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Nouvelles

Clôture de la 1re session ordinaire du Ces : Tabé Gbian satisfait des résultats des travaux
Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces), a procédé ce mercredi 23 mars, à la clôture de la première session ordinaire de l’institution au titre de l’année 2022. Il est satisfait des résultats des travaux. Ce mercredi 23 mars a marqué la fin de la première session ordinaire du Conseil économique et social (Ces) pour le compte de l’année 2022. Tabé Gbian, président du Ces a exprimé sa satisfaction face au dévouement des conseillers au cours des activités inscrites dans le calendrier de la session. La question de la prise en charge des personnes sous dialyse au Bénin, l’examen et l’adoption du rapport d’activités du président du Ces au titre de l’année 2021, l’examen et l’adoption du procès-verbal de la première session extraordinaire de l’année en cours sont, entre autres, les points à l’ordre du jour de cette session. « Au terme de cette session, je voudrais constater avec vous que, pour l’essentiel, les activités inscrites dans le calendrier ont été réalisées », a déclaré Tabé Gbian. Il en a profité pour rappeler quelques évènements socioéconomiques ayant marqué le déroulement de la session. Il s’agit de la reprise du dialogue social entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales dont il souhaite le maintien, puis du démarrage de la réalisation de la Liste électorale informatisée (Lei). A ce sujet, le président du Ces lance un appel à toute la population béninoise. « En ma qualité de facilitateur du processus d’actualisation de la Lei, je ne saurais rester indifférent à cette importante initiative du gouvernement. C’est pourquoi, il me plait de lancer un appel pressant à mes concitoyens afin qu’ils sortent massivement pour accomplir les formalités prévues», exhorte-t-il. Pour rappel, à l’ouverture de cette session, le Conseil économique et social a mené des visites sur le terrain afin de toucher du doigt les conditions de vie des populations et échanger avec les acteurs concernés afin de recueillir toutes les informations nécessaires. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 24 mars 2022


3e édition de Karaté Germanus 2022 : Les pratiquantes de l’art martial célébrées
La troisième édition du tournoi féminin de karaté Germanus 2022 s’est déroulée, dimanche 20 mars dernier, dans l’enceinte du centre Capital Jeunesse à Fidjrossè. Une quarantaine de jeunes filles âgées de 6 à 17 ans ont participé à cette compétition qui a permis non seulement d’évaluer les athlètes mais aussi de célébrer les pratiquantes de cet art martial. Le karaté féminin a été une fois encore valorisé lors de la 3e édition du tournoi de karaté Germanus 2022 qui s’est tenue, dimanche 20 mars dernier, dans l’enceinte du centre Capital Jeunesse à Fidjrossè. Organisée par Florence Ligan, responsable aux affaires féminines de la Fédération béninoise de karaté-do en collaboration avec l’Ong Capital Jeunesse, cette compétition a permis de célébrer les pratiquantes de cet art martial. Au total, une quarantaine de jeunes filles âgées de 6 à 17 ans ont participé à cette compétition qui a permis aux organisateurs d’évaluer les athlètes. « L’innovation de cette édition est que la compétition a été entièrement officiée par des dames », se réjouit Florence Ligan, qui s’engage à poursuivre l’œuvre entamée depuis trois années. Pour Rock Quenum, président de la Fédération béninoise de Karaté, c’est un pari gagné pour le comité d’organisation qui contribue ainsi à la promotion de la femme. «Vous avez donné une image parfaite à la femme karatéka en organisant cette compétition », a-t-il déclaré avant de féliciter le comité d’organisation et les athlètes. Médaillée d’or en Kata, catégorie 10-11 ans, Immaculé Anagonou, heureuse, promet de faire mieux les années à venir. Pour sa part, Éric Gbègbo, président de la Ligue Atlantique-Littoral de Karaté, est satisfait des prestations des jeunes athlètes qui prouvent, selon lui, que la relève est assurée chez les jeunes filles. Sports 24 mars 2022


Journée «Rugby pour tous » : Koumiba Djossouvi s’engage aux côtés des jeunes
