La Nation Bénin...
Nouvelles

Les Forces armées béninoises, plus spécifiquement les forces aériennes ont perdu hier, deux des leurs, à l’occasion d’une explication entre deux militaires et qui a tourné au drame.
Les explications de l’état-major général des Forces armées béninoises pourtant annoncées à plusieurs reprises dans la soirée d’hier ont été attendues en vain, jusqu’à une heure tardive. Pourtant, elles auraient permis d’en savoir un peu plus sur ce qu’on pourrait qualifier de « l’incident de la base aérienne de Cotonou ». C’est donc en l’absence de cette version officielle que nous nous sommes contentés des informations glanées çà et là et des recoupements issus de celles fournies par certaines sources contactées tout au long de la soirée d’hier, dès l’annonce de la nouvelle.
Il est donc à retenir que les deux hommes en arme que pleurent les forces armées ont respectivement nom Roméo Glessou (sergent) et Michel Houéssou (lieutenant et technicien de l’aviation).
Et c’est le premier qui aurait arraché la vie au second, son supérieur, avant d’attenter par la suite à la sienne.
Nos sources indiquent que le sergent Roméo Glessou en avait après son chef qui lui aurait infligé dernièrement, une série de « punitions » qu’il jugerait trop sévères. La dernière en date, c’est une demande d’explication à lui adressée pour raison d’absence. Demande à laquelle le soldat aurait répondu. Mais son supérieur aurait trouvé ses explications peu convaincantes et lui a donc infligé une garde prolongée. Ce qui n’a pas été du goût du sergent. Mais on ne comprendra jamais ce qui lui est passé par la tête hier, lundi 16 février.
Alors qu’il était en faction à la base aérienne de Cotonou située sur le périmètre aéroportuaire, il a pris la résolution de rejoindre son supérieur dans son bureau pour lui demander, semble-t-il, pourquoi ce dernier se comporterait en bourreau vis-à-vis de lui.
La suite de cette explication entre le soldat et l’officier n’a rien d’agréable. La tension serait vite montée et dans un élan de fureur sans doute, le sergent Roméo Glessou aurait dégainé et tiré sur le lieutenant Michel Houéssou.
Face au drame qu’il venait de commettre, l’intéressé attente ensuite à sa propre vie, disent nos sources. Conduit dans un premier temps en réanimation à l’Hôpital d’instruction des armées, on apprend aux dernières nouvelles que le sergent lui aussi serait passé de vie à trépas. Informée de la situation, plusieurs autorités du haut commandement militaire et le ministre en charge de la Sécurité publique ont effectué le déplacement sur les lieux pour s’enquérir de la situation et une enquête aurait été ouverte à cet effet.
Actualités 17 févr. 2015

Dans l’affaire qui l’oppose au sieur Boniface Loko, Me Lionel Agbo a fini par se faire entendre. Dans la matinée d’hier lundi 16 février, il était avec son conseil dans les locaux du commissariat de police de Cadjèhoun où une plainte avait été déposée contre lui pour agression, pour faire sa déposition.
Dans la soirée du dimanche 15 février dernier, dans les locaux du commissariat de Cadjèhoun où il est gardé sur instruction du directeur de l’enquête, le sieur Boniface Loko qui s’était rendu sur les mêmes lieux, 48 heures plus tôt, expliquait les conditions dans lesquelles il en est venu aux mains avec un individu qui n’est rien d’autre que Me Lionel Agbo, avocat au barreau.
Les clarifications de ce dernier étaient alors attendues pour mieux expliciter le puzzle. En effet, Boniface Loko soutenait dans ses propos, avoir été pris à parti par «son agresseur» avant de réagir et de lui porter des coups. Une version que réfute le conseil de Me Lionel Agbo. Me Michel Enangnon Ahoumènou, avocat à la cour a accompagné son client et collègue faire sa déposition hier au commissariat de Cadjèhoun. Déposition à l’issue de laquelle, il n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire. « Je pense qu’il faut laisser les policiers faire leur travail.
La vérité se rétablit devant le juge. Me Lionel Agbo a été écouté. Le mis en cause a reconnu les faits », a-t-il confié. A la suite de cette première confrontation entre son client et son supposé agresseur, Me Michel Enangnon Ahoumènou soutient que l’ancien porte-parole de la présidence de la République « a été littéralement agressé par le mis en cause avec une barre de fer et il a jeté des pierres à Me Agbo qui l’ont blessé au pied ». Il n’en dira pas plus. «Le reste se dira à la barre», a-t-il tranché.
Bandage au front et visiblement faible, Me Lionel Agbo a passé plusieurs heures dans les locaux du commissariat de Cadjèhoun dans la matinée d’hier, avant de prendre congés des lieux.

