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Nouvelles

Relance de l’Education physique et sportive dans l’espace francophone: Des efforts pour valoriser la discipline
[caption id="attachment_31565" align="alignnone" width="1024"]La promotion de la jeunesse et du sport, un défi majeur à relever dans l’espace francophone[/caption]

Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, a procédé, ce lundi 26 novembre, à Cotonou, au lancement de la conférence internationale sur la relance de l’Education physique et sportive (Eps) dans les différents ordres d’enseignement des Etats et gouvernements membres de la Francophonie. L’objectif de cette conférence est de réfléchir à l’amélioration de la pratique de l’Eps à l’école dans l’espace francophone.

Organisée par la Conférence des ministres de l’éducation nationale (Confemen) et la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports (Confejes) de la Francophonie, une rencontre internationale sur la relance de l’Education physique et sportive (Eps) dans les différents ordres d’enseignement des Etats et gouvernements membres de la Francophonie, se tient depuis ce lundi 26 novembre à Cotonou.

Pendant deux jours, les participants représentant les gouvernements des Etats membres de la Francophonie, des organisations internationales et des institutions de formation et de la recherche vont échanger autour des thématiques visant à valoriser l’éducation physique et sportive. Selon Jacques Boureima Ki, secrétaire général de la Confemen, cette conférence est un rendez-vous de partage d’expériences et d’innovation pédagogiques. Elle vise à redorer le blason de l’éducation physique et sportive dans les écoles des pays de l’espace francophone. Abondant dans le même sens, Bouramah Ali
Harouna, secrétaire général de la Confejes, a rappelé l’importance de l’Eps sur le bien-être physique et psychique de l’homme. Selon lui, la promotion de la jeunesse et du sport constitue un défi majeur à relever dans un monde en proie au terrorisme et à la crise des valeurs. C’est pourquoi il salue l’engagement du gouvernement béninois qui a mobilisé les ressources nécessaires pour le bon déroulement des travaux. Yao Ido, représentant de l’Unesco, se réjouit du fait que la Confejes et la Confemen aient associé son institution dans le cadre de cette grande rencontre internationale. Pour lui, l’éducation et le sport constituent un enjeu majeur pour l’Unesco. « L’Unesco est engagée et promet de travailler à la mise en œuvre des recommandations issues de cet atelier ». Selon le vice-président de la Fédération internationale d’éducation physique, Antala Branislav, cette conférence vient à point nommé car elle permettra de connaître le rôle de l’Eps dans l’espace francophone. Il reste convaincu que les résolutions issues de ces assises contribueront à l’épanouissement de la jeunesse qui reste un atout majeur pour l’Afrique. Au nom du président de la Fédération internationale du sport universitaire (Fusi), Léopold Senghor est fier de cette initiative au moment où l’éducation physique et sportive et la pratique du sport en milieu scolaire et universitaire ne constituent plus une discipline obligatoire dans le système éducatif de la plupart des pays de l’espace francophone.

L’Eps pour remédier aux problèmes du monde actuel

La Fusi se fonde sur la pertinence de l’initiative et la qualité des participants pour renouveler son engagement à accompagner tous les projets de développement de l’Eps dans l’espace francophone. Félicitant la Confemen et la Confejes pour avoir initié cette rencontre internationale, l’ambassadrice de la France au Bénin, Véronique Brumeaux, a rappelé l’intérêt du gouvernement français et de son président Emmanuel Macron pour le sujet. « La France accueille favorablement cette thématique qui, au regard des enjeux internationaux actuels en matière d’éducation et de santé apparaît très importante », a-t-elle déclaré. Selon elle, l’accès à l’Education physique et sportive est une solution pour remédier aux problèmes du monde actuel. Pour elle, il est indispensable non seulement d’intégrer l’Eps dans nos modes de vie, mais aussi de permettre à l’école, d’y jouer un rôle. A l’en croire, le développement des activités physiques et sportives constitue un moyen de mobiliser les populations autour des valeurs sportives et humaines.
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, félicite tous les participants à cette conférence. Selon lui, le gouvernement du Bénin s’inscrit déjà dans la politique de valorisation des activités physiques et sportives à l’école à travers son programme de création de classes sportives qui est dans sa phase expérimentale. Pour lui, cette conférence internationale apparaît comme le moyen d’offrir des solutions aux problèmes de la jeunesse. Il reste convaincu que les décideurs politiques, les autorités académiques et partenaires présents à Cotonou vont réussir à fédérer leurs connaissances pour produire un document d’orientation visant la valorisation de l’Eps dans les différents ordres de l’enseignement dans les pays francophones.

