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Nouvelles

29e édition de la Journée mondiale de l’eau : Les acteurs mobilisés pour la protection de la ressource
La 29e édition de la journée mondiale de l’eau célébrée, mardi 22 mars dernier, a mobilisé divers acteurs intervenant dans le secteur sous la coupole de la coopération allemande à travers Agir-Eau et leurs partenaires. Les manifestations organisées à la préfecture de Natitingou ont permis aux apprenants en eau et assainissement du lycée technique de la ville de savoir l’urgence de protéger les eaux souterraines. L’édition 2022 de la journée mondiale de l’eau est placée sous le thème «Eaux souterraines, rendre visible l’invisible ». Les autorités du secteur mobilisées pour la circonstance sous la coupole de la Coopération allemande à travers son nouveau projet dénommé Appui pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau) ont entretenu les populations sur l’importance des eaux souterraines. Le thème porte l’attention sur les eaux souterraines, une ressource invisible dont l’impact est visible partout dans le monde, d’après Maguidi Gbere Kora, Chargé de mission, représentant le Préfet de l’Atacora. Il a rappelé que la plupart des zones arides dans le monde en dépendent intégralement et les eaux souterraines fournissent la plus grande quantité de l’eau consommée et utilisée dans les processus industriels et de production alimentaire. 40 % de l’eau utilisée pour l’irrigation provient des ressources en eaux souterraines. Au Bénin, ajoute-t-il, l’approvisionnement en eau potable se fait essentiellement à partir des eaux souterraines. Il y a lieu de protéger cette ressource de la surexploitation et de la pollution qui risquent d’amener à l’épuisement des eaux souterraines, à des surcoûts dans leur traitement, voire à une impossibilité de les utiliser. « L’exploitation, la protection et l’utilisation durable des eaux souterraines seront essentielles pour survivre et s’adapter aux changements climatiques et répondre aux besoins d’une population croissante », conseille Maguidi Kora. Il a exhorté les spécialistes du secteur de l’eau ainsi que la communauté scientifique à partager avec les populations de l’Atacora les enjeux liés à la protection et à l’utilisation rationnelle des ressources en eaux souterraines. La visite des stands de l’EXP’EAUBENIN, à la Préfecture de l’Atacora, initiée par l’Ong Eau Afrique avec l’appui technique et financier de Agir-Eau et celle des installations de la direction départementale de l’Eau et des Mines (Ddem) de l’Atacora, conduite par son directeur Victor Yoxi, ont édifié les élèves et apprenants conviés à cette journée. Conformément à l’Objectif de développement durable (Odd) 6 qui stipule : «Eau propre et assainissement pour tous d’ici à 2030 », il ne doute pas de la disponibilité de la coopération allemande à accompagner le Bénin dans son effort à relever les défis liés à l’eau dans un contexte de changement climatique. Pour Rodrigue Dossou, chargé de Programme Adjoint de Agir-Eau, il y a lieu de gérer l’eau pour la vie? Société 25 mars 2022


Croissance mondiale : Détérioration des perspectives de développement
Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) révise à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale de 3,6 % à 2,6 % pour 2022. Les pays en développement devraient avoir besoin de 310 milliards de dollars pour assurer le service de leur dette publique extérieure. Certains pays pourraient être entraînés dans une spirale infernale d'insolvabilité, de récession et d'arrêt du développement. Le 16 mars, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) avait procédé à une évaluation rapide de l'impact de la guerre en Ukraine sur le commerce et le développement. Celle-ci confirmait déjà que les perspectives de l'économie mondiale se dégradaient rapidement, sous l'effet de la hausse des prix des denrées alimentaires, des carburants et des engrais. Elle faisait également état d'une volatilité financière accrue, d'un désinvestissement en matière de développement durable, de reconfigurations complexes des chaînes d'approvisionnement mondiales et de coûts commerciaux croissants. Ainsi, dans un rapport rendu public le 24 mars, la Cnuced confirme que des ralentissements significatifs de la croissance sont attendus dans certaines parties de l'Europe occidentale et de l'Asie centrale, du Sud et du Sud-Est. La Russie devrait connaître une profonde récession. Selon l’agence onusienne, le conflit en cours est susceptible de renforcer la tendance au resserrement monétaire dans les pays avancés, après des mesures similaires qui ont débuté fin 2021 dans plusieurs pays en développement en raison des pressions inflationnistes, avec également des réductions de dépenses prévues dans les prochains budgets. Graves conséquences La Cnuced craint que la combinaison d'un affaiblissement de la demande mondiale, d'une coordination insuffisante des politiques au niveau international et de niveaux d'endettement élevés dus à la pandémie, ne génère des ondes de chocs financiers qui pourraient avoir de graves conséquences pour les pays en développement. L’organisation met aussi en garde contre le retrait prématuré des politiques de soutien liées à la pandémie au vu des pressions inflationnistes. La nouvelle Secrétaire générale de la Cnuced, originaire du Costa Rica, Rebeca Grynspan, a déclaré que « de nombreux pays en développement ont eu du mal à obtenir une reprise économique dynamique au sortir de la récession de la Covid-19 et sont maintenant confrontés à de forts vents contraires dus à la guerre. Que cela conduise à des troubles ou non, une profonde anxiété sociale se répand déjà ». Flambée des prix Alors que les perturbations liées à la pandémie semblaient se calmer, la crise géopolitique a porté un coup à la confiance dans le monde entier. La guerre exerce de nouvelles pressions à la hausse sur les prix internationaux de l'énergie et des produits de base. Selon le rapport, la flambée des prix des denrées alimentaires et des carburants aura un effet immédiat sur les plus vulnérables dans les pays en développement, entraînant la faim et des difficultés pour les ménages qui consacrent la plus grande part de leurs revenus à l'alimentation. