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Nouvelles

Championnat de football féminin D1 : espoir Fc enlève le trophée
Le championnat de football féminin D1-2021-2022 a connu son épilogue, samedi 11 juin dernier, avec la victoire (3-0) d’Espoir Football Club sur Aïnonvi Fc en finale. Le doublé de Bossè Ayo Aladé aux 8e et 63e minutes et le but de Yasmine Fayomi à la 83e minute ont permis à Espoir Fc de conserver son titre.
Terminus, tout le monde descend. Le championnat de football féminin D1-2021-2022 s’est achevé, samedi 11 juin dernier, avec le sacre d’Espoir Football Club. En finale de la compétition, le champion en titre s’est débarrassé d’Aïnonvi Fc par le score de 3-0. C’est d’ailleurs cette formation qui a lancé les hostilités dans cette partie en ouvrant le score par le biais de Bossè Ayo Aladé à la  8e minute. C’est sur cette avance d’Espoir Fc que les deux équipes vont retourner aux vestiaires.
A la reprise, les dames d’Espoir vont corser la note par l’intermédiaire de Bossè Ayo Aladé qui va réussir son doublé à la 63e minute. Aïnonvi Fc va finir par concéder le troisième but en fin de partie marqué par Yasmine Fayomi à la 83e  minute. Avec ce score de 3-0, les dames d’Espoir Fc conservent leur couronne à la grande satisfaction des autorités qui ont eu droit à une belle partie de football.
Chantal Ahyi, présidente de la Commission féminine de football,  se félicite du travail qui se fait au niveau des clubs de football féminin et s’engage à les accompagner davantage. « Nous n’allons pas dormir sur nos lauriers», a-t-elle promis. Elle a salué les encadreurs et tous ceux qui travaillent avec les filles dans les clubs. Pour elle, la construction de l’Académie de football féminin de Lokossa va corriger les déficits physiques au niveau des footballeuses. « Après la mise sur pied de ce centre à Lokossa, la préparation physique ne sera plus un problème », a-t-elle rassuré.
Vainqueur de la compétition, Espoir Fc a  reçu un chèque de 3 millions F Cfa tandis que  l’équipe vice-championne Aïnonvi est repartie avec un chèque de 1 million 500 mille F Cfa. De l’écurie du club champion, Espoir Fc, la meilleure buteuse du championnat féminin d’élite, Gnammi Yolande (27 buts en 17 matches) et  Ogoun Diane,  meilleure gardienne, ont été félicitées par Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football, qui a encouragé les joueuses qui ont animé les championnats féminins D1 et D2.
A noter qu’avant cette grande finale, Cefos a fini champion de la D2.
Sports 13 juin 2022


Soutenance de thèse à l’Uac: Félix N’Pocha désormais docteur en droit public
A l’issue de la soutenance de sa thèse, samedi 11 juin dernier, Félix Sabi-Kanni N’Pocha est élevé au grade de docteur en droit de l’Université d’Abomey-Calavi, par le jury international constitué à cet effet. Ses réflexions ont porté sur la gouvernance financière des collectivités territoriales entre 2003 et 2019. « Le jury, après vous avoir entendu, et après en avoir délibéré, vous élève au grade de docteur en droit public de l’Université d’Abomey-Calavi (…). Le jury reconnait la grande qualité du travail abattu et décide que votre thèse sera déposée à la bibliothèque…». C’est par ces mots que le président du jury international, Professeur Eloi Diarra de l’Université de Rouen (France), a validé la thèse de Félix Sabi-Kanni N’Pocha, fonctionnaire d’Etat et ancien secrétaire général de la mairie de Glazoué. L’impétrant a, en effet, mené des « réflexions sur la gouvernance financière des collectivités territoriales locales au Bénin ». Ses travaux de recherche ont duré six ans. La préoccupation centrale du travail est de voir quel est l’arrimage nécessaire que l’on peut avoir entre la gouvernance financière et le développement local. Face aux membres du jury, Félix Sabi-Kanni N’Pocha a démontré que l’équilibre apparent au moment de l’élaboration et du vote du budget primitif dans les communes, vole en éclats à la phase d’exécution, du fait des dépenses locales croissantes face à des ressources locales difficiles à mobiliser. « L’assistance financière de l’Etat central devient alors une panacée indispensable et incontournable à la survie de ces entités infra-étatiques. Pourtant, dans la normalité des choses, aucune structure ne peut effectuer des dépenses au-delà des ressources dont elle dispose. Ce qui constitue, entre autres situations, des raisons pour lesquelles le contrôle tutélaire budgétaire est très prégnant, avec des pouvoirs assez larges accordés aux préfets », révèle l’impétrant. Il note également que le contrôle juridictionnel, censé être le dernier rempart, est aussi très insuffisant. Au regard de tout ceci, la pérennisation du processus de décentralisation à travers des collectivités locales véritablement autonomes requiert, selon lui, une amélioration de la gouvernance financière locale. Cette dernière peut être effective grâce à la modernisation de l’administration locale, à l’implication réelle des acteurs, à l’obligation de reddition de comptes et à la promotion du développement au sein des communes, suggère l’impétrant. Félix Sabi-Kanni N’Pocha n’a pas manqué de faire une ouverture sur la réforme de la décentralisation avec l’avènement du secrétaire exécutif de commune. A l’en croire, le point central de la réforme est la gestion budgétaire qui est aujourd’hui confiée à un cadre technique plutôt qu’à un politique. Et la question soulevée à ce niveau est de savoir si, sur le plan doctrinal, cela ne pose pas un certain nombre de problèmes dans la mesure où la libre administration des collectivités locales s’entend être faite par les élus. La thèse a été rédigée sous la direction du professeur Nicaise Mede, directeur du Centre d’études et de recherches sur l’Administration et les Finances (Ceraf). Education 13 juin 2022


