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Nouvelles

Modernisation du système électoral national:La Cena officiellement en possession de la LEPI depuis hier

Le Comité d’orientation et de supervision de la LEPI (COS-LEPI) a officiellement transmis la liste électorale hier mercredi 4 mars, la LEPI aux membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Au cours d’une cérémonie solennelle qui a réuni les commissaires électoraux, des membres du gouvernement et le président du Conseil économique et social es qualité président du comité de suivi des opérations de la LEPI, le fichier a été remis en version papier et numérique à la satisfaction générale.

C’est effectif. La Commission électorale nationale autonome (CENA) est officiellement entrée en possession de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Des mains du président du COS-LEPI, Sacca Lafia, accompagné par les membres de son institution, le président de la CENA, Emmanuel Tiando, a reçu, hier mercredi 4 mars, tous les documents électoraux. Consignés sur papier et sur un disque dur, les données électorales en version numérique sont constituées des fichiers d’émargement, les listes générales par département et par centre de vote.

Après 22 mois de travaux de collecte, de traitement, de conservation et de publication des données électorales, le président du COS-LEPI a indiqué que l’heure est enfin à la délivrance du peuple béninois resté longtemps dans l’anxiété, en raison des péripéties qui ont jalonné le chemin parcouru par son institution. Selon lui, la liste objet de transmission est une version optimale de la LEPI qui servira pour les prochaines élections au Bénin. Sacca Lafia a rassuré que les différentes étapes qui ont caractérisé les activités de la Lepi ont été conduites dans le strict respect de la loi et les méthodes utilisées, efficaces. «La présente liste répond donc aux conditions de sincérité, d’exhaustivité, de franchise, de loyauté et de clarté », a fait remarquer Sacca Lafia qui a remercié tous les acteurs pour leur contribution. Département par département, il a livré alors le nombre d’électeurs estimé globalement à 4.470.591 repartis dans 7.908 centres de vote et éclatés dans 13.106 postes de vote.

Liste fiable

Pour le cas de sept centres de vote qui n’ont enregistré aucun électeur ou disposant de moins de 50 votants, le président du COS-LEPI promet que ces cas particuliers seront soumis à la Représentation nationale en vue d'une amélioration à apporter à la loi. « La liste qui vous est remise est fiable mais perfectible », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter que la LEPI reste un outil de modernisation du système électoral au Bénin. « Avec la LEPI que nous recevons, nous pouvons rassurer les Béninois que le processus électoral est entré dans sa phase très active. Car la LEPI est l’épine dorsale de ce processus », a précisé le président de la CENA. Il a alors pris l’engagement d’œuvrer de façon diligente et conséquente à organiser les élections dans toutes les conditions requises par la loi. Emmanuel Tiando a également souligné que la LEPI est une production exclusive du COS-LEPI. « En cas de défaillance ou d’insuffisance, il faudra s’adresser au COS-LEPI et non à la CENA », a t-il prévenu.

Du haut de son rôle de facilitateur, le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian a affirmé que la remise de la LEPI est un évènement de grande portée historique. Il a salué l’esprit de synergie de tous. Le gouvernement était représenté à cette cérémonie fort solennelle par les ministres en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché, des Relations avec les Institutions, Gustave Sonon et le ministre d’Etat, François Abiola. Déjà le COS-LEPI a entrepris l’impression des listes d’émargement et des cartes d’électeurs qui seront distribuées durant la deuxième quinzaine du mois de mars 2015. Faut-il le rappeler, le fichier électoral national comporte 5.129.485 citoyens âgés de 12 ans et plus. Ledit fichier est exploitable jusqu’en 2020 avec une progression annuelle moyenne de nouveaux électeurs (citoyens en âge de voter) de 151.700 personnes. La LEPI peut être consultée sur la toile à l’adresse, www.coslepi-antbenin.org.
Ventilation des électeurs par département

N° Départements Nbre d’électeurs Nbre postes de vote


1 .)ALIBORI :353 289 1 082
2.) ATACORA: 298 648 984
3.) ATLANTIQUE: 695 494 1 866
4.) BORGOU :512 113 1 499
5 .)COLLINES: 298 185 986
6 .)COUFFO :296 509 923
7.) DONGA :195 918 681
8 .)LITTORAL: 384 436 887
9.) MONO: 231 206 674
10.) OUEME: 558 050 1 501
11 .)PLATEAU: 259 192 837
12.) ZOU: 396 551 1186

Actualités 05 mars 2015


Couverture médiatique en période électorale:La HAAC échange avec l’ONIP

Une délégation de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) conduite par le vice-président de l’institution Souleymane Ashanti a échangé, hier mercredi 4 mars, avec les responsables de l’Office national d’imprimerie et de presse (ONIP). La rencontre qui a eu lieu au siège de l’Office à Cotonou a porté sur la couverture médiatique en période électorale par les médias et surtout ceux du service public.

