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Nouvelles

Deuxième journée internationale de la Fraternité humaine : Capital social chrétien pour la paix et la cohésion sociale
L’Association Capital social chrétien a commémoré à la faveur d’un colloque international, la deuxième journée internationale de la fraternité humaine, le 4 février dernier à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Leaders religieux, chefs traditionnels, étudiants et personnalités du monde politique, scientifique et culturel ont réfléchi sur les nouvelles formes de responsabilité partagée aux fins d’une meilleure appropriation de la fraternité humaine. Il s’agit d’un rendez-vous d’échanges initié par l’Association Capital social chrétien, en collaboration avec l’Aumônerie nationale des cadres et personnalités politiques, dans le cadre de la célébration de la deuxième journée internationale de la fraternité humaine. Au menu, plusieurs sous-thèmes autour de la thématique centrale : « La Fraternité à la lumière de « Africae Munus » (l’État : une aventure incertaine) ». Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a éclairé les participants sur la notion de la fraternité dans le Droit positif béninois. A l’en croire, la fraternité est établie par le lien juridique de parenté et le droit fait recours à la fraternité comme ciment de la société qui la fonde, donc un instrument de sa consolidation et de sa conception. Le professeur conclut que la fraternité est le socle de l’égalité car, tous frères, alors tous égaux. Un nouvel engagement pour l’Afrique Ces assises ont donc permis de mobiliser toutes les couches sociales en faveur de la paix, la tolérance, l’inclusion, la compréhension, la solidarité, et d’apporter des solutions aux maux actuels sur les plans culturel, sociopolitique et religieux, afin de faire du Bénin, un havre de paix. Pour y parvenir, Mgr Roger Houngbédji, archevêque métropolitain de Cotonou, chargé de l’Aumônerie nationale des cadres et personnalités politiques, a partagé quelques éléments sur ‘’la transformation de soi en vue de la transformation sociale’’ et Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, président de la Commission épiscopale a exposé la vie de Robert Schuman en guise de témoignage d’une foi authentique à la bonne gouvernance. « Maintenir et construire une paix va au-delà du simple dépôt des armes. Cela passe par la diminution de la pauvreté, le renforcement de la démocratie et par le développement d’une éducation de paix et de non-violence », a souligné le vice-recteur chargé de la Recherche à l’Uac, le professeur Saïdou Aliou. L’aumônier national des cadres et personnalités politiques du Bénin, Nathanaël Soede, veut croire aux perspectives dégagées de ce colloque pour une réappropriation de l’engagement de l’Afrique. Car pour lui, l’Afrique doit se mettre debout et pour prendre enfin, résolument, cet engagement qui apportera la vraie réponse à ces différents défis de paix et de développement intégral. Théodore Loko, ancien ambassadeur du Bénin près le Saint-Siège et président du mouvement Capital social chrétien, a indiqué que l’université pour l’Eglise constitue une réalité d’importance décisive. Puisque les questions vitales dans la société ainsi que les nouveaux défis qu’entrainent les profondes mutations culturelles méritent d’être étudiées. A juste titre, le choix de l’Uac pour abriter ce colloque. « Le vœu est que les cœurs et les intelligences, les sciences et les convictions renaissent pour que de leurs échanges, apparaît ce dont l’Afrique a besoin en même temps que l’humanité des hommes et des femmes de fraternité d’actions », a fait savoir Nathanaël Soede. Il faut noter que « Capital social chrétien » est une association de fidèles catholiques selon les normes de droit canonique, soumise à la législation béninoise en ce qui concerne les aspects civils de ses activités et bénéficiant de dispositions particulières en raison de son caractère d’intérêt général. Elle a pour objectif de contribuer à la sécurité humaine à travers des initiatives solidaires, notamment par la vertu civique, la bonne gouvernance et l’économie solidaire. Culture 09 févr. 2022


Procédure d’instruction de demande de restitution de biens culturels : Une mission française séjourne à Cotonou