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a souligné l’importance pour tous les pays de s’unir afin de trouver des solutions car nous faisons face à une crise mondiale. Instabilité des taux de change Les incertitudes générées par la guerre sur les principaux marchés internationaux sont de plus en plus préoccupantes. La volatilité des flux de capitaux, l’instabilité des taux de change et la hausse des coûts d'emprunt, en particulier pour les pays les moins avancés et ceux à revenu intermédiaire, risquent d’entraîner de graves difficultés de paiement de la dette extérieure. Les hausses de taux dans les économies avancées, conjuguées aux mouvements désordonnés des marchés financiers mondiaux, pourraient, selon la Cnuced, constituer une combinaison dévastatrice pour les économies en développement. La volatilité des marchés des matières premières, des devises et des obligations, dans la mesure où les investisseurs recherchent des valeurs refuges, a déjà provoqué une fuite des capitaux et une augmentation des primes de risque sur les engagements financiers des économies en développement. Remboursement des dettes Le Rapport souligne que les besoins du service de la dette publique à court terme constituent une préoccupation croissante. Les pays en développement devraient avoir besoin de 310 milliards de dollars en 2022, soit l'équivalent de 9,2 % de l'encours de la dette publique extérieure à la fin de 2020. Les pays qui semblent vulnérables à un arrêt brutal en raison de la combinaison d'importantes pressions de refinancement et d'un ratio «service de la dette/exportations» élevé sont l’Angola, l’Egypte, la Mongolie, le Pakistan et le Sri Lanka. Décélération économique Les principales économies avancées sont en passe d'inverser les mesures de relance prises pendant la pandémie, en resserrant les taux directeurs, en révoquant les achats d'actifs par les banques centrales et en mettant fin aux programmes de chômage partiel, aux transferts et aux aides aux entreprises et aux ménages. La Cnuced prévient que ces changements vont affaiblir la demande mondiale et freiner la croissance, les investissements étant déjà au point mort dans certains pays. La menace d'une chute encore plus marquée ne peut être exclue si les taux d'intérêts augmentent beaucoup trop rapidement et si le défi climatique est relégué au second plan. Société 25 mars 2022


Festival international ‘’Allons au cinéma’’: Un creuset pour promouvoir le film africain
Du 9 au 22 avril 2022, trois villes béninoises à savoir Ouidah, Ganvié et Parakou abriteront la première édition du Festival international dénommé ‘’Allons au cinéma’’. Ateliers de production, d’écriture et de réalisation, des master class et rencontres professionnelles, des projections de films. Tel sera le menu de la première édition du Festival international ‘’Allons au cinéma’’ qui se déroulera du 09 au 22 avril 2022 dans les villes de Ouidah, Ganvié et Parakou. Au titre des films en compétition sur les plans national et international, on relève notamment des fictions, des documentaires, des longs et courts métrages. Un hommage sera rendu, au cours de cette première édition de ‘’Allons au cinéma’’, à Camille Amouro et Jean Ahonton, à travers des projections suivies de témoignages. Le réalisateur et producteur, Ignace Yêtchénou va entretenir les participants sur le thème: «Cinéma et développement », et les formations en ateliers seront assurées par plusieurs experts dont Stefan Verna, gradué de l’Ecole de cinéma de l’Université Concordia, Aurélien Bodinaux, producteur de plusieurs films dont ‘’La miséricorde de la jungle’’, ‘’Etalon d’or’’ de Yennenga au Fespaco et Philippe Cordey, directeur de la photographie. En effet, ‘’Allons au cinéma’’ vise à contribuer au développement du tissu industriel cinématographique de l’Afrique, à la dynamisation du cinéma africain, et à offrir au Bénin une plateforme de réflexion pour la création, la visibilité et la diffusion de ses films. De même, ‘’Allons au cinéma’’ entend créer un cadre d’échanges et de rencontres cinématographiques entre les réalisateurs, les producteurs et les différents fonds et programmes de financement, de formation et les entreprises susceptibles de financer le cinéma et les programmes Tv. Il s’agira également d’offrir des opportunités de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel à la jeunesse. Le Festival international ‘’Allons au cinéma’’ se veut rotatif à travers les pays africains où le cinéma peine à décoller. Pour la promotion du génie cinématographique africain, le festival vise de façon globale à contribuer au développement du tissu cinématographique sur le continent. Les promoteurs ambitionnent de déployer ce festival sous une forme biennale au Bénin puis dans les autres pays d’Afrique au sud du Sahara entre deux éditions béninoises. La première édition se réalisera dans le cadre d’un partenariat avec le Festival cinémas d’Afrique de Lausanne dont une délégation y prendra part, et siégera dans le jury de sélection sur le plan national. A en croire le président du comité national d’organisation, le réalisateur Arcade Assogba et ses pairs, la délégation participera également à l’atelier de formation destiné aux directeurs de photographie et qui débouchera sur la production d’un court métrage. Et les films produits participeront d’office, aux côtés d’autres œuvres béninoises retenues dans la compétition nationale, à la sélection du « Focus Bénin » qui sera intégrée au programme de la 16e édition du Festival Cinémas d’Afrique de Lausanne prévue pour août 2022. Culture 25 mars 2022


