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Nouvelles

Partenariat Unicef-Educo Bénin sur le PReCoV : 150 enfants vulnérables de l’Atacora soutenus
Les adolescents et jeunes vulnérables diplômés dans les métiers de l’artisanat, des communes de Natitingou, Tanguiéta et Matéri sélectionnés dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Renforcement des compétences de vie des enfants et adolescents, de réintégration socio-économique des jeunes et de promotion de la paix et la cohésion sociale dans le département de l’Atacora (PReCoV) ont reçu des kits d’installation professionnelle. C’était jeudi 19 mai dernier à la mairie de Natitingou. 84 kits pour les profes-sionnels de la couture, 19 kits pour celles de la coiffure dame, 4 kits pour ceux de la coiffure homme, 8 kits destinés aux professionnels de tissage à main, 6 kits pour les professionnels de tissage à pied, 23 kits aux professionnels de soudure à l’arc composés de centimètres à boitier pour soudeur, cadre scie simple, meule à main, perceuse à main, poste à souder électronique, décompteur d’électricité. C’est l’ensemble des kits offerts à 150 jeunes en difficulté d’installation professionnelle sélectionnés dans les 220 villages que comptent les trois communes d’intervention du projet, à raison de 50 par commune, dont 41 filles et 9 garçons diplômés à Natitingou, 40 filles et 10 garçons à Tanguiéta, 34 filles et 16 garçons à Matéri qui sont appuyés à s’installer pour un coût global de 20 233 600 F Cfa. La remise desdits kits s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet PReCoV financé par l’Unicef et l’ambassade du Japon près le Bénin, et mis en œuvre par Educo Bénin, ces 12 derniers mois à Natitingou, Tanguiéta et Matéri. Selon Odilon Hounton, chargé de Projet à Educo, les enfants exclus du système éducatif formel sont orientés vers des métiers porteurs. Entre autres activités menées, le recensement de 439 adolescents et jeunes diplômés et non encore installés dans les trois communes parmi lesquels 150 ont été sélectionnés, formés et mis en stage de perfectionnement de six mois. Au terme de ce recyclage, chacun a reçu un kit devant lui permettre de s’installer à son propre compte. Clément Ayémona, premier adjoint au maire de Natitingou, a exprimé toute sa reconnaissance aux partenaires dont l’Unicef et Educo, pour le travail abattu en douze mois. PReCoV a relevé le défi de l’insertion socioprofessionnelle des adolescents et jeunes de l’Atacora, a soutenu Maguidi Kora Gbere, chargé de mission, représentant Mme le Préfet du département. « Les jeunes filles et les adolescents sont sujets à la migration, la déscolarisation est accrue et le chômage des jeunes est intense. L’Atacora est vulnérable face à l’extrémisme violent », a-t-il fait savoir. Le projet, informe-t-il, répond aux besoins de l’Atacora. Carine Agossou Alihonou, coordinatrice des Programmes à Educo Bénin, note avec satisfaction les différentes interventions du projet. Elle informe que les dispositions sont prises pour le suivi des bénéficiaires à qui elle formule le vœu de réussite pour servir de modèle dans leurs communautés respectives. Bertin Danvide, chef du Bureau de Zone de l’Unicef à Parakou et Manami Inaba, deuxième secrétaire de l’ambassade du Japon, ont exprimé leur joie quant à l’heureux aboutissement de cette activité qui réduit considérablement la vulnérabilité des adolescents et jeunes dans un contexte de prévention de l’extrémisme violent. Société 23 mai 2022


Commission mixte du Parlement de la Cedeao : le Bénin fait sensation à la réunion délocalisée de Lomé
Le Bénin à travers le député Bida Nouhoum et le professeur titulaire de Droit Ibrahim Salami, a fait bonne figure à la réunion délocalisée de la commission mixte du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui s’est déroulée du 16 au 20 mai dernier, à Lomé au Togo. Les modalités de mise en œuvre pratique des articles 9 et 11 de l’Acte additionnel du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) relatifs à l’examen des rapports d’audit de la Communauté étaient au cœur de la réunion délocalisée des députés membres de la commission mixte : « Comptes publics, Administration, Finances et Budget, Politiques macroéconomiques et Recherche économique, Commerce, Douane et Libre circulation » du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui s’est tenue du 16 au 20 mai dernier, à Lomé au Togo. Le Bénin a fait forte sensation à cette rencontre parlementaire sous-régionale qui a mobilisé quinze pays ouest- africains. En effet, en dehors du député Bida Nouhoum qui était au présidium en sa qualité de co-président de la Commission mixte, la communication phare de cette importante réunion délocalisée