Chronologie des événements du mois de Mai 2022
2 mai : Célébration du ramadan. A l’occasion, les fidèles musulmans ont prié pour la paix, le retour des valeurs morales et l’acceptation des uns et des autres. 3 mai : Organisation par la délégation de l’Union européenne au Bénin et ses Etats membres de la journée de l’Europe 2022. Plusieurs activités ont été prévues dont des visites de projets qu’ils ont financés. A Parakou qui constitue la première étape de leur périple, ils se sont enquis de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’opérationnalisation de la Police républicaine financé par le Royaume de Belgique. 4 mai : En Conseil des ministres, le gouvernement met en œuvre le plan d’action de réinstallation des personnes affectées par les travaux de protection du segment de côte Hillacondji-Grand-Popo de même que le projet « Lumière du Bénin ». -Commémoration en différé par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, et ses collaborateurs de la fête du travail à travers une campagne de don de sang, au profit de l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (Ants). -Atelier de deux jours des responsables de l’Université d’Abomey-Calavi sur la gestion des deniers publics. 5 mai : Réception par le président Patrice Talon des lettres de créance des nouveaux ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique et du Niger. Un rituel fort simple mais qui symbolise la consolidation des relations diplomatiques du Bénin avec ces pays. -Approbation par les députés de quatre accords de crédits, le tout pour un montant de près de 183 milliards F Cfa, déjà ratifiés par le président de la République, conformément aux dispositions de l’article 145 de la Constitution révisée du Bénin. -Lancement de la première session de formation des tractoristes, au titre de l’année 2022, au Centre technique expérimental de la mission chinoise d’appui à la production cotonnière sur la route de l’Okpara à Tchaourou. Outre la maîtrise de la conduite des tracteurs, elle portera aussi sur leur maintenance et les outils techniques d’application aux champs. 6 mai : Plus de rois et chefs traditionnels sur les lieux de meetings et autres rencontres politiques. C’est une décision du Haut conseil des rois du Bénin à travers une déclaration. Occasion pour les rois de prier pour la paix et d’apporter leur soutien indéfectible aux différentes réformes du président Patrice Talon. -Célébration de la fête du travail à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Bertin Sowakoudé est disposé à satisfaire les diverses revendications des travailleurs. Mais avant, il les a exhortés à plus de productivité. -En prélude à la tournée gouvernementale sur la cherté de la vie, des échanges ont eu lieu dans plusieurs départements entre les ministres, les maires et les préfets. -Rencontre entre le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, et les directeurs départementaux de la Donga. Au cours de cette rencontre qui a mobilisé les maires à la préfecture de Djougou, il était question de la tenue de la tournée gouvernementale sur la cherté de la vie. 9 mai : Visite du secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, Marcel Amon-Tanoh, au palais de la Marina où il a été reçu par le maître des lieux. Les questions concernant la vie de l’institution étaient au cœur des discussions entre lui et Patrice Talon. -Réception par le Bénin du prix de la meilleure opération financière 2022 pour sa réussite exceptionnelle à l’émission d’Eurobond. 11 mai : En conseil des ministres, le gouvernement adopte des décrets relatifs à la représentation de trois Confédérations syndicales de travailleurs représentatives et des deux organisations d’employeurs au sein des instances nationales bipartites et tripartites de consultation, de concertation et de négociations collectives. Il met aussi en place une commission chargée de l’élaboration du cadre juridique de la chefferie traditionnelle en République du Bénin. Il transmet aussi à l’Assemblée nationale pour examen et vote le projet de loi portant création de la Cour spéciale des affaires foncières. - Passation de charges entre Dandi Gnamou et André Sagbo. Ce dernier, magistrat de grade hors hiérarchie, devient ainsi secrétaire général de la Cour suprême. Il a pris les rênes de ce service des mains de son prédécesseur promue présidente de la Chambre du contrôle des comptes des entreprises publiques de la Cour des comptes. 