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Nouvelles

Kersti Kaljulaid, présidente de l’Estonie: « Le Bénin a fait des demandes concrètes… et nous avons répondu favorablement »

Développement du numérique, coopération entre le Bénin et l’Estonie, apport des entreprises et cadres estoniens à la concrétisation des ambitions du Bénin et au contenu du Programme d’actions du gouvernement…. C’est ce qui ressort de cette interview exclusive avec la présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid.

La Nation : Madame la présidente, quels sont les grands axes de la coopération entre l’Estonie et le Bénin ?

Présidente Kersti Kaljulaid : Nous avons beaucoup d’entreprises qui offrent, par exemple, des services dans le développement du numérique. Nous travaillons avec des pays du Golfe, de l’Europe. On a beaucoup d’entreprises aussi qui développent des services qui sont faits pour vous, pour votre système et nous cherchons partout des possibilités de développer nos compétences. Nous sommes là actuellement avec des entrepreneurs. Il y en a aussi d’autres qui peuvent venir développer quelque chose au Bénin et élargir leurs capacités dans les pays voisins. Parce que vous avez déjà des liens forts entre les pays de la sous-région, une libre circulation.
Nous trouvons que le fait de venir investir ou s’installer ici offre des possibilités d’opérer des choix plus grands. Nous avons dans le secteur toutes les compétences dont on peut avoir besoin et nous pouvons les mettre à votre disposition pour développer des services. Donc, on peut même dire qu’il y a une demande si forte des prestations de nos entreprises. Le tout ne suffit pas de vouloir le numérique. Il faut en plus avoir des besoins spécifiques et les formuler clairement comme c’est le cas actuellement pour le Bénin où l’on veut numériser les services administratifs, surveiller les frontières avec une haute technologie. J’ai observé que le Bénin est assez précis dans ses demandes et on identifie clairement les besoins qui sont les vôtres.

Que gagne concrètement votre pays à coopérer avec le Bénin ?

L’Estonie fait aujourd’hui partie de l’Union européenne qui fait des efforts pour aider les pays d’Afrique à se développer. Nous cherchons ensemble des solutions de longue durée pour des questions migratoires et de développement en Afrique. Nous ne sommes pas un grand pays comme la France ou l’Angleterre qui peuvent dépenser énormément. Donc, il faut arrimer notre aide ou notre apport à la taille et aux possibilités de notre pays et c’est dans le numérique que nous sommes forts. Votre pays a fait des demandes concrètes en notre direction pour bénéficier de notre expertise dans ce domaine et nous avons répondu favorablement. Même pour les pays européens, nous apportons de l’aide dans ce domaine.

C’est la première fois que vous séjournez officiellement en Afrique, et au Bénin. Vous avez rencontré des jeunes au travail. Quelle a été votre appréciation ?

Le secteur public béninois ressemble à celui de l’Estonie, il y a 20 ans quand on y lançait le numérique alors que, dans le privé, on exploitait déjà toutes les possibilités du monde technologique qui existent pour créer les services en ligne. Ce qu’il faut faire, c’est de soutenir davantage ces jeunes. J’ai aussi observé que la ministre de l’Economie numérique de votre pays maîtrise bien son secteur et connaît les acteurs majeurs. Elle sait qui fait quoi. J’ai aussi observé une similarité avec l’Estonie. Ce qui m’a aussi impressionnée, c’est qu’il y a beaucoup de filles qui interviennent au niveau des start-up. Les filles de ce pays se sentent libres de développer leurs ambitions et de se former. J’ai vu, par exemple, une classe de filles qui ont étudié le numérique et qui ont toutes le Baccalauréat. C’est déjà quelque chose et c’est bien de valoriser ainsi les femmes. Je sais que c’est encore difficile d’accéder à l’école, surtout pour celles qui habitent les zones rurales.
S’il y a des programmes d’école numérique, une bonne connexion internet, cela peut changer très rapidement. Le numérique regorge d’opportunités et cela donne beaucoup de facilités en termes de développement. J’ai compris qu’il y a beaucoup de réformes qui sont entreprises au même moment au Bénin, et il est difficile pour les citoyens de comprendre. C’était le cas en Estonie dans les années 90. L’Etat a fait beaucoup de réformes et tous les citoyens criaient parce qu’ils disaient ne pas en ressentir les effets. Mais finalement, les choses se sont arrangées. On a commencé avec un salaire moyen de 30 Euros et aujourd’hui, nous sommes à 1300 Euros comme salaire moyen. Cela n’a pas été facile, mais nous y sommes arrivés. Donc, s’il y a une libre discussion entre les citoyens et les dirigeants et une libre circulation des idées, un partenariat entre les secteurs public et privé, un mouvement économique qui embrasse tous les capitaux qui entrent le pays, on peut espérer.

Madame la présidente, sur votre parcours, rien ne vous prédestinait à une fonction présidentielle. Comment en êtes-vous arrivée là ?

