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Nouvelles

Audience à la Cour constitutionnelle : Le secrétaire général de l’Ahjucaf chez Joseph Djogbénou
Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience, vendredi 25 mars dernier, Jean-Paul Jean, secrétaire général de l’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (Ahjucaf). Au cœur des échanges auxquels a pris part Victor Adossou, président de la Cour suprême, il était question du septième congrès de l’Ahjucaf qui se tiendra fin juin à Cotonou. « J’ai conduit au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, un grand magistrat français, le président Jean-Paul Jean qui est président de chambre honoraire à la Cour de cassation de France. Il est le secrétaire général de l’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (Ahjucaf). Il est venu au Bénin parce que cette association, présente dans les pays de l’espace francophone, a choisi le Bénin pour servir de cadre à son prochain congrès», a introduit Victor Adossou, président de la Cour suprême. En effet, Cotonou accueille du 30 juin au 1er juillet, le septième congrès de l’Ahjucaf. A en croire l’hôte, Jean-Paul Jean, le Bénin a été choisi au regard de la qualité de ses grands juristes et universitaires. Le professeur Joseph Djogbénou a d’ailleurs été identifié pour faire partie du comité scientifique des travaux de ce colloque. En outre, le secrétaire général de l’Ahjucaf fait savoir que les travaux de cette session vont démarrer avec deux conférences introductives dont l’une sera animée par le professeur Joseph Djogbénou. « Je suis content que ce soit institutionnellement le président de la Cour constitutionnelle, et intellectuellement le professeur Joseph Djogbénou, qui anime cette conférence inaugurale », a confié Jean-Paul Jean. Le septième congrès de l’Ahjucaf va se tenir sur le thème : «La motivation des décisions de justice». « Il s’agit de dire le droit et être compris car aujourd’hui c’est une exigence pour les justiciables de comprendre le droit », va soutenir le secrétaire général de l’Ahjucaf. Dans ce sens, Jean-Paul Jean retient une expression du président de la Cour constitutionnelle qui traduit cette exigence. « On peut juger son juge sur la façon dont il rend sa décision, que l’on ait gagné ou pas ». Pour Joseph Djogbénou, l’un des droits fondamentaux du citoyen, c’est de comprendre comment a été jugée son affaire. Actualités 29 mars 2022


Rock Adoko sur l’éducation au numérique des enfants : « Nous essayons d’éveiller l’esprit créatif des enfants »

Rock Adoko est technicien en système d’information et réseaux informatiques et promoteur d’une académie numérique des enfants. Dans cette interview, il évoque les opportunités qu’offre le numérique aux enfants et les précautions pour les protéger contre les dangers liés à l’internet.

La Nation : Que comprendre par éducation au numérique des enfants ?

Rock Adoko : L’éducation au numérique des enfants, c’est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour former les enfants via le numérique. Et parlant des moyens du numérique, il y a les tableaux interactifs, les plateformes d’e-learning, les logiciels éducatifs et autres.

Quelle politique mettez-vous en œuvre pour placer les enfants au cœur du numérique ?

L’accompagnement des enfants dans le domaine du numérique est encore embryonnaire au Bénin. Néanmoins, nous mettons en place plusieurs moyens. Il y a des formations physiques et en ligne que nous donnons aux enfants. Prenant le cas des formations physiques, nous avons des modules de formation comme le design graphique, la création des jeux vidéo, le développement d’applications et l’électronique. Lorsque nous étions au collège, nous faisions la physique et les mathématiques mais nous ne touchons réellement pas du doigt les éléments de la physique. Grâce à des applications que les enfants développent, ils sont tout le temps en contact avec les objets. En parlant de l’électronique, nous amenons les enfants à utiliser certains composants pour bricoler des appareils comme des petites voitures automatiques, des réfrigérateurs, des coffres-forts électroniques. Nous essayons en quelque sorte d’éveiller l’esprit créatif des enfants. Pour ce qui concerne la création des jeux vidéo ou la programmation, nous arrivons à élever la logique des enfants. Avec la programmation, l’enfant qui se croit nul en maths développe son sens de logique. Les enfants découvrent aujourd’hui plusieurs opportunités dans le numérique. Sur le marché de l’emploi, on a besoin de programmeurs parce que les structures ont besoin d’assurer leur visibilité et de faciliter la vie de leurs utilisateurs. Du coup, il faut des développeurs d’application mobile ou d’application web. Également, pour la communication, il faut des designers graphiques. Le marché de l’emploi recherche de nos jours des designers graphiques, des développeurs d’application, des experts en sécurité informatique, des community managers, des rédacteurs web et autres. Nous formons les enfants afin qu’ils ne subissent pas plus tard le problème de manque d’orientation et de chômage. C’est une réalité que nous vivons aujourd’hui et le gouvernement a en pris conscience et investit assez de moyens dans le numérique.

