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Les critères entrant dans le cadre du Prix d’excellence 2015 du Consortium Alafia sont désormais connus du public. Le directeur exécutif du Consortium, Ignace Dovi a présidé à cet effet, un atelier qui s’est déroulé hier jeudi 19 mars, à Cotonou devant des membres de l’association et d’un représentant du Fonds national de microfinance.
Premier prix, 1 200 000 F CFA plus certificat, 2e prix, 800 000 F CFA plus certificat, 3e prix 500 000 F CFA plus certificat puis des lots de consolation pour les Systèmes financiers décentralisés (SFD) qui y prendront part. Tels sont les prix qui ont été fixés et qui seront décernés aux SFD qui compétiront dans le cadre de l’appel à candidatures pour le concours au Prix d’excellence 2015 du Consortium Alafia. Il s’agit des prix symboliques et honorifiques qui permettent de récompenser les SFD et non leurs dirigeants.
Pour le directeur du Consortium Alafia, Ignace Dovi, un comité de dépouillement composé de spécialistes, experts et praticiens de la microfinance a été mis en place pour opérer les sélections ; un jury rassemblant des personnes ressources a également été mis sur pied dans le même cadre. Ainsi, le planning de déroulement du concours a été libellé selon un chronogramme précis. Après le lancement de l’appel à candidatures et la réception des dossiers qui s’étendent jusqu’au 30 juin 2015, débutera l’étude des dossiers par le comité en juillet 2015. Puis il y aura l’installation du jury et ses délibérations. Le directeur du Consortium Alafia fait remarquer que les délibérations sont sans recours. La récompense des meilleurs SFD, ajoute-t-il, interviendra en août de cette année.
Selon Ignace Dovi, le prix doit être pérenne et créer l’émulation au sein des SFD. Il doit s’illustrer, précise-t-il, par des indicateurs globaux et objectivement vérifiables. Ainsi, les références se rapportent aux objectifs de la micro finance et ses orientations, aux défis à relever dans le secteur, aux standards internationaux et aux bonnes pratiques reconnues dans le secteur.
En ce qui concerne les conditions de participation, rappelle-t-il, il faut être un SFD, puis être membre de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD-Bénin), avoir au moins cinq années d’activités dans le secteur, être à jour de ses cotisations au sein de l’APSFD-Bénin et participer régulièrement à ses activités.
Quant aux domaines prioritaires d’évaluation, le directeur du Consortium Alafia a relevé la performance organisationnelle, celle financière, la performance non financière, les relations avec les membres bénéficiaires ou clients, le militantisme au sein de l’APSFD.
Sur les critères prioritaires d’évaluation, il a fait cas de la performance organisationnelle (organisation et professionnalisme du SFD pour 3 points), la performance financière pour 7 points et celle non financière pour 2 points.
En ce qui concerne les pièces à fournir, il faut compter deux exemplaires de formulaires de demande d’inscription au concours prix d’excellence APSFD-Bénin 2015, deux exemplaires du formulaire de soumission au concours APSFD-Bénin 2015 plus de preuves.
Selon Ignace Dovi, la période d’activités à considérer porte sur les trois dernières années précédant l’année de concours (2012, 2013 et 2014).
Faisant part de sa joie, le représentant du directeur du Fonds national de la Micro finance Babanonla Edenakpo a encouragé le directeur du Consortium Alafia à poursuivre sur la même lancée afin que dans une saine émulation, tous les SFD parviennent à se hisser à un bon niveau de gouvernance et un meilleur niveau de compétitivité.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a eu une séance de travail dans la matinée d’hier mercredi 18 mars, avec le directeur général de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP), Iréné Agossa. La rencontre, élargie à certains cadres de l’institution, a tourné autour du problème de l’approvisionnement des stations en produits pétroliers.
La pénurie d’essence dans les stations services sera bientôt conjuguée au passé. Le directeur général de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP), Iréné Agossa a donné cette assurance hier au médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun qui l’a invité pour une séance de travail. A l’occasion, le DG/SONACOP a rappelé à son hôte quelques mesures prises par sa société en liaison avec le gouvernement pour rendre disponible en quantité suffisante les produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national.
Il se dit conscient de ce que la situation dans le secteur pétrolier a des conséquentes fâcheuses dans tous les domaines notamment économiques et politiques avec la période électorale que traverse le Bénin en ce moment où la demande sera de plus en plus forte. Il est important pour la SONACOP, société d'Etat dans le secteur pétrolier de prendre des dispositions pour faciliter le bon déroulement de ces élections.
Et c’est ce que s’attèle à faire depuis quelques jours sa société pour approvisionner les stations en produits pétroliers en quantité suffisante.
Iréné Agossa dit avoir partagé avec le médiateur de la République les dispositions stratégiques prises à cet effet. Surtout au profit des institutions directement impliquées dans l’organisation des élections sans oublier les autres structures de l’Etat. Selon lui, face à la demande de plus en plus forte, la SONACOP a décidé de se doter régulièrement d'un million de litres d’essence. Cette quantité sera répartie sur l’ensemble du territoire pour approvisionner les cuves de ses stations afin de garantir le bon fonctionnement des institutions de la République. La répartition des produits sera faite en liaison avec le Haut commandement militaire et avec les préfets des départements pour faciliter le déplacement sur le terrain des institutions directement impliquées dans les élections, a souligné le DG/SONACOP.
Mieux, de nouvelles stations d’essence sont en réhabilitation sur le terrain. Il cite le cas des stations SONACOP de Kétou, de Pobè, de Covè, de Zagnanado et de Dangbo qui avaient été fermées pour diverses difficultés. Elles sont aujourd’hui réhabilitées grâce à un Programme spécial du gouvernement d’un montant de plus d’un milliard et demi de francs CFA. Et ceci pour faciliter toujours la disponibilité des produits pétroliers aux populations de nos villes et campagnes. La réhabilitation de ces stations s’étendra à plusieurs autres communes enclavées pour une bonne couverture nationale de la SONACOP dans sa mission de service public, a assuré Iréné Agossa. Il a salué l’appui dont bénéficie sa société de la part du ministère en charge des Finances. Le DG/SONACOP a enfin promis de prendre en compte les conseils que lui a prodigués le médiateur de la République.
Actualités 19 mars 2015

Longtemps exercé par un petit nombre au sein des gares routières du Bénin, le métier de racoleur s’est, de nos jours, étendu à un plus grand nombre de sans emplois et hors des murs des espaces dédiés. Et ce, malgré les risques liés à ce métier.
