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Nouvelles

Gestion des zones humides : Les menaces au cœur d’un café scientifique
En prélude à la Journée mondiale des zones humides, l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) a regroupé hier mardi 1er février des chercheurs et experts pour des échanges sur les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes fragiles. Les zones humides s’érodent. « Elles disparaissent trois fois plus vite que les forêts», alertent les chercheurs. Et lors du café scientifique organisé hier par l’Agence béninoise pour l’Environnement, de nombreux signaux ont été projetés pour attirer l’attention sur le danger qui guette l’humanité du fait de la dégradation de ces écosystèmes. « Les zones humides apportent une foule d’avantages à l’humanité dont la protection de la biodiversité et des littoraux, l’atténuation des changements climatiques, etc. Cependant, malgré tous ses services, elles sont soumises à diverses pressions et connaissent malheureusement au fil des ans, un recul drastique», a déploré François-Corneille Kedowidé, directeur général de l’Abe. En effet, chaque 2 février, la communauté internationale célèbre la signature en 1971 du traité international sur les zones humides, dénommé la convention de Ramsar. Cette année, la célébration revêt une importance particulière et porte sur le thème « Agir pour les zones humides, c’est agir pour l’humanité et la nature ». Selon le directeur général de l’Abe, le café scientifique est une occasion pour des réflexions profondes en vue d’obtenir des solutions efficaces. Les débats ont porté sur sept thèmes dont « les zones humides et la biodiversité », « la séquestration de carbone dans les écosystèmes humides», « le lien avec le changement climatique et la responsabilité des entreprises à la gestion des zones humides »… « Nous voulons, avec des thématiques précises, essayer de sensibiliser et réfléchir sur l’importance des zones humides », a expliqué François-Corneille Kedowidé. Le Bénin a une typologie variée de zones humides réparties sur toute l’étendue du territoire national. Mais comme ailleurs dans le monde, la croissance démographique et l’urbanisation resserrent l’étau sur ces milieux longtemps hostiles à l’homme, et qui sont de plus en plus exploités, drainés, et comblés. A l’ouverture des travaux, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a lui aussi attiré l’attention sur les fonctions des zones humides. « Vous le savez, une grande partie de notre programme touristique se développe dans les zones humides, dans les sites Ramsar au sud ou au nord. Nous devons avoir une démarche qui respecte l’environnement et qui promeut l’écotourisme durable », a-t-il déclaré. En dehors de ce café scientifique, l’Abe a prévu la mise à terre, ce jour, de plus de 2000 plants de palétuviers, sur la berge du Lac Nokoué. Société 02 févr. 2022


Super Ligue pro de Football 2021-2022 : Buffles, Coton Fc et Loto-Popo au rendez-vous
La Ligue pro de football du Bénin s’est achevée le week-end dernier avec des fortunes diverses pour les équipes en compétition. Alors que Loto-Popo, Buffles et Coton Fc ont bataillé dur pour arracher leur billet pour la Super Ligue pro, les Requins Fc et les Dragons de l’Ouémé sont les grands absents de cette seconde phase du championnat d’élite. Trente-six au départ, ils seront seize clubs à poursuivre l’aventure en super ligue pro de football du Bénin. Il s’agit dans la zone A des Buffles Fc du Borgou, de Béké Fc, des Panthères Fc, et de l’Union sportive des Cavaliers de Nikki. Dadjè Fc, Espoir Fc, Dynamo d’Abomey et Loto-Popo ont pu tirer leur épingle du jeu dans la zone B tandis que Coton Fc, As Cotonou, Eternel Omnisports, Adjidja Fc sont les quatre meilleures équipes du groupe C. Présents en Super Ligue pro la saison précédente, les Dragons de l’Ouémé seront les grands absents de la zone D dominée par Ayema Fc, Asvo, Djeffa Fc et la Jeunesse sportive de Pobè. En effet, vice-champions en titre, les Buffles du Borgou ont tenu leur statut de favoris en terminant la Ligue Pro en tête de la zone A avec 31 points+13. Ils détiennent la meilleure attaque de leur groupe avec 24 buts marqués. Ils sont suivis des Panthères de Djougou, 30 