Que faites-vous pour protéger les enfants contre les dangers liés à l’internet ?

Les enfants de cette génération qu’on appelle la génération Z sont nés avec le goût des smartphones. Ils manipulent facilement ces appareils sans apprentissage. Il leur est très facile d’aller sur les réseaux sociaux ou sur n’importe quel site. Les sites qu’ils visitent très souvent, c’est YouTube, Facebook, tik tok. Lorsqu’ils utilisent ces réseaux sociaux, ils sont parfois exposés à des contenus choquants. En dehors de ça, ils sont victimes d’arnaque. Pour faire face à ces dangers, nous essayons de sensibiliser les parents afin qu’ils communiquent avec les enfants pour leur montrer comment se connecter en toute sécurité à un réseau social. Nous les amenons aussi à définir un temps d’utilisation des réseaux sociaux aux enfants grâce à des logiciels de contrôle parental. Ces logiciels permettent d’infliger un temps d’utilisation de l’écran aux enfants.
Société 29 mars 2022


Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent : Le rôle de la société civile décrypté
La société civile a un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Au cours de son assemblée générale ordinaire tenue, vendredi 25 mars dernier, Social Watch Bénin a réfléchi sur des pistes de coproduction de la paix. Tous acteurs de la paix et de la sécurité. C’est le leitmotiv de Social Watch Bénin, surtout dans un contexte de dégradation de la sécurité dans la sous-région. Cette organisation de la société civile a saisi l’occasion de son assemblée générale ordinaire pour échanger sur le rôle des Osc dans la coproduction de la paix. « Cette assemblée générale ordinaire annuelle s’ouvre dans un contexte socio-économique et politique inédit, particulièrement marqué par des attaques terroristes répétées qui menacent la paix. C’est la raison pour laquelle elle est placée sous le thème : « Rôle des Organisations de la société civile dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au Bénin» afin de mieux nous outiller pour jouer, de façon responsable, notre partition dans le processus de prévention de ces fléaux qui menacent dangereusement la paix sans laquelle aucune initiative de développement n’est possible », a martelé Blanche Sonon, présidente du Conseil d’administration de Social Watch Bénin, à l’ouverture des travaux. En contact direct des populations, les acteurs de la société civile disposent généralement d’une bonne connaissance de leur environnement. Il y a donc des raisons que les instances gouvernementales de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent tirent profit de ces atouts en renforçant la collaboration avec ces acteurs. Dr Ayité Marcel Baglo, directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des frontières (Abegief) a, à l’occasion, présenté une communication suivie d’échanges. Cette assemblée générale ordinaire de Social Watch Bénin est la treizième du réseau, et la première du mandat du conseil d’administration installé, il y a un an. Ainsi, en dehors des échanges sur le rôle des Osc dans la coproduction de la paix au Bénin, le point des activités menées a été fait, de même que les difficultés rencontrées et les défis à relever. Les débats ont permis de faire l’analyse des progrès réalisés, de les croiser avec les moyens mobilisés. « Grâce à l’engagement et à la dextérité des organes exécutif et décisionnel, l’année 2021, celle du bilan de la mise en œuvre de notre Plan stratégique quinquennal 2016-2020 a été laborieuse, malgré la crise sanitaire mondiale liée à la Covid-19 et celle systémique qui ont éprouvé le réseau », a-t-elle indiqué. 17 ans après sa création, Social Watch Bénin reste donc déterminée à contribuer efficacement au développement durable. Environnement 29 mars 2022