Les risques du métier de racoleur ne repoussent pas ceux qui le pratiquent. Ils sont généralement aux abords des rues conduisant aux gares routières et travaillent sans se soucier des intempéries, du matin au soir. Souvent exposés aussi aux accidents. Sur les parcs automobiles de la ville de Cotonou, les racoleurs sont les premiers acteurs en matière de transport en commun et sont aussi des fournisseurs de clients aux conducteurs de taxi.
La gare routière de l’Etoile rouge est l’un des sites bien organisés en matière de transport en commun au Bénin. Ici comme sur beaucoup d’autres parcs, le racolage bat son plein.
Courir dans tous les sens
Le racoleur n’est pas un travailleur de l’ombre. Avant de trouver un taxi pour un déplacement aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, les voyageurs doivent traiter avec les racoleurs, surtout lorsqu’ils sont pressés. Pour aider leurs clients à vite trouver un taxi, les racoleurs proposent divers services et déploient généralement beaucoup d’énergie. Ils doivent courir dans tous les sens, effectuer des allers-retours, en vue de convaincre un client à prendre place à bord d’un véhicule. Avec ou sans le consentement, les racoleurs conduisent certains voyageurs jusque dans la voiture en se saisissant de leurs bagages qu’ils déposent dans la malle arrière des automobiles en position. Une manière pour eux de ne pas les voir être détournés par d’autres conducteurs, et au risque de perdre leur commission.
Les racoleurs sont au premier rang de la chaîne de transport. Déjà à 5 heures du matin, ils investissent les gares routières et leur journée se termine souvent aux environs de 19 heures, a expliqué Jacques Lokossou, racoleur sur le site de l’Etoile rouge.
Leur rôle est d’aider les conducteurs de taxi auto à faire le plein de leur véhicule, de conduire les clients vers les véhicules en attente de faire le plein et d’orienter les véhicules pour leur bon stationnement sur le parc.
Luc Todan et Florent Allagnon, tous deux conducteurs de véhicules sur le parc de l’Etoile rouge, expliquent que les racoleurs sont souvent payés sur la base du nombre de clients qu’ils ramènent journellement. Ils sont également payés sur la base de la distance à parcourir par le conducteur de taxi. En réalité, précisent-ils, le tarif initial retenu dans le cadre de ce travail est de 200CFA par client. Par exemple, la commission d’un racoleur qui ramène en moyenne six clients à un conducteur de taxi qui doit aller à Bohicon, est d’au moins 1000F CFA.
Ce que réfutent la plupart de ceux qui s’adonnent à cette activité au niveau de la gare de l’Etoile rouge. Cette somme, selon les explications de Jacques Lokossou et de Géoffroy Guindjihoundé, tous deux racoleurs, représentent la rémunération journalière du racoleur. Mais il arrive que des conducteurs aillent au-delà en leur payant le double ou le triple. Sauf que dans ce dernier cas de figure, tout se passe selon la générosité ou le tempérament du conducteur. Rares sont les conducteurs qui excèdent la barre des 2000F CFA ou 2500 FCFA, ont expliqué les deux hommes.
Un métier à risque
Dans la plupart des cas, les racoleurs sont détenteurs du permis de conduire catégorie B. A en croire certains responsables de la gare routière de l’Etoile rouge, ce métier provient de jeunes conducteurs au chômage dans l’attente d’une nouvelle offre d’embauche par un propriétaire de véhicule. C’est pour ne pas rester les bras croisés qu’ils ont commencé par aider leurs patrons ou les conducteurs ayant la chance d’avoir un taxi-auto à vite trouver des passagers moyennant une rémunération à la fin de la journée. Leur commission varie souvent entre 100 et 200 FCFA pour un véhicule à six places chargé. Si les passagers sont nombreux, le calcul est fait en conséquence. Mais il arrive parfois que les conducteurs et les racoleurs ne s’entendent pas sur un prix. Cette situation est souvent à la base des disputes sur le parc.
Comme tout métier, le racolage a aussi ses risques. Mais à ce niveau, ce n’est pas le racoleur seul qui perd. Il peut mal négocier le prix du voyage avec le conducteur en l’absence du client et à destination, ce dernier refuse de payer le montant. Il en est de même pour le passager à qui on peut communiquer un prix et à destination, le conducteur en réclame plus.
En plus de ces difficultés, ils arrivent parfois que les chauffeurs refusent de leur payer ce qui leur revient comme commission. Cela entraîne des disputes ou des insultes ou des pertes de temps.
En plus de cette misère, les racoleurs sont aussi exposés aux risques d’accident de la circulation et à la toxicomanie. Aux alentours de la gare routière de l’Etoile rouge, se dresse une ‘’cabane fréquentée par des gens de moralité douteuse’’. Ceux-ci s’adonnent à la consommation du tabac, du chanvre indien et de l’alcool. Les racoleurs et autres tenanciers de ce site doivent les côtoyer tous les jours.
A la recherche de leur pitance, les racoleurs s’exposent également aux intempéries, car n’ayant pas d’abri fixe sur le parc pour se décontracter après la journée de travail. Au nombre des difficultés, ils doivent également faire face aux exigences de certains clients qui souhaitent des conditions plus confortables dans les véhicules qui leur sont proposés.
Un métier qui nourrit son homme
Au-delà des difficultés qu’il pourrait générer, le racolage nourrit son homme. Bien qu’il soit un métier à risque, beaucoup de jeunes s’y adonnent. Chômage oblige ! Sur le parc de la gare routière de l’Etoile rouge, ils sont nombreux à l’exercer. «Nous n’avons appris que la conduite comme métier. A défaut d’attendre un sauveur providentiel, nous faisons le racolage pour joindre les deux bouts », confie Jacques Lokossou. Pour lui, il est difficile d’abandonner un métier qui génère des revenus. C’est pour cette raison que, dit-il, il conseille souvent à ses collègues de se contenter de ce qu’ils gagnent.
D’ailleurs, le métier nourrit son homme au point qu’il a décidé de s’y accrocher. « C’est parce que nous y trouvons notre compte que nous sommes toujours présents au poste », souligne-t-il. Une partie de son revenu sert à nourrir sa famille et à subvenir à ses multiples besoins.