a été assurée par le Béninois Ibrahim Salami, professeur titulaire de Droit public. Cette communication a permis aux participants de réfléchir sur la mise en œuvre des prérogatives que leur confèrent les nouveaux textes de la commission à travers les deux dispositions. « Ces articles font obligation à toutes les institutions de la Communauté, notamment la Commission de la Cedeao, l’exécutif de la Cedeao, même au-delà, la Haute cour de Justice de la Cedeao, d’envoyer leur rapport d’audit au Parlement pour rendre compte aux parlementaires de ce qui a été fait », précise Bida Nouhoum. Selon lui, depuis huit ans, ces prérogatives ont été confiées au Parlement de la Communauté, mais rien n’a été fait en la matière. « C’est la première fois que le Parlement engage une véritable étude sur les voies et moyens de mise en œuvre de ces deux articles », explique le député béninois et coprésident de la commission mixte. « A la date d’aujourd’hui, rien n’a été fait depuis le 17 décembre 2016 à Abudja au Nigeria où les chefs d’Etat et de gouvernements ont bien voulu procéder au renforcement des compétences du Parlement de la Cedeao en lui confiant le mandat de se prononcer sur les rapports d’audit des différentes institutions de la communauté », poursuit-il.   Un nouveau départ Pour le coprésident de la commission mixte, la bonne gouvernance exige des institutions crédibles et dignes de confiance, fondées sur les principes de transparence et de redevabilité en ce qui concerne notamment l’exécution des programmes et projets de la Cedeao. La notion de redevabilité, estime Bida Nouhoum, va au-delà de la simple responsabilité dans la réalisation d’une tâche ou dans la prestation d’un service. Elle signifie également l’obligation de rendre des comptes si un service n’est pas fourni dans les délais et de manière efficace au point de devenir un fardeau. « L’audit fait partie du système permanent de contrôle et d’évaluation dans les grandes organisations. La volonté de transparence dans la gestion des institutions de la Cedeao est concrétisée par la création récente du Bureau de l’auditeur général qui est une institution indépendante des autres institutions de la Cedeao», détaille le député béninois. La communication assurée par l’expert Ibrahim Salami a eu le mérite de plonger les parlementaires dans le fond du sujet relatif aux deux articles avant les délibérations sur « la Lettre d’audit au management, au titre de l’exercice 2020 et le règlement financier et manuel de procédures comptables de la Cedeao». L’accent a été mis sur l’importance de l’intervention des parlementaires dans le processus de contrôle et de promotion de la transparence dans l’utilisation des ressources de la Communauté. Les travaux ont été ouverts par Maïmounatou Ibrahima, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale togolaise. Actualités 23 mai 2022


Candidature au poste de Secrétaire général du Cames : les regards tournés vers Kinshasa
Cette semaine aura lieu l’élection du Secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (Cames), en marge du Conseil des ministres de l’institution qui se tient du 23 au 27 mai 2022 à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Tout près du but. Cette semaine, les candidats au poste de Secrétaire général du Cames, dont Prof. Christine Ouinsavi du Bénin, seront enfin délivrés. L’élu sera connu en marge de la 39e session du Conseil des ministres de cette institution qui s’ouvre, ce jour à Kinshasa en République démocratique du Congo. « La 39e session du Conseil des ministres du Cames servira de cadre à l’élection du prochain Secrétaire général du Cames ainsi que celle des directeurs des programmes chargés des Comités Consultatifs Inter-africains (Cci), des Concours d’Agrégation et de l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames), d’une part, et de l’Assurance Qualité, de la reconnaissance et de l’équivalence des diplômes (Pred), et des Programmes thématiques de recherche du Cames (Ptrc) , d’autre part », a annoncé l’institution. En effet, suite au décès en fonction du Pr Bertrand Mbatchi, le Prof. Abou Napon, directeur des programmes chargé des Comités Consultants Inter-africains (CCI), des Concours d’agrégation et de l’Ordre International des Palmes Académiques du Cames, a été nommé au poste de secrétaire général par intérim du Cames, le 27 septembre 2021. Pour le compte de cette élection, le candidat désigné prendra service le 3 janvier 2023. Les Béninois attendent de voir Christine Ouinsavi, professeur titulaire de Sylviculture et de Biologie forestière, enseignant-chercheur à l'Université de Parakou et ancienne ministre du Commerce, occuper ce poste stratégique. Une offensive diplomatique a été menée à cet effet par le Bénin sous l’égide de Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République, pour garantir plus de chance à cette candidature. Cette mission de haut niveau s’est rendue dans de nombreux pays dont la Centrafrique, le Sénégal, le Niger et le Cameroun. A chacune de ces occasions, la vice-présidente du Bénin a plaidé la cause de la candidature béninoise et sollicité le soutien de ces pays. Des discussions de l’ombre, il y a en eu certainement pour porter la vision du Bénin. Et les fruits de ces efforts seront connus au cours de la semaine, lors de la 39e session du Conseil des ministres du Cames à laquelle 16 délégations sont attendues.   