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Nouvelles

Polémique autour de la démission ou non du ministre Christian Sossouhounto:Des jeunes RB d’Abomey dénoncent un non respect de la décision du parti

La polémique autour de la démission ou non du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement, Christian Sossouhounto se poursuit. En dépit de l’adresse faite par sa famille politique de le voir se soustraire du gouvernement, il a gardé jusque-là le mutisme. Vendredi dernier, c’est le député Yacoubou Malèhossou qui a publiquement soutenu le ministre contre la décision du parti et le dimanche 1er février dernier à Abomey, les jeunes du parti se sont réunis à la Maison du peuple de la ville pour dénoncer une trahison.

Il y a quelques jours, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement, Christian Sossouhounto a été invité à la démission par une décision de son parti politique, la Renaissance du Bénin (RB). Une démission qui n’est pas partagée par tous les membres de cette formation politique dont certains membres, comme le député Yacoubou Malèhossou, continuent de lui témoigner leur soutien. Vendredi dernier, c’est un soutien public que le député a apporté à son «frère». Toute chose qui, semble-t-il, n’a pas été du goût des jeunes du même parti. Dimanche dernier à la Maison du peuple d’Abomey, et eu égard au soutien public dont a bénéficié le ministre Christian Sossouhounto de la part du député Yacoubou Malèhossou, les jeunes de la RB, réunis autour de Hugues Hountondji ont déploré le non respect d’une décision du parti par ceux-là même qui ont bénéficié de la discipline de groupe au niveau de ce même parti.

Pour ces jeunes, le bureau politique de la Renaissance du Bénin s’est réuni le 19 janvier dernier en présence de tous ses membres dont le député Yacoubou Malèhossou. Séance au cours de laquelle, après analyse de la situation politique et du bilan de son partenariat avec la mouvance, le parti à décidé en toute responsabilité, entre autres, de rompre ce partenariat et surtout de rappeler du gouvernement son ministre en la personne de Christian Sossouhounto.
A cette décision, les jeunes du plateau d’Abomey, membres de la RB disent adhérer entièrement. Toutefois, ils n’apprécient pas le mutisme derrière lequel le ministre Christian Sossouhounto s’est réfugié depuis lors, face à cette décision. Ils fustigent, par ailleurs, la déclaration du député Yacoubou Malèhossou qui le soutient dans cette voie de désobéissance au parti.
Dans leur déclaration lue par Hugues Hountondji, ils ont expliqué que le député a bel et bien pris part à la prise de la décision du parti et aurait même donné son accord. Mais curieusement, s’étonnent-ils, c’est le contraire qu’il vient soutenir publiquement en invitant même le ministre à se rebeller contre la décision prise par le parti.
Profitant de cette occasion, ces jeunes ont invité le ministre Christian Sossouhounto à agir en prince d’Abomey en respectant les décisions de son parti. Ils ont également eu un mot à l’endroit des sages d’Abomey qu’ils ont invité à se mettre en marge de toute entreprise préjudiciable à la cité des Houégbadjavi.

Actualités 03 févr. 2015


Mutualisation des amphithéâtres à l’Université d’Abomey-Calavi:Un moyen pour maîtriser le flux des étudiants et le calendrier académique

Alors que les infrastructures pédagogiques ne couvrent pas les besoins réels, le flux des apprenants ne fait qu’augmenter à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Face à cette situation, l’équipe rectorale qui a bénéficié à nouveau de la confiance de la communauté universitaire, a depuis 2012, pris un certain nombre de mesures dont la mutualisation des salles de cours et des amphithéâtres et l’élaboration centralisée des emplois du temps pour permettre un bon déroulement des activités pédagogiques.

Le casse-tête classique que constitue la gestion des flux d’étudiants à l’Université d’Abomey-Calavi est maîtrisé. C’est à ce résultat qu’ont abouti la gestion mutualisée des amphithéâtres et l’élaboration centralisée des emplois du temps en vigueur à l’UAC depuis 2012 sous le mandat du recteur Brice Sinsin.

