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Nouvelles

Alexandre Atindoko au sujet du festival REST:«Notre initiative permet de former les enfants à la base»

Faire connaître au public le festival REST et informer sur la date de la 14è édition dudit festival. C’est la substance de l’interview qui nous a été accordée hier jeudi 16 avril, par Alexandre Atindoko, promoteur dudit festival.

La Nation : Qu’est-ce que le festival REST ?

Alexandre Atindoko : Le festival REST signifie Rencontre sur tout terrain. Elle consiste à regrouper les équipes de certaines écoles primaires retenues après une sélection sur le plan national pour une phase finale. De même il y a d’autres écoles retenues sur le plan international pour participer à la phase finale. Et l’édition de cette année est « l’édition de la grande maturité ».

N’est-il pas temps, après la 14è édition d’ouvrir le spectacle aux collégiens ?

Non, ce n’est pas possible. Les statuts du festival sont très clairs et stipulent que nous devons ramener la culture à la base. La base, c’est le primaire. D’autre part, il y a déjà assez de spectacles organisés sur le plan national au niveau du secondaire. Il ne nous servirait à rien de discuter cette organisation avec ces promoteurs de festival. En somme, notre initiative permet de former les enfants en leur apprenant la base du théâtre, les interdits et autres astuces du théâtre professionnel.

A l’issue du festival, que deviennent les talents?

Ceux-ci, au niveau du collège, ne reprennent plus la formation en matière du théâtre. Mais ils continuent juste l’œuvre entreprise au primaire. Outre cela, il y a d’autres qui sont sollicités par des troupes de théâtre. Bref, ces talents constituent une pépinière pour les troupes.

A quand l’édition de cette année ?

La 14è édition du festival REST se déroulera les 21, 22 et 23 mai 2015 à Grand-Popo. Le festival s’ouvre le 21 mai prochain à la place Nonvitcha, en prélude à la fête de Nonvitcha. Le 22 mai 2015, jour de ladite fête, les manifestations continueront et prendront fin le 23 du même mois. En ce moment, il y a déjà cinq experts envoyés dans les écoles primaires concernées pour améliorer le travail avec les enfants. Donc, je ne peux que demander humblement aux directeurs desdits établissements de permettre à ces experts de faire le travail en trouvant des heures creuses aux enfants. Car l’éducation n’est pas que le tableau ni les quatre murs de la salle de classe. C’est aussi le théâtre et les spectacles professionnels.
Même si mon souhait n’est pas forcement de voir la plupart des enfants devenir des acteurs artistiques, je demande aux parents de bien vouloir permettre aux enfants de faire le théâtre car au-delà de la compétition c’est un canal de distraction.

Culture 17 avr. 2015


Formation pour la distribution des cartes d’électeurs :Le faux bond du CNT aux agents distributeurs de l’Ouémé-Plateau

Mauvais départ pour le Centre national de traitement (CNT) qui a désormais en charge la gestion des cartes d’électeurs en vue des prochaines élections. La formation des agents distributeurs n’a pas eu lieu hier jeudi 16 avril à Porto-Novo et dans les autres communes de l’Ouémé-Plateau. Les agents à former ont été encore invités pour ce matin.

La formation des agents, devant être engagés pour la distribution des cartes d’électeurs a connu de flottements hier à Porto-Novo. Prévue pour démarrer à 10 heures, la formation n’a pas été ouverte jusqu’à 15 heures. Pas pour défaut d’agents à former. Ceux-ci ont d’ailleurs massivement répondu à l’invitation du Centre national de traitement (CNT) qui les y a invités à travers un communiqué de presse. Ceci pour un bon déroulement de l’opération de distribution des cartes d’électeurs qui devra commencer ce vendredi 17 avril, sur toute l’étendue du territoire national. Les agents ont pris d’assaut la Salle des fêtes du lycée Béhanzin, lieu retenu pour abriter au niveau de Porto-Novo cette séance de remise à niveau. Mais ils ne verront pas de formateurs du CNT. Ceux-ci se sont laissés désirer pendant plusieurs heures. Joint au téléphone, certains responsables du CNT promettent que tout devrait entrer dans l’ordre dans les heures suivantes. Le temps pour les formateurs retenus pour la ville de Porto-Novo de recevoir leurs kits de formation, ainsi que la liste des citoyens bénéficiaires de cartes d’électeurs et si possible le lot de cartes d’électeurs, destinées pour la ville.
Mais après plus de cinq heures d’horloge d’attente, pas toujours de trace des formateurs. Pendant ce temps, les agents à former erraient dans la cour du lycée Béhanzin. D’autres, las d’attendre sont rentrés tout simplement chez eux. La situation serait la même dans les autres communes de l’Ouémé-Plateau. Aux dernières nouvelles, la formation a été reportée à ce vendredi 17 avril.
Il est important que le CNT qui a désormais en charge la suite de cette opération après le dessaisissement du Conseil d’orientation et de supervision par la Cour constitutionnelle, fasse diligence. Car, ce flottement n’est pas de nature à rassurer les citoyens, vu que le processus électoral a enregistré beaucoup de retard. Vivement que l’opération de distribution des cartes d’électeurs se déroule sans anicroche, pour faciliter la tenue des élections législatives le 26 avril prochain!