points+10, Béké Fc, 30 points+7 et de l’Us Cavaliers qui ferme le top 4 avec 30 points+6. Roméo da-Costa de Béké et Didier Chabi des Cavaliers de Nikki sont les meilleurs buteurs de cette zone A. Dans la zone B, Dadjè Fc et Espoir Fc ont créé la sensation en arrachant les deux premières places du classement. Ils ont surpris Hodio Fc, leader de la zone la saison dernière et Loto-Popo, club champion en titre, terminant respectivement premier (32 points+8) et deuxième (31 points+9). Loto-Popo quant à lui, a fini quatrième (28 points+9) derrière Dynamo d’Abomey (3e avec 30 points+11). Coton Fc, leader incontestable de la zone C ! Avec en face les Requins de l’Atlantique, l’As Cotonou, Eternel Omnisports et Adjidja Fc, Coton Fc s’est imposé dans la zone C en terminant leader. Annoncé comme l’un des clubs les plus organisés et disposant de moyens, le club de Ouidah a fini premier de la zone C avec 38 points+17. Il totalise 12 victoires, deux matchs nuls et deux défaites au terme de cette ligue pro. Coton Fc est suivi de loin de l’As Cotonou, 25 points+8, Eternel 23 points+4 et Adjidja Fc 22 points+1. En terminant à la 7e place avec 18 points-3, les Awissi Wassa restent la plus grande déception de cette zone. Deuxième club le plus titré du Bénin, les Rouge et Blanc ont été plombés par une crise interne soldée par le départ de l’entraîneur Amadou Moudachirou. Pendant que les Dragons de l’Ouémé ont sombré au terme du tournoi en terminant également 7e dans la zone D avec 20 points-3, Ayéma Fc est resté égal à lui-même en finissant leader avec 33 points+14. Imperturbable durant la compétition, il n’a perdu qu’un seul match (9 victoires pour 6 matchs nuls). Absent, dans le top 4 du groupe D la saison dernière, l’Asvo s’est qualifiée pour la super ligue pro (29 points+9) suivie de Djeffa Fc ( 6 victoires et 3 nuls) en 18 journées. Sports 02 févr. 2022


Demi-finale de la Can Cameroun 2021 Burkina Faso-Sénégal, choc de « finalistes malheureux »
Vainqueurs respectifs de la Tunisie et de la Guinée équatoriale en quart de finale, les Etalons du Burkina Faso seront aux prises avec les Lions de la Teranga du Sénégal ce mercredi 2 février à la faveur de la première demi-finale de la Can Cameroun 2021, au stade Japoma. Cette rencontre au cours de laquelle une place est en jeu pour la finale apparaît comme un duel entre deux anciens finalistes malheureux de la compétition. Une place en finale de la Coupe d’Afrique des Nations est en jeu lors de la confrontation entre le Burkina Faso et le Sénégal prévue pour ce mercredi 2 février au stade de Japoma à Douala. Vainqueurs de la Tunisie (1-0), les Etalons du Burkina Faso devront battre les Lions de la Teranga pour se qualifier pour la finale. Absent à l’édition 2019 en Egypte, le Burkina Faso disputera pour la 3e fois depuis 2013 une demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Finalistes malheureux contre le Nigeria en 2013, les coéquipiers de Bertrand Traoré se sont refait une carapace de favoris depuis leur qualification pour les huitièmes de finale où ils ont mis les bouchées doubles pour venir à bout du Gabon. En quart de finale, le Burkina Faso s’est défait de la Tunisie (1-0) qui avait fait forte impression en 8e de finale face au Nigeria. Absent contre la Tunisie, le capitaine Bertrand Traoré va retrouver ses coéquipiers ce mercredi. Touché, le joueur d’Aston Villa a été préservé et devrait pouvoir tenir sa place face au Sénégal comme face au Gabon où il avait ouvert le score. A l’opposé, le Sénégal, finaliste malheureux en 2019 face à l’Algérie, ambitionne également de se qualifier pour la finale de cette compétition. Annoncé comme l’un des grands favoris pour le titre, le Sénégal est resté sur une victoire et deux matchs nuls au premier tour. Il a réussi son entrée dans le tournoi en se débarrassant du Zimbabwe au bout du temps additionnel sur un penalty de Sadio Mané. Moins convaincants lors des deux autres rencontres de groupe où ils ont été tenus en échec par la Guinée (0-0) et le Malawi (0-0), les Sénégalais ont élevé leur niveau de jeu depuis le démarrage des matchs à élimination directe. Les Lions de la Teranga se sont imposés (2-0) face au Cap-Vert en 8e de finale, alors qu’ils étaient en supériorité