Un métier bien organisé
A la gare routière de l’Etoile rouge, toute une organisation est mise en place pour le transport en commun. En plus des conducteurs de véhicules et des racoleurs, on rencontre plusieurs syndicats et collectifs qui travaillent pour faire régner la discipline sur les lieux. Ceux-ci sont chargés de mettre l’ordre sur le parc, gérer les malentendus entre conducteurs, racoleurs et clients. Ils gèrent également d’autres problèmes pouvant créer des dysfonctionnements au niveau du parc. « Quand il y a un problème, c’est nous qui sommes interpellés d’abord », explique le trésorier adjoint de l’Union des transporteurs du Bénin (UTB), Paul Avohou. « Lorsque leur résolution dépasse nos compétences, nous nous dirigeons parfois vers les voix plus autorisées ou les commissariats de police », poursuit-il.
A côté de l’UTB, d’autres associations telles que l’Union nationale des conducteurs du Bénin (UNACOB), l’Union des conducteurs de taxi du Bénin (UCTB)…, s’investissent pour réguler le transport urbain et interurbain. Les racoleurs qui travaillent avec les conducteurs de taxi, se distinguent à travers un uniforme frappé au logo de leur syndicat. Un groupe de quatre racoleurs est commis par syndicat. La gare routière compte au total cinq associations et un collectif. Hormis les racoleurs reconnus par les syndicats, d’autres se positionnent aux aguets des carrefours pour démarcher aussi des clients. Sur le site, le travail se fait de façon rotative avec les racoleurs de la gare. Seuls ceux détenteurs du permis de conduire catégorie B, ceux ayant l’expérience et font partie du corps des racoleurs, explique Géoffroy Guindjihoundé. Les conducteurs qui enfreignent les dispositions sont frappés d’une amende. Laquelle varie entre 3200 et 9000FCFA.
Mais jusque-là, le métier de racoleur demeure quelque peu avilissant. Le souhait de ces travailleurs est que les pouvoirs publics pensent à sa réglementation, afin qu’ils bénéficient de plus de respect et de considération de la part de la population.

Le Centre culturel américain, en partenariat avec l’ONG Groupe d’énergie solaire et d’hydrologie en Afrique (GESH-Afrique), a organisé hier mercredi 18 mars une conférence sur le thème: « La maîtrise de l’eau face aux défis du changement climatique au Bénin: stratégies possibles d’atténuation et/ou d’adaptation ». Animée par le Dr Alphonse Affo, cette conférence a permis aux jeunes de se rendre compte de la nécessité d’un changement de comportement dans la gestion de cette source de vie.
En décidant d’entretenir la jeunesse sur les questions liées à l’eau à travers une conférence organisée hier, le Groupe d’énergie solaire et d’hydrologie en Afrique (GESH-Afrique) a l’ambition de contribuer à la gestion durable des ressources en eau et à leur maîtrise en faisant face aux défis du changement climatique de même que la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables notamment les énergies solaires.
A cette occasion, le mot de bienvenue du directeur du Centre culturel américain Francisco Paco Perez se voulait une invite au partage de la douleur des bonnes dames des villes et campagnes qui, bassines sur la tête, parcourent des kilomètres avant de trouver de l’eau. Avec un bidon d’eau sur la tête, Francisco Paco Perez est solidaire de ces braves femmes. Il annonce que beaucoup de programmes seront financés par le gouvernement américain en 2015 pour attirer la conscience des populations sur les problèmes liés à l’accès à l’eau.
Dans son exposé, le conférencier, l’ingénieur Alphonse Affo a mis l’accent sur les inondations qui ne sont rien d’autre qu’une conséquence des mauvais comportements de l’homme. Pour lui, il ne suffit pas de mobiliser des milliards pour venir à bout de ce phénomène. Il faut juste éduquer les populations à ne pas s’installer dans les domaines marécageux qui sont des réceptacles naturels de l’eau, souligne-t-il. Tirant la conclusion que l’eau est un moteur indispensable à l’industrie et donc au développement, il préconise la maximisation de l’économie de l’eau, une gestion efficiente de l’énergie, le développement des stratégies intelligentes en terme de gestion de l’eau, la priorité aux actions salutaires de même que la prise en compte de l’intégration régionale.
S’agissant de la question liée aux changements climatiques, l’ingénieur Alphonse Affo trouve que, face à l’évolution exponentielle de la courbe des émissions de gaz à effet de serre et donc de la courbe du réchauffement de la terre, la solution est dans la déforestation et dans l’utilisation des énergies renouvelables comme l’énergie solaire pour l’Afrique et l’énergie éolienne pour les régions du monde où il y a beaucoup de vent.
Signalons que Dr Alphonse G. Affo est un praticien dans le domaine de l’eau. Ingénieur géologue et consultant en approvisionnement en eau potable, il va représenter le Groupe d’énergie solaire et d’hydrologie en Afrique (GESH-Afrique) au forum mondial de l’eau qui se tiendra en Corée du Sud du 12 au 17 avril 2015 sur le thème : « L’eau et le futur ». Il s’agit d’un forum organisé tous les trois ans et qui rassemble près de 32 000 participants venus des quatre coins du monde.
950 millions d'hommes souffrent par manque d'eau
L’eau c’est la vie. Cela d’autant plus que 90% de l’hydrosphère est composée d’eau. Des statistiques montrent que 884 millions d’hommes n’ont pas accès à une source d’eau améliorée dans le monde. 950 millions d’hommes dans le monde souffrent de la faim par manque d’eau. En Afrique, 14 pays sont confrontés à des situations de rareté et de pénurie en eau. Fort heureusement, le Bénin fait partie des pays les mieux arrosés avec une précipitation moyenne de 700-1500mm soit 13.106 milliards m3 d’eau de surface par an. Des études ont montré que le Bénin perd chaque année environ 15 milliards de m3 d’eau parce que l’eau qui tombe en surface n’est pas récupérée pour servir en période de saison sèche.
B.H

Les professionnels des médias exerçant dans la ville de Parakou ont eu droit hier mercredi 18 mars à une séance d’échanges avec une délégation de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) sur les dispositions à observer pendant la période préélectorale qui bat déjà son plein sur le terrain. La rencontre qui s’est déroulée à la salle de conférences de l’ORTB-Parakou, a porté essentiellement sur le contenu des 17 articles de la décision n° 15-009/HAAC portant réglementation des activités des médias de service public et du secteur privé pendant la période du 10 février 2015 à la veille de l’ouverture de la campagne officielle pour les élections législatives et municipales ou communales et locales de l’année 2015.