Au titre de l’année académique 2013-2014, le nombre d’inscriptions validées à l’Université d’Abomey-Calavi s’élève à 102.693 contre 112.000 inscriptions attendues pour le compte de 2014-2015. C’est ce que confie Abdoul Adamou, chef du service de la Scolarité de l’UAC pour faire toucher du doigt l’ampleur des effectifs à gérer sur ce campus et par la même occasion celle des besoins en infrastructures pour abriter les cours.

Le rectorat en est conscient

Conscientes de l’insuffisance des infrastructures pédagogiques destinées à accueillir ce flux d’étudiants notamment ceux des facultés classiques, les autorités rectorales ont pris les mesures qui s’imposent. C’est dans ce cadre qu’il convient d’inscrire la création du Service de gestion des emplois du temps et infrastructures pédagogiques (SGETPOIP) perçue aujourd’hui comme une initiative salutaire pour l’Université d’Abomey-Calavi. Chargé d’élaborer les emplois du temps des facultés classiques caractérisées par les grands effectifs, ce service aura contribué, depuis sa création en 2012, à rationaliser l’utilisation des amphithéâtres, permettant ainsi à tous les étudiants de pouvoir suivre les cours du début jusqu'à la fin de l’année académique.
Avant l’année 2012, le manque de salles de cours faisait déborder les programmes et l’année universitaire débordait. Ainsi, au lieu de prendre fin en juillet, l’année académique précédente empiète sur la suivante en se terminant en mars, soit huit mois plus tard. Ce qui induit un retard de près de 6 mois pour la rentrée suivante tout en sacrifiant les vacances. «C’était ainsi pendant plus de 10 ans, l’année ne se termine pas au moment où il le faut», se désole le chef du Service de la scolarité de l’UAC. Dans l’ancien système, les vice-doyens des quatre facultés classiques que sont la Faculté de Droit et des Sciences politiques (FADESP), la Faculté des Sciences économiques et de gestion (FASEG), la Faculté des Sciences et techniques (FAST) et la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) élaboraient les emplois du temps et géraient leurs infrastructures pédagogiques de façon autonome. Or, même s’il faut reconnaître la pléthore de leurs effectifs, ces facultés ont diverses fortunes quant au nombre d’infrastructures pédagogiques dont chacune dispose. Il y a donc une espèce de déséquilibre. A titre d’exemple, le professeur Youssouf Abou montrera que la FASEG disposant de plus d’infrastructures compte moins d’effectif que la FLASH qui compte près de la moitié de l’effectif de toute l’université.

L’année universitaire désormais normalisée

Le chef du SGETPOIP, le professeur Youssouf Abou, précise que la mission de son service est de gérer au mieux les cours à travers leur programmation et de faire une meilleure utilisation des infrastructures pour relever le défi du respect du calendrier universitaire.
Au sujet de la nouvelle mesure, le chef du SGETOIP explique qu’elle consiste en la mutualisation des salles et amphithéâtres pour appuyer l’exécution des emplois du temps qui désormais sont élaborés par ce service. Pour une gestion centralisée des emplois du temps, poursuit Youssouf Abou, on ne peut pas faire comme les vice-doyens. Ainsi, en concevant l’emploi du temps, le service indique à chaque professeur l’amphithéâtre dans lequel il fera son cours. Selon le professeur Youssouf Abou, trois plages horaires sont définies pour le déroulement des cours. La première tranche va de 7h à 11h, la deuxième de 11h à 15h et la troisième de 15h à 19h, soit trois tranches de 4h en une journée. Et dès qu’un groupe pédagogique finit son cours, un autre doit automatiquement rentrer en salle de façon à éviter qu’il y ait de temps mort. Les programmations des cours se font par «binôme de facultés» à savoir FAST-FADESP et FLASH-FASEG. Chaque binôme suit les cours une semaine d’affilée pendant que l’autre binôme reste à la maison. Mais cette combinaison ayant révélé ses limites toujours à cause du nombre d’étudiants, le chef du SGETOIP a dû procéder à sa révision. La correction a permis de compléter une partie de la FLASH au binôme FAST-FADESP afin d’optimiser l’utilisation des infrastructures et équilibrer plus ou moins le flux quotidien des étudiants sur le campus et dans les amphithéâtres, témoigne le professeur Youssouf Abou. En dehors des cours, les examens aussi ont bénéficié du même système. Comme retombées, il se réjouit que ces nouvelles mesures aient contribué au redressement de l’année universitaire qui commence le 1er octobre pour prendre fin le 31 juillet. Le dispositif, souligne-t-il, a pu résister à la grève de 2014 qui n’a pu perturber le calendrier des activités pédagogiques.