Le secrétaire général du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire, Jean Claude Codjia a lancé, hier lundi 16 février, l’atelier de validation du guide méthodologique de développement du système productif local élaboré grâce au Programme d’appui au développement local (PADL). C’était en présence des acteurs venus des communes, des cadres de la Délégation à l’aménagement du territoire et du chef de la coopération de la Délégation de l’Union Européenne, Yves Gillet.
«Créer les conditions institutionnelles et organisationnelles d’un développement territorial durable et équilibré reposant sur une gouvernance locale concertée et sur la valorisation des potentialités des collectivités territoriales afin de dynamiser le développement à la base ». Voilà l’objectif global du Programme d’appui au développement local (PADL), tel qu’il a été décliné, hier, par Jean-Claude Codjia, secrétaire général du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire. Pour lui, au plan spécifique, le PADL doit permettre aux communes de disposer de capacités satisfaisantes pour la mise en œuvre de leurs compétences dans un cadre propice au pilotage, au suivi et à l’évaluation des processus et enjeux de développement économique et social.
Ainsi, poursuit-il, le PADL appuie les Systèmes productifs locaux (SPL). Ces derniers, reconnaît-il, sont des concentrations de petites et moyennes entreprises et des organisations associées formelles et non formelles, fournisseurs spécialisés de services et d’intrants d’un même secteur sur un même territoire. «Ils constituent dès lors, un outil puissant de promotion de l’économie des territoires », apprécie-t-il, car selon lui, identifier et promouvoir un SPL est d’un grand intérêt pour les acteurs du développement territorial et du développement des secteurs économiques concernés.
Cela participe également d’une bonne politique d’aménagement du territoire qui vise le développement équilibré et la valorisation des potentialités de chaque territoire.
Les participants, retient Jean Claude Codjia, disposent de deux jours pour examiner le concept de SPL tel qu’il est défini et son importance dans la promotion du développement économique local, les étapes du diagnostic préalable à la mise en place d’un SPL, la démarche de sélection d’un SPL, les phases de planification de sa promotion sans oublier la stratégie de valorisation du guide méthodologique pour le développement des SPL au Bénin.
Une valorisation à laquelle est attachée la Délégation de l’Union Européenne dont Yves Gillet, le chef de Coopération s’est réjoui de la tenue de l’atelier de validation d’hier. Ainsi, reconnaît Yves Gillet, force est de noter que la clarification des rôles et des responsabilités des communes dans le domaine économique et de l’amélioration du climat local des affaires est insuffisamment abordée, faisant de la décentralisation économique, le maillon le plus faible du processus d’aménagement du territoire et du développement local au Bénin.
«Il est nécessaire d’inverser cette tendance en développant des outils d’animation économique territoriale concourant au renforcement du rôle promoteur des communes dans le développement des dynamiques économiques territoriales», a insisté Yves Gillet. Il a rassuré que l’atelier en cours témoigne de l’engagement réel et constant de l’Union Européenne auprès du Bénin et de son gouvernement pour lutter contre la pauvreté et contribuer au développement durable du pays et de ses institutions.
Il en a déduit pour ce faire que la trilogie "décentralisation-gouvernance locale et aménagement du territoire" englobe les trois éléments essentiels de la coopération avec l’UE qui met la démocratie locale et les collectivités territoriales au cœur du développement.
Ce que consent Séverin Nsia, le délégué à l’Aménagement du territoire qui a retenu qu’avec le choix du SPL à mettre en place pour le développement de l’économie locale dans les territoires, une étude de sa faisabilité dans les espaces de développement partagé disposant d’un projet de territoire a été réalisée dans les 2KP (Kouandé Kérou Péhunco).
L’atelier de validation qui prend fin ce jour permettra d’enrichir le guide élaboré sur cette base afin de mettre en place sous peu, un guide d’obédience nationale.
La Commission de l’Union Européenne a signé avec le gouvernement du Bénin, le 7 février 2013, la convention de financement portant sur un montant de 45.000.000 d’Euros, soit environ 29 milliards F CFA, dans la perspective du financement du Programme d’appui au développement local (PADL).

La Banque mondiale vient de mettre en place un financement pour la fourniture de semences au profit des paysans de la Guinée, de la Sierra-Léone et du Liberia. Une mesure salvatrice qui devra profiter à plus de 200 000 agriculteurs !
