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Nouvelles

Yantannou Sarki, au sujet des pillages de ruches : « Il faut interdire la vente du miel dans les rues »
  Président de la Plateforme nationale des acteurs de la filière apicole au Bénin (Pnafa-Bénin), Yantannou Sarki dévoile des pistes pour faire face aux menaces et par ricochet protéger les consommateurs de miel au Bénin. La Nation : Quelles sont les menaces qui pèsent sur l’abeille au Bénin ? Yantannou Sarki : Je voudrais d’abord souligner que l’apiculture, c’est l’élevage des abeilles pour les services de pollinisation et les produits de la ruche. L’abeille, c’est beaucoup plus que le miel. Dans le monde, trois cultures sur quatre produisant des fruits et des semences destinés à l’alimentation humaine dépendent en partie des abeilles. Notre vie en dépend donc intimement. Mais il se fait que l’homme qui vit de l’abeille est encore son premier ennemi. Les hommes tuent sciemment les abeilles. Par exemple, les techniques de récolte de miel jusqu’à présent détruisent encore beaucoup d’abeilles. En plus, il y a la monoculture. Les abeilles ne trouvent de nourriture qu’une petite partie de l’année. Les cultures n’étant pas variées, il y a beaucoup de colonies qui meurent de faim. De par l’activité agricole, on utilise exagérément de l’insecticide. Or, ce ne sont pas tous les insectes qui sont nuisibles. Il y en a qui sont des amis des plantes comme l’abeille et les papillons. L’utilisation de l’insecticide fait donc des victimes non ciblées. Celui qui cultive le coton, la mangue, le cajou a besoin des abeilles. Mais il utilise des produits qui portent atteinte à ce transporteur gratuit de pollen. Au Bénin, on parle de plus en plus d’actes de pillage. La plateforme des apiculteurs en est-elle informée ? Nous avons constaté que depuis trois ans, il y a des individus qui nuitamment brûlent les abeilles, cassent les ruches et emportent le miel. Quand nous avons pris la résolution de monter la garde, ils ont changé de méthode. Ils viennent avec des produits phytosanitaires pour traiter les abeilles ; les tuent afin de récolter le miel pour le mettre sur le marché. Ainsi, la plupart des miels qui courent les rues sont contaminés. Les gens en seront malades et vont croire que c’est la sorcellerie. Alors qu’ils ont pris sur une longue période du miel infecté. Comment faire face aux menaces ? Il faut déjà que les apiculteurs soient eux-mêmes informés que l’abeille n’est pas utile que pour le miel mais aussi pour l’agriculture. Lorsque l’apiculteur fait savoir à l’arboriculteur qui a des plantations de mangue, de cajou, que l’abeille permet d’améliorer sa production, celui-là va comprendre qu’il sera la première victime du déclin des abeilles. Je crois qu’il ne faut pas attendre l’Etat pour sensibiliser autour de nous. L’abeille joue un rôle important pour notre sécurité alimentaire et améliore la productivité des cultures de rente. Si tous les producteurs agricoles sont informés, ils feront eux-mêmes la veille pour protéger les abeilles. Maintenant, à notre niveau, nous devons nous former et améliorer le dispositif des ruchers. Il faut des ruchers modernisés. Si nous sommes d’accord qu’il faut faire des poulaillers pour des poulets de chair, il faut le faire aussi pour les abeilles. L’apiculteur doit construire son rucher. Nous devons nous demander aussi si nous contribuons aux recettes de l’Etat. Raison pour laquelle, la plateforme travaille à ce que chaque apiculteur se formalise, déclare son exploitation et paye les taxes de développement local. Une fois la formalisation faite, il faut taper du poing sur la table et interdire la vente du miel dans les rues. Le miel en vente doit être dans des contenants portant l’autorisation de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa). Dans ce cas, il ne sera plus question que des gens qui n’ont pas de ruche vendent le miel. La sensibilisation doit aussi aller à l’endroit des consommateurs pour qu’ils comprennent les risques qu’ils courent. Aujourd’hui, nous avons tué toutes les abeilles sauvages. Nous n’avons pour la plupart que des abeilles domestiques, qui ont des propriétaires. Alors, si vous achetez du miel chez celui qui n’est pas un apiculteur, vous payez la mort. On ne doit plus vendre du miel sans une marque autorisée. Ainsi, on sait d’où ça vient et s’il y a un problème, c’est le miel de cet apiculteur et non le miel béninois. Environnement 17 mai 2022


