La Nation Bénin...
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L'équipe de la Serbie[/caption]La Serbie et la Suisse se donnent rendez-vous, ce vendredi 22 juin, à la faveur de la deuxième journée des matchs dans le groupe E. Avec de belles prestations en match d’ouverture, ces deux formations auront à cœur de prendre une sérieuse option pour la huitième de finale dans ce derby européen.
Un duel 100 % européen est attendu dans le groupe E, ce vendredi 22 juin, au Kaliningrad Stadium, entre la Serbie et la Suisse, toutes prétendantes au second tour de la prestigieuse compétition. Victorieuse du Costa-Rica (1-0) lors de la première journée, les Aigles Blancs de la Serbie auront à cœur de défier la Suisse, pour accéder pour la première fois en huitième de finale d’une Coupe du monde. Et pour y parvenir, le défenseur serbe Dusko Tosic, présent face au Costa Rica est conscient de la tâche : « Nous devons nous positionner exactement comme nous l'avons fait contre le Costa Rica, avec nos onze joueurs qui respectent leurs tâches défensives, de l'attaquant Mitrovic au gardien Stojkovi », a-t-il laissé dire sur le site de la Fédération internationale de football association. Ce match apparaît comme un match de confirmation entre les deux équipes qui ont gagné en confiance après leur brillante prestation lors de la première journée. Avec trois points à son compteur, la Serbie abordera ce match avec sérénité car en cas de victoire, elle va arracher son billet pour la huitième de finale.
Ayant contraint le Brésil au partage des points (1-1), la Suisse avec ses qualités défensives n’entend pas baisser les bras face à la Serbie. Toutefois, les deux équipes partent quelque peu diminuées dans les duels, vu les cartons enregistrés lors de leur première sortie. Les Suisses Stephan Lichtsteiner, Valon Behrami et Fabian Schaer, tous sous le coup d’un carton jaune pourront être moins percutants dans ce duel pour ne pas manquer le troisième match tout comme les Serbes Branislav Ivanovic et Aleksandar Prijovic qui ont écopé d’un carton jaune face au Costa-Rica. En dépit de tout, la Serbie et la Suisse vont en découdre pour s’assurer d’une place au tour suivant.
Compositions probables des équipes
Serbie : Vladimir Stojkovic; Branislav Ivanovic, Nikola Milenkovic, Duško Tosic, Aleksandar Kolarov; Nemanja Matic, Luka Milivojevic, Sergej Milinkovic-Savic, Dusan Tadic, Filip Kostic; Aleksandar Mitrovic
Suisse : Yann Sommer ; Stephan Lichtsteiner, Fabian Schaer, Manuel Akanji, Ricardo Rodriguez ; Valon Behrami, Granit Xhaka ; Xherdan Shaqiri, Blerim Dzemaili, Seven Zuber ;
Haris Seferovic.
Mbappé envoie la France en huitième de fnale[/caption]Les Bleus se sont qualifiés, ce jeudi 21 juin, au terme de leur deuxième victoire dans le groupe C face au Pérou. Après un début de match difficile, les poulains de Didier Deschamps ont fini par prendre le déçu sur le Pérou grâce à un but de Kylian Mbappé à la 35e minute. La France va donc conserver son avance jusqu’à la fin de la partie. Avec ce succès, l'équipe de France prend la tête du groupe C en attendant la 3e journée et s’assure d’une place en huitième de finale de la compétition.
Dans la deuxième rencontre de ce groupe, le Danemark a été contraint au partage des points par l’Australie (1-1). Les Danois ont ouvert le score par l’intermédiaire de Christian Eriksen dès la 7e minute. Idéalement servi par Nicolai Jorgensen, le milieu de terrain de Tottenham a surpris Mat Ryan, le gardien des Socceroos. Mais, les Australiens vont revenir au score grâce à un penalty accordé par l’arbitre suite à une main de Yussuf Poulsen dans la surface danoise grâce à l'assistance vidéo, Mile Jedinak égalise pour l’Australie. Dans ce groupe, la France totalise (6 points+2), suivie du Danemark (4 points+1), de l’Australie (1 points -1) et du Pérou qui ferme la marche avec 0 point.