Actualités 17 avr. 2015


Programme Journalistes-Paix-Sécurité-Justice à La Haye:A la découverte des institutions de justice internationale

Hier mercredi 15 avril, au troisième jour de leur visite aux Pays-Bas, précisément à La Haye, dans le cadre du Programme Journalistes-Paix-Sécurité-Justice, les professionnels des médias invités ont mis le cap sur le Palais de la Paix, en plein cœur de La Haye. Un édifice inauguré en 1913 et qui abrite nombre d’institutions de mise en œuvre de la justice internationale.

La visite commence par une rencontre avec Steven van Hoogstraten, le directeur de la Fondation Carnegie, qui a financé la construction du palais, et en assure encore la gestion et l’entretien aujourd’hui. En engageant 1,5 million de dollars dès 1903, Andrew Carnegie répondait au souci du diplomate américain Andrew Dickson White, d’ériger un instrument au service de la justice et de la paix internationale, notamment, à l’origine, au service de l’arbitrage international. Cette idée, l’Américain l’a eue en discutant avec son homologue russe Friedrich Martens. La Fondation qui en est propriétaire, encourage l'organisation de séminaires et autres initiatives visant à favoriser l'idéal de paix et fait partie du réseau philanthropique internationale des institutions Carnegie.

Les institutions internationales qu'abrite le palais

Aujourd’hui, ce palais abrite un certain nombre d’institutions judiciaires internationales comme la Cour internationale de Justice (CIJ), la Cour permanente d'Arbitrage (CPA), l'Académie de droit international de La Haye…dont les participants au Programme ont pu rencontrer, sur place, des responsables. Notamment ceux de la Coalition pour la Cour pénale internationale, de la Cour permanente d’Arbitrage, de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, ou de la Conférence de La Haye de droit international privé.
La Cour internationale de Justice (CIJ) est l'organe judiciaire principal des Nations Unies (ONU). Elle a été créée en juin 1945 par la Charte des Nations Unies et a commencé à travailler en avril 1946. Le siège de la Cour est au Palais de la Paix à La Haye (Pays-Bas). Des six organes principaux de l'ONU, c’est le seul à ne pas être situé à New York (Etats-Unis d'Amérique). Le rôle de la Cour est de régler, conformément au droit international, les litiges qui lui sont soumis par les Etats et de donner des avis consultatifs sur les questions juridiques qui lui sont soumises par les organes des Nations Unies autorisés et institutions spécialisées.
Quant à la Cour permanente d’Arbitrage, c’est un organisme intergouvernemental avec 117 Etats membres. Créée en 1899 pour faciliter l'arbitrage et les formes alternatives de résolution des différends entre les Etats, elle allie aujourd’hui droit public international et droit privé international pour répondre aux besoins de règlement rapide des différends de la communauté internationale.
En ce qui concerne la Conférence de La Haye de droit international privé, c’est une organisation mondiale intergouvernementale. Un melting-pot de différentes traditions juridiques, qui développe des instruments juridiques multilatéraux et répondent aux besoins mondiaux. La mission statutaire de la Conférence est de travailler pour l’unification progressive de ces règles… A son propos, son secrétaire général, Christophe Bernasconi soutient que les conventions qu’elle promeut ont un impact réel sur l’amélioration de la vie des populations, constate que très peu de pays africains en sont aujourd’hui membres, et se donne pour défi de donner plus de visibilité à l’institution en direction de l’Afrique. D’ailleurs, des contacts sont déjà pris avec l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du droit des Affaires (OHADA) pour établir des plages de coopération, renseigne-t-il.
La Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI), elle, comprend 2500 organisations de la société civile dans 150 pays différents et travaille en partenariat avec elles pour renforcer la coopération internationale avec la CPI; veiller à ce que la Cour soit juste, efficace et indépendante ; faire progresser les lois nationales qui permettent de rendre justice aux victimes de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et de génocide…
Avec les acteurs de ces différentes institutions, sans oublier celui de l’EUROPOL, les échanges ont été enrichissants pour les journalistes. Renforcés plus tard par la sensibilisation sur le travail des Nations Unies dans le sens de la promotion de la justice internationale.