Dans quelques semaines, les Béninois iront aux urnes pour élire les députés de la 7è législature de l’ère du Renouveau démocratique. Et depuis le 10 février dernier, a démarré la période de précampagne avant la campagne proprement dite. Pour prévenir les dérapages qui ont souvent cours pendant ces périodes en matière de couverture médiatique, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a initié une tournée dans les organes de presse de la place afin de préparer les journalistes à bien gérer les évènements d’avant scrutin conformément à la règlementation en vigueur. Dans l’après-midi d'hier, c’était le tour de l’ONIP où plusieurs sujets ont été abordés ayant tous trait à la gestion de la couverture médiatique de la période d’avant les élections par les organes de presse.
Le vice-président de la HAAC, Souleymane Ashanti, souligne la nécessité d’échanger avec les professionnels des médias afin qu’ils n'enfreignent pas la règlementation.
Pour lui, la période de précampagne est bien difficile à définir même si la HAAC la considère comme la période qui dure quatre mois et précède le jour du scrutin. Mais cette période n’a pas été clairement définie pour cette élection étant donné qu’il y a eu des difficultés autour de la fixation de sa date. Au cours de cette période, la HAAC devient plus exigeante surtout à l’égard des médias du service public qui bénéficient des subventions de l’Etat.Le premier principe de cette exigence est l’accès équitable des partis politiques aux organes de presse. Au cours cette période, les professionnels des médias doivent faire l’effort d’être impartiaux dans le traitement et la publication des informations, souligne Souleymane Ashanti.

Quant à la période de campagne électorale, l’accès des partis politiques doit être égalitaire quelque soit le poids du parti politique.
Le rédacteur en chef de «La Nation», Bruno Sèwadé a rassuré la délégation de la HAAC que la couverture médiatique de la période d’avant le scrutin ne posera aucun problème. Car, bien avant, des points sont mensuellement faits au ministre de tutelle dans le cadre du respect de l’accès équitable des partis, associations et ONG aux médias du service public. Tirant leçons du passé, des dispositions sont prises pour gérer les multiples sollicitations des différents partis et alliances de partis. Avant de rassurer la délégation qu’on saura gérer la situation tout comme le rédacteur en chef, la directrice générale par intérim a, tout de même, attiré l’attention de la délégation sur le cas des partis politiques qui ne sollicitent pas les médias de service public alors que la couverture et la publication doit être égalitaire au cours de la campagne.
Au regard de toutes ces préoccupations, le vice-président a reconnu les difficultés inhérentées à la règlementation mais estime que les professionnels sauront gérer le contenu de leurs articles.

Actualités 05 mars 2015


Rencontres Nord/Sud de l’automédication et de ses déterminants:Appréhender la pratique pour mieux l’aborder

Le département de Sociologie-Anthropologie de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) accueille, depuis hier mercredi 4 mars et ce pour trois jours, à l’Institut des Sciences biomédicales appliquées (ISBA) de Cotonou, les premières Rencontres Nord/Sud de l’automédication et de ses déterminants… Ces rencontres sont soutenues par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’Association universitaire de la Francophonie (AUF).

Les Rencontres Nord/Sud de l’automédication et de ses déterminants qui se déroulent depuis hier à Cotonou sont axées sur deux programmes de recherches interdisciplinaires. Il s’agit de Globalmed qui se déroule au Bénin, au Ghana et au Cambodge ; et Automed qui porte sur la France. ces rencontres visent à présenter les avancées enregistrées dans les différentes recherches portant sur l’automédication dans le monde, identifier des pistes de recherche novatrices et des questionnements renouvelés autour de l’automédication (variété des usages, déterminants, transmission des savoirs, pluralité des types de médicaments, circuits d’approvisionnement et de distribution, approche par le territoire…) ; puis à favoriser les échanges scientifiques Nord/Sud dans le domaine de la santé, de l’automédication et de l’auto-soin, tout en favorisant l’interdisciplinarité de ces échanges.
Pour le représentant de l’IRD au Bénin, Jean-Philippe Chippaux, ces rencontres ouvrent la voie d’une collaboration Nord/Sud mais aussi Sud/Sud dans un domaine de grande préoccupation. Il relève que l’automédication doit être appréhendée dans toutes ses dimensions pour ne pas en rester à une vue anecdotique. Une pratique aux causes variables qui relève de l’empirisme mais aussi du choix assumé d’y recourir pour faire face à des ennuis de santé, et qui a cours tant dans les pays du Sud comme du Nord, fait observer Jean-Philippe Chippaux.
Au professeur Maxime da Cruz, vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, de relever ensuite que ce colloque est une étape vers une étude intégrée des systèmes d’automédication. Pensant aux populations qui n’ont pas accès au système officiel de santé, et aux praticiens de la médecine traditionnelle ; et qui développent des pratiques quotidiennes pour faire face aux maux rencontrés sans forcément aller se confier aux médecins, il considère que la majorité de la population se soigne sans les conseils avisés des professionnels. Ce qui tient du faible niveau de revenus et de diverses pesanteurs sociologiques et culturelles. Aussi remercie-t-il le Département de Sociologie-Anthropologie pour la tenue du colloque, qui devrait jeter un regard nouveau sur cette problématique.
Quant à Pierrick Rousseau, représentant de l’ambassadrice de France près le Bénin, il a rappelé l’engagement des autorités françaises pour les soins de santé de qualité, avant de mettre en exergue la bonne qualité des instituts de recherches franco-béninois. Il retient que les programmes de recherche sont proches des préoccupations des populations.
Au nom du ministre de la Santé, Frédéric Loko, Directeur des Laboratoires, mentionne que l’automédication induit une utilisation irrationnelle des produits médicaux et peut donc entamer la santé des populations. Une pratique parfois tolérée sinon encadrée même par les pouvoirs. Ainsi plus de 4.000 médicaments sont en service sans prescription médicale, fait-il constater. C’est dire que la problématique est prégnante, plus encore depuis que le commerce électronique des médicaments est en vogue. Si elle amène les personnes à gérer elles-mêmes leur santé et à désengorger les hôpitaux et cliniques dans les pays du Nord, elle ne saurait être dupliquée sans précautions dans ceux du Sud, dans un contexte fait de trafic de faux médicaments… D’où l’importance de la réflexion sur l’automédication pour capitaliser les efforts des acteurs et scruter les recommandations qui sortiront du présent colloque.