Revenue au bercail, Koumiba Djossouvi, ancienne internationale franco-béninoise de Rugby a réuni, samedi 19 mars dernier, autour de la balle ovale à Cotonou, les enfants de la rue et les élèves de certains établissements scolaires. Au cours de cette initiative dénommée «Journée Rugby pour tous », elle a partagé son expérience avec ces jeunes rugbymen avant de leur apprendre les techniques pour une meilleure pratique de la discipline. L’édition 2022 de la journée «Rugby pour tous » s’est déroulée, samedi 19 mars dernier, au Collège d’enseignement général Océan à Cotonou. Plus d’une cinquantaine d’enfants venus des établissements scolaires ont pris part aux côtés de Koumiba Djossouvi, ancienne internationale franco-béninoise de rugby à cette manifestation. Fière de revenir au bercail après cind années d’absence, elle s’est réjouie de la tenue de cette journée. « Je suis contente de revoir ces jeunes pratiquants de rugby qui ont gardé le même engouement depuis 2017 », a-t-elle déclaré. Ancienne internationale franco-béninoise de rugby, elle rêve grand pour l’avenir de la discipline au Bénin. Elle pense à la promotion et au développement du rugby dans les écoles. C’est pourquoi, elle souhaite une collaboration entre l’association « Rugby pour tous», la Fédération béninoise de rugby et le ministère des Sports. «Il y a un travail acceptable qui se fait ici au Bénin mais j’estime qu’il faudra plus de synergie d’actions pour favoriser le développement de cette discipline», a-t-elle fait remarquer. Pour Koumiba Djossouvi, les autorités doivent aider à développer ce sport à travers l’organisation du championnat scolaire et des compétitions de rugby pour les jeunes. A l’en croire, les filles doivent surmonter les préjugés pour s’adonner au rugby au même titre que les garçons. « Nous avons beaucoup de défis à relever. C’est pourquoi, nous nous engageons aux côtés des élèves et des enfants de rue depuis quelques années. Encadreur des enfants et coach de rugby, Hermann Gangnihessou se félicite de la réussite des activités de cette journée sous l’égide de Koumiba Djossouvi. Il a salué les autorités qui accompagnent cette initiative destinée à couper les racines de la délinquance et de la prostitution au Bénin. «Le rugby est un sport d’union et d’entraide, nous sommes heureux de voir les jeunes rugbymen passer cette journée dans une bonne ambiance», a-t-il conclu. L’Association rugby pour tous n’entend pas baisser les bras, selon Fayrouzath Adjalla, secrétaire générale de ladite association. « Notre association s’engage à soutenir les enfants déshérités et les sortir de la précarité. C’est pourquoi, des fournitures scolaires ont été distribuées aux meilleurs en classe », a-t-elle expliqué. Heureuse d’avoir participé à cette activité, Marthe Landjèkpo a remercié l’internationalle Koumiba Djossouvi pour l’intérêt qu’elle porte pour le développement du rugby béninois. Sports 24 mars 2022


Match Liberia-Bénin à l’Antalya Cup 2022 : Test grandeur nature pour Ecureuils et Lone Stars
Le Bénin affronte le Liberia, ce jour, au mini-tournoi Antalya Cup 2022 organisé en Turquie dans le cadre des prochaines journées Fifa-Mars 2022. Cette première rencontre historique entre ces deux nations apparait comme un test grandeur nature pour les Ecureuils du Bénin et les Lone Stars, absents lors de la Can Cameroun 2021. La confrontation entre le Liberia et le Bénin fait partie des matchs internationaux amicaux prévus pour ce jeudi 24 mars dans le cadre des journées Fifa-Mars 2022. Ces deux nations se donnent rendez-vous à l’Antalya Cup 2022 qui se déroule sur un terrain neutre en Turquie. Cette rencontre entre Ecureuils et Lone Stars est une première entre deux sélections qui ne se sont jamais affrontées chez les seniors. A l’analyse des performances des deux nations lors de leurs cinq dernières sorties et du dernier classement Fifa, le Bénin part avec la faveur des pronostics dans cette partie. Les Ecureuils du Bénin sont 83e nation de la planète Football tandis que les Lone Stars du Liberia occupent la 145e place. Avec trois victoires, un match nul et deux défaites lors des cinq derniers matchs, le Bénin est crédité d’une fiche technique plus fournie que celle du Liberia qui totalise deux victoires et trois défaites en autant de matchs toutes compétitions confondues. De plus, le Liberia a encaissé 8 buts tandis que le Bénin a encaissé 5 buts lors de ces cinq sorties. Absentes lors de la Can Cameroun 2021, les sélectionneurs des deux formations ambitionnent de profiter de cette