Législatives 2023 : Les enjeux d’un mandat de transition
A mesure que les jours passent, c’est le branle-bas dans les états-majors des formations politiques. Les législatives de janvier 2023 marquent un tournant décisif pour l’ensemble de la classe politique. Un scrutin qui s’annonce plus ouvert que les précédents, et c’est l’insomnie au sein des partis politiques. Chacun des acteurs s’est enfin approprié les diverses lois fondant la réforme du système partisan à savoir le Code électoral, la Charte des partis, voire certaines dispositions de la loi 2019-40 portant révision de la Constitution du 11 décembre. Un retour conséquent, ou une affirmation de son hégémonie sur la scène politique, est un impératif aux prochaines législatives, dernier rendez-vous électoral, avant les élections générales en 2026. Pour les partis de l’opposition, absents à la 8e législature, le défi est tout aussi grand que pour les géants de la mouvance, appelés à confirmer leur hégémonie dans l’arène, avant la grande bataille de l’année électorale. Ce scrutin législatif marquera donc la fin d’un cycle. En effet, il s’est dessiné, ces dernières années, non sans controverses, un nouveau visage du paysage politique, sous la gouvernance de Patrice Talon. Le réformateur aura réussi à laisser une empreinte indélébile sur l’arène politique. Le nombre de députés au Parlement passera à 109 lors des prochaines législatives, de quoi attiser les appétits, et le mandat à 5 ans à compter de 2026. Plus de représentants au Parlement sous-entend une maitrise du terrain, un renforcement de son ancrage, et surtout une place à la table des négociations avant la fin de l’ère Patrice Talon. C’est dire qu’au-delà du crédit de parrainage qu’offriront ces législatives aux partis politiques qui en sortiront vainqueurs, une présence au Parlement est un enjeu de taille surtout qu’il s’agit d’un mandat de transition, où tout peut se jouer. Dans l’intérêt général Les acteurs ont d’ailleurs pris la mesure de l’enjeu, et en dépit des appréhensions des uns et des autres, chacun y met du sien pour une participation active. En témoignent les rencontres et la mobilisation autour de l’élaboration de la Liste électorale informatisée (Léi) qui servira de support au scrutin, de même que les échanges avec le médiateur de la République. A ces occasions, la classe politique, toutes tendances confondues, a répondu à l’appel. Un symbole qui contraste avec les contestations et autres violences enregistrées lors des élections, ces dernières années. « Les discussions entre le médiateur de la République et ses invités se sont déroulées dans une ambiance conviviale, empreinte de courtoisie et de respect mutuel. A l’issue des travaux, il tient à exprimer toute sa gratitude à tous les partis politiques pour leur disponibilité, leur sens d’écoute et de responsabilité, ainsi que leur engagement pour la paix et la concorde nationale», a-t-on lu dans le communiqué qui a sanctionné les échanges avec les 14 partis politiques ayant répondu à l’appel sur les 16 invités. Il est également noté que les préoccupations et recommandations exprimées par les partis politiques au cours de ces échanges seront transmises sous forme d’un plaidoyer aux institutions concernées. C’est une évidence que janvier 2023 marquera aussi la fin d’un cycle de violences électorales. Mieux que par le passé, où les contestations ont pris le pas sur le dialogue, du fait des réformes politiques, le paysage s’est apaisé et le sera sans doute davantage tant que les acteurs se parlent dans l’intérêt général. Les législatives de janvier 2023 portent beaucoup d’espoir. Actualités 16 mai 2022