12 mai : Tournée d’explication sur la cherté de la vie du ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou et son collègue de la Culture et des Arts, Jean Michel Abimbola, à Kétou puis à Pobè. A chacune des étapes, la délégation gouvernementale en a appelé à la solidarité nationale afin de permettre au Bénin de surmonter cette crise mondiale. -Dans le département de l’Alibori, c’est par Malanville que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, a commencé sa tournée gouvernementale d’explication sur la cherté de la vie. L’occasion lui a permis d’expliquer les réelles causes de la crise économique qui secoue le monde entier dont le Bénin aux forces vives de cette commune. Il est aussi revenu sur les mesures d’atténuation prises par le gouvernement. -Dans les moindres détails, la délégation gouvernementale en séjour dans l’Atacora a expliqué aux populations de Boukoumbé et de Natitingou, les raisons de la cherté de la vie et les fortes actions du gouvernement pour en réduire les impacts. 15 mai : La délégation dépêchée dans le Borgou pour la sensibilisation aux mesures d’atténuation des effets de la cherté de la vie a posé sa valise à Parakou. Composée entre autres du ministre en charge de l’Eau, Samou Séidou Adambi, et de sa collègue du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, puis du secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Léandre Houngbédji, elle s’est évertuée à lever l’équivoque. 16 mai : Présentation par les membres de la Commission béninoise des droits de l’homme des implications et perspectives de l’accréditation de l’institution au statut « A » des Nations unies. Occasion pour faire le bilan de 40 mois d’exercice. 17 mai : Inauguration par le ministre d’Etat chargé du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et son collègue Dona Jean-Claude Houssou de l’Energie, de la plateforme pédagogique de formation réseau transport et distribution. Cet ouvrage, réalisé dans le cadre du Projet Padsbee avec l’appui de Vinci Energies, est exclusivement dédié à des fins pédagogiques. -Signature par le gouvernement et la National Basket-ball Association (Nba) d’un mémorandum d’accord pour le développement du basket-ball au Bénin. L’objectif est d’encadrer la formation des encadreurs, athlètes, officiels mais aussi de soutenir les initiatives de développement de la discipline à la base au Bénin. 18 mai : Fin de la spéculation sur le prix de l’huile végétale raffinée. Son prix est désormais fixé à 1300 F Cfa le litre et son exportation ou réexportation interdite pour le bonheur des consommateurs. -Célébration par la promotion classe 95/2 des Forces armées béninoises de leurs 25 ans de parcours. Une messe d’action de grâce a ouvert les festivités au camp Guézo à Cotonou. 19 mai : Rencontre entre une délégation du gouvernement et la communauté universitaire du Campus d’Abomey-Calavi et des étudiants des universités privées. C’est dans le cadre de la sensibilisation des populations aux mesures prises par le gouvernement contre la cherté de la vie. -Echanges entre les ministres Jean Michel Abimbola du Tourisme, de la Culture et des Arts et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, du Numérique et de la Digitalisation, avec les promoteurs d’hôtels et lieux d’hébergement sur la connectivité de leurs établissements. L’objectif est de permettre à ces professionnels de l’hôtellerie de disposer d’une connexion internet performante afin d’offrir à leurs hôtes un séjour confortable. 22 mai : Clap de fin pour l’exposition publique diptyque au palais de la Marina. Le voyage dans le passé et le présent démarré le 20 février dernier a pris fin dimanche 22 mai comme prévu. 23 mai : Déclaration conjointe du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, et de la Police républicaine sur la sortie frauduleuse des intrants agricoles du Bénin. Selon lui, ces manœuvres visent à mettre le pays à genoux. -Tenue à Cotonou d’un cours régional sur la sécurité des matières radioactives en cours d’utilisation et d’entreposage. Cette session de formation qui a réuni plusieurs pays africains a été ouverte par Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. 24 mai : Célébration de la Journée internationale de la biodiversité. Occasion pour le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, d’appeler à plus d’engagement pour faire face au déclin de la faune et de la flore. -Démarrage de l’examen pour l’obtention du diplôme de technicien session de mai 2022. Au nombre des centres retenus dans ce cadre, figure le Lycée technique et professionnel de Bopa qui présente des candidats pour la toute première fois. -Dénonciation par le Syndicat national des travailleurs de l’audiovisuel public du Bénin (Syntrap Bénin) de son exclusion dans le cadre du toilettage des textes qu’effectue l’Assemblée spéciale des faîtières des professionnels des médias. 27 mai : Descente d’une délégation du corps diplomatique conduite par Aurélien Agbénonci au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution à Ouidah et sur le site du projet «Prosel » à Djègbadji en vue de toucher du doigt leurs réalisations. -Présentation par Wilfried Houngbédji, porte-parole du gouvernement, du bilan de l’an 1 du second quinquennat de Patrice Talon. Démocratie, emploi des jeunes, mesures sociales, énergie électrique, cherté de la vie, diplomatie… tout y est passé en une heure d’émission sur la télévision nationale. -Installation par le président de la République de la commission chargée de l’élaboration du cadre juridique de la chefferie traditionnelle en République du Bénin. A l’occasion, il a fait part de ses attentes à l’équipe dirigée par le professeur Bienvenu Akoha. 31 mai : Mises en garde du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, à l’endroit des personnes malintentionnées qui procèdent à de faux enlèvements à des fins d’arnaque de leurs proches. -Adoption par le Parlement de deux nouvelles lois, en l’occurrence la loi organique sur la Cour des comptes et le statut des magistrats de la Cour des comptes. Ces textes viennent huiler davantage l’opérationnalisation de la Cour des comptes, la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Société 13 juin 2022


