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Nouvelles

Fridole Tobossou, karatéka ceinture noire 2e dan : « Je ne me préoccupe pas des stéréotypes qui empêchent d’évoluer »
Tout le monde peut pratiquer le karaté et bénéficier de ses vertus physiques et mentales. Karatéka, ceinture noire 2e dan, Fridole Tobossou, consciente de l’importance de cette discipline, s’y adonne depuis son enfance. A 22 ans, cette jeune béninoise ne se préoccupe pas des stéréotypes et fait la fierté de son pays sur les scènes continentale et internationale. La Nation : Qu’est-ce qui vous a poussée en tant que jeune fille à choisir le karaté, un sport de combat ? Je pense qu’il n’y a pas que les hommes qui savent se battre dans la vie. Toute la vie est un combat et j’estime que j’ai quelque chose à vendre aussi en karaté. Pour moi, le karaté est un sport destiné à tout le monde et chacun à son niveau doit essayer d’en tirer le meilleur. Quel regard la société porte-t-elle sur vous ? Il est dit souvent que la femme est un être faible incapable d’exercer certaines fonctions destinées aux hommes, qu’elle est faite pour des tâches précises et patati et patata. Ayant débuté toute petite cette discipline, je ne me préoccupe pas des stéréotypes et critiques qui empêchent d’évoluer. Ma carrière est tout pour moi. Je me bats au même titre que les hommes. Je ne me laisse pas battre ni par les hommes ni par mes semblables femmes. Quand je suis face à un homme, je donne le maximum de moi-même pour remporter. Depuis que vous pratiquez cet art martial, avez-vous été victime des préjugés et comment les avez-vous surmontés ? Bien sûr. Avec le temps, mon physique paraissait de plus en plus comme celui d’un homme. Certains amis sont allés jusqu’à me conseiller d’abandonner le sport. Ils disent que je finirai par devenir comme un garçon, qu’aucun homme n’accepterait de m’épouser. Bref, j’ai vécu beaucoup de choses. De la même manière, j’ai eu des gens qui m’ont soutenue et encouragée. Et mon amour pour cette discipline a surpassé tout cela. Ma mère reste mon plus grand soutien. Elle me motive à aller de l’avant. Et là, je souris et je continue mon chemin. Beaucoup de filles ont quitté le milieu sportif à cause du harcèlement sexuel. Comment avez-vous pu résister à ce phénomène? Il n’y a pas de formule magique mais je pense qu’il faut être sur ses gardes afin de ne pas se laisser avoir facilement. Il faut éviter les harceleurs ou les dénoncer quand vous sentez qu’ils influent sur votre carrière. J’invite les filles au courage et au travail afin de défier les prédateurs. Selon vous, quels sont les défis auxquels sont confrontées les femmes dans le milieu sportif? Elles doivent se dire que leur expérience n’est pas unique et faire comme les hommes. Il est important que les athlètes de sexe féminin travaillent à impacter le monde. Les jeunes femmes et filles doivent changer de vision en mettant le travail et le don de soi au cœur de leur carrière pour réussir. Y a-t-il des femmes béninoises ou étrangères qui ont impacté durablement votre carrière ? Oui, il y a eu des femmes étrangères comme Leila Heurtault, Gwendoline Philippe, Alexandra Recchia et Emily Thouy qui ont impacté positivement ma carrière sportive. A ce beau monde, j’ajoute la Béninoise Océanne Ganiero qui a activé encore plus la flamme et m’a donné envie de toujours bien faire. Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui commencent une carrière sportive? Je dirai simplement que toute femme est brillante. Il faut seulement qu’elle décide à être objective et qu’elle ne tienne pas compte des mauvaises langues. La femme peut tout quand elle est déterminée. Sports 27 avr. 2022


Compétitions sportives pour l’épanouissement de la fille : Sna Ong gagne le pari du projet Championne
La première édition des compétitions du projet Championne a connu son épilogue, vendredi 22 avril dernier. Lors de la finale de ce tournoi de football, l’équipe de Toucountouna a battu par un score de 2 buts à 1 celle de Kandi. Sud nord action (Sna) Ong a réussi la mise en œuvre du projet Championne qui vise l’émancipation et la protection des filles à travers la pratique du sport. La première édition des compétitions a opposé en finale deux équipes de jeunes filles qui ont démontré que les femmes peuvent jouer au même titre que les hommes au football. L’équipe de Kandi venue de l’Alibori et celle de Toucountouna de l’Atacora se sont opposées au stade de Natitingou. Au coup de sifflet final, c’est Toucountouna qui a remporté le trophée par un score de 2-1. Selon Ouorou Yérima Bio, coordonnateur du projet Championne, il a été initié avec l’appui financier de la Fifa, de l’Afd et de Plan international dans trois pays d’Afrique de l’Ouest dont le Bénin, la Guinée Conakry et le Togo. C’est autour du thème: «Permettre aux filles de vivre et jouer au football en sécurité et s’épanouir». Les compétitions sportives ont débuté, le 8 avril 2022, et ont connu trois phases : inter-villages