GCCS 2015 : Internet, sécurité, liberté

En début d’après-midi, les participants étaient conviés à suivre une rencontre d’experts dont la session était consacrée à la réflexion sur les voies et moyens pour concilier les priorités politiques des pays du Nord et de ceux du Sud ; et les implications de la définition de normes de comportement responsable des Etats dans le cyberespace. Ceci en raison des efforts à fournir pour préserver la liberté d’expression et promouvoir des lois appropriées ; la coopération internationale étant requise pour y arriver. Sans oublier la nécessité de faire en sorte que davantage de populations aient accès à l’information car c’est elle qui détermine la liberté d’expression.
Par la suite, une visite au Campus dit du Delta Sécurité de La Haye (HSD), la plus grande grappe de sécurité en Europe, a permis d’apprécier des innovations technologiques visant à procurer toujours plus de sécurité informatique et électronique. Dans ce groupe néerlandais, les gouvernements et les institutions du savoir travaillent ensemble sur les innovations et les connaissances dans le domaine de la cybersécurité, sécurité nationale et urbaine, la protection des infrastructures critiques…
Quant au HagueTalks, c’est un réseau et lieu de rencontres en pleine expansion où des esprits créatifs discutent des sujets liés à la paix et la justice. On y discute de nouvelles idées et perspectives. Les discussions se déroulent en ligne et en live pour encourager ces esprits inventifs. C’est pourquoi Vint Cerf, un des fondateurs d’Internet, par une intervention vidéo, Rob Wainwright (directeur d’Europol), Hala Aldosari (chercheuse et activiste saoudienne), Paul Nicholson (directeur à Microsoft) et Nnenna Nwakanma de l’association Sociétés ouvertes pour l’Afrique, entretiendront l’assistance de leurs combats pour la disponibilité de l’Internet partout, en toute sécurité, mettant l’accent sur les défis à relever, en Afrique notamment, pour rendre cet outil accessible aux populations.

Importance de la grande conférence mondiale

Puis, en fin de journée et dans la perspective des travaux de la Conférence mondiale sur la Cybersécurité (GCCS 2015) les 16 et 17 avril, des conférenciers dont Jozias van Aartsen (maire de La Haye) et Bert Koenders, ministre néerlandais des Affaires étrangères, mettront en exergue l’importance de cette grande rencontre mondiale. Occasion de partage d’expériences en matière de cybersécurité, nécessité de la coopération internationale à cette fin, mais aussi pour la définition de normes internationales, promotion de la vision d’un Internet ouvert et entièrement sécurisé d’ici à 2025… étaient au menu.
Précisément, ils soulignent qu’après Londres, Budapest et Séoul, c’est au tour de La Haye d’organiser cette grande conférence internationale sur le cyberespace. Et martèlent encore que face à l’expansion rapide des enjeux, la cybersécurité exige une réponse nationale et internationale efficace. En ligne de mire de cette conférence, la mise en place d’un cyberagenda international pour parvenir à l’objectif de la sécurité absolue d’Internet d’ici à 2025

Par Wilfried Léandre HOUNGBEDJI, envoyé spécial à La Haye

Société 16 avr. 2015


Internet et liberté d’expression:Les médias, chiens de garde sous surveillance ?

Le programme « Journalistes, Justice, Paix, Sécurité » se poursuit à la Haye aux Pays-Bas, pour les hommes des médias invités. Au menu de la journée du mardi 14 avril dernier, une virée au siège de la réputée radio néerlandaise, et surtout une causerie-débat dans la nuit sur le thème: «Les chiens de garde sous surveillance: les médias à l’ère de la cybersurveillance ». C’était à la Maison de l’Humanité à la Haye.

C’est à Hilversum, ville située à 90 minutes de La Haye, que la journée a commencé pour les participants au programme. Accueillis au siège de Radio Netherlands Worldwide, ils ont droit à un échange d’expériences pour confronter les réalités de leurs différents pays, en matière de cybersécurité, de cybercriminalité, de contrôle de données et surtout de réponses apportées ou proposées par les Etats pour faire face à la situation. S’il est apparu que dans de nombreux pays, les révélations d’Edward Snowden aux Etats-Unis ou les effets du Printemps arabe ont amené les dirigeants à prendre conscience de la nécessité de la sécurisation d’Internet, sans toutefois attenter abusivement à la liberté d’expression, il se déduit aussi que dans bien d’autres pays, le défi reste entier en terme de promotion de la liberté d’expression, et de sécurité du cyberespace.
Puis, la délégation a eu droit à des échanges avec la Rédaction Afrique de Radio Netherlands Worldwide dont l’action, sur le continent africain, consiste de plus en plus à donner la parole aux jeunes et à les organiser en réseaux d’activistes afin qu’ils se prononcent sur les sujets de leurs préoccupations : gouvernance politique, économique, environnement, sexualité… Des thèmes qu’ils choisissent eux-mêmes et dont ils peuvent parler librement.

Ces surveillants surveillés !