Enjeux scientifiques des Rencontres Nord/Sud

Les professeurs Adolphe Kpatchavi du département de Sociologie à l’UAC et Véronique Guienne du CENS ont axés leurs propos autour du thème «Les enjeux scientifiques des conférences Nord/Sud de l’automédication». Ils développent que le médicament est devenu un objet essentiel pour analyser les populations contemporaines et que l’automédication place la société au cœur de plusieurs enjeux (économiques, socioculturels…) Dans un contexte où la pratique prend de l’ampleur et devient même le premier recours pour nombre de patients, ils notent que les pays du Nord sont aussi bien concernés que ceux du Sud. Aussi convient-il d’analyser les traits caractéristiques, à travers les similitudes dans les pratiques, de s’interroger sur le fait de savoir quand on est face à l’automédication subie ou choisie, sur les risques et les normes ; ainsi que les limites de cette pratique…

Pour identifier les pistes de recherche novatrices ; les conditions politiques, culturelles et économiques étant à prendre en compte par des équipes de recherche pluridisciplinaires et transdisciplinaires.
Ils prescrivent aussi que les dimensions transnationale et transdisciplinaire doivent être intégrées à l’approche afin de confronter les questions, les outils et les approches. Pour considérer le défaut d’accès aux soins de santé officiels, le choix délibéré de végéter dans un hybridisme sanitaire (tantôt dans l’automédication, tantôt dans les centres officiels), et la volonté assumée de recourir carrément à l’automédication, comme autant de causes expliquant le phénomène. Sans occulter qu’il y a bien de risques qui y sont liés. Le tout, étant saisi par des chercheurs de divers horizons professionnels aux fins d’une meilleure appréhension du phénomène pour y proposer les meilleurs outils d’encadrement.

Un livre à l’appui

«Anthropologie du médicament au Sud-la pharmaceuticalisation à ses marges» c’est le litre de l’ouvrage collectif lancé dans la soirée d’hier à l’Institut français de Cotonou. Paru en janvier dernier et coordonné par Alice Desciaux et Marc Egrot, il est écrit par une vingtaine de chercheurs en sciences sociales. Sous les éclairages de Roch Houngnihin, directeur adjoint au Département de Sociologie-Anthropologie de l’UAC et de trois chercheurs en poste à l’IRD, puis de Marc Egrot, il est révélé que ce livre permet d’expliquer ce qu’est la pharmaceuticalisation et en quoi une anthropologie du médicament au Sud permet de mieux comprendre ce fait social. En sus, Carine Baxerres a déconstruit la notion de contrefaçon pharmaceutique avant que Agnès Adjamagbo n’analyse comment les effets secondaires des contraceptions hormonales peuvent parfois conduire les femmes en Afrique de l’Ouest à la marge des normes biomédicales lors de leur décision d’utiliser ou non un contraceptif…

Société 05 mars 2015


Gestion des fréquences radioélectriques au Bénin:Revisiter et vulgariser le Plan national

L’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la poste (ARCEP-Bénin), a organisé hier, mercredi 4 mars, un atelier au profit des acteurs intervenant dans la gestion des fréquences au Bénin. Les échanges ont porté sur la vulgarisation et l’appropriation du Plan national de fréquences.

