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Après la commission chargée des Lois, les regards sont désormais tournés vers la plénière pour l’examen et le vote de la proposition d’amendement[/caption]Le sort de la proposition d’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 déposé jeudi dernier, sera connu jeudi 5 juillet prochain au Parlement.
Le dossier de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 passe en plénière jeudi 5 juillet prochain. Il a franchi, ce lundi 2 juillet, l’étape de la commission chargée des Lois dont les membres ont adopté la proposition d’amendement constitutionnel à l’exception du député Guy Mitokpè. Les travaux en commission ont duré toute la journée d’hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo mais à huis clos, conformément à la procédure parlementaire. Le gouvernement était représenté par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui qui a été rejoint dans l’après-midi par son collègue en charge de la Justice, Me Séverin Quenum.
Après la commission chargée des Lois, les regards sont désormais tournés vers la plénière pour l’examen et le vote de la proposition d’amendement initiée jeudi 28 juin dernier par huit députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) en l’occurrence Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Robert Gbian, Mathurin Nago, André Okounlola Biaou, Barthélémy Kassa, Raphaël Akotègnon et Nassirou Bako Arifari. De sources parlementaires, cette plénière décisive aura lieu après demain. La commission chargée des Lois aura à présenter son rapport sur le dossier qui sera soumis à l’appréciation des députés. Laquelle sera faite en deux étapes, tels que prévus aux articles 154 et 155 de la Constitution.
Dans un premier temps, la plénière va se prononcer sur la procédure de la prise en considération de la proposition de révision. Cette étape doit être votée à la majorité des trois quarts des membres composant l’Assemblée nationale. Ces trois quarts font 63 députés indispensables pour la bonne évolution de la procédure. Après cette phase vient celle de l’approbation de la révision constitutionnelle. Le dossier doit être voté à la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale, soit 66 députés. Si l’étape d’approbation a requis les 66 voix, la révision serait acquise définitivement. Dans le cas contraire, le dossier sera soumis au référendum pour permettre au peuple souverain de l’approuver ou non. « La révision n’est acquise qu’après avoir été approuvée par référendum, sauf si le projet ou la proposition en cause a été approuvée à la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale », stipule l’article 155 de la Constitution.
Les choses ne font donc que commencer avec l’adoption du texte par la commission chargée des Lois en attendant la suite à donner par la plénière. Pour l’instant, le dossier a de fortes chances de passer cette fois-ci, au regard de la configuration actuelle de l’Assemblée nationale. En plus des 60 députés qui avaient voté pour la tentative de révision constitutionnelle du 4 avril 2017 et qui a échoué à trois voix près, la Majorité parlementaire a les coudées franches pour rallier à sa cause d’autres députés de la minorité parlementaire qui avait réussi à fait foirer l’initiative de l’année dernière. Surtout que parmi ces derniers qui avaient voté contre le projet de révision constitutionnelle en 2017, figurent Sofiath Schanou et Ahmad Tidjani Affo Obo qui ont rejoint le Bloc de la majorité parlementaire. On annonce aussi le ralliement du député Issa Salifou alias Saley qui serait désormais en intelligence avec le Bmp. Tous ces soutiens et tractations mis ensemble permettent de conclure qu’après plusieurs tentatives ratées sous les différents régimes, la procédure de l’amendement constitutionnel serait enfin la bonne cette fois-ci.
Il faut signaler que la présente proposition de révision de la Constitution vise à consacrer dans la Constitution la suppression de la peine de mort adoptée, il y a quelques jours, par la loi n° 2018-16 du 04 juin 2018 portant Code pénal, promouvoir la représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale, aligner les mandats et regrouper les élections pour aboutir à l’organisation d'élections générales notamment présidentielle, législatives, communales et locales et constitutionnaliser la Cour des comptes.
Arnaud Adikpéto[/caption]La loi n°2018-18 portant réglementation des changements climatiques en République du Bénin, votée au Parlement, le lundi 18 juin dernier, vient à point nommé pour protéger l’environnement. C’est ce que pense Arnaud Wilfried Adikpéto, chargé de programme de l’Ong Benin environment and education society (Bees-Ong). Cette loi appelle la communauté à une prise de conscience.
La Nation : Le changement climatique, on en parle souvent. De quoi retourne ce concept ?