rencontre pour ménager leur monture avant les éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2023. Ce match constitue un test grandeur nature non seulement pour les Ecureuils et le sélectionneur national par intérim mais aussi pour les Lone Stars et leur entraîneur Peter Butler. Pour cette première expérience en tant qu’entraîneur principal, Moussa Latoundji qui est resté longtemps dans l’ombre de Michel Dussuyer est appelé à sortir le grand jeu face à une formation libérienne constituée de joueurs pour la plupart évoluant sur le continent. Il pourra compter sur les expérimentés comme Khaled Adénon, Olivier Verdon, Steve Mounié et autres, quart de finalistes de la Can 2019 ou les nouveaux comme Tossin et Tchibozo qui auront envie de faire parler la poudre. Conscient des objectifs Le technicien béninois et ses poulains ont les cartes en main pour se faire respecter par le Liberia qui dispose d’une fébrile défense qui lui a coûté une place à la dernière Can et une prestation mitigée dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Moussa Latoundji qui essaie, depuis mardi dernier, de mettre en place le meilleur dispositif pour gagner les deux matchs est conscient des objectifs du Bénin en participant à ce tournoi. Au regard des dernières prestations des Ecureuils, Moussa Latoundji devra corriger certaines imperfections afin d’amener son équipe à être plus compétitive. L’ancien joueur international pense saisir cette opportunité pour travailler sur tous les compartiments de jeu de manière à asseoir une sélection solide avant les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2023. « Vous savez que les éliminatoires de la Can 2023 commencent en juin et donc, la préparation passe par ces journée Fifa de mars », a-t-il déclaré. De son côté, Peter Butler, sélectionneur des Lone Stars, aura aussi à cœur d’expérimenter certains joueurs comme Mohamed Cherif Diallo, basé en Italie, et les locaux Junior Yeanay, Allenton Sembeh, Frank Allison, Emmanuel Reyah, Divine Roosevelt Teah et Prince Zawoh qui espèrent faire leurs débuts. Joel Johnson, basé aux États-Unis, et Mohammed Sangare, basé en Angleterre, qui ont été blessés lors des dernières sorties internationales feront aussi leur retour. Sports 24 mars 2022


Forêt classée de Parakou : Un périmètre réduit de 430 à 195 ha
Il a été célébré, lundi 21 mars dernier, la Journée internationale des forêts édition 2022. Placé sous le thème « Les forêts : une production et une consommation durable », l’évènement n’est pas passé inaperçu à Parakou dont la forêt subit des revers. Alerte ! il faut sauver ce qui reste aujourd’hui de la forêt classée de Parakou. La célébration de l’édition 2022 de la Journée internationale des forêts, lundi 21 mars dernier, a été l’occasion pour sensibiliser les populations de cette ville, à l’importance et au rôle des forêts dans la préservation de la biodiversité, leurs avantages écologiques, économiques, socio-culturels, sanitaires et scientifiques, ainsi que les mesures pour les protéger. Leur attention a également été attirée, informe le chef service de la promotion des ressources, reboisements et aménagements des forêts à l’Inspection forestière du Borgou, capitaine Emmanuel Salifou, sur la nécessité de leur gestion durable pour le bien-être des générations actuelle et futures. Mais au-delà de cette célébration, c’est la forêt classée de Parakou qui est menacée de disparition. Chaque jour, elle voit sa superficie réduite. En effet, la forêt de Parakou fait partie des sept périmètres de reboisement identifiés sur le plan national. C’est depuis le 21 avril 1949 qu’elle a été classée par le colonisateur français. Sa superficie avoisinait alors 430 ha. Considérée comme le poumon vert de la ville, elle joue un rôle important dans la protection de son environnement et la qualité de l’air ambiante. « Une forêt, un périmètre de reboisement ou une formation forestière à l’intérieur d’une ville comme celle de Parakou, joue un rôle capital et vital. Par rapport aux nombreuses activités qu’exercent ses populations, il y a beaucoup de pollution qui exige, pour voir leurs effets être atténués, la libération d’une quantité d’oxygène », a expliqué le capitaine Emmanuel Salifou. «A Parakou, c’est ce périmètre qui joue ce rôle de recyclage et permet aux populations de mieux respirer», poursuit-il. Malheureusement, avec