Un étudiant s'en souvient

Cette avancée est reconnue et saluée par Hector Affokplatadé, étudiant en 4e des Sciences naturelles à la FAST. Inscrit à l’UAC depuis l’année académique 2011-2012 donc un an avant la mise en œuvre des réformes, il a encore en mémoire les difficultés engendrées par l’insuffisance des salles et le flux sans cesse croissant des effectifs. Avant, se rappelle-t-il, deux entités se retrouvent dans la même salle. De même, des étudiants n’arrivaient pas à avoir de place dans les amphithéâtres pour suivre les cours. De quelle qualité sera la formation reçue dans ces conditions ?, se demande-t-il. Selon lui, l’équipe rectorale a bien su trouver les moyens stratégiques pour que tous les étudiants puissent suivre les cours jusqu’à la fin de l’année. Même appréciation de la part du professeur Guy Sylvain Atohoun qui marque néanmoins une nuance. Reconnaissant que les mesures de mutualisation des infrastructures et de la centralisation des emplois du temps constituent un pas. Car les problèmes d’infrastructures ont été réglés un tant soit peu. Selon lui, les problèmes persistent. Il estime qu’à la FAST, les cours par quinzaine n’arrangent pas car une unité d’enseignement correspond à un quota horaire donné pour l’année. «S’il y a de petites perturbations qui se mêlent à ça, on se retrouve à la fin de l’année sans avoir fait grand-chose», relève le professeur Guy Sylvain Atohoun en ajoutant que cela donne un coup à la formation. La vraie solution, propose-t-il, «c’est plutôt la construction d’universités». Pour lui, il n’y a plus de place à l’UAC pour d’autres amphithéâtres ou salles de cours.
Déjà, la centralisation des emplois du temps et la mutualisation des infrastructures pédagogiques font des émules au niveau des écoles de formation qui ont commencé à être confrontées au problème de pénurie de salles, se réjouit le professeur Youssouf Abou. C’est le cas, indique-t-il avec une pointe de fierté, de la Faculté des Sciences agronomiques (FSA) et de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) qui sollicitent déjà l’expertise du SGETOIP.

Par Alain ALLABI

Education 03 févr. 2015


Affaire de destruction de propriété immobilière :Le maire de Sémè-Podji et le CA d’Ekpè condamnés

Dix mois d’emprisonnement avec sursis et deux millions FCFA de dommages-intérêts. C’est la peine retenue hier lundi 2 février par le juge correctionnel du Tribunal de première instance de Porto-Novo contre le maire de Sèmè-Podji, Mathias Gbèdan poursuivi dans l’affaire de destruction de clôture d’autrui. Le chef d’arrondissement d’Ekpè, Aristide Hounkpatin, son acolyte, quant à lui, a écopé de cinq mois d’emprisonnement avec sursis et du payement de la somme de deux cents mille FCFA à titre de dommages-intérêts à la victime.

