une horde des forces de l’ordre et de défense y a été déployée à cet effet, pour assurer la sécurité de l’Assemblée nationale et ses alentours. Cette foule en liesse est restée jusqu’à la fin de la cérémonie d’installation.

Que de flèches !

Dans son discours très incisif, la doyenne d’âge, Rosine Vieyra Soglo a souhaité un bon mandat à ses collègues. Son souhait est que cette législature se déroule dans des conditions apaisées comme c’était le cas sous la 6e législature présidée par Mathurin Nago. Elle a félicité ce dernier pour avoir fait preuve de dextérité et de recherche de consensus tout au long de cette législature.
Rosine Vieyra Soglo a saisi l’occasion pour rappeler aux députés l’importance de l’Assemblée nationale, la 2e institution de l’Etat. Ceci dit, l’institution parlementaire mérite, selon elle, respect. Elle ne doit pas être un refuge pour des fossoyeurs de l’économie nationale à la recherche de l’immunité parlementaire pour échapper à la justice. La doyenne d’âge a condamné ce fait. Elle est même allée plus loin en demandant à ses collègues concernés de démissionner pour leur propre honneur et leur dignité. Rosine Vieyra Soglo faisait ainsi allusion surtout à l’actualité du scandale relatif à l’affaire de détournement de plus de 3 milliards FCFA de l’aide des Pays-Bas pour la réalisation du projet d’eau potable au profit de certains villages du Bénin. Un scandale qui a éclaboussé le gouvernement dont en premier chef le ministre en charge de l’Eau, Barthélémy Kassa, élu député à l’issue des élections législatives du 26 avril dernier. L’intéressé a démissionné de son poste de ministre la semaine dernière, mais siège à l’Assemblée nationale où il bénéficie de l’immunité parlementaire. Avec des mots à peines voilés, la doyenne d’âge lui conseille tout comme les autres députés qui traînent aussi des casseroles de renoncer à leurs fonctions de parlementaire pour se mettre à la disposition de la justice.
La doyenne d’âge trouve inconcevable le niveau de corruption au Bénin. Elle est devenue pratiquement un sport national pendant que des populations des villes et campagnes sont en proie à une grave pauvreté et manquent du minimum pour vivre. La lutte contre la corruption doit être traduite dans des actes concrets, insiste la dame de fer de la Renaissance du Bénin avant de lancer officiellement les travaux de cette 7e législature.

Actualités 18 mai 2015


Pénurie d’eau dans la Donga: Le chemin de croix des ménages de Djougou

Difficile pour les ménages de disposer d’eau dans la commune de Djougou. Puits et barrage asséchés, le calvaire des populations connaît son pic avec des réactions d’humeur.

L’affluence devant l’Ecole primaire publique de Yasmssa-Gah dans le deuxième arrondissement de la commune de Djougou était effarante samedi 9 mai dernier. Femmes et jeunes filles se bousculant pour approvisionner leurs bassines en eau. Un brouhaha indescriptible que les intrus peinent à supporter. Le cliquetis des récipients ainsi que le tintamarre des bidons alignés sur une bonne distance témoignent du calvaire des populations. Tôt le matin et tard dans la nuit, la pompe à motricité humaine érigée dans l’enceinte de cet établissement reçoit un monde fou de demandeurs. Pour des riveraines autant faire l’état de siège pour avoir sa provision d’eau de la journée. « Un pas fait en arrière et vous voilà en difficulté. Vous devez rester sur le qui-vive pour ne pas rater votre tour », prévient Sakinatou qui confie être sur les lieux depuis quatre heures d’horloge. Dépassé par cette foule qu’il a du mal à canaliser, l’exploitant de l’ouvrage se contente de requérir la compréhension des usagers. Mais loin de ses cris, les injures et autres jurons fusent des rangs. Qui pour vitupérer son prédécesseur qui lui aurait pris sa place, qui pour tancer l’exploitant accusé de favoritisme.