Lambert Dogo, rapporteur, président de la Commission des médias du secteur privé et chef de la délégation de la HAAC, a insisté sur l’obligation pour les organes de presse d’observer une grande rigueur dans la collecte, le traitement, la programmation et la diffusion de l’information. A cet effet, la couverture factuelle de l’actualité relative aux élections est à privilégier, et la diffusion d’informations ou de supports qui mettrait en péril la cohésion nationale, est proscrite.
Les journalistes, les animateurs, les producteurs, les techniciens et tous autres communicateurs des organes de presse sont astreints à faire preuve d’objectivité, d’un grand sens de professionnalisme et de responsabilité en cette période sensible, a ajouté Lambert Dogo.
Si les émissions interactives ne sont pas interdites pendant la période électorale, elles devront faire néanmoins l’objet d’un pré-enregistrement dans les formes et conditions professionnelles requises avant toute diffusion, a souligné Marius Janvier Dossou-Yovo, directeur des affaires juridiques, de la déontologie et du contentieux à la HAAC.
«Tout dérapage en la matière dûment constaté peut entrainer la suspension ou l’interdiction de l’émission ou de l’organe à titre de mesure conservatoire par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication , selon l’article 7 de la décision n° 15-009/HAAC portant. Outre l’accès équitable à tous les courants politiques, il faut signaler que les organes de presse ont aussi l’obligation de respecter l’usage du droit de réponse conformément aux textes en vigueur au cours de la période préélectorale.
Après Parakou, la délégation de la HAAC sera ce jeudi à Kandi pour entretenir les autres professionnels des médias du Borgou-Alibori sur les dispositions de la même décision.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Se penchant sur la 8e affaire en examen, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou a jugé, hier mercredi 18 mars, Mathias Sodé Atindébakou, Joseph Codjia, Mathias Soglo et Ambroise Assogba Hounkpè qui y étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, assassinat et vol à main armée. La Cour était présidée par Damienne Lima, assistée de Célestine Bakpé et Joseph Kploca. Le ministère public avait nom Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Christophe Tchéou.
Le vendredi 16 septembre 2005, dans la soirée, Josué Anatole Sossou, est sorti d’une buvette sise au quartier Sainte Rita à Cotonou pour rejoindre son véhicule de marque Toyota Carina III de couleur cendre. Alors qu’il s’est installé à bord et s’apprêtait à démarrer, des individus armés de pistolets ont surgi et l’auraient tenu en respect, l’obligeant à remettre la clé de son véhicule. Grièvement blessé, Josué Sossou fut transporté d’urgence d’abord à St Luc puis au CNHU à Cotonou où il décéda quelques jours après.
Véhicule retrouvé
Les investigations menées ont permis de retrouver le véhicule cambriolé le jour des faits au domicile du nommé Mathias Soglo, qui aurait ensemble avec Mathias Sodé Atindébakou, Ambroise Assogba Hounkpè et Joseph Codjia, tenu une réunion, le 16 septembre, jour du drame à Vèdoko aux environs de 21 h en vue de la préparation d’un vol à main armée. A l’issue de ladite réunion, les 4 auraient procédé à la répartition des rôles à jouer par chacun d’eux sur les lieux du braquage et à la distribution des armes à feu, aux fins de commettre le forfait. Un guet fait au niveau de la buvette leur aurait permis d’identifier la voiture de marque Toyota appartenant au sieur Josué Sossou, victime du braquage. Interpellés, ils ont reconnu les faits à l’enquête préliminaire et à l’interrogatoire de première comparution. Les rapports les concernant ne relèvent aucun trouble mental au moment des faits.
Sofiath Midingoyi, agent permanent de l’Etat, amie de la victime qui était avec lui à une minute du drame, témoin sur les lieux le jour même a prêté serment avant de témoigner sur les faits dont elle a eu connaissance. Elle a déclaré l’avoir connu deux ans avant le drame.
Elle a déclaré comment subitement quatre personnes ont fait irruption et les ont braqués. Ils ont tiré et arraché le véhicule. «Nous avons tenté d’appeler les sapeurs ; ensuite on l’a amené à l’hôpital St Luc, puis évacué au CNHU», a-t-elle confié. Elle dit n’avoir pas eu le temps ni le courage de dévisager les gens qui les avaient assiégés. «La manière dont ils ont surgi était surprenante. Je suis descendue et lui ai demandé de leur laisser la clé. Je ne pouvais pas reconnaître les auteurs», a-t-elle témoigné, sans renseigner davantage la cour.
«Retenez vos larmes ; nous avons besoin de faire cet exercice pour vider le dossier», a lâché la présidente pour apaiser Lucie Aihou épouse Sossou en sanglots, appelée pour témoigner.
Braqué le 16 septembre, son époux a rendu l’âme le 23 septembre. Elle a déclaré que son mari l’a informée avant de prendre le départ de Toffo le jour du drame et qu’il devrait ensuite se rendre dans sa clinique.
Moralité douteuse
Pour sa part, Olivier Gahou, commerçant, cousin de la victime a déclaré s’être porté au chevet du maire dès lors qu’on l’a appelé. Il a reconnu l’un des accusés et soutenu qu’il est de moralité douteuse.
Me Igor Cécil Sacramento pour le compte de la partie civile s’est employé à replacer les faits dans leur contexte. Ainsi qu’il ressort du dossier et des débats faits, rappelle-t-il, ce jour 16 septembre, en pleine ville de Cotonou, entre le marché Ste Rita et la paroisse de l’église Ste Rita, lorsque surgirent de nulle part quatre individus lui intimant l’ordre de descendre comme elle l’a expliqué, la victime a opposé une certaine résistance avant de céder. Puis, poursuit-il, le coup de feu est parti, les assaillants ont opéré. Le docteur Josué Sossou est parti laissant une veuve et trois orphelins. Pour lui, les accusés avaient reconnu les faits à l’enquête préliminaire puis à l’interrogatoire de première comparution: les 4 ont ourdi leur plan et l’ont mis à exécution. Ils comparaissent pour 3 infractions: association de malfaiteurs, assassinat et vol à main armée. Me Igor Cécil Sacramento procéda à la démonstration de chacune des infractions. Pour lui, les accusés se sont concertés et ont concocté l’organisation.