J’avais 20 ans, quand l’Estonie a accédé à son indépendance après un moment d’occupation soviétique et, en ce moment, j’étais encore étudiante à l’université de Tartu, une université qui, chez nous, est comptée parmi les meilleures. J’en suis sortie avec un diplôme d’ingénieur génétique. Au moment de l’indépendance, les salaires étaient si bons qu’en sortant de l’université, je n’aurais pas pu faire quelque chose d’autre que de travailler. J’avais deux enfants déjà et je pouvais travailler dans le secteur privé. Et après cela, j’ai travaillé avec notre Premier ministre. Comme c’est la pratique en Estonie, tout le monde passe par le secteur privé, puis le secteur public et après, on retourne au secteur privé. Je suis revenue dans le secteur privé et j’ai travaillé en tant que directrice d’une entreprise spécialisée dans l’électricité et le chauffage métallique avec près de deux millions de personnes comme clients. Après, mon pays m’a envoyée travailler à la Cour des comptes européenne parce que le pays est membre de l’Union européenne depuis 2004. Après 12 ans dans cette fonction, notre Parlement a décidé que je sois la présidente de ce pays.

Actualités 07 déc. 2018


Célébration de la Journée de l’aviation civile internationale: De nouveaux défis à relever dans le secteur

« Travailler ensemble pour qu’aucun pays ne soit à la traîne ». C’est le thème retenu cette année pour célébrer la 74e édition de la Journée internationale de l’aviation civile. En prélude à cette célébration, le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, a fait une déclaration à la presse, ce jeudi 6 décembre à Cotonou.

07 décembre 2018

Chers compatriotes,

Le 07 décembre, la communauté internationale commémore la Journée de l’aviation civile internationale.
Cette célébration marque la date de signature de la Convention relative à l’aviation civile internationale le 07 décembre 1944 à Chicago.
La Convention de Chicago est le résultat des consultations entre les Etats dont l’unique volonté est de faire de l’aviation civile un moyen sûr de rapprochement des peuples et de coopération entre les Etats et un outil fiable de développement socio-économique. Elle a donné naissance à l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), institution spécialisée des Nations-Unies en charge de la règlementation dans les domaines du transport aérien, de la sécurité et de la sûreté de l’aviation ainsi que de l’environnement.
Proclamée pour la première fois en 1994, date du cinquantième anniversaire de signature de ladite Convention, cette journée est célébrée chaque année à travers un thème indiqué tous les cinq (05) ans par le Conseil de l’OACI pour la période intermédiaire de quatre (04) ans.
Pour la période 2015 à 2018, le thème retenu est « Travailler ensemble pour qu’aucun pays ne soit à la traîne ».
Ce thème cadre avec la nouvelle initiative lancée par l’OACI dénommée « Aucun pays laissé de côté » (NCLB). Elle vise à mettre en exergue les actions mises en œuvre par l’Organisation pour aider les Etats à se conformer aux exigences internationales en matière d’aviation civile.
Les disparités entre les Etats s’étant avérées notables, il importe, dans un souci d’atteinte des Objectifs de Développement Durable, d’aider les Etats qui connaissent des insuffisances en matière de sécurité et de sûreté de l’aviation à atteindre un plus haut degré de conformité de leurs systèmes.
Selon des statistiques de trafic établies par l’OACI, le nombre total de passagers transportés en 2016 en services réguliers est passé à 3,8 milliards, ce qui représente une augmentation de 6,8 % par rapport à 2015. En 2017, le trafic international régulier a franchi le cap record de 4,1 milliards de passagers. En termes de retombées économiques, l’aviation commerciale soutient plus de 63 millions d’emplois et représente une contribution de plus de 2700 milliards de US dollars au PIB mondial.
Il va sans dire que le thème retenu rappelle la nécessité pour les Etats dont le nôtre de relever les nouveaux défis du secteur aérien pour garantir la sécurité, la régularité et l’efficacité de la navigation aérienne et de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).
Pour permettre aux Etats d’atteindre un haut niveau de sécurité et de sûreté de l’aviation, l’OACI a adopté des Plans mondiaux et régionaux de sécurité, de navigation aérienne et de sûreté et de facilitation du transport aérien qui définissent des cibles aux Etats et aux régions du monde visant à prévoir et gérer efficacement la croissance du trafic aérien.
Le Bénin, à l’instar des 192 Etats que compte l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, ne peut rester en marge.

Chers Compatriotes,

La journée de l’aviation civile internationale et le thème retenu « Travailler ensemble pour qu’aucun pays ne soit à la traîne » nous invitent à poursuivre les efforts fournis par le Gouvernement béninois, en particulier l’Agence Nationale de l’Aviation en charge de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière d’aviation civile.
Je souhaite une bonne fête à la Communauté internationale.
Vive l’aviation civile internationale.

Vive le Bénin.
Je vous remercie.

Société 07 déc. 2018


Immatriculation des motos dans la ville de Cotonou: Des milliers de plaques attendent leurs demandeurs

Plusieurs motocyclistes traînent encore les pas pour faire immatriculer leurs engins. A l’annexe départementale de l’Agence nationale des transports terrestres, les agents s’affairent pour satisfaire les usagers au moment où des plaques attendent leurs demandeurs.