avec 49 matches, inter-communes avec 7 matches joués en 4 poules, inter départemental avec la demi-finale, le match de classement et la grande finale jouée le 22 avril. Au Bénin, ce projet a enrôlé 1 440 filles de 12 à 24 ans, élèves et apprenties, déscolarisées ou non scolarisées et 360 garçons élèves de 12 à 18 ans de 60 villages disposant de collège d’enseignement général dans 12 communes de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga. 60 associations sportives ont été mises en place et ont été dotées d’équipements sportifs notamment des ballons, des maillots, des crampons… Le projet a procédé à l’aménagement des aires de jeux avec l’appui des communautés, recruté et formé 120 encadreurs, dont 60 femmes qui constituent ainsi un vivier local d’experts en sport pour le développement. « Championne s’emploie par ailleurs à mobiliser et à sensibiliser les communautés sur les problèmes prioritaires liés à la situation des filles et des femmes. Il fonde ses activités sur un cycle d’apprentissage par l’expérience pour développer les compétences de vie courante chez les apprenants », a ajouté le coordonnateur. Les différentes autorités ont salué cette initiative. Gaelle Smith, représentant du gouvernement, a informé que le sport figure parmi les moyens efficaces pour résoudre plusieurs problématiques auxquelles les filles font face. Notamment, il s’agit des problèmes éducatifs, des conflits intergénérationnels, du manque de confiance en soi, des différentes formes de violences, du respect et de la jouissance de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive. Le projet Championne contribue à insuffler la culture du sport et à assurer l’égalité des chances dans la pratique, faire en sorte que les femmes et les filles ne se sentent jamais empêchées. Toutes choses qui ont conduit Adolphe Ogouyon, directeur technique national de la Fédération béninoise de football, Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, Jérémie Bertrand-Hardl, représentant de l’Afd, Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora… à plaider pour la pérennisation de l’initiative. Sports 27 avr. 2022


Prévisions saisonnières 2022 : Les tendances de la zone soudano-sahélienne
Les Prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la saison des pluies dans les zones soudanienne et sahélienne (Prseass, 2022) ont été dévoilées à Abuja, le 25 avril 2022. A quoi devra-t-on s’attendre dans la zone soudano-sahélienne ? Les tendances qui se dessinent ne sont pas loin de celles prévues pour les pays du golfe de Guinée. Elles ont été dévoilées à l’issue du forum 2022 de Prseass qui a eu lieu du 19 au 25 avril à Abuja. Sont annoncées des quantités de pluie moyennes à excédentaires sur la période mai-juin-juillet, dans la majeure partie de la bande sahélienne. En juillet-août-septembre, on pourrait faire face à des précipitations excédentaires à moyennes sur la même bande sahélienne. Les dates de début de saison seront précoces à moyennes sur la zone sahélo-soudanienne couvrant les parties Nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin, du Nigeria et le Centre du Tchad. Mais elles seront tardives dans les parties Nord des pays du golfe de Guinée dont le Bénin. Les durées de séquences sèches seront plus courtes en début de saison sur les bandes soudanienne et sahélienne de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad, sauf sur le Sud-ouest du Niger, le Nord-est du Bénin et le Nord-ouest du Nigeria où des « séquences sèches moyennes à longues » sont prévues. En ce qui concerne les écoulements, ils seront «moyens à excédentaires» dans les bassins du Mono (Togo et Bénin) et « inférieurs à la moyenne» dans les bassins de l’Ouémé. Des dispositions à prendre Ces prévisions sont basées sur l’analyse de la situation actuelle, des évolutions probables des Températures de surfaces des océans (Tso), des modèles statistiques issues des données des services nationaux de météorologie et d’hydrologie (Snmh), des connaissances des experts sur les caractéristiques du climat dans la région et des prévisions des centres mondiaux. « Cette année, les résultats des travaux suscitent le plus grand intérêt du fait d’un contexte régional d’insécurité alimentaire et nutritionnelle très préoccupant qui prévaut dans notre espace, lié à des facteurs tels que les déficits de production issus de la campagne agropastorale 2021-2022, l’inflation, l’insécurité civile et les impacts de la pandémie de Covid-19 qui persistent, sans oublier un contexte international défavorable », a déclaré Dr Mahalmoudou Hamadoun, directeur général du centre régional Agrhymet. Les météorologues préconisent, face au risque élevé d’inondation pouvant entraîner des pertes de récoltes dans les localités, le renforcement des capacités d’intervention des agences en charge de la réduction des risques de catastrophes. Pour ce qui concerne les séquences sèches, relativement longues, pouvant entraîner des déficits hydriques, il est recommandé de choisir les espèces et variétés de cultures tolérantes au déficit hydrique, dans les zones exposées. Les producteurs devront adopter des techniques culturales de conservation des sols et de l'eau, diversifier les pratiques agricoles, assurer une gestion rationnelle des ressources en eau de surface pour satisfaire les différents usages, notamment dans les bassins de l’Ouémé où les écoulements seraient moyens à déficitaires. Environnement 27 avr. 2022