Développement du secteur privé au Bénin : Les investissements seront intensifiés
Le gouvernement peut compter sur la Société financière internationale (Ifc) pour la mise en œuvre du Pag 2021-2026, notamment en matière de renforcement du secteur privé. A la faveur de l’atelier « Ifc Day» tenu, vendredi 13 mai dernier à Cotonou, le vice-président régional pour l’Afrique a annoncé que l’institution intensifiera ses investissements et ses services-conseils au Bénin. « La Société financière internationale (Ifc) est engagée à soutenir le Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026), en intensifiant ses investissements et ses services-conseils », a affirmé, vendredi dernier à Cotonou, Sérgio Pimenta, vice-président régional de l’Ifc pour l’Afrique. C’était à l’occasion de l’atelier sur le renforcement du secteur privé au Bénin «Ifc Day » qui a regroupé des représentants du gouvernement, des hommes d’affaires et des directeurs sectoriels d’Ifc en charge des infrastructures, de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire, des services et des industries financières en Afrique. Les échanges avec le gouvernement et les chefs d’entreprises devraient permettre d’aligner la stratégie de l’Ifc sur la vision de développement du pays et les besoins spécifiques du secteur privé. « Il est essentiel pour le Bénin de mettre en place les conditions favorisant le développement d’un secteur privé fort, dynamique et créateur d’emplois en vue de renforcer davantage la résilience du Bénin aux chocs extérieurs, dans le contexte actuel de la pandémie de Covid-19 et du conflit en Ukraine dont les répercussions exercent de nouvelles pressions sur l'économie mondiale », estime M. Pimenta. « Pour ce faire, affirme-t-il, l’Ifc entend accompagner un certain nombre de projets dans des secteurs clés pour l’économie béninoise, notamment l’agroalimentaire, le tourisme, les infrastructures et les marchés financiers, lesquels visent notamment à tirer parti des opportunités offertes par la révolution numérique dont l’importance a été mise en lumière par la pandémie et les partenariats public-privé. ». Un accent sera mis sur les groupes sous-représentés, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises (Mpme) détenues par des femmes et les jeunes. Les réformes et les ambitions du gouvernement à court et moyen termes ont été exposées à la délégation à travers la présentation du Pag II et de divers projets. Il en ressort que des mesures incitatives, des facilités d’implantation et de procédures administratives, des infrastructures et des services particuliers sont mis à la disposition des investisseurs, particulièrement dans les Zones économiques spéciales (Zes). Celle de Glo-Djigbé qui a suscité l’admiration de la délégation de l’Ifc, vise une transformation profonde du tissu industriel béninois, à travers l’installation d’un parc moderne de promotion des chaînes de valeur : coton, karité, soja, cajou, ananas, etc. Avancées et défis Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances, a réaffirmé la détermination du gouvernement à améliorer le climat des affaires au profit des entreprises du secteur privé et particulièrement en faveur des Mpme, elles qui occupent près de 95 % des actifs et produisent plus de 40 % de la richesse nationale. Sous l’égide de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), souligne-t-il, des avancées remarquables sont enregistrées en termes de création, de formalisation et d’installation d’entreprises, au point qu’il est désormais possible de créer son entreprise en deux heures au Bénin. Si le nombre d’entreprises créées croît de 12 à 15 % chaque année, selon l’Apiex, d’autres indicateurs de performance économique préoccupent. L’administration travaille à améliorer la compétitivité commerciale à travers les facteurs tels que le niveau de productivité, la croissance et le renforcement du capital humain. Les indicateurs de la qualité de la gouvernance: l’Indice de perception de la corruption (Ipc), les indicateurs mondiaux de la gouvernance (Wgi) de la Banque mondiale, l’Evaluation des politiques et des institutions nationales (Cpia), le G20 Compact with Africa (CwA), sont au cœur des stratégies pour accroître l’attractivité de l’investissement privé, favoriser les politiques d’insertion sociale et d’équité et améliorer la stabilité politique et économique. La délégation de l’Ifc se dit satisfaite des échanges qui augurent d’un nouvel élan dans les relations entre le Bénin et la Société financière internationale qui soutient déjà les entreprises par la mise en place des lignes de partage de risques avec des banques locales pour faciliter l’accès au financement. Elle comprenait, entre autres, Aliou Maiga, directeur régional pour l'Afrique de l’Ouest et centrale ; Manuel Reyes-Retana, directeur régional pour les institutions financières, Linda Munyengeterwa, directrice régionale pour les infrastructures; Sam Dzotefe, directeur régional par intérim pour l'industrie manufacturière, l'agroalimentaire et les services et Atou Seck, directeur de la Banque mondiale pour le Bénin. Economie 16 mai 2022