Arnaud Adikpéto : Sans vous donner une définition académique, on entend par ce terme une perturbation, une modification de l’état moyen de l’atmosphère, mais cette perturbation est créée et causée par l’homme. Donc c’est ce qui est imputable à l’activité humaine qu’on peut appeler changement climatique. Et ça doit être enregistré sur une période de trente ans, donc si ce n’est pas enregistré de façon successive pendant trente ans, nous allons parler de perturbation et modification climatique, mais on ne pourra pas parler de changement climatique. Le changement climatique, ce n’est plus à démontrer, c’est déjà un fait. Et quel que soit là où l'on se trouve sur la planète : en Amérique, en Europe, en Asie, et principalement en Afrique, les changements climatiques sont là. Au Bénin, nous avons plusieurs raisons de faire face aux changements climatiques, parce que comme je le dis souvent, nous sommes tiraillés par trois feux. Le premier, c’est déjà la mer et la toute première conséquence des changements climatiques, c’est la fonte des glaciers. Et quand les glaciers fondent, c’est que le niveau de la mer augmente. Vous connaissez également le niveau de Cotonou par rapport à la mer. Et ce n’est pas seulement Cotonou, c’est toutes les villes qui sont au niveau de la côte, que ce soit Lagos, Cotonou, Lomé… toutes ces villes sont sous l’emprise de la mer.
L’autre problème, c’est la désertification. Vous n’êtes pas sans savoir qu’au Nord, le désert avance, notamment au Niger et ailleurs, à n’importe quel moment, ça risque d’atteindre le Bénin, donc les pays de la côte, si nous ne prenons pas des mesures urgentes. On a déjà défini la question d’extrême Nord, du Sud. Mais à l’intérieur, il y a ce qu’on appelle la désertification qui crée des petites poches à l’intérieur, et il faut agir, sinon tout le Bénin sera gagné par la mer par le Sud et par le désert par le Nord. Ainsi, nous serons engloutis un de ces jours.
Après le vote de cette loi, un moratoire de six mois est donné pour se conformer à ses dispositions. Pensez-vous que les Béninois pourront effectivement respecter cette loi, quand on sait que nos activités, pour la plupart, menacent l’environnement ?
D’abord permettez-moi d’aller vers le non, parce que tout ce qui est contenu dans cette loi existait dans l’une ou l’autre des lois qu’on a votées au Bénin. Je prends juste un exemple. Le code foncier a prévu le nombre d’arbres à avoir à l’hectare parlant des défrichements. C’est 250 pieds d’arbres à l’hectare. Même si c’est votre terrain et que vous voulez faire de l’agriculture, vous devez essayer de maintenir 250 pieds d’arbres à l’hectare, ce qui n’est pas respecté. Une nouvelle loi pour recadrer tout ça, oui et nous y sommes. Il y a la Conférence de Paris sur le climat et le changement climatique qui a relancé tous les pays. Nous sommes en train d’aller vers un réchauffement de 4° alors que la communauté internationale a voulu limiter ça à 2°. Les pays africains ont insisté pour maintenir ça à 1,5° parce que l’Afrique est déjà dans le rouge, donc il fallait agir. Il y a eu des contributions prévues et déterminées au niveau national. Nous avons revisité les recommandations de la Cop cette année et le Bénin s’est engagé à nouveau. Avant, c’était seulement des reboisements. Mais le Bénin s’est engagé à prendre des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique. Donc, c’est là l’opportunité est je peux mettre ça dans les engagements du Bénin à lutter contre les changements climatiques.
Je dois souligné que les communautés dépendent entièrement des ressources naturelles. Cette loi, en son article 98, prévoit six mois pour l’application si les contrôles de constitutionnalité sont réunis. Elle prévoit des sanctions aussi dans ses dispositions. Je reviens sur l’article 5 qui dit qu’on va renforcer les écosystèmes, ce qu’on appelle l’adaptation basée sur les écosystèmes. Nous avons des inondations, des vents violents…, ce sont des effets des changements climatiques. Et pour faire face à ça, il faut accroître la résilience des écosystèmes naturels, des infrastructures naturelles, donc les forêts, pour face à ces chocs climatiques-là. Ce n’est plus l’homme. Qu’est-ce qu’on faisait avant ? Vous le savez bien quand il y a inondation à Ouinhi, on va donner des feuilles de tôles,... Non, non, il ne sera plus question de faire ça.
De quoi sera-t-il question désormais ?