Le maire de Sèmè-Podji, Mathias Gbédan est désormais fixé sur son sort dans le dossier relatif à la destruction d’une clôture du sieur Moussa Toukourou. Depuis hier lundi 2 février, le juge correctionnel du Tribunal de première instance de Porto-Novo a rendu sa sentence. Il retient le maire Mathias Gbédan dans les liens de l’accusation. Sauf que le juge a requalifié les faits, de violences et voie de fait, dommages à propriété immobilière d’autrui et bris de clôture en complicité des mêmes infractions. En conséquence, le tribunal condamne au volet pénal, Mathias Gbèdan à 10 mois d’emprisonnement avec sursis. Et au volet civil, au payement de la somme de deux millions à titre de dommages-intérêts à la victime Moussa Toukourou dont la clôture a été détruite sur instruction de l’autorité communale.
Revenant au chef d’arrondissement d’Ekpè, co-prévenu dans cette affaire, le juge retient contre lui, la moitié de la peine infligée au maire considéré comme auteur des faits querellés. Aristide Hounkpatin écopera, en effet, de cinq mois d’emprisonnement avec sursis. Au civil, il a été condamné au payement de la somme de deux cents mille francs CFA pour toutes causes et tous préjudices subis par la victime. Le juge leur a donné un délai de 15 jours pour relever appel devant la Cour d’appel de Cotonou si les deux prévenus ne sont pas d’accord avec la décision rendue. Ce que menace de faire la défense. Celle-ci convaincue de la pertinence de ses arguments de droit, tient à les faire valoir devant le juge du second degré. Cet appel de la défense est dans le cas d’espèce suspensif de l’exécution de la peine du juge correctionnel du Tribunal de première instance de Porto-Novo.
Pour le moment, le maire Mathias Gbèdan et le CA Aristide Hounkpatin qui étaient tous deux absents hier à la barre, savent désormais à quoi s’en tenir dans ce dossier. «Ils peuvent être toujours dans la joie». Car, la décision de sursis du juge leur épargne la prison. Ils peuvent donc jouir de leur liberté d’aller et de venir et se jeter dans la course pour les prochaines échéances électorales, s’ils nourrissent d’ambition dans ce sens.

Actualités 03 févr. 2015


UBA-Vie s’appelle désormais SUNU Assurances:Pour relever les défis du développement et de la croissance

Le directeur général de l’ancienne société d’assurances vie UBA-Vie, actuellement SUNU Assurances, Lassina Coulibaly, le directeur général délégué Joël Amoussou et leurs collaborateurs ont convié, jeudi 29 janvier dernier, le public, constitué de partenaires et clients à une soirée. C’était pour les informer du changement de dénomination de la société.

C’est pour relever les défis à venir et dans sa stratégie pour gagner le pari de la croissance, que ce changement de dénomination est intervenu, a confié le directeur général de SUNU Assurances, Lassina Coulibaly. Pour lui, cette cérémonie marque une étape importante dans la vie de la société. Elle vise à porter officiellement, précise-t-il, à la connaissance des autorités politiques, administratives, de tutelle, mais aussi des partenaires et confrères, la primeur d’une information de cette envergure. Ce qui marque une étape décisive dans la vie de l’institution dans la mesure où, toutes les filiales ont désormais une identité unique à compter de ce 29 janvier 2015.