15e journée de la Super Ligue pro de Football : Coton enchaine, Loto-Popo cale
La victoire du leader provisoire, Coton Fc sur Dadjè et le nul du champion en titre, Loto-Popo sont les résultats marquants de la 15e journée de la Super Ligue Pro disputée, samedi 14 mai dernier. Avec ce succès, les Cotonculteurs restent en tête du tournoi avec 33 points. Ainsi, Coton Fc se maintient en tête de la compétition. Avec comme objectif de remporter cette rencontre à domicile, Romaric Amoussou a surpris Dadjè dès la première minute. Cueillis à froid, les joueurs de Dadjè Fc vont rétablir la parité grâce à Djidonou Kossi à la 13e minute. Mais, les hommes de Victor Zvunka vont reprendre l’avantage en deuxième mi-temps. Béranger Koho va permettre à Coton Fc de marquer le but de la victoire (2-1) à la 72e minute. Avec cette nouvelle victoire, le club de Ouidah consolide sa première place avec 33 points. A Grand-Popo, Loto-Popo Football Club a été contraint au partage des points par Éternel Omniports (0-0). Après le 2-2 concédé face à Ayéma, il y a trois jours, le champion en titre n’a pu se défaire de son adversaire du jour. Avec ce résultat, Loto-Popo Football Club pourrait encore s’éloigner du podium. Signalons que battu par la formation de Dynamo d’Abomey par le score de 4-1, Adjidja Fc des Forces armées béninoises reste la lanterne rouge du tournoi après 15 journées.   Résultats du samedi 14 mai 2022 Dynamo d’Abomey – Adjidja Fc 4-1 Loto-Popo – Eternel Omn 0-0 Coton Fc – Dadjè Fc 2-1 Sports 16 mai 2022


Prise en charge des demandeurs d’asile et réfugiés : Les capacités des Cps et Cipec renforcées
Pour les aider à mieux prendre en compte les préoccupations des demandeurs d’asile et refugiés, Amnesty international Bénin a organisé, vendredi 13 mai dernier à Parakou, une formation au profit des responsables des Centres de promotion sociale (Cps) et Cipec. L’objectif est de renforcer leurs capacités dans le cadre de la prise en charge de ces personnes vulnérables. Pour le mieux-être et l’intégration des demandeurs d’asile et réfugiés au sein des communautés, Amnesty international (Ai) Bénin veille à leur prise en charge et à leur accompagnement. En témoigne la formation à laquelle il a convié, vendredi 13 mai dernier à Parakou, une cinquantaine de responsables de Cps et de Cipec. L’occasion a permis à ces derniers de voir leurs capacités renforcées sur les droits et devoirs des demandeurs d’asile et réfugiés, leur accueil et leur intégration, puis leur protection contre les violences, abus et exploitations. Ils ont également pris connaissance de la mise en place du système d’information et d’alerte, sans oublier comment se référencer vers AI Bénin et la Commission nationale chargée des réfugiés (Cnr). Nicolas Biaou, représentant du directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou, a précisé que la formation va permettre d’outiller les participants, afin de les amener à mieux être à l’écoute des demandeurs d’asile et réfugiés sur le territoire national. Il a, par ailleurs, remercié l’AI Bénin et la Cnr pour le partenariat qu’ils ont noué avec son ministère. Avant lui, c’est le coordonnateur en charge de l’éducation aux droits humains à AI Bénin, Eric-Orion Biao, qui a situé sur le contexte de la formation. Elle s’inscrit, selon lui, dans le cadre du projet de protection et de lutte contre l’apatridie mis en œuvre par Amnesty international Bénin. Il a rappelé la mise en place, depuis 2004, de la clinique légale, un projet d’appui et d’assistance juridique aux demandeurs d’asile et réfugiés au Bénin. Un projet qui vise à contribuer à l’amélioration de l’environnement juridique et social en leur faveur. « En 2018, nous avons commencé à impliquer les Cps, à travers le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, dans la prise en charge et l’accompagnement de ces personnes dans l’exécution du projet. C’est sur des questions essentiellement liées aux violences basées sur le genre, abus et autres dont elles sont parfois victimes », a expliqué Eric-Orion Biao. A travers son représentant, Eric Togbé, le secrétariat permanent de la Cnr, a réaffirmé son intérêt pour cet atelier. Pour continuer à protéger les demandeurs d’asile et réfugiés, il a souhaité voir le partenariat avec Amnesty international Bénin être renforcé. Les participants ont eu droit à plusieurs communications. Outre les droits et devoirs de ces personnes, l’environnement institutionnel et légal du système asilaire au Bénin, la mobilisation sociale communautaire en leur faveur, ainsi que les rôles des Cps et Cipec dans l’écoute et l’assistance à leur apporter, leur ont également été présentés. Société 16 mai 2022