Puis ils sont passés à l’action, porteurs d’armes à feu. C’est un meurtre avec préméditation et guet-apens. La jurisprudence, poursuit-il, est claire, même lorsqu’on rate sa victime préméditée et que les faits sont établis, le crime est toujours là ; c’est en vain que les accusés tenteront de flouer votre religion. «Quand on ment, on est obligé de mentir pour soutenir d’autres mensonges; pour les intérêts de la partie civile, nous vous demandons de punir ces infractions avec la dernière rigueur», a-t-il soutenu.
Des observations qui ont été réitérées par Me Désiré Aihou qui a déclaré être venu défendre la mémoire d’un homme, d’un citoyen qui a choisi d’aider ses concitoyens et de sauver des âmes, des citoyens. Le docteur Sossou, dit-il, est un frère.
Pour lui, après 10 ans déjà de douleurs et souffrances vives ; la punition aussi doit être vive. Non seulement ils étaient dans cette association, mais ils ont encore décidé de la renforcer, a-t-il indiqué. « Une association de malfaiteurs dangereux pour notre République. Il s’agit bien d’une véritable organisation de l’opération », relève-t-il.
La préméditation consiste dans le dessein ferme d’attenter à la vie de quelqu’un quand bien même ce n’est pas celui sur qui on avait jeté son dévolu. C’est établi. Il n’y a plus lieu de démontrer le meurtre ; un mort ne se cache pas indéfiniment ; pour eux c’est le mensonge qui prime sur votre pouvoir, retient-il. «Vous n’allez pas les décapiter ; personne ne veut leur tête ; pas une souffrance pour la vengeance mais une souffrance pour la justice. Nous portons la voix de la famille pour demander que justice soit rendue ; retirer le cercueil de la victime de leur cœur.
Faire son deuil
Des observations qui ont reçu l’assentiment de l’avocat général Honoré Alowakinnou. «Aujourd’hui, c’est le grand jour, car le voile sera enfin levé ; chacun sera fixé. La famille, le peuple et tout le monde seront fixés», a-t-il déclaré. Depuis sa tombe, a-t-il expliqué, Josué Sossou suit ce qui se passe. Il vous regarde, attend que justice lui soit rendue pour enfin aller se reposer, poursuit-il. La famille du défunt a besoin de faire son deuil, retient-il. Ceux qui sont devant vous ont choisi de mentir. Ils n’ont pas voulu libérer leur âme, leur cœur ; l’âme du docteur réclame-t-il la vérité ? Mais de quoi s’agit-il ?
Pour l’avocat général, Ambroise Hounkpè a formé le groupe, le chef de la bande, Joseph Codjia et les autres se sont associés et les propositions ont été validées ; cela devait conduire à la mort de l’ancien maire de Toffo.
C’est parce que l’opération initiale a échoué qu’ils ont jeté leur dévolu sur le docteur Sossou. La bande se retrouve toujours, ce qui justifie l’association de malfaiteurs. Selon l’avocat général, et aux termes de l’article 265 du code pénal, toute association, toute entente dans le but de former des crimes. Et de poursuivre qu’outre l’intention coupable une entente entre des gens et le concours entre eux, voilà le but de cette entente pour commettre le crime contre la personne ou les propriétés. Les accusés ici sont membres d’une même bande, il n’est pas nécessaire de chercher à savoir ce que chacun d’entre eux a fait, explique Honoré Alowakinnou.
L’assassinat qui est le meurtre commis avec préméditation et guet-apens, peu importe que ce soit quelqu’un déterminé : le vol à main armée et l’assassinat ont été préparés et muris, avec les moyens, relève-t-il. Il s’agit d’apprécier les actes et de les analyser ; le guet-apens consiste à attendre quelqu’un en un ou plusieurs lieux et d’exercer sur lui des violences. Les accusés ont eu le temps de se positionner prêts à bondir ; le guet-apens suppose la préméditation c’est toute personne qu’ils ont rencontrée.
Les pièces citées montrent la faiblesse du dossier mais n’occultent pas du tout la mort, tout le monde sait qu’il est allé à l’hôpital. L’expertise balistique n’est pas nécessaire; les enquêtes de moralité et les B1 n’ont aucune incidence sur la gravité des faits ; il faut frapper juste et retenir les accusés dans les liens de la prévention et les condamner aux travaux forcés à perpétuité, ce serait justice, a-t-il requis.
Et Me Yves Ogan-Bada de relever la faiblesse du dossier. «Nous sommes dans un système judiciaire avec ses failles, parce que nous n’avons pas les pièces du scellé ; parmi ceux qui ont tiré ; il y a eu mort ; nous compatissons à la douleur mais faudrait-il taper parce qu’il faut taper ; nous sommes en Cour d’assises ; mon client Mathias Sodé Atindébakou exerce son métier avec franchise», affirme-t-il. Pour lui, la torture permet de vous faire dire et signer ce que vous ne voulez pas. N’ont-ils pas fanfaronné ces aveux et schémas bien préparés ? Pour lui, son client a déjà passé dix ans de détention pour association de malfaiteurs ; il y a eu une seule personne qu’il connaît dans le lot ; admettons et acceptons qu’il ait commis ; quel est le rôle de mon client dans cette affaire ? A-t-il tiré, a-t-il boxé ; çà fait 10 ans qu’il est en prison. Membres du jury, je demanderai la clémence.
Des aveux
Me Sakariyou Nourou Guiwa pour Mathias Soglo a ajouté pour sa part : «Aujourd’hui le grand jour», a retenu le représentant du ministère public mais sa construction juridique m’a laissé sur ma faim parce qu’il a occulté l’aspect règlement de compte politique, le tout basé sur plus que des insuffisances ; il en a révélé d’autres. Il a déploré que le ministère public n’ait pas entretenu sur les conditions dans lesquelles les auditions ont été conduites au commissariat. Il aurait fallu des aveux exempts de contestation, relève Me Sakariyou Nourou Guiwa. Toyota Carina III sans autre précision ; lors de son audition, il ressort de ses explications que le véhicule a été conduit chez lui
En vertu de cette affaire, une personne qui a participé à un braquage peut-il avoir l’outrecuidance de garer un véhicule devant sa maison ? Pourquoi la police n’a pas interrogé les adversaires politiques du maire, l’épouse de Sossou a pu dire que c’est un règlement de compte politique ? Sur quelle base le véhicule retrouvé chez Soglo était celui du maire ? Il était possible, indique Me Sakariyou Nourou Guiwa, de chercher à la direction des transports terrestres, l’enquête a été bâclée, conduite avec beaucoup de légèreté ; le dossier a des carences.