A la troisième journée, la France va affronter le Danemark tandis que l’Australie va jouer le Pérou. Le Pérou éliminé, le Danemark et l’Australie se défendront pour la seule place encore disponible dans ce groupe.
Ch. H.
L'équipe de Croatie[/caption]Dominée dans tous les secteurs de jeu, l'Argentine a été balayée par la Croatie d'un immense Luka Modric. Jamais inquiétés, les Croates ont profité d'une erreur catastrophique du gardien Caballero pour ouvrir la marque. Il a complètement manqué sa relance lobée, offrant le ballon à Rebic qui n'a pas manqué sa reprise de volée puissante.
Le gardien argentin rate complètement sa relance, ça profite à Rebic qui claque une volée sublime en pleine lucarne, 1-0 pour la Croatie : LA boulette du Mondial !
Le maître à jouer Luka Modric a doublé le score d'une merveille de frappe de l'extérieur de la surface, avant que Rakitic n'achève l'Argentine dans le temps additionnel.
Servi plein axe à 25m, le milieu de terrain croate du Real Madrid se débrouille tout seul, crochète, feinte, crochète encore et frappe enroulé, Caballero ne peut rien !
Toujours sans Paula Dybala au coup d'envoi, l'Argentine a toujours buté sur des Croates disciplinés, qui ont complètement étouffé Messi sans jamais être inquiétés par ses coéquipiers. Dans un match tendu avec beaucoup de fautes, la Croatie a pris le contrôle du match, forçant Jorge Sampaoli à tenter de s'adapter après l'ouverture du score, en vain.
Avec un seul point pris en deux matchs, les Argentins peuvent encore espérer se qualifier mais n'ont plus leur destin entre leurs mains. La Croatie, elle, est déjà qualifiée pour les huitièmes de finale.
lemonde.fr
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané[/caption]Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, représentant le président de la République, a lancé, ce jeudi 21 juin à Cotonou, les travaux de la deuxième édition des Journées nationales de la gouvernance. Ce rendez-vous de deux jours de haut niveau des différents décideurs vise à réfléchir autour de la question de la bonne gouvernance afin de restaurer la crédibilité du Bénin à l’international.
« Aller au-delà des sanctions administratives, civiles et pénales pour faire de la restitution des deniers et biens publics détournés, le leitmotiv de la lutte contre l’impunité ». C’est l’objectif des Journées nationales de la gouvernance édition 2018 (Jng 2018) qu’organise l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) et le Front des Organisations nationales contre la corruption (Fonac), depuis ce jeudi 21 juin à Cotonou.
« Si cet objectif était à vendre, notre gouvernement l’achèterait tout de suite », a déclaré le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, représentant le chef de l’Etat, à l’ouverture des travaux. Il félicite les deux structures qui ont offert l’occasion de changer de fusil d’épaule, d’être plus dissuasif, plus effrayant et plus coercitif dans la lutte contre la corruption.
Pour le ministre d’Etat, cette lutte ne peut s’autoriser d’aucune complaisance. L’enjeu, selon lui, n’est pas seulement national. La lutte contribue aussi à la restauration de la crédibilité du pays au plan international. « Les actions de salubrité que nous avons courageusement entamées depuis le 6 avril 2016 au plan de la gestion publique ont valu à notre pays quelques points sur le tableau des classements publiés chaque année par Transparency International », rappelle Abdoulaye Bio Tchané. En effet, selon l’Indice de perception de la corruption de Transparency International, le score du Bénin s’est légèrement amélioré en 2017 par rapport à l'année 2016. Ainsi, de la 95e place en 2016, le Bénin occupe la 85e place en 2017. Ce qui constitue, selon le représentant du président de la République, une avancée très remarquable de dix places. Malgré ces indicateurs de lutte contre la corruption, quelque peu rassurants, il regrette que le mal persiste et l’impunité en constitue le nid et le lit. « Cet amer constat doit nous amener à entrevoir la lutte sous un autre prisme », pense-t-il.