Dak’art 2022 : La forge des bâtisseurs
Dakar. Entre le ciel haut, enturbanné par un bleu gris et la fraicheur du soir alimentée par le vent de la mer, la ville vit la fièvre de la biennale. Les artistes, comme des enfants chéris, écument les différents lieux d’exposition, les yeux peuplés d’étincelles. Normal : Ils sont les plus courtisés de ce rendez-vous. Leurs œuvres, objet de mille attentions, s’affichent dans les institutions étatiques, galeries, espaces publics, plage. À l’épisode 14 de cette fête des arts, I’«Indaffa», terme en langue sérère, se décline sur tous les tons : forger, inventer, obtenir des dieux la force de la responsabilité créatrice pour féconder la vie, l’installer dans la grande épopée humaine. Festif et coloré… Au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose, ce 19 mai, le président Macky Sall explique la portée anthropologique de l’expression: « chez les Sérères, dit-il, le forgeron est le générateur de la vie, celui qui offre à sa communauté les outils indispensables à la réalisation du monde ». Avant lui, d’autres créateurs s’étaient relayés sur la scène. Les héritiers du maître percussionniste Doudou N’diaye Rose, ont fait trembler les murs de l’établissement. A suivi, l’inoubliable orchestre le Baobab, animé par les sexagénaires heureux de remonter le temps. Puis, la nouvelle génération, Hervé Samb, un jazz man au style mixte de Richard Bona. Enfin, Sidiki Diabaté, l’enfant terrible de la scène malienne, porteur d’un message de paix à l’endroit du président Macky Sall. Entre deux prestations de ces artistes, s’est effectuée l’annonce des prix. Portés par le Sénégalo-Québécois Boukar Diouf, un humoriste qui n’hésite pas à charrier le président – parenté à plaisanterie oblige – ces moments solennels ont permis de connaître le palmarès de cette édition du Dak’Art. Le Bénin, présence majestueuse… D’Achille Adonon, notre compatriote distingué meilleur sculpteur, à l’Ethiopien Tegene Senbeto, Grand Prix du président, le jury a récompensé divers talents dont les œuvres étaient exposées dans l’ancien tribunal de Dakar, le siège de l’exposition. La nouvelle du prix d’Adonon a suscité l’enthousiasme de la délégation béninoise. Etoffée d’artistes connus, elle a investi tous les lieux, à l’exemple de la Librairie aux 4 vents où la Galerie Vallois a organisé «le Bénin en Majesté ». Treize artistes, sélectionnés parmi les plus audacieux, ont donné à voir leurs œuvres avec une scénographie où les beaux livres tiennent compagnie aux pièces. Dominique Zinkpè, Kifouli Dossou, Marius Dansou, Euloge Glèlè ont fait voyager les visiteurs dans leurs univers faits de prières, d’interrogations, mais surtout de références à la cosmogonie vodun. Autant je ne me suis pas lassé de voir les performances de Prince Toffa, avec ses capes faites d’objets récupérés, autant je suis séduit par les courbes voluptueuses des sculptures féminines de Franck Zanfonhouédé. L’exposition « Art du Bénin» à Dakar Si les œuvres d’art sont capables de produire les émotions, il est certain que ceux qui peuvent en décrypter les sens ont besoin d’être là pour articuler, en termes accessibles, l’informulé de leurs discours et leur donner de la lisibilité. Les critiques d’art, invités au « African Art Bookfair » de la biennale, se sont rencontrés, de façon informelle pour échanger sur les défis communs auxquels la corporation est confrontée. À la place de Souvenir africain, halte balnéaire balayée par le vent du large, s’est ouvert ce salon. Le Bénin, porteur d’une dynamique artistique institutionnelle à travers l’exposition diptyque Art patrimonial art contemporain, est à l’honneur en cette matinée du 20 mai. Le catalogue qui accompagne cette exposition est présenté au public. Il donne les éléments à la fois historique, sociologique et esthétique de l’exposition. C’est l’occasion pour Véronique Savoy, auteur du très médiatique rapport coécrit avec Felwine Sarr (Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain), la directrice artistique et commerciale de la Galerie nationale, Yassine Lassissi, la chargée de mission du chef de l’Etat à la culture et aux arts, Coline Toumson et l’auteur de ces lignes, de développer la pluralité et les convergences des regards sur l’exposition. Cette table ronde chorégraphiée par Franck Hermann Ekra, membre de l’Aica international, a permis des échanges « vifs et instructifs » selon certains spectateurs. Elle a surtout offert aux artistes présents l’occasion de témoigner de leurs expériences sur leurs pratiques artistiques et sur l’interprétation des œuvres restituées. Si Véronique Savoy a fait le narratif de la commande qui a débouché sur le retour des vingt-six œuvres, Yassine Lassissi, elle, a montré la pertinence de la composante contemporaine de l’exposition. Idelphonse Affogbolo du Conseil artistique de la Galerie nationale, également présent, va alors mettre en