Réforme du secteur de la culture : Le théâtre en quête d’une renaissance
Le théâtre béninois connaît diverses fortunes depuis quelques années. Après la suspension de la direction du Fitheb et du Centre national dédié au théâtre, les initiatives privées fleurissent en attendant le grand réveil. Le secteur théâtral n’est pas épargné par le vent de réforme qui souffle depuis 2016, et qui appelle à plus de responsabilité de la part des acteurs, à une nouvelle structuration, pour une renaissance au bénéfice de tous. Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ? Une seule certitude, les acteurs n’ont pas tari d’initiatives. Les salles de diffusion n’ont pas mis la clé sous le paillasson. « Le théâtre béninois renaît de ses cendres. Depuis la fin de l’année 2021, il y a eu un florilège de créations. On ne peut parler du monde du théâtre sans la base que constitue le produit à savoir la pièce de théâtre. Et sur le plan du produit théâtral en lui-même, je suis convaincu qu’il y a un gros effort qui est fait par le gouvernement à travers le ministère de la Culture », a déclaré la comédienne Carole Lokossou. Bien que le vent des réformes ait induit la suspension de la direction du Festival international de théâtre (Fitheb), donc provisoirement de la biennale qui rassemble les amoureux de l’art de la planche de par le monde, les compagnies de théâtre, de même que les acteurs pris individuellement sont restés accrochés à leur passion. « Le théâtre béninois se porte bien sur le plan de la créativité parce que les acteurs continuent de créer et de diffuser des spectacles de bonne qualité », confie le comédien Humbert Boko. Le défi de la diffusion Jean-Louis Kédagni, directeur du Festival scolaire et universitaire de théâtre et de chorégraphie (Festhec), rassure de la survie du creuset d’expression artistique, culturelle et touristique internationale qui favorise non seulement la détection des talents mais aussi promeut ceux existants. « Il y a beaucoup de créations et d’ébauches de création et c’est une bonne base pour parler de la dynamisation du secteur. Mais après la création, il faut pouvoir vendre le spectacle », a indiqué Carole Lokossou. Elle explique que de nombreuses difficultés se posent au niveau de l’économie marchande. Il faudra travailler davantage à organiser des réseaux de distribution des spectacles. C’est à ce prix que les objectifs seront atteints, affirme-t-elle, pour une véritable renaissance, car les acteurs sont appelés à vivre de leur art, et le public devra satisfaire non seulement sa soif de spectacle mais aussi d’apprentissage et d’éducation. Dans ce sens, l’Institut français de Cotonou serait entré en partenariat avec plusieurs salles de diffusion pour tourner des spectacles. « Aujourd’hui, on pense le théâtre du point de vue d’une économie marchande qui permet de faire tourner le théâtre par le théâtre. Vu que les subventions tombent de moins en moins, il faut permettre au théâtre de s’autofinancer même si ce n’est pas à 100 %. D’où l’importance de trouver des mécanismes de diffusion… », fait savoir Carole Lokossou. Le salut dans la structuration Pour Jean-Louis Kédagni, la politique gouvernementale devrait aboutir à une bonne structuration pour permettre aux acteurs de vivre de leur art. C’est une évidence qu’il n’existe pas à l’heure actuelle, au plan national, un festival de théâtre aussi grand que le Fitheb. Certes, les organisations privées prospèrent mais elles sont confrontées au problème de financement. Le système de mécénat et de sponsoring n’est pas très huilé dans les autres domaines artistiques en dehors de la musique. C’est dire que les festivals, issus d’initiatives privées, souffrent d’un manque criant de soutien qui ne favorise pas leur décollage. « Ils font leur bout de chemin mais on ne peut pas dire qu’ils sont déjà de grandes vitrines du rayonnement du théâtre béninois. Ma prière est que l’Etat s’implique beaucoup plus, soit en organisant des festivals de théâtre avec et pour nous, soit en dynamisant les festivals qui existent déjà et régler le souci de la diffusion », préconise Carole Lokossou. Seule la structuration peut rassurer les investisseurs du secteur privé, soutient pour sa part Humbert Boko. Culture 27 avr. 2022


Invasion russe en Ukraine : Guerre mondiale, répercussions locales