Des propos confirmés par Joël Amoussou, le directeur général délégué qui a qualifié la rencontre de familiale en ce qu’elle permettra au groupe SUNU de s’engager davantage aux côtés de ses invités afin de gagner le pari de la croissance, au nom de la famille qui s’est agrandie par des acquisitions régulières.
Par un exercice aisé, le directeur général délégué s’est employé à expliquer les couleurs et figures du logo du groupe SUNU qui symbolise entre autres par le rouge, le gris ainsi que le losange, la détermination et la force d’une équipe forte de 1043 collaborateurs prêts et engagés pour relever ensemble les nouveaux défis et hisser le groupe au firmament de la croissance. Ainsi, la détermination et la force, le rayonnement, la simplicité, l’efficacité et la sérénité appliqués aux valeurs telles que la qualité, la proximité et l’innovation permettront au staff de participer à chaque instant aux réalisations du groupe.
Mettre en avant une seule et unique marque à compter de 2015: SUNU et l’associer à son corps de métier. Tel est désormais le credo dans lequel s’inscrit SUNU Assurances. Ainsi, en 2015, les filiales du groupe SUNU que sont : au Bénin UBA-Vie, au Burkina Faso UA-Vie et Raynal, au Cameroun UA-Cam, en Centrafrique UAC-IARD, en Côte d’Ivoire UA-Vie, LMAI-Vie et LMAI-IARD, au Gabon UAG-Vie, au Mali UA-IARD, au Niger UGAN-Vie et UGAN-IARD, au Sénégal UASen-Vie et CGA, au Togo UAT-Vie et UAT-IARD, en Guinée UA-IARD prennent toutes, dès lors, la même dénomination, SUNU Assurances.
Mais il convient de retenir cependant que les secteurs IARD et Vie se différencient par les noms SUNU Assurances IARD et SUNU Assurances Vie.
Cette harmonisation d’identité dans tous les territoires du groupe SUNU permettra de développer, en termes de perspectives, une marque forte et reconnue, de délivrer la même présentation de service, de proposer à moyen terme les mêmes produits partout en Afrique pour le plus grand bénéfice des assurés. Elle vise également à réaliser des projets de plus grande envergure avec les banques et les sociétés de téléphonie mobile sur un plus vaste territoire et à confirmer ainsi le leadership sous régional du groupe.
Le groupe SUNU dans le même esprit, entend poursuivre sa croissance organique et consolider ses positions dans les marchés de la zone CIMA, investir dans les nouvelles technologies et l’innovation pour délivrer une qualité de service optimale aux clients et gagner en efficacité opérationnelle. Il entend également développer sa présence en Afrique notamment dans les pays anglophones.
Le groupe SUNU est un groupe africain d’assurances créé en 1999 par Pathé Dione, ancien directeur Afrique de l’Union des assurances de Paris et d’AXA, avec d’anciens collaborateurs. Son siège social est basé en France à Saint-Maur-Des-Fossés, mais l’activité intégrale est exercée en Afrique.
Au 31 décembre 2013, le groupe SUNU détenait 19 filiales et sociétés affiliées, 11 en assurance vie et 8 en non vie, dans 11 pays de la zone de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA).

Société 02 févr. 2015


Choc frontal entre deux véhicules à Dan:Benoît Dègla grièvement blessé, son garde du corps décédé

Un mort, trois blessés graves et d’importants dégâts matériels enregistrés, c’est le bilan du grave accident du véhicule 4X4 de l’ancien ministre de l’Intérieur, Benoît Assouan Dègla intervenu le samedi 31 janvier dernier à Dan sur l’axe routier Bohicon-Dassa.

Sur les lieux du drame, il ne reste que deux amas de ferrailles incrustés l’un dans l’autre qui offrent aux passants, choc et curiosité. C'est peu avant midi, samedi dernier sur la montée d’Agbohoutogon, un village situé dans l’arrondissement de Dan, à quelques kilomètres de Bohicon, que s’est produit l’accident. Benoît Assouan Dègla, ancien ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes de Boni Yayi et actuellement conseiller à la Sécurité à la présidence se rendait à Ouèssè, son village natal pour un meeting politique, lorsque le drame est arrivé.
Selon les témoignages recueillis sur place, le camion-citerne avec lequel le véhicule de l’ancien ministre a eu le choc frontal allait s’approvisionner en hydrocarbures à Cotonou. Au niveau du village Agbohoutogon à Dan, un petit bouchon s’est formé en raison du contrôle routier qui s’opérait sur place. Une file de véhicules était donc en stationnement de part et d’autre de la route. C'est à peine à cinquante mètres du poste, que le face-à-face avec le véhicule de l’ancien ministre de l’Intérieur dont le conducteur aurait forcé le passage à vive allure, s'est produit. Du coup, les deux véhicules sont entrés en collision. Le choc a été violent, selon les témoins du drame, au point où les deux véhicules ont été projetés dans le ravin à côté.
Suite à leur télescopage, les deux véhicules ont pris feu. Alertée par les cris de détresse des victimes, la population riveraine a pu évacuer le ministre, son chauffeur et la dame qui l’accompagnait sur l’hôpital de Zone de Dassa pour les premiers soins. Le garde du corps, coincé dans les décombres, n’a pu être sauvé. La violence du choc ne lui a donné aucune chance de survie malgré toutes les tentatives pour l’extraire de la ferraille. Face à l’impuissance des secours qui se débattaient dans tous les sens, les deux véhicules ont pris feu et le garde-corps a été réduit en cendres sous le regard impuissant des usagers de la route. On se croirait dans un film d’horreur.
L’ancien ministre Benoît Dègla serait grièvement blessé des suites de cet accident, tandis que son garde-corps y a péri.
Quant aux deux occupants du camion-citerne, ils sont sains et saufs. Les sapeurs-pompiers envoyés sur le terrain n’ont constaté que les dégâts.
De sources médicales, on apprend que le pronostic vital des blessés n’est pas engagé. L’ancien ministre Benoît Dègla souffrirait d'une brûlure à la jambe et d'une hémorragie vite contrôlée. Quant au conducteur, un policier, il serait par contre grièvement blessé. L’autre occupant du véhicule, une dame s’en est sortie indemne miraculeusement. Il faut noter qu’un hélicoptère est venu, quelques heures après le drame, récupérer les survivants, Benoît Dègla et son chauffeur, pour les évacuer au CNHU de Cotonou.