Plus tard, de 20h à 22h heures locales, les participants au programme ont pris part à une causerie-débat sur le thème: «Les chiens de garde sous surveillance: les médias à l’ère de la surveillance électronique (ou cyber surveillance)». Animée par Don Podesta, responsable du Centre international pour l’Assistance aux Médias (CIMA), Hala Aldasari, chercheuse saoudienne, militante et présentatrice, puis Janet Anderson de la radio néerlandaise. Elle a permis de se convaincre que les réalités varient d’un pays à un autre. Et que le droit à la vie privée est souvent compris comme une condition essentielle pour la réalisation du droit à la liberté d'expression. L’ingérence indue dans la vie privée de l'individu pouvant à la fois limiter directement et indirectement le libre développement et l'échange des idées. De même, la surveillance électronique des communications par courriel, appels téléphoniques, visites à des sites Web , les achats en ligne , et même la localisation physique des personnes est maintenant omniprésente dans le monde entier, ont-ils fait observer. Cela a d'énormes implications pour la vie privée et la liberté d'expression et d'association d'une part et pour l’application des lois de sécurité nationale d’autre part…
Tout particulièrement, les panélistes expliquent que si aucun citoyen ne veut être épié, pour les journalistes, la surveillance secrète dont ils peuvent faire l’objet pose un problème supplémentaire : faire leur travail peut les exposer à des dangers. Que par exemple dans les pays autoritaires, les journalistes s’inquiètent autant de se protéger, que de protéger leurs sources. Car non seulement les gouvernements peuvent suivre leurs mouvements et leurs communications à l’intérieur des frontières nationales, mais aussi ils peuvent être traqués à l'échelle internationale.

Pourtant, pas besoin d’autant de surveillance

Or, relèvent-ils, si les journalistes pensent que tout ce qu’ils font n’est pas protégé ou si leurs sources ne croient pas qu’ils peuvent les protéger, ceci a un effet pervers puisque les journalistes sont comme le canari dans la mine de charbon. Ils fouinent souvent. Ils peuvent paraître très suspects, mais ils sont une partie importante d'une société libre.
La conseillère principale et stratégiste pour l’intelligence économique Bernadette van Dijck dans une réflexion sur cette thématique souligne que, les gouvernements n’ont pas besoin de recourir à l'interception électronique secrète en temps réel de communications privées pour suivre les individus, puisqu’à l'ère de l'information, les données se cachent à la vue.
En effet, développent-ils, les téléphones intelligents viennent chargés d’applications qui envoient des informations sur leurs utilisateurs, en particulier leur localisation physique, même les téléphones portables simples doivent échanger des signaux avec des tours de transmission, dont les emplacements sont connus ; un logiciel de reconnaissance faciale peut être utilisé pour identifier les dissidents participant à des manifestations à partir d'images capturées sur vidéo ou sur les photos…

Par Wilfried Léandre HOUNGBEDJI, envoyé spécial à La Haye

Droits et Devoirs 16 avr. 2015


Examens professionnels du CAP et du CEAP:80 candidats présentés dans la commune de Boukombé

Avant-dernière au Certificat d’études primaires 2013-2014 dans les départements de l’Atacora-Donga, la Circonscription scolaire de Boukombé présente cette année 80 candidats aux examens professionnels du CAP et du CEAP.

Les examens professionnels pratique et oral du CAP et du CEAP des enseignements maternel et primaire ont démarré lundi 13 avril dernier dans la commune de Boukombé. A l’instar des autres circonscriptions scolaires du Bénin, celle de Boukombé a connu le lancement officiel desdits examens à l’Ecole primaire publique Koutchata-B dans l’arrondissement central sous l’égide de Jean M’po Douakoutché, directeur départemental des Enseignements maternel et primaire Atacora-Donga. Au total dans la Circonscription scolaire de Boukombé, 80 candidats dont trois enseignantes seulement pour le CAP et 21 pour le CEAP vont plancher devant des jurys tirés au sort tous les matins pendant deux semaines, en vue de l’obtention de leurs diplômes professionnels définitifs.
Ces différents candidats sont appelés à travers les diverses épreuves en jeu à confirmer leur maîtrise en gestion administrative, pédagogique et relations extérieures comme le souhaitent les textes et lois régissant l’enseignement de base au Bénin.
Ceux du CAP subiront des épreuves pratiques dans cinq disciplines et seront soumis à un questionnaire à l’oral en Pédagogie appliquée, Législation, en administration scolaire et en analyse d’un cahier d’écolier pendant que les postulants au CEAP auront trois matières en pratique et à l’oral.

Société 16 avr. 2015


Projet de dématérialisation de la liasse de pré-dédouanement:Faire du Bénin, un partenaire de choix en matière de commerce international

La liasse de dématérialisation de pré-dédouanement, le nouveau dispositif pour la performance des entreprises a été présenté hier mercredi 15 avril, aux opérateurs économiques dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) à Cotonou.