Sports 27 nov. 2018


Eradication de la traite humaine à Zagnanado et à Ouinhi: La lutte contre le phénomène au cœur des échanges à Covè
[caption id="attachment_31564" align="alignnone" width="1024"]Vaincre la traite humaine et le trafic des jeunes filles [/caption]

La Ligue des femmes en lutte contre la déperdition scolaire féminine, la pauvreté et la dégradation de l’environnement (Ong Ligue Life) a organisé les 21 et 22 novembre 2018 un atelier de formation à l’endroit des Cellules de participation citoyenne (Cpc) des communes de Zagnanado et de Ouinhi. Il porte sur la veille citoyenne du trafic et de la traite humaine en cours dans la région. La séance a eu pour cadre l’hôtel TG de Covè.

A l’ouverture des travaux, le responsable du projet : Mobilisation communautaire contre le trafic des jeunes filles au Bénin, Parfait Hankan, a présenté ledit projet et les résultats attendus de sa mise en œuvre aux participants. Selon lui, l’objectif est de contribuer à la réduction du trafic humain dans les deux communes pour une meilleure participation des femmes à l’enracinement de la démocratie dans leurs localités. La présidente de l’Ong Ligue life, Antoinette Fakame Dadjo, a invité les Cellules de participation citoyenne (Cpc) à faire preuve de sérieux et de détermination pour l’atteinte des résultats escomptés. Dans une approche participative, Parfait Hankan a amené les participants à toucher du doigt la dangerosité du phénomène qui entrave le développement des localités où le phénomène sévit.
Au terme des deux jours de formation, les Cpc sont bien outillés sur les stratégies à mettre en œuvre pour combattre efficacement la pratique. Le maire de Covè, très satisfait de l’initiative, a exprimé son engagement et sa détermination aux cotés de l’Ong Ligue Life pour une lutte sans merci contre les prédateurs de la vie humaine.
Rappelons que le Projet : Mobilisation communautaire contre le trafic des jeunes filles au Bénin est financé par le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie(Fnud) pour un montant de près de 100 millions de francs Cfa. Il prend fin en 2020.

Source : Ong Ligue Life

Société 27 nov. 2018


Digitalisation de services à la clientèle: Avec Ecobank et Ethiopian airlines, voyager devient plaisir et bonheur
[caption id="attachment_31563" align="alignnone" width="1024"]Démonstration du Dg/Ecobank sur le mode de téléchargement de l’application[/caption]

Deux géants d’Afrique se donnent la main pour innover. La première banque d’Afrique, Ecobank et la plus grande compagnie aérienne du continent, Ethiopian airlines, facilitent la vie aux voyageurs à travers de nouveaux services digitaux très innovants. Sans difficulté et en toute aisance, on peut désormais réserver son billet, l’acheter, finaliser les formalités et embarquer tout confiant et tout heureux.

La plus grande compagnie aérienne en Afrique s’est associée à la banque panafricaine pour offrir à tous les Africains en général et aux Béninois en particulier la meilleure expérience de voyage à Cotonou. Elles fournissent des applications mobiles conviviales avec des agents dédiés à tous les points de contact pour améliorer la qualité de service fourni. Ecobank et Ethiopian airlines franchissent un pas de géant dans la satisfaction des exigences de leurs clientèles et nouent un partenariat en vue de leur simplifier le voyage pour en faire des instants de pur plaisir. 