la pression anthropique due à la poussée démographique, cette forêt a vu sa superficie réduite. Elle fait désormais moins de 195 ha. Selon le capitaine Emmanuel Salifou, il y a plusieurs facteurs qui impactent négativement l’état des forêts au Bénin. Celle de Parakou n’y a pas échappé. « Aujourd’hui, nos forêts, que ce soit les domaines protégés comme les forêts classées, sont prises d’assaut par les agriculteurs à la recherche de terres fertiles. Ce qui fait qu’une bonne partie de notre couvert végétal disparait. A voir le phénomène galopant de la démographie, tout ça a un impact sur les superficies des forêts. Il y a également la coupe illégale de bois pour la construction des maisons et la réalisation des meubles », fait-il observer. A cette allure, qu’adviendra-t-il de cette forêt, dans quelques années ? Ne finira-t-elle pas par disparaître entièrement ? Pour éviter le pire, il urge donc de parer au plus pressé. Société 24 mars 2022


Promotion et protection des droits de l’homme : La section régionale Atacora de la Cbdh opérationnelle
La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a ouvert sa section régionale à Natitingou pour le compte de l’Atacora-Donga. Au cours d’une cérémonie, hier mercredi 23 mars, l’Officier des droits de l’homme a été installé. L’Officier des droits de l’homme de la section régionale Atacora de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) a été installé dans ses fonctions au cours d’une cérémonie fort simple, hier mercredi 23 mars. Après les départements de l’Atlantique, du Zou, du Mono, c’est le tour de l’Atacora d’accueillir son officier des droits de l’homme. Waliou Abdou Chitou entre ainsi en fonction pour assurer la promotion et la protection des droits de l’homme au niveau du département de l’Atacora, pour le compte de la Cbdh. Il compte sur l’accompagnement des populations pour réussir sa mission afin que les objectifs fixés par la Cbdh soient atteints. Abdoulaye Affo, secrétaire général de la préfecture de Natitingou, représentant le préfet a exprimé sa joie de voir installer ce démembrement de la commission dans la commune. Pour lui, les droits de l’homme sont fondamentaux et reconnus par toutes les institutions. S’adressant à l’officier, il reconnaît que la tâche est immense, car il a la mission d’aller dans toutes les contrées du département pour faire connaître aux populations leurs droits ainsi que leurs devoirs. « La Commission des droits de l’homme n’est pas connue des populations, nous avons ce défi de la faire connaître à nos populations », confie Abdoulaye Affo. L’ouverture du bureau régional de la Cbdh et l’installation de son officier, selon Dr Mourtada Dèmé, directeur-pays de l’Association du barreau américain (Aba-Roli), participent déjà de cette vision. L’association a décidé d’accompagner la commission dans son initiative de se rapprocher des populations qu’elle a identifiées comme étant ses premières cibles, a indiqué Dr Mourtada Dèmé. « L’inauguration est la continuation d’un partenariat qui a commencé entre la Commission béninoise des droits de l’homme et l’Usaid. J’ai vu le dévouement, l’engagement, la qualité de travail des commissaires et des membres de la commission. Je souhaite que le peuple béninois sache qu’il y a des gens qui croient à l’idéal démocratique dans le pays », informe-t-il. Il faut noter, selon Sidikatou Adamon Houédété, vice-présidente et coordonnatrice des Officiers des droits de l’homme de la Cbdh, que la section régionale est un service déconcentré institué par les textes qui régissent le fonctionnement de l’institution. « Pour réussir votre mission en tant qu’Odh, vous devez développer des qualités d’écoute, d’analyse, de rigueur exceptionnelle et de reddition de comptes », rappelle Sidikatou Adamon selon qui les populations doivent soutenir Waliou Abdou Chitou. Toutes choses qui ne feraient pas défaut, d’après les intervenants. Hervé Gnansounou, président du tribunal de Natitingou, Clément Ayémona, premier adjoint au maire de la commune, et autres personnalités ont rassuré de leur accompagnement dans la réussite de la mission de l’Odh. Société 24 mars 2022


Valérie Ogougnon : Maîtresse incontestée des moulins à maïs