Au-delà de l’élection Composé des 19 ministres des pays membres, le Conseil des ministres est la plus haute instance du Cames. Il est actuellement présidé par Adama Diawara, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Côte d’Ivoire. Ce pays également candidat au poste de Sg/Cames propose Souleymane Konaté, Professeur Titulaire du Cames en Écologie. Siègent aussi au Conseil des ministres, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, le Niger, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad, le Togo et bien évidemment le Bénin. Cette session du conseil des ministres sera aussi l’occasion pour le Secrétariat général sortant du Cames de présenter, entre autres, son bilan d’activités 2021. Les résultats de l’évaluation externe du Plan stratégique de développement du Cames seront également présentés au Conseil, pour aider à bâtir une institution forte répondant davantage aux aspirations de ses parties prenantes. La réunion du Comité des experts se tiendra les 23 et 24 mai 2022, pour statuer sur tous les points inscrits à son ordre du jour et proposer son rapport, assorti des projets de décisions et de recommandations, au Conseil des ministres. La réunion du Conseil de l’Ordre international des palmes académiques du Cames est prévue dans l’après-midi du mercredi 25 mai 2022. La cérémonie solennelle d’ouverture des travaux du Conseil des ministres interviendra jeudi 26 mai 2022. Le huis clos du Conseil des ministres se tiendra par la suite pour examiner le compte rendu des travaux des experts, les projets de résolutions et motions du Comité des experts, les projets de résolutions du Conseil de l’Ordre et enfin le compte rendu de la Commission d’éthique et de déontologie. Actualités 23 mai 2022


Mercato : Kylian Mbappé au Psg jusqu’en 2025
Alors que beaucoup l’annonçaient au Real Madrid, Kylian Mbappé a pris tout le monde à contrepied. L’International français a choisi de poursuivre sa carrière en France sous les couleurs du Paris saint Germain. Ses fans ont été informés avant le coup d’envoi du match entre Paris et Metz, samedi 21 mai dernier, dans le cadre de la 38e journée de la Ligue 1. Devant le public du Parc des Princes, Nasser al-Khelaïfi a pris la parole pour annoncer la prolongation pour trois saisons du contrat du Bondynois avec le Psg. « J’ai une très bonne nouvelle : Kylian Mbappé va rester jusqu’en 2025! Il va continuer avec nous pour écrire la grande histoire du Psg», a lâché le président du Psg sous les chants des supporters en joie. Sports 23 mai 2022


Super ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc s’offre le point du nul
Champion en titre, Loto-Popo Football club a été tenu en échec, samedi 21 mai dernier, lors de la 17e journée de la Super Ligue Pro du Bénin au stade d’Adjohoun par l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo). Au terme du temps règlementaire, les deux équipes se sont séparées sur un score nul et vierge de 0-0. Battus à l’aller 2-1, Rodrigue Fassinou et ses coéquipiers n’ont pas pu prendre leur revanche sur le club de la vallée. Loto-Popo a écopé de sept cartons jaunes au cours de cette partie. Les visiteurs ont même terminé la rencontre à 10 contre 11 suite au carton rouge de Moussa Gary. Ce dernier a écopé d’un second carton jaune, synonyme d’expulsion. En infériorité numérique, le club de Grand-Popo a dû, à défaut d’une victoire, se battre pour arracher le point du nul. Pendant ce temps, à Aplahoué, Dadjè Fc s’est débarrassé d’Ayéma Fc par le score de 2-0. Résultats des rencontres de ce samedi Dadjè Fc – Ayema FC 2-0 Asvo – Loto-Popo 0-0 Sports 23 mai 2022


Cotonou à vélo : cadres, diplomates et acteurs sportifs mobilisés