Dans le cadre de l’élaboration d’une loi sur la procédure d’instruction partagée de demande de restitution de biens culturels par la France, une mission de ce pays séjourne au Bénin. Ce mardi 8 février, les parties béninoise et française ont tenu une réunion de cadrage pour recentrer la mission. Une loi sera bientôt élaborée pour définir la procédure d’instruction partagée pour toute nouvelle demande de restitution de biens culturels adressée à la France. C’est dans cette optique qu’une mission française, conduite par Jean-Luc Martinez, ambassadeur de la République française pour la Coopération internationale dans le domaine du Patrimoine, séjourne à Cotonou du 7 au 11 février 2022. Ce mardi, une délégation gouvernementale composée du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, celui en charge du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, et bien d’autres spécialistes, a tenu avec celle française une séance de cadrage de la mission. Occasion pour les parties béninoise et française d’échanger sur le déroulement de la mission. Cette dernière, note-t-on, s’inscrit dans le cadre du prolongement des actions engagées pour la restitution des biens culturels au Bénin par la France. En sa double qualité de président-directeur honoraire du musée du Louvre et de président du conseil scientifique de l’organisation internationale Aliph, Jean-Luc Martinez a reçu mandat du président de la République de France, afin de concevoir, à cet effet, un rapport de préconisations. Pour mener à bien sa mission au Bénin, l’ambassadeur français pour la Coopération internationale dans le domaine du Patrimoine aura des entretiens de haut niveau afin de recueillir les attentes du Bénin pouvant contribuer à l’élaboration de la loi en question. Jean-Luc Martinez profitera de sa présence au Bénin pour faire le point sur les coopérations patrimoniales en cours dans les villes de Cotonou, Ouidah, Abomey et Porto-Novo, notamment dans les domaines de la formation, de la circulation des œuvres d’art et de la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. La mission française au Bénin s’inscrit ainsi dans la droite ligne du nouvel élan donné par le chef de l’Etat, Patrice Talon, et son homologue français, Emmanuel Macron, aux relations d’amitié et de coopération entre leurs deux pays. Culture 09 févr. 2022


Culture de la paix : Une cinquantaine d’ambassadeurs formés
Pendant cinq mois, ils ont travaillé à devenir une meilleure version d’eux-mêmes, sous l’égide de pédagogues expérimentés, afin de vivre en artisans de paix au milieu de leurs communautés. La première promotion de l’école de la paix du Bénin est officiellement sortie jeudi 3 février dernier. Ils sont prêts à impacter leur entourage en étant eux-mêmes des artisans de paix et en se faisant ambassadeurs de paix au sein de leurs communautés. Lancée le 21 septembre dernier à l’occasion de la Journée internationale de la Paix, la première cohorte de l’école de la paix du Bénin est en fin de formation. Ce sont une cinquantaine de jeunes qui, après trois mois d’enseignement et deux mois de travaux en groupe, s’engagent désormais à faire rayonner la paix. Lors de la cérémonie de sortie officielle, ils ont reçu leurs parchemins. Les meilleurs volontaires et les major et vice-major de la promotion ont été distingués. Pour Hugues Hector Zogo, directeur de l’école de la paix, la paix est un cheminement ; la paix est une école ; et l’école de la paix est un parcours initiatique. Il a donc exhorté les jeunes volontaires à poursuivre ce chemin et à ne pas se laisser aller aux dérives contemporaines. « La paix est le matériau fondamental pour le développement. Au regard des crises que traverse le monde, des difficultés que rencontrent les jeunes qui constituent la première cible des recruteurs pour l’extrémisme violent, il est opportun de semer la paix dans le cœur de la jeunesse », a soutenu Lucien Glèlè Langanfin, parrain de l’école de la paix du Bénin, président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale. Puis s’adressant aux ambassadeurs de la première promotion, il exhorte : « Partout où vous passerez, dans vos actes quotidiens, vous devez être des vecteurs de paix ». Marraine de l’événement, Arlette Bello Saizonnou, adjointe au maire de Cotonou renchérit : « L’homme est le premier et le seul être dont la parole peut blesser un humain. Nous avons un devoir, un devoir que les animaux n’ont pas. Et ce devoir, c’est la sincérité, la sincérité dans nos paroles et nos actes ». Elle ajoute : « Écoutez l’autre pour ne pas lui faire perdre l’espoir, qui est peut-être, la seule chose qui lui reste... Il faut apprendre à reconnaître ses erreurs ». Entre autres qualités à cultiver par les auditeurs, Arlette Bello évoque la sérénité, le courage et le calme. Puis, elle les a invités à ne pas perdre la foi, à développer l’amour et à aimer le travail bien fait. Culture 09 févr. 2022