numérique (11 contre 9). Premier buteur de cette rencontre, Mané a également été victime d’un choc très violent face au portier cap-verdien. Le joueur de Liverpool s’est vite remis sur pied et a été décisif en quart en offrant le 1er but de son équipe à Diedhiou. Les partenaires de Koulibaly ont ensuite fait la différence en seconde période avec des buts de Kouyaté et du revenant Ismaïla Sarr, qui a marqué pour ses premières minutes de la compétition. A l’occasion de ce quart de finale, la très solide défense du Sénégal articulée autour de Mendy et Koulibaly a concédé son premier but de la compétition. Les Lions de la Teranga devront donc faire preuve de plus de réalisme pour se défaire du piège burkinabé. A noter que les trois dernières confrontations entre les deux nations se sont soldées par trois résultats nuls. Sports 02 févr. 2022


Expropriation d'un îlot à Porto-Novo : Les personnes affectées invitées à déposer leurs dossiers
Dans le cadre du processus d'expropriation de l'îlot non loin du marché urbain de Ouando à Porto-Novo, le ministre d'État chargé de l'Economie et des Finances invite les personnes affectées par le projet à déposer des pièces justificatives avant le 1er mars de cette année. Découvrez la liste des personnes concernées et des pièces à fournir : Expropriation d'un îlot à Porto-Novo Actualités 02 févr. 2022


Impôts au Bénin : Voici les taxes à payer au plus tard le 10 février 2022
Les contribuables béninois sont appelés à procéder à la déclaration et au paiement de certaines taxes au plus tard le 10 février 2022, en fonction de leurs activités et revenus. Voici les échéances fiscales du mois de février 2022. AU PLUS TARD LE 10 FEVRIER · Déclaration et paiement : - de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et autres taxes indirectes ; - de la Taxe sur les Activités Financières et Assurances (TAFA) ; - de la Taxe de séjour dans les hôtels et établissements assimilés ; - de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) ; - du Versement Patronal sur Salaires (VPS) ; - de l’Acompte sur Impôt assis sur les Bénéfices (AIB) - de la Contribution au Développement Local (CDL) ; - de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) pour les véhicules mis en circulation pour la première fois au cours du mois précédent ; - du 1er acompte de la Taxe Foncière Unique (TFU) ; - du 1er acompte de la Taxe Professionnelle Synthétique (TPS) ; - du 1er acompte de la contribution des patentes ; - du 1er acompte de la contribution des licences. · Reversement : - de la retenue à la source de la Taxe sur la valeur ajoutée ; - de la retenue sur les rémunérations versées aux prestataires non-résidents ; - de la retenue à la source de 12% du montant des loyers prélevés par les locataires en ce qui concerne les loyers payés au cours du mois précédent ; - de l’Impôt sur le Revenu des Capitaux Mobiliers (IRCM) ; - par les dépositaires des stocks d’hydrocarbures du prélèvement libératoire sur les ventes d’hydrocarbures réalisées au Bénin par les personnes non domiciliées ; - du prélèvement sur les opérations commerciales des personnes non connues au fichier des contribuables de la DGI. Actualités 02 févr. 2022


Enseignement supérieur : Plusieurs établissements privés suspendus
Pose de scellés et de banderoles. Plusieurs établissements privés de l'enseignement supérieur au Bénin sont tenus de surseoir à leurs activités académiques. A Cotonou, Iscom et l'Institut universitaire africain du Bénin ont été épinglés. Poma University, Trumphant University et Edexel ont été fermés à Ifangni dans le département du Plateau. Il leur est reproché l'ouverture de section anglophone et de plusieurs autres filières sans l'autorisation du ministère de l'enseignement supérieur. Dans le lot, on retrouve aussi un établissement qui reçoit des bacheliers qu'il place dans des écoles au Togo, au Ghana et même au Bénin. L'opération qui a démarré le mardi 1er février 2022 à Cotonou et dans le Plateau va se poursuivre sur toute l'étendue du territoire national. Actualités 02 févr. 2022


Promotion des filles et des femmes / Projet Swedd : La cartographie des leaders religieux validée
