La Nation Bénin...
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Aspirant à devenir une plate-forme portuaire sécurisée pour tous ses acteurs, le Port autonome de Cotonou voudrait conjuguer au passé les nombreux contentieux qui lui pèsent en temps et en ressources. Pour ce faire, il a décidé à la suite d’une précédente rencontre organisée en 2013, d’échanger à nouveau avec les acteurs du système judiciaire et de les entretenir sur les exigences surtout actuelles en matière de règlement des contentieux maritimes. Depuis hier à Agoué, magistrats des cours et tribunaux, avocats, greffiers et huissiers de justice sont invités dans ce cadre, à une formation de deux jours sur le thème «La sécurité juridique dans les opérations portuaires».
Face à face professionnels de la mer et de la justice pour définir de nouvelles formes de collaboration qui mettent le port de Cotonou à l’abri de démêlées judiciaires sans fondement. C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’esprit du séminaire qu’organise depuis hier le port de Cotonou à l’endroit des acteurs du système judiciaire. La rencontre est toute bienvenue et est très attendue du côté des portuaires comme une aubaine pour immerger le système judiciaire dans les réalités du milieu de la mer et de ses acteurs, afin de les rendre plus aptes, indique Huguette Amoussou, directrice des Affaires judiciaires et du contentieux (DAJC) du Port autonome de Cotonou.
En effet, deux ans après la première rencontre du genre entre ces mêmes acteurs sur «Les conventions d’occupation des domaines portuaires et des saisies de navires», celle-ci a pu observer une nette amélioration dans la pratique et un soulagement pour son institution qui, dit-elle, «court de moins en moins le risque de voir les conventions d’occupation de domaine portuaire qualifiées de baux commerciaux».
En tout cas aujourd’hui, martèle Huguette Amoussou «le port n’admet de garder le navire saisi que lorsque le saisissant accepte de remplir les conditions fixées». Le premier exercice a donc eu un impact direct et face à la tendance de certains acteurs «à vouloir rendre le port responsable des contentieux qui opposent les opérateurs portuaires», elle nuance, introduisant la présente session de formation pour dire que «l’autorité portuaire met sa plate-forme à la disposition des acteurs portuaires, mais reste tiers à leurs opérations commerciales n’étant pas partie à leur contrat et les exploits notifiés au port ne le sont qu’à titre indicatif».
Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, l’institution portuaire a fait appel à nouveau au professeur Ibrahima Khalil Diallo de la Faculté de Droit de Dakar et consultant international, pour entretenir les participants sur «La sécurité juridique dans les opérations portuaires».
Un thème qui, pour les acteurs de la justice conviés à ce séminaire, constitue un prélude pour rendre dorénavant des décisions qui tiennent compte de la réalité et des spécificités du milieu maritime et portuaire, a expliqué Euloge Akpo président du Tribunal de Première instance de première classe de Cotonou pour qui, il sera question pour ses pairs et lui de « mieux appréhender tout ce qui touche au droit maritime… et de rendre des décisions qui garantissent la sécurité juridique aux acteurs ».
Primauté à la sécurité juridique des opérations portuaires
En procédant hier à l’ouverture des travaux de cette rencontre, le directeur général du Port autonome de Cotonou, Samuel Batcho a clairement signifié son intention de la voir déboucher sur une «meilleure maîtrise des instruments concourant à assurer la sécurité juridique dans les diverses opérations se déroulant sur la plate-forme portuaire». Il dit attendre de ce tête-à-tête entre acteurs du droit et de la mer, des réflexions pour «concevoir ensemble, des référentiels plus adaptés au règlement des contentieux». Parlant de contentieux, «le déroulement des activités portuaires donnent lieu à un abondant contentieux entre différents opérateurs et donc à la saisine fréquente de la justice», rappelle Samuel Batcho. Or, l’ambition affichée par lui, au regard de la contribution du port de Cotonou au budget national (80%), c’est de rendre la plateforme portuaire assez sécurisée.
Et cela passe, rappelle-t-il, par une synergie d’actions entre les acteurs. Lesquels acteurs, durant leurs travaux, seront entretenus sur des thèmes comme la sécurité juridique dans les opérations des fournisseurs de services portuaires, la sécurité juridique dans les opérations des consignataires et transitaires, la sécurité juridique de la cargaison débarquée et en attente de livraison, l’état de la jurisprudence béninoise, la sécurité juridique des occupants de domaines portuaires…
Société 13 févr. 2015

Doter le Bénin d’un outil performant, viable et durable au service du développement agricole. Cette préoccupation fait l’objet d’échanges entre les acteurs agricoles et ceux en charge de la décentralisation. C’est à la faveur d’un atelier national de validation du document FADeC-Agriculture qui se tient depuis hier, à Grand-Popo. Les assises qui prennent fin ce jour ont été conjointement lancées par le ministre en charge de l’Agriculture, Issa Azizou et de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun.