Diversification des chaînes de valeur et compétitivité : Des points focaux et consultants en formation
Une trentaine d’acteurs intervenant dans le domaine agricole pour la mise en œuvre du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide) suivent une formation depuis hier pour améliorer leurs connaissances en matière de compétitivité. C’est une série de formations prévue par le Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide) qui va s’étendre sur 24 mois et qui permettra de faire des participants des acteurs du monde agricole plus aptes à faire face aux enjeux de la diversification des chaînes de valeur et de la compétitivité. Intitulée Programme d’engagements pour la compétitivité du Bénin, la première session qui dure quatre jours a été lancée hier mardi 8 février à Cotonou. Partenaires stratégiques du Pacofide, membres de la Chambre nationale d’agriculture, représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin et autres participants seront encadrés par les consultants de Competitiveness et la fondation européenne Cluster excellence. «C’est un programme nécessaire pour apprendre à penser autrement. Cela est nécessaire pour faire face aux nouveaux défis», a fait savoir Saskia Bonnefoi, formatrice. Pour elle, la finalité est que les participants puissent mieux comprendre le langage des normes internationales qui constitue un outil pour s’imposer. En Afrique francophone, le Bénin est le premier pays à avoir adopté cette méthode. Le Burkina Faso, le Sénégal et la Côte d’Ivoire lui emboîtent le pas pour avoir des consultants en matière de compétitivité. Pour sa part, Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a invité les participants à l’assiduité afin de maîtriser au maximum les notions qui seront enseignées. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la logique du programme d’action du gouvernement qui vise à faire de l’agriculture le socle du développement. Cette volonté passe par le renforcement des compétences pour améliorer la qualité des produits exportés. « Le Bénin est aujourd’hui sur le bon chemin », a-t-il signifié. Le Projet d’Appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide) qui est également doté d’un objectif de développement, vise à améliorer la balance commerciale du Bénin et les revenus nets des acteurs des chaînes de valeur provenant des ventes de leurs produits et augmenter les emplois créés par les acteurs intervenant dans les chaînes de valeur ciblées. Il vise aussi à augmenter les recettes fiscales du Bénin. Le Pacofide cible les opérateurs économiques intervenant dans les activités de production, de transformation, de stockage, de transport et de commercialisation des chaînes de valeur, les jeunes et les femmes dans leurs rôles d’entrepreneurs ou d’employés de fermes commerciales. Economie 09 févr. 2022


Cotonou : La durabilité de la ville analysée par Prof. Michel Boko
Une ville en zone humide peut-elle être durable ? Le sort de Cotonou préoccupe si bien Prof. Michel Boko, climatologue, actuel secrétaire perpétuel de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin. « On aurait pu construire une ville durable et intelligente. Mais on ne peut refaire l’histoire». Cette conclusion a presque suscité l’émoi, lors du café scientifique organisé le 1er février 2022, par l’Agence béninoise pour l’Environnement, en marge de la journée mondiale des zones humides. Et comme on pouvait s’y attendre, toutes les interventions se sont focalisées sur l’avenir de la capitale économique, dans un contexte de réchauffement climatique, avec son corollaire d’avancée de l’océan. Mais il faudra chercher avant tout à comprendre les racines du mal. Selon le chercheur, lorsque le roi Guézo cédait le site de Kutonu (les rives du fleuve de la mort) aux marchands français en 1830, ce n’était qu’une succession de cordons de sableux et de vasières, périodiquement submergés par les débordements du lac Nonxwé (Nokoué). « Ces cordons ont été édifiés lors des transgressions et des régressions de l’océan Atlantique qui se sont succédé au Quaternaire, de l’Inchirien au Subactuel. Ces mouvements eustatiques, amplifiés par le jeu des failles parallèles au rivage, ont créé une zone humide constituée d’accumulations dunaires encadrant des vasières, avec des altitudes variant entre – 40 cm et + 8 m par rapport au niveau moyen de la mer », a-t-il fait remarquer. Suivant cette genèse, le site est impropre à un développement