évidence tout le travail des médiateurs dans la chaine des opérateurs culturels; une chaine qui organise, crée des synergies, insuffle le dynamisme qui permet aux artistes de créer et d’exister. Pays invités : Côte d’Ivoire et Chine Pendant ce temps, la programmation officielle du Dak’Art 2022, poursuit son cours. Depuis l’ouverture, les vernissages se succèdent, des lieux s’ouvrent et les visiteurs, venus du monde entier, découvrent et apprécient les offres artistiques. Dans le magnifique Musée des civilisations noires, des pavillons entiers sont dédiés aux deux pays invités, la Chine et la Côte d’Ivoire. Les œuvres racontent avec force les histoires individuelles et collectives de ces sociétés. On retrouve des éléments du patrimoine dans la plupart des tableaux, la Chine avec, dans les formes et les couleurs, l’exubérance et le minimalisme des expressions de ses artistes; la Côte d’Ivoire avec les thématiques récurrentes à l’histoire de ses communautés, personnages de récits, traces des objets liés au sacré. On aurait aimé poursuivre l’exploration en profondeur des pavillons du « in » de l’exposition. Mais les espaces réservés sont si réduits que le déploiement des œuvres et la présentation des talents ont été limités. Sur les plages qui bordent la corniche de la ville, depuis les hauteurs de la statue de la Renaissance africaine, dans les quartiers populaires, Dak’Art continue à écrire son histoire. Toujours porté par son besoin de s’ouvrir aux horizons divers, il garde cependant son ancrage africain, répondant ainsi aux vœux d’Amadou Hampâté Bâ, l’écrivain malien : « si l’arbre étale fièrement ses branches au ciel, c’est parce que ses racines sont profondément ancrées dans la terre ». La terre, c’est la forge, le lieu d’incubation. Et les forgerons, moulés dans la tradition de bâtisseurs, sont là pour arracher aux dieux la force qui permet de construire le monde. C’est cela, l’Indaffa, le récit de Dak’Art 2022. Achille Adonon Quand il dit qu’il est né en Mauritanie, à Nouakchott, on le prendrait bien pour un citoyen de ce pays tant il leur ressemble avec sa silhouette longiligne, ses traits fins, cette humilité si caractéristique des peuples du désert. Achille Adonon s’excuserait presque d’être là dans le monde des arts. Tant il veut passer inaperçu et laisser seule son œuvre parler à sa place. C’est que, autodidacte dans le métier, il a dû, à coups d’endurances et de sacrifices, apprendre à la force du poignet. Né à Nouakchott en 1987, il vient au Bénin deux ans plus tard et est pris en charge par sa famille d’adoption. S’il a gardé des liens avec son père Félix qui exerce dans le monde pétrolier, il ne parle guère de sa mère. Au Bénin, Achille Adonon vit à Ouidah, puis, plus tard, s’installe à Abomey-Calavi. Il fréquente le collège Camara Laye. C’est un élève assidu, plutôt brillant. Plusieurs fois major de sa promotion, il ne comprend pas pourquoi il échoue à l’examen du baccalauréat. Déçu, il prend la décision irrévocable de devenir artiste. Malgré le désaccord de son père, il se consacre à sa passion vieille de plusieurs années. Il aime dessiner, peindre, faire des assemblages, monter des pièces. Il estime que pour se frayer un chemin dans ce métier, il faut innover, aller plus loin que ce que les autres ont fait. Ses mentors, ce sont deux figures importantes de la profession. Ludovic Fadaïro et Charly d’Almeida : « ils me conseillent beaucoup, ces deux tontons », explique-t-il ; « ils m’apprennent les ficelles du métier ». S’il s’est orienté vers la sculpture à partir des objets récupérés, c’est parce que c’est sa manière de donner vie à ces pièces utilisées que l’on pense dénuées d’intérêt. « Chaque chaussure pour moi est une histoire », articule-t-il, « une vie qui a porté pendant longtemps celui qui l’a utilisée. Si elle est jetée sur les décharges, c’est qu’on pense qu’on en a fini avec alors qu’elle renferme encore une énergie que je réveille, que je mets à contribution pour construire une nouvelle identité». L’artiste superpose une, deux, trois, quatre chaussures. Selon la forme qu’il veut leur donner , il les ajuste à sa manière, colle les unes aux autres ou utilise le fil pour les attacher. Les volumes, naturellement, se font, les creux se dessinent, les aspérités se construisent, donnant à voir les sculptures les plus improbables : selon les termes utilisés par l’artiste, elles sont « gothiques et fantastiques». En tout cas, elles traduisent, par leur existence même, la situation de précarité dans laquelle vivent les gens. En 2019, Achille Adonon effectue sa première sortie officielle. Il participe à la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (Biso). Au terme de cette rencontre, il est lauréat d’une bourse de résidence à Paris. Sélectionné par Dak’Art pour figurer dans le « in », le voilà distingué Meilleure sculpture de l’édition 14. Culture 13 juin 2022


Crise économique en Afrique : La menace, les conseils de Wadagni