Société 02 févr. 2015


Sommet de l’Union Africaine:Contrer l’avancée de Boko Haram, une priorité pour des chefs d’Etat

Demain vendredi 30 janvier, s’ouvre à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine. L’un des principaux sujets à l’ordre du jour est la lutte contre le terrorisme international dont la secte islamiste Boko Haram est une ramification en Afrique.

Les récentes attaques de Boko Haram au nord du Cameroun sont la preuve que la menace terroriste plane sur l’ensemble des pays qui partagent une frontière avec le Nigeria. Cela devient donc une question de sécurité régionale et il urge que les chefs d’Etat réunis au sein de l’Union Africaine prennent la mesure de la situation. Agir ensemble et si possible, demander l’aide de la communauté internationale en vue de contrer l’avancée de Boko Haram. C’est dans ce sens que s’inscrit la visite de travail de Boni Yayi, dont le pays le Bénin, partage des kilomètres de frontière avec le géant de l’Ouest, mardi 27 janvier dernier au Gabon et au Congo Brazaville. Même si les revendications du groupe terroriste se limitent à ses démêlées avec le gouvernement nigérian, il est une évidence que plus aucun pays africain n’est à l’abri des attaques répétées de Boko Haram sur les populations civiles. Là où le Nigeria a échoué, l’Union Africaine, avec l’aide de la communauté internationale, peut arriver à enrayer ou tout au moins contraindre le groupe terroriste à limiter ses actions dans sa sphère géographique. Ne dit-on pas souvent que l’union fait la force ? Il suffit pour cela d’une volonté politique. Il est inconcevable qu’un groupe terroriste s’accapare d'une partie du territoire d’un pays et que l’armée nationale ne puisse l'en déloger, encore qu’il s’agit du grand Nigeria.

Nécessité de prendre une résolution

L’heure n’est plus aux condamnations, ni aux grands discours sur les massacres commis par Boko Haram. L’heure est à l’action et on ne peut imaginer les chefs d’Etat sortir de ce sommet, sans une résolution en la matière. Mais pour engager une action d’une telle envergure, il faut disposer de suffisamment de moyens. C’est en cela que l’aide de la communauté internationale est nécessaire. A priori, cela ne devrait pas être un handicap car c’est de la vie de milliers de populations qu’il s’agit. Si les Nations Unies arrivent à envoyer des troupes composées de soldats des armées des pays africains sur des champs de bataille un peu partout dans le monde, elles devraient pouvoir trouver les moyens nécessaires pour débarrasser le Nord du Nigeria de la secte de Boko Haram. On se souvient de l’engagement de la France au Mali. A ce jour, les troupes africaines sont encore sur place pour maintenir la paix. Cela a un coût certes, mais c’est une œuvre salvatrice que tous les pays épris de paix et de justice ont salué. Aujourd’hui, c’est le Nigeria qui est dans le besoin et il revient à l’Union Africaine de prendre le devant par une résolution en la matière lors de ce sommet.

