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Nouvelles

Exposition des trésors culturels : La date reportée
L’exposition des trésors culturels rapatriés du musée du Quai-Branly Jacques Chirac n’aura plus lieu au cours de ce mois de janvier comme prévu. Une nouvelle date est retenue, a informé le porte-parole du gouvernement. Toutes les personnes qui le désirent peuvent visiter, dès le 19 février prochain, les 26 trésors culturels rapatriés de la France il y a peu. Ladite exposition prévue dans les locaux de la présidence de la République n’aura plus lieu à la mi-janvier comme convenu. Ce sera plutôt à partir du 19 février, a indiqué Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement. «L’exposition est maintenue et aura lieu, plutôt que la mi-janvier, le 19 février 2022 et ce sur trois mois, jusqu’au 17 mai 2022. Des réaménagements calendaires ont été opérés pour tenir compte de certaines circonstances et de certaines réalités » a-t-il révélé. C’est pourquoi, explique-t-il, la date initialement retenue a été modifiée. Toutefois, à l’occasion, « les annonces seront faites pour indiquer à nos compatriotes à quel moment de la journée ils pourront venir visiter ces biens et à quel moment ils ne pourront pas le faire », a-t-il précisé. « Bien plus que de simples biens culturels du royaume d’Abomey, ces trésors constituent notre âme », avait fièrement exposé le président de la République sur le perron de l’Elysée à la veille du rapatriement. Ils relèvent, selon lui, de « notre patrimoine génétique profond ». Le fait de leur permettre de retourner chez eux, parmi les leurs est selon lui, un pas important pour « notre bien, pour notre tranquillité, pour notre sérénité désormais ». Une fois à Cotonou, « ces oeuvres seront célébrées », s’était-il engagé à Paris. Le retour au pays des 26 œuvres avait fait l’objet d’un vaste programme dont le couronnement a été une cérémonie de réception à la présidence de la République, lieu où elles séjournent encore pour leur acclimatation. Actualités 06 janv. 2022


Hébergement d’étrangers en République du Bénin : les conditions expliquées aux populations
Les conditions d’hébergement d’étrangers en République du Bénin sont fixées par le décret n° 2006-066 du 24 février 2006 qui met aussi bien les propriétaires que les étrangers locataires devant leurs responsabilités. Avec les récentes attaques djihadistes au nord du Bénin, les autorités ont entrepris des séances de sensibilisation des populations et des élus communaux. Le décret n° 2006-066 du 24 février 2006 portant réglementation de l’hébergement des étrangers en République du Bénin est intransigeant dans ses dispositions. Ce décret qui organise les conditions dans lesquelles l’hébergement d’étrangers doit être fait au Bénin est vulgarisé dans la région de l’Atacora. Des séances de sensibilisation à l’endroit des populations et des élus locaux et communaux du département sont multipliées pour réduire les menaces sécuritaires. Cette démarche des autorités en lien avec les récentes attaques djihadistes vise à anticiper sur d’éventuels cas pouvant mettre à mal la quiétude des populations, souvent victimes des actes terroristes. Il convient de souligner que seule une action concertée des populations et des forces de sécurité et de défense permettra de venir à bout de ce fléau. Les élus locaux et communaux ne doivent pas être du reste dans cette lutte. Tout potentiel hébergeur doit connaître les dispositions du décret n° 2006-066 du 24 février 2006 portant réglementation de l’hébergement des étrangers en République du Bénin pour ne pas tomber sous le coup de la loi. Selon l’article 3 de ce décret : « Toute personne morale ou physique qui désire héberger un étranger doit solliciter au préalable la délivrance d’un certificat d’hébergement au profit de ce dernier. La personne hébergée dès son arrivée au lieu doit être déclarée au Commissaire de police ou au commandant de brigade de gendarmerie territorialement compétent. Il est formellement interdit à tout étranger séjournant au Bénin de résider dans des lieux impropres à l’habitation (plein air, marché, places publiques, lieux de service, baraques, paillotes, maisons abandonnées ou en chantier, parcelles non bâties, chantiers publics, terrains de sports, dessous des ponts) ». Les