Les agriculteurs des pays touchés par la maladie à virus Ebola vont trouver dans ce geste de la Banque mondiale, un réel soulagement. Ils sont plus de 200 000 à devoir bénéficier d’un volume de 10 500 tonnes de semences de maïs et de riz pour les semailles du mois d’avril prochain, ont annoncé la semaine dernière les autorités de la Banque. Le montant global du financement est de 15 millions de dollars. Cet appui de l’institution financière internationale découle des conclusions d’un rapport de la Banque qui révèle le lourd tribut que la crise Ebola a imposé aux économies de la Guinée, de la Sierra-Leone et du Liberia. Plus particulièrement leur secteur agricole et alimentaire ! «En procurant rapidement aux populations d’Afrique de l’Ouest des semences pour leurs principales cultures vivrières, nous œuvrons pour la reprise de l’activité dans les zones rurales et contribuons à éloigner le spectre de la faim dans les pays les plus touchés par Ebola», indique Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.
D’après des estimations de la FAO et du Programme alimentaire mondial, 230 000 personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire en Guinée, un nombre qui pourrait monter à 470 000 d’ici mars 2015.
Au Liberia, 170 000 personnes sont concernées et, faute d’intervention, le nombre de victimes de la faim pourrait dépasser 300 000. En Sierra Leone, plus de 120 000 personnes vivent dans l’insécurité alimentaire, et ce nombre pourrait dépasser les 280 000. Kailahun, l’un des épicentres de l’épidémie, est la région agroalimentaire la plus fertile du pays.
Les ressources octroyées à titre de don par l’Association internationale de développement (IDA) et le Fonds fiduciaire pour la reprise et la reconstruction des pays touchés par Ebola serviront également à acheter des engrais pour multiplier les semences de base, l’objectif étant de respecter les délais serrés des semailles et de contribuer à poser les bases d’une reprise durable.
Conséquences dévastatrices !
«L’agriculture est une activité sociale essentielle et les restrictions de circulation ont gravement entamé la capacité des agriculteurs à récolter leurs produits, les mettre sur les marchés, préparer les champs pour les semis et assurer un apport continu de semences pour les semailles suivantes », diagnostique la Banque. Des rapports indiquent que des familles paysannes aux abois ont dû consommer des graines initialement conservées pour la campagne agricole suivante. Des récoltes ont pourri dans les champs à cause de l’exode rural.
« Au mieux, l’agriculture est une entreprise risquée. La disponibilité d’intrants essentiels comme les semences, les engrais, les systèmes d’irrigation et les services de vulgarisation est déterminante pour une bonne récolte», explique Juergen Voegele, directeur principal du pôle Agriculture des Pratiques mondiales du Groupe de la Banque mondiale.
« Ebola a certes eu des conséquences dévastatrices sur les économies des pays touchés, mais nous sommes convaincus que des efforts ciblés de relance du secteur agricole aideront non seulement à nourrir la population, stimuler la croissance économique et accroître la production alimentaire, mais qu’ils permettront également d’enrayer l’accélération du dénuement et l’aggravation de la pauvreté induites par la maladie».
Le soutien de la Banque mondiale s’inscrit dans le cadre de l’un de ses programmes régionaux, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (WAAPP), qui couvre 13 pays d’Afrique de l’Ouest parmi lesquels les trois touchés par Ebola.
« Avec l’appui de ce programme, des équipes-pays se sont déployées dans le but d’identifier des fournisseurs de semences dans des pays voisins », précise la Banque. Les actions menées en préparation de la période de semis concernent, entre autres, l’élaboration de plans d’approvisionnement auprès de huit pays, évaluation des besoins, sélection des fournisseurs, collaboration avec AfricaRice pour la multiplication des semences parentales de riz et organisation de la distribution des semences et des engrais aux agriculteurs en temps opportun.
Société 17 févr. 2015

Faire de la qualité de l’enseignement une priorité nationale. C’est l’une des conclusions auxquelles est parvenu le rapport mondial du suivi sur l’Education pour tous(EPT) publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour l’année 2014. Il s’agit là d’une des conditions requises afin d’atteindre l’Education pour tous à l’horizon 2015.
L’essentiel est que les plans d’éducation visent de façon claire l’amélioration de l’enseignement et des résultats de l’apprentissage et fixent des objectifs spécifiques dont les gouvernements doivent se dire comptables. Mais au constat, tous les Etats n’adoptent pas cette démarche.
Or, pour s’assurer que tous les enfants scolarisés acquièrent les compétences et les connaissances qu’ils doivent assimiler, il importe que les politiques nationales d’éducation considèrent l’enseignement et l’apprentissage de qualité comme une priorité de premier plan.