Le ministre d’État, chargé de l’Économie et des Finances a fait une série de propositions, dans une interview accordée à Rfi et Jeune Afrique, qui doivent permettre à l’Afrique de surmonter la crise économique. Aux dirigeants africains, l’un des meilleurs argentiers du continent met la puce à l’oreille. « La vraie menace est que lors de la prochaine campagne, la production agricole ne soit pas au rendez-vous », souligne Romuald Wadagni. Tel un visionnaire, le ministre d’État voit venir le risque de famine. « Si rien n’est fait pour que les pays africains disposent d’intrants, et là, c’est probablement un peu tard pour la campagne 2022-2023, les prix des récoltes seront encore plus élevés », a-t-il averti à travers Jeune Afrique et Rfi. Le Bénin qui prend très au sérieux la menace n’a pas attendu 2022 pour donner l’alerte. L’incertitude liée à la Covid-19, l’évolution des cours et les problèmes logistiques au niveau mondial ont conduit le pays à anticiper. Une réunion d’urgence des ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce s’est même tenue sur le sujet mi-décembre à Cotonou. « La menace de famine vient essentiellement de l’absence d’intrants qui pourrait pénaliser la production agricole. Les vraies difficultés viendront l’année prochaine. Mais pour le Bénin, et c’est une situation unique, nous avons réussi, en anticipant dès 2021, à nous assurer que nos paysans puissent bénéficier d’intrants pour la campagne 2022-2023 », a-t-il martelé. Des mesures à prendre Le grand invité de Rfi et de Jeune Afrique ne s’est pas contenté de faire des alertes et des constats. Le ministre d’État Romuald Wadagni propose quatre mesures fortes. La première consiste à renoncer aux prélèvements fiscaux et douaniers pour permettre que le prix soit accessible aux populations. « Il faut un renoncement total ou partiel à ces prélèvements sur la plupart des produits de grande consommation, tout en veillant à ne pas pénaliser les industries locales », a-t-il fait savoir. Mais à côté, il faut des subventions directes de certains produits importés comme les carburants. Et c’est ça la deuxième mesure proposée. « L’ensemble des engins de chantier, des tracteurs, les usines, les transports en commun utilisent le gasoil. Si nous n’agissions pas, les conséquences sur la productivité et la création de richesse seraient désastreuses. Nous mettons donc de l’argent sur la table pour ralentir l’effet de la hausse des prix », a informé Romuald Wadagni. « Il y a tellement à faire » Les deux autres types de mesures consistent à réglementer et à surveiller les prix des produits subventionnés et à mettre en place des filets sociaux. « Une partie de notre population est extrêmement pauvre et nous devons nous assurer que ces personnes ont accès au minimum pendant la période de crise », insiste le ministre des Finances et de l’Économie qui se consacre chaque jour à rechercher des solutions. La présidentielle 2026 ? Romuald Wadagni n’y pense pas. Il est plutôt absorbé par les préoccupations de l’heure : « Il y a tellement à faire, tellement d’attentes des populations que c’est totalement indécent pour moi de penser à ça ». La tête alors dans la crise, le ministre de l’Économie et des Finances garde néanmoins espoir. « Nous allons tenir le temps qu’il faudra, car il s’agit de la vie de nos populations. Quoiqu’il en coûte. La bonne nouvelle, si je puis dire, c’est qu’il s’agit d’un phénomène global. Nous discutons avec les différents membres de la communauté internationale. Nous ne sommes pas isolés », dit-il avec foi. Actualités 13 juin 2022


Base militaire de Dan dans le Zou : Destruction d’armes et munitions obsolètes
Une opération de destruction d’armes et munitions obsolètes s’est déroulée à la base militaire de Dan dans le département du Zou. C’était vendredi 10 juin dernier en présence des autorités militaires et des représentants de l’ambassade des Usa près le Bénin. Présent sur les lieux de destruction des armes et munitions, le colonel Gabin Chahounka, représentant de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (Cnlcpal) du Bénin, indique que cette destruction des munitions obsolètes est l’aboutissement de la coopération entre l’Ong Mag international et la Cnlcpal. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de la Cedeao sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes, adoptée par les chefs d’Etat à Abuja, le 14 juin 2006. S’agissant de la Cnlcpal, il a noté que, depuis sa création le 9 mars 2000, elle fait ses preuves dans la lutte commune contre la prolifération des armes légères et de petit calibre au Bénin et dans la sous-région. Puis, il a salué l’implication effective des différents partenaires et surtout le travail abattu par les personnels spécialistes des Forces de défense et de sécurité ainsi que la direction centrale du matériel des armées aux côtés de la commission nationale. Quant à la représentante de l’Ong Mag, Nicole Ntagabo, elle rappelle la mission de sa structure qui est d’assister le Bénin à progresser dans la réalisation de ses engagements au titre des instruments internationaux et régionaux, notamment la convention de la Cedeao sur les armes légères et de petit calibre. Keren Gustafson Andrade, représentante de l’ambassade des Usa près le Bénin, s’est réjouie de cette opération. « Je suis heureuse d’être ici aujourd’hui pour assister à la destruction de plus de 1 000 kilogrammes d’armes légères et de petit calibre excédentaires, et de voir le projet de réhabilitation de ce site central de démolition financé par les États-Unis », a-t-elle indiqué. Selon elle, la destruction des systèmes portatifs de défense aérienne est particulièrement importante compte tenu de la menace qu’ils représentent