propriétaires et les étrangers qui résident sur le territoire national doivent comprendre les dispositions du décret n°2006-066 pour savoir se conduire, surtout que des actes terroristes sont signalés dans la région nord du Bénin. L’article 2 indique que l’arrivée des étrangers au Bénin est soumise à l’obtention d’un visa d’entrée à l’exception des ressortissants de la Cedeao dûment munis d’un carnet de voyage des États membres de la Cedeao et de ceux des États avec lesquels le Bénin a un accord dans ce domaine. Les articles 4 et 2 précisent respectivement que : les étrangers résidents doivent élire domicile à une adresse connue de l’autorité. Ils doivent souscrire un contrat de bail légalisé par le chef d’arrondissement qui en donne copie au Commissariat d’arrondissement ou au commandant de brigade de gendarmerie territorialement compétent. Tout étranger qui désire résider en République du Bénin doit, au plus tard trois mois après son arrivée, solliciter une carte de séjour auprès des autorités compétentes. A l’article 8, il est stipulé que : « Tout étranger de passage au Bénin à l’occasion d’un mariage, d’un baptême, d’une réception, d’un décès ou pour toute autre raison, qui séjourne dans une habitation autre qu’un hôtel ou auberge, doit signaler sa présence au chef d’arrondissement, au commissaire de police ou au Commandant de brigade territorialement compétent ». « Le propriétaire d’hôtel, d’auberge, de maison ou le locataire qui ne se conforme pas aux dispositions des articles 1 et 2 du présent décret est passible d’une amende de 25 000 à 100 000 francs Cfa. En cas de récidive, l’amende pourra être doublée ou triplée », détaille l’article 10. Force doit rester à la loi pour que règne la paix. Actualités 06 janv. 2022


Rapport 2021 sur l’Indice d’ouverture des visas : le Bénin, premier pays accessible en Afrique
Malgré les mesures de restrictions liées au Covid-19, le Bénin vient en tête du classement de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique (Iova), selon le rapport 2021 de la Banque africaine de développement et de la Commission de l’Union africaine. Le Bénin est le premier pays le plus accessible en Afrique. Le rapport 2021 sur l’Indice d’ouverture des visas en Afrique rendu public, en décembre 2021, par la Banque africaine de développement (Bad) et la Commission de l’Union africaine (Ua) indique que le pays vient en tête du classement des 20 pays les plus ouverts sur le continent avec la note 1. Il est suivi des Seychelles et de la Gambie et ils partagent tous la même note. « Le Bénin, la Gambie et les Seychelles sont les pays les plus performants en 2021. Ces trois pays ont offert un accès sans visa à tous les visiteurs africains en 2021, comme ils l’ont fait en 2020 », précise le rapport. En matière de visa, neuf des vingt pays les plus ouverts se trouvent en Afrique de l’Ouest, selon le rapport. Il s’agit du Bénin, du Cap-Vert, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Nigeria, du Sénégal, de la Gambie, du Togo et de la Sierra Leone. Le rapport souligne qu’en janvier 2021, la plus grande zone de libre-échange du monde a démarré ses activités. Cette zone commerciale couvre tous les pays africains sauf un et l’augmentation des échanges interafricains qu’elle induit devrait générer des gains socioéconomiques très importants pour le continent. Monique Nsanzabaganwa, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, note que cette sixième édition du rapport sur l’ouverture des régimes de visa en Afrique révèle, pour le continent, un réel danger de perdre les gains réalisés au fil des années en matière de politiques de visa libérales. « En 2021, les Africains ne peuvent se rendre que sur un quart du continent sans visa, et moins de pays qu’auparavant délivrent des visas à l’arrivée. De nombreux voyageurs font également état de frais et de délais excessifs pour l’obtention d’un visa. Il est possible de faire beaucoup plus pour réduire la bureaucratie, aborder les questions de sécurité et simplifier la procédure d’obtention des visas afin de favoriser la libre circulation et faire en sorte que les Africains puissent vivre une expérience de voyage plus agréable », fait-elle savoir. La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine ajoute que, sur une note positive, la