Ces deux géants dans leur domaine respectif, conscients que le vent de la digitalisation qui souffle est porteur de gains dans maints domaines, ont mis au point de nouvelles facilités pour la clientèle. Au cours d’une conférence de presse conjointe animée à Cotonou, vendredi 23 novembre dernier, des responsables des deux structures ont présenté ces nouvelles offres ainsi que les avantages y liés.
Désormais, tous les points de contact Ethiopian airlines sont compatibles avec le mobile. Les voyageurs peuvent réserver leurs billets sur l’application mobile de la compagnie et payer dans n’importe quelle agence Ecobank ou en utilisant l’application Ecobank mobile. Cette dernière option est en particulier avantageuse pour la clientèle. En téléchargeant gratuitement l’application mobile de la banque panafricaine, les clients peuvent procéder à la réservation de leur vol chez Ethiopian et ensuite régler l’achat du billet sans aller perdre du temps auprès des compagnies de voyage. Ils ne sont pas non plus obligés d’aller dans une agence. Le paiement peut se faire depuis l’application Ecobank mobile.
Pour l’administrateur directeur général d’Ecobank Bénin, Lazare Komi Noulekou, « nul secteur ne peut plus échapper à l’ère de la digitalisation. Loin d’être une contrainte à cause de la technologie qu’elle utilise, la digitalisation est une aubaine à saisir, surtout dans les pays au Sud du Sahara ». Il explique à cet effet que « Ecobank, la première banque au monde à être la plus présente en Afrique, s’associe à Ethiopian airlines, la première compagnie aérienne du continent pour offrir aux clients une meilleure expérience de voyage en simplifiant le processus ». C’est tout le processus de voyage qui a été révolutionné, depuis la réservation de billet jusqu’à l’embarquement, en passant par le paiement, l’enregistrement, les formalités policières, souligne-t-il.

Répondre à la demande de plus en plus forte

« Du fait que les services numériques se développent très rapidement en Afrique, la compagnie Ethiopian airlines a mis en œuvre son application mobile en vue de répondre à la demande de plus en plus forte de ses clients, celle de rendre leur expérience de voyage plus aisée et plus facile sur le continent, et même au-delà », appuie, pour sa part, Miretab Tekiaye, représentant d’Ethiopian airlines. « Vous disposez désormais, partout où vous êtes, d’une application mobile qui vous facilite le choix des billets d’Ethiopian airlines et de faire la réservation et le paiement de manière instantanée et sécurisée », lance Loïck Allidé, responsable Marketing et vente de la compagnie à l’endroit de la clientèle. Finis le stress lié aux voyages, les contraintes de temps pour les différentes formalités de voyage. Avec Ecobank et Ethiopian airlines, le voyage devient plaisir et bonheur, applaudit alors l’administrateur directeur général d’Ecobank Bénin.
Quelques explications ont été aussi données à l’occasion sur l’application Ecobank mobile. Elle est téléchargeable sur AppStore et PlayStore et permet de faire des transactions financières et bancaires dans les 33 pays où est implantée Ecobank, selon Mathias Dékadjèvi, chef division distribution et marketing.

Société 27 nov. 2018


Développement durable: Le Cipb se préoccupe du dividende démographique
[caption id="attachment_31562" align="alignnone" width="1024"]La table des officiels du dîner débat sur le secteur privé [/caption]

« Le secteur privé et le dividende démographique au Bénin », tel est le thème du dîner-débat qui a réuni des acteurs du monde des affaires, de la Société civile et des autorités à divers niveaux, vendredi 23 novembre dernier, à Cotonou. Face à la démographie insoutenable du pays et aux enjeux du développement, le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) et la Coopération suisse, entend, à travers une telle rencontre, interpeller les politiques en vue d’une transition démographique.