Cette leçon retenue par le rapport mondial 2014 sur l’Education pour tous en 2015 appelle un certain nombre d’actions qui apparaissent comme des mesures pour améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage. Ces mesures s’articulent autour de deux axes fondamentaux. Il s’agit, d’une part, de faire en sorte que la qualité devienne un objectif stratégique des plans d’éducation et d’autre part, de disposer suffisamment d’enseignants dans les classes.
Le rapport, pour le volet relatif à la qualité comme objectif stratégique, a constaté que sur les 40 plans nationaux d’éducation examinés, 26 ont fait de l’amélioration des résultats de l’apprentissage un de leurs objectifs stratégiques.
C’est la preuve que cela constitue une préoccupation pour certains pays même si, souligne le rapport, des détails manquent au sujet de la façon dont ils comptent réaliser ces objectifs. De même, au niveau de 13 autres pays, l’amélioration de la qualité du système éducatif a rang de priorité stratégique mais il est aussi noté que l’accent n’y a pas été mis sur l’amélioration de l’apprentissage. Toutefois, il faut retenir que l’atteinte de la qualité suppose l’amélioration de la formation des enseignants, l’amélioration de l’infrastructure scolaire, l’accroissement de la quantité du matériel didactique et des réformes du programme scolaire.
La question des enseignants en contexte de qualité
En dehors d’autres facteurs, l’amélioration de l’apprentissage et de l’enseignement est tributaire aussi de l’amélioration de la qualité et de la gestion des enseignants. Les rédacteurs du rapport se sont rendus compte que des Etats ont mis en place des stratégies à cet effet. Celles-ci concernent les moyens d’attirer et de retenir les meilleurs enseignants, l’amélioration de leur formation, de leur déploiement de manière plus équitable, et d’offrir des mesures incitatives en termes d’augmentation de salaire et d’évolution de carrière plus attrayante. «Les politiques nationales devraient se pencher sur la qualité et la gestion des enseignants», recommande le rapport.
L’autre action à entreprendre, c’est la promotion des réformes au niveau des enseignants. Lors de l’étude, les 40 plans nationaux d’éducation examinés indiquent que seuls certains ont tenu compte des réformes des enseignants pour améliorer l’apprentissage des apprenants défavorisés. Il est question de les affecter dans les régions défavorisées. Les exemples à promouvoir concernent les pays comme le Cambodge, le Ghana, le Liberia, et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dans ces pays, souligne le rapport, les enseignants stagiaires des régions défavorisées ayant des compétences linguistiques spécifiques bénéficient de bourses.
Le même rapport indique que, sur les 28 plans nationaux ayant prévu d’affecter des enseignants dans les zones déshéritées, celui du Cambodge s’est distingué en y incluant des stratégies de déploiement des enseignants dans les régions qui en ont le plus besoin. En fait, il s’agit des stagiaires issus des régions ciblées, qui y retourneront travailler après leur formation.
Mais il ne suffit pas d’envoyer les enseignants dans les régions défavorisées. Aussi faut-il pouvoir les y maintenir. Pour ce faire, les rapporteurs ne proposent que des mesures incitatives. Celles-ci se rapportent au logement et une compensation monétaire. Le Nigeria, relève le rapport, propose une promotion aux enseignants mutés dans les régions défavorisées.
Associer les enseignants et leurs syndicats
L’efficacité des politiques éducatives ne saurait être constatée que si ceux qui sont chargés de les appliquer sont impliqués dans leur élaboration. Mais l’amer constat est que les gouvernements cherchent à améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage « consultent rarement les enseignants ou leurs syndicats». La conséquence, c’est que l’exclusion de ces acteurs est démoralisante et pourrait même engendrer des politiques inadaptées. En Indonésie, les enseignants considéraient les ressources qui faisaient le plus souvent défaut ou qui étaient inappropriées devraient bénéficier de la plus haute priorité. De leur côté, les gouvernants ont plutôt opté pour «les opportunités de promotion» appréciées par seulement 20% des enseignants contre 49% qui privilégient l’amélioration de l’enseignement et de l’apprentissage.
En Turquie, des enseignants ont critiqué l’élaboration du nouveau programme quand ils ont été sollicités pour sa mise en œuvre en 2004. Leur critique était sous-tendue par le fait qu’ils craignaient que «les réductions substantielles du nombre d’heures d’enseignement prévues par le nouveau programme», entraînent la baisse des résultats scolaires des apprenants.
Par ailleurs, l’influence bénéfique des enseignants et de leurs syndicats a été notée en Norvège au moment de réformer les politiques d’apprentissage en 2000. En effet, la loi a prévu des tests nationaux et de nouvelles formes de développement et d’évaluation professionnelle de l’enseignant. Après leur opposition, les tests ont été modifiés en 2006 grâce à l’implication du syndicat norvégien des enseignants.