note moyenne des dix premiers pays de l’indice d’ouverture sur les visas en Afrique a augmenté l’année dernière. Par ailleurs, le Bénin, la Gambie et les Seychelles continuent d’offrir un accès sans visa à tous les Africains. La crise liée à la Covid-19, à l’en croire, a plus que jamais montré aux pays africains qu’ils doivent être plus autosuffisants sur le plan socioéconomique. « Pour y parvenir, nous devons développer le commerce intra-africain. Il y a plus que jamais urgence à renforcer la liberté des Africains pour leur permettre de se déplacer sur leur propre continent. Il est également plus que jamais urgent que davantage de pays signent et ratifient le protocole sur la libre circulation des personnes », recommande-t-elle. Actualités 06 janv. 2022


Pêche à la senne de plage : un spectacle de pêcheurs solidaires
Alors que l’océan est en baisse de forme, les pêcheurs entretiennent la solidarité pour continuer à vivre de leurs activités. Séculaire, la senne de plage est un spectacle à vivre sur la côte ouest du Bénin. C’est dimanche, le tout premier de l’année 2022. Peu avant 7 heures, les sportifs commencent à prendre position, le long de la nouvelle Route des pêches. Du côté de la plage Togbin, l’atmosphère est calme, avec une visibilité légèrement perturbée par le vent de l’harmattan. Mais ce flou éphémère n’empêche pas de voir au loin une dizaine de jeunes, sans masque, qui traînent des filets. « Nous nous apprêtons pour tirer les filets. Ce sera une vraie bataille à distance entre nous et les vagues. D’autres amis ne vont pas tarder à nous rejoindre », signale Idelphonse K., la quarantaine, confiant. En réalité, la senne de plage est un engin de grande envergure que les pêcheurs déploient à partir du rivage. Elle est munie d'une poche qui, après l’encerclement des aires marines, fait l’objet de halage à terre pendant des heures. Selon les explications de ces pêcheurs ils se sont approprié la technique auprès des Ghanéens. Mais la mise en place de ce dimanche matin n’est que la face visible de l’iceberg. Les dispositions pratiques ont été prises bien plus tôt. « C’est déjà dans la nuit que nous introduisons le filet dans la mer à l’aide d’une barque. Puis, dans la matinée, nous venons pour tirer pour amasser la récolte », ajoute-t-il. Foi et partage Les minutes passent, d’autres jeunes s’invitent et se positionnent, sans trop poser de questions. « Le fait de chanter nous motive. Nous ne ressentons plus la fatigue. En plus, nous demandons à Dieu de nous envoyer beaucoup de poissons », souligne Cocou Amanmon, occupé à assener des coups doux au gong. Un spectacle pareil, on en vit très souvent le long de la Route des pêches entre Cotonou et Ouidah. De même, à Grand-Popo, une commune frontalière à l’Ouest, la pratique est aussi récurrente. Les pieds enfoncés dans le sable sur la plage, les pêcheurs se doivent de mener la lutte pendant plusieurs heures pour enfin sortir le filet de l’océan. Dans cette euphorie, il y a aussi de la rigueur. « Nous travaillons comme si nous venons au service. Nous avons un patron aussi. Si quelqu’un manque, il est sanctionné. Nous nous reposons après sept jours », déclare Cocou Amanmon. En tirant sur les cordes, en faisant des pas rigides vers l’arrière pour remonter les filets, les pêcheurs prient aussi en chœur pour avoir de grosses prises. « Parfois, nous y allons, et nous trouvons une vingtaine de bassines de poissons. Mais certains jours, le filet revient presque vide. La bassine est vendue entre 50 000 et 60 000 F Cfa selon la variété de poissons », renseigne Idelphonse K. Dans tous les cas, la pêche à la senne de plage a son côté humain et social. Tous ceux qui ont participé à la remontée des filets rentrent chez eux avec du poisson. Une pratique sociale à réglementer Mais attention, la pêche à la senne de plage n’est pas sélective. Les petits poissons viennent avec les gros. Si les pêcheurs y voient une sélection naturelle, les chercheurs craignent une menace sur la biodiversité marine. Dr Edmond Sossoukpè, enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences et Techniques (Fast), a longtemps travaillé sur l'activité de pêche marine. Il pense que l’engin fait prisonnier tout organisme vivant se retrouvant dans son champ. « Ses lèvres sont à grande maille, mais la