Comprendre l’impact d’une démographie mal contrôlée sur la santé, l’éducation, l’emploi, l’environnement, l’habitat, la mobilité et, plus généralement, sur le développement du Bénin. Tel est l’objectif de la soirée d’échanges organisée par le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb), vendredi dernier, à Cotonou. En réunissant divers acteurs autour du thème « Le secteur privé et le dividende démographique au Bénin », le secteur privé, à travers cette rencontre, entend faire savoir sa perception des problèmes de population, sa contribution et son rôle dans la résolution des problèmes démographiques afin que le Bénin profite pleinement d’un développement durable.

« Le secteur privé souhaite interpeller les politiques, non seulement le gouvernement, mais aussi la Société civile, les autorités religieuses sur le fait que notre pays continue toujours à avoir une démographie insoutenable, en ce sens qu’il est impossible que le budget de l’État arrive à faire face aux diverses charges sociales que constituent les problèmes liés à l’éducation, à la santé, etc. Et que les parents eux-mêmes n’arrivent pas à nourrir les enfants de façon équilibrée et raisonnable », souligne Roland Riboux, président du Cipb.
En dépit des efforts consentis par l’Etat, il demeure, à son avis, une partie de la population exclue du développement parce que mal nourrie et mal formée.
Le secteur privé préoccupé qu’il est depuis 2003 par la menace cachée que représente la bombe démographique pour le développement, assure-t-il, doit s’engager résolument autour de cette cause nationale de première importance, inquiétante tant elle « tire le pays vers le bas ».
Une grande partie de la dépense courante et de l’investissement va, selon lui, aux jeunes supplémentaires que la démographie exubérante génère.
Une réalité que soutient Benoît Meyer-Bisch, directeur résident suppléant de la Coopération Suisse. Pour lui, à voir les statistiques, on a l’impression que le pays stagne en termes de développement économique et de pauvreté alors qu’il y a de grands progrès accomplis ces dernières années. « On ne peut donc faire tous les progrès qu’on veut en termes de développement dans le pays si l’on ne maîtrise pas la croissance de la population. Si l’on ne fait rien dans les meilleurs délais on court droit dans le mur », avertit-il.
Plus optimiste, Barbara Laurenceau, représentante résidente de l’Unfpa au Bénin, estime qu’il va falloir, en tenant compte de cette préoccupation et à travers des politiques, investir dans la jeunesse du Bénin pour qu’elle devienne une potentialité pour le pays.
Relevant l’intérêt de la rencontre, Aristide Médénou, directeur général des Affaires économiques au ministère de l’Economie et des Finances, a souligné qu’il est important de trouver le juste milieu entre le taux de fécondité, le taux de croissance de la population et la richesse créée. D’où la transition démographique qu’il suggère.
Il convient de noter que la communication principale de la soirée a été animée par le professeur Barthélemy Biaou.

Société 27 nov. 2018


Débat budgétaire en commission au Parlement: Le budget de la Haute cour de justice réduit de moitié

450 millions F Cfa. C’est le montant du projet de budget de la Haute cour de Justice pour l’exercice 2019. Il est en baisse de 45,54% par rapport à celui de 2018 qui s’éleve à 826 292 000 F Cfa.