C’est une véritable révolution qui s’opère dans le domaine économique au Bénin. Avec le nouveau dispositif de ‘’la liasse de pré-dédouanement’’, les opérateurs économiques peuvent se frotter les mains. Les formalités administratives en matière d’importations et d’exportations seront simplifiées. En plus de la fluidité, le dispositif allie visibilité et célérité dans le traitement des dossiers. En même temps qu’il rendra plus compétitif le port de Cotonou, il favorisera également la dynamisation du partenariat public-privé.
«Cette nouvelle donne qui est la suite logique du dispositif du Guichet unique permet de gérer les différentes étapes depuis l’envoi du manifeste des navires jusqu’à la sortie du port. Elle tiendra compte de l’ensemble des documents qu’émettent les ministères concernés et autres structures compétentes sous forme d’autorisation ou de certificat», vante la 2e vice-présidente de la CCIB, Awahou Codjo Alabi.
La liasse de dématérialisation de pré-dédouanement vient en réponse aux nombreuses irrégularités en matière de procédures administratives béninoises. Au nombre des griefs formulés contre l’administration béninoise figurent les problèmes d’éthique, la lenteur dans le traitement des dossiers et le très faible degré d’informatisation de ses différentes prestations.
Selon la 2e vice-présidente de la CCIB, cette situation affecte la performance des entreprises et amenuise leur contribution à la croissance économique. Pour changer la donne, le tout numérique en matière de gestion administrative des opérations fiscales et douanières apparaît comme une solution idéale. Il repose sur une triple motivation : la sécurisation des flux logistiques, l’optimisation des coûts grâce à la limitation des contrôles physiques et l’amélioration de l’efficacité des services en charge du contrôle fiscal et de la perception des droits et taxes. Dans cette logique, la dématérialisation des ‘’liasses de pré-dédouanement’’ est une étape décisive du processus du tout numérique dans le traitement des opérations douanières, a-t-elle expliqué.

Renforcer l’efficacité opérationnelle de l’administration

L’ambition de ce nouveau projet n’est pas des moindres. Ses retombées directes se traduiront pour le secteur privé par une rapidité dans le traitement des dossiers. Mieux, le secteur n’aura désormais plus de papiers à fournir, ceci grâce à un système de stockage partagé de documents en ligne. Finies également les informations redondantes à fournir grâce au document administratif unique. Les bénéfices de cet outil se traduiront aussi par une facturation centralisée et un accès simple aux règlementations en vigueur avec des mises à jour quotidiennes, se réjouit la 2e vice-présidente de la CCIB, Awahou Codjo Alabi.
C’est une réforme profitable pour les chefs d’entreprises, les opérateurs économiques et le Bénin dans la mesure où elle repose sur des avancées technologiques et rend le pays plus compétitif en termes de célérité des opérations de déclaration de dédouanement, a-t-elle loué. Selon elle, le projet s’inscrit dans la poursuite des réformes engagées par le Bénin pour l’amélioration de l’environnement des affaires.
Le Bénin est aujourd’hui un carrefour de plusieurs corridors de la sous-région et du commerce international.
Selon le rapport Doing business 2015, 56% du temps d’importation, et 64% à l’exportation sont consacrés aux formalités de pré-dédouanement. La même source renseigne que les temps de traitement des documents de dédouanement représentaient en moyenne quinze jours sur les vingt-cinq à l’importation du temps global du traitement des marchandises. D’où la mise en place du nouveau Guichet unique du commerce extérieur pour corriger ces dysfonctionnements.
Le but visé est de faciliter les échanges avec l’extérieur en simplifiant les procédures de pré-dédouanement et en réduisant les délais de préparation des documents aussi bien pour l’importation que pour l’exportation de transit. Il aura également un impact sur les coûts directs et indirects liés à ces procédures, a expliqué le chef de projet sur le nouveau guichet unique de préparation du commerce extérieur du Bénin, Florian Legroux.
En termes d’enjeux, Florian Legoux a expliqué qu’il permettra entre autres, de renforcer l’efficacité opérationnelle de l’administration, de réunir les informations pour prendre les meilleures décisions en ce qui concerne le commerce extérieur.
Il s’agira, a-t-il poursuivi, de mettre en place un portail public d’informations sécurisées qui mettra en réseau les opérateurs économiques du commerce extérieur et qui permettra de les renseigner sur les textes de lois, les procédures et les documents relatifs au commerce transfrontalier. Tout ceci consultable en ligne.

Société 16 avr. 2015


4è Conférence administrative départementale à Lokossa:3,8% de crédit consommé pour le Mono-Couffo

Au nombre des sujets abordés hier mercredi 15 avril à Lokossa, à l’occasion de la 4e Conférence administrative des départements du Mono et du Couffo, deux ont particulièrement mobilisé les attentions. Il s’agit d’une part, de l’amélioration des 8,94% relevé au terme du premier trimestre 2015 comme taux de consommation des fonds alloués aux deux départements et d’autre part, de l’organisation du suivi des prochaines élections par les membres de la conférence.