Organisé par l’ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin ToTjoelker-Kleve, Cotonou à vélo s’est déroulé, hier, dimanche 22 mai sur la «Route des Pêches » à Cotonou. Des acteurs sportifs aux cadres de l’administration en passant par les diplomates et personnalités d’institutions internationales, ils étaient plus d’une centaine d’amateurs de la petite reine à adhérer à cette initiative. Réunis autour de ToTjoelker-Kleve, ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin, ils étaient plus d’une centaine d’acteurs sportifs, cadres des institutions internationales, travailleurs de différents corps de métiers et diplomates accrédités au Bénin à prendre part hier, dimanche 22 mai, sur la « Route des Pêches » à l’initiative « Cotonou à vélo ». Lancée au Palais des Congrès à Cotonou, cette balade sur la «Route des Pêches » a permis aux participants de faire 20 Km à vélo. Satisfaite du bon déroulement de cette randonnée, ToTjoelker-Kleve se félicite de la bonne ambiance qui a prévalu durant le trajet. «On a fait une superbe balade ! », exclame-t-elle. Selon elle, c’était une balade tranquille avec plus d’une centaine d’amateurs de vélo. « On aime le vélo, on le redécouvre», poursuit-elle. Cette initiative a permis d’échanger et de créer un brassage entre les agents des différents corps de métiers et les cadres. « J’ai échangé durant le trajet avec beaucoup de Béninois : les infirmiers, médecins, sportifs et autres », a-t-elle poursuivi. Pour elle, c’est une rencontre pour l’amitié et la santé. A en croire, ToTjoelker-Kleve, , l’objectif visé en organisant cette balade est atteint. « L’objectif, c’est de promouvoir le vélo et il est atteint car beaucoup d’anciens cyclistes ont repris le vélo », se réjouit-elle après avoir vu les cadres de la direction du Protocole d’État, son collègue de la Turquie, le représentant du Pnud et plusieurs personnalités du Système des Nation Unies à vélo. C’est le lieu pour elle de saluer les équipes qui ont contibué à l’organisation de cet évènement. Elle se dit prête à réitérer cette initiative dans les prochains mois. Participant à cette randonnée, le président de la Fédération béninoise de Cyclisme (Fbc), Romuald Hazoumè se dit heureux d’avoir pris part à cette balade qui n’était ni une course ni une compétition. Signalons que cet évènement s’est déroulé sous la supervision de la Fbc qui a mis des vélos à la disposition de certains participants. Sports 23 mai 2022


Echanges gouvernement-promoteurs d’hôtels : Les obligations minimales à la connectivité à l’ordre du jour
Les ministres Jean Michel Abimbola du Tourisme, de la Culture et des Arts et Aurélie Adam Soulé Zoumarou du Numérique et de la Digitalisation, ont échangé, vendredi 20 mai dernier à Cotonou, avec les promoteurs d’hôtels et lieux d’hébergement sur la connectivité de leurs établissements. L’objectif est de permettre à ces professionnels de l’hôtellerie de disposer d’une connexion internet performante afin d’offrir à leurs hôtes un séjour confortable. La connectivité au niveau des établissements hôteliers proccupe le gouvernement. Au cours d’une rencontre, vendredi 20 mai dernier à Cotonou, Jean Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation ont échangé avec les managers d’hôtels et lieux d’hébergement touristique sur la question.A cette occasion, Faïzath Kora, directrice du développement du tourisme, a salué la mobilisation des acteurs lors de cette séance dont l’objectif est de leur permettre de disposer d’une connexion internet performante afin d’offrir à leurs hôtes un séjour confortable.Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, l'accès à internet est impératif dans les établissements d'hébergement. « La connectivité est aussi bien importante que l’eau et l’électricité dans vos établissements d'hébergement touristique », a-t-elle fait remarquer. Selon elle, l’accès à internet constitue non seulement un atout pour l'amélioration de la communication mais aussi un outil de compétitivité. « C'est un instrument qui contribue à la productivité de vos établissements», a-t-elle souligné. Rappelant les investissements du gouvernement actuel dans les infrastructures de qualité, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a rassuré ces managers d’hôtels de l’existence sur place de Fournisseurs d’accès Internet (Fai) capables de les aider à respecter les obligations minimales à la connectivité dans leurs établissements. «Nous avons des Fai qui sont capables de vous offrir des services intéressants et à coûts abordables », a-t-elle martelé. Pour sa part, Jean Michel Abimbola a réaffirmé la détermination du gouvernement à donner un nouveau visage au tourisme béninois. A l’en croire, le secteur du tourisme ne saurait rester en marge de la transformation digitale en cours au Bénin. « Cette transformation digitale a créé des mutations dans tous les domaines d’activités dans le pays », a-t-il souligné. Connexion de qualité pour attirer les touristes ! Conscient de la nécessité de cette réforme, il pense qu’elle va permettre aux professionnels du tourisme de tirer