« Des milliers de plaques d’immatriculation et leurs cartes grises dorment dans les rayons à l’annexe départementale de l’Agence nationale des transports terrestres à Cotonou », se désole Crépin Zotto, agent responsable de la fixation des plaques rencontré ce mercredi à son poste. Selon lui, l'affluence a considérablement baissé depuis que la répression a été suspendue. « On livre actuellement 100 ou 150 plaques par jour au lieu de 1000 plaques lors de la phase de répression », a-t-il confié. Il fustige le fait que les Béninois attendent les derniers moments pour se mettre à jour. Pour lui, les employés de l’Anatt travaillent, chacun dans son secteur, pour satisfaire les usagers. Dans la salle de dépôt des dossiers, les usagers doivent fournir la facture d’achat de la moto, la photocopie légalisée de leur pièce d’identité et la quittance de déclaration de la douane avec une somme de 11500 F pour la série normale ou 15000F Cfa pour les motos frappées de mutation contre un récépissé. Ces dossiers sont convoyés à la salle de saisie pour être numérisés. Un travail à la chaîne qui permet au demandeur de retirer sa plaque au bout de deux semaines, selon le chef Annexe de l’Anatt Atlantique-Littoral, Luc Bedel Armand Atin. A l'en croire, un dispositif bien huilé est mis en place pour satisfaire les usagers dans ce délai. « Beaucoup d’usagers ne semblent pas être préoccupés par cette mesure et traînent les pas». C’est le cas de Judith Acakpo, un usager, qui a déposé son dossier depuis le 11 mai 2014 mais qui est passée retirer sa plaque ce mercredi 24 octobre. Elle avoue que c’est à cause de sa négligence et du manque de temps qu’elle n’est pas venue tôt chercher sa plaque. « Les cours ne me permettent pas de sortir. J’ai dû sacrifier plusieurs heures de cours pour pouvoir me rendre disponible », confie-t-elle.

Quid de la morosité actuelle ?

Darren Tossou pense que ce sont les difficultés financières qui empêchent beaucoup d’usagers de se conformer à cette exigence. « Je demande au gouvernement de comprendre ce que nous vivons et de nous accorder un peu plus de temps », suggère-t-il. Selon lui, c’est cette raison qui justifie la présence dans la circulation de plusieurs motos sans plaque. pour sa part, le chef Annexe de l’Anatt Atlantique-Littoral, Luc Bedel Armand Atin invite les usagers à se conformer à la règlementation en vigueur. Il indique que ses agents travaillent du lundi au samedi et même à des heures indues afin de répondre à la demande de la clientèle. « Les fonctionnaires qui n’ont pas le temps peuvent venir déposer leurs dossiers aux heures de pause de 12 h à 15 h ou de 18 h à 23 h », a-t-il déclaré?

Le piège des démarcheurs corrompus

C’est la croix et la bannière du dépôt des dossiers d’immatriculation jusqu’au retrait de plaques des véhicules à deux roues, tricycles et quadricycles à moteur à l’annexe départementale Atlantique-Littoral de l’Agence nationale des transports terrestres. Sur ce parcours du combattant, certains usagers se font parfois prendre au piège des démarcheurs corrompus à la quête du gain facile. Ces derniers usurpent le titre d'agents de l'Anatt afin d’opérer. Plusieurs motocyclistes ont déjà mordu à l’hameçon. C’est le cas de Georges Dansou, vendeur de bois au quartier Tankpè. Ce dernier regrette d'avoir perdu les pièces de sa moto et son argent en voulant passer outre les étapes à franchir. Il s'est vu proposer les services d'un démarcheur qui a promis de lui retirer sa plaque en 72 heures. Georges Dansou lui a alors laissé le dossier et une somme de 25 000 Fcfa sans jamais bénéficier du service. Par contre, d'autres utilisent ce canal et retirent leurs plaques sans tracasserie aucune. « Fatigué des va-et-vient, j’ai fini par trouver un réseau qui m’a pris de l’argent », a déclaré Hypolithe Sessou, qui déplore l’existence d’un système de corruption qui retarde les opérations. Comme lui, plusieurs personnes affirment avoir passé par des intermédiaires. Toutefois, d’autres font le circuit normal et retirent leurs plaques en toute sérénité. Aziz Bassa ne s'est pas prêté à ce jeu et a reçu sa plaque deux semaines après le dépôt du dossier. Il dit avoir décliné l’offre de ces agents fictifs à l'annexe de l'Anatt à Akpaka, une fois approché. Informé de cette situation, le chef antenne annexe de l’Anatt /Atlantique-Littoral, Luc Bedel Armand Atin, a pris une note d'information pour inviter les usagers à la vigilance. Il attire l'attention des populations sur ces cas de rançonnement et les invite à la prudence. « Nous avons eu l’information, mais nous avons pris nos responsabilités en invitant les usagers à la vigilance à travers un communiqué ». Pour lui, tout usager qui remet son dossier dans les mains d’un quelconque individu serait seul responsable des déconvenues qui en découleront. Selon Luc Bedel Armand Atin, les postes pour formalités sont multipliés dans la ville pour alléger la peine des usagers, il n’y a plus de raison de passer par un tiers. Il se désole que les usagers attendent la répression avant de déposer leurs dossiers. «Les usagers peuvent venir eux-mêmes faire leurs formalités sans passer par des intermédiaires», a-t-il conseillé? Christian HOUNONGBE (Satg)