Education 17 févr. 2015

Le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective, Marcel de Souza et le coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies (SNU) au Bénin, Rosine Sori Coulibaly, ont procédé vendredi 13 février dernier à Cotonou à la signature du Plan de travail annuel 2015 du «Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin » , communément appelé UNDAF 2014 -2018. C’était en présence de plusieurs ministres du gouvernement, notamment, Fulbert Géro Amoussouga en charge des OMD, Raphaël Edou de l’Environnement, Eric N’Dah des Enseignements maternel et primaires, Antonin Dossou, de l’Evaluation des politiques publiques.
Mis en œuvre à partir de janvier 2014, le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin a été signé le 18 juillet 2013. Et c’est tenant compte des conclusions de l’évaluation finale de l’UNDAF et suivant les principes de la gestion axée sur les résultats, qu’il a été élaboré un Plan de travail annuel 2015. Après l’avoir paraphé, le ministre Marcel de Souza a rappelé que l’élaboration de ce Plan de travail annuel s’inscrit dans la dynamique «Unis dans l’action» et marque l’engagement du gouvernement du Bénin et du Système des Nations Unies à travailler ensemble dans la cohérence avec plus d’efficacité. Il précise que ledit Plan de travail 2015 est la synthèse des travaux des différents groupes d’effets mis en place dans le cadre de la mise en œuvre de l’UNDAF et le fruit d’une large concertation avec l’ensemble des ministères chefs de file et les agences du SNU.
Le document signé vendredi dernier, vise l’opérationnalisation des priorités stratégiques identifiées pour l’accélération de l’atteinte des OMD au Bénin et intègre les actions pour la préparation du Bénin à la prise en compte des orientations de développement post 2015. «Et la mise en œuvre des actions de ce plan de travail 2015 pour les six axes de coopération retenus dans l’UNDAF, nécessite des ressources à concurrence de 60,06 millions de dollars US dont 34,4 sont déjà disponibles ce jour», a laissé entendre le ministre Marcel de Souza qui a renouvelé la gratitude du gouvernement béninois à l’ensemble des partenaires techniques et financiers et plus particulièrement au Système des Nations Unies qui assistent le Bénin dans la lutte qu’il a engagée contre la pauvreté en vue de parvenir à un développement humain durable.
Marcel de Souza a souligné que l’année 2015 sera également marquée par la mise en œuvre d’une stratégie de mobilisation de ressources pour le financement global du gap de l’UNDAF qui s’élève à 191,92 millions de dollars US.
Pour sa part, le coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies au Bénin, Rosine Sori Coulibaly s’est réjouie du travail abattu par le Bénin. Elle dit espérer que l’élan qui vient d’être donné pour l’appropriation du processus par la partie nationale, soit poursuivi et que les différents groupes d’effets se réunissent conformément au dispositif de suivi et d’évaluation de l’UNDAF.
Pour Rosine Sori Coulibaly la mise en œuvre de ce Plan de travail conjoint contribuera à accélérer les OMD ; à faciliter l’engagement collectif pour l’agenda post 2015 ; à renforcer les capacités nationales et l’efficacité du développement ; et enfin, à promouvoir la culture de résultats au Bénin. Elle a indiqué que la mise en œuvre efficace de l’UNDAF au cours de l’année 2015 passera par le renforcement de son leadership dans le pilotage de la stratégie, le renforcement du système de suivi, par la tenue régulière des différentes réunions des groupes d’effets et la mobilisation de la contrepartie nationale.
Elle a, pour finir, réitérer ses remerciements au gouvernement du Bénin pour l’esprit de partenariat qui prévaut et surtout à l’excellente coopération qui unit le Bénin et le SNU.

Au terme de son 3è Congrès ordinaire qui a pris fin hier dimanche 15 février à Natitingou, le parti Impulsion pour le progrès et la démocratie (IPD) s’est engagé à redynamiser son fonctionnement pour un réel envol politique. Aussi, s’est-il prononcé sur la situation sociopolitique nationale.
Mus par le souci de redynamiser les bases de leur formation politique pour son envol à la veille des prochaines joutes électorales, les militants du parti Impulsion pour le progrès et la démocratie ont tenu leur 3è Congrès ordinaire. Un évènement qui marque également ses vingt ans d’existence. Aussi, ont-ils pris l’engagement au terme des travaux hier dimanche, de combattre toute forme d’autoritarisme, d’autocratie et de violation des principes fondamentaux de la Constitution béninoise, toute entrave aux libertés politiques, publiques, civiles et civiques ; d’œuvrer à la consolidation de l’unité nationale, gage de l’enracinement de toute démocratie participative.