La cagnotte de 450 millions F Cfa intègre les dépenses de personnel chiffrées à 271 400 000 FCfa ; les dépenses d’acquisition des biens et services pour 153 600 000 F Cfa et les dépenses liées aux charges communes évaluées à 25 millions F Cfa. Ces crédits ouverts sont strictement conformes à la lettre de cadrage du ministère de l’Economie et des Finances, a déclaré à la presse, au sortir du débat budgétaire avec les députés, Razaki Amouda Issifou, juge à la Haute cour de justice et assurant l’intérim de la présidente de la Haute juridiction, Cécile-Marie José de Dravo Zinzindohoué, en mission à l’étranger. Selon lui, ce cadrage ne tient pas compte des besoins réels de la Haute juridiction découlant de l’importance de sa mission et d’éventuel accroissement de ses activités en raison des procédures judiciaires concernant d’anciens ministres pendantes devant elle. Ce montant de 450 millions F Cfa est largement en deçà des principales contraintes de l’institution pour l’année 2019. Celles-ci concernent la nécessité de moderniser les outils de gestion des ressources humaines par l’investissement dans l’acquisition des logiciels afin de satisfaire aux exigences du ministère de l’Economie et des Finances ; l’obligation d’installer des structures de passation des marchés publics au sein de l’institution et la prise en compte pour un montant de 38 084 400 F Cfa de l’utilisation des véhicules administratifs en mode leasing. Une autre contrainte à laquelle la Haute cour de Justice est appelée à faire face, l’année prochaine, est relative à l’organisation de simulations d’audiences ainsi que la formation des nouveaux juges qui seront désignés après les législatives de 2019. La réalisation de tous ces chantiers a conduit la Haute cour de Justice à porter ses prévisions budgétaires au titre de 2019 à 650 millions F Cfa. Mais ce montant a été à la dernière minute abattue de près de la moitié, déplore Razaki Amouda Issifou. Mais le vin est tiré. L’institution est obligée de faire avec ce budget drastiquement réduit. Le président par intérim de la Haute cour de Justice garde l’espoir que le ministère de l’Economie et des Finances sera favorable à la requête de l’institution pour un crédit complémentaire lorsque cette dernière sera éventuellement appelée à siéger pour juger l’un ou l’autre des dossiers pendant devant elle.

Actualités 27 nov. 2018


Débat budgétaire en commission au Parlement: 1,8 milliard F Cfa pour la Haac en 2019
[caption id="attachment_31559" align="alignnone" width="1024"]Adam Boni Tessi, président de la Haac[/caption]

Les députés membres de la commission budgétaire ont étudié, ce lundi 26 novembre le projet de budget de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) estimé à la somme de 1, 847 853 milliard F Cfa.

Le projet de budget de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) pour la gestion 2019 a connu une hausse. Il s’élève à 1 847 853 000 F Cfa contre 1 733 427 000 F Cfa en 2018, soit un taux d’accroissement de 6,6%. C’est ce qu’on peut retenir du passage du président de la Haac, Adam Boni Tessi devant la commission budgétaire. Ce budget prend en compte trois volets. Le premier, les dépenses de personnel estimées à 902 179 000 FCfa ; les dépenses d’acquisition de biens et services évaluées à 845 674 000 F Cfa et les dépenses de transfert projetées à 100 millions FCfa. Mais ces prévisions budgétaires, bien qu’en hausse, sont loin de satisfaire la Haac qui a besoin encore de 985 578 000 F Cfa pour la réalisation de ses ambitions pour l’année 2019. « Le crédit de 1 847 853 000 F Cfa est en dessous des charges de la Haac qui ne cessent de s’accroître d’une année à l’autre. Le besoin réel pour la gestion est estimé à 2 833 431 000 francs Cfa. D’où un besoin hors cadrage de 985 578 000 F Cfa », renseigne le document présenté aux députés par le président de la Haac. Avec le peu de ressources allouées, Adam Boni Tessi entend mener l’année prochaine certaines actions phares pour le compte de la cinquième mandature de la Haac dont le mandat s’achève en 2019. Ces actions concernent essentiellement le renforcement des capacités d’action de la Haac par la mise à disposition de cadres qualifiés et spécialisés, capables d’assister les conseillers dans le travail de régulation qui se complexifie chaque jour un peu plus avec l’avènement du numérique ; la dotation de crédits complémentaires pour l’équipement des nouveaux conseillers de la sixième mandature en matériel et mobilier de bureau ; l’équipement en matériel et mobilier en vue de l’organisation de la campagne médiatique des élections législatives de 2019. Le président de la Haac ajoute également à ses défis les chantiers découlant de la loi n°2015-07 du 20 mars 2015 portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin puis la loi n°2014 relative à la radiodiffusion numérique en République du Bénin ; la dynamisation du fonctionnement des huit commissions permanentes de l’institution sans oublier les travaux entrant dans le cadre du passage à la Télévision numérique terrestre et l’acquisition de matériel de monitoring lié au numérique et le fonctionnement et l’équipement des six antennes régionales de la Haac.