Sous la direction du préfet des départements du Mono et du Couffo, Corentin Kohoué, la Conférence administrative départementale (CAD) tenue hier mercredi 15 avril à la préfecture de Lokossa, a affiché presque complet. Sauf que la performance relevée concernant la consommation des crédits alloués aux deux départements est moins flatteuse. Au terme du premier trimestre de l’année 2015 et contre la norme recommandée de 25%, le Mono et le Couffo réunis n’ont pu dépasser 8,94%, pendant que d’autres départements du Bénin ont réalisé meilleur taux de consommation sur la même période, regrette le préfet Corentin Kohoué. Celui-ci exhortera les directeurs départementaux à fouetter l’ardeur des acteurs des différentes chaînes de dépenses dans le sens de l’exécution diligente des procédures de décaissement. Le préfet estime qu’il faut « aller vite » en vue de satisfaire au plus tôt aux besoins en attente de financement. Puisque nous sommes dans un contexte électoral à fortes pressions sur le trésor public, prévient-il. Suivant le commentaire du délégué du contrôleur financier, Yves Takpa, les faibles taux de consommation des crédits sont relevés au niveau des secteurs comme la santé, l’agriculture, les travaux publics et l’environnement. De l’intervention du contrôleur financier, on retiendra également que la situation n’est pas pour autant irrémédiable même si les deux départements constituent les derniers à avoir terminé seulement le 7 mars dernier la formation des acteurs financiers. Il tente d’ailleurs un rapprochement entre situation actuelle et celle de 2014 pendant laquelle le Mono-Couffo est parti d’un taux de 4% au premier trimestre pour terminer l’année avec 92,95% de consommation des fonds alloués.
D’autres sujets ont aussi été abordés au cours de la rencontre. Il s’agit de la problématique relative notamment au suivi des élections législatives, communales et locales par les membres de la CAD, réveillant des divergences quant à l’interprétation des dispositions légales encadrant une telle activité. Outre son budget frappé déjà de coupes drastiques, les conditions du suivi de ces élections ont tôt fait de susciter des échanges. D’autorité le préfet a dû se résoudre à confier la préoccupation à un comité qu’il a aussitôt mis sur pied. Le comité constitué de quelques membres de la CAD va explorer et mettre à disposition de l’autorité préfectorale, les modalités pour les directeurs départementaux de descendre les jours des scrutins sur le terrain et la posture qui leur conviendrait dans les bureaux de vote.

Société 16 avr. 2015


Eau et pisciculture:Quel décor et quelles conditions pour avoir de bons rendements ?

La pisciculture draine, intéresse et emploie de plus en plus de monde. Qu’est-ce qui justifie cet engouement de certaines personnes pour cette culture et quelles conditions réunir pour obtenir de meilleurs rendements ? C’est à ces interrogations que répond Chango Fakorédé, expert consultant en aquaculture qui a longtemps exercé à la direction des pêches

«L’eau, c’est la vie du poisson. Avec une eau de bonne qualité, vous pouvez obtenir le résultat que vous désirez. Donc l’eau est un facteur capital pour la vie du poisson. Ainsi, la qualité d’une bonne eau de pisciculture doit se sérier en deux», a retenu Chango Fakorédé, expert consultant en aquaculture. Pour lui, il faut distinguer l’eau utilisée à l’écloserie et celle d’usage dans le cadre de l’élevage de grossissement.
« Cette eau-là (eau de forage) est une eau propre, de l’eau saine indemne de tous produits phytosanitaires. Mais quand vous rentrez dans l’élevage de grossissement, il y a quatre points que nous recherchons», relève l’expert. Ainsi, selon Chango Fakorédé, l’eau doit être de couleur vert clair, cette couleur prouvant que vous avez préparé de la nourriture primaire pour le poisson, c'est-à-dire le phyto plancton. La deuxième chose que vous devez rechercher, expose-t-il, c’est que l’eau doit avoir une transparence de 30 à 40cm. Cela signifie que sa température doit osciller entre 30 et 40° d’humidité. L’eau de pisciculture doit avoir un Ph neutre situé souvent entre 7 et 8. La quatrième chose la plus importante est que l’eau ne doit pas avoir une odeur nauséabonde. «Dès que vous avez cette qualité d’eau, vous pouvez commencer par élever des poissons sans difficulté», a-t-il rassuré.
De plus, renseigne l’expert, le PH qui est le taux d’acidité qu’on peut avoir dans l’eau et en matière de pisciculture doit être neutre.
Selon Chango Fakorédé, lorqu'on utilise l’eau de forage, on est sûr que c’est de l’eau propre. Mais lorsqu'on utilise de l’eau provenant d’autres sources, il faut veiller à ce qu’elle soit propre. «S’il arrivait que vous deviez vous servir de l’eau où des gens cultivent des produits maraîchers, il faut veiller également à ce que cette eau ne contienne pas de produits toxiques, car ces produits peuvent nuire aux poissons», a prévenu l’expert qui a déclaré avoir ainsi présenté quelques pistes pour éviter d’avoir une eau sale pour le poisson.
Il s’ensuit donc, selon lui, que les étangs d’eau utilisés pour la vaisselle et la lessive ne sont pas des eaux propres pour la culture des poissons.
Mais s’il s’agit d’une eau qui a été utilisée un peu plus loin, et a eu tout le temps d’être drainée avant, elle peut-être admise pour la culture du poisson. Cependant, apaise l’expert, «Nous avons des techniques que nous utilisons lorsqu’il s’agit des eaux contaminées. De manière simple, on peut créer des cadres pour les recueillir, cette technique permet de retenir toutes les matières en suspension. Car quand l’eau circule, elle finit par perdre tous les éléments toxiques qui la rendent impropre», renseigne-t-il.

Comment faire le captage ?