C’est désormais renforcer les forêts, renforcer tout ce qu’il y a comme écosystème naturel, que ce soit la nature qui constitue un rempart contre les effets néfastes des changements climatiques et non renforcer les moyens humains pour lutter contre les changements climatiques. L’autre chose prévue par cette loi en son article 24, ce sont les études d’impact environnemental. Nous avons des projets, et des programmes qui sont assujettis à l’étude d’impact environnemental. Et nous saluons cette démarche. Nous, Ong, nous avons beaucoup milité pour que ce soit une réalité. C’est désormais une obligation pour les mairies et autres que pour tout ce qui est programme soit soumis à l’étude d’impact environnemental. L’article 74 parle de l’émission des gaz à effet de serre… Nous voyons par exemple que Cotonou est bourré de véhicules. L’Etat veut promouvoir les transports en commun. L’Etat veut promouvoir des habitudes des véhicules neufs, et non des véhicules usagers qui polluent énormément l’atmosphère. Ce sont autant de mesures.
Maintenant, revenons à la communauté. Quand vous questionnez par exemple les populations du Lac Nokoué, elles vous diront qu’il n’y a plus de poissons dans le lac. Il n’y a plus de poissons parce qu’on a détruit la grande partie de la mangrove qui constitue une frayère pour les poissons en période de reproduction.
Plus nous avons des écosystèmes naturels, plus nous renforçons les moyens de survie de la population. A travers la loi sur les changements climatiques, nous ne devons pas voir que le changement climatique, mais aussi les écosystèmes. C’est la nature qu’on veut renforcer, donc renforcer le mode de vie social, environnemental et économique de la population.
Le renforcement de la forêt, comment cela peut-il se faire ?
Parfois, nous mettons tout sur le compte de l’Etat, alors que c’est faux. Il y a une pratique très simple pour renforcer les forêts. Parfois, vous rentrez dans des rues, et il n’y a pas du tout d’arbre. Et nous aimons pointer un doigt accusateur sur l’Etat. Il suffira juste de mettre en place une politique des Ong relative à la sensibilisation. Il y a un de nos adages qui dit que le locataire ne doit pas planter des arbres. C’est une aberration ! Supposons que devant chaque maison, il y ait un arbre et de part et d’autre dans la vons, il y ait des arbres. C’est déjà suffisant pour la ville. Maintenant quand nous allons au niveau des collectivités, on parle de forêt privée et de forêt communautaire.
Est-ce que les Ong bénéficient souvent de l’appui de l’Etat central ?
En termes de soutien, je dirai pratiquement non. Mais ce qui réjouit, c’est la collaboration. De plus en plus, l’Etat nous associe aux différents projets et programmes. Au-delà de l’appui financier, je pense que c’est déjà une avancée, nous ne pouvons qu’en féliciter le gouvernement en place. Mais nous demandons plus, comme on le dit.
Quelles sont avancées dans cette loi qui préservent l’environnement ?
Il y a la taxe carbone appelée écotaxe contenue dans la loi. Si ça va permettre à ceux qui polluent l’environnement de payer plus, alors, on soutient. Il y a ce qu’on appelle le pollueur-payeur, dont les spécialistes ont la grille de calcul. Il existe des entreprises qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Celles-là vont plus payer la taxe carbone, et c’est prévu dans cette loi. Dans les cahiers des charges, l’entreprise exerçant au Bénin a cette responsabilité-là. Elle dégage une partie de ses ressources pour la plantation d'arbres. C’est cela la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Normalement, ce n’est pas le rôle de l’entreprise d’aller planter des arbres au bord des voies. Elle doit aller chercher les Ong spécialisées pour l’efficacité et l’efficience de cette activité. Nous voyons même des privés faire le reboisement, mais ça devient quoi après ? C’est autant de choses et nous souhaitons que l’Etat puisse associer les Ong, pour que nos actions soient plus efficaces.
Qu’entend-on par pollueur-payeur ?
Quand nous parlons du changement climatique, il y a ce que certains appellent la responsabilité commune indifférenciée. L’environnement pollué, l’émission des gaz à effet de serre, la destruction de la couche d’ozone, tout le monde y a sa part. Mais cette part est graduelle. Certains ont une grande part, et d'autres ont une moindre part. Et une entreprise qui veut s’installer, on essaie de voir ses activités et son degré de pollution. Et c’est en fonction de ça que la société contribue à la restauration de l’écosystème. Donc vous polluez, et vous payez pour la restauration de l’écosystème que vous polluez. Parce qu'il y a des mesures d’adaptation et d’atténuation au niveau des pays africains, quand nous parlons des changements climatiques, il y a l’adaptation et il y a l’atténuation. Jusqu’à présent, la communauté internationale dit que comme c’est une question de technologie et de moyens. En Afrique, nous ne devons faire que l’adaptation pour le moment. Toutes les entreprises installées au Bénin doivent payer une taxe, compte tenu de leur degré de pollution.