La guerre entre la Russie et l’Ukraine n’est pas qu’une guerre entre deux mondes, ou deux visions du monde. Elle est une guerre mondiale, ne serait-ce qu’à travers ses acteurs, ses ramifications, et ses conséquences. A preuve, elle frappe durement l’Afrique, qui peinait déjà à sortir de la pandémie de Covid-19. Comme quoi, un malheur ne vient jamais seul... « L’Afrique doit se préparer, à l’inéluctabilité d’une crise alimentaire mondiale », martelait vendredi dernier à Washington, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, le Nigérian Akinwumi Adechina. C’était à l’occasion d’une conférence sur les priorités africaines du moment, organisée par l’Africa Center de l’Atlantic Council. Et l’homme s’est montré assez pessimiste sur le sort du continent, dans ce contexte de guerre mondiale, qui ne dit pas son nom. En effet, dans un contexte dit de mondialisation et de globalisation, cette guerre est avant tout « mondiale ». Et relevons d’entrée, qu’elle pose de sérieux défis économiques, d’abord à la Russie qui l’a déclenchée. Selon le Fmi, si la hausse des prix du gaz et du pétrole, épine dorsale de l’économie de la Russie, lui est favorable, ses exportations vont souffrir à l’avenir. Selon cette institution, « Moscou doit se préparer à voir son Pib se contracter de 8,5 %, et l’inflation pourrait dépasser les 20 %, cette année ». Que dire alors de l’Ukraine, qui voit ses villes et ses principales infrastructures économiques réduites en cendres ? Cette guerre, qui risque de redessiner des frontières, et rebattre des cartes, pose ensuite d’énormes difficultés aux puissances européennes, qui dépendent pour la plupart du gaz, des exportations de céréales et d’engrais d’Ukraine. Un pays comme l’Allemagne par exemple, qui a décidé dans la foulée de cette guerre, de dépenser dorénavant 100 milliards d’euros pour sa défense, ne sera plus jamais le même Etat fédéral qu’on a connu depuis les lendemains de la seconde guerre mondiale. En effet, comme le soulignait un expert, « l’irruption de la guerre et de ses horreurs, à la frontière de l’Union européenne, la transformation d’un régime autoritaire, exprimant son hostilité à l’Europe, en régime dictatorial, disposant du plus grand nombre d’ogives nucléaires de la planète, et menaçant de pires représailles, ceux qui s’aventureraient à lui tenir tête, changent profondément la donne pour les politiques économiques ». Voici pourquoi, Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Delors, spécialiste des questions européennes, conclut que « la guerre en Ukraine constitue à la fois un choc quasi mortel, et un réveil pour l’Union européenne...Une Europe qui découvre la vanité, l’obsolescence de tout ce à quoi elle croyait jusque-là ». Et la donne politico-économique se résume en ces quelques chiffres : la Russie est le premier producteur mondial de blé (l’Ukraine est cinquième), un des plus importants exportateurs de pétrole, fournit environ 40 % du gaz européen et produit d’importantes quantités de métaux. Le pays est le premier producteur de palladium, utilisé pour la construction des pots catalytiques des voitures, notamment ; le deuxième producteur d’aluminium et de nickel ; le septième producteur mondial de cuivre. L’Ukraine, quant à elle, est le premier producteur mondial de maïs ! L’Afrique en victime « Quand les éléphants se battent, ce sont les herbes qui en font les frais », énonce le proverbe. Comme l’a souligné le président de la Bad, « les pays les plus vulnérables d’Afrique, sont déjà les plus durement touchés par des conflits, le changement climatique et la pandémie de Covid-19, qui ont anéanti bien de progrès économiques et sociaux sur le continent ». A ce sombre tableau, il faudra désormais ajouter les répercussions de la guerre en Ukraine. Les deux principaux belligérants que sont la Russie et l’Ukraine fournissent 30 % des exportations mondiales de blé dont le prix a pratiquement augmenté de 50 % au niveau mondial, atteignant presque le même niveau, que lors de la crise alimentaire mondiale de 2008. En effet, nombre d’experts le disent, chiffres à l’appui : « le triplement du coût des engrais, l’envolée des prix de l’énergie, et l’explosion du prix du panier de la ménagère, pourraient s’aggraver en Afrique, dans les mois à venir ». Le président de la Bad de préciser à ce propos, « que 90 % des 4 milliards de dollars d’exportations de la Russie vers l’Afrique en 2020, étaient constitués de blé ; 48 % des quelque 3 milliards de dollars d’exportations de l’Ukraine vers le continent, étaient constitués de blé et 31 % de maïs. » Pour Matthieu Le Grix, expert agricole à l’Agence française de développement, « la part de l’alimentation dans le budget des ménages en Afrique, est particulièrement élevée. En Afrique de l’Ouest, on parle de 40 à 50 % du budget des ménages, qui est consacré à l’alimentation. Donc, toute hausse des prix de l’alimentation, a un impact très important sur le pouvoir d’achat. Et s’agissant de l’impact sur le prix du blé, ce sont les populations urbaines qui vont être touchées en direct ». L’autre élément très important que souligne l’expert, c’est l’augmentation du prix des