Société 07 déc. 2018


Pollution sonore à Cotonou: Neuf personnes placées sous mandat de dépôt

Présentées au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou, Elomn Mario Métonnou, ce jeudi 6 décembre, neuf personnes ont été placées sous mandat de dépôt pour pollution sonore. Elles vont comparaître devant le tribunal de première instance de Cotonou, le mercredi 12 décembre prochain.

La délivrance de mandat de dépôt se justifie par le fait que ces prévenus sont des récidivistes. En effet, après plusieurs mises en garde, ces personnes soupçonnées d'actes de pollution sonore dans la ville, ont continué à agir en violation des lois de la République. C’est alors que les éléments de la Police républicaine ont effectué des descentes inopinées sur le terrain pour saisir les équipements de sonorisation et arrêter des promoteurs de bars-restaurants. Il leur est reproché notamment le non-respect des horaires légaux fixés aux bars-restaurants dans le décret nº 2001-294 portant réglementation du bruit en République du Bénin en application de la loi n° 98-030 portant loi-cadre sur l’environnement. Comme quoi, le combat du procureur de la République près du tribunal de première instance de Cotonou, Elomn Mario Métonnou, contre la pollution sous toutes ses formes est loin de connaître une fin dans la capitale économique du Bénin.
Ch.H (Stag)

Société 07 déc. 2018


Réunion d’experts de la Cedeao à Cotonou: Booster l’économie par la technologie et l’innovation

Une réunion préparatoire d’experts des Etats membres de la Cedeao s’est ouverte, ce mercredi 5 décembre à Cotonou, en prélude à la troisième Conférence des ministres en charge de la Recherche de l’espace. Les travaux qui durent trois jours ont été lancés par la ministre Marie Odile Attanasso.

Plus de 200 délégués et experts de la recherche et de l’innovation venant de quinze pays de la Cedeao et d’autres pays sont en conclave du 5 au 8 décembre prochain à Cotonou. Ils échangent autour du thème « Mettre l’accent sur la science, la technologie et l’innovation pour la transformation des économies des Etats membres de la Cedeao d’ici à 2023 », dans le cadre de la réunion préparatoire de la troisième Conférence des ministres en charge de la science et de la technologie de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Cette rencontre mobilise, entre autres, des présidents de chambres consulaires, des partenaires techniques et financiers du secteur de la recherche, des responsables des Centres internationaux de recherches, des présidents des sociétés savantes et des académies de sciences, des ambassadeurs.
« La Cedeao considère que le développement de la science et de la technologie et la promotion de leur application innovante d’une manière intégrée avec les autres secteurs de développement socioéconomique et environnemental sont indispensables pour réduire la pauvreté et accélérer le niveau d’industrialisation de la région », selon Leopoldo Amado, représentant du président de la Commission de la Cedeao. Des stratégies, des politiques et des plans d’actions ont été adoptés à cet effet mais leur application et leur mise en œuvre effective restent des défis à relever. Aussi, la qualité des productions scientifiques dans l’espace Cedeao reste 38% au-dessus de la moyenne mondiale, mais leurs parts dans les domaines scientifiques à grands impacts pour l’économie moderne (énergie, informatique, chimie, biotechnologie, mathématiques) sont relativement faibles, révèle une étude réalisée en 2016.
La réunion de Cotonou permet aux experts d’examiner un certain nombre de documents devant contribuer à inverser la tendance. Il s’agit du plan d’action de la politique de la Cedeao sur la science, la technologie et l’innovation (Ecopost) ; le projet de rapport sur la stratégie de la Cedeao sur les sciences de l’espace et la géomatique pour le lancement d’un satellite d’observation Ecosat à l’horizon 2025 ; le règlement et la charte de déontologie dans le cadre du Programme d’appui à la recherche et l’innovation (Pari) ; le mémorandum de la Commission de la Cedeao pour la mise en place de l’Académie ouest-africaine des sciences (Aoas), le rapport de l’étude pour l’organisation du Forum africain sur la recherche et l’innovation (Fari).
Des propositions « réalistes » des participants sont attendues « pour que la recherche et l’innovation de nos pays respectifs soient désormais présentées dans des habits neufs qui augurent de l’opulence et qui inspirent espoir et confiance », a laissé entendre la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, hier à l’ouverture des travaux. A l’instar de ce qui a été proposé dans le domaine du sport au Bénin, a-t-elle suggéré, une exonération d’impôts pourrait être envisagée en faveur des entreprises et des personnes qui mettront des fonds à la disposition de la recherche. « Des propositions diverses peuvent aller dans plusieurs autres sens pour que ce secteur du développement de l’Afrique cesse de se présenter au reste du monde vêtu des défroques de la pauvreté… pour contribuer à la transformation qualitative de l’économie des pays respectifs et de la sous-région dans son ensemble», a insisté la ministre.