Pour contenter l’opinion, la police a abandonné la piste de complot ; qui a tué Sossou ? Sont-ce ces personnes ou d’autres ? Les perquisitions n’ont pu rapporter la moindre cartouche.
Et pour Me Yaya Pognon, défendant Joseph Codjia, la vérité est à mi-chemin.
«Je me garderai d’être aussi péremptoire que le ministère public ; sa description est superficielle; je ne vous conduis pas au doute ; association de malfaiteurs. Ils ont planifié d’aller agir, braquer et arracher les biens», relève-t-il : c’est un homicide involontaire car la mort est survenue accidentellement. En tenant compte des 3 infractions, seule la peine la plus élevée doit être retenue, selon Me Yaya Pognon. Retenir le quantum de l’homicide involontaire afin que le temps déjà passé en prison soit appliqué.
Il faut un homme de l'art
Me Paul Kato Atita fera observer la thèse défendue par René Floriot dans " Les erreurs judiciaires". «Nous devons éviter de contribuer à une erreur judiciaire ou d’en commettre une : la clarté judiciaire ; qui d’entre nous ici peut dire de quoi Dr Sossou est mort ? », s’est-il interrogé ? Cette question n’a pas de solution à travers le dossier qui nous a été remis. Vous ne le savez pas parce que la réponse n’est pas dans le dossier ? Ce que le colonisateur nous a laissé ; vous fouillerez ; le moment est venu pour que notre justice sorte du fétichisme ; nous avons des médecins et des cadres qui peuvent nous apporter les solutions ; il faut un homme de l’art et des sciences, pour nous dire de quoi le docteur est mort. Au nom de la présomption d’innocence, Ambroise Hounkpè a le droit de dire qu’il n’est pas l’auteur.
Il faut pour le confondre porter le véhicule au camp Guézo, demander aux experts de déterminer la nature de l’arme et celle des balles utilisées: mettre dans les conditions qui permettent d’asseoir la responsabilité pénale. La police ne s’est-elle pas trompée ? Comment peut-on conclure à la culpabilité avec certitude ? les numéros de châssis et de moteur permettent d’authentifier les véhicules ; rien au dossier, sur le plan professionnel ne permet d’accepter ces légèretés. Auparavant Me Paul Kato Atita s’était fait donner acte du défaut au dossier judiciaire du certificat médical, du certificat de décès, du rapport d’expertise balistique. « Je dois adopter une démarche scientifique ; le doute et en tirer les conséquences de droit », a-t-il retenu.
La cour après délibérations les a condamnés à 20 ans de travaux forcés.
Abordant le volet civil, la cour siégeant sans les jurés a invité la partie civile à confirmer ses prétentions. Ainsi, elle a confirmé sa constitution et a demandé la condamnation des accusés au paiement du franc symbolique.
Pas d’observation particulière pour le paiement du franc symbolique selon le représentant du ministère public qui a loué la grandeur d’esprit de la partie civile qui n’a pas voulu monter les enchères.
La défense s’est associée aux observations de la partie civile et a demandé à la cour de faire droit aux demandes de la succession.
La cour en conséquence les a condamnés à payer à titre de dommages intérêts le franc.

Le Salon mondial de l’alimentation et de la boisson FOODEX Japan 2015 a connu la participation du Bénin, du 3 au 6 mars dernier à Makuhari Messe dans la ville de Tokyo au Japon. A ce rendez-vous des producteurs/exportateurs, des importateurs et acheteurs institutionnels du monde entier, les produits béninois ont été présentés par Label Bénin et deux industriels béninois notamment Kaké 5 et Promo Fruit Bénin accompagnés et encadrés par le Bureau de restructuration et de mise à niveau.
La participation du Bénin au Salon mondial de l’alimentation et de la boisson au Japon «FOODEX Japan 2015» va bientôt ouvrir des portes à ses produits sur le Japon, la Corée du Sud et les USA. C’est la conclusion qu’on peut tirer, au terme de cette participation qui a permis de vendre au Japon les produits «made in Bénin» qui ont fait l’objet d’exposition au cours de ce salon du 3 au 6 mars dernier.
Au cours d’une séance de restitution faite à Cotonou en fin de semaine dernière, après le retour du Japon, le directeur général de Label Bénin Bruno Gnidéhoué a fait savoir qu’en participant à ce salon, ils avaient trois objectifs. Il s’agit de consolider les acquis de la participation du Bénin à African Fair dans le cadre de la TICAD en 2013 ; s’inspirer de ce que les autres font et comment ils le font ; puis ouvrir des fenêtres à certains des produits béninois sur certains marchés réputés solvables. Au-delà de ces objectifs, la délégation béninoise envisage de mettre en connexion avec les importateurs étrangers, les entreprises industrielles qui l’accompagnaient pour le développement de leurs affaires.
«On ne commence pas à exporter du jour au lendemain.
C’est tout un processus avec un esprit de suite. Cela requiert de la stratégie, de la méthode et de l’apprentissage », souligne Bruno Gnidéhoué qui rappelle que cela fait plusieurs années que le Bénin a l’agrément de l’African Growth Opportunity Act (AGOA) des Etats-Unis. Il regrette que le Bénin n’en tire rien encore aujourd’hui, pendant que des pays qui ne bénéficient pas de ce privilège d’exporter sans droits de douanes, exportent tous les jours en milliards de dollars vers ce pays.
A travers les différents échanges, réunions et concertations avec les acheteurs institutionnels et conseillers (importateurs, chaines de supermarchés, chaines de restaurants, conseillers en commerce international et en introduction de produits, etc.), il ressort, selon le directeur général de Label Bénin, que le Bénin à de bons atouts pour l’exportation. Des produits dont la nature et la qualité sont estimés uniques par les interlocuteurs.
En effet, que ce soit Dominique Sounlin, directeur général de la société industrielle Kaké 5, producteur d’amande de cajou ou Dieudonné Alladjodjo, directeur général de la société Promo Fruit Bénin, producteur des jus de fruits IRA, chacun d’eux, selon Bruno Gnidéhoué appuyé par lui et Airy Lucius Tonato, directeur général du Bureau de restructuration de mise à niveau (BRMN), a su convaincre par la spécificité et la particularité de l’offre du Bénin dans son domaine. En retour, ils ont été sensibilisés sur les démarches et les efforts à faire pour atteindre le but visé.