Valérie Ogougnon n’est pas un visage inconnu à Fifadji, à Cotonou. La meunerie fait d’elle une femme hors du commun. Cette femme en pagne traditionnel avec le corsage souple décolleté, le foulard noué sur la tête a fière allure. En la voyant à l’œuvre sur son moulin à maïs, on est loin de l’imaginer prendre autant de goût à ce métier. Meunière, Valérie Ogougnon porte fièrement sa casquette. En cette fin d’après-midi du mardi 8 mars 2022, jour dédié à la célébration de la Journée internationale de la femme, elle était à son poste : son atelier de meunerie situé à Fifadji. Nous sommes à une heure de pointe où la plupart des fonctionnaires sont pressés de regagner leur domicile. Commence alors pour cette femme, la deuxième manche de la journée. Elle avait visiblement le cœur à l’ouvrage. Plusieurs kilogrammes de maïs et d’autres céréales entreposés dans des bassines attendent sa main experte pour être moulus. Elle procède par ordre d’arrivée. Au bout de quelques minutes, elle se rend disponible pour répondre à nos questions. Le visage expressif, marqué par les traits de sueur de la journée, on mesure, lors des échanges, les obstacles franchis avant d’en arriver là aujourd’hui. « Au départ, je contractais des prêts auprès des institutions de microfinance que je faisais tourner pour mes différentes activités commerciales. En réfléchissant un jour, je me suis rendu compte qu’il n’y avait aucun moulin à maïs dans mon quartier. J’ai décidé de me lancer dans cette activité tout en espérant qu’elle soit rentable », raconte-t-elle. Au départ, son choix s’était révélé une grande erreur. «Les hommes que j’employais m’ont, tout le temps, grugée. Après leur forfait, ils prennent la clé des champs», regrette-t-elle. Lassée de supporter les caprices de ses employés qui lui faisaient voir de toutes les couleurs, elle a fini par prendre les choses en main, elle-même. Maîtrise de la machine Elle se jette donc à l’eau. Commence alors pour elle, une longue et fructueuse aventure. Depuis lors, elle est devenue une maîtresse incontestée de son atelier de meunerie. Sans désemparer, elle pilote la machine avec dextérité et passion. Elle s’y investit à fond et vise loin. Pour mieux répondre aux exigences du métier, elle a établi son calendrier de travail qu’elle suit à la lettre. « Je mets le moulin à maïs en marche à 6 h 30. Je travaille jusqu’à 10 h avant de stopper momentanément pour éviter que la machine ne chauffe. Puis au bout de quelques minutes, je redémarre le moteur pour bosser jusqu’à 12 heures, parce qu’à cette heure, mes enfants reviennent de l’école et je dois m’occuper d’eux », confie-t-elle. A vrai dire, rien ne prédestinait Valérie Ogougnon à la meunerie. A force de volonté, de courage et de détermination, elle réussit à avoir la maîtrise de son art. « Au départ, c’était très difficile pour moi parce que je n’étais pas habituée à ce travail et j’avais tout le temps mal aux doigts et dans le corps, sans oublier les maux d’yeux, la courbature, les bourbouilles et la chaleur qui m’étouffent. Depuis un an, ça va mieux parce que j’apprends à maîtriser ma machine », assure-t-elle. Une femme meunière ? Son mari et son entourage n’en croyaient pas leurs yeux. Elle a dû user de stratégies et d’arguments pour les convaincre. « Mon mari s’est rendu à l’évidence lorsqu’il a réalisé les bénéfices que génère mon boulot », dit-elle fièrement. Cette femme qui a acquis difficilement son indépendance sait qu’elle se ferait du tort si elle ne mettait pas du sérieux dans son travail. Aujourd’hui, alors que sa fille aînée est déjà à l’université, la jeune dame de 45 ans redouble d’efforts afin que ses enfants ne manquent de rien. Quand on parle de son ‘’autonomisation’’, elle est toute souriante : « Les gens sont trop fiers de moi, parce qu’ils trouvent que je suis une femme extraordinaire. Quand mon mari me donne 500 F, je dois être en mesure de compléter le double. Je ne l’attends pas pour effectuer certaines dépenses concernant les enfants », confie-t-elle. Pour cette dame qui exerce un métier ’’dit masculin’’, le combat en faveur de l’autonomisation et de l’épanouissement des femmes est un défi permanent. Elle-même en donne la preuve par l’exemple en touchant à tout. A ses heures perdues, elle est aussi photographe et commerçante. Sa passion pour la photographie vient de son mari, lui aussi photographe de profession. « Il m’arrive de faire plusieurs choses à la fois. Je suis meunière tous les jours de la semaine y compris les dimanches sur rendez-vous. En cas