Exposition collective « Kan xóxó nù » : Emotion autour des arts visuels d’hier et d’aujourd’hui
Les portes de la salle d’exposition du Centre de Lobozounkpa viennent de se refermer sur une exposition collective d’artistes de plusieurs générations. Une fusion d’arts ancien et nouveau pour mettre bout à bout, l’ancienne et la nouvelle corde. « Kan xóxó nù » donne à voir photographies, installations, vidéos et sculptures… Un mélange d’arts moderne et ancien. Les deux générations s’entremêlent au fil des travaux présentés par les artistes du 21 janvier au 20 mars dernier. Pour les visiteurs, ce temps de découverte ne laisse pas indifférent. Cette exposition collective est un clin d’œil à la force des traditions qui tutoient la création contemporaine. D’une œuvre à une autre, le visiteur se laisse emporter par différentes émotions. Il peut voyager dans le temps et se laisser bercer dans cet univers. Derrière les casques de conducteurs de motos transformés en masques Guèlèdè, Uche James Iroha questionne une problématique majeure de la société béninoise. Il scrute les rêves inachevés de ces milliers de zémidjan, de ces centaines de jeunes qui ont dû renoncer à leurs rêves pour s’en bâtir de nouveaux. Son travail oscille entre son histoire personnelle et le questionnement sur plusieurs notions dont la tradition et la modernité. Les flippants clichés de Catherine de Clippel renvoient à des photographies d’adeptes prises en 1988 puis en 2019. Sans que la photographe et réalisatrice n’ait fait aucun effort singulier de dissimulation, il est difficile pour le visiteur de discerner les périodes de prise. Catherine sublime les adeptes Vodoun à l’occasion de leurs pratiques par des clichés blanc noir avec autant d’énergie et de vie que le milieu en regorge. Milieu dont elle s’est entichée et dont elle révèle à l’occasion les émotions. « Ces images vous parlent même à distance », commente un visiteur. Des clichés saisissants, le jeune photographe d’art Audace Aziakou en propose aussi dans le cadre de cette exposition. Ce passionné de création et de reportage pose son objectif sur le vestimentaire des Egoungoun (revenants). L’artiste a travaillé à révéler les détails et l’esthétique de ces tenues mystiques dont il se dit mille et une choses. Le costume des Egungun intéresse aussi Sébastien Boko qui y a consacré son œuvre « l’habitat de l’invisible ». La passerelle entre arts d’hier et d’aujourd’hui transparait davantage sur les tapisseries de Sarah Trouche. « Feminist tapistery » est une œuvre de sa collection « Didé » qui signifie ‘’lève-toi’’ en langue Yorouba. Lors d’une résidence de création dans le centre-hôte de l’exposition, l’artiste s’est fait une plus belle idée de la femme contemporaine en associant à son art de jeunes enfants qui devraient reproduire l’image de leurs mères et des femmes du milieu. Le visiteur de l’exposition se remet-il à peine de l’émotion suscitée par cette toile qu’il doit, en tournant la tête, en contempler une autre, produit de l’atelier Yemadjè et fruit de l’ingéniosité ancestrale. Art ancestral du Xvie siècle, cette toile appliquée servait à représenter le pouvoir du roi et pouvait être offerte en cadeau aux autres souverains. Secret des palais royaux d’Abomey conservé avec harmonie, elle sert également à conter l’histoire, celle de la traite ou des conquêtes royales. Elle donne à voyager dans le temps. Cette exposition à laquelle ont également participé d’autres artistes comme Asquith Cortex, Yvon Ngassam, Éric Bottero, Nazanin Pouyandeh… présente essentiellement mais non exclusivement, des œuvres issues de la collection du centre de Lobozounkpa.   Culture 25 mars 2022


Célébration de la Journée météorologique mondiale le 23 mars 2022 au Bénin : Message du ministre des Infrastructures et des Transports
- Béninoises ! - Béninois ! - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! - Chers compatriotes ! Le mercredi 23 mars 2022, notre pays le Bénin, à l’instar de la Communauté internationale, a célébré la Journée météorologique mondiale. La journée internationale de la météorologie commémore l'entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention qui a institué l'Organisation météorologique mondiale. Le thème retenu pour cette année 2022 est « Alertes précoces et actions rapides ». Sous l’effet du changement climatique, les phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses dans de nombreuses régions du monde. Nous sommes plus nombreux que jamais à être exposés aux multiples dangers qui en découlent, ces derniers évoluant aussi en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation et de la dégradation de l’environnement. Il ne suffit plus de savoir Ce que le temps sera. En donnant des indications sur Ce que va faire le temps, les prévisions axées