Même vision
Le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement, coordonateur résident des Agences du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, a mentionné que les objectifs des Jng cadrent bien avec la vision du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres. Ce dernier, rappelle-t-il, considère que « La corruption et l’impunité sont corrosives, accroissent la frustration et annihilent les efforts de développement ». Par ailleurs, souligne-t-il, le développement socio-économique, par une meilleure mobilisation de ressources nationales, ne sera donc pas possible sans la réduction des diverses formes de corruption et de blanchiment d’argent qui réduisent considérablement la base des ressources taxables et l’atteinte des objectifs de développement durable.
Pour le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Jean-Baptiste Elias, les Jng 2018 seront une occasion pour faire le point de la mise en œuvre des recommandations de l’édition 2017 avant d’en formuler d’autres au terme des travaux ce jour. En initiant les Jng, explique-t-il, il est question de faire du Bénin, un pays où la démocratie fonctionne bien avec la bonne gouvernance au point.
Il faut rappeler que l’organisation des Jng 2018 a connu la présence des représentants des structures de lutte contre la corruption des pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Togo, le Burkina Faso et de l’Union africaine.

Il a été lancé ce jeudi 21 juin à Cotonou, l’évaluation du financement pour le développement. Une évaluation qui devrait permettre d’optimiser les stratégies de financement des projets et programmes de développement du Bénin.
Une étape importante qui permettra au Bénin d’optimiser les stratégies de mobilisation de financement de son développement est en train d’être franchie. Ce jeudi 21 juin, les travaux d’évaluation du financement pour le développement ont été lancés à Cotonou. C’est Servais Adjovi, directeur de cabinet du ministre des Finances qui les a lancés.
« Une évaluation exhaustive du financement pour le développement au Bénin sera d’une utilité importante pour la mise en œuvre réussie des différentes stratégies de développement », indique Ginette Camara, économiste en chef du système des Nations Unies au Bénin. Selon elle, l’évaluation pour le financement pour le développement (Efd) permettra de fournir son seulement une cartographie complète des flux financiers disponibles, et en particulier, ceux en lien avec les secteurs prioritaires dans le pays, mais elle formulera également des recommandations pour la réalisation des priorités nationales et des Objectifs pour le développement durable.
Compte tenu de l’importance de cette évaluation, Mme Camara invite alors tous les acteurs nationaux à s’impliquer et à contribuer aux réflexions et à la fourniture d’informations pour permettre au Bénin de disposer d’une image fidèle des potentialités à explorer. Car, précise-t-elle, la réalisation des stratégies et de l’agenda 2030, exigera une hausse significative des investissements et des mécanismes et instruments efficaces de gestion de ces ressources.
Selon le directeur adjoint de cabinet du ministre d’État chargé du Plan et du Développement, l’évaluation s’avère nécessaire dans la perspective de la mise en place d’un système national de financement intégré, en vue d’une meilleure mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Il souligne que cette évaluation basée sur une approche participative et inclusive offre l’opportunité à toutes les parties prenantes au développement du Bénin, de partager les informations pour une amélioration qualitative et substantielle de la mobilisation des ressources

L’Ong Autre Vie a remis, ce jeudi 21 juin, un lot de kits de démonstration culinaire composé notamment d’ustensiles de cuisine et autres matériels de lavage de main et de nutrition, aux populations des Aguégués. D’une valeur de plus de 8 millions F Cfa, ces dons ont été réceptionnés par le maire de la commune.
Cette activité a été couplée avec le lancement d’une campagne de traitement de l’eau et de boisson en cette période pluvieuse pour épargner aux enfants, aux femmes enceintes et allaitantes les maladies hydriques.
Pour le coordonnateur de l’Ong Vie, les matériels remis visent à renforcer les dispositifs communautaires de prise en charge des enfants, des femmes enceintes et allaitantes en situation de malnutrition dans la commune. Cette remise de don s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn). Un projet pour lequel l’Ong Autre vie et son homologue Gbèwa ont été retenus pour accompagner le Secrétariat permanent du conseil de l'alimentation et de la nutrition (Sp can) pour l’atteinte des objectifs dans les Aguégués, une commune lacustre où se pose avec acuité le phénomène de la malnutrition.