Le développement agricole se fera à partir du niveau local ou ne se fera pas. C’est ce qui justifie la mobilisation des acteurs du monde agricole et ceux de la décentralisation autour de l’atelier de validation du secteur de procédure du FADeC affecté Agriculture, depuis hier, jeudi 12 février, à Grand-Popo. Il s’agit pour eux de travailler à donner vie à cette ambition du gouvernement, afin de replacer l’agriculture au cœur du développement au Bénin. Mais avant de parvenir à cette fin, les participants devront apprécier certaines contraintes locales, entre autres la maîtrise de l’eau, l’insécurité foncière, l’étroitesse du marché local, les conflits entre agriculteurs et éleveurs….
Pour le ministre en charge de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun, les potentialités des collectivités locales sont d’une importance capitale pour le développement agricole. C’est pour cette raison que, souligne-t-il, le gouvernement a mis en place le FADeC affecté Agriculture afin de leur permettre de faire des investissements structurants pour le développement des filières agricoles. Il a également installé la Commission nationale des Finances locales (CONAFIL), organe paritaire entre l’Etat et les communes et le Fonds d’appui au développement des communes (FADEC), en vue de mieux répondre à cette aspiration et de permettre aux communes de disposer suffisamment de ressources pour satisfaire les besoins basiques des populations.
C’est dans cette même logique que s’inscrit la validation du manuel de procédure du FADeC Agriculture. Lequel document servira de bréviaire pour la mobilisation et la gestion des ressources financières en vue l’exécution des activités agricoles dans les communes.
Réorienter le FADeC vers l’agriculture
A en croire le ministre en charge de la Décentralisation, la promotion de l’agriculture a occupé une portion congrue dans la réalisation des projets au titre du FADeC 2013. « Sur 1311 projets réalisés au titre du FADeC en cette année-la, seuls huit concernent la promotion agricole alors que la plupart des Plans de développement communaux contiennent pour une large part des activités relevant du secteur agricole », se désole-t-il. La plupart des collectivités locales n’investissent pas dans l’agriculture donc, alors qu’elle constitue l’activité principale des populations. Or, développe le ministre en charge de l’Agriculture, Moussa Azizou, « en 2013 et 2014, le mécanisme transitoire du FADeC Agriculture a injecté un montant de près de deux milliards quatre cent millions au profit de vingt cinq communes ».
D’où la pertinence des assises de Grand-Popo qui se consacrent à la validation du manuel de procédure du FADeC affecté Agriculture. Ce document permettra, selon lui, de généraliser progressivement au profit de toutes les communes un financement spécial pour la promotion de l’agriculture en vue d’un développement local réel. Grâce au FADeC/Agriculture, les communes pourront jouer leur rôle d’acteurs d’impulsion du développement du secteur agricole pause-t-il.
L’ambition du gouvernement pour le secteur agricole, a souligné le ministre en charge de l’Agriculture est de disposer d’un « mécanisme national de financement qui canalise les ressources de l’Etat et de ses partenaires vers les communes pour leur permettre de réaliser des investissements structurants pour le développement des filières agricoles ».
Pour booster l’agriculture béninoise, le gouvernement a prévu au budget national une ligne budgétaire FADeC Agriculture dont la mise en œuvre doit répondre aux principes du FADeC. Pour sa part, le ministère en charge de l’Agriculture a prévu pour 2015, une ligne budgétaire d’un milliard trois cent millions de F CFA pour le FADeC Agriculture.

Les 83 députés de l’Assemblée nationale sont en tournée d’information du 23 au 28 février prochain. Cette descente, la dernière de la sixième législature en fin de mandat, permettra aux élus du peuple de rendre compte aux populations de leur bilan au cours des quatre dernières années.
Les députés seront sur le terrain pendant six jours. Ils iront faire le point à leurs mandants, de leurs activités et des dizaines de lois adoptées et touchant à la vie socio-économique, politico-environnementale et culturelle de ces derniers.
La pratique est de tradition depuis la quatrième législature et a connu un regain depuis 2008 sous la cinquième législature présidée par Mathurin Nago. Ainsi, à la fin de chaque session ordinaire, les députés descendent sur le terrain pour rendre compte de leurs activités aux populations et saisir l’occasion pour recueillir leurs préoccupations et doléances. La décision de cette tournée a été prise par le bureau de l’Assemblée nationale le 3 février dernier.