sur les impacts contribuent de manière significative à sauver des vies et à protéger les moyens de subsistance des populations. Malheureusement, très peu de personnes profitent, jusqu’à nos jours, des systèmes d’alerte précoce dans notre pays. Il est donc essentiel de renforcer la coordination entre les Services météorologiques et hydrologiques nationaux, les structures chargées de la gestion des catastrophes pour améliorer la prévention, la préparation et la réponse aux catastrophes. La pandémie de Covid-19 a complexifié les défis auxquels la société est confrontée et a affaibli les mécanismes d’adaptation. Elle a également mis en évidence que, dans notre monde interconnecté, nous devons adopter une approche véritablement multirisque et transfrontalière pour progresser vers les objectifs mondiaux en matière d’action climatique, de réduction des risques de catastrophe et de développement durable. Une bonne préparation et la capacité à intervenir au bon moment et au bon endroit peuvent dès à présent sauver de nombreuses vies et protéger les moyens de subsistance des populations partout dans le monde. C’est pour toutes ces raisons qu’une grande majorité des plans d’adaptation au changement climatique mettent en avant les systèmes d’alerte précoce, notamment dans les pays en développement comme le Bénin. - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Pour accompagner davantage les efforts du gouvernement, l’Agence nationale de la météorologie fournit de plus en plus des services d’alerte précoce sur les risques hydrométéorologiques, comme les orages, les fortes pluies, les vents violents, les vagues de chaleur, la poussière etc. En dépit de ces efforts, une bonne partie de la population n’est toujours pas couverte par des systèmes d’alerte précoce. La diffusion et la communication de ces alertes sont en outre trop peu étendues pour atteindre toute la population notamment, les localités les plus vulnérables. Il urge d’optimiser les interventions d’urgence en cas de phénomène à fort impact à travers l’application et la mise en œuvre des différents plans de contingence et du mode opératoire normalisé en cas de catastrophe. - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Le défi du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes est une réalité. Aussi, Météo-Bénin œuvre-t-elle à le relever de concert avec ses partenaires à savoir la direction générale de l’Eau, l’Agence nationale de la protection civile, le secteur privé, le monde universitaire et les utilisateurs afin de garantir la précision, la rapidité, l’accessibilité et l’utilité des prévisions n Vive la Journée météorologique mondiale ! Vive l’Organisation météorologique mondiale ! Vive la météorologie au service du développement ! Vive le Bénin ! Je vous remercie ! Environnement 25 mars 2022


Journée mondiale contre la tuberculose : Les performances du Bénin saluées
Le Bénin a commémoré à l’instar de la communauté internationale, ce 24 mars à Cotonou, la 27e édition de la Journée mondiale contre la tuberculose. A l’occasion, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a relevé les performances du Bénin en cette matière et indiqué les défis à relever. Des progrès significatifs sont réalisés par le Bénin en matière de lutte contre la tuberculose mais les défis sont considérables. La tuberculose est l’une des maladies infectieuses les plus mortelles au monde, et la journée du 24 mars permet aux acteurs de la chaîne de lutte, de sensibiliser le public à ses répercussions sanitaires, sociales et économiques dévastatrices, a indiqué le représentant du représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Raoul Saïzonou. Selon le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, la lutte contre la tuberculose est un combat qui se mène au quotidien, mais le 24 mars donne l’occasion à la communauté nationale et internationale de marquer un arrêt pour jeter un regard critique sur les résultats obtenus dans le cadre de cette lutte. A l’en croire, les interventions menées aux différents niveaux de la pyramide sanitaire ont permis d’obtenir des résultats satisfaisants. Car, le taux de succès thérapeutique des patients tuberculeux mis sous traitement connaît une augmentation régulière et est actuellement de 90% pour la cohorte des patients mis sous traitement en 2020. La quasi-totalité des patients tuberculeux, soit 98% ont été testés pour le Vih en 2021 et parmi eux, 14% sont séropositifs à ce virus, dont 97% ont été mis sous antirétroviraux. Aussi, l’offre de soins s’est améliorée avec la construction au Cnhu-PP (centre lazaret) d’un bloc technique pour la prise en charge spécifique des comorbidités au cours de la tuberculose, et la réhabilitation d’un bâtiment pour la prise en charge extra médicale des tuberculeux particulièrement vulnérables. Des progrès reconnus par l’Oms Par ailleurs, explique le ministre de la Santé, le nombre de cas dépistés diminue depuis deux ans et s’établit en 2021 à 3 764 cas contre 4 002 cas et 4 374 cas respectivement en 2020 et en 2019. L’année 2021 a connu également l’aboutissement du processus d’accréditation du Laboratoire de référence des mycobactéries (Lrm) selon la norme Iso 15189. C’est dire que même si le taux de décès reste élevé, 6% parmi les patients tuberculeux de façon générale et 12% parmi ceux qui sont co-infectés par le Vih, le Bénin a réalisé des progrès significatifs. « Permettez-moi de transmettre les messages d’encouragement et de félicitations de l’Oms aux plus hautes autorités nationales du Bénin, pour les