Par ailleurs, dans les villages, lorsqu’on veut utiliser l’eau pour la pisciculture, relève Chango Fakorédé, ils savent comment faire le captage. Souvent, le prélèvement est fait avant le lieu où les gens font souvent les différents besoins. Autrement, on crée pour ceux-là des endroits où ils peuvent utiliser l’eau pour les usages domestiques.
Il est évident qu’après plusieurs cycles, tout ce qu’on a utilisé est usé et il importe donc de le renouveler. C’est ce qu’on appelle vide sanitaire dans le jargon de la pisciculture. «Après un certain nombre de cycles d’élevage, on débarrasse toute la ferme des eaux utilisées et de tout ce qu’il y a pour pouvoir mettre à sec afin de tuer tout ce qu’il pourrait y avoir comme germe dans l’eau», confirme Chango Fakorédé selon qui, cette pratique est surtout courante dans les écloseries où on élève des alevins.
Lesquels sont très fragiles et à force de les nourrir, il y a des dépôts sur la paroi des infrastructures et l’accumulation de ces aliments peut occasionner des maladies. Ainsi, explique l’expert, dès qu’on nourrit les alevins pendant un bon moment, on "supprime" l’eau dans laquelle ils ont été nourris. On crée ainsi le vide sanitaire, car cela permet la suppression des éléments pouvant nuire aux alevins.
Il arrive qu’on élève le poisson en dehors du milieu proche de son milieu naturel d’origine. C’est cela le bac hors sol qui constitue l’élevage des poissons qu’on peut faire déplacer. Les bacs hors sol sont en verre. Mais sa particularité est qu’on ne peut qu’élever le clarias communément appelé "Aboli" puisque dans le bac hors sol, il y a un faible taux d’oxygène.
Par contre, la culture du tilapia est difficile dans les bacs hors sol, car ils ont besoin d’un fort taux d’oxygène. Toutefois, on peut les élever, indique l’expert, mais en faisant usage d’autres méthodes pouvant accroître le taux d’oxygénation déjà très bas. Cela dépend du suivi des tilapias et l’autre particularité est qu’il faut avoir l’eau vraiment disponible tout en pensant à son renouvellement.

Le Japon, le Bénin et la pisciculture

«Comme son nom l’indique, le PROVAC est le Programme de vulgarisation de l’aquaculture continentale financé par le Japon. L’objectif principal de ce programme c’est de former les pisciculteurs au Bénin. Ainsi ce programme a formé des formateurs qui ont pour rôle de produire des alevins en vue de les mettre à la disposition des pisciculteurs et d’apprendre à ces derniers comment conduire l’élevage du poisson. Au Bénin, le PROVAC couvre sept départements du Bénin. A la date d'aujourd'hui PROVAC a formé plus de 2000 pisciculteurs ordinaires et plus des 2/3 sont déjà en activité.
La première difficulté est le manque de moyens financiers pour les pisciculteurs dans le cadre de l’extension de leurs activités. Car, ils ont beaucoup d’ambitions. Le PROVAC ne veut pas mettre beaucoup d’argent, parce qu’il pense à l’après-projet, car il incite les pisciculteurs à se financer eux-mêmes et veut continuer à former les formateurs et les pisciculteurs. La seconde difficulté est au niveau des aliments servis aux poissons. Certes, les formateurs produisent des aliments de bonne qualité, mais qui n’ont pas le taux de protéines escompté. Il existe aujourd’hui des aliments importés mais qui ne sont pas à la portée des pisciculteurs du fait de leurs prix très élevés. A l’instar de la pratique d’usage dans les autres pays, si l’Etat pouvait subventionner ces aliments, cela soulagerait les pisciculteurs. Pour rappel, au début du projet, le problème majeur était le manque d’alevins. Actuellement, il relève du passé et la nouvelle difficulté qui existe est le coût exorbitant des aliments importés.
Beaucoup de démarches ont été menées envers la direction des pêches pour soutenir la fabrication des aliments pour poissons sur place».
D.P.D.

Environnement 16 avr. 2015


Ecosystèmes de mangroves au Benin:La FAO et les acteurs s’activent autour de leur restauration

Le gouvernement de la République du Bénin, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a initié le Projet de Coopération Technique TCP/BEN/3502 "Restauration des Ecosystèmes de Mangroves du Site RAMSAR 1017 en République du Bénin". Pendant deux jours, les différents acteurs du secteur ont au cours d’un atelier de lancement officiel du projet, tracé la voie à suivre pour plus d’impact dans la gestion durable des écosystèmes de mangroves au Bénin. C’était à hôtel Terra Nostra de Ouidah.