Faouzi Maamouri, expert à l’Uicn : « Si l’on déboise tout, on ne gagne rien »
Une sylviculture qui protège la nature. C’est bien possible, selon Faouzi Maamouri, coordinateur du Programme régional pour l'Afrique centrale et occidentale (Paco) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn). La Nation : Pourquoi concilier sylviculture et biodiversité ? Faouzi Maamouri : D’abord, on ne peut pas arrêter le développement économique. La sylviculture est source de richesse. Mais il faut s’interroger sur sa durabilité. Si l’on exploite à fond les ressources forestières, on va perdre la biodiversité. Toute gestion forestière, qui ne s’intègre pas dans une démarche de développement durable, peut engendrer des dégradations. Si nous avons une monoculture d’espèce forestière, il y aura seulement quelques espèces de biodiversité, de la faune et de la flore, qui seront attachées à ce micro système. C’est parfois pauvre. Mais quand il y aura une sylviculture très diversifiée, avec beaucoup d’espèces, ça va ramener beaucoup de plantes, d’oiseaux, d’animaux et la diversité. Comment parvenir alors à une sylviculture adéquate ? Il faut la diversification des espèces pour être économiquement rentable, tout en protégeant la biodiversité. L’autre approche est de faire une sylviculture alternée. On peut avoir une zone de forêt plantée, une zone de forêt naturelle et une zone de forêt pour la sylviculture. La zone naturelle pourra être source de refuge pour les espèces. Si l’on déboise tout, on ne gagne rien. Mais si l’on garde une zone de forêt naturelle, la biodiversité pourra survivre. Avec une espèce monotone à but économique, après quelques années, on sera face à des dégradations, malgré les reboisements. Il faut un partenariat gagnant-gagnant, pour l’économie, la biodiversité et la population. L’idée aussi, c’est d’avoir une économie durable qui va permettre à tous les acteurs d’en profiter pour les générations futures. Que faire pour changer les mentalités ? Il faut promouvoir le dialogue entre les différents acteurs, pour avoir des plans de développement économique où l’on intègre tous ces aspects. Ce sera avec la participation de tout le monde qu’il faut développer les outils de conservation. On joue le rôle de facilitateur au niveau de l’Uicn. Imaginez une exploitation monoculture, sensible aux incendies. Si l’on le fait entourer par des forêts naturelles, ça baisse le risque d’incendie. C’est pourquoi, dans des régions, quand on fait la sylviculture, on fait attention à la restauration des périphéries, en vue de disposer de microclimat protecteur. Environnement 29 mars 2022