Explications sur la cherté de la vie : Bohicon et Abomey invitées à prioriser les produits locaux
Dans le cadre de la tournée explicative, une équipe gouvernementale conduite par le ministre Alain Nouatin était, les 13 et 14 mai derniers, face aux populations de Bohicon et d’Abomey. Avec force détails, la délégation a énuméré aux populations les raisons de la cherté de la vie et les diverses mesures gouvernementales pour en réduire les impacts avant de les inviter à donner plus de place aux produits locaux. Il a été question d’entretenir les populations de Bohicon et d’Abomey sur les raisons de la cherté des produits de grande consommation et autres. Une occasion pour la délégation gouvernementale de présenter les raisons de la cherté de la vie et d’inviter les populations à prioriser les produits locaux. Si la vie coûte aussi cher au Bénin de nos jours, soutiennent les intervenants, c’est du fait de la crise mondiale dont les effets n’ont pas épargné le Bénin. Entre autres, explique Alain Nouatin, ministre de la Défense, il faut retenir la Covid-19, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, grands pays fournisseurs des produits de grande consommation. A cela s’ajoutent les actes terroristes dans les pays voisins qui font que certains producteurs ont abandonné les terres pour venir s’approvisionner au Bénin. Ces situations ont aggravé les choses, regrette Alain Nouatin. Mais, poursuit-il, le gouver-nement a pris des mesures d’anticipation qui permettent d’atténuer les effets de la crise afin que les poches des populations ne subissent pas trop la pression. Entre autres, il a cité les subventions accordées aux entreprises pendant la crise de Covid-19, la subvention des produits de forte consommation, les mesures pour renforcer la production locale, l’exonération de certaines taxes et récemment la décision de relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et celle visant à améliorer les salaires. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères, soutient son collègue de la Défense en notant que le gouvernement travaille à réduire les effets douloureux de la crise mondiale sur la population béninoise. La subvention des produits pétroliers de cinq milliards de francs Cfa par mois est passée à dix milliards, ajoute-t-il. Et c’est bien cette subvention qui a permis aujourd’hui de ne pas avoir le gasoil à la station à 1 200 ou 1 500 francs. Et l’essence à 1 000 francs le litre comme c’est le cas dans certains pays. La subvention des intrants agricoles en vue de la cession à un prix abordable aux producteurs, a fait que le Bénin dispose de stocks contrairement à certains pays où les prix ont doublé. Priorité à la consommation locale Si ces différents appuis sont accordés aux producteurs, il faut bien que ces intrants servent à la production locale pour qu’au temps des récoltes, ce soit les consommateurs béninois qui en jouissent, laisse entendre Alain Nouatin. Il a fait constater que les producteurs sont sous une forte pression des acquéreurs étrangers pour prendre ces produits. La même pression se fait constater sur les produits vivriers, d’après l’ancien ministre Lazare Sèhouéto qui trouve paradoxal que les produits agricoles qui accroissent d’année en année au Bénin coûtent aussi cher sur le marché local. Alors, la seule solution, à en croire les autorités présentes, c’est que la priorité devrait être à la consommation locale, au regard des efforts fournis par le gouvernement pour appuyer les producteurs. L’accent est ainsi mis sur la nécessité pour les Béninois de transformer les menaces et autres difficultés de l’heure en opportunités. Abondant dans le même sens, Hervé Hêhomey, ministre des Transports et des Travaux publics, fait observer que la cherté de la vie est plus grave ailleurs qu’ici. Patrice Talon et son équipe ont procédé à des exonérations et subventionné des produits de grande consommation. A la date d’aujourd’hui, plus de 130 milliards de francs Cfa sont déjà débloqués pour soulager les populations face à cette crise, récapitule-t-il. Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, ira dans les détails, pour ce qui concerne le domaine agricole. Le représentant du ministère du Commerce et de l’Industrie, Rafiou Tchalla, donne quelques exemples pour illustrer les efforts du gouvernement. Malgré cette crise économique mondiale, les projets prévus par le Pag2 du président Talon se réaliseront en ce qui concerne Bohicon et Abomey. Benjamin Dako, a énuméré quelques-uns de ces projets pour mieux convaincre l’assistance de la volonté du gouvernement de poursuivre les efforts malgré la crise. Après les questions et réponses, les autorités présentes ont exhorté les uns et les autres à faire l’option de consommer ce que nous produisons localement pour atténuer les chocs de cette crise épouvantable. Le gouvernement, quant à lui, mettra tout en œuvre pour l’accès à l’eau potable, à l’énergie, aux espaces marchands, aux cantines scolaires, aux infrastructures routières. Pour ces séances de sensibilisation, on note autour des maires Rufino d’Almeida de Bohicon et Antoine Djedou d’Abomey, la présence des ministres Alain Nouatin, Aurélien Agbénonci et Hervé Hêhomey, des députés Gildas Agonkan, Nazaire Sado, Mama Sanni, Dominique Atchawé, Janvier Yahouédéou, Boniface Yêhouétomè, et d’autres personnalités politico-administratives comme Lazare Sèhouéto, Benjamin Dako. Actualités 16 mai 2022