L’appui des chefs religieux et traditionnels est nécessaire à la protection et la promotion de la fille et de la femme. C’est pourquoi la cartographie de ces acteurs a été réalisée sur l’initiative du projet Swedd et validée lors d’un atelier, ce mardi 1er février, à Cotonou. La religion ou la tradition est souvent évoquée pour justifier des faits de violence ou de discrimination contre la gent féminine. Œuvrant pour la pleine réalisation et la protection des droits des filles et des femmes, le Projet régional d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) a jugé utile d’associer les leaders religieux et traditionnels à ses actions pour plus d’impact. Dans cette optique, le projet a décidé d’identifier tous les acteurs religieux et traditionnels sur l’ensemble du territoire. D’où la cartographie des chefs religieux et traditionnels, réalisée sur l’ensemble du territoire national, et dont le document a été validé par les acteurs et experts, ce mardi. A l’ouverture de l’atelier, Djaoudath Alidou Dramane, coordonnatrice du projet Swedd-Bénin a indiqué qu’il est question, au cours des travaux, de finaliser la cartographie réalisée en passant au peigne fin tout le document qui décrit le réseau des chefs religieux et traditionnels du Bénin. A l’en croire, ce document est un outil essentiel à l’atteinte des objectifs du projet qu’elle conduit; étant donné que l’implication des leaders religieux est nécessaire pour le maintien des filles à l’école, l’autonomisation des femmes et des filles et la pleine jouissance de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive. « Il vous reviendra d’apprécier le contenu du document de cartographie tant sur la forme que sur le fond en apportant vos riches contributions pour son amélioration », a ajouté Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. L’autorité ministérielle s’est réjouie, par la suite, de la forte représentativité des acteurs et spécialistes réunis pour explorer et valider la cartographie. Toutes choses qui, dit-elle, rassurent de la qualité du document à l’issue des travaux. Associer tous les leaders au combat Les travaux de terrain ont conduit à deux résultats majeurs, a fait savoir le consultant en charge de l’enquête, Professeur Abou Bakari Imorou. Le premier résultat, note-t-il, est en lien avec les pratiques qui persistent dans différentes localités. Entre autres pratiques, il y a la faible adhésion à la planification familiale et les diverses formes de violences à l’égard des filles et des femmes. Ces phénomènes sont observés dans toutes les 77 communes du Bénin, mais pas avec la même acuité, souligne le consultant. Le deuxième résultat a trait aux leaders qui sont impliqués dans la lutte contre ces phénomènes. Trois types de leaders ont été identifiés par le socio anthropologue, à savoir, ceux qui mènent déjà des actions en faveur des droits des filles et des femmes, ceux qui sont réticents pour des considérations d’ordre religieux et enfin ceux qui ne veulent pas du tout en entendre parler. La stratégie à dérouler par la suite, explique-t-il, c’est de convaincre, par différentes approches, les réticents et ceux qui sont hostiles à rallier le combat pour la protection des droits des filles et des femmes ainsi que leur autonomisation. Société 02 févr. 2022


Projet d’appui au développement du secteur portuaire : Enabel offre trois véhicules à des partenaires
L’agence belge de développement Enabel a appuyé, le 31 janvier 2022, trois structures impliquées dans la mise en œuvre de la politique environnementale du secteur portuaire, par des véhicules et un lot d’environ 700 manuels. En vue d’un espace portuaire respectueux de l’environnement, trois partenaires du Projet d’appui au développement du secteur portuaire (Pasport) reçoivent des moyens. Il s’agit de la Brigade forestière spéciale du port, du Centre de quarantaine végétale et de fumigation (Cqvf) du port et du Laboratoire des sciences et techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee) de l’Institut national de l’Eau. Chacune de ces structures a été dotée d’un véhicule Pick-up Toyota 4x4. La cérémonie de remise a eu lieu le 31 janvier 2022. En effet, par le biais du projet Pasport qui vise la compétitivité du port de Cotonou, Enabel accompagne les acteurs économiques portuaires à, entre