meilleur profit des investissements du gouvernement dans les infrastructures numériques. Pour le ministre chargé du tourisme, le gouvernement se prépare à investir, dans les années à venir, plus de 700 milliards Fcfa dans le tourisme et il serait bon que les hôtels disposent d'une connexion internet de qualité pour attirer les touristes. Avant l’élaboration d’un référentiel Hss dans les établissements d’hébergement touristique et de restauration avec le soutien de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), Jean Michel Abimbola s’engage à travailler en synergie avec sa collègue du Numérique afin que les promoteurs d’hôtels puissent offrir des prestations qui répondent aux normes et standards de digitalisation à leurs clients. Après la présentation des obligations minimales relatives à la connectivité dans les hôtels et lieux d'hébergement en République du Bénin par Geoffroy Bonou, directeur du Numérique, les professionnels de l'hôtellerie ont apprécié la volonté politique du gouvernement d’améliorer le secteur touristique. Ils ont saisi l’occasion pour présenter des doléances relatives au coût et à la qualité des prestations des Fai. « Je voudrais féliciter le gouvernement pour ses investissements au profit de notre secteur mais il faut une tarification spéciale pour les hôtels », a proposé Mouinou Dine Bouraïma, promoteur d’un hôtel à Cotonou. Comme lui, Albin Fêliho, président de la Confédération nationale des Employeurs du Bénin, pense que tous les promoteurs doivent adhérer à cette réforme. «L'internet est un puissant outil de travail qui s'impose plus à nous qu’à notre clientèle », a-t-il fait savoir. Actualités 23 mai 2022


Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique d’Ifc : « Un nouveau partenariat s’ouvre avec le Bénin pour booster les Pme »
Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique de la Société financière inter-nationale (Ifc) a conduit, il y a quelques jours à Cotonou, une délégation de haut niveau composée de directeurs d’Ifc en Afrique, pour la tenue d’un atelier de renforcement du secteur privé dénommé « Ifc Day ». Dans cet entretien, il revient sur les objectifs de cette rencontre avec le gouvernement et les chefs d’entreprises du secteur privé et décline les axes de la nouvelle coopération qui s’ouvre entre le Bénin et cette structure du Groupe de la Banque mondiale. La Nation : Qu’est-ce qui justifie l’initiative de l’événement « Ifc Day » que la Société financière internationale a organisé, vendredi 13 mai dernier, à Cotonou ? Sérgio Pimenta : Le choix du Bénin, pour ce tout premier Ifc Day, est une preuve de l’importance stratégique du Bénin pour la Société financière internationale (Ifc). L’idée derrière cette initiative est d’engager une discussion approfondie et concrète avec le gouvernement et les entreprises du secteur privé afin d’aligner la stratégie d’Ifc sur la vision de développement du pays et les besoins du secteur privé. Ces échanges ouvrent la voie à une collaboration encore plus étroite entre Ifc et le gouvernement du Bénin pour booster l’économie béninoise à travers le développement de ses entreprises. Comme vous le savez, Ifc est la plus grande institution de développement axé sur le secteur privé dans les marchés émergents. Membre du Groupe de la Banque mondiale, nous travaillons dans plus de 100 pays dans le monde pour fournir des financements et des services-conseils afin de contribuer au développement du secteur privé. La pandémie de Covid-19 et les nouvelles incertitudes mondiales ont donné un caractère encore plus urgent à notre mission.   Que peut-on retenir des échanges ? Les discussions ont porté sur la stratégie et la proposition de valeur d’Ifc au Bénin, le Programme d’action du gouvernement (Pag II, 2021-2026) et le renforcement des secteurs prioritaires pour le développement économique du pays, notamment l’agro-industrie, le logement et les services financiers numériques. Nous avons échangé sur la manière dont l’institution déploie des investissements et des services-conseils pour stimuler la croissance et favoriser la création d’emplois et d’opportunités en Afrique. Le Bénin a déployé des efforts admirables pour faire face à la crise sanitaire et à ses retombées économiques. Avec une croissance de 6,6 % en 2021, et des prévisions tablant sur 6 % en moyenne sur la période 2022-24, le pays est en train de jeter les bases d’une croissance durable. Mais de nouveaux défis se profilent à l’horizon, surtout avec le conflit en Ukraine dont les répercussions exercent de nouvelles pressions sur l’économie mondiale.   