38e Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de Handball : Flowers-Cnss Hbc stoppé en quarts
Flowers-Cnss Hbc a été battu, samedi 14 mai dernier à Niamey par les Forces armées et Police du Cameroun (Fap) par le score de 33-26 en quart de finale de la 38e édition du Championnat d’Afrique des Vainqueurs de Coupe de Handball. Et pourtant, les joueurs d’Aimé Cèbio avaient dominé la première partie de ce match avec un petit point d’avance (10-11). En seconde période, le match est resté serré jusqu’au terme du temps règlementaire. Aucune équipe ne parvenait véritablement à faire l’écart. A 53 secondes de la fin du temps réglementaire, la formation de Flowers menait par un but d’écart (24-25), mais elle va perdre sa balle d’attaque. C’est alors qu’une mauvaise reprise de balle de la défense béninoise profite aux Forces Armées et Police du Cameroun qui reviennent au score (25-25). Il fallait recourir à la prolongation de deux fois cinq minutes pour départager les deux équipes. Cette phase va mal tourner pour Abass Kora et ses coéquipiers. L’équipe des Forces Armées et Police du Cameroun va creuser l’écart avec trois buts (28-25) tandis que le club béninois n’arrivait plus à inscrire le moindre but. Les Béninois ne vont inscrire qu’un seul but en 10 minutes de prolongation. Au terme d’un match intense, Flowers-Cnss Hbc s’incline par le score de 33-26. Après cette défaite, Flowers Hbc va affronter ce lundi 16 mai Kirkos d’Ethiopie pour la cinquième place. Sports 16 mai 2022


5e journée des play-offs de la Ligue Pro de Basketball : Elan Coton se réconforte, Aspal Bbc cartonne
Les rencontres de la 5e journée des play-offs de la Ligue Pro de Basket-ball ont été disputées dans la catégorie des hommes le week-end dernier. Dans la conférence sud, Elan Coton Basket-ball Club s’est débarrassé de Renaissance Basket-ball Club, samedi 14 mai dernier sur le parquet du Centre communautaire Eya à Cotonou tandis que Aspal a confirmé sa suprématie dans le septentrion en allant s’imposer (88-48) aux Panthères sur leurs installations à Djougou. Elan Coton Basket-ball Club a enchainé avec sa quatrième victoire en 5 matchs en se débarrassant de Renaissance Basket-Ball Club, samedi 14 mai dernier, lors de la 5e journée des play-offs de la Ligue professionnelle de Basket-ball du Bénin dans la conférence sud. Au cours de cette confrontation qui a tenu toutes ses promesses, l’équipe de Renaissance Bbc s’est battue jusqu’à la dernière minute. Elle avait démarré la rencontre avec du rythme et de la méthode mais va perdre le premier quart-temps. La grande artillerie d’Elan Coton Bbc a eu raison d’elle avec un panier à trois points. Le score à ce niveau était de 15-18. Au deuxième quart-temps, Renaissance Basket-ball Club va réussir à s’imposer. Plus adroit et précis dans les passes et les tirs, il gagne par 16-06. Au troisième quart-temps, Elan Coton Bbc va user de son expérience pour dominer la formation de Renaissance Basketball Club (10-20). Les Blanc et Bleu d’Elan Coton Bbc profitent pour améliorer leur compteur ( 44-41). Au quatrième quart-temps, Elan Coton Bbc va conserver son avance pour l’emporter (56-59). Avec ce succès, Elan Coton Bbc conserve sa place de leader dans le classement, il est suivi par Energie Bbc. Aspac Bbc est troisième avec deux victoires en cinq sorties tandis que Renaissance Bbc qui n’a gagné le moindre match depuis l’entame des play-offs est la lanterne rouge. Dans la conférence nord, Aspal Bbc poursuit sa course en tête du classement. Il a réalisé un hold-up parfait en allant s’imposer aux Panthères (88-48), samedi 14 mai dernier à Djougou. Avec cette 17e victoire en 17 matchs cette saison, Aspal confirme sa suprématie dans le septentrion. Sports 16 mai 2022