urbain durable, au regard, selon le climatologue des menaces d’élévations du niveau de l’océan dans la perspective d’une poursuite du réchauffement climatique. Pourtant, Cotonou est devenue la plus grande ville du Bénin. Une planification manquée Il y a 30 ans, c’est-à-dire le 7 février 1992, un arrêté pris par le ministre Eustache Sarre devrait permettre de réduire les risques. Ledit arrêté, pris en application des textes de la période coloniale, définissant les zones impropres à l’habitation. « L’application littérale de cet arrêté devrait conduire à raser le tiers des bâtiments de Cotonou, dont des bâtiments d’habitation à plusieurs niveaux érigés au milieu des marécages », regrette Prof. Michel Boko pour qui une cartographie détaillée du site de Cotonou, permettrait de constater que plus de 30 % de la superficie du site actuel de Cotonou se situe sur des vasières remblayées. « Les traces des anciens marécages remblayés sont encore présentes entre Gbégamè et Vodjè et Cadjehoun, entre Aïdjêdo et Gbèdjromèdé, entre Sacré-Cœur et Agbato, entre Abattoir et Tchankpamè, entre la place de l’Etoile Rouge et carrefour Akossombo. Dans son exposé, le chercheur a démontré que les contraintes à l’aménagement urbain font partie de la nature même du site. C’est en réalité, après les inondations de 1962 que les premiers travaux d’assainissement ont été entrepris. Ce fut la mise en place des premiers caniveaux dits Sofra du nom de la société qui les a réalisés. Mais il a fallu attendre les années 80, après les grandes inondations de 1979, pour voir les extensions et la mise en place des grands collecteurs à ciel ouvert permettant l’évacuation des eaux pluviales et d’inondation, aussi bien vers le lac que vers l’océan. Les pressions du réchauffement climatique Alors, l’avenir de Cotonou ne pourrait être planifié, sans la prise en compte des menaces du climat. Deux scénarios ont été identifiés par les chercheurs. Celui optimiste prévoit la perte en débit des cours d’eau tributaires du lac. « Corrélativement, les inondations deviennent moins dangereuses, mais cela n’augmentera pas l’espace disponible pour l’extension de la ville, car elle est déjà figée dans ses limites administratives, débordant à l’ouest où elle forme une conurbation qui s’étend jusqu’à la limite de la forêt classée de Awikodji, à l’est jusqu’aux marécages de Sèmè, et vers le nord-ouest jusqu’au-delà d’Abomey-Calavi en direction d’Allada », explique Michel Boko pour qui ce scénario est peu réaliste. « Dans les mécanismes des changements climatiques, le réchauffement est plus certain que la diminution des abats pluviométriques, qui est variable selon les configurations géographiques et le jeu des grands courants océaniques et aériens », ajoute-t-il. Et si l’on s’en tient au second scénario, très préoccupant d’ailleurs, l’élévation du niveau moyen de l’océan mondial devient une menace pour la ville. « La ville de Cotonou en aurait encore pour 40 à 200 ans, selon les scénarios, avant d’être engloutie par une remontée des eaux souterraines dans les espaces interdunaires qui occupent 40 % de la superficie de la ville, mais aussi une accélération de l’érosion côtière et les intrusions salines. Dans ce scénario qui semble être le plus probable, la ville de Cotonou ne semble pas promise à une longue durée de vie », relève le climatologue. La problématique semble devenir un dilemme. Surtout que le chercheur finit par cette question : « N’est-il pas plus coûteux aujourd’hui d’aménager et d’entretenir les infrastructures d’une ville vouée à une mort quasi certaine au lieu de la délocaliser sur le plateau tout proche, en créant un port fluviatile sur le lac, en agrandissant et en stabilisant le chenal d’accès? Le débat devrait peut-être se poursuivre, avec les politiques. Environnement 09 févr. 2022


Défis d’urbanisation : Le chemin pour une ville intelligente