Que préconise Ifc dans un tel contexte ? Il est urgent pour le Bénin de renforcer sa résilience aux chocs extérieurs, en mettant en place les conditions favorisant le développement d’un secteur privé fort, dynamique et créateur d’emploi. C’est ce que prévoit, très justement, le Programme d’action du gouvernement. IFC est engagée à soutenir ce programme et cette dynamique en intensifiant ses investissements et ses services-conseils. Pour cela, nous travaillons sur un certain nombre de projets dans des secteurs clés pour l’économie béninoise, notamment l’agroalimentaire, le tourisme, les infrastructures et les marchés financiers. Pour discuter de ces projets, je suis venu avec une délégation de haut niveau. Celle-ci comprend : Aliou Maïga, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et centrale ; Manuel Reyes-Retana, directeur régional pour les institutions financières ; Linda Munyengeterwa, directrice régionale pour les infrastructures ; Samuel Dzotefe, directeur régional par intérim pour l’industrie manufacturière, l’agroalimentaire et les services. Je suis également accompagné d’Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale au Bénin. Ces projets visent notamment à tirer parti des opportunités offertes par la révolution numérique, dont l’importance a été encore mise en lumière par la pandémie, et les partenariats public-privé. Ils mettent aussi l’accent sur les groupes sous-représentés, en particulier les micros petites et moyennes entreprises (Mpme) détenues par des femmes et les jeunes. Les discussions avec les représentants du gouvernement et du secteur privé dans le cadre d’Ifc Day, ont été fructueuses et ouvrent la voie à un nouveau partenariat entre Ifc et le Bénin. Et j’attends des résultats concrets qui déboucheront sur un plan d’action précis.   Pour soutenir l’économie béninoise, Ifc a mis en place des lignes de partage de risques avec des banques locales. Ce dispositif a-t-il véritablement favorisé l’accès des petites et moyennes entreprises au financement ? Effectivement, nous avons mis en place deux lignes de financement des Pme à travers deux institutions bancaires de la place. Je suis content de voir qu’aujourd’hui ces deux banques ont fait, grâce au soutien d’Ifc, à peu près 800 prêts pour un montant total de plus de 30 milliards de F Cfa et ont donc touché de nombreuses entreprises locales dans leurs efforts d’investissements et d’opérations. C’est particulièrement important à une période où la pandémie a rendu l’accès au financement plus difficile pour les entreprises qui ont connu un ralentissement de leurs activités. Les résultats sont très positifs et nous sommes en train de finaliser deux autres lignes, cette fois-ci, de taille plus grande : les deux lignes feront probablement 30 millions de dollars (soit environ 18 milliards FCfa) au profit du Bénin, du Togo et de la Côte d’Ivoire. Avec cela, nous comptons augmenter fortement le nombre de PME bénéficiaires de financement.   Outre les lignes de crédit, IFC apporte une assistance technique aux entreprises. Quel bilan peut-on en faire à ce jour ? En termes de réalisations notables, nous avons soutenu en 2009 le processus de partenariat public-privé pour le port de Cotonou, qui a permis de mobiliser 250 millions de dollars d’investissement et de créer 450 emplois directs. Dans les lignes de crédit dont je parlais plus tôt, il y avait également une composante consacrée au secteur du tourisme qui a été fortement impacté par la pandémie. Cela a permis d’amortir les chocs et d’aider à maintenir et créer de la valeur tout au long de la chaîne du tourisme. Avec la nomination de notre premier responsable pays, M. Cyndo Obre, nous entendons renforcer notre présence et nos activités de services-conseils sur le terrain.   Comment Ifc entend-elle contribuer à la mise en œuvre du nouveau Pag ? Pendant la période de la pandémie, il était surtout question de la préservation des emplois, du maintien de la stabilité macroéconomique, à travers un niveau d’activité qui permet, au sortir de la pandémie, de reprendre une croissance inclusive. C’est sur cela que nous travaillons aujourd’hui. Nous regardons un à un les projets du gouvernement et du secteur privé qui pourraient bénéficier du soutien d’Ifc en termes de mobilisation de financements ou d’assistance technique. Dans les grands axes du programme gouvernemental, je vois la possibilité qu’Ifc augmente fortement ses opérations, notamment dans la mise en place des infrastructures de développement économique, la transformation des produits agricoles sur place, la modernisation de l’industrie textile, le secteur touristique qui recèle un gros potentiel pour le Bénin, l’inclusion financière et le développement des Pme.   Votre mot de la fin Notre présence ici, c’est un signal que nous voulons donner aux chefs d’entreprises du secteur privé et à tous ceux/celles qui sont intéressés par le Bénin, qu’il y a des opportunités à saisir, que nous sommes là pour les accompagner. Ils/Elles peuvent compter sur Ifc pour la réalisation de leurs projets qui permettront de créer plus de valeur et d’emplois. Economie 23 mai 2022