International 29 janv. 2015


Système d’information du ministère de la Santé:Le processus d’élaboration du schéma directeur lancé

Le ministère de la Santé a entamé la dernière étape de la feuille de route des actions à mener pour disposer d’un schéma directeur des technologies de l'information et de la communication. Le processus d’élaboration dudit schéma a été lancé, hier mercredi 28 janvier dans la salle de conférence du ministère, par Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé.

Le processus d’élaboration du schéma directeur des technologies de l’information et de la communication du ministère de la Santé a été lancé. C’est à l’occasion d’une réunion de cadrage et de lancement présidée par Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé.

Dans son mot d’ouverture, elle souligne l’importance des technologies de l’information et de la communication(TIC) dans tous les secteurs. Elles constituent, selon elle, un levier de développement et des vecteurs de changement transformant la collaboration et la communication entre les individus, réduisant les distances et facilitant l’accès à l’information et aux services. En tant que levier de développement, les TIC permettront aux différentes structures de compter sur des services fiables, des supports réactifs, des infrastructures robustes et évolutives, des projets de systèmes d’information fiables et viables et sur une optimisation des investissements informatiques. Conscient de cet état de choses, le ministère de la Santé qui ne saurait échapper aux TIC, entend organiser leur utilisation au sein de ses différents services. Cette organisation de l’utilisation des TIC se fera sur la base d’un schéma directeur qui définit le cadre général et stratégique dudit système au sein du ministère. En d’autres termes, ce document représente le cadre de gouvernance informatique devant permettre d’avoir une organisation adaptée des systèmes d’information et de communication du secteur. Son élaboration se fait sur la base d'un travail collaboratif. C’est pourquoi, justifie Dorothée Kindé Gazard, les acteurs à divers niveaux du système sanitaire doivent contribuer à son élaboration.

Actualités 29 janv. 2015


Mouvements d’humeur contre l’affichage des listes électorales :Le paiement des agents effectif depuis hier, selon le COS-LEPI

Le président et le vice-président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) étaient face aux médias hier, mercredi 28 janvier au siège de l’institution pour une déclaration de presse. Cette occasion a été choisie par eux pour rassurer les agents des démembrements que les paiements de leurs dus ont commencé et pour mettre en garde ceux qui s’amusent à déchirer les listes électorales.

L’actualité du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) a été marquée ces jours-ci par deux faits majeurs. Le premier, c’est le mouvement de colère dirigé dans plusieurs localités du Bénin contre les responsables de la structure par les membres des démembrements qui exigeaient, entre autres, le paiement des émoluments qui leurs sont dus aux termes de précédentes prestations. Secundo, il y a le fait que certaines personnes s’amusent à déchirer les listes à peine affichées dans les centres de vote aux fins de consultation et de correction.

Face aux médias hier, le président du COS-LEPI, Sacca Lafia et son vice-président Augustin Ahouanvoebla ont mis en garde les auteurs de tels agissements à qui ils ont rappelé que «le code électoral a prévu des sanctions à leur encontre ». Mais cela ne constituera pas un frein à l’opération d’affichage et de consultation desdites listes, estiment-ils, invitant de ce fait les populations à se ruer sur le site internet mis en ligne à cet effet pour procéder à la vérification de leurs données pour ensuite se rendre dans les centres de vote pour tenir informés les agents présents des éventuelles réclamations.
Pour ce qui est du paiement, ils ont affirmé qu’il est effectif depuis hier déjà dans certaines localités du pays. Sauf que par mesure de prudence, ils ont préféré ne pas en dire plus. Ce qui est certain, ont-ils affirmé, cela se fera progressivement et s’étendra à toutes les localités et les personnes concernées recevront leur gain. Mais aucun calendrier ni chronogramme ne sera rendu officiel pour éviter des déconvenues fâcheuses, surtout qu’il s’agit de deniers publics à manipuler sur plusieurs jours. Ils en ont d’ailleurs profité pour lancer un appel à la classe politique afin qu’elle aide le COS-LEPI à réussir sa mission de correction du fichier électoral.