Quel appel avez-vous à lancer pour la restauration de l’environnement ?
A l’endroit des populations, je crois qu’elles doivent comprendre qu’elles dépendent intimement de ce que nous appelons le capital naturel. Quand ce capital va disparaître, l’Homme va disparaître avec. Quand les fleuves seront pollués totalement, quand les forêts seront décimées totalement, quand la mer va inonder tout le pays, je pense que l’humanité va disparaître aussi. Donc, nous devons commencer par agir de façon durable et je pense que le terme du développement durable en dit long. Nous devons pouvoir utiliser des ressources pour satisfaire nos besoins actuels, tout en pensant aux besoins des générations futures.
Au niveau des entreprises, les responsabilités sont là, mais il n’y a pas de suivi et elles-mêmes sont conscientes, attendant que l’Etat fasse le gendarme derrière elles. Quand ce capital naturel va disparaître, les entreprises mêmes vont disparaître, parce que la matière première est tirée de ce capital.
A l'endroit de l’Etat, je souhaite que ce ne soit pas une loi de plus! Même la Constitution dit dans ses dispositions que chaque Béninois a droit à un environnement sain et que chacun de nous est garant d’un environnement sain. On a un arsenal juridique assez fourni. Quand vous posez un acte vous devez en subir les conséquences.

Près de 221 752 candidats affrontent, depuis ce lundi 2 juillet, les épreuves du Certificat d’études primaires (Cep), session de juillet 2018, sur toute l’étendue du territoire national. C’est au Complexe scolaire de Sori centre, commune de Gogounou, dans le département de l’Alibori, que le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a procédé au lancement officiel de cet examen.
Le Cep a ouvert, ce lundi 2 juillet, le bal des examens de fin d’année scolaire. La cérémonie officielle de son lancement a eu lieu au Complexe scolaire primaire de Sori, commune de Gogounou, dans l’Alibori. L’examen du Cep 2018 est désormais une réalité. D’où la satisfaction des différents acteurs du système éducatif au niveau du cours primaire. Au regard des perturbations qu’a connues l’année scolaire, l’organisation de cet examen n’était pas évidente. C’est un exploit à l’actif de l’école béninoise.
« Ce lancement vient consacrer la validation de l’année scolaire 2017-2018 », s’est réjoui le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, présent à Sori pour présider la cérémonie. « Notre année scolaire n’a pas eu de couleur. Et, c’est à l’honneur de tout le peuple béninois, de tous les enseignants des différents ordres. Cela, c’est un pari que nous venons de gagner. L’autre défi qui reste à relever après ce Cep, ce sera celui de la rentrée scolaire », a poursuivi le ministre.
Le préfet de l’Alibori, Mouhamadou Moussa, qui était à ses côtés, a expliqué que toutes les dispositions sécuritaires ont été prises pour garantir le déroulement normal de cet examen dans tous les centres de composition de son département. Pour ce faire, a-t-il rappelé, des instructions ont été données dans ce sens à la Police républicaine et aux élus communaux et locaux.
Avant le démarrage des épreuves, le ministre a d’abord donné des consignes strictes aux 22 membres du corps de surveillance. Il a par la suite tenu à rassurer les candidats du centre. « Ne soyez pas perturbés. Je vous souhaite bonne chance. Tout le monde peut réussir. Notre souhait est que tout le monde réussisse », a-t-il indiqué pour les mettre davantage en confiance.
A 8 h 30, il a donné le coup d’envoi de la première épreuve, celle de la Compréhension de l'écrit. C’est un sujet sur la paix et la question de la transhumance en lien avec les récurrents conflits entre éleveurs et agriculteurs.
Au total, 382 candidats dont 154 filles composent dans ce centre. Ils sont répartis dans 11 salles. Dans le département de l’Alibori, 10 030 candidats dont 5 280 filles sont inscrits dans 33 centres de composition ouverts, soit 8 de plus que l’année dernière?

A 87 ans, le roi de Danxomè, Dédjalagni Agoli-Agbo, a tiré sa révérence dans la matinée de ce lundi 2 juillet.