Informer l’ensemble des affectataires et usagers des services de télécommunications sur les dispositions du Plan national de fréquences (PNF) et faire connaître le plan réglementaire qui régit les fréquences au Bénin. Ce sont les objectifs que poursuit l’atelier de vulgarisation et d’appropriation du Plan national des fréquences, organisé hier, par l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (ARCEP).
Selon les responsables de ladite structure, le PNF n’est pas connu de tous les utilisateurs des fréquences radioélectriques au Bénin. De même, les décisions issues de la dernière Conférence mondiale des Radiocommunications (CMR), tenue en 2012 n’ont pas été encore prises en compte dans ce plan. C’est donc dans le souci de combler ces déficits que l’ARCEP a organisé l’atelier sur la vulgarisation et l’appropriation dudit Plan national.

L’atelier est également destiné, souligne le président de l’ARCEP, Marcellin Ilougbadé, à faire approprier non seulement le Plan national des fréquences (PNF) aux participants mais aussi à leur permettre de jeter les bases de sa révision qui interviendra après la Conférence mondiale des Radiocommunications (CMR), de cette année 2015. Il s’agira à terme d’améliorer la gestion des fréquences au niveau national tout en réduisant considérablement les brouillages préjudiciables.
A l’en croire, les fréquences radioélectriques constituent une ressource naturelle mais rare et leur plan national revêt tout un enjeu pour le Bénin. Le pays s’est d’ailleurs inscrit dans la logique de l’élaboration de son premier plan national des fréquences depuis la création de l’Autorité transitoire de régulation des Postes et Télécommunication. Cette démarche a accouché du décret n°2013-442 du 08 octobre 2013 et a consacré la naissance de la première version du plan national des fréquences. L’atelier d’hier rentre en ligne de compte des activités programmées dans le plan stratégique 2013-2015 de l’ARCEP.
Selon le président de l’ARCEP, le rôle de sa structure dans la gestion des fréquences n’est pas négligeable. Il lui revient, entre autres missions, de gérer l’entièreté du spectre des fréquences radioélectroniques au profit de l’Etat. Lesquelles sont des ressources rares utilisées pour les communications électroniques, pour la radio et la télévision. C’est l’ARCEP qui planifie en réalité, l’utilisation desdites ressources et qui en est le premier gestionnaire, a-t-il expliqué. Au titre de cette mission, il lui parait nécessaire de rassembler les acteurs qui exploitent lesdites ressources afin qu’ils puissent examiner ce document qui est un outil de planification, et d’identifier les nouveaux besoins en terme d’utilisation, afin d’opérer les réglages nécessaires.

Eclairage sur le PNF

Le Plan national des fréquences (PNF) regroupe les dispositions essentielles pour l’utilisation au Bénin des fréquences radioélectriques, ressource naturelle rare et propriété de l’Etat. Ce plan a été adopté par décret n°2013-442 du 08 octobre 2013. Il fixe pour le Bénin, le partage des bandes de fréquences attribuées aux services de radiocommunications (RR), en application de l’article 5 du Règlement des radiocommunications. Il s’agit d’un traité international dont le Bénin est signataire, qui répartit au plan mondial, les bandes de fréquences relevant du spectre radioélectrique entre les différents services de radiocommunication, et établit les principales règles pour l’utilisation des assignations de fréquences et de l’orbite des satellites, dans un souci d’accès équitable et optimisé à ces ressources. La gestion des fréquences radioélectriques fait l’objet d’un Plan national des fréquences (PNF)

Actualités 05 mars 2015


Transformation d’un domaine d’espace vert en domaine de chambre des métiers:Les populations de Yêvié/Agata fâchées contre le Conseil communal d’Adjarra

Le Conseil communal d’Adjarra, est dans le collimateur des populations des villages de Yêvié et d’Agata, arrondissement de Malanhoui. Celles-ci protestent contre la transformation d’un domaine réservé à la construction d’un espace vert en un site devant abriter le siège de la Chambre départementale des métiers de l’Ouémé-Plateau.

Le maire d’Adjarra, Yaya Saka et son Conseil communal sont appelés à rapporter leur décision relative au domaine retenu pour abriter le siège de la Chambre des métiers du département de l’Ouémé-Plateau. Les populations de Yêvié et d’Agata s’opposent à la réalisation de ce site préalablement réservé aux travaux de construction d’un espace vert à leur profit. A travers une motion de protestation lue hier par leur porte-parole, Pierre Kotin, elles demandent avec insistance au maire et son Conseil communal de revoir leur copie. Il rappelle que ce domaine public querellé est réservé à la construction d’un espace vert, à la demande des populations des deux villages pour leur servir de lieu de détente et de distraction.