poche a généralement 10 mm de maille étirée. C’est à ce niveau que les captures sont concentrées. C’est donc un engin non sélectif et c’est pour cette raison que la senne de plage est dévastatrice pour les ressources du littoral », déplore-t-il. L’Institut de recherches halieutique et océanographique du Bénin (Irhob) est aussi inquiet. « Cette pêche se pratique dans les zones de pêcherie, là où les poissons viennent pondre. Ce qui fait que c’est dangereux. Si les poissons viennent pondre leurs œufs et qu’on les pêche à l’état juvénile, je pense que le stock ne peut pas se renouveler», déplore Zacharie Sohou, océanographe biologiste et Directeur de l’Irhob. A l’en croire, il faut aller vers une taille de maille optimale des senneurs de plage pour assurer la durabilité du stock. « Les poissons pêchés sont juvéniles. On peut augmenter les mailles en attendant que tous les pêcheurs acceptent la suppression », ajoute-t-il. Le grand défi, c’est d’arriver à trouver un équilibre entre la sauvegarde des moyens de subsistance des pêcheurs et la santé de l’océan. Environnement 05 janv. 2022


Musicaravane 2022 : des ateliers et soirées d’échange musical
Porto-Novo, la capitale politique du Bénin vibre au rythme des soirées Musicaravane depuis le 3 janvier dernier. Il s’agit en fait d’ateliers gratuits et de soirées d'échange musical au quartier Dowa. Ces événements riches en sons et enseignements musicaux sont organisés chaque année par « Les Ogres de Barback » et la fanfare Eyon’lé de la cité de Toffa. Le but de cette fête de la musique est de pérenniser Musicaravane, et à terme, de financer une école de musique dédiée à la population de Porto-Novo, expliquent les initiateurs. Ces ateliers pratiques de musique bien fournis en animation et petites surprises, prennent fin le 9 janvier. « Les Ogres de Barback », quatre frères et sœurs musiciens de Cergy-Pontoise, en France, et la fanfare « Eyon’lé » issue d’une grande famille de musiciens traditionnels de Porto-Novo, se sont rencontrés en 2008. Il s'agit de la famille Burguiere de France et de la famille Ahouandjinou du Bénin. Depuis leur rencontre, elles partagent la scène sur les routes de France et du Bénin. Ensemble, elles décident d’organiser chaque année, les soirées Musicaravane. Culture 05 janv. 2022


Biodiversité : Des aires marines protégées créées à Cotonou et Grand-Popo
Plusieurs décisions ont été prises lors du conseil des ministres du 5 janvier 2022. Il s'agit entre autres de la création des aires marines protégées de Donaten ( Cotonou) et de la Bouche du Roy ( Grand-Popo). Lire ci-dessous l'intégralité du compte rendu du Conseil des ministres. compte rendu du conseil des ministre du Bénin du mercredi 05 janvier 2022 Actualités 05 janv. 2022


Le stade de Kouhounou, la grande attraction en 2021
Ouvert au public depuis le 1er juillet 2021 après des travaux de réhabilitation, le stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou accueille de grandes rencontres internationales. La pelouse de football a abrité, samedi 10 juillet (20 h 00), la finale de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf) entre les Algériens de la Js Kabylie et les Marocains du Raja Casablanca. Une première au Bénin en présence de Patrice Motsepe, président de la Caf et devant 12 000 spectateurs. Cette confrontation officiée par l'arbitre sud-africain Victor Miguel de Freitas Gomes a été suivie dans le monde entier. En dehors de cette rencontre, cette infrastructure a également abrité certains matchs des éliminatoires du mondial 2022. La Côte d’Ivoire, le Malawi, le Mozambique se sont déplacés pour s’affronter, lors des 5e et 6e journées des éliminatoires à Cotonou. Composante essentielle du Programme d’action du gouvernement, le projet de construction des stades qui vise à hisser le Bénin au rang des pays disposant d’infrastructures aux normes et standards internationaux a connu des avancées notables en 2021. Parmi les 22 stades de type omnisports lancés par le gouvernement, certains accueillent des matchs de la ligue pro de football lancée en novembre dernier. Ainsi, le public sportif de Bembèrèkè, Malanville, Nikki, Savalou, Toffo, Aplahoué, Comé, Djakotomey, Dogbo, Grand-Popo, Adjohoun, Avrankou, Kétou, Ouidah et Pobè a pu suivre les matchs de son équipe à domicile. Sports 05 janv. 2022