autres, assumer leur responsabilité environnementale pour une mise en œuvre efficace de la politique environnementale du secteur. « L’un des éléments qui ont guidé Enabel au cours de la formulation de ce projet est la question de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Les activités identifiées prennent en compte le suivi de l’impact des activités portuaires sur l’environnement, notamment les problèmes de pollution, de nuisances et de protection des ressources naturelles », a souligné Martin Deroover, chargé d’affaires à l’Ambassade du Royaume de Belgique. Très mobile dans l’espace portuaire, la Brigade forestière spéciale du port peut donc pousser un ouf de soulagement. Elle pourra faire preuve de plus de pragmatisme pour faire respecter, par exemple, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). « L’une des exigences du contrôle des produits forestiers au niveau du port de Cotonou est la mobilité du personnel. Les différentes contraintes du contrôle nécessitent un véhicule de terrain en bon état. Ce véhicule donnera alors au personnel une mobilité pour assurer l’efficacité des actions de la brigade », a noté Emmanuel Gbédji, représentant du directeur général des Eaux, Forêts et Chasse. Il n’a pas manqué de saluer Enabel pour les autres appuis du projet Pasport, surtout pour la digitalisation des formalités et procédures. En dehors du véhicule reçu, le Cqvf du port a bénéficié d’un appui pour la révision du manuel de l’inspecteur phytosanitaire et l’élaboration de procédures spécifiques d’inspection pour les filières soja, karité, anacarde, riz, et mangue. Lequel manuel, imprimé en environ 700 exemplaires, a été remis au cours de la même cérémonie. « C’est avec une immense joie que nous recevons cet important lot de manuels et ce véhicule flambant neuf qui contribueront à coup sûr à l’amélioration des performances du service de la protection des végétaux en général et du Cqvf en particulier», a laissé entendre Justin Roland Zoglobossou, directeur de la production végétale. Comme les deux autres partenaires du projet, le Lstee a été aussi doté d’un véhicule Pick-up. Ce qui devra permettre à ses chercheurs d’assurer au mieux leurs missions de recherche-action dans le domaine de la lutte contre la pollution et la gestion des déchets en milieu portuaire. À l’occasion, Prof Mama Daouda, directeur de l’Institut national de l’Eau, a remercié le peuple belge pour cet appui important. « Le véhicule que nous venons de recevoir sera d’un précieux atout pour l’atteinte des objectifs », a-t-il martelé. Tous reconnaissants à la coopération belge, ces trois partenaires du projet Pasport ont promis de faire bon usage des véhicules, de même que des manuels reçus par le Cqvf pour sa part. D’autres actions sont annoncées, notamment la prise en charge des frais de formation au profit de ces trois structures, ainsi que des missions d’échanges vers les pays de la sous-région. Le secteur portuaire béninois pourra ainsi rayonner. Société 02 févr. 2022


Consultation prénatale de groupes : Une nouvelle expérience pour les femmes
Dans le département de l’Atlantique, la consultation prénatale de groupes est en expérimentation. Les femmes enceintes y apprennent à s’observer et à mieux se faire suivre. Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Dans un coin du centre de santé, huit femmes assises en « U » sous un arbre se taquinent. « Regarde, on dirait que tu n’as même pas mangé avant de revenir en consultation», lance l’une d’entre elles à sa voisine qu’elle essaie de peser. L’exercice va se poursuivre, ce 11 janvier 2022, à tour de rôle, dans une ambiance décontractée. Les plus timides finissent pas se lâcher. Elles se mesurent la tension artérielle par un brassard placé au-dessus du pli du coude ou au niveau du poignet. Le mécanisme leur paraît amusant : le brassard est gonflé jusqu'à un niveau de pression supérieur à la pression systolique puis il est lentement dégonflé. Rose D, la trentaine, profite pour poser un problème qui lui tient à cœur : « La fois dernière, ma pression artérielle est passée à 8. J’avais un peu la fatigue et c’est comme si on me tape dans le cou ». Et les conseils suivront pendant un quart d’heure. Ces scènes banales