lorsqu’ils sont entre de mauvaises mains. Elle a ajouté que si le retrait de ces munitions excédentaires est un moyen de les empêcher de tomber entre les mains d’acteurs malveillants, ce programme formera également « le personnel au transport, à la manipulation sûre et à la destruction des munitions en vrac et périmées ». Le Bénin, a-t-elle noté, s’est montré un leader dans les efforts de promotion de la sécurité régionale. Donnant le top de la mise à feu, le colonel Sanni Bachabi, directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale, insiste sur la problématique de la circulation illicite des armes et leurs munitions connexes, qui est une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics et les organisations internationales qui ne cessent de réfléchir aux réponses idoines à y apporter. Dans cet effort de lutte, précise-t-il, plusieurs stratégies ont été mises en œuvre sur les plans national, sous régional, régional et international. Malgré cette volonté solidaire et soutenue de la communauté internationale pour maîtriser le phénomène de la prolifération des armes et munitions, des menaces persistantes continuent d’être enregistrées et de nombreux théâtres de violences favorisés par les armes légères sont observés. Mesures sécuritaires  Face aux la menaces réelles liées aux facteurs humains et naturels qui pèsent sur l’arsenal national et de facto sur la population, le gouvernement béninois a ordonné par décret n°2016-640 du 20 octobre 2016, le recensement général des armes et la visite détaillée des munitions dans les unités des Forces de défense et de sécurité. Des conclusions de cette surveillance technique qui s’est déroulée courant 2016-2017, il ressort que plus de 10 000 armes démodées encombrent les magasins et près de 400 tonnes de munitions sont devenues obsolètes. Les magasins d’armes et dépôts de munitions pourraient faire l’objet d’actes de malveillance ou agressions, de détournements et vols orchestrés par des groupes criminels organisés et des groupes armés terroristes. La solution pour éviter que cela n’arrive n’est que la destruction de ces armements dans des conditions réglementaires. Actualités 13 juin 2022


Tronçon Cotonou-Godomey: bientôt la fin du calvaire sous l’échangeur
  Des travaux d’urgence sont annoncés pour corriger la dégradation de la piste cyclable de l’échangeur de Godomey, en attendant un projet pharaonique qui se dessine. Piste dégradée. Pavées affaissées. L’état de la voie cyclable de l’échangeur de Godomey inquiète. Au guidon, les usagers roulent tantôt à droite, tantôt à gauche pour éviter les nids de poule et les bosses. «Sauvez-nous enfin », lance un usager sur sa moto qui le secoue presque. Ça fait déjà plusieurs années que l’infrastructure montre des signes de fragilité à cet endroit. Mais ce ne sera pas pour longtemps. La descente du ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey sur cette voie, vendredi 10 juin 2022, suscite des espoirs dans la foule de motocyclistes qui l’observaient discuter avec ses collaborateurs. « Nous avons fait aujourd’hui un constat de dégradation à plusieurs endroits de cet ouvrage. Alors, nous avons retenu une intervention d’urgence pour réparer les dégradations afin de soulager les peines des usagers de la route », déclare Hervé Hêhomey, après avoir pris le soin de faire le point des dégâts. En effet, la reconstruction du tronçon Cotonou-Bohicon en 2X2 voies est prévue au Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Cela prend en compte le nouvel échangeur qui va se dresser au carrefour Vèdoko, puis la rénovation de l’échangeur de Godomey. La dégradation de la piste cyclable aux portes de la cité dortoir, point de croisement des routes Cotonou-Lomé et Cotonou Niamey, oblige à trouver une solution d’urgence. L’eau étant l’ennemi numéro un de la route, l’enchainement des pluies, ces derniers jours, accentue la dégradation et le calvaire des usagers. « Nous maîtrisons la situation et avons planifié des actions dans le cadre de la reconstruction de la voie Cotonou-Bohicon. Mais compte tenu de l’urgence et du constat que nous faisons, nous allons intervenir dans les semaines à venir. Nous allons réparer l’ouvrage et faciliter la circulation des populations, quitte après à revenir retraiter cet ouvrage dans le cadre de la reconstruction de la route en 2X2 voies », rassure l’autorité. Puis, d’un air serein, il ajoute : « Les dispositions sont en train d’être prises pour que dès lundi (ce jour, ndlr) les entreprises soient consultées et que nous puissions faire en sorte que les travaux démarrent», promet Hervé Hêhomey. La première pierre de cet ouvrage en forme d’escargot comportant plusieurs bretelles a été posée en août 2008. Mais l’infrastructure ouverte à la circulation, il y a dix ans, a besoin de travaux de rénovation. Actualités 13 juin 2022


Construction d’une route sur la côte: la corniche Est de Cotonou se dévoile