En remettant les matériels, hier, le coordonnateur de l’Ong Autre Vie s’est réjoui que les différents efforts des acteurs du projet, depuis deux ans dans les Aguégués, soient en train de porter leurs fruits. Des acquis ont été enregistrés et continuent d’être renforcés au grand bonheur des enfants, des femmes enceintes et allaitantes de la commune. Selon Romuald Djivoèssou, des changements positifs s’observent avec satisfaction dans les foyers surtout dans les ménages qui adoptent de plus en plus des bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles du nourrisson et du jeune enfant dans les seize villages d’intervention du projet dans les Aguégués. Le coordonnateur note par ailleurs que les ménages ont plus que par le passé les réflexes utiles en matière d’assainissement, d’hygiène et de traitement de l’eau de boisson. « Nous observons avec fierté que la roue continue de tourner aux Aguégués grâce au Sp can à travers le projet Pmasn », conclut Romuald Djivoèssou.
Ce projet, faut-il le rappeler, traduit l’engagement du gouvernement béninois d’asseoir une vision nouvelle en matière d’alimentation et de nutrition pour faire du Bénin un pays où chaque individu jouit d’un état nutritionnel satisfaisant, afin de participer pleinement au développement d’un Bénin émergent. Il est mis en œuvre sur la période 2014-2019 avec un montant total de 14 milliards F Cfa financés par la Banque mondiale au profit de 40 communes bénéficiaires dont les Aguégués. Une initiative que loue le maire de la commune, Cosme Hounsa, qui félicite le gouvernement béninois et la Banque mondiale pour la mise en place de ce projet qui permettra de garantir une bonne santé à ses populations.
Par Th. C. NAGNONHOU
Actualités 22 juin 2018

Ce jeudi 21 juin, la communauté internationale a célébré la Journée internationale de la musique. Dans le département du Mono, un programme alléchant est concocté pour marquer l’événement. Les manifestations ont commencé mercredi 20 juin dernier par une marche du cœur sur une dizaine de kilomètres.
Ayant pour point de départ, l’hôtel de ville de Lokossa, la marche qui a mobilisé une quarantaine de participants, a pris fin à la maison du peuple qui a également abrité une séance de don de sang organisée par les artistes.
Pour la célébration proprement dite, ce jeudi 21 juin, il était prévu, entre autres attractions, une communication sur le développement de la musique et la santé de ses acteurs à la maison du peuple de Lokossa, puis un match amical de football et un géant concert dans l’après-midi.
A rappeler que cette initiative de la Fédération des musiciens du Mono, soutenue par le ministère en charge de la Culture, tranche avec l’indifférence affichée lors des éditions passées de la Journée internationale de la musique?
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 22 juin 2018
Le professeur Joseph Djogbénou[/caption]Les sept sages de la Cour constitutionnelle ont siégé, ce jeudi 21 juin, pour la première audience publique. Douze dossiers étaient au rôle de ces assises. La plupart des recours portent sur le contrôle de constitutionnalité de lois votées par l’Assemblée nationale et la remise en cause de la nomination de certains membres de l’actuelle mandature de la Cour constitutionnelle.
Le professeur Joseph Djogbénou est-il qualifié pour siéger à la Cour constitutionnelle et en être le président ? Le sieur Léonce Hounwédé n’y croit pas. Dans son recours déposé à la Cour constitutionnelle, il avance que l’actuel président de la Cour constitutionnelle n’aurait ni l’intégrité, ni la sagesse requises pour siéger à la Cour des sages et demande que sa nomination soit déclarée anticonstitutionnelle. C’est la même requête que formule le sieur Noël Olivier Kpokpo à l’égard du sage André Katari qu’il juge ne pas être une personnalité de grande réputation professionnelle n’ayant jamais été, ajoute le requérant, ni un élu du peuple ni un haut fonctionnaire de l’Etat. Les décisions sur ces deux recours ont été rendues, ce jeudi, par la Cour constitutionnelle. Les nominations du professeur Joseph Djogbénou et d' André Katari ne violent pas la Constitution comme le prétendent leurs requérants, estime la haute juridiction. Ni la Constitution, ni la loi organique de la Cour constitutionnelle n’édictent des critères d’appréciation de la moralité et il revient à l’autorité qui nomme d’apprécier au scanner du casier judiciaire et du curriculum vitae, la qualité et la moralité des personnes qu’elle désigne.