Actualités 27 nov. 2018


Débat budgétaire en commission au Parlement: Fortunet Nouatin défend le budget de la Défense nationale

Le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, Fortunet Nouatin a planché, ce lundi 26 novembre, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il a présenté le projet de budget de son département ministériel au titre de 2019. Mais Fortunet Nouatin n’a pas dit grand-chose à la presse sur le montant des crédits alloués à son ministère, compte tenu de la sensibilité de l’information frappée de secret-défense.

Selon Fortunet Nouatin, deux actions phares sont inscrites au budget 2019 de son ministère. Elles ont essentiellement trait au renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées d’une part et à l’amélioration des conditions de vie et de travail aussi bien du militaire en général que de la pépinière des enfants de troupe qui arrive en particulier. En dehors de ces deux préoccupations, le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale entend également poursuivre et renforcer en 2019 les actions entamées en 2018. « Tout citoyen béninois doit se préoccuper de sa sécurité. Si la représentation nationale se préoccupe de comment se porte le ministère de la Défense, c’est une chose normale et légitime et c’est ce qui explique peut-être la longueur des travaux au Parlement », fait savoir le ministre qui se dit satisfait de la qualité des débats qui se sont très bien déroulés.

Actualités 27 nov. 2018


Développement industriel au Bénin: Bientôt une usine de riz de 75 milliards de F Cfa à Djidja

Le Bénin va disposer bientôt d’une usine de décorticage de riz étuvé. Les travaux de construction ont été lancés, le samedi 24 novembre dernier à Djinoukoui dans la commune de Djidja, par Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement en présence des autorités communales et locales, ainsi que des populations sorties massivement.

L’usine est d’une capacité totale de 190 mille tonnes par an. Ses travaux vont coûter 75 milliards de francs Cfa, entièrement financés par des banques brésiliennes. « Ce que nous souhaitons de la part de l’Etat béninois, ce n’est pas les moyens, mais plutôt les facilités administratives pour que le projet soit conduit à bon port. Nous, on est prêt à y mettre les moyens matériels et financiers indispensables », a déclaré Antonio Reis, représentant de la partie brésilienne.
En plus des moyens, la partie brésilienne va apporter une technologie qui pourra faire école dans la sous-région. Les travaux de construction de cette usine de riz vont durer 24 mois et occuper une bonne partie de la jeunesse de la localité. « C’est un grand jour pour la commune de Djidja et pour notre pays. Ce projet que nous avons porté depuis des années entre dans sa phase active. Dans moins de deux ans, vous verrez sur ces lieux une gigantesque infrastructure, la plus grande usine de riz de l’Afrique francophone », s’est réjoui Philipe Sèdjro, président de la Société Cliwanix Groupe S.A, principal prometteur du projet dénommé Société d’Industries Agricoles du Bénin (Ciab).
Ensuite, il a remercié les autorités du ministère du Plan et du Développement, plus particulièrement Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, pour son implication personnelle. « Nuit et jour, il est à nos côtés. Il nous a dit que tant qu’il y aura des opportunités d’emplois en jeu, nous le verrons à nos côtés. A travers lui, c’est à tout le gouvernement que nous adressons nos sincères remerciements pour leur accompagnement », a-t-il poursuivi.
L’usine de décorticage du riz étuvé de Djidja va offrir, en effet, plus de 884 emplois directs et des milliers d’emplois indirects, prioritairement aux fils et filles du plateau d’Abomey. C’est pourquoi Rufino d’Almeida a rassuré les promoteurs de l’accompagnement du gouvernement béninois. «Je vous livre une confidence. L’autorisation des exonérations que vous avez demandée est effective. Elle vous sera communiquée dans les tout prochains jours par une lettre officielle. Vous pourrez toujours compter sur nous pour la suite du projet », a confié Rufino d’Almeida.
Avec ce projet, le Bénin pourrait devenir la plaque tournante de la production du riz dans la sous-région. La capacité de cette usine peut permettre d’accueillir du riz venant d’autres pays.