Face à la situation politique du pays marqué par des tensions, le parti a invité les leaders et autres acteurs politiques à taire les querelles et divergences pour l’intérêt supérieur de la nation. En dépit des mépris dont ils se disent victimes lors des positionnements sur les listes électorales et surtout lors des nominations aux différents postes politico-administratifs, les militants ont réitéré leur appartenance à la Mouvance présidentielle et leur soutien au président de la République jusqu’au terme de son mandat en 2016. S’il y a à se réjouir de leurs travaux les 14 et 15 février derniers, les militants ne le sont pas moins. Pour l’ensemble des participants à ce congrès, l’évènement a été un saut qualitatif radical dans le parcours politique du parti puisque lui ayant permis, souligne-t-on, de mieux s’armer pour faire face en toute sérénité aux grands enjeux et défis nationaux se profilant à l’horizon.
Sous l’égide de ses présidents d’honneur Théophile Nata et Moïse Mensah, les travaux du congrès ont permis aux membres d’insister sur la nécessité de professionnaliser le fonctionnement du parti, afin de le rendre proactif et plus performant. Ainsi le bureau exécutif de l’IPD présidé par Théophile N’Da qui s’est vu renouveler son mandat à la tête du parti, a la mission de mettre en place un plan stratégique de gouvernance de qualité, de doter le parti d’un manuel de procédures, d’un plan stratégique de communication, d’un guide de promotion de ses militants, d’améliorer son système d’information et de communication interne, d’élaborer une stratégie d’installation et de promotion des structures décentralisées du parti.
A l’ouverture des travaux du congrès, Moïse Mensah, président d’honneur du parti, a invité les militants à dépasser les frustrations pour se mettre résolument au service du pays. Il a salué la résistance du parti à toutes les intempéries. Des propos également tenus par Théophile N’Da qui a relevé qu’il n’est pas vain de souligner que l’IPD a été sérieusement ébranlé par l’environnement politique national.
Le voir reprendre son envol pour un repositionnement sur l’échiquier politique national n’est qu’une plus-value à la consolidation des acquis démocratiques. Le congrès a été marqué par une procession des leaders et militants du parti, samedi 14 février dernier, à travers la ville de Natitingou. Divers représentants de partis politiques ont, au cours de leurs déclarations de soutien à la formation, appelé à la vigilance pour un triomphe des idéaux démocratiques.
Politique 16 févr. 2015

Six ans après leur dernier congrès les leaders et militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) définissent un nouveau cadre de vie et de fonctionnement pour leur alliance politique. Samedi 14 février dernier, en deux grandes activités à Cotonou, ils ont relancé ce groupe politique en lui prédisant un long avenir politique.
A l’appel du Comité d’organisation et des leaders de leur alliance, les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont répondu favorablement, par un déplacement massif, à l’occasion du Congrès extraordinaire tenu samedi dernier au palais des Congrès de Cotonou. En réalité, c’est fort des acquis qui sont les leurs, que ceux-ci, eu égard aux élections en vue, ont pris la résolution de resserrer leurs rangs. Parlant des acquis, le président du Comité d’organisation dudit congrès, Komi Koutché, en a cité de nombreux pour illustrer combien les FCBE sont devenues incontournables sur l’échiquier politique national. En six élections successives, l’alliance a cumulé six victoires, et est «la première force politique au Bénin».
Mieux, elle s’est enracinée dans toutes les localités du pays et est devenue si proche et si soucieuse du bien-être des populations, qu’elle ne peut s’offrir le luxe d’abandonner les choses en si bon chemin, pense aussi le président du Comité d’organisation des assises. Face à un tel tableau, le défi «appelle à s’asseoir pour définir un autre idéal, surtout dans la perspective d’une poursuite des réformes en cours», souligne-t-il, projettant l’alliance sur les cent prochaines années, plus pérenne. «Nous ne subiront pas la mort subite que nous prédisent certains», apaise, par ailleurs, le président du Comité d’organisation. A sa suite, le coordonnateur national des FCBE, Eugène Azatassou, promet qu’à la fin du congrès, l’alliance sera un regroupement plus fort et plus organisé. C’est d’ailleurs dans cet esprit que se sont déroulés les travaux dudit congrès organisés autour de trois ateliers. Hier dimanche 15 février, le Comité d'organisation était face aux médias pour apporter plus de précisions sur quelques-unes des décisions prises au cours du congrès.
Objectif «50 députés» !
A la suite des travaux du congrès organisé dans la matinée du samedi 14 février dernier, les FCBE ont tenu un peu plus tard, un géant meeting de restitution au stade de l'Amitié à Kouhounou.