Avec son physique aussi imposant qu’impressionnant, il se faisait distinguer particulièrement par son accoutrement traditionnel et son cache-nez qui ne laissaient personne indifférent. Sa Majesté Dédjalagni Agoli-Agbo n’est plus. Plusieurs fois déjà annoncé pour mort puis démenti, Sa Majesté a finalement rejoint les ancêtres, ce lundi 2 juillet, à l’âge 87 ans. Dans son palais à Abomey, on se refuse à confirmer ou à infirmer l’information. On se refuse à commenter l’information tant qu’elle ne sera pas rendue officielle par les familles royales. Une attitude qui se comprend quand on sait qu’ici à Abomey, la tradition interdit à n’importe qui d’annoncer le départ du roi pour le pays des ancêtres. L’annonce officielle sera faite après les premières cérémonies qui devront avoir lieu cette nuit même. En fait, conformément aux exigences de la tradition, il pourrait être inhumé nuitamment ou au petit matin dans la stricte intimité familiale avant toute annonce officielle de sa mort.
Hier après-midi, à son palais royal Gbindo - son palais privé - à Abomey, il y avait des signes qui indiquaient qu’un triste évènement venait de s’abattre sur ce palais. De petits groupes se formaient et des conciliabules se tenaient à l’abri des regards extérieurs.
Selon des sources proches du palais royal d’Abomey, le roi Dédjalagni Agoli-Agbo avait fait une crise, la semaine écoulée, et référé dans un centre de référence à Cotonou. Mais malgré sa prise en charge diligente dans cet hôpital, le roi n’a pas pu recouvrer sa santé et a rendu l’âme hier.
Le roi est mort, vive le roi !.
Cristiano Ronaldo et Lionel Messi [/caption]Le Mondial russe laisse bien un goût d’inachevé à Lionel Messi et à Cristiano Ronaldo. Attendus comme des maîtres à jouer de leur sélection, ils n’auront plus l’occasion de faire rêver les amateurs du cuir rond dans cette compétition et peut-être pour les prochaines éditions.
Ils auront connu tous deux un éprouvant huitième de finale avec à la clé une élimination pour leur équipe. L’Abiceleste et la Seleçao sortent de la Coupe du monde 2018 sans avoir atteint l’ultime objectif. Lionel Messi et Cristiano Ronaldo n’ont pas fait mieux en s’inclinant respectivement devant L'Uruguay et la France, samedi 30 juin dernier. Les mêmes revers si l’on s’en tient aux faits de jeu. A quelques différences près, leurs sorties de la compétition s’avoisinent. L’Argentine sort grâce aux performances de Kylian Mbappé dont le parcours ressemble étrangement à celui de ces deux icônes du football à leurs débuts respectifs. A lui tout seul et avec la vista d’un Benjamin Pavard tout aussi jeune, la France élimine l’Argentine avec presque la ‘’manita’’ (4-3).
Le Portugal le sera par ailleurs sous la férule d’un joueur plus expérimenté au talent aguichant. Edinson Cavani alias El Matador, avec un doublé, s’offre le scalp d’une formation portugaise qui aura tout tenté pour revenir au score comme elle l’a fait avec Pepe un peu plus tôt (2-1).
Ces échecs sonnent comme le chant du cygne de deux cracks du cuir rond à la compétition reine en matière de football. A 31 ans pour l’Argentin et 33 ans pour le Portugais on les imagine mal enfiler encore les crampons pour le Mondial qatari dans quatre ans. Déjà, Lionel Messi qui était revenu sur sa décision de prendre sa retraite internationale après l’échec de la dernière finale de Coupe du monde au Brésil semble annoncer les couleurs en agitant ses adieux à l’Abiceleste en cas de contre-performances avant même le début du Mondial russe. Une hypothèse qui n’est pas à écarter à voir toutes les mauvaises passes qu’il connaît avec l’équipe nationale dans les grandes compétitions. Avec trois finales de Copa America et une finale de Coupe du monde perdues, il est peu évident qu’on le revoie avec le maillot bleu argenté à la prochaine Coupe du monde, encore moins à la prochaine Copa America. Comparativement à Cristiano Ronaldo qui reste sur une victoire en Coupe d’Europe des Nations avec la Seleçao en plus des cinq ballons d’or qu’il compte à son palmarès tout autant que lui et les trophées de la Ligue des champions, La Pulga n’a pas pu goûter à la joie de soulever un trophée majeur avec sa sélection à part la médaille d’or olympique. Une situation qui lui laissera bien un goût d’inachevé s’il venait à mettre un terme à sa carrière internatioanle. Dans le cas de figure, une victoire en Copa America ne sera définitivement qu’un rêve chimérique pour lui.