Source : Mission résidente de la FAO au Bénin

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et le Centre Mondial de Surveillance de la Conservation de la Nature (UNEP-WCMC), 70% des mangroves du Bénin vont disparaitre si rien n’est fait avec de nombreuses conséquences sur la pêche et la destruction des frayères. Ainsi, le Projet de Coopération Technique TCP/BEN/3502 "Restauration des Ecosystèmes de Mangroves du Site RAMSAR 1017 en République du Bénin" a été élaboré. Programmé pour une durée de deux ans, le projet vise essentiellement la mise en place d’un système de gestion durable des écosystèmes de mangroves du site RAMSAR 1017 en vue de contribuer au bien-être et à la sécurité alimentaire des populations riveraines. Le projet, qui se veut être un projet pilote, touchera six communes du Bénin notamment les communes d’Abomey-Calavi, de Ouidah, de Kpomassè, de Bopa, de Comé et de Grand-Popo. Il s’articulera autour de trois axes majeurs que sont :le renforcement des capacités institutionnelles, organisationnelles, techniques et matérielles des acteurs dans la gestion durable des mangroves ;la protection, régénération et restauration de façon durable de la mangrove et les terres dégradées et érodées dans la zone d’intervention et l’amélioration de la connaissance des ressources de mangroves.
L’approche de mise en œuvre de ce projet prône la participation des populations cibles, des collectivités locales décentralisées, des Organisations de la Société civile et des structures étatiques de la gestion des ressources en eau et forestières. Ceci nécessite une internalisation du cadre d’intervention du projet par ces différents acteurs. A cet effet, l’atelier d’appropriation des documents de planification et de suivi-évaluation s’est consacré en même temps au lancement officiel des activités du projet. Cet atelier a permis l’appropriation du cadre d’intervention opérationnel du projet par les acteurs concernés.
En effet, le projet, ses objectifs et résultats attendus sont connus et validés par les parties prenantes.
Le directeur général adjoint des Forêts et Ressources naturelles, le Colonel Aristide F. Adjadémé représentant le directeur général, a ressorti l’importance des zones humides dans la survie de l’humanité à travers le rôle de rideaux filtrants des végétaux qui entourent les mangroves et qui constituent d’excellent capteur de carbone.
Pour le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) au Benin, Dr Tiémoko Yo,le développement de projets de gestion durable des ressources naturelles représente l’une des trois priorités retenues dans le Cadre de Programmation Pays (CPP 2012-2015) des interventions de la FAO au Bénin ; et l’engagement de l’Administration forestière aux côtés de son institution face à cette priorité, est à saluer.
Joël Avikpo Dansou, conseiller technique aux Ressources naturelles du ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et Forestières, a rassuré le représentant résident de la FAO de la disponibilité de son département ministériel à pérenniser les nombreux acquis de la coopération.
Une visite de terrain dans les communes de Ouidah et de Kpomassè a été effectuée pour toucher du doigt les réalités auxquelles sont confrontées ces mangroves.

Actualités 16 avr. 2015


Dessaisissement du COS/LEPI au profit du CNT:L’ANG donne son point de vue

L’Alliance pour une nouvelle gouvernance (ANG) a organisé hier à son siège à Cotonou, un point de presse sur la non-distribution des cartes d’électeurs et sur la décision de la Cour constitutionnelle de dessaisir le Cos/Lepi de la distribution desdites cartes. A cette occasion, Philippe Noudjènoumè, le président de l’ANG a rendu publique une déclaration dans laquelle il donne la position de son alliance.

L’objectif du point de presse de l’Alliance pour une nouvelle gouvernance (ANG) est de faire part au peuple des observations des partis et mouvements membres de la coalition sur le retard qu'accuse la distribution des cartes d'électeurs. Devant les professionnels des médias hier, le président de l’ANG, Philippe Noudjènoumè a d’abord lu un extrait de la décision de la Cour constitutionnelle qui dessaisit le COS/LEPI de la gestion de la suite du processus électoral qui est désormais confiée au Centre national de traitement (CNT). Pour lui, cette décision suscite deux observations. La première, c’est qu’elle vient en totale violation de la loi n°2013 du 25 septembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin notamment en son article 183 qui dispose que le centre de distribution des cartes d’électeurs est ouvert 15 jours de suite de 8h à 18h. La deuxième observation est qu’elle vise, selon Philippe Noudjènoumè, à instaurer un cafouillage propice à un chaos généralisé et un K.O. électoral comme celui de 2011 qui profiterait à Boni Yayi ainsi qu’aux membres du COS/LEPI. «Ce scénario qui pointe à l’horizon a été minutieusement préparé par tous les camps de la classe politique dirigeante du pays, Mouvance et Opposition confondues. Le COS/LEPI est la représentation des deux camps», a martelé le conférencier.
Pour renforcer son argumentaire, le président de l’Alliance pour une nouvelle gouvernance a cité le vote, il y a quelques jours, de la loi portant Statut général des agents de la Fonction publique. Cette loi votée presqu’à l’unanimité des députés fait de l’ensemble des agents de l’Etat, des contractuels plutôt que des permanents. Cela montre, selon Philippe Noudjènoumè, que ce qui divise les hommes politiques béninois ce n’est pas l’intérêt du peuple mais le partage du butin. «Ce qui oppose le clan de Yayi et ceux qui se proclament tapageusement aujourd’hui de l’Opposition, ce n’est pas la défense des intérêts des travailleurs mais des questions d’intérêt personnel», a estimé le président de l’ANG.

Actualités 16 avr. 2015


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