Pour le sieur Armand Bognon, c’est plutôt la cérémonie de prestation de serment des membres de la Cour constitutionnelle, le mercredi 6 juin dernier, qui serait contraire à la Constitution. Dans le recours qu’il a déposé à cet effet, il fustige la disposition du chef de l’Etat qui était seul sur l’estrade alors que les officiels du bureau de l’Assemblée nationale ont suivi la cérémonie.
En effet, l’article 7 de la loi organique de la Cour constitutionnelle stipule que les membres de la Cour constitutionnelle prêtent serment devant le président de la République et les membres du bureau de l’Assemblée nationale. Dans sa décision rendue hier, la Cour constitutionnelle a déclaré que par cette disposition, il faut comprendre que c’est la présence du chef de l’Etat et des membres du bureau de l’Assemblée nationale qui est requise et non leur prédisposition à la cérémonie.
39 ans + 1 jour égal à 40 ans ?
Le sujet revient sur le tapis. Lors de sa première audience publique, hier, la Cour a connu de la requête du sieur Souliou Adioula, enseignant vacataire, qui est dans sa 25e année, qui souhaite se présenter aux prochaines élections législatives en vertu de la jurisprudence instituée par la décision Dcc 15-156 du 16 juin 2015 qui stipule que « L’âge atteint par une personne au cours d’une année civile donnée correspond à l’âge atteint par cette personne au 31 décembre de l’année en cours, en raison de l’adage de droit français selon lequel "Année commencée, année acquise’’ ». Le requérant a introduit cette requête pour se prémunir des probables oppositions à sa candidature. La Cour constitutionnelle a remis en cause cette jurisprudence qui ne respecte pas les dispositions du Code électoral en son article 359 relatif aux règles particulières de l’élection des membres de l’Assemblée nationale et l’article 44 de la Constitution relatif à l’élection du président de la République. Selon les sept sages, lorsque le constituant exige un critère d’âge pour être éligible, il s’agit bien de l’âge révolu. Par conséquent, la Cour est revenue sur cette jurisprudence en précisant que 25 ans ou 40 ans ou encore 70 ans, c’est bien 25 ans ou 40 ans ou 70 ans révolus.
L’actuel Cos-Lépi finit dans moins de dix jours
Plus de prolongation pour les actuels membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). La Cour constitutionnelle a connu, hier, de la requête du sieur Ambroise Dossou, gestionnaire demeurant à Cotonou, qui porte sur le mandat de l’actuelle mandature du Cos-Lépi.
En effet, cette mandature n’a été installé que le 8 mai 2018 et son mandat avait fait l’objet d’une prolongation jusqu’au 8 novembre 2018. Le requérant demande que cette équipe du Cos-Lépi poursuive son mandat jusqu’au premier trimestre de l’année 2019. Or, aux termes des articles 219 et 269 du Code électoral, la Lépi est mise à jour annuellement ; le Cos-Lépi est installé le 1er juillet et son mandat prend fin le 31 janvier de l’année suivante. Vu le dysfonctionnement créé par la situation présente, la Cour a estimé que cet état de choses ne doit se perpétuer contra legem et que le mandat de l’actuel Cos-Lépi ne saurait se poursuivre au-delà de la date légale. Elle a donc décidé que la mandature actuelle prenne impérativement fin le 30 juin prochain, soit dans moins de dix jours donc.
Cinq lois déclarées conformes à la Constitution
Cinq requêtes ont été déposées par le président de la République et portent toutes sur le contrôle de constitutionnalité de certaines lois récemment votées par l’Assemblée nationale. Ces recours du président se fondent sur les articles 117, 121 et 122 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lesdits articles précisent les textes juridiques pour lesquels le contrôle de constitutionnalité est indispensable et offrent au président de la République, à l’Assemblée nationale et à tout autre citoyen d’ailleurs, la faculté de saisir la Cour afin qu’elle se prononce sur la conformité d’une loi à la Constitution. Présentée par le sage Moustapha Fassassi, la première requête du chef de l’Etat concerne la loi n°2018-12 portant régime juridique du bail à usage domestique en République du Bénin, votée par l’Assemblée nationale le 24 avril 2018, transmise au chef de l’Etat le 17 mai et soumise à la Cour le 24 mai 2018, soit dans le délai de 15 jours requis.