résultats encourageants obtenus par le Programme national contre la tuberculose du Bénin qui reste une référence dans notre région, et qui abrite le laboratoire de référence de l’Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le représentant du représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Raoul Saïzonou. Mais des efforts restent à consentir notamment en matière de mobilisation de ressources. Des défis à relever « La tuberculose continue de faire des ravages dans notre pays. Cette journée offre l’occasion de réfléchir sur l’efficacité de nos stratégies… », a souligné Dissou Affolabi, coordonnateur du Programme national de lutte contre la tuberculose. Pour le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, en dépit des réalisations, des défis importants restent à relever. Il s’agira notamment, de s’adapter, à travers diverses actions comme la supervision décentralisée organisée par les coordinations des zones sanitaires, renforcer l’utilisation des nouveaux canaux de communication pour les interactions entre acteurs de la lutte contre la tuberculose dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et assurer une vigilance au cours du dépistage des cas de tuberculose avec les autres maladies ayant des symptômes communs comme la Covid-19. Il faudra aussi renforcer l’implication des organisations à base communautaire dans la lutte antituberculeuse et mobiliser des ressources durables aussi bien financières, humaines que matérielles pour assurer la pérennité des résultats. A juste titre, le thème de cette 27e édition de la Journée mondiale contre la tuberculose est intitulé: « Investir pour mettre fin à la tuberculose. Sauver des vies». C’est un appel à l’endroit des autorités gouvernementales, des décideurs à divers niveaux, des agents de santé et de la société civile, y compris les communautés touchées, qui doivent s’engager et plaider sur la nécessité urgente d’augmenter les investissements pour inverser la tendance de l’impact grave de la Covid-19 sur les progrès de la lutte antituberculeuse. C’est à ce prix que la cible des Odd des Nations Unies qui vise à mettre fin à l’épidémie d’ici à 2030 sera une réalité. Il faut noter qu’au cours de cette journée du 24 mars, le département de l’Atacora a été distingué comme meilleur département en matière de lutte contre la tuberculose, ainsi que le centre de dépistage et de traitement de Natitingou. Actualités 25 mars 2022


Palais de la Marina : Bruno Amoussou et des personnalités au contact des œuvres d’art
Le président et des membres du bureau national du parti Union progressiste (Up), ainsi que diverses personnalités, ont voyagé 130 ans en arrière, ce jeudi 24 mars, à travers les trésors royaux. Ils ont découvert également les œuvres contemporaines exposées. Une visite satisfaisante pour Bruno Amoussou et sa suite. C’est la grande surprise de ce premier jour de visite de la 5e semaine de l’exposition publique diptyque. Bruno Amoussou, président du parti Union progressiste (Up), accompagné de plusieurs membres du bureau national du parti et diverses personnalités de l’arène sociopolitique béninoise, est allé visiter l’exposition Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, ce jeudi. A leur entrée dans la salle de l’exposition, Bruno Amoussou et sa délégation ont été brièvement entretenus sur le contexte de cette exposition. Tout au long de ce voyage 130 ans en arrière, les visiteurs du jour sont restés admiratifs de la créativité des artistes de l’époque et de la finesse des œuvres qu’ils visitent et revisitent, tout en posant des questions pour mieux comprendre. La visite est émouvante et sensationnelle. En plus des trésors royaux, la délégation a sillonné toutes les œuvres d’art contemporain. « C’est simplement merveilleux ! Que nous ayons pu réaliser quelque chose d’aussi magnifique, c’est impressionnant ! », lance Jacques Adandé, ambassadeur à la retraite et membre de la délégation. Son ancienne collègue Bernardine do Régo est aussi émerveillée. Elle rend grâce de pouvoir visiter un musée du genre au Bénin. Ce parcours lui rappelle son enfance au Sénégal non loin de l’Ifran, dit-elle. « Ce qui veut dire que les musées dans ma petite enfance, j’en voyais et j’entrevoyais. Aujourd’hui, je suis heureuse que les jeunes de mon pays puissent aussi voir des images que j’ai toujours vues. Des images qui m’ont émerveillée. Merci à toutes nos autorités, les techniciens du secteur qui nous ont permis de bénéficier de telle réalisation. Puisse la jeunesse de mon pays bénéficier de cet environnement qui nous pousse à rêver, à reproduire et à être des artistes », ajoute l’ancienne ambassadrice. Jacques Adandé est convaincu qu’à travers ce cahier du retour à la source, le Bénin fait son premier pas vers son essor. «Le développement, selon moi, commence par la culture, et la culture commence par l’histoire. Ce que nous avons vu, ce soir, est le premier pas vers le développement, l’affirmation de l’identité et les progrès pour l’avenir », affirme le diplomate à la retraite. Il salue la partie de l’exposition qui associe les artistes contemporains qui se sont nourris plus ou moins à la source des anciens, à la source de l’histoire, et ont réalisé des œuvres extraordinaires qui méritent l’attention des générations à venir ». Jacques Adandé invite alors la jeunesse béninoise à visiter l’exposition qui pourra l’inspirer et la former pour l’avenir. Avant de remonter à bord du bus qui transportait la délégation, Bruno Amoussou a signé le livre d’or et félicité toute l’équipe