engrais. Cela va poser, estime-t-il « la question de la sécurité alimentaire, non pas maintenant, mais dans toute l’année qui vient, et en particulier dans un an, parce que les engrais étant plus chers, la production en 2022, notamment au Sahel, risque d’être moins importante...Et c’est donc la soudure 2023, qui risque encore une fois, d’être très critique ». Mais au-delà de l’impact de cette guerre, sur les prix des produits alimentaires et énergétiques, le professeur Serigne Bamba Gaye, expert des relations internationales, relève les retombées « de la guerre, sur le financement européen des opérations de paix en Afrique, le risque d’une paralysie du Conseil de sécurité, au sujet de dossiers africains, et aussi le risque de divisions au sein du continent, à cause des pressions fortes exercées sur les pays africains, pour prendre position dans ce conflit ». Mécanismes de subventions Plusieurs pays dont le Bénin ont pris une batterie de mesures pour parer au plus pressé. Ce n’est pas moins de 80 milliards de F Cfa que l’Etat béninois a déboursés pour la stabilisation des prix. Les produits concernés sont le riz, le blé, l’huile végétale, le gazole, le ciment et plus généralement les produits d’importation. Au titre de la campagne agricole 2022-2023, les besoins en engrais du Bénin ont été estimés à 271 000 tonnes. Constatant après l’attribution des offres au niveau de l’Association interprofessionnelle du Coton (Aic) que le sac de Npk revenait à 22 500 F Cfa, et que celui de l’urée culminait à 28 200 F Cfa, ce qui est hors de portée des producteurs, le gouvernement a décidé d’homologuer le prix de cession à 14 000 F Cfa le sac. Ce qui crée un trou de 54 milliards à combler ! Au total, l’Etat béninois a dû renoncer à de nombreuses taxes et redevances pour stabiliser les prix. A l’instar d’un pays comme la Côte d’Ivoire qui a mis une vingtaine de biens de consommation sur la liste des prix règlementés, tout en interdisant l’exportation de certains produits vivriers. Au Nigeria voisin, les prix des produits fertilisants avaient déjà explosé durant la pandémie mondiale de Covid-19. Ils sont repartis à la hausse, pour cause de la guerre en Ukraine. Fort heureusement, le Nigeria a inauguré récemment une toute nouvelle usine d’engrais d’Aliko Dangoté. N’empêche, la flambée des prix demeure une énorme préoccupation pour le gouvernement Buhari. Ailleurs en Rdc, 85 millions de dollars avaient été budgétisés, dans le cadre de la subvention pour les produits pétroliers, cette année. « Or au rythme actuel de la hausse des prix à l’international, si on veut maintenir la stabilité des prix en Rdc, on sera autour de 400 millions de dollars à dépenser. Ce que nous n’avons pas », explique une source, au ministère congolais des Finances. C’est dire les avantages, mais aussi certaines limites de la politique de subventions. En effet, la question qui se pose de nos jours est bien celle de la pérennité des mécanismes de subventions mis en place par les Etats africains. Certains penchent pour un mécanisme de stockage, à la fois à l’échelle nationale, et à l’échelle sous régionale. Et on souligne à cet effet que la Cedeao dispose d’une politique et d’un mécanisme de stockage régional qui fait jouer la solidarité régionale, en cas de crise alimentaire. Mais connaissant les lourdeurs administratives de l’institution ouest-africaine, on peut émettre légitimement quelques réserves. Toujours est-il que la crise actuelle devrait être plus une opportunité qu’une menace. Ce sera la seule manière de retenir des leçons, tout en prévenant de futurs conflits. D’autant que nul ne sait quand et comment finira la crise actuelle. Un chercheur associé de l’Institut Delors, Cyrille Bret, estime « que la cessation des hostilités à court terme est peu probable ». Il a identifié à ce propos, trois scénarios possibles : celui d’une partition assortie d’une négociation, et de l’établissement d’un traité de paix avec une Ukraine, aux frontières redessinées ; celui d’une renonciation de la Russie à son entreprise, sous le coup des sanctions, et de la résistance des forces armées, et de la société civile ukrainienne ; et enfin le scénario de tension et du pourrissement qui ferait de l’Ukraine, un champ de bataille pendant des années. Dans ce dernier cas, une véritable révolution s’imposera sur divers plans, dans le monde entier. Encore plus, sur le continent africain, réputé vulnérable. C’est dire qu’ici et maintenant, les pays africains doivent commencer par revoir leur mode de consommation, tout en renforçant leurs capacités de production. Notre pays, le Bénin, globalement autosuffisant au plan alimentaire, doit donc plus que jamais, poursuivre sa politique de diversification et de mécanisation de son agriculture, énoncée par le Pag 1 et 2. Actualités 27 avr. 2022


Fintech et services financiers numériques dans l’Uemoa : La Bceao met en place un bureau de suivi