Lors du Colloque international tenu à Paris, le 1er février 2022, sur le développement urbain durable, et aujourd’hui, puis au cours de la Conférence de Strasbourg sur les villes intelligentes et durables, Luc Gnacadja a fait un diagnostic profond. Deux tiers des villes africaines courent un «risque extrême» à cause du réchauffement climatique. C’est ce qu’indiquait en 2018 le rapport du cabinet de conseil Verisk Maplecroft. Et les voix ne cessent de s’élever sur non seulement l’impact direct du réchauffement climatique, mais surtout les risques pour la croissance économique. «La population urbaine double tous les 20 ans. La ville africaine est très jeune par sa population (60 % environ a -18 ans en Afrique au sud du Sahara), informelle tant par son habitat, son économie que par l’essentiel de ses systèmes de gouvernance. Elle est aussi très vulnérable aux chocs climatiques, vulnérabilités surtout sociales et infrastructurelles, concentrées dans les zones péri-urbaines informelles/précaires parce que pas/peu viabilisées», fait remarquer Luc Gnacadja. Pour l’expert, ancien ministre de l’Habitat du Bénin, en plus de cette fragilité, la pandémie de la Covid-19 est venue exacerber les vulnérabilités et inégalités. Dans ce contexte, dit-il, il faudra du chemin pour avoir des villes durables et intelligentes. «La ville africaine est donc majoritairement informelle, mais l’essentiel des politiques et investissements publics sont conçus pour la ville formelle. Dans un tel contexte, la ville intelligente et inclusive est celle qui transforme ces informalités en atouts afin qu’elle devienne un pôle efficace de création de valeur ajoutée, d’innovation et de gestion/transformation durable des écosystèmes et des économies du territoire dont elle dépend », soutient l’urbaniste. Une résilience par le numérique Luc Gnacadja croit au potentiel du numérique pour les villes. Pour lui, le numérique a l’avantage d’être un outil critique et transversal qui conduit à des solutions systémiques pouvant impulser un changement de paradigme dans la gestion urbaine et la gouvernance des territoires avec des villes connectées, innovantes et résilientes. C’est un passage pour connecter les populations des zones urbaines, péri urbaines et rurales à des infrastructures et services urbains de base. « Le déploiement au Bénin de Points numériques communautaires (Pnc) est à ce titre très prometteur. Objectif : permettre l’accès des populations à des services publics et outils numériques disponibles en ligne », souligne-t-il. La résilience est possible, la révolution aussi. Ce sera par la transformation numérique de secteurs traditionnels dont l’agriculture et l’énergie. Environnement 09 févr. 2022


Education et droits des jeunes et enfants : Le projet Acte-Afrique pour des solutions durables
Contribuer à un meilleur accès aux droits en renforçant le pouvoir d’agir des enfants et des jeunes ; c’est le but du projet multi-pays Action pour la citoyenneté par et pour tous les enfants par l’éducation en Afrique (Acte-Afrique). Co financé par l’Ong Aide et Action et l’Agence française de développement, ce projet a été lancé au Bénin ce mardi 8 février pour une durée de trois ans. Pendant 36 mois, le projet Action pour la citoyenneté par et pour tous les enfants par l’éducation en Afrique (Acte-Afrique) sera mis en œuvre au Bénin dans les communes d’Allada et de Ouidah, département de l’Atlantique. Projet multi-pays incluant également le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo, Acte-Afrique entend contribuer à un meilleur accès aux droits en renforçant le pouvoir d’agir des enfants et des jeunes en tant qu’acteurs de changement en matière de citoyenneté, de cohésion sociale et de développement durable. D’un montant global de 1 milliard 213 millions 520 mille 450 francs Cfa financé par l’Agence française de développement (Afd) à hauteur de 49 % et par l’Ong internationale Aide et Action à hauteur de 51 %; ce projet va impacter les capacités d’actions de 9 256 élèves dont 3 895 filles, de 20 085 jeunes hors écoles, de 25 organisations de jeunes, de 13 comités de gestion des écoles, de 13 associations de parents d’élèves… Représentant Aide et Action internationale, Berthe Tehou précise que le projet Acte-Afrique est basé sur une approche inclusive, et va adresser des thématiques telles que la valorisation des pratiques endogènes de socialisation et de culture de la paix, l’accès à l’état civil, l’amélioration du cadre de vie... C’est un projet fédérateur qui sera exécuté avec la collaboration de plusieurs ministères, collectivités territoriales, associations de jeunes, organisations non gouvernementales locales… Le projet va favoriser par ailleurs la promotion et l’animation du Conseil des jeunes avec la mise en place d’un cadre d’échanges virtuels avec d’autres conseils de jeunes. Portant la voix des jeunes des communes d’Allada et de Ouidah au lancement officiel du projet, Hippolyte Tchiakpè salue l’initiative. Il rappelle qu’au Bénin, les jeunes constituent la frange la plus exposée aux problèmes contemporains. Ce projet vient, selon lui, œuvrer à l’enracinement des droits et à la prise en compte de la jeunesse dans les processus de développement. Mais pour