Dans cette atmosphère qui ne plaide aucunement à l’entente, les plus endurants s’en tirent avec le liquide précieux. Mais à quel prix !
Arrivé sur les lieux à la première lueur du jour, Seydou ne dégagera son pousse-pousse rempli de six bidons d’eau que bien au-delà de 13 heures. Le visage dégoulinant de sueur, il se fraie un chemin, raccompagné par les huées des femmes l’accusant de faire du business avec sa provision. « Walaï (je vous le jure ! en langue dendi) ce n’est pas un jeu d’enfant. Je perds mon souffle », implore-t-il.
La commune de Djougou, de tradition, connaît pendant les mois d’avril et de mai une pénurie d’eau du fait de l’assèchement de puits et de son barrage. Les robinets d’eau potable, s’ils peinent parfois à remplir les seaux du fait de leur faible flux, débitent des gouttelettes impropres à la consommation. Avec une couleur ocre et une odeur fétide de boue qui ne rassurent guère, les ménages se retrouvent bien dans l’impasse.
Denrée rare

Un véritable calvaire que n’a pas manqué de dénoncer Wallis Zoumarou, tout nouveau élu du peuple dans la 13ème circonscription électorale comprenant la seule commune de Djougou, lors de sa campagne électorale sous la bannière de l’alliance ABT. Très préoccupé par l’assèchement du barrage qui jouxte son domicile, il peine à réaliser que cette denrée aussi vitale pour les populations leur soit privée.
Dans les quartiers populeux tels que Bassala, Yalouwa, Taifa, les populations ne cachent pas leur colère. « Nous ne pouvons pas comprendre une telle situation dans une grande ville comme Djougou. Nous avons l’impression d’être délaissés », confie sèchement Régis Goudou, gérant d’une échoppe.
Dans les rues, des femmes portant des récipients, des conducteurs de tricycles et pousse-pousses remplis de bidons jaunes sont à la recherche de points d’eau. Les robinets dans la journée sont vides.
Si les promesses faites par le chef de l’Etat Boni Yayi le 31 mars 2014 d’endiguer la pénurie d’eau en renforçant les systèmes d’alimentation en eau potable pourraient nourrir l’espoir d’un approvisionnement sans faille à Djougou, il n’en demeure pas moins que les travaux de réalisation de 17 nouveaux forages d’exploitation, de quatre unités de traitements, de réhabilitation de la retenue d’eau de la ville, de réservoir d’eau ainsi que ceux d’extension et de renforcement des réseaux d’adduction et de distribution sur une longueur de 104 km, annoncés lors du passage de ce dernier, sont toujours attendus. De même que les 1100 branchements promotionnels.
A l’exception des huit barrages réalisés par la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) dans l’arrondissement de Bariénou, avec une capacité de production de 40m3/heure, et qui visent à mettre fin à ce calvaire, avec l’assèchement de la retenue d’eau de la ville, force est de constater que dans l’attente des travaux de raccordement de ces forages aux réseaux de stockage et de distribution, les besoins de la population de Djougou restent insatisfaits et sont évalués à 1000 m3/jour soit en moyenne 45m3/heure.
Contacté, Moïse Kossi Djakpo, chef agence Djougou de la SONEB, confirme que les dispositions sont en cours pour ledit raccordement; l’entreprise devant exécuter cette prestation est déjà connue et une séance a été tenue dans la semaine avec ses responsables et techniciens pour démarrer dans les plus brefs délais les travaux.

Les allégations balayées

Cependant, c’est du revers de main qu’il balaie les allégations faisant état de pénurie d’eau dans la cité des Yoms. Ce qui pourrait être qualifié de rupture d’eau n’a duré que trois jours, à ses dires, suite à un problème technique au niveau de l’usine d’eau. Mais tôt, diligence a été faite pour soulager les peines des populations. Si l’état des lieux plaide peu à corroborer ses propos, il ajoutera que ses sorties ces derniers jours sont saluées par les populations qui lui décernent un satisfécit par rapport aux dispositions prises par la SONEB pour contenir la pénurie d’eau. D’ailleurs le phénomène n’aurait aucunement été perceptible cette année tant des projections ont été faites. S’agissant de l’assèchement de la retenue d’eau bien visible à la surface il souligne qu’il ne saurait justifier une éventuelle pénurie. D’autres contingences ont permis de faire face à la situation. Des assurances qui sont loin de satisfaire les usagers durement éprouvés par tant de calvaire dans l’approvisionnement en eau potable des ménages.