Le directeur général de Label Bénin a précisé que le clou des manifestations a été l’organisation de la Journée du Bénin au Japon. Cette manifestation, à son initiative, a été appuyée par le BRMN et l’ambassade du Bénin au Japon et a constitué, le samedi 7 mars, après la FOODEX en une rencontre de promotion des opportunités touristiques, culturelles et commerciales du Bénin. Elle a connu la participation de nombreux hommes et femmes d’affaires japonais venus de tout le Japon. A cette occasion, les invités et participants ont eu droit à des films, présentation et conférences sur les opportunités du Bénin sans oublier la dégustation des produits béninois exposés.

Dans la journée d’hier mardi 17 mars, des anomalies sensibles de niveau de pression notées sur le réseau d’eau potable alimentant les quartiers d’Akpakpa ont alerté les responsables de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Très vite, l’équipe de la Direction départementale de l'Atlantique et du Littoral de la SONEB a entrepris des prospections et des vérifications sur le réseau, ce qui a permis au cours de la matinée, de constater que des actes d’incivisme et de vandalisme ont été lâchement perpétrés sur les installations de la société productrice et distributrice d’eau.
En effet, à la suite des examens effectués sur le terrain par les responsables de la SONEB, il s’est avéré que des individus mal intentionnés sont allés délibérément fermer une importante vanne d’arrivée d’eau potable sur la conduite d’eau principale qui alimente les quartiers d’Akpakpa et située sous le pont Martin Luther King. Les conséquences d’un tel acte ont été d’une part, la destruction des infrastructures de la SONEB et d’autre part, des perturbations sensibles dans la fourniture de l’eau potable dans les différents quartiers d’Akpakpa.
Selon les explications du directeur départemental Atlantique-Littoral, Lucien Avohouémé, l’acte de sabotage dénote une bonne connaissance de l’activité liée à la distribution de l’eau potable. Les installations vandalisées, a-t-il indiqué, étaient bien sécurisées et inviolables pour celui qui n’a pas une bonne connaissance du métier et des équipements d’eau potable.
D’après ses explications, en fermant la vanne de la conduite d’eau principale qui alimente tout Akpakpa, les auteurs de ce forfait ont créé une surpression dans les canalisations d’eau de la SONEB. Ce qui a entraîné, à la faveur de la force de l’eau, des destructions des installations en plus de priver les populations d’eau potable. Le directeur général de la SONEB, David Babalola a condamné avec vigueur de tels agissements qui anéantissent les importants investissements du gouvernement et les efforts de la société pour l’accès de tous à l’eau potable. Il a promis que force restera à la loi pour trouver et punir les auteurs car les dispositions sont prises à cette fin. Enfin le Dg David Babalola a appelé les populations à la collaboration, pour décourager ce qu’il a qualifié d’actes criminels antipatriotiques.
Cellule de communication de la SONEB

Grand jour pour «la banque panafricaine», Ecobank, et ses clients. La banque a procédé lundi 16 mars dernier au lancement de son nouveau produit, Ecobank SME Club, devant un parterre de clients, invitant ceux-ci à améliorer leur volant d’affaires avec elle dès à présent, pour faire partie de ce club de prestige dédié aux PME d’Afrique… Et soucieuse de prolonger les bonnes performances qui ont fait d’elle la meilleure banque de l’année 2014 au Bénin, et la première banque de la place en terme de crédits octroyés et deuxième en total bilan pour une taille de FCFA 548 milliards au 31 décembre 2014.
Le directeur général d’Ecobank Bénin, Roger Dah Achinanon est heureux d’être entouré de ses clients à l’occasion du lancement de «Ecobank SME Club Bénin». L’ambition de son institution, en lançant ce nouveau produit, explique-t-il, est de renforcer le partenariat fécond qui existe entre elle et les clients.
En effet, les économies africaines sont fortement dépendantes des Petites et moyennes entreprises (PME), qui contribuent par exemple au Bénin pour 80% du Produit intérieur brut (PIB). Il justifie pourquoi Ecobank a toujours placé les PME au cœur de son action. Aussi, pour renforcer cet engagement et apporter davantage sa pierre à l’édifice du Bénin, Ecobank Bénin a-t-elle décidé d’introduire ce produit dans ses offres.
Soulignant que cette initiative est une première sur la place, Roger Dah Achinanon en fait un défi à relever en collaboration avec ses fidèles clients, qu’il remercie pour leur confiance renouvelée à son institution, et invite à partager l’esprit SME Club pour grandir avec Ecobank. D’ores et déjà, il les félicite d’avoir été au nombre de la trentaine de clients choisis, sur plus de 7.000, sur la base de critères exigeants (le mixte chiffre d’affaires/volant d’affaires et la qualité de la relation desdites PME avec la banque, et leur appartenance aux sous-secteurs stratégiques prioritaires et fonctionnement du compte empreint de probité et de respect des engagements ; le tout sur la base des informations qualitatives les concernant sur la place bancaire).
Produit novateur, avantages garantis
Présentant le produit, Eunice Loisel, (chef Division Réseau des Agences), fait observer qu’en ce mois de son 25e anniversaire, Ecobank entend plus que jamais honorer sa réputation de banque panafricaine. Pour en convaincre son auditoire, elle décline l’organisation de la banque, mettant l’accent sur l’aspect Domestic Bank où se trouve une division dédiée aux PME, qui bénéficient d’une large gamme de services et produits. Lesquels, adaptés aux besoins desdites PME, sont présentés par Harouna Bio, chef Division PME. La banque étant engagée à accompagner leur croissance, ses produits concernent le financement des équipements productifs (machines industrielles, véhicules militaires, équipements de bureau), le financement des marchés et des stocks, Ecobank ayant décidé par exemple pour compter de cette année 2015, de préfinancer les contrats qui ne sont même pas encore enregistrés ; et le financement de l’immobilier professionnel (entrepôts, locaux à usage de bureau).
Comme autres produits et services adaptés aux PME, Ecobank propose le financement des marchés (Engagements par signature: cautions, aval de traite, lettre de crédit, garanties de paiement. Et engagements directs: préfinancement, mobilisation de facture ou décompte, escompte de traite) et le financement des stocks (Engagements par signature: aval de traite, lettre de crédit, garanties de paiement. Et engagements directs: avance en trésorerie).