La deuxième requête a été présentée par le sage Sylvain Nouatin et concerne la loi n°2018-010 portant protection, aménagement et mise en valeur de la zone littorale du Bénin, votée le 17 avril 2018 et soumise le 24 mai 2018 à la haute juridiction.
La troisième requête présentée par le sage Cécile Marie-José de Dravo, concerne la loi n°2018-15 portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 6 mars 2018 par échange de correspondance entre la République du Bénin et le Fonds africain pour le Développement (Fad) dans le cadre du financement partiel du projet de reconstruction du système de répartition et de distribution de l’énergie par la Sbee votée le 4 juin 2018, transmise le 4 juin et soumise le 5 juin 2018.
La quatrième et la cinquième requête du chef de l’Etat présentées par le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, concernent respectivement la loi n°2018-13 modifiant et complétant la loi n°2011-37 du 27 avril 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifiée et création de la Cour des infractions économiques et du terrorisme d’une part et d’autre part la loi n°2018-24 modifiant et complétant la loi n°2012-15 du 18 mars 2015 portant Code de procédure pénale en République du Bénin. La prétention du président de la République pour ces cinq requêtes est la même : le contrôle de constitutionnalité.
Du point de vue de la recevabilité, les requêtes ont été soumises à la Cour dans le délai de quinze jours requis entre la transmission au chef de l’Etat et la soumission à la Cour d’une part et d’autre part les articles 117, 121 et 122 de la Constitution en offrent la faculté au chef de l’Etat. L’examen des requêtes, selon les sept sages, révèle que toutes les dispositions de ces lois sont conformes à la déclaration. Ces cinq lois soumises au contrôle ont alors été déclarées conformes à la Constitution.
Par ailleurs les sages de la Cour constitutionnelle ont traité d’une requête déposée par le président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou par intérim Jacques Houssou. Elle a trait à une exception d’inconstitutionnalité soulevée par Maître Nicolin Assogba qui a demandé sursis à statuer sur le contrôle de constitutionnalité des articles 212 et 260 du Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes en République du Bénin. Vu que ladite loi votée en 2008 a déjà été soumise dans son entièreté au contrôle de constitutionnalité en 2010 et déclarée conforme en son temps, les sages de la Cour ont jugé irrecevable l’exception de constitutionnalité.
Ils ont aussi statué sur une requête déposée par le sieur Cédric Yayi Kokou Ogo qui a demandé que soient déclarés non conformes à la Constitution les agissements de certains partis politiques affiliés au pouvoir en place qui cherchent à faire réviser le Code électoral et la Constitution. La Cour a jugé irrecevable cette requête portée sur des intentions et non des faits répréhensibles?

L’étude commanditée par l’organisation Grow africa sur la transformation de la filière ananas au Bénin était au cœur d’un atelier, ce jeudi 21 juin à Cotonou. Acteurs à divers nivaux de cette filière ont été invités à prendre connaissance de cette étude et à l'amender afin d’en faire de l'ananas une filière porteuse et surtout pourvoyeuse de devises.
Une étude pour engager la transformation de la filière ananas au Bénin, trouver de nouveaux débouchés et surtout parvenir à booster le niveau actuel de la production pour le bonheur des acteurs. L’initiative est à l’actif de l’organisation Grow africa avec l’appui de son partenaire Idh. Ce jeudi 21 juin, producteurs, transformateurs, importateurs, et autres experts et décideurs ont été conviés à prendre connaissance dudit rapport et y apporter leurs contributions.
« Un grand jour donc pour la filière ananas », exultera la présidente de l’Interprofession ananas, Bertille Marcos Guèdègbé. « Il y a un bonheur à offrir et des opportunités pour les producteurs de la filière ananas », pense-t-elle, invitant les acteurs conviés à cet atelier à apporter des contributions aux conclusions de l’étude afin d’en améliorer le contenu pour son appropriation par tous les acteurs concernés.