Société 15 mai 2015


Criminalité transnationale organisée et corruption: Améliorer le dispositif institutionnel et réglementaire pour lutter contre le fléau

L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) a animé le mercredi 13 mai dernier à Cotonou, une conférence publique sur les trafics d’armes en lien avec les braquages en bande organisée et la situation sécuritaire au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine. Ladite conférence est organisée dans le cadre du Projet Ayifa financièrement appuyé par l’Usaid-Bénin

Des personnalités provenant des Cours et Tribunaux, de la Police et de la Gendarmerie nationale, des cadres des ministères, et des institutions, des universitaires ainsi que des acteurs de la Société civile, et autres partenaires au développement ont pris part à la conférence publique organisée par l'Autorité nationale de lutte contre la corruption sur les trafics d'armes en lien avec les braquages en bande organisée et la situation sécuritaire au Bénin et dans la sous-région ouest africaine.
Selon les organisateurs, l’objectif global de cette conférence est de susciter une réflexion élargie au niveau des acteurs intervenant dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée et la corruption au Bénin en vue d’une dynamisation de la lutte contre ces deux phénomènes.
En d’autres termes, il s’agit de façon spécifique de partager avec les participants, le contenu, de l’étude spéciale Criminalité transnationale organisée (CTO) et corruption notamment son aspect trafic d’armes. Partager avec les participants le contenu de la deuxième évaluation trimestrielle sur les procédures judiciaires relatives aux affaires de CTO et de corruption en insistant sur l’aspect trafic d’armes. Partager également l’expérience croisée des professionnels de la lutte contre la criminalité transnationale organisée au Bénin aux niveaux institutionnel et juridictionnel. Et en fin recueillir des recommandations en vue d’une lutte plus efficace contre la corruption et la criminalité transnationale organisée.
Dans son intervention à l’ouverture des travaux, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Guy Ogoubiyi a d’abord rappelé le projet «Ayifa» qui s’inscrit, dit-il, dans le cadre du Programme de l’initiative de coopération sécuritaire ouest africain du Bénin initié par le gouvernement.
Il a soulginé que la conjonction de la criminalité transnationale organisée (CTO) et corruption et les trafics d’armes en lien avec les braquages en bandes au Bénin amène à engager une réflexion au vue de la situation sécuritaire dans la sous-région ouest africaine en général et le positionnement géographique du Bénin en particulier. Il a également souhaité que les recommandations soient de qualité afin d’améliorer le dispositif institutionnel et réglementaire nécessaire pour amorcer le recul des faits de criminalité transnationale organisée et de corruption au Bénin.
Pour sa part, la représentante de l’USAID-Bénin Yikee Chu Adjé est revenue sur l’importance du thème qu’elle qualifie d’actualité. C’est un phénomène inquiétant qui mérite une réponse appropriée et le soutien de la communauté internationale. «Le phénomène mérite une attention soutenue du gouvernement et nécessite une réflexion globale sur la situation pour évaluer le dispositif institutionnel en place et contrer le phénomène», note-t-il. « La sécurité des citoyens et des activités économique est gage de développement», a-t-elle conclu

Actualités 15 mai 2015


Climat délétère à la direction départementale du Travail Borgou-Alibori: Le ministre Aboubakar Yaya hausse le ton et menace

L’ambiance de travail viciée à la direction départementale du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle du Borgou et de l’Alibori (DDTFPRAI/B-A) sort le ministre Aboubakar Yaya de ses gonds. En visite de prise de contact avec le personnel de ladite direction, mercredi 13 mai dernier à Parakou, l’autorité n’a pas caché son amertume face au climat délétère qui règne depuis plusieurs mois au sein de cette structure sous tutelle composée d’une vingtaine d’agents, en majorité des femmes. «Je tiens à vous dire que je ne suis pas content.

C’est la seule direction départementale qui me crée de problème», a laissé entendre le ministre de tutelle tout furieux. «Je ne sais pas si c’est vous qui n’êtes pas à la hauteur ou bien si c’est le personnel qui est capricieux», lance-t-il à la directrice départementale Rafiatou Mamoudou Ibrahima et ses collaborateurs. «Etant le gestionnaire du personnel de l’Etat, je suis capable de vous redéployer tous et vous aussi, je suis capable de vous faire partir de votre poste», menace le ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle qui a tenu une séance à huis clos avec les agents pour tenter de régler les malentendus.