Le congrès des FCBE, selon le coordonateur Eugène Azatassou a, entre autres, adopté un document de déclaration politique à faire signer aux entités politiques encore membres de l’alliance. Un code de bonne conduite ainsi que des directives pour les élections législatives, municipales, communales et locales ont été aussi adoptés. Les congressistes se targuant de l’état des lieux actuel de l’alliance, (60 maires sur les 77, 877 élus communaux sur 1450 et 138 000 élus locaux sur 26 000), se projettent sur le futur «et s’identifient par rapport à l’idéal politique». Pour les législatives à venir, la barre est fixée à 50 députés, a annoncé Komi Koutché.
Dans la logique de la poursuite des réformes actuellement en cours, l’alliance FCBE insiste sur la relecture de la Constitution pour trois raisons essentielles. Il s’agit de la constitutionnalisation de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et de la création d'une Cour en lieu et place de la Chambre des comptes, et ensuite de l’imprescribilité des crimes économiques. Une chose est certaine, les FCBE sont dans la logique de «déjouer la probabilité de ceux qui pensent que les FCBE disparaitront après les deux mandats constitutionnels de Boni Yayi», affirme Komi Koutché. Cette assurance à peine voilée a donné un goût de fête aux manifestations qui ont été ponctuées d’une série d’animations culturelles et artistiques.
« FCBE est une grande formation politique », dixit Boni Yayi
Le président Boni Yayi était présent au meeting organisé au stade de l'Amitié par les FCBE. Le leader charismatique de cette alliance, dit avoir répondu à un appel. «Puisque vous êtes la seule formation à m’avoir invité, j’ai tenu à vous honorer tout en étant le président de tous les Béninois», a nuancé le président de la République au sujet de sa présence sur les lieux. Et puisqu’il s’identifie à ce bloc politique, il n’a pas manqué de rappeler lui aussi l’importance des FCBE. «Je vous remercie d’avoir eu cette idée de consolider vos rangs.
La lecture que je fais de votre Congrès extraordinaire est que vous êtes décidés à continuer d’animer avec les autres forces politiques, la vie politique de notre pays», martèle le numéro 1 des cauris. Seulement, cette animation de la vie politique, aussi bien par les siens que par les autres acteurs politiques, exige que tout se passe «dans le respect des règles établies et de la démocratie». Bien qu’étant à la fin de ces deux mandats constitutionnels, le chef de l’Etat croit encore en l’avenir du groupe politique qui l’a porté depuis neuf ans.
«J’ai eu à entendre un certain nombre de fois que l’alliance FCBE est déjà morte. FCBE grandira toujours au même titre que les autres formations politiques. Elle est née pour ne pas mourir», lance-t-il, avant de faire ses exhortations à l’endroit des siens. Lesquelles, se résument en ces termes: «la nation attend beaucoup de vous depuis 2006 et elle attendra toujours de vous».
Actualités 16 févr. 2015

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience, vendredi 13 février dernier, une délégation d’experts des Nations Unies en séjour au Bénin depuis le mercredi 11 février. Il a été question de l’appui de l’Organisation des Nations Unies au processus électoral en cours dans notre pays.
Les Nations Unies sont préoccupées par la bonne organisation des élections législatives d’une part, et des municipales, communales et locales d’autre part, prévues respectivement pour les dimanches 26 avril et 31 mai prochains. C’est dans ce cadre que le secrétaire général des Nations Unies a envoyé une mission d’experts onusiens qui séjourne au Bénin depuis le mercredi 11 février dernier. La délégation a rencontré les différentes institutions de la République et autres structures impliquées dans l’organisation de ces deux scrutins.
La Cour suprême, institution en charge de la gestion du contentieux des élections municipales, communales et locales, a également reçu vendredi 11 février dernier, la visite de la délégation onusienne.
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, et les experts des Nations Unies ont évalué les différentes tâches à exécuter par la Haute juridiction, dans le cadre du processus électoral.
Au sortir de l’audience, la délégation n’a pas fait de déclaration à la presse. Elle attend de faire le tour, de rencontrer toutes les parties prenantes avant de donner un bref aperçu sur la nature de son appui pour le compte de ces consultations électorales.
Sur instruction du président de la Cour suprême, Etienne Marie Fifatin, conseiller à la Cour suprême et directeur des Etudes et de la Documentation près la juridiction, lèvera un coin de voile sur le point des entretiens. Selon lui, la délégation a évalué avec le président Ousmane Batoko, les moyens et l’organisation nécessaires à la réussite des opérations électorales.