Sylviculture durable : Un rempart pour la biodiversité
A tort ou à raison, la sylviculture est perçue comme un ennemi de la biodiversité. Ce qui n’est toujours pas vérifié. Au Bénin, l’administration forestière et les Ong travaillent à promouvoir les bonnes pratiques. Des exploitants de bois destructeurs de la biodiversité. C’est un cliché qui fâche. Mais, « Il faudrait faire la part des choses », rétorque Bertin Akouta, président de la fédération nationale des associations des opérateurs économiques de la filière-bois. Et il a ses raisons. « Le bois d’énergie était exploité anarchiquement, mais on sait que l’exploitation du bois d’œuvre est sélective. Il y a eu, par le passé, un peu de désordre parce qu’il n’y avait pas, par exemple, une structure en tant que telle pour sensibiliser davantage les acteurs et œuvrer pour une synergie dans le sens de la protection de la biodiversité», martèle-t-il. Cependant, la menace est réelle. Une étude conduite par le Professeur Brice Sinsin, et rendue publique en 2021, sur l’évaluation et la hiérarchisation des menaces portant sur la biodiversité au Bénin donne des signaux peu rassurants. « Les tendances évolutives font état de menaces très importantes sur les différents écosystèmes et espèces associés. Quel que soit le groupe biologique, l’exploitation forestière constitue le secteur principal mis en cause, car ne respectant pas les quotas d’exploitation prévus et surtout les tailles des ressources à exploiter. Aussi, les besoins sans cesse croissants du marché amènent parfois les exploitants à prélever des juvéniles en violation de toute règle qui régit la conservation de la biodiversité des écosystèmes», dévoile le rapport d’étude de 103 pages. Au Bénin, les tendances évolutives font état du recul des formations naturelles, avec une perte significative de couverture forestière entre 1990 et 2005 estimée à 130 000 ha, soit 2,1% par an selon le cinquième Rapport national sur la diversité biologique. Les estimations du rapport d’étude du Professeur Sinsin sur la période allant de 2005 à 2015 révèlent des tendances relativement similaires quant aux changements d’occupation du sol observés. La tendance n’est pas particulière au Bénin. Le thème de l’édition 2022 de la Journée internationale des forêts se justifie bien : « Les forêts et une production et une consommation durables ». Ce slogan est un appel à choisir un bois durable pour les personnes et la planète. Inverser la tendance Ces dernières années, le gouvernement a pris des mesures hardies pour arrêter la saignée. Les efforts de reboisement s’intensifient, avec l’implication des acteurs de la filière forêt-bois. Pour Marc Blèossi Edey, secrétaire général du groupe Atc industrie de bois, la prise de conscience est réelle. « Étant dans la transformation du bois, nous sommes appelés à acquérir le bois auprès de l’Onab, en grande partie. Cette matière première n’est pas naturellement extensible. Quand vous coupez, ça va finir. Il faut pouvoir planter, faire du reboisement pour garantir sur les années à venir l’existence de cette matière première qui est très noble, mais qui est aussi épuisable. On doit travailler à renouveler le patrimoine forestier », explique cet acteur interrogé au détour du Café biodiversité le 11 mars 2022. D’ailleurs, l’accès à la matière première, c’est-à-dire le bois pour les industries, est conditionné au Bénin à la mise en place de plantation privée. C’est une chaîne de valeur qui s’impose désormais et à laquelle les acteurs adhèrent. Cependant, des contraintes ne manquent pas. « Nous avons une plantation d’environ 20 ha. On aurait souhaité en avoir plus, mais entre autres, la disponibilité foncière n’est pas toujours garantie. Ce n’est pas toujours aisé », fait remarquer Marc Edey. De son côté, la société civile pense qu’il faut continuer à susciter davantage cette volonté de la part des acteurs de la sylviculture. « Il faut un dialogue structurant pour avoir des engagements volontaires pour limiter les impacts sur la biodiversité », insiste Is Deen Akambi, assistant technique à l’Ong Eco Bénin. Le suivi des exploitations, la mise en place des éclaircies, la disponibilité de semences entrent aussi en ligne de compte, pour des résultats tangibles, surtout dans un contexte de changements climatiques. Des bonnes pratiques à promouvoir Dans le processus de plantation, pour répondre au besoin de bois, il y a des comportements à adopter. Le lieutenant Josué Kpétéré, Chef Unité de la formation professionnelle et des sports à l’Ecole nationale des Eaux, Forêts et Chasse recommande la conservation des habitats naturels des espèces qui dépendent de la forêt. « Si nous savons qu’il y a une espèce qui ne peut vivre que dans tel habitat, il faut que nous puissions penser à elle et la préserver », souligne-t-il. Au-delà, l'adoption de protocoles permettant de maintenir en l’état, voire de multiplier la biodiversité de l’écosystème forestier et la mise en place d’un plan de coupe basé sur la succession des parcelles sont des pratiques à promouvoir. « Il faut voir comment couper pour permettre aux espèces de pouvoir se déplacer pour trouver un autre habitat. C’est cela le protocole de coupe. Ensuite, il y a cette pratique qui permet d’épargner les noyaux, le fait de laisser une zone de végétation naturelle permet aux espèces de s’y réfugier et de partir de là pour coloniser les autres parties de la plantation», explique le lieutenant Josué Kpétéré. La programmation des coupes en fonction des périodes de reproduction et le maintien des arbres accueillant des nids d’oiseaux qui reviennent chaque année seront aussi bénéfiques pour la sylviculture. Rien n’est anodin. « Si vous avez une plantation en monoculture, dès qu’elle est attaquée, il n’y a plus de défense. Mais, s’il y a une diversité biologique, elle peut conserver les rudiments qui vont permettre à la plante de résister aux attaques », explique-t-il. La sylviculture a donc besoin d’être proche de la nature pour être rentable et durable. Culture 29 mars 2022