Inflation dans la zone Uemoa en 2022 : la Bceao annonce une baisse progressive des prix
Le taux d’inflation restera relativement élevé dans les prochains mois dans la zone Uemoa, mais il devrait connaître une décélération progressive pour atteindre 2 % à la fin de cette année, selon la Bceao. La poussée inflationniste actuelle devrait s’estomper au cours des prochains mois dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). De 3,7 % au premier trimestre 2022, le taux d’inflation chuterait progressivement à 2,7 % au deuxième trimestre et atteindrait 2 % en fin d’année, suivant le scénario central projeté par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Le taux s’afficherait autour de 2,6 % en 2022 contre 3,2 % en 2021, d’après le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa. Le document indique que les tensions observées sur les cours de certains produits alimentaires importés, notamment le blé, le sucre et les huiles pourraient être répercutées sur les prix domestiques. La persistance de la hausse des cours mondiaux du pétrole brut pourrait également se traduire par un renchérissement des prix des carburants à la pompe. En revanche, la hausse des prix pourrait être atténuée par une décélération du rythme de progression des prix des produits vivriers locaux, dans un contexte de hausse de la production vivrière locale à l’issue de la campagne agricole 2021-2022 ainsi que par l’incidence des mesures prises par les Etats. Ainsi, il faut s’attendre à un maintien de l’inflation à un niveau relativement élevé au cours des prochaines semaines dans l’Union. Dans le scénario central, le taux d’inflation devrait être de 3,7 % au quatrième trimestre 2021, après une réalisation de 3,8 % au trimestre précédent. Globalement, le taux d’inflation s’établirait à 3,2 % en 2021, contre 2,1 % en 2020. La hausse des prix notée au cours de l’année dernière est imputable essentiellement au renchérissement des produits alimentaires locaux et importés fortement demandés dans les pays de l’Union, à la baisse de la production céréalière dans certains pays, aux difficultés d’approvisionnement induites par les crises sanitaire et sécuritaire dans d'autres pays, ainsi qu’à la hausse de l’inflation importée. Risques haussiers Le niveau général des prix devrait donc revenir en dessous du seuil de 3,0 %, dans le courant de l’année et ce, à la faveur de l’atténuation progressive des tensions sur les prix des produits importés, selon la Bceao. Cette décélération sera essentiellement imprimée par la hausse de la production vivrière des campagnes 2021-2022 et 2022-2023 et la détente des cours mondiaux des produits alimentaires projetée à cet horizon. Toutefois, les risques entourant les prévisions de l’inflation sont globalement haussiers, avertit la Banque centrale qui projette que le taux pourrait même atteindre 3,2 % en 2022 dans le scénario haussier. Ces risques ont trait à une éventuelle baisse de la production vivrière en lien avec de mauvaises conditions climatiques et à l’incidence de l’insécurité, aux déplacements des populations dans certaines zones des pays sahéliens. Ils pourraient également provenir de l’aggravation des tensions sur les prix des produits alimentaires importés et des produits pétroliers, dans un contexte de reprise de la demande mondiale. Aussi, l’accentuation de l’accroissement des exportations de produits vivriers en direction des autres pays de la Cedeao, notamment le Nigeria et le Ghana ainsi que de la forte augmentation des coûts du fret des marchandises contribueraient au renchérissement des denrées alimentaires dans la zone. Dans tous les cas, une nouvelle accélération des prix est envisagée dès 2023, mais le taux resterait dans la zone de confort (entre 1,0 % et 3,0 %) définie pour la mise en œuvre de la politique monétaire de l’Union. Ainsi, à fin septembre 2023, le taux d’inflation se situerait à 2,4 %, dans le scénario central. Economie 05 janv. 2022


Réjouissance et distinction de l’Association Doubogan de Djègbadji : promouvoir davantage la filière ‘’Sel lacustre’’