Parlant de l’étude, elle s’est faite suivant une approche en trois étapes et a pris en compte celles antérieures réalisées sur la filière. Elle révèle en effet la singularité et la richesse nutritionnelle de l’ananas « Pain de sucre » du Bénin qui se révèle être une variété unique au monde, très prisée sur plusieurs marchés.
Malgré le grand nombre d’acteurs qu’implique la filière, elle demeure sous le poids de nombreuses contraintes, a révélé l’étude. La non-disponibilité d’engrais spécifiques, le déficit d’équipement de transformation, les contraintes liées aux emballages, constituent autant de maux à conjurer pour permettre à la filière de prendre son envol et de mieux se porter, estime cette étude. D’autres défis transversaux relatifs au transit informel vers le marché nigérian et aux difficultés d’accès au financement ont été également identifiés. L’ampleur de ces maux porte un coup dur à la filière à un moment où l’ananas béninois est en quête des meilleures opportunités d’affaires, estime la présidente de l’Interprofession ananas.
Mieux positionner la filière sur le marché
La présidente de l’Interprofession ananas espère ainsi que cette étude, qui fait l’état des lieux de la filière, permette de recueillir des suggestions et apporte de solutions pour aller de l’avant.
Dans cette marche vers le progrès, l’organisation Grow africa compte sur Idh, l’un de ses plus importants partenaires. Faire de la filière ananas une filière forte, c’est l’engagement pris avec ce partenaire, rappelle le coordonateur national de Grow africa, Eyram Assogba. Lequel partenaire investira 20 millions de dollars dans la filière, dans la mesure où il faut y investir de plus en plus gros.
« Nous venons de franchir un pas important. Cette étude est l’étape primaire vers la mise en place d’un fonds » au profit de la filière, soupire de son côté, le coordonateur régional de Grow africa. Pour lui, il faut que la filière ananas prenne toute sa place dans le développement économique du Bénin et même dans le produit intérieur brut (Pib). Et c’est là, rappelle-t-il, la raison d’être de l’engagement dont fait montre son organisation auprès des acteurs de cette filière. Elle n’est d’ailleurs pas à son coup d’essai, souligne-t-il au passage, rappelant que les filières riz de la Côte d’ivoire, mangue du Burkina Faso, pomme de terre de Kenya, ont déjà bénéficié de la même attention dans le but de transformer l’agriculture africaine.
Cette transformation, en ce qui concerne le Bénin, est une préoccupation majeure, fait savoir Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère en charge de l’Agriculture. Elle perçoit alors cette étude comme un élément important pour améliorer la compétitivité de l’ananas béninois. Et là-dessus, le ministère, note-t-elle, est très engagé et y apportera tout l’apport et l’expertise requis. Le contenu de l’étude fera ensuite l’objet d’un large débat au cours duquel de nombreuses interrogations, amendements et apports ont été enregistrés. Pour les participants à l’atelier, cette étude ne doit pas être une de plus, au regard des ambitions que porte Grow africa pour l’ananas béninois. Ils se sont donc diversement engagés à jouer leur partition pour mieux positionner cette filière sur les marchés sous-régional et international?

Le trente-huitième dossier inscrit au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, au titre de 2018, a été vidé, mercredi 20 juin dernier. Samou Outchombé devait répondre des pratiques de charlatanisme dont il aurait usé pour supprimer la vie à dame Aouti Gnonssoum qui ne cédait pas à ses avances. Reconnu coupable, il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle et à payer 100 000 F Cfa comme dommages-intérêts.
L’âme de dame Aouti Gnonssoum peut enfin reposer en paix. Reconnu coupable de lui avoir ôté la vie, par des pratiques de charlatanisme, parce qu’elle ne cédait pas à ses avances, Samou Outchombé a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle, mercredi 20 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou présidée par Karimi Adéoti. C’était en application des dispositions de l’article 264 bis du Code pénal modifié par la loi n°87-11 du 21 septembre 1987 en son article 1er, lesquelles prévoient et punissent les faits de pratiques de charlatanisme ou pratiques occultes.