Visite des œuvres d’art au palais de la Marina : Porto-Novo s’inspire de la vision de Talon pour le tourisme
En contemplant les trésors royaux et œuvres d’art contemporain, jeudi 25 mars dernier, le Conseil municipal de Porto-Novo veut, au-delà de sa visite, prendre conscience du rôle qu’il doit jouer pour non seulement accompagner la vision du chef de l’Etat pour le Tourisme mais aussi booster l’économie touristique locale. Les membres du Conseil municipal de Porto-Novo dans les locaux du palais de la Présidence. Ils ont effectué le déplacement depuis la ville aux trois noms pour contempler les trésors royaux restitués par la France et les œuvres réalisées par les artistes contemporains. La délégation est conduite par le maire de la ville, Charlemagne Yankoty. Après le briefing sur le contexte de l’exposition, le maire et sa suite ont entamé la visite proprement dite. Ils ont ainsi admiré les trônes d’apparat, la tunique et le pantalon des soldats du royaume du Danxômè ainsi que les assen et autres. «Quand on voit les bochio et les trônes d’apparat en image, on ne pouvait pas imaginer que ce sont des sculptures d’une taille aussi impressionnante. C’est magnifique ! Il faut saluer le talent de nos artistes de l’époque, nos aïeux », affirme le maire de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty est en tout cas sidéré par l’exposition au palais de la Marina. Elle est belle et rehausse l’image du Bénin, assure-t-il. «Je pense que tous les Béninois doivent accompagner cette initiative du chef de l’Etat. C’est important que les gens fassent le déplacement pour venir voir. Lorsque vous ne venez pas, vous ne comprendrez pas tout ce qui se dit… », ajoute le premier citoyen de la ville capitale. Parmi les 26 œuvres, le trône de Guézo a beaucoup plus impressionné le maire. « C’est magnifique ! On ne dirait même pas un trône qui date des années 1800. Cela montre le génie des artisans des cours royales de l’époque. Toutes les œuvres sont magnifiques mais ça, particulièrement, ça m’a marqué…», confie Charlemagne Yankoty. Après les trésors royaux, la délégation du maire a aussi visité les œuvres contemporaines. Là également, le maire et sa suite ont fortement apprécié le travail qu’abattent les artistes contemporains. A l’école de Talon Au-delà de la visite, la mairie de Porto-Novo envisage de s’inspirer de la vision et de la méthode Talon pour le tourisme. « Si le chef de l’Etat s’investit pour booster le tourisme, pour donner du sens à notre culture, pour encourager les artistes, il faut qu’on se pose la question de savoir : au niveau local, ce que nous faisons, quel est notre rôle. Nous avons des artistes talentueux sur notre territoire, que peut-on faire pour les encourager afin qu’ils puissent vraiment progresser et devenir de grands artistes demain ? Si déjà au début de leur carrière, ils doivent être confrontés à des difficultés au point d’abandonner, vous comprenez que ce sont nos localités qui perdent des talents», explique le maire Charlemagne Yankoty. Le locataire de l’hôtel de ville de Porto-Novo poursuit: « Le président a compris qu’il faut faire du tourisme un levier économique de notre pays. En tant que maire de la ville de Porto-Novo, je sais que nous avons encore des trésors là-bas (en France). Nous avons notre Adjogan qui est encore là-bas. Nous avons pas mal de trésors également. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir l’investissement concernant le Musée international du Vodoun qui se fera sur notre territoire. A coup sûr, c’est un musée qui va abriter des trésors, je l’espère bien. Mais pour que les gens y viennent, pour que les gens visitent, il faut qu’on se pose la question de savoir quel est le rôle de la municipalité. C’est forts de cela que nous nous sommes dit que le président ne peut pas être en train de s’investir pour booster le tourisme dans notre pays, pour faire du tourisme un levier économique au niveau de notre pays et en tant qu’élus au niveau local, on ne saurait jouer notre partition ». Le maire et sa délégation sont donc repartis satisfaits de l’exposition. Ils partent également avec l’engagement de mieux promouvoir la culture et les arts pour le développement de l’industrie touristique locale. Culture 29 mars 2022