Cinéma : Viola Davis va-t-elle incarner Tassi Hangbé dans un film ?
Dans une publication en date du 11 mai 2022, la créatrice du Podcast Cinéma Raconté,
Marvine Oumeyouti a annoncé que l’actrice américaine Viola Davis va incarner Tassi Hangbé dans le film The Woman King qui sortira en octobre 2022. L’équipe de fact-checking de La Nation a vérifié pour vous. La fièvre observée ces derniers jours au sujet de la statue « Amazone » attribuée par les internautes à la reine Tassi Hangbé, s’est étendue dans le milieu du cinéma. Marvine Oumeyouti a saisi l’occasion pour faire une annonce. « Je voudrais juste vous annoncer que l‘actrice américaine Viola Davis va incarner un personnage inspiré de Tassi Hangbé dans le film WOMAN KING qui sortira en Octobre 2022 si tout va bien ! », a-t-elle publié sur son compte Facebook le 11 mai 2022.   Cette annonce qui a été partagée une vingtaine de fois et généré 116 réactions dans la soirée du 11 mai 2022 n’a pas tardé à alimenter la polémique sur la toile. Des approbations, il y en a eu. « Hâte de voir. Bonne nouvelle », a laissé en commentaire Igor Houngbadji, un des abonnés. Mais des rectifications, il y en a eu aussi, notamment de la part de Cornelia Glèlè, cinéaste, blogueuse cinéma et créatrice du premier Festival international de films de femmes de Cotonou qui se tient tous les deux ans dans la capitale économique du Bénin. « Oui, Sony a produit un film qui a pour titre The Woman King. Non, Violas Davis ne joue pas Tassi Hangbé, mais Nanisca, une cheffe guerrière. C’est un film de fiction et non un documentaire », a réagi la cinéaste qui, selon nos informations, a travaillé sur le film.   Cette réaction de Cornélia Glèlè a suscité une précision de l’auteure de l’annonce. « Je n’ai pas dit que Viola Davis est Tassi Hangbé. Elle incarne un rôle inspiré d’elle », martèle à son tour la créatrice du Podcast Cinéma Raconté Marvine Oumeyouti, avec qui l’équipe de Fact checking a aussi échangé.    