Il s’agit ici de mettre en phase la gouvernance parlementaire avec les principes d'une approche participative. L’information a été rendue publique par le secrétaire administratif général de l’Assemblée nationale, Alassane Mahamadou qui a sorti à cet effet un communiqué. Le document rappelle quelques modalités organisationnelles. On retient que les différentes circonscriptions électorales, comme de coutume, seront sillonnées par des équipes de députés placées sous la coordination d'un des leurs.
Faut-il le souligner, de telles missions d'information des populations par les députés ont toujours révélé un besoin d'écoute de part et d'autre.
La présente édition devrait avoir un intérêt supplémentaire. Celui d'offrir aux deux parties, l'occasion d'un bilan global sur la législature finissante mais surtout d'ouvrir des perspectives pour la nouvelle qui s'ouvre en mai prochain. Les députés ne manqueront pas à l’occasion de négocier auprès de leurs mandants le renouvellement de leur mandat. Une sorte de campagne électorale qui ne dit pas son nom.

A la suite de l’annonce par la Commission électorale nationale autonome (CENA) invitant les candidats à l’élection législative au dépôt de leurs dossiers, le gouvernement vient de son côté, de remplir une autre prérogative à lui dévolue dans ce processus électoral. Il s’agit de la convocation du corps électoral.
La convocation du corps électoral figure en bonne place parmi les trois prérogatives dévolues au gouvernement dans le cadre de l’organisation des élections. Et pour le compte du renouvellement des mandats des élus du peuple siégeant au palais des gouverneurs, le Conseil des ministres vient de convoquer le corps électoral pour le 26 avril prochain.
Cette élection consacrera l’élection des 83 députés de la septième législature, et on peut donc dire avec l’annonce faite hier par le Conseil des ministres que c’est le dernier virage pour la mise en place de la prochaine législature.
Avant de statuer pour prendre cette décision, le chef de l’Etat se serait lui-même entretenu avec le bureau de la CENA. Tout porte à croire donc que les deux parties ont échangé de long en large, pour se convaincre que plus rien n’entravait le déploiement des dernières opérations pour inviter le peuple aux urnes.
La preuve en est que le Conseil des ministres a aussi annoncé la date de la tenue des élections municipales, communales et locales. Le projet de décret adopté dans ce sens «convoque le corps électoral le dimanche 31 mai 2015 en vue d’élire les membres des Conseils municipaux, communaux et les membres des Conseils de villages et quartiers de ville pour la troisième mandature».
Actualités 12 févr. 2015

La communauté internationale a célébré, hier mercredi 11 février, la 24è journée mondiale des malades. L’aumônerie de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo basée au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau, n’est pas restée en marge de cet évènement qui est à sa 10è édition au Bénin. Comme chaque année, elle a organisé une série d’activités pour partager un instant de joie avec les malades de cet hôpital.
C’est par une messe que l’aumônerie de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo dont le siège se trouve au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau a marqué la célébration, hier 11 février, de la 24è Journée mondiale des malades. Une commémoration instaurée, faut-il le rappeler, par le pape Jean Paul II pour qu’une attention soit accordée aux personnes malades du monde entier. L’évènement est à sa 10è édition au Bénin.
Le culte célébré à cet effet, a regroupé des malades du plus grand hôpital du département de l’Ouémé-Plateau, le personnel soignant et des autorités communales de la ville de Porto-Novo. Tous sont venus partager quelques instants de solidarité et de joie avec les malades du CHD-OP.
L’eucharistie a été concélébrée par Jules Dosseh, vicaire général du diocèse de Porto-Novo et trois autres pères dont Grégoire Toglobessé, aumônier de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo. Dans son homélie, le célébrant principal a commenté le thème retenu cette année par le pape François à savoir: «J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds des boiteux».
Ce thème est tiré du livre de Job, chapitre 29 et verset 15. S’inspirant du message du pape à l’occasion de la présente célébration, Jules Dosseh a invité les fidèles à célébrer la vierge Marie, la dame de Lourdes qui donne la guérison à travers les professionnels de la santé. Si l’église est le plus grand hôpital qui donne la guérison, la vierge Marie en est le plus grand médecin. Le père célébrant a aussi invité les fidèles à témoigner chaque fois leur amour et leur solidarité aux malades qui ont besoin de leurs aides pour se laver, s’habiller, se nourrir…bref à être les yeux des aveugles et les pieds des boiteux.
Car, tous les hommes sont des malades qui s’ignorent. «Il faut que tout le monde soit sensible à la souffrance des malades», souligne le vicaire Jules Dosseh avant d’implorer Jésus-Christ de guérir le cœur de l’homme, de l’autre maladie qu’est la méchanceté qui l’habite.