en charge de l’organisation de l’exposition. -------------------- 33 125 visiteurs à la date du 20 mars ----------------------------- L’exposition diptyque au palais de la Marina ne désemplit pas. A chaque semaine son lot important de visiteurs. D’après les chiffres provisoires fournis par les organisateurs, 33 125 personnes ont visité les trésors royaux et œuvres d’art contemporain à la date du dimanche 20 mars 2022 avec un pic impressionnant les week-ends, notamment les samedis. Dans les détails, à la date du 13 mars dernier, 23 875 personnes ont visité les œuvres d’art. Les jeudi 17, vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 mars, il y a eu respectivement 1387, 1595, 3375 et 2893 visiteurs. Dans un récent communiqué, la présidence a rappelé que ce succès auprès du public local constituait le plus grand défi de l’exposition. Un challenge qui, assure-t-elle, est d’ores et déjà relevé au regard de cette fréquentation populaire et cet engouement unanime. A.G Actualités 25 mars 2022


7e congrès de l’Ahjucaf : Les hautes juridictions francophones de cassation à Cotonou
L’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (Ahjucaf) tient à Cotonou, du 30 juin au 1er juillet prochain, son septième congrès. Le secrétaire général du réseau, Jean-Paul Jean, était ce jeudi 24 mars l’hôte du président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, avec qui il a échangé sur le niveau de préparation des assises. Lesquelles assises vont mobiliser une trentaine de Cours de cassation francophones du monde entier. Pour Jean-Paul Jean, la rencontre va débattre d’un thème très important : la motivation des décisions de justice. Pour lui, il s’agit d’un sujet capital en ce sens que l’essentiel, c’est de dire le droit, mais faudrait-il que la décision soit comprise par les justiciables. Le secrétaire général de l’Ahjucaf est donc en séjour au Bénin pour travailler avec la Cour suprême pour la réussite de l’évènement. « Il s’agit d’un prestigieux moment comptant beaucoup pour la Cour suprême. Les travaux vont révéler aussi le niveau juridique d’organisation du Bénin », a souligné Jean-Paul Jean. Selon lui, les assises sont prévues pour être ouvertes par le président de la République, Patrice Talon. Elles connaitront la participation des autorités politiques du Bénin. Le secrétaire général de l’Ahjucaf est accompagné à la Cour suprême à Porto-Novo de l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy. Ce dernier assure que son ambassade jouera sa partition lors des travaux de ce congrès de l’association qui travaille pour faire progresser le droit dans les pays de l’espace francophone dans le monde. Le diplomate français qui visitait pour la première fois la Cour suprême du Bénin, homologue du Conseil d’Etat pour l’ordre administratif et la Cour de cassation pour l’ordre judiciaire en France, a saisi l’occasion pour voir avec le président Victor Dassi Adossou comment réactiver la coopération existante entre ces hautes juridictions à travers notamment des formations. Ce partenariat avait été entre-temps ralenti par la pandémie de la Covid-19, précise l’ambassadeur de France près le Bénin. La visite des locaux de la Cour suprême par la délégation du secrétaire général de l’Ahjucaf a mis un terme à la séance de travail. Le président Victor Dassi Adossou avait à ses côtés les membres de son bureau à savoir le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé, le président de la Chambre judiciaire, Innocent Avognon, le président de la Chambre administrative, Rémy Yao Kodo et le greffier en chef près la Cour suprême, Me Prosper Djossou.   Actualités 25 mars 2022


Lutte contre la cherté de la vie : les consommateurs et syndicalistes satisfaits
Les mesures prises par le gouvernement, au cours du Conseil des ministres du 23 mars 2022, contre la cherté de la vie, sont favorablement accueillies par les associations de consommateurs et les syndicalistes. « J’ai poussé un ouf de soulagement ». Noël Chadaré ne cache pas ainsi son état d’âme, après avoir pris connaissance des mesures prises par le gouvernement contre la cherté de la vie. «Le gouvernement a bien réagi même s’il faut le reconnaître, l’attente a été un peu longue. Néanmoins, il n’est jamais tard pour bien faire. Cette batterie de mesures prises pour soutenir la population en détresse est la bienvenue. C’est un pas qui aura une incidence sur la vie des Béninois », explique le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin). Noël Chadaré, Secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin). En effet, il y a un mois, le monde syndical demandait au gouvernement de « vite agir pour freiner l’inflation vertigineuse» connue par les produits de grande consommation et qui mettait à mal la bourse des Béninois. Un meeting avait été organisé, dans ce cadre, vendredi 18 février 2022, à la Bourse du travail à Cotonou. Cependant, le gouvernement préparait de son côté la riposte. L’Etat avait déjà, depuis le début de l’année, renoncé partiellement à la Tva sur le riz importé et les jus de fruits produits au Bénin, sans oublier la subvention des produits pétroliers pour environ 5 milliards de F Cfa par mois. « La Csa-Bénin apprécie cet effort… » Anselme AMOUSSOU SG-CSA-BENIN Ce mercredi 23 mars 2022, des mesures hardies se sont ajoutées à celles en cours, pour un montant de 80 milliards de F Cfa, en vue de soutenir le pouvoir d’achat des populations. La Centrale des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) dit avoir fait l'heureux constat que dans ce paquet de mesures