Le Conseil communal d’alors et le géomètre qui avait fait les travaux de lotissement, ont répondu favorablement à la doléance des populations en dégageant ce domaine pour abriter l’espace vert des deux villages.
Selon Pierre Kotin, tous les actes administratifs qui donnent une existence légale à ce site existent et sont connus de tous les membres de l’actuel Conseil communal. A plusieurs reprises, soulignent les populations, elles ont écrit au maire Yaya Saka pour que les travaux de construction de cet espace vert démarrent. Mais les différentes lettres sont restées sans suite jusqu’à ce jour. C’est pour cela qu’elles ont décidé elles-mêmes de pendre leur destin en main. Elles auraient lancé une collecte de fonds pour démarrer les travaux de ce chantier en attendant l’appui de l’Etat. C’est alors qu’elles apprennent que le site a été désormais retenu pour abriter le siège départemental de la Chambre des métiers de l’Ouémé-Plateau. Pas question, martèlent les manifestants qui rassurent qu’il n’y aura pas une guerre fratricide à Adjarra.

C’est pourquoi ils saluent le dynamisme des filles et fils de la commune qui ont fait gagner ce projet aux deux villages. Les manifestants invitent toutefois ces derniers à se joindre à eux pour convaincre le maire et son Conseil communal à trouver un autre domaine dans les réserves de la commune pour accueillir cette infrastructure départementale qui, du reste, participera aussi au rayonnement de leurs villages.
Les manifestants invitent également le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, Moukaram Badarou, le ministre en charge de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun et le président de la République, Boni Yayi à faire pression sur le maire et le Conseil communal d’Adjarra afin qu'il procède à l’annulation pure et simple de la décision d’attribution de ce site aux artisans.

Société 05 mars 2015


Dégradation avancée des zones humides au Bénin:La gestion intégrée comme solution

L’Université d’Abomey-Calavi a abrité en fin d’année dernière, deux ateliers sur l’économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire. L’importance des sujets et la menace qui pèse sur les zones humides requièrent qu’on s’y penche. Au fil des jours, la gestion de ces zones exige une collaboration active entre chercheurs, populations et divers acteurs pour le bonheur de tous.

«Nos zones humides se dégradent. A défaut de renverser la tendance, il faut tout faire pour les conserver afin d’éviter la catastrophe», alerte Fabien Hountondji, enseignant chercheur lors des deux ateliers organisés sur l'économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire à l'université d'Abomey-Calavi (UAC).
Cependant, le professeur Euloge Agbossou, directeur de l’Institut national de l’eau au niveau de ladite université reconnaît que les zones humides rendent des services écosystémiques, car certains paysans y ont recours pour produire le maïs de contre saison. Pour qu’il y ait développement durable, rappelle-t-il, il faut l’autosuffisance alimentaire. Ce qui suppose, selon le professeur Euloge Agbossou, que chacun mange à sa faim. Pour qu’il en soit ainsi, il faut maîtriser l’eau et la mettre au service de l’homme, de l’agriculture et de la communauté. Maîtriser l’eau, retient-il, c’est la dompter, l’utiliser afin qu’elle rende service.

Aller dans les zones humides

«Nous sommes en plein changement climatique ; notre agriculture est à 95% pluvieuse ; certains agriculteurs se sont rabattus sur les zones où il y a de l’eau en surface pour ne pas dire dans les zones humides », indique le professeur qui retient, par ailleurs, que la nature est capricieuse. C’est bien pour contourner ces aléas que des paysans ont pris le risque d’aller dans les zones humides pour produire le maïs frais commercialisé sur la base des sacrifices consentis.
Et le professeur ne tarit pas de dévoiler les avantages que procurent les zones humides aux hommes. Ainsi, on peut y chercher du bois ; ce sont les zones humides qui nous fournissent également les emballages verts pour l’akassa ; ce qui lui donne, un certain goût.
On y amène également les animaux pour l’abreuvage ; il est également loisible d’y pratiquer l’aquaculture ; on y va également pour s’adonner à la pêche ; ces zones humides rendent donc d’énormes services, retient-il.
Pour mieux gérer l’eau, développe le professeur, il faut mettre à contribution les acteurs et utilisateurs, puis s’assurer la maîtrise des outils, notamment la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). «Lorsqu’on applique ces principes, cela permet de vivre en harmonie et d’éviter certains conflits et aux différentes parties de se mettre d’accord pour bien gérer et cohabiter», poursuit-il.
« Nous avons si mal géré nos terres fermes, les plateaux, les versants de sorte qu’ils sont dépourvus de fertilité ; et si nous gérons mal les zones humides qui demeurent ce qui nous reste, ce ne serait pas du tout bien », a prévenu le professeur avant d’assurer qu’il est urgent que nous puissions évaluer nos zones humides, les analyser, comprendre les services qu’ils peuvent nous rendre pour en tirer le meilleur profit.
Un profit qu’expose Flavien Dovonou, enseignant chercheur qui rappelle qu’il y a des plantes, des animaux et d’autres composantes qui interagissent dans les zones humides. «Des milieux très recherchés que nous avons mais que nous n’exploitons pas comme il se doit ; nous n’arrivons pas à bien les valoriser ; il nous faut des politiques de valorisation et de sauvegarde des écosystèmes humides», préconise l’enseignant chercheur. Ce sont des zones à haute portée économique, des milieux qui bien exploités, sont pourvoyeurs de richesses et peuvent permettre d’engranger des devises pour le pays, entrevoit-il.
Pour l’enseignant chercheur, les cadres du ministère de l’Environnement, de l’Agence béninoise pour l’environnement, les étudiants/ chercheurs, les agents des ONG spécialisées dans l’environnement, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau, l’énergie, constituent un parterre d’acteurs qui doivent réfléchir et travailler en synergie afin qu’il n’y ait pas de conflits autour des zones humides. Il leur incombe de travailler à asseoir les bases de la gestion intégrée des ressources en eau. Ils contribueront, pense-t-il, à mettre en place des politiques durables des zones humides en réponse à l’accroissement de la pression anthropique, de façon à assurer l’évaluation de toutes les valeurs écosystémiques d’une zone humide pour révéler les meilleures options de gestion des zones.
En attendant, les problèmes de pollution du lac l’étouffent: sa proximité avec Dantokpa, l’absence d’assainissement à ce niveau et à Ganvié, le transport d’hydrocarbures sur le lac...