Le clou de la messe a été la bénédiction des malades du CHD-OP. Le père célébrant a imposé ses mains sur la tête de chacun des malades participants au culte. Les autres prêtres concélébrants ont été répartis dans les autres salles, notamment l’hospitalisation, la néonatologie, la chirurgie, la réanimation et l’Orl pour le même geste aux patients qui ne peuvent pas se déplacer.
Donnant le bel exemple, l’aumônerie de la pastorale de la santé des hôpitaux du diocèse de Porto-Novo a offert un repas de fête à chaque malade du centre. Des vivres crus collectés de part et d’autre ont été distribués aux personnes vraiment démunies du CHD-OP pour leur donner un instant de joie.
Une quête spéciale communément appelée «Zindo» a mis fin à la messe. Un montant de 465 415FCFA a été mobilisé sur place. Cette somme, selon l’aumônier Grégoire Toglobessé servira à construire les bureaux de l’aumônerie du centre pour permettre aux prêtres d’être permanents au CHD-OP pour plus d’efficacité dans leurs actions. Car, pendant que le médecin s’occupe du corps, il est important que le prêtre, lui se préoccupe de l’âme du malade, conclut-il.

Le directeur général du Port autonome de Cotonou, Samuel Batcho, a procédé hier mercredi 11 février, à la mise en service de l’accès piétons au Port de Cotonou. C’était en présence des membres du Comité de direction, des responsables de structures et des usagers de la plateforme portuaire.
C’est par un couloir aménagé sur environ 1km, près de l’accès N°5 situé derrière la résidence de l’ambassadeur de France, que les piétons titulaires de titres d’accès pourront désormais se rendre au Port autonome de Cotonou. Les piétons ne sont donc plus autorisés à accéder au port par les accès N°1 et N°2. Pour leur faciliter la tâche, des bus BENAFRIQ vont assurer le déplacement à destination et au départ. Les navettes internes prendront les usagers à leur sortie du couloir piétons dans l’enceinte portuaire pour les amener sur les différents sites d’opération. Quant aux navettes externes, elles prendront les usagers du parking BETREXCO sis derrière le ministère des Travaux publics vers l’accès N°5. Ces navettes ne sont pas autorisées à accéder dans l’enceinte portuaire.
Cette mesure qui rentre dans le cadre de l’application du Code international de sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS), vise à conformer les installations portuaires aux exigences sécuritaires au plan international. Elle intervient à la suite d’une série de mesures prises par les autorités portuaires pour un port moderne et compétitif. Seuls les usagers détenteurs de badges permanents, de badges temporaires et de bracelets sécurisés peuvent prendre par cet accès. Il s’agit en l’occurrence des personnes ayant une activité permanente ou ponctuelle, des dockers ou tâcherons ayant une carte professionnelle ou un titre d’embauche en cours de validité, des conducteurs de véhicules d’occasion ou de camion gros porteurs et de leurs apprentis. Du strict respect de cette nouvelle disposition, dépend le renforcement de la sûreté sur la plateforme portuaire.
Société 12 févr. 2015

L'Union européenne (UE) a mis en place une alliance mondiale avec les pays en développement les plus exposés aux changements climatiques, afin de les aider à se préparer à faire face à ce défi. Dénommée Alliance mondiale contre les changements climatiques, elle offre un dialogue structuré ainsi qu'une coopération concrète sur des actions financées par la politique de développement de l'UE. L’Alliance a apporté une contribution substantielle à un projet lancé la semaine dernière qui comporte des retombées bénéfiques pour l’environnement et le développement.
Aider les pays en développement à faire face au défi des changements climatiques. Voilà la tâche à laquelle s’attelle l’Union européenne à travers le Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographies de base numérique (PAPDFGC), financé par l’Alliance mondiale contre les changements climatiques (AMCC). Le vol inaugural a été lancé le vendredi 6 février dernier.
En se focalisant sur les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, cette alliance offre un dialogue structuré ainsi qu’une coopération concrète sur des actions financées par la politique de développement de l’UE.
Les pays en développement sont les plus affectés par les changements climatiques, notamment les pays les moins avancés (PMA) et les petits États insulaires en développement (PEID), qui n'ont pas de ressources suffisantes pour se préparer et s'adapter aux changements en cours.
Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l'Afrique est particulièrement vulnérable face à ce défi.
Cela l'expose notamment à des difficultés d'approvisionnement en eau, à des phénomènes climatiques très violents et à l'insécurité alimentaire liée à la sécheresse et à la désertification.