Plafonnement du prix de l’huile végétale : Les contrevenants subiront la rigueur de la loi
Au lendemain du plafonnement du prix de l’huile végétale raffinée, le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce appelle au respect de la décision. Laurent Akpo informe que des équipes de contrôle seront déployées sur le terrain et les contrevenants sanctionnés. La Nation : Le gouvernement vient de plafonner le prix de l’huile végétale. Quels sont les contours de cette décision ? Laurent Akpo : Face à la hausse des prix dont nous connaissons tous les raisons, le gouvernement a pris une série de mesures. Après la tournée, il est question de prendre en compte les constats que nous avons faits. C’est pourquoi, en urgence, nous avons dû recourir aux dispositions de la loi n°2016-25 du 4 novembre 2016 portant organisation de la concurrence en République du Bénin qui donne les moyens au gouvernement à travers le ministère en charge du Commerce de prendre des mesures temporaires pour contrer l’augmentation excessive des prix. Nous avons examiné les produits dont les prix pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des populations, notamment l’huile végétale. Nous avons donc dû recourir à ces dispositions pour plafonner le prix à 1 300F au regard de la situation où le plus grand exportateur d’huile au monde vient d’interdire les exportations. Et connaissant effectivement la pratique spéculative de ces prix sur le marché, il était important d’anticiper pour soulager nos populations. Nous pouvons vous assurer que nous avons été dans une démarche participative malgré l’urgence. Nous avons discuté avec tous les acteurs de la chaîne pour nous assurer du prix qui, non seulement serait soutenable pour nos populations mais aussi garantirait l’approvisionnement régulier de notre marché.   Fixer le prix est une chose. Sa mise en application en est une autre. Quels sont les mécanismes mis en place pour le respect du prix fixé ? C’est une disposition de la loi qui prévoit des sanctions. Nos équipes seront dépêchées sur le terrain et les contrevenants à cette disposition subiront la rigueur de la loi. D’ici les jours à venir, vous verrez des équipes sur le terrain pour un contrôle minutieux de l’application de ce prix qui permet à tous les acteurs sur toute la chaîne de faire leur marge.   En dehors de l’huile, qu’en est-il des autres produits? Vous connaissez la méthode de ce gouvernement qui ne prend pas des décisions dans la précipitation. Il y a urgence mais il y a aussi la nécessité de rendre les produits disponibles. Nous sommes dans une situation où l’on parle actuellement du prix trop élevé des produits mais si l’on ne prend pas les dispositions, demain, on ne parlera plus des prix mais de la disponibilité. Cela nous contraint à une démarche inclusive qui nous conduit à discuter avec les producteurs, les distributeurs et tous les autres acteurs de la chaîne. Ces discussions ont déjà abouti avec les acteurs de l’huile végétale. C’est pourquoi, une décision a été prise. Les démarches sont en cours avec les autres filières pour également la prise de nouvelles décisions qui vont permettre de stabiliser le prix et le rendre soutenable aux populations tout en s’assurant de la disponibilité sur le marché.   Pourrait-on s’attendre à une nouvelle modification selon l’évolution de la situation ? Notre souhait est qu’avant l’expiration de cette période de trois mois, les prix soient revus à la baisse. On espère que l’évolution de la situation sera favorable à un dégel pour que l’huile coûte moins cher. Mais il faut préciser que c’est un plafonnement. Il est possible donc que sur le marché les prix soient en dessous de 1300F; sauf qu’ils ne peuvent pas dépasser ce montant.   Un appel aux populations ? Le constat amer est que certains concitoyens rendent la situation déjà pénible, encore plus difficile aux populations à travers la spéculation. Il n’est pas acceptable que le prix de l’huile végétale soit autour de 1 500 F en ce moment. Les acteurs eux-mêmes le reconnaissent. Nous sommes dans une situation où nous avons besoin de la solidarité nationale pour accompagner les mesures prises par le gouvernement. Nous prions donc les concitoyens à respecter le prix plafonné. Les populations peuvent toujours appeler le numéro vert 133 pour signaler les contrevenants à cette décision. Actualités 23 mai 2022


Covid-19 : La vaccination pour éviter le pire !