de contraintes de calendrier, j’avertis surtout mes gros clients. Quant à la photographie, je réponds à toutes les sollicitations. A la moindre occasion, je coupe rapidement le moteur du moulin à maïs et je réalise expressément les photographies et leur tirage avant de redémarrer la machine », développe-t-elle. Un métier rentable Une évidence, la meunerie procure un épanouissement certain à Valérie Ogougnon. « Sans vous mentir, on n’a pas besoin d’être bureaucrate pour mieux vivre. Les revenus générés par ce métier me permettent de faire l’élevage des volailles, des porcins et des ovins. Avec cette activité, j’ai pu m’acheter trois réfrigérateurs que j’exploite pour le commerce de la glace et des jus », révèle-t-elle. Les petites pannes techniques de sa machine n’ont jamais été pour elle une bête noire. « Je répare moi-même la machine lorsqu’elle tombe en panne. C’est seulement quand la panne relève d’un niveau supérieur que je fais appel à un rebobineur ». Son parcours et ses expériences l’amènent à envisager l’avenir avec beaucoup d’espoir. A l’endroit des jeunes filles et femmes, elle se veut un véritable coach. « Ne jugez jamais les gens à l’apparence. Ce n’est pas parce que quelqu’un présente une apparence sale qu’il est démuni. Certains métiers comme le mien peuvent nous salir, mais cela n’est pas forcément un signe de pauvreté. Etre bureaucrate, c’est un choix. Toutefois, les métiers manuels ne sont pas moins rémunérateurs », conseille-t-elle. Selon elle, « Il n’y a pas de métiers typiquement réservés aux hommes, ni aux femmes. Vouloir, c’est pouvoir. Il est temps que les femmes cessent de penser qu’elles sont incapables d’exceller là où il y a les hommes ». Seulement que la meunerie permet tout, sauf le ‘’chichi’’, du moins la manucure et le maquillage. La poussière provenant des céréales moulues et la force de la machine risquent de tout dégarnir. « Mes amies trouvent que je risque de devenir moche à force d’exercer ce métier. Mais moi, je leur réponds en souriant que tant que je gagne bien ma vie, j’ai toujours la possibilité de me rendre belle ». Comme quoi dans la vie, chacun sait là où se trouvent ses intérêts. Société 24 mars 2022


Journée météorologique mondiale : Météo Bénin pour des alertes précoces efficaces
A la célébration de la Journée météorologique mondiale, le 23 mars 2022, Météo Bénin a réaffirmé son engagement en faveur de la réduction des risques de catastrophes. C’est à travers la production d’alertes précoces et sûres. C’est à un engagement renouvelé qu’on a assisté, hier, à la célébration de la Journée météorologique mondiale, dans les locaux de Météo Bénin à Cotonou. L’Agence nationale de la météorologie du Bénin a, à l’occasion, montré sa détermination à fournir des informations hydro- météorologiques et climatologiques de qualité au service de la prévention des catastrophes. « Nous devons œuvrer à lancer des alertes les plus sûres et éviter au maximum les fausses alertes pour ne pas décrédibiliser notre métier et perdre la confiance des populations », a rappelé Félicien Chédé, directeur général de Météo Bénin dans son message. En effet, la Journée météorologique mondiale a été instituée pour célébrer l’entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention portant création de l’Organisation météorologique mondiale (Omm). L’édition 2022 a pour thème : « Alerte précoce et action rapide ». Au Bénin, les alertes précoces sont assurées par un certain nombre de structures dont Météo Bénin et les actions rapides sont mises en œuvre surtout par l’Agence nationale de protection civile (Anpc). Pour sa part, Météo Bénin joue convenablement sa partition, à travers des approches innovantes. « Si l’intérêt des systèmes d’alertes précoces est de diminuer le risque encouru par une population, amoindrir sa vulnérabilité exige que le type de système soit adapté au contexte local. Joindre les connaissances scientifiques ou savoirs locaux peut contribuer à cibler les besoins réels et faciliter la transmission des connaissances pour l’ensemble des acteurs », a martelé Félicien Chédé. Efficience Avec les changements climatiques, les phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses. Il ne suffit donc plus de savoir quel temps il fera. Les populations ont besoin de plus d’indications sur ce qui va suivre, d’où l’importance des prévisions axées sur