Cristiano Ronaldo qui durant toute sa carrière s’est illustré comme un compétiteur hors-pair dont le sens de la gagne semble inégalé, ne saura guère résister une fois à l’appel de la sélection même s’il a très peu de chances de participer à l’odyssée qatarie avec l’âge qu’il est censé avoir pendant cette compétition (37 ans).
Tout compte fait, ces deux joueurs ne tarderont pas à passer le témoin et les revoir encore longtemps sur les pelouses sous les couleurs de leur pays n’est pas une certitude.
Une nouvelle ère s’ouvre sans doute pour de jeunes talents au cran de Kylian Mbappé.
Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora[/caption]Un pas a été franchi, samedi 30 juin dernier, dans la construction de la cité départementale administrative à Natitingou. La phase de remise du site devant abriter cette infrastructure initiée par le gouvernement dans tous les chefs-lieux des douze départements du pays a donné lieu à une cérémonie présidée par le préfet de l’Atacora.
Sur un site de 11 ha à la sortie de Natitingou sera érigée au bout de vingt-quatre mois de travaux la cité administrative départementale sous le contrôle de la société publique chinoise Poly International Holdings Co.Ltd. La phase de remise de site a permis au coordonnateur général des projets de ladite société d’investir les lieux avec des techniciens pour les préalables avant le lancement proprement dit des travaux.
Suite à la visite du site sous l’égide du préfet et du chef de la délégation du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, voir les travaux démarrer dans les meilleurs délais semble être l’attente des uns et des autres. La satisfaction est grande aussi bien au niveau du maire que des élus communaux présents sur les lieux pour la cérémonie. Pour Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, la remise du site constitue une phase décisive dans la concrétisation de ce projet cher au gouvernement de Patrice Talon. Un grand pas de franchi si elle considère toutes les dispositions prises pour démarrer au plus vite les travaux de construction. Elle salue cet engagement du chef de l’Etat de mettre dans les meilleures conditions de travail ses collaborateurs et autres agents de l’Etat.
L’infrastructure à ériger sur le site, selon Luc Tchokpodo, ingénieur au ministère du Cadre de vie et du Développement durable, chef de la délégation, est composée d’un bâtiment pour abriter la préfecture et d’un autre pour la direction départementale. Le premier couvrant une superficie de 4583 m2 est de type R+2 et compte 76 bureaux, deux salles de réunion et 20 toilettes publiques. Le second d’une superficie de 3728 m2, de type R+1 abritera 4 bureaux de directeur, 80 bureaux pour divers usages, un certain nombre de salles de réunions ainsi que des entrepôts, des archives et des toilettes. Il invite par la même occasion les populations à collaborer pour la réalisation de ce projet dont le financement est bouclé avec la partie chinoise. Il n’occulte pas les nombreux emplois à créer pour les populations locales, par ailleurs bénéficiaires de ces infrastructures.
Li Jia, coordonnateur général des projets de la société étatique Poly International Holdings Co.Ltd, indique que c’est un plaisir pour la partie chinoise de contribuer par ce projet au relèvement du niveau de vie des populations de Natitingou et de créer des emplois.
le ministre chargé des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou[/caption]L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2018 démarre sur toute l’étendue du territoire national, ce lundi 2 juillet. La première épreuve, celle de Compréhension de l’écrit, sera symboliquement lancée dans la commune de Gogounou et précisément à l’Ecole primaire publique de Sori.
Le lancement sera assuré par le ministre chargé des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou. Les candidats sont au total,
221 752 dont 103 976 filles à aller à l’assaut du premier diplôme académique ouvrant la porte des cours secondaires. Ils sont répartis dans 764 centres de composition sur l’ensemble du territoire national. Les statistiques sont en baisse de 8,29 % par rapport à l’année 2017 où l’effectif total des candidats était de 241 798.
Au niveau de l’Ouémé, on dénombre 36 190 candidats dont 17 684 filles tous classés dans 99 centres d’examen sur les neuf communes du département. Le lancement départemental est prévu pour avoir lieu dans la commune de Dangbo. Du côté du Plateau, les chiffres donnent un total de 10 963 candidats dont une 5055 filles répartis dans 40 centres de composition. Le coup d’envoi symbolique sera donné ce matin dans la commune de Sakété pour le lancement départemental pour le compte du Plateau. Tout est fin prêt à tous les niveaux pour un examen sans anicroche, annoncent les autorités aussi bien nationales que départementales en charge de l’organisation du Cep 2018. Les compositions écrites et sportives prennent fin mercredi 4 juin prochain.