annoncées, il y a des mesures fiscales significatives notamment sur les frets maritimes et aériens qui connaissent un abattement de façon à réduire les frais de douanes, les allègements ou exonérations de Tva qui devraient contribuer à réduire le prix du riz ou à maintenir celui du pain, etc. « La Csa-Bénin apprécie cet effort fait par le gouvernement et l'en félicite », indique Anselme Amoussou. De son côté, Noël Chadaré constate que l’Exécutif est ainsi à l’écoute des organisations syndicales qui étaient montées au créneau, il y a quelques semaines. «Le gouvernement est ainsi à l’écoute de son peuple en souffrance. C’est à apprécier. Il y avait trop de plaintes et il fallait agir en conséquence », a-t-il martelé. Satisfaits, mais aussi demandeurs Bien que soulagés, les syndicalistes attendent encore plus. « La Csa-Bénin réitère son attente de dialogue sincère et responsable avec le gouvernement pour que les échanges aboutissent à la mise en application effective des mesures annoncées par le Conseil des ministres, à l’extension des mesures d’allègement et de subvention à une liste plus significative de produits de grande consommation et à l’échelle de toute l’étendue du territoire national, à la revalorisation effective des salaires et des pensions des travailleurs et retraités du privé et du public, à la hiérarchisation des salaires et à l'augmentation du Smig», note Anselme Amoussou. De son côté, la Cosi-Bénin souhaite une baisse, par la même occasion, des coûts des produits pétroliers, et des subventions d’intrants agricoles pour faciliter la tâche aux cultivateurs de vivriers. L’autre attente de cette confédération, c’est le suivi pour l’effectivité de ces prix sur le terrain. «Le ministère du Commerce doit suivre l’effectivité de ces mesures sur le terrain. Les Béninois doivent, quant à eux, accompagner le gouvernement dans cette vision en dénonçant ceux-là qui malgré tout ce qui a été décidé, continuent de se comporter en commerçants véreux. Il faut une cellule de veille, avec des numéros verts, un système d’alerte maximale. C’est à ce prix qu’on dira que les décisions du gouvernement auront d’impact », insiste le Sg de la Cosi Bénin. Les mesures prises par le gouvernement couvrent trois mois. Mais déjà, les syndicalistes ont leurs yeux sur l’après-juin 2022. « Nous allons demander au gouvernement d’inscrire ces mesures dans la durée. Nous sommes dans le hautement social. Si les gens se sentent mieux comme ça, autant ne pas revenir aux anciens prix pour que l’on retombe dans la misère », prévient Noël Chadaré, optimiste.   Réactions des associations de consommateurs Ernest Gbaguidi, président de Bénin Santé et survie du consommateur Ernest Gbaguidi, président de Bénin Santé et survie du consommateur « Il faut déployer les agents de contrôle sur le terrain » En prenant ces mesures, le gouvernement a pu agir dans le sens de la réduction de la souffrance des populations, face aux spéculations artificielles. C’est à saluer, même si on peut aller au-delà du nombre de produits ciblés. Ensuite, il faut être vigilant. Si on ne met pas en place des mécanismes de contrôle pour faire respecter les prix, puis contrôler la chaîne de distribution, on pourrait assister à des pénuries artificielles. Surtout que les prix sont encadrés dans un délai, les gens pourraient bloquer les produits et les faire sortir de nouveau après juin 2022. L’autre possibilité à surveiller est qu’ils peuvent faire écouler les produits vers les marchés de la sous-région. Il va falloir surveiller les frontières pour empêcher les sorties. Il faut mettre les agents de contrôle sur le terrain, avec l’appui des organisations de consommateurs et des élus locaux pour faire vérifier l’effectivité des prix sur le marché. Si le gouvernement peut arriver à faire cela, je crois que le consommateur pourra sentir l’impact des mesures dans son panier. La prise de ces mesures est une bonne nouvelle car le silence du gouvernement inquiétait. Les informations qui circulaient faisaient état de ce que c’est parce que le gouvernement a augmenté des taxes qu’on a cette crise. Ce qui n’est pas le cas. A partir de ce moment, les actions de contrôle permettront aux consommateurs de bénéficier effectivement des mesures qui ont été prises.   Robin Accrombessi, président de La voix des consommateurs Robin Accrombessi, président de La voix des consommateurs « Le gouvernement est en train de réagir de manière appropriée » C’est une avancée notable, parce que suite à nos diverses sorties, le gouvernement est en train de réagir de manière appropriée. Pour être plus pratiques, ces mesures ont besoin d’un suivi permanent du gouvernement, du personnel du ministère du Commerce et d’autres structures comme la police. Mais est-ce que l’Etat dispose de ce personnel pour couvrir toute l’étendue du territoire ? Ce n’est pas évident. Nous pensons donc que l’Etat aura besoin de l’accompagnement des organisations des consommateurs et bien d’autres acteurs de la société civile, et des consommateurs eux-mêmes. L’Etat devrait pouvoir aussi faciliter la disponibilité des produits dans des magasins ou dans des structures avec lesquels il pourrait avoir des accords. En dehors de tout cela, lorsqu’on va sortir de ce continuum qui couvre jusqu’au 30 juin 2022, que va-t-il se passer ? Quel sera le sort des consommateurs? Est-ce que ça ne risque pas d’être pire qu’avant ? Pour ce qui concerne les coûts de l’électricité, on peut dire que c’est plus touchant. Parce que la période d’expiration est le 31 décembre 2022. Ça