Lutte contre l’endométriose : Des actions pour faire renaître l’espoir
Peu connue dans la société, l’endométriose est une ennemie intime des femmes. L’Ong EndoEspoir se propose de porter le combat au Bénin. C’est dans ce cadre qu’elle a procédé hier lundi 28 mars, au lancement officiel de ses activités à Cotonou. L’évènement est placé sous le parrainage de Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale. Devant le parterre de personnalités et d’invités de marque ce lundi 28 mars, Innocentia Alladagbé, présidente de l’Ong EndoEspoir, n’a pu cacher les supplices que lui fait vivre l’endométriose. L’émotion perceptible dans la voix, elle décrit la maladie comme un véritable ‘’enfer’’ pour les victimes. Longtemps éprouvée, elle en sait beaucoup sur ce que représente le mal en termes de douleurs physiques, psychologiques et de contraintes financières. « Je souffre d’endométriose, je sais ce qu’est l’endométriose, je vis l’endométriose. De ces maux de ventre et de bas-ventre inexpliqués, de ces douleurs menstruelles inqualifiables, de ces regards interrogateurs et même désapprobateurs, de cette interminable errance médicale, de cette désocialisation, je suis une victime authentique», confie-t-elle. Loin de se laisser anéantir, elle a décidé de transformer ses douleurs en actions tangibles contre le mal. C’est la vocation de son Ong ‘’EndoEspoir ‘’portée sur les fonts baptismaux ce lundi. « Nous voulons porter la voix des victimes, éclairer de nombreux malades qui s’ignorent », s’engage-t-elle, d’un ton ferme. Ses émotions se justifient au regard de la dangerosité et de l’étendue du mal. « 10 à 20 % environ des femmes en âge de procréer sont sujettes à l’endométriose. Près de la moitié de celles qui se plaignent de douleurs récurrentes dans le bas-ventre en sont des victimes. Dans cette catégorie, certaines n’auront jamais d’enfants, d’autres peuvent subir des complications pouvant conduire jusqu’à la mort», révèle-t-elle. Autant de raisons qui fondent son engagement : « J’ai décidé d’embrasser la cause qui est de faire connaître l’endométriose, de sensibiliser les citoyens et d’accompagner dans la mesure du possible les victimes ». Le professeur Justin Dénakpo de la Cugo qualifie l’endométriose «d’ennemie intime des femmes». Mais face à cet adversaire, le désespoir n’a pas sa raison d’être. Une bonne volonté est au chevet des victimes : EndoEspoir. « EndoEspoir parce que face à l’endométriose et ses ravages, c’est l’espoir qui fait vivre. L’espoir du soulagement, l’espoir d’avoir des enfants et de les voir grandir, l’espoir de s’épanouir avec son époux et ses amis, l’espoir de vivre une vie normale », argumente Innocentia Alladagbé. Si ce combat est le sien, elle pense que les populations aussi doivent démystifier la maladie et que les pouvoirs publics ont également leur mot à dire. « Nous aurions déjà atteint une partie de nos objectifs si notre action permet de raccourcir les délais de diagnostic afin que les victimes sachent qu’elles ne sont pas des proies de sorciers, mais atteintes d’une maladie qui peut être soulagée et guérie. Nous aurions remporté la plus grande des victoires si les autorités sanitaires de notre pays, grâce à notre plaidoyer, accordent une plus grande attention aux personnes atteintes de cette maladie », espère-t-elle. Pour avoir côtoyé Innocentia Alladagbé dans ses douleurs, Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, parrain de l’évènement saisit bien son rôle dans la lutte contre l’endométriose. « La femme est le trésor de la société. Sa souffrance est celle de toute sa famille, son entourage, …de la Nation. Elle représente le pilier de la société. Lorsque ce pilier est ébranlé, c’est tout l’édifice qui tangue et qui peut s’écrouler. Je ne puis me satisfaire de mon être propre pendant que mes concitoyens continuent de se morfondre de douleurs », indique-t-il, tout en promettant de soutenir l’Ong EndoEspoir. Il recommande aux hommes de soutenir les victimes, de les écouter, de les comprendre, de les orienter vers les centres de santé de référence et de répercuter les messages de sensibilisation autour d’eux, afin que triomphe la lutte. Actualités 29 mars 2022


Recrutement de 54 guides du tourisme : Voici les conditions à remplir
Bonne nouvelle pour les guides de tourisme en activité et résidant au Bénin.  Le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, procède au recrutement de 54 guides du tourisme qui bénéficieront d’un programme de renforcement de capacités de 10 semaines sur des modules bien définis afin de préparer la destination Bénin à offrir une meilleure qualité de prestations aux voyageurs. La date limite de dépôt de candidature est fixée au 11 avril 2022. Voici ci-dessous les conditions à remplir. Actualités 28 mars 2022