Ce qu’il faut savoir de ce film

Viola Davis va-t-elle incarner Tassi Hangbé dans un film ? Le film n’est pas encore disponible. C’est annoncé pour le 16 septembre 2022 pour la région américaine et 5 octobre 2022 en France, date valable pour l'Afrique francophone . Mais les recherches avancées effectuées par l’équipe de Fact checking de La Nation permettent d’avoir quelques précisions. « Une épopée historique inspirée des événements réels qui se sont déroulés dans le royaume du Dahomey, l’un des royaumes les plus puissants d’Afrique aux 18e et 19e siècles », annonce Imob, l’un des catalogues de films et de séries les plus connus au monde. Dans un article en anglais, publié le 11 mai 2022 et relayé sur Tweeter, Empire Magazine donne une idée du film. « Pour la prochaine épopée historique de Gina Prince-Bythewood, The Woman King, Davis assume le rôle principal jouant Nanisca, générale de l’armée entièrement féminine des vraies Amazones du Dahomey », renseigne la publication qui a été commentée par la suite par Viola Davis elle-même : « Wooooohoooo !!!! Agojié !!! ».   [embed]https://twitter.com/violadavis/status/1524483435015770113?t=cDpGtWdjGENB_gxYktYiLA&s=19[/embed] L’actrice américaine Viola Davis, que d’aucuns surnomment « la dure à cuire » pour son rôle dans ce film en parle sur son compte Twitter qui compte près de 1,9 million d’abonnés. « Je suis profondément honorée et ravie de donner vie à cette incroyable histoire de ces guerriers. Préparez-vous pour The Woman King, exclusivement dans les salles de cinéma cet automne », a annoncé l’actrice dans un tweet le 1er février 2022, suscitant plus de 83 400 réactions, et 13 700 retweets. [embed]https://twitter.com/WomanKingMovie/status/1488565210562453505?t=uT_8r5MM5L_ZJjY8vew8Yg&s=08[/embed] Un compte Twitter est aussi dédié à cette production cinématographique pour laquelle, selon Nytimes, « Il a fallu six ans à Davis pour réaliser, car les studios étaient réticents à soutenir un film mettant en vedette autant de femmes noires ». Les premières rares images du film que l’on retrouve sur quelques médias spécialisés, présentent Nanisca de Davis au premier plan, flanquée de compagnons guerriers joués par Lashana Lynch et Sheila Atim (plus récemment vue jouant un sorcier dans Doctor Strange In The Multiverse Of Madness). Selon les propos rapportés par Empire Magazine, Prince-Bythewood dit avoir « l’intention de créer un ensemble des acteurs les plus dopants de ce moment de toute la diaspora ». Le suspense continue par rapport à son contenu, le film n’étant pas encore sorti.

Verdict

The Woman King n’est pas un biopic (film retraçant la vie d’un personnage célèbre) de la reine Tassi Hangbé. Ce n’est pas non plus l’histoire du royaume du Dahomey qui y est relaté. Cependant, il fait allusion à cette armée de femmes, les amazones. Il faut attendre la sortie du film pour découvrir en réalité le contenu. Actualités 13 mai 2022


Éditorial de Paul AMOUSSOU : Retraite politique ?
Difficile d’en être et de ne plus en être le coup d’après. Du moins, c’est dans cet état d’esprit que s’inscrivent nombre de politiques qui ont du mal à ne plus vivre aux frais de la princesse. A l’instar de certains députés béninois de l’actuelle législature. Déjà, ces derniers n’ont pas beaucoup apprécié que leur mandat soit écourté et qu’ils soient lancés dans la campagne électorale alors qu’ils s’y attendaient le moins. Mais comme un malheur ne vient jamais seul, voilà que la loi par eux-mêmes votée leur pointe au nez, pour ne pas dire aux yeux au risque de le leur faire crever en plus de faire déjà couler des larmes à certains d’entre eux. Il est question, en effet, pour les tauliers du Parlement, de céder place à une nouvelle génération, pour peu qu’ils aient déjà cumulé trois mandats ! Malheur ! Galère ! Et dire qu’en votant une telle loi, ils étaient convaincus qu’elle ne s’appliquerait à eux que trois mandats plus tard. Mais manque de pot, c’est non pas le principe de non-rétroactivité de la loi nouvelle qui s’est appliqué, mais plutôt le parler trivial ivoirien selon lequel «en même temps est mieux». Inutile de dire que cette instantanéité, on s’en doute, n’est pas du goût des députés qui, trois mandats plus tard, espéraient bien jouer la prolongation pour trois mandats supplémentaires encore. Les listes électorales en confection dans les landerneaux politiques, à ce qu’on en dit, font grincer les dents à cette espèce d’élus qui entendaient s’éterniser dans l’antre du pouvoir législatif. Et bien entendu, comme un malheur vient en cortège, avec l’hypothèse de retraite politique forcée pour certains députés, point de pension de retraite envisageable, car le même homme fort de la cité qui a fait barrage aux députés qui, telles des sangsues, s’accrochent à l’écharpe et à la cocarde, après le privilège inestimable de faire trois mandats, a retoqué la velléité manifestée par les députés de voter une loi qui consacrerait leur pension de retraite politique ! Niet, a dit le président Talon qui a opposé une fin de non-recevoir à l’idée. Actualités 13 mai 2022


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