Actualités 06 déc. 2018


Secteur de l'élevage: L’aviculture face au défi de la compétitivité

La filière avicole connaît un essor depuis dix ans au Bénin, mais les chantiers pour son plein épanouissement restent immenses. Les défis ont noms: renforcement des capacités des acteurs, accès au financement adapté, autosuffisance en œufs de consommation et en viande à des prix étudiés.

« Accroître la production pour combler le déficit national d’environ 40 % et prendre une part de 10 à 20 % des réexportations vers les pays de la sous-région, particulièrement le Nigeria d’ici l’an 2022, avec comme challenge de passer de 15 000 à 30 000 tonnes d’œufs et de 18 000 à 50 000 tonnes de viande par an d’ici 2021 ». Tels sont les défis majeurs qu’entend relever l’Interprofession de l’aviculture du Bénin (Iab) pour le rayonnement de ce secteur d’activité. Cela passe par le renforcement des capacités en termes d’amélioration de la qualité des ressources humaines, le développement de services économiques à l'endroit des professionnels des différentes chaînes de valeur, le plaidoyer et la bataille pour une inversion de la courbe d’importation des viandes congelées en faveur de la production nationale, explique Arouna Ottola, président de l’Iab.
En effet, bon nombre de producteurs sont des analphabètes ou des déscolarisés qui ont jeté leur dévolu sur ce secteur à défaut du mieux, sans une formation solide à la base. Ils ont donc besoin de renforcer leurs capacités techniques, de gestion et en ressources de travail tout comme le personnel de l’Unap-Bénin qui devra développer des services performants aux membres, élaborer et mettre en place de modèles d’affaires entre autres, admet le secrétaire permanent de l’Union nationale des aviculteurs professionnels du Bénin (Unap-Bénin), Camille Azomahou.
La dynamique de la filière avicole a été lancée depuis 2007 suite aux deux grandes crises qui ont secoué le secteur en 2003 et 2006. Reste à intensifier la transformation et l’amélioration de la rentabilité et de la compétitivité qui constituent également, à en croire Arouna Ottola, le cheval de bataille des acteurs. Ces derniers sont réfléchis, à la faveur des premières Journées nationales avicoles du Bénin (Jnab 2018) tenues du 22 au 24 novembre dernier à Cotonou, à un modèle avicole pour l’autosuffisance en œufs de consommation et en viandes. Ce modèle, le docteur vétérinaire et fermier, Michel Babadjidé, le propose à travers son centre « la Maison du paysan » qui prône la synergie entre plusieurs espèces.« Il faut améliorer l’élevage en le portant à un niveau de rentabilité pour faire de ça une activité génératrice de bénéfices et non de revenus », préconise Dr Michel Babadjidé. « Dans la Maison du paysan, près de 50 poussins pour une poule, c’est possible… Les poules pondent au moins 20 œufs… Produire à partir de 10 poules locales 300 poulets vivants, c’est un savoir à promouvoir », vante-t-il. C’est un modèle pour aboutir à une aviculture industrielle tant rêvée par les acteurs.

Lever les contraintes

Un plan stratégique de développement quinquennal 2016-2020 de la production avicole nationale est mis en œuvre pour atteindre une aviculture compétitive au-delà des frontières nationales. Il préconise la promotion de l’entrepreneuriat avicole à travers des regroupements (coopératives, petites, moyennes et grandes entreprises), la mise en place d’un centre de services d’intérêts communs en vue de résoudre les problèmes de disponibilité en quantité et en qualité à prix raisonnables des matières premières et autres intrants, équipements et matériels avicoles et de distribution des produits avicoles. C’est en cela que l’Union des fournisseurs d’intrants et de services en aviculture du Bénin (Ufisab) a un grand rôle à jouer dans la mise à disposition des poussins d’un jour, des aliments pour poulet, pintade, dinde et autre bétail, d’intrants vétérinaires (médicaments contre les épizooties) et dans l’offre de services zootechniques et vétérinaires à des prix abordables.
La mobilisation de ressources pour la mise en œuvre effective de la stratégie de développement de la production nationale reste un vaste chantier. Bien de producteurs ont encore du mal à accéder à des financements adaptés à leur activité, le crédit étant à un taux relativement élevé et nécessitant des garanties au niveau des banques.
Dans le même temps, des produits aviaires étrangers - de qualité douteuse - sont déversés sur le marché béninois à des prix défiant toute concurrence avec ceux des producteurs nationaux. Les acteurs locaux ont donc la lourde responsabilité d’offrir une gamme achalandée et qualitative de produits de volaille accessibles à tous à travers une distribution intense et professionnelle.