Un cadre d’échange avec le Régulateur est mis en place au profit des entreprises de technologies financières dans la zone Uemoa. Dénommé Bureau de connaissance et de suivi des Fintech (Bcsf), il émane de la Bceao qui entend promouvoir la transformation digitale, la stabilité et l’inclusion financières. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a mis en place un Bureau de connaissance et de suivi des Fintech (Bcsf) pour accompagner les professionnels du secteur bancaire et financier dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ils sont appelés à exploiter ce cadre d’échange à travers l’adresse électronique courrier.zbcsf@bceao.int, précise un communiqué de l’institut d’émission. Le Bcsf s’inscrit dans le cadre des initiatives de la Banque centrale visant à promouvoir les innovations financières dans la zone. Il organisera des échanges entre le Régulateur et les sociétés travaillant sur des solutions financières innovantes (Fintech). Il est notamment chargé de recueillir et de traiter toute demande d’information ou d’entretien avec le Régulateur ainsi que tout sujet d’intérêt commun, en rapport avec les innovations technologiques et la régulation du secteur financier. Pour rappel, la Bceao a décidé d’accompagner ces initiatives par la mise en place d’un Comité Fintech pour promouvoir le développement harmonieux des Fintech dans l’Uemoa. Ainsi, il a été relevé la nécessité de créer un site internet afin d’établir avec les Fintech de l’Union un canal d’information et d’échange. L’appel d’offres pour la réalisation du site a été lancé en août 2021. Il devrait également servir d’outil de communication privilégié pour la diffusion d’information à destination des professionnels des Fintech, des secteurs bancaire, financier et de la microfinance, des administrations publiques, des chercheurs/universitaires, des partenaires externes et du grand public. En effet, les Fintech sont devenues incontournables dans la transformation digitale et la promotion de l’inclusion financière. Elles interviennent principalement dans la fourniture de moyens et services de paiement, tels que la distribution de monnaie électronique, le transfert d’argent et l’agrégation de paiement. Elles proposent également des plateformes numériques pour le commerce électronique, la gestion de données et de flux financiers. Outre l’ouverture du Bcsf, la Bceao met l’accent sur l’émission de la monnaie électronique par les trésors publics nationaux (Tpn) ainsi que la création d’un Laboratoire d’innovation financière (Lif). Il est question de faire face aux défis auxquels est confrontée la finance digitale, tels que l’adéquation du cadre réglementaire et de surveillance, le cloisonnement de l’écosystème de paiement électronique et la multiplication d’initiatives nationales et privées d’interopérabilité, l’identification et la protection des usagers, la sécurité des transactions. Face aux risques Quelque 42 initiatives d’émission de monnaie via la téléphonie mobile ont été enregistrées dans l’Union en 2020, avec notamment l’entrée de cinq nouveaux établissements et le développement de partenariats entre les banques, les Fintech et les entreprises de télécommunication. Les banques détiennent la majorité des offres avec 29 initiatives, suivies des établissements de monnaie électronique avec 12 initiatives. Les demandes auprès de la Banque centrale pour l’émission de la monnaie électronique ne cessent de croître, tout comme la demande des services financiers numériques. Le nombre de comptes de monnaie électronique est estimé à 94,23 millions en 2020 contre 76,9 millions en 2019, soit une augmentation de 22,43 %, selon le Rapport annuel 2020 sur la situation des services financiers numériques dans l’Uemoa de la Bceao. Les établissements de monnaie électronique (Eme) détiennent 60,14 % du nombre total de comptes de monnaie électronique ouverts. Cette progression témoigne du dynamisme de ce secteur qui a contribué à hauteur de 48,61 % au taux d’inclusion financière de l’Union établi à 63,8 % en 2020. Des risques subsistent en termes de protection des détenteurs de compte de monnaie électronique (en cas de défaillance des émetteurs ou de la banque de domiciliation du compte de cantonnement des fonds), d’exercice illégal de l’activité de monnaie électronique, de la complexité des modèles de multi-partenariats développés par les banques avec des prestataires techniques. D’où, il importe de bâtir un écosystème harmonisé, inclusif et innovant, basé sur une concurrence équitable et des partenariats bénéfiques pour tous les acteurs. Cela permettra de poursuivre l’interopérabilité des services financiers numériques et la révision du cadre réglementaire régissant les activités en la matière afin de pallier le phénomène de multibancarité et renforcer le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux. Economie 27 avr. 2022


Le Sable : Ressource précieuse en péril
Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), le sable, deuxième ressource la plus utilisée dans le monde après l’eau, devrait être reconnu comme une ressource stratégique. A ce jour, son extraction, son approvisionnement, son utilisation et sa gestion restent largement non réglementés dans de nombreuses régions du monde. Les experts formulent des recommandations pour réglementer le secteur et préserver ce bien plus précieux qu’il ne parait. Chaque année, 50 milliards de tonnes de sable sont utilisées dans le monde. Ce sable provient des mers, des plages, des lacs et rivières, d’anciens dépôts fluviaux et carrières de roche. Ce matériau est un élément stratégique, non seulement pour le domaine de la construction de bâtiments et d’infrastructures, mais il intervient aussi dans la fabrication de l’asphalte, du verre, des puces électroniques. Il constitue également un moyen de subsistance pour de nombreuses communautés à travers le monde. Un rapport sur la question de l’extraction du sable avait été publié en 2014 par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (Pnue). A l’époque, il avait suscité l’attention des milieux scientifique et politique. En octobre 2018, le Pnue et l'Université de Genève ont organisé une table ronde d'experts avec toutes les parties prenantes afin d'identifier des solutions à cette question. C’est ainsi que l’année suivante, une résolution au sujet de la gouvernance des ressources minérales, adoptée lors de la quatrième Assemblée des Nations Unies pour l'environnement (Unea), a encouragé des actions en faveur de la gestion durable des sables. Aujourd’hui, il est important de prendre conscience que le sable est un bien précieux qui contribue au développement économique de nos sociétés, mais que son exploitation a aussi des effets négatifs sur l'environnement et la biodiversité. 10 recommandations Intitulé « Sable et durabilité : 10 recommandations stratégiques pour éviter une crise», le deuxième rapport publié par l'équipe Grid-Genève du Pnue, fournit des conseils pour passer à de meilleures pratiques en matière d'extraction, d'utilisation et de gestion de la ressource. Les auteurs du document soulignent que les gouvernements, les industries et les consommateurs devraient fixer le prix du sable de manière à reconnaître sa véritable valeur sociale et environnementale. Le sable est essentiel au développement économique. C’est un élément indispensable pour produire du béton. Il joue également un rôle essentiel dans le soutien de la biodiversité en fournissant des habitats et des lieux de reproduction à une faune et une flore diversifiées, comme les plantes marines qui agissent en tant que puits de carbone ou filtrent l’eau. Cette ressource est donc essentielle pour lutter contre la triple crise planétaire du changement climatique, de la pollution et de la perte de biodiversité. Les auteurs soulignent que des solutions existent pour passer à une économie circulaire du sable. L'interdiction de la mise en décharge des déchets minéraux et l'encouragement de la réutilisation du sable dans les marchés publics figurent parmi les mesures politiques citées. La roche concassée ou les matériaux de construction et de démolition recyclés, ainsi que le « sable minéral lourd » provenant des résidus miniers, figurent parmi les alternatives viables au sable qui devraient également être encouragées. Le rapport précise que de nouvelles structures institutionnelles et juridiques sont nécessaires pour que le sable soit gouverné plus efficacement et que les meilleures pratiques soient partagées et mises en œuvre. Les sources en sable devraient être cartographiées, surveillées et faire l'objet de rapports. Parallèlement, toutes les parties prenantes devraient être impliquées dans les décisions relatives à la gestion du sable afin de permettre des approches adaptées aux écosystèmes et d'éviter les solutions uniques. Environnement 27 avr. 2022


Mise en œuvre de la réforme de la décentralisation : le secrétaire exécutif de Parakou prend fonction
Tiré au sort pour occuper le poste de secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation au Bénin, Hyacinthe Elégbédé a été installé dans ses fonctions ce mardi 26 avril. C’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé qui a présidé la cérémonie qui a eu pour cadre la salle des fêtes de l’hôtel de ville. La ville de Parakou a rejoint, ce mardi 26 avril, le lot des communes et autres municipalités du Bénin dont les secrétaires exécutifs ont déjà été installés dans leurs fonctions. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. En effet, tiré au sort pour être le secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, Hyacinthe Elégbédé a désormais une idée des défis qui l’attendent dans l’accomplissement de sa mission. Pour les relever, il aura besoin de la franche collaboration avec le maire Inoussa Zimé Chabi, puis du soutien du personnel. Telle est la conviction du préfet, Djibril Mama Cissé, qui a procédé à son installation. Selon lui, la commune de Parakou s’illustre depuis quelques années comme un bon élève de la décentralisation et doit rester dans la même dynamique. Se réjouissant de la réforme du secteur de la décentralisation, le maire de Parakou a, quant à lui, fait observer que c’est l’heure de la séparation du pouvoir politique de celui administratif et technique. Il a alors souhaité la bienvenue au secrétaire exécutif, avant de l’inviter à se mettre à la tâche pour relever les nombreux défis qui vont se présenter à lui. A sa suite, le secrétaire exécutif s’est montré très imprégné des défis qui l’attendent, puis a exhorté les cadres de l’administration municipale à œuvrer pour l’atteinte des objectifs. Il compte sur le personnel pour faire de Parakou l’une des grandes villes du Bénin. Dans ce cadre, un état des lieux de l’administration municipale et du budget sera fait afin d’identifier les difficultés qui entravent le développement de la ville et travailler à apporter les solutions idoines à travers la mobilisation des ressources externes. Le respect strict des textes qui régissent la décentralisation, a également rassuré Hyacinthe Elégbédé, sera de mise. Par ailleurs, un vibrant hommage a été rendu au secrétaire général sortant, Félix N’potcha. « Vous avez bien rempli votre devoir et vous pouvez partir la tête bien haute», a laissé entendre à son égard le préfet. « Plus qu’un collaborateur, Félix N’potcha a été un conseiller qui a mis toute sa connaissance et son savoir-faire à notre service », a soutenu le maire. Actualités 27 avr. 2022


Éditorial de Paul AMOUSSOU : Justice sociale
Promesse du candidat réitérée par le président Talon, la revalorisation salariale, vivement attendue par les travailleurs béninois, prend forme. C’est heureux. D’abord pour les travailleurs béninois, qui pourront voir de l’amélioration sur leurs fiches de paye et de l’embellie dans la qualité de leur vie, surtout avec l’amenuisement du pouvoir d’achat induit par la hausse des prix des produits de première nécessité. Autant dire que le ‘’quinquennat hautement social’’ annoncé vient à point nommé et qu’il ne s’agissait pas d’un slogan vide de contenu. Ensuite, il faut saluer la parole donnée, honorée par Patrice Talon, car c’est rare que la parole politique ne soit pas vaine, les promesses politiques n’engageant que ceux qui y croient, dit-on. Dans le cas d’espèce, il a fallu juste le temps de la structuration, qui a pu paraître long à certains Béninois, pour que la bonne nouvelle tombe. A pic ! Evidemment, il va falloir pour les bénéficiaires encore s’armer de patience avant que cette bouée de sauvetage ne distille son contenu bienfaisant. Mais quel contenu alors ! Si les annonces faites, au terme de la rencontre du chef de l’Etat avec les partenaires sociaux sont celles retenues en définitive, leurs impacts seraient indéniablement de nature réellement sociale. Car choisir de relever le salaire minimum interprofessionnel garanti est purement et simplement un acte social majeur. De la justice sociale, en somme, car ce faisant, c’est assurer le relèvement du pouvoir d’achat des plus petites bourses. Actualités 27 avr. 2022


Attaque djihadiste à Monsey : un policier abattu et le commissariat incendié
Le poste de police de Monsey, un arrondissement de la commune de Karimama, a été attaqué, ce mardi 26 avril aux environs de 3 heures, par plus d’une demi-douzaine de djihadistes à moto. A l’arrivée, le bilan fait état d’un sous-brigadier de police tué et de l’incendie dudit poste. Dans certaines localités au Nord du Bénin, des positions militaires et autres forces de défense et de sécurité sont, depuis quelques mois, la cible d’attaques de groupes armés. En témoigne celle qui a eu lieu, au petit matin de ce mardi 26 avril aux environs de 3 heures à Monsey, à près de 50 km de Karimama centre, non loin du parc W, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Outre le décès d’un agent du côté des forces de l’ordre, le policier de garde, les assaillants ont incendié le commissariat de la localité. Selon les informations recueillies, c’est en se remorquant sur quatre motos que les assaillants estimés à plus d’une demi-douzaine, ont mené leur raid contre le commissariat de police de cet arrondissement de Karimama. Ils ont procédé à des tirs de sommation. Avant de reprendre leur route, pour disparaître dans le Parc W, ils auraient, toujours à en croire les mêmes sources, échangé pendant quelques minutes des tirs avec une unité spéciale de surveillance des frontières présente dans la zone. Sur les lieux, les munitions qu’ils ont utilisées étaient visibles, sans oublier les impacts de leurs tirs nourris. Réveillées par des coups de feu, les populations paniquées ont dû, au premier abord, fuir pour se réfugier. C’est avant qu’un important détachement des forces de sécurité ne soit déployé, quelques instants après l’incident. Pour le moment, le maire de la commune n’a pas voulu se prononcer par rapport à la situation. Actualités 27 avr. 2022


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