nous permet en tant qu’organisation de consommateurs de faire des plaidoyers en direction des entreprises, des producteurs pour que cet intrant qui est très important dans tout système de production de biens et services, ayant connu un meilleur coût, ils puissent en tenir compte dans la fixation des coûts des produits sur le marché. C’est un facteur très important dans le renchérissement. En ce qui concerne le ciment, l’intervention de l’Etat est importante. On craignait la crise de l’immobilier. Les propriétaires pourraient commencer à faire leur loi malgré la loi sur le bail d’habitation à usage domestique. Il ne faut pas être surpris de voir les promoteurs immobiliers utiliser plusieurs stratagèmes pour mettre les locataires en difficulté. On peut donc saluer la réaction du gouvernement, mais on devrait continuer à réfléchir sur l’après-juin 2022. Cette période de désescalade des coûts devrait être mise à profit pour adopter des stratégies de promotion d’une production agroalimentaire intense.   Actualités 25 mars 2022


Nobel d’Architecture remporté par le Burkinabé Francis Kéré
Le prix Pritzker, souvent surnommé le « Nobel de l’architecture », a annoncé que le lauréat 2022 est Diébédo Francis Kéré, originaire du Burkina Faso. Premier Africain et premier architecte noir à remporter cette prestigieuse récompense, décernée chaque année depuis 1979, la personnalité du gagnant marque un changement de paradigme en reconnaissant l’importance d’une construction durable, utilisant des moyens locaux et optant pour des solutions ingénieuses en accord avec la culture des peuples. C’est en 2005 que Francis Kéré, 56 ans, fonde son cabinet d’architecture à Berlin, dans son pays d’adoption, l’Allemagne. Il acquiert une notoriété internationale en 2004, lorsqu’il reçoit le Prix Aga Khan d’architecture pour ses efforts de promotion d’une architecture durable, axée sur la communauté. En Suisse, le Burkinabé s’est fait connaître lorsqu’il avait été sélectionné aux côtés d’un architecte brésilien et un japonais pour rénover le musée de la Croix-Rouge internationale, en 2013. Une bourse pour la menuiserie À l’âge de 7 ans, Francis Kéré doit quitter la maison familiale pour aller à l’école car son village, Gando, situé au Burkina Faso, ne possède pas d’établissement scolaire. C’est à Tenkodogo qu’il étudiera dans une classe où s’entassent plus de 100 élèves souffrant d’une chaleur difficilement supportable. C’est à cette époque qu’il nourrit le rêve de construire un jour des bâtiments naturellement ventilés. Treize ans plus tard, il quitte l’Afrique pour l’Allemagne où il a obtenu une bourse de menuisier. En 2004, il obtient son diplôme d’architecte et achève la construction de son premier bâtiment, l’école primaire de son village. Ce projet s’avère être un tremplin pour sa carrière et guide encore aujourd’hui sa philosophie. Félicitations du jury Avec cette récompense suprême, Francis Kéré est distingué pour l’ensemble de son œuvre qui « donne du pouvoir et transforme les communautés par le biais de l’architecture ». D’après les membres du jury et son président, l’architecte chilien Alejandro Aravena, Kéré «a développé un vocabulaire architectural ad hoc, hautement performatif et expressif: les doubles toits, la masse thermique, les tours à vent, l’éclairage indirect, la ventilation croisée et les chambres d’ombrage sont non seulement devenus ses stratégies de base, mais ont également acquis le statut de dignité construite ». Les organisateurs du prix ont expliqué que l’architecte avait reçu cette distinction « grâce à son engagement pour la justice sociale et à l’utilisation intelligente de matériaux locaux pour s’adapter et répondre au climat naturel. Il travaille dans des pays marginalisés, où les contraintes et les difficultés sont nombreuses et où l’architecture et les infrastructures sont absentes ». Autres distinctions Pour sa remarquable réussite à combiner une conception socialement engagée et écologiquement résiliente, le cabinet Kéré Architecture a reçu de nombreux prix. Son travail au Burkina Faso lui a valu d’être nommé membre honoraire de l’American Institute of Architects et membre du Royal Institute of British Architects. Il a été professeur à la Harvard Graduate School of Design ainsi qu’à l’Accademia di Architettura di Mendrisio. Réalisations dans le monde Francis Kéré est devenu l’un des éminents architectes contemporains du monde. Il a ainsi réalisé des projets de renom sur quatre continents. Il a réalisé des centres de santé et des écoles en Afrique, plusieurs bâtiments du parc national de Bamako (Mali), des écoles et des logements au Mozambique, un musée d’argile au Kenya, ou encore le « village Opéra » près de Ouagadougou (Burkina). Parallèlement à la construction de bâtiments permanents, il a aussi créé de nombreux pavillons, notamment le Serpentine à Londres (2017), celui du Tippet Rise Art Center dans le Montana (Usa) et il a élaboré une série de tours colorées pour le festival californien Coachella Valley Music and Arts Festival (2019). Au Bénin, le gouvernement a confié à son cabinet la conception du nouveau bâtiment de l’Assemblée nationale, situé à Porto Novo, dont l’architecture fera référence à un arbre à palabre. En février dernier, le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier a participé à la cérémonie officielle de pose de la première pierre de l’Institut Goethe de Dakar (Sénégal). Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Economie 24 mars 2022


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