Société 06 déc. 2018


Visite à Cotonou de la présidente Kersti Kaljulaid: L’Estonie prête à accompagner le Bénin

La présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid, était à la présidence de la République, hier mercredi 5 décembre, dans le cadre de son séjour au Bénin. Point culminant de cette visite, la séance de travail avec le chef de l’Etat et les délégations béninoises s’est soldée par une conférence de presse au cours de laquelle l’hôte du président Patrice Talon a dit tout le bien qu’elle pense du Bénin et de ses ambitions, notamment en ce qui concerne le numérique.

Tête à tête avec le président de la République, Patrice Talon, signature d’un mémorandum d’entente relatif aux consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères du Bénin et de l’Estonie, rencontre bilatérale entre les délégations des deux pays… L’ordre du jour du séjour au Bénin de la présidente estonienne Kersti Kaljulaid a été exécuté avec minutie ce mercredi au palais de la Marina. Mais avant, le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui reçoit à Cotonou celle qui avait eu le privilège de l’accueillir deux ans plus tôt à Tallinn, a veillé à la célébrer à la hauteur de sa personnalité. Tous les honneurs dus à son rang lui ont été rendus.
Entrés tous souriants dans la pièce dédiée à leur conférence de presse conjointe, les présidents Patrice Talon et Kersti Kaljulaid n’y sont pas allés du dos de la cuillère pour expliquer ce que les deux pays espèrent réciproquement l’un de l’autre. Dans ce contrat synallagmatique, les deux partenaires croient l’un en l’autre. Le communiqué conjoint issu des rencontres en amont, dont lecture a été donnée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, prouve à suffisance que l’envol pour une belle coopération est pris. Les deux pays ont ainsi décidé de « la mise en œuvre des dispositions des memoranda d’entente signés pour la réalisation du programme du numérique au Bénin». Aussi, ont-ils voulu, dans les domaines technologique, scientifique et culturel, promouvoir des échanges économiques et commerciaux, faciliter l’implantation de sociétés estoniennes au Bénin, grâce à l’amélioration du climat des affaires et conclure de partenariats d’affaires pour la réalisation de projets numériques identifiés dans le but d’offrir aux citoyens des services publics coopératifs et sécurisés. Les deux chefs d’Etat ont aussi coprésidé une rencontre bilatérale de travail entre les deux délégations sur les possibilités de diversifier la coopération dans les domaines d’intérêt commun, précise le communiqué conjoint.

L’Estonie, un partenaire disponible!

« Cela peut étonner que dès mon arrivée dans la fonction, nous soyons allés en Estonie pour une visite de travail. L’Estonie n’est pas connue comme une puissance économique et une puissance militaire vers laquelle on court. Donc, on peut se demander ce qui explique ce dévolu du Bénin ». Au cours de la conférence de presse animée au terme de cette visite, le président Patrice Talon, répondant aux préoccupations des journalistes, a expliqué les raisons qui poussent le Bénin vers l’Estonie. « Je cherche avec abnégation et passion, l’expertise partout où elle se trouve, et l’Estonie est un pays qui suscite l’admiration en matière de numérique. Aujourd’hui, c’est un champion au plan universel. C’est un pays qui est parti de rien pour devenir leader en matière de numérique aussi bien dans le public que dans le privé. Les échanges et les services sont dématérialisés à un niveau le plus souhaitable possible », détaille-t-il. Ce palmarès plait bien au Bénin qui se propose de développer des services en ligne efficaces, la sécurité des échanges et l’efficacité de l’administration par le biais du numérique.
« Nous avons observé les pays à taille convenable, capables de répondre à nos besoins de coopération et nous avons vu que l’Estonie nous offrait cette opportunité. Donc, c’est une relation intéressée et il n’y a pas de honte à le dire. Les pays n’ont que des intérêts et le Bénin a grand intérêt à développer avec l’Estonie une coopération active et dynamique, susceptible de nous profiter. Nous avons trouvé auprès des autorités estoniennes cette disponibilité à nous accompagner, de sorte qu’en moins de deux ans, nos pays ont échangé beaucoup de missions », précise le président Patrice Talon.
Entre le Bénin et l’Estonie, «il y a une coopération assez dynamique en place », salue la présidente Kersti Kaljulaid. Les ambitions du Bénin dans le secteur du numérique, elle y croit aussi. « Vous pouvez voler loin et haut rapidement », lâche la présidente estonienne au terme de sa conférence de presse.

« Vous pouvez voler loin et haut rapidement »