Espoir

L’enseignant/chercheur Fabien Hountondji ne perd pas espoir : « Il y a des espèces médicinales rares qu’on retrouve dans les zones humides. Au delà des services d’approvisionnement, il y a des services de purification, de régulation des érosions et des inondations». De plus, les forêts sacrées ont permis de conserver l’environnement de par leur influence sur la psychologie des citoyens. «On tire du spirituel à partir des zones humides ; ce sont également des sources de récréation. », révèle l’enseignant/ chercheur.
Edmond Sossoukpè, le directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (DG/ABE), reconnaît également l’utilité et toute la valeur qu’il convient d’attribuer aux zones humides. « Les mangroves sont des formations végétales particulières capables de fixer jusqu’à plusieurs dizaines de tonnes d’oxyde de carbone par hectare alors qu’en temps normal, une forêt de formation végétale classique n’est pas capable de fixer 6 tonnes par ha. Raison de plus pour protéger la ville et sa périphérie, en plantant des mangroves pour épargner les habitants du gaz nocif», explique-t-il.
Les fleuves, les lacs et les rivières et leurs plaines d’inondations sont considérés comme des zones humides, rappelle le DG/ABE qui rapporte qu’il est désormais possible d’évaluer les alternatives de mise en valeur des écosystèmes des zones humides et de délibérer sur les options socio-économiquement viables.
Notre approvisionnement en oxygène par les zones humides nous soulage, indique-t-il «Si nous les altérons, ou si nous les détruisons, nous courons de grands risques», prévient Edmond Sossoukpè.
La jacinthe d’eau est une peste des zones humides, mais elle est utile en artisanat, car on peut en tisser des sacs et bien d’autres objets et promouvoir ainsi une exploitation durable des zones humides.
De plus en plus on prélève du sable dans les zones humides, mais il sera question de faire le point pour envisager ces prélèvements pour qu’ils n’entraînent pas plus tard d’autres dégâts environnementaux.

Quelques repères de zones humides

Le lac Nokoué, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest 7km sur 21 km ; la basse vallée de l’Ouémé.
La zone humide du Sud est constituée de la Vallée de l’Ouémé, à l’Ouest avec le complexe Mono-Couffo ; les zones humides au Nord, avec le bassin du Niger y compris ses différents affluents ; au Nord Ouest également, la Volta.

Environnement 05 mars 2015


Législatives du 26 avril 2015:La LEPI officiellement transmise à la CENA ce jour

Maintes fois reportée, ce mercredi 4 mars devrait être la bonne date pour la remise officielle de la LEPI à la CENA, si l’on s’en tient à la déclaration faite lundi dernier par le vice-président du COS-LEPI, Augustin Ahouanvoébla.

Selon lui, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) transmettra officiellement à la CENA, tous les documents électoraux sur support papier et la liste générale de tous les électeurs sur support numérique. Au total 4.470.591 électeurs composent cette liste électorale permanente informatisée. Les électeurs sont repartis dans 7.908 centres de vote et éclatés dans 13.106 postes de vote.

Le fichier électoral national quant à lui, comporte 5.129.485 de citoyens âgés de 12 ans et plus. Ledit fichier est exploitable jusqu’en 2020 avec une progression annuelle moyenne de nouveaux électeurs (citoyens en âge de voter) de 151.700 personnes. Déjà il est possible de consulter en ligne la liste des Béninois et Béninoises en âge de voter. La prochaine phase sera la distribution de la carte d’électeur, une carte valable jusqu’au terme de validité de la Lépi qui est de 10 ans.

Jonas DETONDJI (Stag)

Actualités 04 mars 2015


Amélioration du système éducatif béninois:François Abiola échange avec les PTF

Une délégation des partenaires techniques et financiers du secteur éducatif s’est entretenue hier, mardi 3 mars avec le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola qui avait à ses côtés, outre ses collaborateurs, son collègue des Enseignements maternel et primaire. L’occasion était toute trouvée pour tenir une séance de travail.