Source : Agence Carre Design

Société 27 nov. 2018


Pour une véritable Eglise famille de Dieu : Le diocèse de Porto-Novo lance son Plan stratégique d’action pastorale

L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo a officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023. Baptisé Horizon 23, ce plan ambitionne de bousculer certaines habitudes et de faire du diocèse de Porto-Novo, d’ici cinq ans, une véritable Famille de Dieu.

« A l’horizon 2023, le diocèse de Porto-Novo est une véritable Famille de Dieu qui témoigne réellement du Christ et se met résolument au service de l’homme ». Telle est la vision des différents acteurs du diocèse de Porto-Novo pour les cinq prochaines années. Cette vision est déclinée en objectifs stratégiques, en actions et en résultats clés dans le Plan stratégique d’action pastorale 2018-2023 officiellement lancé, samedi 24 novembre dernier, à la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Selon l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, l’urgence de ce plan témoigne de son intention de partir du passé et du présent pour mieux préparer l’avenir. Il s’insère dans la droite ligne de la mission du diocèse de Porto-Novo à savoir: évangéliser et œuvrer pour le développement intégré de tout homme et de tout l’homme. De cette mission, le Plan dégage trois objectifs stratégiques. Le premier objectif stratégique, selon Mgr Aristide Gonsallo, est de bâtir une église famille de Dieu fondée sur la communion fraternelle et la dynamique de l’auto-prise en charge. Ce qui implique une meilleure administration diocésaine et une bonne gestion économique et financière à tous les niveaux du diocèse.

Le second objectif stratégique consiste, à en croire le prélat, à témoigner du Christ. Il s’agit ici d’aller dans les coins et recoins du diocèse pour partager la bonne nouvelle du Christ avec les fidèles catholiques qui, pour une raison ou une autre, ne vivent plus leur foi. Ce chantier de témoignage du Christ sera également mis en œuvre à travers une bonne catéchèse et une communication adaptée aux réalités de l’heure de l’Eglise famille de Dieu au Bénin. Le troisième et dernier objectif stratégique du Plan quinquennal consiste à servir l’homme d’aujourd’hui. Selon Mgr Aristide Gonsallo, le diocèse de Porto-Novo veut se donner les moyens, à l’image du Christ, de se mettre au service des frères et sœurs de l’Eglise famille grâce à ses structures de l’enseignement catholique et de l’enseignement social.

L’atteinte de ces trois objectifs stratégiques fera réaliser la vision du diocèse pour la gloire de Dieu, espère le prélat. C’est pourquoi, Mgr Aristide Gonsallo souhaite l’engagement de tous depuis le clergé jusqu’au dernier fidèle en passant par les autorités politico-administratives à divers niveaux pour la réalisation des différents chantiers et actions prévus dans le plan. L’évêque de Porto-Novo promet de jouer sa partition et d'assurer la veille pour le succès de ce plan stratégique d’action pastorale. Lequel n’est pas une première dans l’Eglise universelle au Bénin, fait savoir le père Eric Oloudé Okpèitcha qui a présenté la trame du document, fruit de plusieurs travaux dont le séminaire de réflexion sur la vie du diocèse organisé en avril dernier après le synode diocésain tenu de 1997 à 1999, le colloque scientifique des 150 ans d’évangélisation de la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo et les diverses exhortations pastorales diocésaines. Avant Porto-Novo, l’archidiocèse de Cotonou et le diocèse de N’Dali disposent déjà d’un plan stratégique, informe le père Eric Oloudé Okpèitcha, par ailleurs directeur de la communication de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb). Au regard de l’importance de l’initiative, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et les autres autorités politico-administratives présents à la cérémonie de lancement du document accueillent aussi avec grand cœur ce projet et s’engagent à le viabiliser.
La cérémonie de lancement du plan stratégique quinquennal a été suivie d’une messe présidée par l’évêque Aristide Gonsallo, au cours de laquelle le document a été officiellement remis au peuple de Dieu du diocèse de Porto-Novo.