Tous les ingrédients pour y parvenir y sont pour peu qu’on y croit et qu’on y travaille, assure-t-elle. Sur le chantier de la gouvernance numérique, son pays est prêt à appuyer et partager son expérience avec le Bénin. Pour elle, « l’investissement privé est le facteur permettant de manière durable le développement ». Au terme de cette visite et des engagements réciproques, une entreprise estonienne va signer un accord avec le Bénin et deux autres sont en attente de signature des contrats de coopération, révèle-t-elle. Evoquant l’expérience de son pays en la matière, elle a soutenu que l’Estonie a dématérialisé et numérisé tout son service public et a ainsi réussi à sauver des montagnes de papiers. « Il faut continuer à travailler et chercher le modèle approprié », suggère-t-elle.
D’autres sujets en lien avec la gouvernance dans son pays et sa position sur certains faits majeurs ont été également abordés au cours de cette conférence de presse. « Pour sauver le monde, il faut le développement des planètes vertes », laisse-t-elle entendre. Pour ce qui est de la question de la migration, la position de son pays est claire. «La migration, c’est un problème, mais aussi une opportunité. L’Estonie a vu aussi beaucoup de ses habitants partir. Nous sommes beaucoup moins un pays de destination. Quand ceux qui partaient ont observé une grande croissance dans le pays, ils ont compris qu’il y avait de l’espoir », dit-elle, en souriant. La présidente Kersti Kaljulaid a particulièrement apprécié le soutien que le Bénin apportera à son pays, candidat pour un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Les opportunités avec ce pays plaisent bien au président de la République. « Partout où nous avons l’occasion de faire la promotion du Bénin pour attirer des investissements et pour que les gens viennent créer de l’activité économique (petite, moyenne, grande), nous n’hésiterons pas. Cela fera que nous aurons un environnement économique dynamique… L’aide au développement a montré ses limites. Aujourd’hui, tous les pays du monde ont leurs difficultés malgré leur puissance », conclut-il.
Le Bénin espère de ce pays d’Europe du Nord beaucoup en termes de coopération et d’apports pour concrétiser les ambitions et le contenu du Programme d’actions du gouvernement.

Actualités 06 déc. 2018


Affaire Icc services: La Criet rouvre le dossier

L’affaire Icc services refait surface dans les tout prochains jours. Le dossier sera évoqué à l’audience de la session criminelle le lundi 17 décembre prochain par la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

L’affaire de placement illégal d’argent dans laquelle les Béninois se sont fait spolier il y a quelques années sera à nouveau sur la table des juges. Cette fois-ci, c’est la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme qui déterre le dossier. Selon un communiqué diffusé par le procureur spécial de la Criet, Gilbert Togbonon, la Criet informe les spoliés de la réouverture du dossier le 17 décembre prochain. « Toutes les personnes ayant déposé des fonds dans les agences Icc-Services et qui ne sont pas entrées en possession de leurs dus, sont informées que le dossier Icc-Services sera évoqué à l’audience de la session criminelle du lundi 17 décembre 2018 à 9 h à la salle Yves Yéhouessi de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme », peut-on lire dans le communiqué.
En 2006, Icc-Services s’est présentée comme une institution de microfinance, mais a proposé aux épargnants des placements mirobolants selon un système pyramidal aujourd'hui bien connu. Les intérêts sont payés avec l'argent des nouveaux déposants. Plus, les intérêts sont importants, plus les clients se pressaient, ce qui alimentait la machine. Plus de 150.000 personnes ont déposé de l’argent dans ladite structure et plus de 150 milliards de francs Cfa ont ainsi été collectés. Puis, le système s'est effondré en 2010. Depuis ce temps, aucune responsabilité n’a été située. Armand Zinzindohoué, ministre de l’Intérieur à l’époque, accuse le régime d’alors.  Puis, silence plat. Les victimes ne sont pas rentrées en possession de leur argent. Avec la réouverture de ce dossier, les responsabilités seront désormais situées dans cette affaire.

Actualités 06 déc. 2018


2e appel à projets de la Facilité d’énergie propre hors-réseau : Les potentiels soumissionnaires s’informent des modalités d’éligibilité
[caption id="attachment_31642" align="alignnone" width="1024"]Permettre aux responsables d’organisations et d’institutions de s’imprégner des objectifs[/caption]

 

Dans le cadre de la composante « Facilité énergie propre hors-réseau (Ocef) » du programme Mca-Bénin II, sera bientôt lancé un deuxième appel à propositions de projets. Des potentiels soumissionnaires ont été informés, à la faveur d’un atelier tenu ce mardi 4 décembre à Cotonou, des modalités et critères d’éligibilité à ce fonds du projet « Accès à l’électricité hors-réseau ».

Dans les prochains jours, le programme du Millennium Challenge Account– Bénin II (Mca-Bénin II) lancera un deuxième appel à propositions de projets pour la Facilité énergie propre hors-réseau (Ocef), suite au premier qui s’est déroulé du 22 février au 22 mai derniers. Huit projets avaient été retenus et deux mis en réserve sur une quarantaine de soumissionnaires. La signature du premier accord de cofinancement est prévue pour le premier trimestre 2019. Au moins, 20 millions de dollars seront mis sur la table pour booster le secteur des énergies renouvelables et permettre à la population béninoise encore sans électricité de sortir du noir, laisse entendre le directeur résident du Millenium Challenge Corporation (Mcc), Christopher Broughton.