«Voir les pas à faire ensemble pour construire un système éducatif performant», a déclaré François Abiola, ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour planter le décor, à l’entame de la séance de travail qu’il a eu hier avec une délégation de partenaires techniques et financiers (PTF) conduite par Catherine Bonnaud, de l’Agence française de Développement (AFD), leur chef de file.
Exposant les actions prioritaires des PTF en faveur du système éducatif béninois, Catherine Bonnaud a souligné que la coordination des PTF est un sujet important qui, pour être efficace, doit être sous la tutelle de la partie nationale. «Nous pouvons évoluer vers une coordination à la main du système national», a-t-elle envisagé en ajoutant que les PTF sont là pour accompagner la partie béninoise et non pour rester entre eux.

Dans ce cadre, elle a annoncé que les actions prévues pour la biennale 2015-2016 portent sur la mise en œuvre des recommandations du deuxième forum sur l’éducation, la révision du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (PDDSE), et la revue sectorielle 2015 prévue du 21 au 23 avril prochain. En dehors de ces préoccupations, a poursuivi Catherine Bonnaud, les PTF ont retenu certaines sessions thématiques dont le financement du système, les ressources humaines, le primaire et la gouvernance locale. Revenant sur la question des ressources humaines, elle a fait savoir que l’inter-ministérialité est fondamentale.

Car, a-t-elle souligné, les enseignants sont formés par l’université pour être employés au primaire et au secondaire. Reconnaissant les efforts faits en matière d’infrastructures, elle a relevé que les ressources humaines doivent également faire l’objet d’attention.
L’amélioration du système est d’autant plus nécessaire qu’il fera face à des défis liés à l’augmentation des effectifs des apprenants. Si la qualité du système est améliorée, a-t-elle soutenu, les enfants seront employables afin de contribuer à la croissance économique du Bénin. Selon elle, chaque partenaire accompagnera le pays suivant sa stratégie.

Education 04 mars 2015


Grogne des enseignants de la maternelle et du primaire :La marche sur le MEMP avortée mais la grève de 72 h se poursuit

Le Collectif des syndicats des Enseignements maternel et primaire a déclenché, depuis hier mardi 3 mars, un mouvement de grève de 72 heures. Cette grève devrait être suivie d’une marche de protestation sur le ministère des Enseignements maternel et primaire à Porto-Novo. Réuni à Porto-Novo, le Collectif a décidé de l’avorter pour donner une chance aux différentes négociations en cours avec le gouvernement. Toutefois, il maintient son mouvement de débrayage renouvelable par tacite reconduction jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

Six points sont contenus dans la plateforme revendicative du Collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire en grève de 72 heures depuis hier mardi 3 mars à 00heure. Les enseignants grévistes exigent du gouvernement le retour de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante reconnue par le président de la République lui-même en 2012, 2013 et 2014, le rétablissement des primes spécifiques et de rendement aux enseignants en poste sédentaire, le règlement de la situation administrative et financière des éducatrices et éducateurs restés sans salaire depuis 2008 et la reconnaissance du BEPC et du CEAP pour ceux qui en sont titulaires.

A ces points, le Collectif ajoute le règlement des problèmes administratifs et financiers des enseignants et non enseignants de la maternelle et du primaire, l’adoption en Conseil des ministres sans délai du projet de décret portant modalités d’application de la coordination instituée entre la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et le Fonds national de retraite du Bénin (FNRB) et la relance immédiate des travaux de la Commission chargée de la relecture du statut particulier des personnels enseignant et non enseignant de la maternelle et du primaire.
Tels sont les différentes revendications pour lesquelles le Collectif a décidé de déclencher un mouvement de débrayage renouvelable par tacite reconduction. Le Collectif n’a pas voulu s’arrêter seulement à l’étape de grève. Il avait prévu d’organiser hier une marche de protestation sur le ministère des Enseignements maternel et primaire suivie de sit-in. Et ceci pour mieux se faire entendre et surtout fustiger le mutisme du gouvernement par rapport à ses revendications. La marche devrait partir de la Bibliothèque nationale à Ouando pour échouer au ministère des Enseignements maternel et primaire.

Le gouvernement préoccupé

Mais avant, les responsables du Collectif ont tenu à faire le point des différentes négociations qu’ils ont eues avec le gouvernement. Selon Maxime Agossou-Vè, deuxième vice-président du Collectif, suite à la motion de grève, le ministre en charge de la Fonction publique, Aboubacar Yaya et son collègue des Enseignements maternel et primaire, Eric Kouagou N’da, les ont invités pour une séance de travail dans la matinée du lundi 2 mars dernier afin de tenter une négociation par rapport aux points de revendication. Les deux ministres ont fait des promesses fermes pour satisfaire les différents points de revendication du Collectif. Cette séance de travail sera suivie dans l’après-midi toujours de ce lundi, d’une session extraordinaire des négociations gouvernement-confédérations syndicales ouverte à l’Infosec de Cotonou et à laquelle ont pris part les représentants du Collectif.