les impacts, qui contribuent de manière significative à sauver des vies et à protéger leurs moyens de subsistance. Le directeur général de Météo Bénin a tenu à reconnaître l’appui indéfectible du gouvernement qui a d’ailleurs permis d’œuvrer pour l’insertion dans la loi des finances de 2022 des dispositions qui permettront à l’agence de percevoir des redevances extra-aéronautiques qui, jadis, étaient extrêmement difficiles à mobiliser. « Le président de la République, par cet acte, accorde une importance particulière à la science qui étudie les phénomènes atmosphériques. Je voudrais très respectueusement demander au chef de l’Etat d’aller plus loin en accordant une subvention plus conséquente à Météo Bénin pour lui permettre de bien accomplir sa mission », a-t-il plaidé. Le directeur général de Météo Bénin peut aussi compter sur l’engagement sans faille de l’Association des professionnels de la météorologie au Bénin (Apmeb). Ces derniers, par la voix d’Honoré Dodji Sedo Yovo, ont plaidé pour la modernisation des outils de collecte et l’acquisition d’équipements à la pointe des technologies pour accroître la qualité des services. La célébration a été ponctuée par des communications suivies de débats. Environnement 24 mars 2022


Rencontres internationales de la bande dessinée : Les activités démarrent ce jour
Le Bénin sera la capitale de la bande dessinée du 24 au 27 mars prochain à travers le festival 9e rêve Bénin. L’activité s’inscrit dans le cadre des rencontres internationales de la bande dessinée, arrimées à la célébration du mois de la Francophonie 2022. Bédéistes béninois et internationaux sont à l’honneur à Cotonou à travers le festival 9e rêve Bénin. C’est à l’occasion des rencontres internationales de la bande dessinée qui s’inscrivent dans le cadre de deux programmes portés par l’Ambassade de France au Bénin. Ces rencontres qui se déroulent du 24 au 27 mars prochain, entrent dans le cadre du mois de la Francophonie au Bénin. « C’est pour fêter la création en langue française, notamment dans le secteur de la bande dessinée. Ces rencontres s’inscrivent dans la continuité du projet Ressources éducatives qui vise à mettre à la disposition des enfants, dans les écoles et dans les centres de lecture publics, d’autres ressources (comme des albums de bande dessinée) en dehors de celles auxquelles ils ont accès dans les écoles… », détaille Estelle Dagot, attaché de coopération pour le français et correspondante Francophonie à l’Ambassade de France au Bénin, lors d’une conférence de presse organisée, ce mercredi. Les rencontres internationales de la bande dessinée sont organisées en partenariat avec l’Association Bénin dessin et mettent en dialogue des auteurs et illustrateurs venus de la Côte d’Ivoire, de la France, de la Belgique et de la Suisse. «Ces rencontres constituent une occasion de mise en relief de cet art de l’image mais aussi de célébration de la culture…», se réjouit Falolou Rocker, représentant du secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie, qui souhaite plein succès aux auteurs et illustrateurs et un bon mois de la Francophonie à tous. L’événement a bénéficié du soutien de la Suisse et de la Belgique dont les représentants au Bénin ont rappelé l’histoire et le positionnement de leurs pays respectifs dans le secteur de la bande dessinée au plan international. Ces rencontres sont, à nouveau, pour les bédéistes invités, une opportunité de partage d’expériences et d’idées. Ainsi, plusieurs activités sont au programme au cours desdites rencontres. Parmi elles, figurent des conférences-débats ; le vernissage de l’exposition Kubuni, les bandes dessinées d’Afrique ; l’exposition vente dédicace d’albums de bande dessinée ; un atelier de dessin en live et une table ronde entre professionnels du dessin et les auteurs invités. Estelle Dagot espère que ces rencontres permettront, entre autres, au public de rencontrer les acteurs de bande dessinée béninois et internationaux et de prendre connaissance des publications. Elle espère également que lesdites rencontres apporteront une contribution aux échanges qui ont lieu dans le cadre du projet Ressources éducatives pour la structuration de la chaîne du livre et tout particulièrement dans le secteur de la bande dessinée. Société 24 mars 2022


Rotary International : Cotonou accueille la 9e conférence du district 9102