Afin de permettre aux responsables d’organisations et d’institutions, potentiels soumissionnaires, de s’imprégner des objectifs, priorités, critères et procédures de sélection, l’équipe de coordination du programme a initié une rencontre d’information, d’échanges et de partenariat des parties prenantes qui s’est tenue hier à Cotonou.
L’Ocef est « un fonds à frais partagés d’un montant total de 32 millions de dollars US pour le cofinancement de projets bancables d’énergie hors-réseau et d’efficacité énergétique dans quatre principaux domaines ou fenêtres, notamment l’Energie pour les infrastructures publiques essentielles, les mini-réseaux électriques, les systèmes solaires à usage individuel ou communautaire et les mesures d’efficacité énergétique ». Ce projet de cinq ans (2017-2022) est en cohérence avec la stratégie nationale d’amélioration de la couverture énergétique du Bénin. Si le premier appel à projets n’avait pas pris en compte la fenêtre « Production et distribution décentralisée d’énergie », tous les quatre volets sont, cette fois-ci, concernés, suite à l’adoption par le gouvernement de la politique et de la stratégie nationale d’électrification hors-réseau et des outils de mise en œuvre de cette politique à savoir le plan directeur et le plan réglementaire y afférents. Le coordonnateur du Mca-Bénin II, Gabriel Dégbègni s’en réjouit et salue la prise du décret n°2018-415 du 12 septembre 2018 portant règlementation de l’électrification hors-réseau en République du Bénin.

Eligibilité

Le deuxième appel à projets de l’Ocef servira d’initiative pilote pour l’opérationnalisation du nouveau cadre qui régit désormais l’électrification hors-réseau au Bénin. C’est donc une « grande opportunité » à saisir, indique le coordonnateur de Mca-Bénin II, invitant les soumissionnaires potentiels à mutualiser leurs complémentarités. Gabriel Dégbègni les a exhortés à nouer en conséquence des partenariats gagnants-gagnants en vue de proposer des projets novateurs et porteurs, susceptibles de répondre efficacement à la demande en énergie électrique des concitoyens.
Le chef d’équipe de l’Ocef, Robert Van Der Plas, insiste sur les caractères rentable (taux de rentabilité économique supérieur à 10 %), viable et durable (15 ans et plus) des projets à soumettre avec des plans d’affaires, financier précis prenant en compte la protection de l’environnement, le genre, l’inclusion sociale, la santé et la sécurité. Les projets non conformes aux objectifs du Mca-Bénin II et des projets pilotes de recherche ne sont pas éligibles, ajoute-t-il.
Le cofinancement de l’Ocef prend en charge entre 25 et 75% des investissements éligibles selon le plan d’affaires. Les montants d’appui varient de 100 000 à 5 millions de dollars US selon les fenêtres.
La durée de mise en œuvre des projets à soumettre ne peut pas excéder 24 mois. Le soumissionnaire doit être une personne morale : une organisation, une collectivité locale décentralisée, une Ong, une entreprise privée béninoise ou étrangère, mais avec des opérations ou l’intention d’établir des opérations au Bénin, indique, pour sa part, Dario Cesareo, gestionnaire des subventions de l’Ocef. Les personnes physiques, les partis et groupes politiques sont exclus. Une structure ne peut soumettre qu’une seule demande par volet du Fonds .

Société 05 déc. 2018


Tournoi de basket-ball « Coupes de la relève » : Belle entame pour Montaigne
[caption id="attachment_31640" align="alignnone" width="1024"]Montaigne chez les U18 a réussi son entrée dans le tournoi[/caption]

Le tournoi de basket-ball dénommé « Coupes de la relève » a démarré le samedi 1er décembre dernier à Cotonou et à Natitingou. A Cotonou, Montaigne a réussi ses sorties en remportant ses matchs dans la catégorie des garçons U 18 et chez les filles U14 tandis qu’à Natitingou, Lions Basket-ball club, champion en titre a confirmé sa suprématie en match d’ouverture du tournoi.

Dans le cadre du tournoi de basket-ball « Coupes de la relève », les jeunes basketteurs de 12 ans et moins (U12), de 14 ans et moins (U14) et de 18 ans et moins (U18) de Cotonou et ceux de 16 ans et moins (U16) de Natitingou, des clubs civils ainsi que les associations sportives scolaires des écoles publiques et privées étaient sur les parquets ce samedi 1er décembre. Au nombre des trois rencontres jouées à Cotonou, dans la catégorie U18, le Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) a été battu, chez les garçons par l’école turque Ufuk (22-40) alors que l’Ecole français d’enseignement Montaigne (Efem) s’est débarrassée du Complexe scolaire Houphouët-Boigny (12-59). Dans la catégorie des U14, chez les filles, l’Ecole française d’enseignement Montaigne (Efem) a dominé (12-04), l’école turque Ufuk.
A Natitingou, six équipes féminines et trois masculines étaient au rendez-vous. Pour le compte de la première journée, Lions Basket-ball club, champion en titre, chez les garçons, s’est débarrassé d’Ata Sport (36-06) tandis que chez les filles, le Lycée des jeunes filles, champion en titre, s’est imposé (49-04) à Tegas. L’équipe féminine de Lions s’est débarrassée également d’Ata Sport (32-17). La compétition va se poursuivre ce mercredi à Natitingou avec quatre affiches. La deuxième journée est prévue pour le samedi prochain à Cotonou.

Sports 05 déc. 2018


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