L'Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) vise à soutenir les pays les plus pauvres et les plus vulnérables dans leur capacité d'adaptation aux effets des mutations du climat. Elle fournit une plateforme de dialogue et d'échange réguliers entre l'UE et ces pays visant à intégrer le changement climatique dans les stratégies de développement national et dans la coopération au développement d'une part.
Les domaines prioritaires
Ce dialogue est également conduit au niveau régional, par exemple avec le groupe des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), l'Union africaine (UA), les PEID ainsi qu'au sein du sommet Asie-Europe (ASEM). L'AMCC fournit un soutien technique et financier à des mesures d'adaptation et à l'intégration du changement climatique dans les stratégies de développement d'autre part.
Cet échange d'opinions et d'expériences en dehors du contexte des négociations permet d'appuyer le processus en cours au sein de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), de contribuer à la convergence des points de vue entre l'Europe et les pays en développement et d'alimenter l'élaboration d'un accord sur le changement climatique pour la période postérieure à 2012.
La Commission propose cinq domaines prioritaires d'action, dans le cadre du dialogue au sein de l'AMCC, à savoir:
- la mise en œuvre de mesures d'adaptation au changement climatique, en soutenant l'élaboration de plans nationaux d'adaptation pour les pays vulnérables autres que les PMA ainsi que la mise en œuvre de ces plans dans les PMA et les PEID qui les ont finalisés.
D'autres mesures proposées incluent le financement de projets d'adaptation pilotes ainsi que le soutien à la recherche sur l'impact du changement climatique dans les pays en développement. L'élaboration de solutions d'adaptation novatrices, notamment dans le cadre du 7e programme-cadre pour la recherche de l'UE et du programme thématique pour la sécurité alimentaire, est également proposée ;
- la réduction des émissions dues à la déforestation dans les pays en développement, moyennant le renforcement des capacités nationales dans le domaine du contrôle de la déforestation et de l'élaboration de stratégies nationales de lutte contre ce phénomène.
De plus, l'UE propose d'introduire des mesures d'incitation économique ainsi que d'étendre l'initiative «Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux» (FLEGT);
- l'appui à la participation au mécanisme de développement propre (MDP), grâce au renforcement des capacités et au soutien technique pour l'élaboration de projets rémunérateurs, ainsi qu'à la valorisation des projets mieux adaptés aux conditions spécifiques des PMA et des PEID;
- la promotion de la réduction du risque de catastrophe (RRC), à travers l'amélioration des systèmes de prévision et d'information sur le climat, et l'utilisation des données recueillies pour mettre en œuvre des mesures de préparation efficaces. De plus, la Commission propose de soutenir le renforcement des capacités régionales pour faire face au risque de catastrophe lié au climat ainsi que l'élaboration de mesures visant à aider les pays en développement à mettre en œuvre le cadre d'action de Hyogo.
· L'intégration du changement climatique dans les stratégies et programmes de réduction de la pauvreté. Cela implique l'incitation, à l'inclusion des plans d'adaptation dans les stratégies de développement d'une part et, d'autre part, au renforcement de la capacité institutionnelle des PMA et des PEID pour qu'ils prennent en considération le changement climatique dans leurs politiques. En outre, la Commission propose une analyse des impacts sur l'environnement des projets et programmes de développement financés par l'UE.
L'apport de tous
En particulier, la Commission entend traiter systématiquement la question du changement climatique lors de la révision à mi-parcours des documents de stratégie nationaux et régionaux.
L'AMCC est financée principalement au moyen du programme thématique «Environnement et gestion durable des ressources naturelles, y compris l'énergie», pour lequel 50 millions d'euros supplémentaires ont été alloués pour la période 2008-2010. À cela s'ajoutent les ressources mobilisées au titre du 10e Fonds européen de développement (FED), à savoir les enveloppes nationales et régionales qui peuvent contribuer à l'AMCC ainsi qu'un montant d'environ 200 millions d'euros au titre du programme intra-ACP dans les domaines du changement climatique, de l'environnement et de la prévention des risques de catastrophe.
En outre, la Commission appelle les États membres à contribuer au financement de l'AMCC, notamment en y consacrant une partie de l'augmentation de l'aide publique au développement qu'ils se sont engagés à atteindre avant 2010. Un mécanisme de financement conjoint de l'AMCC géré par la Commission est envisagé.