La création d’Ecobank SME Club, promet la banque, est destinée à créer un partenariat fort et mutuellement bénéfique entre elle et ses membres du Club SME. Sa finalité est de créer une plate-forme privilégiée de collaboration et d’échanges entre d’une part, la banque et les membres du club et d’autre part entre les membres eux-mêmes. Et de permettre à des PME africaines à forte croissance de bénéficier d’une attention particulière pour favoriser leur développement, grâce à un accès privilégié aux financements et aux services de la banque, aux marchés et au renforcement des capacités.
Au total, la banque conseille que si l’on fait partie de ses clients, sans incident bancaire, et que l’on utilise régulièrement ses produits et services, Ecobank SME Club est bien le creuset qu’il faut. Mais quelles sont les raisons d’y adhérer ? Pour bénéficier de l’exécution sous 24h de la prise en charge des ordres et instructions des membres, la célérité dans le traitement des opérations de guichet par habilitation d’accès à l’espace entreprise et prise en charge par les chefs d’agence des opérations en agence, la mise à disposition de supports distinctifs (badges) des membres dans leurs transactions; la configuration Banque par internet (OMNI) à titre gratuit sur 3 à 6 mois. De la participation aux dîners d’affaires, aux séminaires de renforcement de capacités, de l’assistance personnalisée pour entrer en relation d’affaires avec des fournisseurs de Chine et Dubaï via les représentations d’Ecobank. Une mise en réseau qui se fera non seulement au plan local (entre clients d’Ecobank Bénin) mais aussi régional et international (clients d’Ecobank et ceux des autres filiales et/ou correspondants africains, européens, Dubaï, Chine…).

Les députés n’ont pas pu désigner hier mardi 17 mars, leurs représentants au sein des bureaux de vote. Ils ont tenté de baliser le chemin devant conduire à cette désignation. Ils se retrouvent demain jeudi 19 mars, pour adopter la liste unique, si elle est prête, de ces 26 212 agents électoraux dans les 13 106 postes de vote à raison d’un représentant par chaque tendance politique, Majorité et Minorité parlementaires.
C’est l’article 76 du Code électoral en vigueur au Bénin qui traite de la question de la désignation des représentants du Parlement au sein des bureaux de vote. Cet article stipule que « Le poste de vote est tenu selon qu’il s’agit d’élections ordinaires ou d’élections couplées respectivement par cinq ou sept agents électoraux. Les membres du poste de vote sont composés de 01 président, 02 assesseurs, un représentant de la Majorité parlementaire, un représentant de la Minorité parlementaire, tous inscrits sur la liste électorale de la commune… ». C’est donc en vertu de cette disposition que les députés vont pourvoir aux sièges au niveau de chacun des bureaux de vote. Ils ont au total 26 212 représentants à désigner pour les 13 106 postes de vote légalement créés sur toute l’étendue du territoire national.
Mais comme on devrait s’y attendre, l’accouchement est en train d’être difficile pour les députés. Ils ont passé plusieurs heures dans les tractations sans pouvoir finaliser ce dossier. La plénière prévue pour 10 h, c’est finalement à 17h50mn qu’elle a démarré. Et les députés n’ont pas pu adopter la liste de leurs 26 212 agents électoraux.
En effet, ouvrant les travaux hier, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a annoncé que la séance plénière devra servir à baliser le chemin devant conduire à cette désignation. Il s’agira d’une part, de faire le point de l’évolution des tractations au niveau de chaque tendance parlementaire et d’autre part, de voir comment régler les éventuels goulots d’étranglement.
Parlant de difficultés, le député Georges Bada de la Renaissance du Bénin (RB) en évoquera une. Il a fait échos d’une certaine rumeur qui se murmurait dans les coulisses de l’hémicycle. Laquelle rumeur, selon lui, tenterait de chasser la RB du camp de la Majorité parlementaire. Pour cela, il a souhaité la nécessité pour la plénière de clarifier la question de qui est de la Majorité parlementaire et de qui est de la Minorité parlementaire pour faciliter cette désignation. Rosine Vieyra Soglo sera on ne peut plus clair. Elle a tenté de démontrer que la RB est bel et bien de la Majorité parlementaire. Et par conséquent, elle doit être prise en compte par les FCBE dans le partage des 13 106 représentants revenant à la Majorité parlementaire. Car, pour Rosine Vieyra Soglo, la configuration politique de l’Assemblée nationale n’a pas changé. Il y a cinq groupes parlementaires membres de la Majorité et trois groupes parlementaires membres de la Minorité à la date du 12 décembre 2014 où a été adoptée la clé de répartition des sièges. Elle dit ne pas comprendre par quelle alchimie les FCBE cherchent aujourd’hui à évincer son groupe parlementaire, Nation et Développement, de la Majorité parlementaire.
La Mouvance lésée
Intervenant dans le débat, Djibril Mama Débourou calme le jeu. Il trouve que la clarification demandée par Georges Bada est pertinente. Le député FCBE rejoint ses deux collègues de la RB en invitant la plénière à s’en tenir effectivement aux groupes parlementaires existant lors de l’adoption de la clé de répartition des sièges le 12 décembre 2014. A cette date, le Parlement comptait cinq groupes parlementaires se réclamant de la Majorité. Il s’agit de : UMMP Unité Solidarité Progrès, Refondation et Progrès, Refondation et Emergence, Refondation Paix et Développement et Nation et Développement (RB), précise Eric Houndété. Le député de l’Opposition classe ainsi la RB dans la Majorité parlementaire. Les cinq groupes parlementaires de la Majorité sont composés de 53 députés.
La Minorité parlementaire, de son côté, regroupe les trois groupes parlementaires en l’occurrence l’Union fait la Nation, PRD/UN et Cohésion nationale et Paix. Cette dernière est forte de 30 députés.
Ainsi, les 13 106 sièges de la Majorité seront partagés par les 53 députés. Ce qui donne un total de 247 représentants à désigner par chaque député sur l’ensemble du territoire national.
Quant à la Minorité parlementaire, elle aura à désigner environ 439 représentants par chacun des 30 députés pour le compte des 13 106 bureaux de vote. Ce qui montre clairement que les députés de l’Opposition sont mieux logés dans le partage des 26 212 sièges des agents des bureaux de vote que leurs collègues de la Mouvance présidentielle.
La préoccupation de Georges Bada évacuée, le président de l’Assemblée nationale a invité chaque tendance politique à faire diligence pour proposer ses représentants dans les bureaux de vote sur la base du quota attribué à chaque groupe. La liste finale de chaque tendance sera mise ensemble. La liste unique constituée par les deux tendances sera adoptée par la plénière prévue pour demain jeudi 19 mars.