Du 21 au 23 avril prochain, Cotonou va abriter la neuvième conférence du district 9102 du Rotary International. Moment d'intenses réflexions, cet événement sera également un rendez-vous de brassage, de partage d'expériences et de découvertes dans une ambiance conviviale. Les contours de l'événement ont été exposés, hier mercredi 23 mars, lors d'une conférence de presse. "Servir pour changer des vies", c'est le thème principal de Rotary International pour 2021-2022. C'est donc autour de ce thème que se tiendra la neuvième conférence du district 9102. L'événement aura lieu les 21, 22 et 23 avril au Palais des congrès de Cotonou. Cette conférence réunira essentiellement les Rotariens des quatre pays du District notamment du Bénin, du Ghana, du Niger et du Togo et d'autres pays invités, ainsi que leurs amis, familles et partenaires. Mille à mille cinq cents personnes sont attendues. « La conférence est d'abord un rendez-vous de formation pour les membres des clubs, un rendez-vous de bilan sur nos actions, un rendez-vous de réseautage entre amis et clubs et un rendez-vous d'affaires pour nos sponsors et partenaires », a fait savoir Rufine Lima Quenum, gouverneur du District 9102 du Rotary International pour le mandat 2021-2022. Livrant les grandes lignes de l'événement, Dorothé Gounon, ancien gouverneur du District 9102 et président de la neuvième Conférence, fait savoir que la cérémonie officielle d'ouverture est l'événement marquant. C'est une cérémonie qui est organisée avec toute la solennité requise. Au cours de cette cérémonie, un invité de haut niveau de l'Etat présentera une communication sur un sujet d'intérêt national ou international. Il y aura ensuite une oratrice principale qui donnera une communication sur un sujet d'intérêt national ou international. L'autonomisation des femmes sera probablement abordée. Lors de cette même cérémonie inaugurale, le représentant du président en exercice du Rotary International présentera un message autour du thème : "Servir pour changer des vies". « Ce sera l'occasion de prendre des résolutions pour faire avancer notre organisation... Ce sera aussi un fort moment de brassage, de partage d'expériences et de solidarité autour de nos États. Car toutes les actions du Rotary visent à soutenir les États dans la réduction de la pauvreté », a exposé Dorothé Gounon. Rufine Lima Quenum va conclure : «Le Palais des congrès, du 21 au 23 avril, c'est le lieu où il faut être. Venez nous assister dans la lutte contre la misère du monde. Venez nous soutenir pour servir et changer des vies". Au cœur de l'événement ! "Depuis l'avènement de Covid, nous n'avons plus connu cette ferveur en présentiel... Donc la neuvième conférence donnera l'occasion de nous retrouver pour vivre un moment de grande ferveur. Nous sommes prêts à rendre le séjour très agréable à nos frères des autres pays », a déclaré Gilles Toupé, président du comité d'organisation. L'événement sera fait de volets intellectuels et de volets festifs. Le 21 avril, il y aura le cocktail de bienvenue qui sera donné par le gouverneur dans le jardin du Palais des congrès. Le 22 avril, il y aura l'ouverture officielle avec la cérémonie de présentation des drapeaux. Il est prévu après un déjeuner et un appel de fonds pour poursuivre les actions sociales. En soirée, les Rotariens du Bénin vont recevoir chez eux, ceux des autres pays. Puis le samedi 23, il y aura le gala du gouverneur... Cette conférence est une opportunité pour faire découvrir à nos visiteurs les changements dans la ville de Cotonou. Pour le président de la conférence, pas d'inquiétude à se faire. Le Bénin a déjà l'expérience de l'organisation de tels événements. La dernière conférence organisée au Bénin a eu lieu en 2016. A en croire Dorothé Gounon, l'organisation de cette conférence pour le pays hôte présente plusieurs avantages... Un tel événement offre une meilleure visibilité sur le plan socio-économique et sur le plan culturel. C'est une aubaine au regard des grands projets en cours, des révolutions actuelles dans le cadre de vie à Cotonou et de la dynamique de révélation du patrimoine touristique et artistique du Bénin. Les conférenciers seront d'ailleurs invités à visiter l'exposition en cours au Palais de la Marina, sur les trésors royaux restitués. Société 24 mars 2022


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