Soutien aux mesures d'adaptation
Le rapport étroit entre changement climatique et pauvreté a déjà été souligné par l'UE en 2003. L'idée d'instaurer une Alliance mondiale pour faire face aux changements climatiques a été proposée en juin 2007 par le Livre vert sur l'adaptation au changement climatique en Europe qui contient un pilier visant à intégrer cette adaptation dans les actions extérieures de l'UE. En effet, faisant suite aux conclusions du Conseil européen de mars 2007, le Livre vert avait appelé à un dialogue et à une coopération renforcés entre l'UE et les pays en développement dans ce domaine.
Le PAPDFGC tel que conçu entre bien dans la logique de développement. Dans la mesure où il permettra de rendre disponibles les cartes de base pour la réalisation de cartes thématiques et la délimitation des limites et des unités topographiques.
De même, les photographies aériennes alimenteront une base de données géographiques actualisées, des cartes topographiques et un géo portail informatif sur Internet. Des éléments nécessaires pour l’établissement de cartes topographiques détaillées de grande précision, la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les inondations, les effets néfastes des changements climatiques, la gestion des catastrophes naturelles, l’agriculture, la planification urbaine, l’aménagement du territoire et bien d’autres utilités.
Environnement 12 févr. 2015

Mardi 10 février dernier, le ministre en charge de la Micro finance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des jeunes et des femmes, Marie Laurence Sranon était dans la commune d’Allada. Elle y a rencontré les jeunes et les a entretenus sur les opportunités qu’offre le gouvernement en matière d’emploi et d’entreprenariat.
La maison de jeunes de la commune d’Allada avait refusé du monde dans l’après- midi du mardi 10 février dernier. Preuve que la question de l’emploi des jeunes préoccupe la jeunesse de cette localité. Pendant plus de 90 minutes, Marie Laurence Sranon Sossou, ministre en charge de l’Emploi et de l’entreprenariat des jeunes, s’est évertuée à expliquer à l’assistance le nouveau plan de promotion de l’emploi 2014-2016. Elle a beaucoup insisté sur les nouvelles mesures prises par le gouvernement dans ce sens.
Adopté en Conseil des ministres en mai 2014, ledit plan vise, selon le ministre, deux objectifs : le soutien à l’entreprenariat des jeunes pour 66,6 milliards francs Cfa qui va générer 152.556 emplois directs et indirects, la stimulation de l’emploi salarié pour 80 milliards qui vont générer 51 978 emplois indirects et directs.
Pour ce qui est des nouvelles mesures, le ministre a expliqué qu’il y en a trente-trois qui permettront d’atteindre des objectifs dont, entre autres, le développement de la culture entrepreneuriale chez les jeunes, accompagner le secteur informel pour le passage vers le secteur formel, l’accès des jeunes ruraux au marché du travail et diversifier les activités économiques en milieu rural ; faciliter le développement de centres de formations dans le secteur de l’agro-industrie, faciliter l’installation des jeunes artisans formés…
Par ailleurs, le ministre a rappelé que « Pour résorber le chômage et promouvoir l’auto-emploi, le gouvernement a décidé d’accompagner la jeunesse. Ainsi tous les jeunes volontaires ayant fini leur stage dans l’administration publique et qui se retrouvent à la maison, doivent rependre le chemin de leur lieu de travail dès le lundi 16 février prochain», a laissé entendre le ministre sous l’ovation nourrie de l’assistance.
Elle a exhorté les jeunes à se rendre massivement dans les différents centres ouverts à cet effet par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE). «Tous les jeunes qui ont des problèmes d’emplois en occurrence ceux qui veulent créer leurs propres emplois n’ont qu’à se rapprocher des points focaux installés pour aller recueillir des conseils», a dit le ministre
A la suite du ministre, de nombreux directeurs techniques de son ministère ont défilé au podium pour apporter d’amples explications aux jeunes sur le sujet.
C’est alors que certains jeunes ont salué l’initiative du ministre. «Nous n’avions pas l’information. Nous vous remercions pour la démarche et les diligences futures que vous allez prendre pour que tout ce que nous avons entendu soit une réalité» ont-ils indiqué.
Pour l’autonomisation des femmes
Au cours de la même cérémonie, le ministre Marie Laurence Sranon, a rencontré des femmes des localités d’Allada, Zè et Toffo. Les échanges ont porté sur l’autonomisation de la femme béninoise. Les diverses mesures prises par le gouvernement pour soulager les peines de la femme dans nos villes et campagnes ont été également évoquées. Le ministre a rappelé que c’est pour sortir la femme du joug de la pauvreté que le chef de l’Etat a augmenté le montant des microcrédits à elles alloués. Mais nombreuses ont été les femmes qui ont rappelé à l’autorité qu’elles n’ont jamais rien reçu. Marie Laurence Sranon les a rassurées et a promis de corriger les imperfections qui découlent de l'effectivité de cette activité.