10e journée du championnat de football féminin : Large victoire de Naja Fc sur Tigresses Fc
Le championnat national de football féminin a abordé sa 10e journée, le week-end dernier, avec la démonstration de force de Naja Fc dans le groupe B. Sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi, Joy Igbazenda et ses coéquipières ont sorti le grand jeu en atomisant Tigresses Fc par le score de 6-2. Et pourtant, ce sont les visiteuses qui ont ouvert le score dès la 5e minute suite à un but contre son camp de la défenseuse de Naja Fc Selifath Bassabi. A la 12e minute, Keziath Bayei va remettre les pendules à l’heure. A 1-1, les joueuses de Naja Fc vont reprendre le contrôle de la partie en inscrivant leur deuxième but par le biais de leur buteuse maison Joy Igbazenda à la 19e minute. Les Tigresses vont de nouveau réagir à la 41e minute par l’intermédiaire d’Alimatou Touré (2-2). A deux minutes de la mi-temps, Joy Igbazenda redonne l’avantage à Naja Fc qui retourne aux vestiaires avec sérénité (3-2). A la reprise, les filles de Naja Fc vont allier détermination et efficacité qui vont permettre à Joy Igbazenda de marquer trois autres buts aux 66e, 71e et 81e minutes. Avec cette victoire, Naja Football club est 4e avec 14 points (quatre victoires, deux nuls et trois défaites). Sports 28 mars 2022


Aire culturelle Waci : Jacques Tokognon, nouveau président de l’association Agbessiyanle
Agbessiyanle, association des ressortissants de l’aire culturelle Waci, s’est dotée samedi 26 mars dernier à Comé, d’un nouveau bureau présidé par Jacques Tokognon. Les délégués des sections et diasporas de l’association Agbessiyanle réunis en congrès, samedi dernier, ont accordé leur confiance à Jacques Tokognon pour présider aux destinées du creuset durant les cinq prochaines années. Le tout nouveau président sera aidé dans ses fonctions par Gnona Afangbédji reconduit au poste de secrétaire général et plusieurs autres jeunes. Le bureau fédéral entrant compte en tout 35 membres choisis par consensus pour donner un nouveau souffle à Agbessiyanle. Cette approche est celle retenue dans les nouveaux statuts et règlement intérieur adoptés peu avant la phase de renouvellement du bureau fédéral. De la présentation faite des modifications apportées aux textes fondamentaux du creuset, il ressort que le bureau fédéral a désormais un mandat de cinq ans, renouvelable. Aussi, il est créé un conseil fédéral qui est un organe consultatif regroupant des sages de l’aire culturelle Waci avec à leur tête le président fédéral sortant, Expédit Houessou. Ces réformes ont été adoptées par acclamations tout comme le choix et l’installation des membres des nouveaux organes. Expédit Houessou a dirigé l’installation pontuée de prières, chants et danses. Cette ambiance n’a pas prévalu au cours des deux dernières décennies de la vie de l’association. « C’est pour la première fois en 22 ans qu’une passation de charges se déroule sans conflits entre les bureaux, sortant et entrant, de l’association Agbessiyanle », se félicite le président sortant Expédit Houessou qui était à la tête de l’organisation depuis 2004. Moderniser les retrouvailles « Diriger une association culturelle et linguistique de l’espace Waci, c’est grand», admet Jacques Tokognon qui se veut serein malgré les nombreuses sollicitations en vue. Notamment, la pression, vu le temps imparti, de réussir à Pâques les retrouvailles des filles et fils Waci. Non seulement le tout nouveau président compte relever avec son bureau le défi d’organiser les retrouvailles imminentes, mais il pense à moderniser cette activité phare de leur association. Ensuite, il retient que son bureau va s’investir dans la vulgarisation des valeurs qui fondent l’association. « Il faut que les communautés Waci s’imprègnent de la vision», soutient-il. La valorisation des ressources culturelles et des langues de l’aire Waci fait aussi partie des priorités déclinées par le nouveau bureau fédéral. Tout ceci se fera, selon Jacques Tokognon, dans le cadre d’un plan de travail peaufiné par son bureau. Mais en plus des priorités du nouveau bureau fédéral, Expédit Houessou, le tout premier président du Conseil fédéral, pense qu’il importe de procéder, entre autres, à un recensement exhaustif des panégyriques de leur aire culturelle. Société 28 mars 2022


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