Selon les indiscrétions, certains agents de la direction bâcleraient le travail ou brilleraient carrément par leur absence ou le retard ; d’autres n’admettraient pas d’être dirigés par une femme. Outre l’ambiance peu propice, la DDTFPRAI Borgou-Alibori est confrontée à plusieurs difficultés qui ne favorisent pas l’accomplissement des tâches qui incombent au personnel. La directrice départementale Rafiatou Mamoudou Ibrahima évoque l’absence de la connexion Internet, la défaillance des installations électriques qui sont vétustes, la défectuosité des interphones pour l’ensemble des bureaux de la direction. A cela, s’ajoute le besoin d’un rétroprojecteur pour des séances ou sessions de formation, de sensibilisation et de vulgarisation. Aussi, les bureaux de la direction sont-ils exigus et il n’existe même pas une salle de réunion.
Par ailleurs, les agents sont perturbés au quotidien par le vacarme provenant du marché de friperie Kobo-kobo, les locaux de la direction départementale étant situés en plein cœur de ce marché qui s’anime tous les jours au quartier Ladjifarani dans le 2e arrondissement de Parakou.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 15 mai 2015


En séjour en République populaire de Chine: Les journalistes béninois visitent l’Université de communication et des médias de Zhejiang

Les journalistes béninois invités à un séminaire de formation à Beijing ont visité mercredi 13 mai dernier, l’Université de communication et des médias de Zhejiang située dans la province de Hangzhou. Cette visite leur a permis de prendre connaissance de ce qui se fait dans le domaine de la communication dans cet établissement et de s’informer sur la coopération internationale entre la Chine et les autres pays.

La ville de Zhejiang abrite l’une des universités les plus célèbres de Chine dans le domaine des métiers des médias. Cet établissement d’Etat est cogéré par l’Administration nationale de la Radiodiffusion, du Cinéma, de la Télévision, de la Presse et de l’Edition et le gouvernement populaire de la province de Zhejiang.
Créé depuis trente ans, cet établissement est constitué de treize facultés et forme des spécialistes dans le domaine de la télévision, de la communication sur ses deux campus et couvre une superficie de 610 m². Il dispose d’un imposant bâtiment de vingt deux étages, ayant dix-sept auditoriums et une base de production de programmes radios télévisés.
Le directeur adjoint du département des Affaires scolaires, en même temps directeur du bureau d’Enseignement de l’art public de l’Université, Cai Han, a expliqué que cette université compte cent trente employés administratifs, quatre-vingt-dix-huit (98) professeurs titulaires, deux cents cinquante (250) professeurs adjoints et trente-huit professeurs recrutés sur une subvention spéciale du Conseil d’Etat.
De même, l’Université de communication et des médias, s’emploie à mettre en œuvre des projets pour améliorer la qualité de l’éducation. Dans ce cadre, elle coopère avec plus d’une centaine de bases de recherches et d’enseignement pour créer une plate-forme de stage pour les étudiants.
Dans le cadre de la coopération interuniversitaire, les responsables de cette université ont noué des contacts avec plus de quarante universités de différents pays tels que les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Australie, la France, la Suède et la Corée du Sud. Des programmes d’échanges à long et à moyen termes de plate-forme de recherches sont lancés pour les professeurs et les étudiants.
La plupart des étudiants formés dans cet établissement qualifié de «campus sécurité» ou «d’école modèle de la standardisation de la langue chinoise au cadre national», sont appréciés par les radios et télévisions. Ce qui a porté le taux d’insertion professionnelle de ces derniers à 93%.
Le vice-président de l’université et membre du Comité central du parti communiste chinois, Li Jun, a affirmé que les formations faites répondent aux besoins sociaux du pays et surtout offrent la possibilité aux étudiants d’aller en Bourgogne en France pour des stages et enseignements.
L’université accueille depuis 2013 des étudiants africains venus des pays comme le Cameroun, le Kenya, dans les domaines du digital et de la conception. En 2014, onze étudiants tanzaniens ont été admis pour se former dans la présentation et l’animation.
Li Jun a souhaité que la présente visite des professionnels des médias béninois soit le point de départ d’une démarche pouvant aboutir à l’instauration d’une coopération entre l’Université de communication et de médias de Zhejiang et la République du Bénin dans le domaine de la formation universitaire.

Par Pintos GNANGNON,Envoyé spécial en Chine

International 15 mai 2015


1535 - 1585