Les producteurs et productrices de sel lacustre de l’Association Doubogan de Djègbadji ont célébré, dimanche 26 décembre dernier, leur fête. Cette cérémonie est suivie de la distinction, jeudi 30 décembre dernier, de certains membres de ladite association pour leur savoir-faire. C’est à l’occasion de la 41e Journée mondiale de l’alimentation couplée avec le lancement de la 25e édition de la campagne de Télefood. C’est par une messe d’action de grâce que les producteurs et produc-trices de sel de Djègbadji ont démarré leur fête. Ils ont eu à remercier l’Eternel pour ses nombreux bienfaits tout au long de l’année écoulée. Après cela, ils ont mis le cap sur l’embarcadère de Djègbadji où la fête s’est effectivement déroulée. A l’occasion, Wilfried Houessou, vice-président de l’Organisation non gouvernementale ‘’Lumière et développement’’, a affirmé que l’activité principale de l’association est la promotion de la filière ‘’Sel lacustre dit Xwladjè’’ au Bénin. Satisfait du déroulement de cette fête, Paul Dossou Fanou, président du comité d’organisation s’est confondu en remerciements. Il a exprimé son admiration à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de ladite fête. Il n’a pas manqué de féliciter le ministère chargé de l’Agriculture pour avoir sauvé les productrices du déguerpissement des autochtones de Djègbadji plage en les classant dans la branche agroalimentaire. Cette cérémonie de réjouissance a connu la distinction des meilleurs membres de ladite association ayant participé au concours épistolaire de la 41e Journée mondiale de l’alimentation et primés le jeudi 30 décembre par la Direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Atlantique-Littoral. Le thème de l’édition 2021 de cette journée retenu par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) est : « Améliorer la production, l'environnement et les conditions de vie ». Hubert Dognon Tchoukpénou, directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Atlantique-Littoral, explique que le prix de l’alimentation est la récompense nationale et régionale la plus prestigieuse attribuée aux personnes dont les efforts ont permis des progrès dans le développement humain grâce à une amélioration considérable de la qualité, de la quantité et de la disponibilité des produits alimentaires dans le monde. Il ajoute que plusieurs chefs d’Etat l’ont aussi nommé « Le prix Nobel de l’alimentation et de l’agriculture ». Pour lui, il est nécessaire de produire en qualité et quantité afin de les commercialiser. En recevant ce prix, le président de l'Association Doubogan n’a pas tari d’éloges à l’endroit des organisateurs. Il a déclaré qu’il s’agit d’un défi qui leur est désormais lancé afin qu’ils puissent se donner plus de visibilité. Il explique que la saliculture est l'extraction du sel qui constitue l'activité principale des habitants du village Djègbadji depuis le XVIIe siècle jusqu'à ce jour. A l’en croire, c'est le village Djègbadji qui fournissait du sel au royaume Danxomè, surtout sous le règne du Roi Agadja 1708-1732. Au nom de l'association, il dit beaucoup compter sur les différentes autorités pour la sauvegarde de ce métier qu'est la saliculture qui ne demande que son industrialisation et sa modernisation. Société 05 janv. 2022


Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Inf : « la lutte contre les violences représente un enjeu national »
Les violences à l’égard des femmes relèvent du langage des brutes. Pour éradiquer le phénomène, la nouvelle équipe de l’Institut national de la femme (Inf) se propose notamment d’associer les hommes, les médias et les acteurs à divers niveaux à la lutte. C’est ce qu’explique Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Inf dans cette interview, tout en soulignant les orientations de l’institut et ses modes de saisine par les victimes. La Nation : Quelques trois mois déjà que la nouvelle équipe de l’Institut national de la femme a été installée. Quels sont les axes sur lesquels reposent ses actions ? Huguette Bokpè Gnacadja : L’Institut national de la femme (Inf) a pour mission de veiller à la promotion du statut de la femme dans les domaines politique, social, économique, culturel et de lutter contre toutes les formes de violences et de discriminations à l’égard des femmes. A ce titre, nous poursuivons un objectif à trois volets principaux. Le premier, c’est celui d’une contribution à la formulation, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques, programmes et plans d’action