Education 02 juil. 2018
L’Université de Parakou[/caption]L’Université de Parakou a servi de cadre, samedi 30 juin dernier, à la célébration de la journée de la renaissance scientifique de l’Afrique. A cette occasion, les participants ont été conviés à réfléchir sur le thème « Rôle des acteurs dans le financement de la recherche scientifique et de l’innovation ».
Depuis l’instauration de la Journée de la renaissance scientifique de l’Afrique au Bénin, c’est la première fois que sur le plan national, l’Université de Parakou a abrité, les manifestations initiées dans le cadre de sa célébration. Instituée depuis 1987 par les chefs d’Etat africains, cette journée vise à amener leurs pays à accorder désormais une grande attention aux recherches scientifiques et techniques. Il faudra également les encourager à beaucoup y investir.
Des réformes et projets, a assuré le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bienvenu Koudjo, ont déjà été mis en place par le gouvernement. Il les a exposés à l’assistance. Cette volonté, a-t-il insisté, s’est traduite par la mise en place de la cité internationale de l’innovation et du savoir baptisée Sèmè City. Elle comprendra, en dehors des écoles et centres de formation techniques et professionnels, des centres et laboratoires de recherches, ainsi que des incubateurs et startup innovantes pour l’implantation des entreprises de pointe dans tous les secteurs de développement. Selon Bienvenu Koudjo, c’est pour garantir la croissance économique et le bien-être des populations béninoises. Il cite également la création de l’Agence béninoise pour la recherche et l’innovation. Elle est destinée à restructurer l’ensemble du système de recherche afin de mettre un terme à la dispersion observée sur le terrain.
Le directeur du Centre béninois de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Marc Kpodékon, a quant à lui saisi l’occasion pour présenter les résultats des recherches et des activités menées ces dernières années au Bénin. En matière de sécurité alimentaire, il a rappelé la formulation des aliments à base des produits locaux pour l’alimentation des poissons. Dans le domaine de l’énergie, il n’a pas occulté l’étude portant sur la fabrication de l’énergie électrique au Bénin, à partir de la conversion de celle marine. Pour ce qui est de l’énergie renouvelable, a-t-il fait remarquer, de nombreuses recherches ont également été effectuées. Avant lui, Prosper Gandaho s’est réjoui du choix porté sur l’Université de Parakou dont il est le recteur.
Une conférence-débat inaugurale sur le financement de la recherche scientifique au Bénin a été donnée. Elle a porté sur le rôle des acteurs qui y sont impliqués. Des expositions sont également prévues pour agrémenter la journée.
Réseau média et justice[/caption]Les journalistes chroniqueurs judiciaires du Bénin ont désormais leur association. Dénommée Réseau média et justice (Rmj), cette association a été mise sur les fonts baptismaux, vendredi 29 juin dernier à Cotonou lors d’une assemblée générale constitutive. Il est présidé par Hermann Aniambossou, journaliste à Canal 3 Bénin.
Intervenant à l’ouverture des travaux de l’assemblée constitutive en tant que président du comité d’organisation, Hermann Aniambossou a souligné la nécessité pour les citoyens d’accéder à l’information juste en matière de justice. Le Rmj servira, a-t-il précisé, d’intermédiaire entre la justice et les citoyens.
Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpochémé, a indiqué que le Rmj a « le défi pressant de contribuer en collaboration avec les acteurs de la justice à dissiper les nombreuses incompréhensions et interrogations subséquentes à certaines décisions de justice rendues.
Basile Tchibozo, président du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel, a exhorté les journalistes à redonner vie à la chronique judiciaire délaissée, depuis quelque temps.
Les acteurs de la justice, Gilbert Togbonon, procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou, et Christian Atayi, substitut du procureur général près la cour d’appel de Cotonou, ont apprécié la naissance du Rmj. Pour Christian Atayi, les productions dans les médias relatives à la justice ne respectent pas toujours la justesse de la terminologie propre à ce secteur. Pour ce faire, il a suggéré que l’une des toutes premières actions de ce réseau soit d’œuvrer pour remettre les pendules à l’heure sur cette question.
Société 02 juil. 2018
Exposition photo du 40è anniversaire de la coopération médicale Sino-Béninoise [/caption]La République populaire de Chine célèbre le 40e anniversaire de sa mission médicale au Bénin. Un grand moment de souvenirs marqué par le vernissage de l’exposition de photos au Centre culturel chinois, ce vendredi 29 juin. C’était en présence de personnalités politico-administratives.