Statuant sur les intérêts civils après avoir reçu la constitution en partie civile du frère de la victime, la cour a condamné au civil l’accusé Samou Outchombé à payer 100 000 F Cfa au titre de dommages-intérêts.
A la barre, l’accusé Samou
Outchombé a remis en cause ses déclarations antérieures. Mais finalement, il reconnaîtra lui avoir fait plusieurs fois des avances, sauf qu’il n’établit pas le lien entre le gri-gri enterré et sa mort. Suite à une cérémonie rituelle, c’est le cadavre de la victime qui l’aurait désigné comme étant l’auteur. Ce qui devait être confirmé par une autre cérémonie qui n’a pas été faite, avant qu’il soit interpellé par la gendarmerie.
Choc entre croyances et ignorance
Avant d’analyser les éléments constitutifs de l’infraction de pratiques de charlatanisme, l’avocat général Malick Nourou-Dine Bakary a fait observer que la loi s’est contentée de fixer les peines encourues, mais n’a pas donné une définition exacte de cette incrimination. L’élément matériel, a-t-il indiqué, c’est le gri-gri enterré sur la voie que la victime a l’habitude d’emprunter. A cela, il a ajouté l’évidence des faits et les aveux de l’accusé selon lesquels, le gri-gri est censé rendre la victime malade, puis de la tuer. L’élément intentionnel est la volonté de nuire de l’accusé à la santé de la victime. « L’accusé lui-même a déclaré devant le magistrat instructeur que la mort de la victime est son œuvre. Donc, il a projeté le résultat de ces pratiques occultes », a poursuivi le représentant du ministère public. Le lien de causalité, a insisté Malick Nourou-Dine Bakary, se trouve dans les déclarations de l’accusé relativement aux effets du gri-gri. C’est au bénéfice de ses observations qu’il a requis que la cour déclare l’accusé Samou Outchombé coupable de pratique de charlatanisme, puis de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle.
L’avocat de la défense, Me Yvon Détchénou, s’est dit surpris des conclusions des réquisitions du ministère public. Appelée à apprécier sereinement les faits de la cause, la cour doit, selon lui, retenir qu’il n’y a aucun élément au dossier qui rapporte la preuve que son client a enterré un gri-gri sur la voie et a eu des altercations avec la victime. Pour Me Yvon Détchénou, croyances et ignorance sont les deux réalités qui se dégagent des faits de la cause et le législateur a confondu le charlatanisme et les pratiques rétrogrades. Après avoir relevé les doutes dans le dossier, il a indiqué que l’intention n’est pas établie et que la cour ne dispose pas de l’expertise requise pour qualifier et apprécier les faits. Selon lui, il n’existe pas de lien de causalité et l’aveu de son client a été obligé et circonstanciel. Il plaide alors l’acquittement pour son client, puisqu'il y a plus de doutes que de certitudes. Né vers 1948 à Koumargou, marié et père de cinq enfants, Samou Outchombé mis en détention depuis le 21 mars 2013, retourne en prison pour cinq années encore.
Pour examiner son dossier, le président de la cour Karimi
Adéoti avait pour assesseur Gabriel Affognon et Richard Akodossi?
Les faits
Courant l’année 2013 à Koubokouboré dans la commune de Copargo, Samou Outchombé, cultivateur et guérisseur traditionnel de son état fit plusieurs fois de suite des avances à dame Aouti Gnonssoum qui les a toujours rejetées. Pour la persuader de ses sentiments, il lui offrait sans cesse des présents constitués de céréales et des tubercules d’igname, mais en vain.
Ne pouvant plus supporter ces humiliations, il prit alors la résolution de recourir à des pratiques occultes pour attenter à la vie d’Aouti Gnonssoum. C’est ainsi que très tôt un matin, il alla enterrer sur le chemin qu’elle a l’habitude d’emprunter, un gri-gri préparé à base de diverses racines de plantes, de piments de guinée et d’un œuf de poule. Effectivement, après avoir pris par le chemin, Aouti Gnonssoum se mit à se plaindre constamment de douleurs abdominales. Par finir, elle rendit l’âme quelques jours plus tard en dépit des différents soins qui lui ont été prodigués?