relatifs à la promotion du genre et de l’égalité entre les hommes et les femmes dans notre pays. Les violences et les discriminations peuvent se produire dans la sphère publique comme privée. L’objectif est de toucher toutes les femmes, par nos actions, les voies de recours offertes par la loi, les services sociaux de l’Etat. Nous ne voudrions pas que les femmes rurales souffrent d’une double discrimination liée au fait que nos actions et les services sont limités aux zones urbaines. Deuxièmement, l’Inf est le cadre de concertation national du dialogue social en vue de l’élimination des stéréotypes et mentalités ancrés dans la conviction que ‘’femmes et hommes ne sont pas égaux’’. Ce cadre aura des composantes variées, des organisations de la société civile, des leaders d’opinion et religieux, des journalistes, tous les acteurs avec qui nous pouvons créer un partenariat communautaire, communal, départemental, national, pour faire en sorte que les droits des femmes soient respectés et qu’aucune femme béninoise ne soit empêchée d’évoluer normalement, qu’elle cesse d’être victime d’un certain nombre de discriminations qu’elle ne subirait pas si elle n’était pas une femme. Le troisième objectif est d’offrir une assistance à trois volets aux femmes à raison de leur sexe. Il s’agit des volets médical, psychosocial, juridique et judiciaire. L’Inpf sera un mécanisme institutionnel, juridique et judiciaire à qui le pouvoir a été donné d’assister les victimes devant les juridictions, mais également de saisir directement la justice de situations attentatoires aux droits des femmes. Comment les victimes de violences peuvent-elles saisir l’Institut national de la femme ? Il faut formuler une requête ou plainte auprès de l’institut et y joindre les pièces justificatives. Il ne faut pas attendre de saisir l’institut avant de procéder aux méthodes habituelles de dénonciation. Lorsqu’une femme ou une fille a été violée ou harcelée sexuellement, elle dépose une plainte et constitue ses preuves sans attendre de saisir l’institut, puisque même si elle saisissait l’institut, lui aussi se mettra à ses côtés pour utiliser la procédure à laquelle elle est invitée à recourir quand elle est l’objet de violence. Les victimes doivent nous tenir au courant de toutes les démarches entreprises et difficultés qu’elles rencontrent dans ce cadre. A partir de ce moment, l’institut se chargera d’inviter la victime, de l’écouter et de décider de la meilleure façon de l’accompagner. Quels sont les gages pour les victimes d’être épargnées des violences au bout de ce processus ? On entend souvent dire que les violences à l’égard des femmes, c’est l’affaire des femmes. On constate que très peu de personnes font le lien entre le coût de la prise en charge des violences exercées sur les femmes et le développement. Ce coût pèse beaucoup sur la croissance économique, sociale, culturelle nationale que nous voulons durable et inclusive. Tout le monde s’accorde à dire que les femmes représentent la moitié de nos populations, que la population béninoise est jeune à 45 % au moins, tout le monde appelle de ses vœux le bénéfice du dividende démographique, mais personne ne fait le lien entre ces vœux et les violences exercées sur les filles. Lesquelles violences faites aux femmes représentent un enjeu national. La lutte contre les violences à l’égard des filles et des femmes, c’est une stratégie de développement durable et inclusif. On a tort de penser que tous les hommes sont violents. Il y a des hommes non violents. Personne ne connaît mieux la masculinité ou l’égo des hommes lorsqu’il s’agit des violences. Depuis quand les violences sur les femmes sont devenues des comportements africains ? Depuis quand nos valeurs culturelles sont devenues violentes à l’égard des femmes et ne sont plus respectueuses de la place de la femme au sein de la société ? Il faut alors des hommes non violents pour parler aux hommes violents, des hommes non violeurs pour parler aux hommes violeurs. Nous voudrions que les hommes soient nos grands alliés en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes afin de convenir ensemble que les violences à l’égard des femmes ne relèvent pas de la culture africaine. Société 05 janv. 2022


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