Société 27 nov. 2018


Art culinaire: Une foire autour des semences naturelles et mets locaux

Les habitants de la ville de Cotonou et environs sont invités du 25 au 27 novembre sur l’esplanade intérieure du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou pour découvrir, le temps d’une foire, des semences du pays. Mais la plus grande attraction de cette foire, c’est bien les mets locaux dont certains déjà en voie de disparition.

A l’instar du ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, des invités, cadres et autres curieux qui ont effectué le déplacement du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou pour le lancement de la « Foire semencière et de dégustation des mets locaux » sont repartis nostalgiques. La visite des stands des exposants leur a laissé une note de souvenir, relativement aux mets locaux qui ont marqué, pour certains, leur enfance et pour d’autres leur jeunesse. Les échanges au cours de cette visite des stands ont porté sur de petites anecdotes qui ont souvent pris fin par des éclats de rire. Mais à l’unanimité, tous ont reconnu que ces mets locaux, spécificités de certaines régions du pays font défaut à l’alimentation quotidienne aussi bien dans les villes que dans les campagnes et disparaissent progressivement de l’art culinaire du pays. L’initiative d’une foire pour les ramener dans le subconscient des populations et les faire découvrir à ceux qui ne les connaissaient pas est donc tout bénefique.
Pour le ministre, cela permet de montrer la différence sensible et significative qu’il y a dans le goût culinaire des mets assurés avec des ingrédients originels.
Plus de 300 caravaniers et des représentants d’organisations paysannes du Burkina Faso, de Madagascar, du Niger, du Togo, de la fédération agro-écologique du Bénin prennent part à cette foire dont la quintessence est aussi, selon le ministre Gaston Dossouhoui, la mise en valeur des semences végétales, animales et aquacoles. Il insiste sur la qualité de ces semences sans lesquelles, aucun bon score n’est envisageable dans le secteur agricole. Il vante ensuite tous les bienfaits des produits bio qui sécurisent la santé des populations et permettent d’avoir un champ homogène. « Je ne suis pas un pro des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) », dira aussi le ministre pour rassurer les forains.
A la manœuvre de cette initiative, le réseau Jinukun, ardent défenseur des produits naturels et mets locaux dans le monde paysan. Son représentant à l’occasion, Pierre Bédiyé, est heureux de l’aboutissement de l’initiative. « Nous essayons de répondre à notre manière au combat contre les Ogm », souligne-t-il. Par cette foire, nous célébrons les semences, poursuit-il. Aussi, expliquera-t-il qu’aucune semence ne dure dans le temps s’il ne migre des champs vers la table. Fierté des générations d’hier, Pierre Bédiyé émet le vœu de voir le monde paysan se tourner à nouveau par les produits naturels et les mets locaux. Ils ont traversé des époques et ont nourri l’humanité pendant longtemps, apprécie-t-il. Une étude récente dans certains pays de la sous-région, indique-t-il, a révélé que 80% des producteurs utilisent des semences paysannes et seulement 20% viennent des semences dites améliorées. L’espoir est encore permis, assure-t-il aux forains qui, comme lui, font confiance à la nature et voudraient demeurer en symbiose avec elle pour préserver la santé et le bien-être des générations actuelles et futures.

Société 27 nov. 2018


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