s’inscrivent dans le cadre de la consultation prénatale de groupes (Cpn-G). C’est un modèle en expérimentation dans une vingtaine de formations sanitaires dans le département de l’Atlantique, au sud du Bénin. Selon Dr Faustin Onikpo, coordonnateur de l’expérimentation, la Cpn-G constitue une évaluation périodique de l’évolution de la grossesse depuis la conception jusqu’à l’accouchement en vue de prévenir ou de dépister et corriger à temps toute anomalie. « Elle permet d’apprendre plus facilement aux femmes du groupe les choses essentielles qu’il faut connaître pour rester en bonne santé avec les bébés qu’elles portent. Elles peuvent évaluer entre elles leur état de santé avant d’être reçues individuellement de façon plus rapide par la sage-femme. Elle donne ainsi l’occasion aux femmes du groupe d’échanger entre elles pour rechercher des solutions à tout ce qui pourrait les empêcher de respecter les bonnes pratiques enseignées et conseillées», explique-t-il. La séance est organisée à la maternité tous les mois, sous forme de réunion d’apprentissage sur les bonnes pratiques pour le suivi de la grossesse, au profit d’un groupe de 8 à 15 femmes enceintes d’âge gestationnel similaire. « Il y a une confiance qui s’installe» Ici, à Ouèdo, on ne vient pas seulement en consultation, mais dans une école où l’on se redécouvre pour mieux se surveiller pendant la grossesse. Et c’est la première fois que Tranquiline Gnimagnon honore ce rendez-vous. « Je ne m’en revenais pas quand je mesurais la tension artérielle des autres femmes ou quand une autre me pesait. Il y a une confiance qui s’installe. Les échanges étaient ouverts. La sage-femme nous a bien accueillies. Moi, j’ai gagné beaucoup en peu de temps. C’est une sorte de partage d’expériences », confie-t-elle. Du côté de la maternité, on retrouve d’autres femmes enceintes, habituées à cette forme de consultation. C’est le cas de Chimène Boton qui est à sa deuxième participation. Elle témoigne de sa capacité à transmettre à d’autres personnes les bonnes pratiques apprises à l’aide du livret illustré qu’elle tient en main. « J'étais venue en consultation quand on m’en a parlé. Je n’ai pas hésité à intégrer le groupe. J’ai ressenti tout de suite le savoir-vivre. Nous faisons de nouvelles expriences. Je suis capable de mesurer la tension artérielle et comprendre les signes d’alerte auxquels une femme enceinte doit faire attention », dit-elle. A ses côtés, Diane Akidocho s’empresse de lui rappeler quelques autres acquis. « Nous avons des notions mêmes d’après-accouchement. Il y a beaucoup de choses que j’ignorais. Quand tu es une femme enceinte, tu dois prendre régulièrement les comprimés, avec des principes donnés. Par rapport aux signes de danger, je fais attention aux maux de tête, les saignements, la fatigue, la fièvre, etc. Même pour celle qui a déjà trois enfants, il y a de nouveaux réflexes qu’on développe avec cette forme de consultation prénatale », souligne Diane Akidocho. Faire de chaque grossesse, une expérience positive En réalité, selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), les soins prénatals constituent une plateforme pour fournir d’importantes prestations de santé, dont la promotion de la santé, le dépistage, le diagnostic, et la prévention des maladies. Ces soins offrent l’opportunité de communiquer avec les femmes enceintes, les familles et les communautés, et de les soutenir, à un moment critique de la vie de ces femmes. C’est pourquoi l’Oms recommande à chaque femme enceinte de faire au moins quatre visites prénatales et d’effectuer la première dans le premier trimestre de la grossesse. Cependant, selon les résultats de l’Enquête démographique de la Santé (2017-2018), au Bénin, la proportion de femmes enceintes qui ont eu au moins quatre visites prénatales est de 52 %. Cette proportion varie selon le milieu de résidence. Elle est plus élevée en milieu urbain (59 %) qu’en milieu rural (48 %). De même, en milieu rural, le pourcentage de femmes qui n’ont effectué aucun suivi prénatal est plus de deux fois élevé qu’en milieu urbain (14 % contre 6 %). En outre, seulement une femme sur deux (51%) a effectué sa première visite prénatale au cours du premier trimestre de la grossesse. En