que le projet Acte-Afrique atteigne ses objectifs, il faudra, précise le représentant de la jeunesse, que chaque jeune prenne conscience de son rôle et de sa nécessaire participation au développement en adoptant des valeurs primordiales telles que l’abnégation, le patriotisme, l’amour du travail bien fait... Une réponse aux besoins des jeunes Pour Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l’Agence française de développement, le projet Acte-Afrique est une réponse aux besoins des jeunes et des enfants; une réponse portée par eux-mêmes. Acte-Afrique va créer au niveau local des dynamiques pour favoriser l’accès aux droits et le pouvoir d’agir des jeunes dans leurs communautés et construire un mieux-vivre ensemble. Le directeur de l’Afd se dit convaincu que ce projet va aider les jeunes à porter des actions concrètes puis apportera sa pierre à l’amélioration de l’accès aux droits. Il a par ailleurs salué l’importance que le gouvernement accorde aux jeunes et à leur insertion professionnelle. Directeur de cabinet du ministère des Enseignements maternel et primaire, Dewanou Avodagbe, réaffirme l’intérêt porté par le gouvernement aux enfants et à la jeunesse. Plusieurs actions sont d’ailleurs initiées dans le cadre de l’accès à leurs droits, de leur bonne éducation et de leur insertion professionnelle. «Selon les résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitat, 51,17 % des Béninois sont de sexe féminin et 65 % sont âgés de moins de 25 ans. La plus forte concentration est observée dans le département de l’Atlantique avec 14 %... ». Ces statistiques justifient le choix du département de l’Atlantique pour implémenter le projet Acte Afrique. Avant de procéder à la remise du cahier des charges aux membres du comité de pilotage du projet, le directeur de cabinet du Memp a réitéré la disponibilité du ministère pour qu’à l’évaluation finale, toutes les parties prenantes soient satisfaites. Le comité de pilotage est constitué des représentants des ministères du Sport, de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, de la Justice et de la Législation, du Cadre de vie et du Développement durable, des Affaires sociales et de la Microfinance, et du Point focal du ministère des Enseignements maternel et primaire. Actualités 09 févr. 2022


Incendie à Sèmè-Podji : La réinstallation interdite aux sinistrés
Une vingtaine d’habitations de fortune ont été consumées par un incendie dans la zone de Pk10/Marina dans la commune de Sèmè-Podji. Tout en partageant la souffrance des victimes désormais sans-abri, le maire de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto a rappelé à l’ordre ces dernières pour s’être installées sur le site sans autorisation. Il s’agit d’un domaine de 1500 mètres carrés habité par une population de plus de 80 personnes. L’autorité communale est descendue lundi 7 février dernier sur le terrain avec certains membres de son équipe. La délégation a pu toucher du doigt l’ampleur des dommages matériels et financiers causés par le feu qui a tout ravagé sur son passage. Elle a déploré cette installation anarchique et illégale des victimes dans cette zone citadine. Jonas Gbènamèto a rappelé aux victimes les textes en vigueur interdisant toute construction sur les domaines publics ou privés sans autorisation formelle de l’autorité compétente. Il n’entend pas s’arrêter à cette étape. Le maire envisage des actions concrètes avec la Police républicaine pour sécuriser davantage le site qui se transforme en des nids d’insécurité dans la commune. Cet incendie, sans doute, a fait le malheur des victimes mais a été une aubaine pour les autorités de Sèmè-Podji de résoudre une fois pour de bon un problème latent.   Actualités 09 févr. 2022


Transhumance dans la Vallée de l’Ouémé : Le secours du chef de l’Etat sollicité
L’implication du président de la République, Patrice Talon est souhaitée dans la résolution des problèmes liés au phénomène de la transhumance dans la Vallée de l’Ouémé avec son cortège de destruction des champs des paysans et d’affrontements souvent meurtriers. La saison de la transhumance bat déjà son plein. Comme chaque année, les peuls éleveurs font déjà parler d’eux sur le terrain avec leurs troupeaux. Les localités de la Vallée de l’Ouémé subissent encore les affres de ce phénomène en violation des prescriptions du ministère en charge de l’Intérieur. Lesquelles interdiraient l’accès de certaines zones de la partie méridionale dont les communes de Bonou, Aguégués, Adjohoun et Dangbo aux éleveurs transhumants. La situation a