La mission médicale chinoise au Bénin, signe de la coopération entre les deux pays, date de 40 ans. Pour marquer cet événement qui sous-tend la coopération sino-béninoise et prôner l’esprit de l’internationalisme, l’ambassade de Chine au Bénin a procédé au vernissage d’une exposition de photos au Centre culturel chinois dénommée « Ne pas déshonorer la mission ». Cette exposition comprend sept sections à savoir la préface, la sollicitude des dirigeants et la gloire de la mission, l’assiduité inlassable et la fraternité sans frontière, le courage inébranlable et le dévouement sans réserve, l’amitié profonde et longue, la sortie du passé et la gloire continue et l’épilogue.
Du 30 juin au 5 juillet, les populations béninoises sont invitées à consulter ces belles photographies qui mettent en relief les différentes tâches que les missions médicales successives ont exécutées dans les hôpitaux des localités du Bénin. Vingt-deux missions au total envoyées par la région autonome du Ningxia, composée de 522 personnes. Ces missions médicales sont envoyées sans discontinuité au Bénin depuis quarante ans.
Ils travaillent respectivement au Centre hospitalier départemental du Mono et du Couffo à Lokassa, à l’hôpital de zone de Natitingou dans le département de l’Atacora et au Centre hospitalier universitaire de zone de Suru-Léré de Cotonou et bien avant, à l’hôpital de Kandi dans le département du Borgou. La mission médicale chinoise au Bénin a soigné au total,
3 millions de patients béninois,
130 000 hospitalisés, 57 000 opérés. Un grand nombre de maladies courantes et fréquentes a été diagnostiqué traité et beaucoup d’opérations extrêmement difficiles ont été réalisées pour la première fois dans l’histoire du Bénin par les médecins chinois. C’est le cas de l’opération cérébrale, l’implantation de lentilles artificielles, la lobectomie hépatique et l’ablation d’énormes tumeurs, domaines non couvert par la médecine béninoise. « C’est la raison pour laquelle ils sont tellement populaires au sein du peuple béninois », a témoigné le conseiller économique et commercial de l’ambassade de la République populaire de Chine près le Bénin, Zhang Bohui. Il a indiqué qu’il a contemplé les photos avec beaucoup d’admiration et d’émotion. « Admiration parce que c’est avec une coopération sans précédent en terme de durée et de qualité dans l’histoire de nos relations bilatérales et cela a porté des fruits tangibles pour nos amis béninois », justifie-t-il d’une part. « Emotion, parce qu’il y a beaucoup d’histoires qui se sont passées pendant ces 40 ans », note le conseiller Zhang Bohui d’autre part.
Renforcement de capacités, appui en matériels
En notifiant que les missions médicales chinoises ont surmonté des obstacles sur les plans technique, humain et culturel, Zhang Bohui se réjouit que leurs exploits continuent sur cette terre magique et les Chinois avec les Béninois, main dans la main, construisent une meilleure vie ensemble.
Tour à tour, les autorités du ministère de la Santé et le directeur adjoint de cabinet du ministère de la Défense nationale sont passés expliquer au pupitre l’appui consistant dont leurs départements ont bénéficié grâce à la coopération sino-béninoise. De 1975 à ce jour, souligne Vincent Fassinou, directeur adjoint de cabinet du ministre de la Défense, la coopération militaire entre la Chine et le Bénin a connu un excellent développement et la bonne santé de cette coopération s’est traduite par la réalisation concrète aussi bien dans le domaine de la formation que du renforcement de capacité opérationnelle.
Pour sa part, le directeur du Centre hospitalier universitaire de zone Suru-Léré, Lambert Loko a indiqué que les hôpitaux ont eu beaucoup d’équipements et de médicaments avec à la clé le renforcement de capacités qui a permis à certains agents d’aller dans des hôpitaux chinois pour des missions d’échanges. Il formule le vœu de la mise en place d’un cadre formel de développement d’un partenariat avec une université d’Etat et nos hôpitaux, dans le cadre de la formation et du renforcement des plateaux techniques, sans oublier les nouvelles techniques de gestion utilisée en Chine, pour accélérer la prise en charge des populations béninoises. Aussi, souhaite-t-il un partenariat avec les firmes chinoises dans le cadre du renouvellement des équipements sanitaires au Bénin.