Elle a ensuite fait don de matériels à trois groupements de femmes. Il s’agit des groupements Mivodjo de Tori, Zégaga de Toffo et Nonvignon d’Allada qui ont reçu, chacun, une presseuse d’ananas, des râteaux, des pèles, des bottes, des coupe-coupe, et des houes. Des matériels devant les accompagner dans leur autonomisation. Un geste salué par leur porte-parole, Rosaline Hounhoui qui promet, au nom des bénéficiaires, d'en faire bon usage
Un peu plus tôt, en fin de matinée, à Hêkanmè, dans la commune de Zê, c’est un jeune fermier, Jérôme Sotodonou qui a reçu du ministère en charge de l’Emploi et de l’Entreprenariat des jeunes une presseuse de noix de palme. Un accompagnement pour l’aider à accroitre sa productivité. Un geste qui va droit au cœur de l’heureux bénéficiaire qui a dit toute sa gratitude au gouvernement.

Lien juridique entre une personne et l’Etat dont il est ressortissant, par naissance, par acquisition, par naturalisation ou autre procédé, la nationalité est essentielle à la jouissance de tous autres droits. C’est donc le droit d’avoir des droits. Ainsi, l’absence de nationalité, appelée apatridie, est préjudiciable à qui en est victime.
D’après les statistiques, 10 millions de personnes sont concernées par le phénomène dans le monde, dont 1 million en Afrique de l’Ouest, au nombre desquelles on retrouve 600.000 enfants. La question préoccupe les Nations Unies. C’est dans ce cadre que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), dont le mandat s’étend aussi à la lutte contre l’apatridie, a organisé courant décembre 2014, un atelier média sur l’apatridie. Objectif : sensibiliser les acteurs des médias pour qu’ils s’engagent dans le plaidoyer autour de la thématique.
Situation d’une personne qui ne peut être considérée par aucun Etat comme son ressortissant, en application de sa législation, l’apatridie est une notion mal cernée par le public et par les décideurs. Elle découle généralement de questions liées à la nationalité. Les causes principales relevées sont relatives aux insuffisances contenues dans les lois sur la nationalité, à la privation arbitraire de la nationalité, au phénomène juridique de succession d’Etats ; de même qu’à des pratiques administratives restrictives, notamment en matière de délivrance de documents prouvant la nationalité d’une personne...
Il s’ensuit que la jouissance de l’essentiel des droits leur est inaccessible. Par exemple, renseigne le HCR, il leur est souvent impossible d’obtenir des documents d’identité, ils sont susceptibles d’être détenus pour des raisons liées à leur statut d’apatrides, ils se voient refuser l’accès à l’éducation, aux services de santé de base ou à l’emploi…
C’est pourquoi ont été adoptées la Convention de 1954 relative au statut des apatrides, et la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.
Aux termes de la première, certaines mesures spéciales sont édictées en faveur des apatrides. Ainsi, elle leur garantit le droit à une aide alimentaire (article 25), le droit à des pièces d’identité et à des titres de voyage (articles 27 et 28) ; et les autorise à bénéficier de la dispense de réciprocité (article 7). Des dispositions spéciales qui visent à répondre aux problèmes particuliers que rencontrent les apatrides en raison de leur absence de nationalité. C’est le cas du titre de voyage qui leur est fourni et qui est mutuellement reconnu comme faisant office de passeport. Toutefois, la jouissance des droits garantis par la Convention de 1954 n’équivaut pas à la possession de la nationalité. Aussi cette Convention demande-t-elle aux Etats de faciliter la naturalisation des apatrides.
Quant à la Convention de 1961, elle prévoit des garanties concrètes et détaillées devant être mises en œuvre par les Etats pour prévenir et réduire l’apatridie dans plusieurs domaines principaux. Il s’agit d’abord, pour les Etats, d’accorder leur nationalité aux enfants qui, autrement, seraient apatrides et qui ont des liens avec eux soit parce qu’ils sont nés sur le territoire ou d’un parent ayant la nationalité de l’Etat concerné (articles 1 à 4). Il s’agit ensuite d’empêcher l’apparition de l’apatridie à un stade ultérieur de la vie en exigeant qu’une personne acquière au préalable ou ait l’assurance d’acquérir une autre nationalité avant de perdre sa nationalité ou d’y renoncer (article 5 à 7). Il s’agit par ailleurs d’éviter l’apatridie liée à la privation de la nationalité.