fait sortir de ses gonds sa Majesté Signon Oba Adéki Ilouma, roi central de la Vallée de l’Ouémé. Ce dernier a adressé, ce mardi 8 février, une lettre ouverte au chef de l’Etat pour solliciter son implication dans la résolution de ce problème qui a causé par le passé la mort de plusieurs personnes, mettant de nombreuses familles en détresse. A en croire le roi, l’arrivée des éleveurs transhumants chaque année crée beaucoup de dommages sur le terrain. On note la dévastation des cultures partout où passent ces troupeaux. Des hectares de champs des paysans sont détruits par les bêtes quand bien même ces zones ne font pas partie des couloirs officiellement retenus pour le phénomène cyclique. Ce qui cause souvent des affrontements meurtriers dont les bilans sont lourds pour de nombreuses familles. « Nous voudrions solliciter votre (le chef de l’Etat, ndlr) concours afin qu’une solution durable et conséquente soit trouvée à ce phénomène qui détruit chaque année la vie de centaines de vos compatriotes dans la Vallée de l’Ouémé », plaide sa Majesté, le roi Signon. « Ce cri de cœur est celui de tous les Béninois en général et surtout des populations de la Vallée de l’Ouémé qui ont été d’une manière ou d’une autre, victimes de ce phénomène malheureux qui amplifie chaque année la division entre les peuls transhumants du Nord et les agriculteurs du Sud», poursuit l’autorité morale dans sa lettre ouverte. Il se dit rassuré que son cri de cœur recevra un écho favorable au regard de l’engagement du président Patrice Talon à travailler pour le réel développement du Bénin. La solution à ce problème apportera la joie dans les cœurs des paysans de la Vallée de l’Ouémé dépassés par les dégâts qu’ils enregistrent à chaque saison, croit le roi Signon Oba Adéki Ilouma. Il a expliqué que ce phénomène qui a longtemps duré est en partie, à la base de la souffrance des agriculteurs qui ont aujourd’hui des dettes au cou et ne savent pas comment les régler auprès des institutions financières qui leur ont accordé des prêts pour leurs activités champêtres. Le roi central de la Vallée de l’Ouémé propose au chef de l’Etat de diligenter une enquête dans les quatre communes de la région afin de toucher du doigt la gravité des faits qu’il a exposés. « Il y va du bien-être et de la promotion de l’économie locale dans notre pays, le Bénin », conclut le roi central de la Vallée de l’Ouémé. Actualités 09 févr. 2022


Gouvernance locale à Malanville : La commune se dote d’un deuxième douzième provisoire
Réuni, vendredi 4 février dernier, pour sa quatrième session extraordinaire au titre de l’année 2022, le Conseil communal de Malanville a adopté son deuxième douzième provisoire. C’est sous la présidence du maire Guidami Gado. Le conseil communal a, au cours de sa quatrième session extraordinaire au titre de l’année 2022 organisée, vendredi 4 février dernier, à la salle de délibération de la mairie, procédé à l’examen et l’adoption d’un douzième provisoire. Il s’agit du deuxième depuis le début de cette année. C’est pour permettre au bureau exécutif dirigé par le maire Guidami Gado, de poursuivre la gestion de la commune, alors que le conseil connait, depuis novembre 2021, une crise qui ne lui a pas permis de procéder au vote du budget primitif exercice 2022. En effet, contrairement à toutes les autres communes du Bénin, celle de Malanville n’a pas pu voter son budget primitif jusqu’à présent. Ainsi en ont décidé les membres du conseil communal. Du fait de leurs divergences, ils l’ont plusieurs fois rejeté. Ce qui n’est pas sans avoir des impacts sur le fonctionnement normal de l’administration communale. Ne disposant pas d’un budget exercice 2022 et en attendant l’arrêté préfectoral pour statuer sur cette situation, la commune est obligée de se contenter du douzième provisoire. La rencontre du vendredi 4 février dernier a connu la participation de 22 élus communaux sur les 29. Il y a eu 7 procurations. A l’ouverture des travaux, le maire a demandé aux élus de privilégier l’intérêt de la commune. Il a imploré leur indulgence afin qu’ils puissent accorder un vote favorable aux points inscrits à l’ordre du jour. En dehors du vote du douzième provisoire, les élus ont autorisé l’exécution des dépenses d’investissement au quart, pour le compte du mois de février. Ils ont également suivi une communication sur un projet gouvernemental relatif à l’aménagement d’un bas-fond de 3 000 ha à Malanville, dans le cadre de la filière riz. Environnement 08 févr. 2022


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