  La Covid-19 n’a pas fini de montrer ses facettes. Avec le relâchement observé ici et là dans les gestes barrières, et les diverses crises dans le monde, les conditions sont actuellement favorables à une recrudescence ou à l’émergence d’autres variants. Dans le même temps il est possible, d’éviter les formes aigües du mal, pour autant que les populations se fassent massivement vacciner. Dans l’absence d’une panacée radicale, la vaccination reste vitale !   « Si les pays utilisent l’ensemble des stratégies et outils de manière globale, nous pouvons mettre fin à la Covid-19 en tant qu’urgence sanitaire mondiale ». Cette assurance donnée par Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms, lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’organisation lundi 24 janvier dernier à Genève, peut se concrétiser. Mais pour y arriver, tous les pays devront renforcer leurs actions de prévention et de riposte. Il faudra également lutter contre l’injustice vaccinale, faire davantage attention au virus et ses variants et ne pas baisser la garde en ce qui concerne la sensibilisation pour le respect des gestes barrières. Même si les mesures restrictives, deviennent de plus en plus encombrantes. « Je suis sincèrement agacé par le port de masque et autres mesures qui n’en finissent pas. C’est en ville que les populations semblent un peu attachées aux gestes barrières. Quand vous arrivez dans un village comme celui-ci, vous réalisez que les gens vivent très bien sans les masques et sont en pleine forme », confesse Donald Midomiton Khouton, agent recenseur dépêché pour l’opération complémentaire du Ravip dans l’arrondissement de Sazué, commune de Grand-Popo située au Sud-Ouest du Bénin. Assis, masque au menton, devant une foule compacte visiblement indifférente à la crise, il semble avoir délaissé les bonnes pratiques pour s’accommoder des légèretés de la campagne. Et pourtant, la menace est encore incisive et ne connait pas de classe sociale. Autant prévenir que guérir. « D’aucuns pensent que le mal est irréel. Je ne leur souhaite pas d’en faire l’expérience ou de perdre un proche pour réaliser qu’il s’agit bien d’une urgence sanitaire. Nous avons vu des milliers de personnes perdre la vie y compris des compatriotes. Je  suis vacciné et j’ai la ferme conviction que c’est ce qui me permet d’échapper jusque-là à une forme grave de la maladie. La vaccination est une forme de garantie. Même si vous êtes incrédules, autant prévenir », conseille Paul Gaspard Yewadan, étudiant béninois vivant en France. Benjamin Hounkpatin, ministre béninois de la Santé, certifie l’impact positif de la vaccination sur le contrôle de la pandémie au Bénin. « En dépit des hésitations au démarrage de la campagne, le Bénin a atteint aujourd’hui un taux de couverture vaccinale d’environ 35%. Et nous avons vu l’impact que cela a eu sur la diminution des cas graves », a-t-il affirmé le vendredi 20 mai dernier, au détour d’une séance d’échanges entre des membres du gouvernement et la communauté universitaire du campus d’Abomey-Calavi. Selon les dernières mises en jour du ministère de la Santé,  le total de doses administrées au Bénin est estimé à 3 millions 627 mille 398 doses. « Le gouvernement a investi pour que les vaccins soient disponibles. Si nous ne nous vaccinons pas et que le Bénin devrait faire face à une nouvelle vague, la situation va être difficile à gérer », prévient le ministre de la Santé. L’Organisation mondiale de la santé insiste d’ailleurs sur la nécessité d’atteindre l’objectif de 70% de taux de couverture vaccinale dans chaque pays, en mettant l’accent sur les groupes les plus à risque. Actualités 23 mai 2022


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