milieu urbain, ce pourcentage s’établit à 57 % contre 46 % en milieu rural. Dans 10 % des cas, les femmes effectuent tardivement, c’est-à-dire à 6-7 mois de grossesse, leur première visite. Le modèle en expérimentation sous l’égide du ministère de la Santé, avec l’appui de l’Usaid, continue d’être approfondi. Pour Dr Faustin Onikpo, il y a des évidences que la Cpn-G améliore l’utilisation et la couverture des services offerts au cours de la consultation prénatale. Il s’agit en particulier de la couverture en traitement préventif intermittent préconisé dans la prévention du paludisme pendant la grossesse. Au début de la mise en œuvre, une enquête de base a été réalisée; une enquête finale sera faite après 18 mois de mise en œuvre. L’enquête finale va apprécier des paramètres liés à la mise en œuvre, aussi bien quantitativement que qualitativement. « L’enquête finale va fournir de la matière au ministère de la Santé qui décidera de l’opportunité de la mise à l’échelle de ce modèle de Cpn au Bénin », rassure Dr Faustin Onikpo. Cependant, ayant pris goût à ce modèle, certaines femmes souhaitent déjà la généralisation. «Ça va beaucoup aider les femmes. Ce n’est pas que je n’ai pas les moyens. Mais à force d’échanger entre femmes, ça m’a motivée. Avec cette ambiance, il n’y a pas de raisons de rater des consultations », défend Diane Akidocho, qui a les yeux rivés sur le prochain rendez-vous, en février 2022. Santé 02 févr. 2022


«Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine» : Focus sur l’arsenal juridique renforcé au Bénin
Dans son message rendu public, hier mardi 1er février, en prélude à la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine», la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a insisté sur le respect de la loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe. La loi N° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin vient renforcer l’arsenal juridique contre les mutilations génitales féminines. C’est ce qu’a fait savoir la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, dans son message en prélude à la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine». Elle ajoute que cette nouvelle loi vise à décourager les récidivistes. En effet, malgré les dispositions législatives et les différentes actions de sensibilisation, le mal persiste. A en croire la ministre Véronique Tognifodé, cet état de choses a amené le législateur à corriger les insuffisances pour donner une nouvelle dimension à la lutte contre les mutilations génitales féminines. « Quiconque a pratiqué sur une personne de sexe féminin toute mutilation génitale ou toutes autres opérations concernant ses organes, est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à trois (03) ans et d’une amende de cent mille (100 000) francs Cfa à deux millions (2 000 000) de francs Cfa », relève la ministre des Affaires sociales. Des dispositions corsées Toute sorte d’intervention qui inclut l’ablation totale ou partielle ou la lésion des organes génitaux externes pour des raisons culturelles, religieuses et non thérapeutiques, est punie par la loi 2021-11 du 20 décembre 2021. « Lorsque la mutilation génitale est pratiquée sur une mineure, le coupable est puni d’un emprisonnement de trois (03) ans à cinq (05) ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) à trois millions (3 000 000) de francs Cfa», stipule le législateur dans la loi N° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin. Les nouvelles dispositions ne font aucune grâce aux auteurs de mutilation génitale. Pour preuve, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance rappelle : « En cas de décès de la victime, l’auteur est puni de la réclusion criminelle de 10 ans à 20 ans et d’une amende de 1 million à 5 millions de francs Cfa… ». Saisissant donc l’occasion de la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine», Véronique Tognifodé a exhorté à l’observance rigoureuse des dispositions de la loi 2021-11 du 20 décembre 2021 et à la dénonciation immédiate aux autorités compétentes, des auteurs et complices de mutilations génitales féminines. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Santé 02 févr. 2022


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