Actualités 29 janv. 2015


Affichage du fichier électoral national:Bohicon et Abomey peinent à voir la LEIP affichée

L’affichage du fichier électoral national prévu pour démarrer lundi 26 janvier dernier sur toute l’étendue du territoire national n’a été effectif qu’hier mercredi 28 janvier dans certains quartiers de Bohicon et d'Abomey. Le coordonnateur départemental du COS-LEPI, François Gbesso, assure pourtant que tout est remis aux élus locaux chargés de le faire.

Comme partout ailleurs, les élus locaux et autres chefs de village ou de quartiers de ville d’Abomey et de Bohicon ont reçu chacun leurs enveloppes sous plis fermés et contenant la liste des personnes en âge de voter des bureaux de vote installés sur leur territoire de compétence, a confié François Gbesso, coordonnateur départemental du COS-LEPI. «Depuis le dimanche 25 janvier dernier, les différents responsables et autres agents du COS-LEPI étaient sur le terrain pour mettre à la disposition des chefs de village ou de quartiers de ville, sous la houlette des maires et chefs d’arrondissement, les différentes listes à afficher», a-t-il expliqué.
Mais, comme dans les localités de la plupart des départements du pays, les listes n’étaient pas visibles dans les quartiers et villages de Bohicon et d’Abomey. Attendues depuis le lundi dernier, c’est seulement hier mercredi 28 janvier que, par endroits, ces listes ont fait leur apparition sur certains murs.
A cette étape de l’opération, ce ne sont pas les agents précédemment sollicités qui sont mis à contribution. Cette fois-ci, les listes ont été remises aux élus locaux pour être affichées et surveillées. Par ailleurs les réclamations des citoyens lors de cette phase d’affichage seront reçues par les agents d’affichage en présence des élus locaux du 5 au 14 février, de manière ininterrompue.
A Abomey, au quartier Zounzonmè et à Bohicon à Gnidjazoun parcourus hier mercredi, il était toujours difficile de retrouver les listes affichées. Sauf dans certains quartiers comme Vidolé à Abomey et Adamè-Ahito à Bohicon où les listes étaient visibles. Les élus locaux responsables de cette situation, estiment que les listes leur ont été remises sans les pots de colle pour les afficher. C’est donc à défaut de moyens nécessaires que les choses ont du mal à rentrer dans l’ordre et conformément à l’article 299 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. L’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) a donc commencé timidement quand certains se décident à bien le faire.
Toutefois, les cybercafés sont pris d’assaut par certains jeunes pour consulter sur Internet leurs noms. Ceux qui s’étaient inscrits sur les listes et qui ont la chance de savoir dans quel bureau de vote, ils sont répartis ne se plaignent plus. A défaut de pouvoir les consulter sur les lieux d’affichage, ils se contentent donc de vérifier sur le met, s’ils sont retenus sur la LEIP.

Actualités 29 janv. 2015


Mouvement des taxi-motos de Bohicon:Comment une affaire de casque a failli dégénérer

Dans l’après-midi d’hier mercredi 28 janvier, la ville de Bohicon a été le théâtre d’un mouvement d’humeur des conducteurs de taxi-motos communément appelés Zémidjans.

Tout est parti de l’arrestation de l’un d'eux qui circulait sans casque. Ce qui a entraîné de vives altercations entre les éléments de la police et ses collègues. Le conducteur de taxi-moto en question qui n'avait pas mis son casque, aurait été sérieusement bastonné par des policiers. Ils ont ensuite pourchassé les autres conducteurs qui venaient à son secours, en arrêtant dans la foulée, deux parmi eux. Cela a suffi pour qu’en bande organisée, d’autres conducteurs parcourent la ville, incitant tous ceux qu’ils rencontrent à ne pas porter leur casque. Ils exigeraient alors à tous les conducteurs de rouler sans casque, pour défier la police.
Le désordre a duré un bon moment, avant que les protestataires ne se rendent à l'hôtel de ville pour solliciter l’aide du maire Luc Atrokpo. Ce dernier après avoir fini de les écouter, a trouvé un arrangement afin de faire libérer les deux individus arrêtés.
Ce qui a désamorcé le mouvement et le calme est revenu dans la ville hier après-midi.

Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines

Actualités 29 janv. 2015


1576 - 1586