Les deux parties ont échangé sur tous les aspects de l’organisation de ces élections. L’occasion a été ainsi donnée à la Cour suprême d’évoquer l’appui qu’elle peut attendre des Nations Unies. Cet appui, selon Etienne Marie Fifatin, couvre notamment la formation des acteurs des élections et même des populations sur le nouveau code électoral qui date seulement de 2013. La Haute juridiction juge nécessaire que ces différents acteurs soient totalement imprégnés des dispositions de ce texte.
Outre les problèmes de formation, le président Ousmane Batoko a évoqué avec ces experts onusiens des questions pratiques de l’organisation de ces scrutins. L’opération va certainement générer beaucoup de contentieux puisqu’il s’agira d’élire plusieurs milliers de conseillers municipaux, communaux et locaux. Il est nécessaire que la Cour suprême se prépare au mieux à relever ces défis, souligne-t-il par ailleurs.
Selon Etienne Marie Fifatin, la délégation a marqué tout son accord à accompagner le Bénin dans la bonne organisation de ce processus. Elle a promis de faire, au terme de sa mission au Bénin, un rapport général au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki moon qui dira le type d’appui que l’ONU peut apporter par rapport à ces échéances électorales.

Le président de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND), Valentin Aditi Houdé, a procédé, samedi 14 février dernier à Parakou, à l’installation du bureau communal de Parakou et celui de la coordination départementale du Borgou de ce regroupement politique. Des cellules qui s’engagent à œuvrer à l’enracinement de l’alliance au plan régional.
Militants et sympathisants de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) se mettent en ordre de bataille pour des victoires « éclatantes » aux échéances électorales à venir dans le département du Borgou. Les membres du bureau de coordination départementale au nombre de 23 et les 55 membres du bureau communal de Parakou ont été installés, samedi dernier à Parakou.
«Nous demandons de compter sur nous, sur notre volonté ferme de travailler à l’enracinement de l’AND dans le Borgou, pour des victoires plus grandes », rassure Moussa Aboubacar Coffè au nom des bureaux installés.
«L’AND constitue pour nous une école aux yeux de laquelle nous devons cultiver chaque jour le sens de la parole donnée, la recherche d’un dialogue permanent, l’esprit de groupe, le sens de partage et de la cohésion au sein de l’Alliance», s’engage-t-il. Il sera appuyé par le porte-parole des jeunes et celui des femmes de l’Alliance à Parakou. « Nous ne nous sommes pas trompés de chemin. Car, la lumière, la vérité, la sincérité s’y trouvent. Rien ne doit nous perturber.
La victoire doit être notre préoccupation», laisse entendre Mariam Adou qui appelle ceux qui hésitent encore à se rallier à l’alliance le plus tôt possible. Aussi, a-t-elle saisi l’occasion pour plaider auprès du bureau exécutif national le bon positionnement des femmes sur les listes lors des prochaines élections législatives, communales et locales.
«L’alliance AND impose la nécessité de construire la paix et l’unité pour un développement durable en faveur des générations à venir de par ses idéaux, sa vision, son union et ses engagements. Et la jeunesse de Parakou se sent réconfortée et revigorée et se rassure que les défis seront relevés pour un Bénin nouveau, tout en disant non à l’achat de conscience », dira, pour sa part, le porte-parole des jeunes.
L’Alliance nationale pour la démocratie et le développement regroupe déjà une trentaine de partis et mouvements politiques, à en croire son président, Valentin Houdé. «Et bien d’autres s’annoncent à grands pas en ce moment de séisme au sein du groupe politique au pouvoir», poursuit-il. «Nous ne doutons plus de la force et du caractère incontournable désormais de l’AND sur l’échiquier politique national», se rassure-t-il.
«Nous avons fait le pari à l’AND de contribuer à montrer le chemin de l’avenir, en réalisant aux prochaines élections législatives, communales et locales, un score qui désillusionnera ceux qui pensent même contrôler la décision de Dieu en décrétant qu’après eux, c’est eux», signale Valentin Houdé qui s’est montré très critique vis-à-vis des actions du pouvoir en place. «Nous devons nous mobiliser pour montrer que Dieu n’a pas créé qu’eux-seuls et qu’il nous aidera à arrêter leur vision d’exclusion et d’écrasement des autres ...
Nous ne devons reculer devant aucune menace, aucun chantage», exhorte-t-il.
Le chargé de communication et porte-parole de l’AND, Nazaire Dossa, invite les membres des coordinations et le public qui a répondu présent au rassemblement du samedi dernier, à «être les messagers de la vérité», tout en réaffirmant l’appartenance de l’AND à la Majorité présidentielle plurielle.
Actualités 16 févr. 2015