A ce propos, il est interdit aux Etats de priver un individu de sa nationalité pour des raisons d’ordre racial, ethnique, religieux ou politique. De même, la privation de la nationalité aboutissant à l’apatridie est interdite, sauf si l’individu a obtenu la nationalité au moyen d’une fausse déclaration ou de tout autre acte frauduleux. Par suite, les Etats peuvent conserver le droit de priver un individu de sa nationalité même si cette privation aboutit à l’apatridie, si la personne concernée a commis des actes incompatibles avec le devoir de loyauté à l’égard de l’Etat, a prêté serment ou a fait une déclaration formelle d’allégeance à un autre Etat.
Cependant, l’Etat est invité à considérer la proportionnalité de cette mesure, en tenant compte de l’ensemble des circonstances se rapportant au cas en question. Il s’agit enfin de prendre des mesures visant à éviter l’apatridie dans le contexte de la succession d’Etats.
En effet, la succession d’Etats, comme la cession d’un territoire par un Etat à un autre Etat ou la création de nouveaux Etats, peut aboutir à l’apatridie si des garanties appropriées ne sont pas en place. Il est ainsi demandé aux Etats, dans le cadre de la succession d’Etats, de prévoir des dispositions assurant la prévention de l’apatridie dans tout traité relatif à la cession d’un territoire. Et lorsqu’aucun traité n’est conclu, le ou les Etats concernés doivent accorder leur nationalité aux individus qui, sans cela, deviendraient apatrides du fait de la cession.
Qui peut être apatride ?
Diverses causes sont à la base de l’apatridie. Par exemple, certains apatrides sont des migrants échoués ou d’anciens réfugiés dont la nationalité n’a pas été confirmée par leur pays d’origine. D’autres sont des personnes ayant été déchues de leur nationalité pour des raisons liées à la discrimination. On retrouve aussi, dans le lot, des personnes ayant renoncé à leur nationalité originelle pour acquérir celle d’un autre pays ne tolérant pas la double nationalité, mais qui se retrouvent à perdre la nationalité acquise pour une raison ou une autre (divorce par exemple). Il existe aussi des personnes à risques d’apatridie.
Ce sont les personnes sans certificat de naissance, les démarches pour l’obtenir pouvant se révéler infructueuses ; les enfants abandonnés et les migrants échoués sans papiers ; ou encore les personnes vivant dans les zones frontalières lorsque la délimitation des frontières n’est pas chose effective…
L’Afrique de l’Ouest n’est pas épargnée par le phénomène. Son histoire ayant été marquée par des mouvements de populations, les situations de migration prolongée, notamment dans le cadre de l’asile, exposent les personnes concernées à la perte des preuves de rattachement légal à leur pays d’origine ; et les conflits de lois contribuent à des situations d’apatridie. WLH

Ce sont deux victimes, un homme et une femme qui ont été tuées dans la soirée du lundi 9 février dernier à Djègbé dans la commune de Ouèssè. Il s’agit d’un accident provoqué par un gendarme en service à la Brigade territoriale de la localité située dans le département des Collines.
Le gendarme en poste à la Brigade de Ouèssè, avait pris en chasse un groupe de motards en provenance du Togo et qui ralliaient le Nigeria via Ouèssè. Ils n'avaient pas voulu s’arrêter au poste de contrôle. Alors, l’agent qui y était faction, n’a pas eu d’autres choix que de donner un coup de pied à l'une des motos qui roulaient à vive allure. Du coup, l'engin s’est renversé avec ses quatre passagers.
Deux personnes, un homme et une femme ont perdu la vie. L'homme qui conduisait la moto serait mort sur le champ, alors que la femme aurait eu le front fracassé et, a succombé des suites de ses blessures au Centre hospitalier départemental de Parakou où elle avait été évacuée.
Les autres blessés graves dans cet accident sont admis aux soins d'urgences à l'hôpital de Ouèssè.
Un peu comme pour venger leurs amis décédés, les autres passagers en transit sur ce tronçon, se sont mis aux trousses du gendarme en cause. L'homme en uniforme a disparu des lieux certainement pour échapper à la vindicte populaire. Il a dû traverser des kilomètres de pour sauver sa vie, à en croire certains témoins du drame.
Sa moto a été brûlée par ceux qui lui donnaient la chasse. Pendant quelques heures, la situation a tourné à la confusion et la circulation était impossible. L’ambiance était à la révolte dans la localité.
Au Centre de santé de Ouèssè, le médecin chef Brice Mègninou rassure en confiant aux proches des accidentés que l'état de santé des blessés admis est stable, et que leur vie serait hors de danger.
Par contre, à la Brigade territoriale de gendarmerie de Ouèssè, toutes les tentatives pour avoir la version des faits auprès du commandant de Brigade, Etienne Vigan, ont été vaines.