A l’occasion, informe Agossou-Vè, certains des points de revendications du Collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire ont été abordés. Selon lui, le gouvernement a décidé d’accorder 10 000 FCFA par enseignant comme prime d’incitation à la fonction enseignante, première revendication du Collectif. Cette mesure prendra effet, selon le gouvernement, à partir du 1er septembre prochain. Une date que les syndicats trouvent trop éloignée. Ils comptent se battre pour la rapprocher. Les deux parties devront se revoir mardi 10 mars prochain pour finaliser les négociations relatives à ce point de revendication.
Le deuxième vice-président a fait ce compte rendu complet des différentes rencontres des responsables du Collectif avec le gouvernement.
Ne voulant pas être un va-t-en guerre, les enseignants membres du Collectif ont jugé utile que la marche initialement programmée soit avortée. Ceci, en attendant les conclusions des négociations gouvernement-confédérations syndicales. Maxime Agossou-Vè compte revenir à la charge dès que le gouvernement n’accorderait pas une oreille attentive à ces six points de revendications. C’est d’ailleurs pour cela que le Collectif maintient la pression sur le gouvernement. Il poursuit le mouvement de grève jusqu’à satisfaction totale de l’ensemble des points de revendication, conclut Maxime Agossou-Vè.

Education 04 mars 2015


Dans le cadre du second compact du Millennium Challenge Account:Une délégation du MCA en visite à l’ONIP

Au mois d’août prochain, le Bénin va procéder avec le Millennium challenge corporation (MCC) à la signature d'un second compact. En prélude à la mise en œuvre de ce compact essentiellement consacré à l’énergie, une délégation composée du directeur de communication du Millennium challlenge account, Justin Dovoédo et de la directrice des opérations de communication pour le Millennium Challenge Corporation (Washington) Mélanie Roe était, hier mardi 3 mars, dans les locaux de l’Office national d’imprimerie et de presse (ONIP). Avec la directrice générale par intérim, Reine Azifan, les échanges ont tourné autour d’une nouvelle forme de collaboration pour l’accompagnement du MCA durant les cinq prochaines années.

Au Bénin depuis quelques jours, la directrice des opérations de communication pour le Millennium Challenge Corporation (Washington) Mélanie Roe a voulu voir comment fonctionne l’ONIP plus particulièrement le journal « La Nation » et dans quel cadre poursuivre la collaboration en matière de communication pour un accompagnement dans le cadre du second compact du Millennium Challenge Account (MCA-Bénin). Ses inquiétudes sont exprimées de manière plus explicite par le directeur de la communication du MCA-Bénin Justin Dovoédo qui a fait un plaidoyer pour une nouvelle forme de collaboration. Il a invité la directrice générale et son staff à réfléchir sur une nouvelle forme de partenariat qui n’oblige pas forcément le MCA à sortir de l’argent.

Entourée du chef service commercial de l’ONIP Marie-Madeleine Akoffodji et du rédacteur en chef de « La Nation » Bruno Sèwadé, la directrice générale par intérim Reine Azifan a remercié ses hôtes pour l’honneur faite à sa structure. Elle a expliqué le fonctionnement du journal «La Nation» qui, bien qu’étant un organe de service public, dispose d’une autonomie financière. Ce qui veut dire que les charges salariales et les charges de fonctionnement sont sous la responsabilité de l’office. Cela fait qu’il y a toujours une contrepartie, une sorte de partenariat gagnant-gagnant entre l’ONIP et les structures qui sollicitent son accompagnement dans le cadre de leurs missions. Cependant, des organismes comme le MCA qui investissent dans le développement, ne sont pas logés à la même enseigne que les entreprises ou structures à vocation commerciale.

La directrice générale a donné l’exemple de l’Unicef qui a noué un partenariat avec le journal «La Nation» pour assurer la couverture médiatique de ses activités et qui, en contrepartie, appuie l’ONIP en matériels informatiques, en appareils photo et en enregistreurs. Il en est de même pour d’autres structures qui bénéficient de tarifs forfaitaires dans le cadre de ses activités.
S’agissant de l’énergie, domaine dans lequel le second compact de MCA-Bénin sera consacré, Mélanie Roe a voulu savoir si ce volet est essentiel pour mériter l’accompagnement du journal «La Nation». Elle a reçu l’assurance du rédacteur en chef Bruno Sèwadé et du chef service commercial Marie-Madeleine Akoffodji pour qui le problème de l’énergie est crucial vu le délestage que traverse le Bénin depuis des années. Ils ont plaidé pour un accès de tous à l’énergie mais à un coût acceptable.
C’est par une visite qui les a conduits de la salle de rédaction à la bibliothèque, en passant par la salle de montage et les différentes sections de l’imprimerie que la délégation a pris congé de l’office et de ses responsables.

Actualités 04 mars 2015


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