Au pied de l’océan, la corniche Est de Cotonou prend corps. Cette infrastructure va redéfinir les contours de cette partie de la ville et créer l’attractivité. La corniche Est de Cotonou n’est pas qu’une simple voie. C’est une route idyllique qui prend corps, entre l’embouchure de Cotonou et Plm Alédjo. Ce front de la mer qui était sous pression entre érosion côtière, insalubrité et insécurité fait désormais sa mue. On assiste à une transformation profonde constatée, ce vendredi 10 juin, par Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports. « Je crois qu’avec le premier trimestre de l’année prochaine, on verra clair sur la corniche. Les autres aménagements et certains travaux confortatifs vont s’ajouter pour que nous obtenions un bel ouvrage », confie-t-il. L’autorité était allée faire le constat de l’évolution des travaux dont le taux de réalisation est de 55 %. A pied, Hervé Hêhomey a parcouru les 2,3 km de la route en construction. Il n’était pas question d’une course de marathon. Chaque détail est passé en revue sur chacune des quatre sections. Des questions, le ministre en a souvent posé aux ingénieurs munis de cartes à ses côtés, avant de tirer les leçons devant la presse. « Nous venons de visiter ce chantier de construction de la corniche Est de Cotonou. L’entreprise est à la manœuvre avec la mission de contrôle. Le chantier est à 55 % de réalisation. Nous estimons que dans le 3e trimestre de l’année prochaine, nous en aurions fini avec tous les travaux prévus », a-t-il fait savoir. Sur de grandes bâches déployées par l’entreprise, on aperçoit la maquette. La première section part du carrefour St Charbel, à la descente du pont, pour contourner le chenal sans rejoindre l’embouchure. Les autres sections suivent avec leurs spécificités. « En plus de la chaussée, il y a une piste cyclable, des zones de plaisance, des aménagements paysagers qui permettent d’agrémenter cette corniche. Désormais, nous associons l’aspect paysager à nos projets, ce qui fait que nos routes sont agréables et confortables », souligne le ministre des Infrastructures et des Transports. Ça s’annonce comme un lieu de sortie et de promenade qui débouchera sur un lac marin aménagé et un grand complexe hôtelier « All inclusive » de la zone Plm Alédjo-El Dorado. Actualités 13 juin 2022


Présidentielle de 2026 : Wadagni n’y pense pas du tout, voici ses raisons
Romuald Wadagni sera-t-il candidat pour succéder à Patrice Talon en 2026 ? Ce n’est pas ce à quoi pense actuellement le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances. Romuald Wadagni à mieux à faire que de penser à la présidentielle de 2026. Il n’y pense pas du tout. « Je ne fais pas de langue de bois. Nous sommes à quatre ans de cette échéance. J’occupe une fonction qui demande beaucoup d’énergie. Il y a tellement à faire, tellement d’attentes des populations que c’est totalement indécent pour moi de penser à ça », a-t-il déclaré dans
un entretien accordé à RFI et Jeune Afrique.   Le ministre béninois de l’Économie et des Finances était invité pour livrer son analyse sur la crise ukrainienne, qui, après le Covid, déstabilise le continent. En fin d’émission, la fameuse question est intervenue : la prochaine présidentielle en 2026, est-ce que vous y pensez ? « Pas du tout.(...)  Les gens viennent me voir, etc. Je vais vous dire quelque chose. Et cela a été ma stratégie durant toute ma carrière. Je m’attache chaque jour à bien faire ce que j’ai en face de moi. Je m’attache compte tenu des informations que j’ai à prendre la bonne décision pour ceux qui sont concernés. Je suis convaincu que quand je profite de chaque instant pour bien faire ce qui est attendu de moi, les opportunités s’ouvrent », a martelé Romuald Wadagni au micro de Rfi. Il n’est pas exclu que cet ancien Associé de cabinet d’audit et de Conseil Deloitte retourne à ses vieilles amours. « Si demain je dois retourner chez Deloite, c’est très facile. Je suis un expert-comptable. Si je dois monter mon cabinet et faire de l’expertise comptable, je peux le faire. Pourquoi voulez-vous alors que j’ai des préoccupations importantes et me concentrer sur ça », fait-il savoir. Economie 11 juin 2022


Bénin : Des travaux d'urgence annoncés à l’échangeur de Godomey
Face au
calvaire des usagers de l’échangeur de Godomey, du fait de la  dégradation de la voie cyclable, des travaux d’urgence sont annoncés. Le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, a fait une descente sur les lieux ce 10 juin 2022. Lire ci-dessous sa déclaration. « La reconstruction de ce tronçon est prévue au Programme d’Action du Gouvernement (Pag 2). Nous avons prévu reconstruire en 2X2 voies depuis ce qui va être l’échangeur de Vèdoko jusqu’à Bohicon, et même jusqu’à Dassa-Zoumè, en passant par l’échangeur de Godomey. Mais nous avons aujourd’hui un constat de dégradation à plusieurs endroits de cet ouvrage. Alors, nous avons retenu une intervention d’urgence pour réparer les dégradations afin de soulager les peines des usagers de la route. Aujourd’hui, comme vous le constatez, les dégradations sont nombreuses. Nous maîtrisons la situation et l’avons planifiée dans le cadre de la reconstruction de la voie Cotonou-Bohicon. Mais compte tenu de l’urgence et du constat que nous faisons, nous allons intervenir dans les quelques semaines à venir. Nous serons à pieds ici pour réparer l’ouvrage et faciliter la circulation des populations quitte après à revenir retraiter cet ouvrage dans le cadre de la reconstruction de la route en 2X2 voies. Les dispositions sont en train d’être prises pour que dès lundi les entreprises soient consultées et que nous puissions faire en sorte que les travaux démarrent ». Société 11 juin 2022


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