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Nouvelles

Femmes et enfants au Bénin : un état nutritionnel inquiétant
Au Bénin, les femmes et les enfants se nourrissent très mal. Les études le confirment et un appel est lancé pour un changement de comportement. Une nutrition peu organisée qui ne tient pas compte des besoins de chaque membre de la famille mais des possibilités du chef du ménage. C’est le quotidien dans les familles au Bénin. Menus non diversifiés, absence de fruits, alimentation non adaptée à l’âge ou aux activités professionnelles, … la liste des causes de la malnutrition chez les enfants et les femmes est longue. Charles Zèvounou, habitant à Porto-Novo, la quarantaine révolue et tenancier d’un bar l’illustre bien. « Nous donnons à nos femmes les moyens selon nos possibilités pour qu’elles fassent la cuisine. Nous ne sommes pas riches pour modifier indéfiniment les menus sur nos tables », indique-t-il. Hélène Djimassè, sa conjointe, ne dit pas le contraire. Pour s’adapter à la capacité financière du chef de ménage, elle s’abonne aux repas classiques tels que le riz, la pâte de maïs et le haricot. « Il nous arrive de consommer la pâte de maïs durant toute une semaine et parfois avec la même sauce. Pour les fruits, c’est un luxe pour nous », confie la jeune dame. Comme ce ménage, la plupart des familles béninoises voguent sur les vagues de la malnutrition. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la malnutrition se définit par les carences, les excès ou les déséquilibres dans l’apport énergétique et/ou nutritionnel d’une personne. C’est un état nutritionnel qui est la conséquence d’une alimentation mal équilibrée en quantité et/ou en qualité. Les femmes et les enfants en sont les premières victimes avec à la clé de nombreuses conséquences. Alarmant ! Selon l’Enquête démographique et de santé 2017-2018, environ un tiers des enfants de moins de 5 ans (32 %) souffrent d’un retard de croissance, 5 % sont émaciés, 17 % présentent une insuffisance pondérale et 2 % un surpoids. Parmi les enfants de 6-23 mois non allaités, seulement 15 % ont un apport alimentaire minimum acceptable tel que défini par l’Oms. Environ sept enfants de 6-59 mois sur dix (72 %) et 58 % des femmes de 15-49 ans sont anémiés. Parmi les femmes de 15-49 ans, 11 % ont un indice de masse corporelle (Imc) inférieur à 18,5 et présentent donc un état de déficience énergétique chronique. A l’opposé, 26 % présentent une surcharge pondérale ou sont obèses. Les statistiques sur le plan mondial et les perspectives ne sont pas plus reluisantes. « La prévalence de la sous-alimentation, qui était restée à peu près stable pendant cinq ans, a progressé de 1,5 point de pourcentage en 2020, pour atteindre 9,9 pour cent environ – ce qui rend plus difficile la réalisation de l’objectif « Faim zéro » d’ici à 2030 », publie l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et d’autres institutions dans le rapport 2021 sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde. Le même rapport souligne qu’« en 2020, près d’une personne sur trois dans le monde (2,37 milliards) n’avait pas accès à une nourriture adéquate, soit une augmentation de près de 320 millions de personnes en seulement un an. Près de 12 pour cent de la population mondiale était en situation d’insécurité alimentaire grave en 2020, ce qui représente 928 millions de personnes – soit 148 millions de plus qu’en 2019 ». Des causes aux actions Selon les spécialistes, plusieurs raisons expliquent la situation de la malnutrition infantile à laquelle peu d’attention semble être accordée. Le nutritionniste Fiacre Alladayè énumère comme causes immédiates l’inadéquation des apports alimentaires en qualité et en quantité des enfants, les maladies infectieuses, etc. La mauvaise alimentation de la mère, le non-respect des temps de vaccination, le manque d’accès à l’eau potable et bien d’autres sont des facteurs qui maintiennent particulièrement les enfants dans la malnutrition. Le rapport de la Fao ajoute, pour sa part, comme facteurs de la malnutrition les conflits, la variabilité du climat et les extrêmes climatiques, la pauvreté, les ralentissements et les fléchissements économiques. Face à ce tableau sombre, le nutritionniste Fiacre Alladayè ne manque pas de propositions. « Nous devons revoir les produits que nous consommons. Consommer local, c’est maîtriser ce que nous consommons. Ce serait déjà un premier pas », suggère-t-il. Egalement, il appelle à une meilleure sensibilisation pour l’allaitement maternel exclusif des enfants. La diversification des aliments est aussi recommandée, même dans la pauvreté. Société 20 déc. 2021


Conseil des ministres de tutelle de la Cipres : Mathys Adidjatou réélue présidente
La 31e session du Conseil des ministres de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (Cipres) a pris fin, jeudi 16 décembre dernier, à Cotonou. Au terme des travaux, la ministre béninoise du Travail et de la Fonction publique, Mathys Adidjatou a été réélue à l’unanimité pour conduire les destinées de l’institution. A l’issue du Conseil des ministres de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (Cipres) qui a tenu sa 31e session ordinaire, jeudi 16 décembre dernier à Cotonou, Mathys Adidjatou, ministre du Travail et de la Fonction Publique, a été réélue à l’unanimité pour présider l’institution. «J’adresse mes vifs remerciements à toutes les personnalités présentes de près ou de loin à cette cérémonie de clôture et leur témoigne toute ma gratitude pour leur participation active aux différents travaux », a déclaré Mathys Adidjatou. Pour elle, le Bénin ne ménagera aucun effort pour la traduction effective des décisions prises en actions concrètes dans l’intérêt général des populations. « En ce qui me concerne, je continuerai à jouer pleinement jusqu’à la prochaine session ordinaire, le rôle qui m’incombe à la tête de l’institution, conformément aux textes qui la régissent et à vos attentes », a-t-elle ajouté. Pour Mathys Adidjatou, les travaux de la 31e session du Conseil des ministres de la Cipres viennent confirmer l’importance qui est accordée aux questions de sécurité sociale dans l’espace Cipres. « Le niveau d’implication et de motivation noté au cours de la présente session témoigne de notre ferme détermination à assurer une viabilité et une pérennité à nos institutions de sécurité sociale », a-t-elle souligné. Pour conclure, Mathys Adidjatou a fait savoir que toutes les décisions et recommandations issues de cette session sont non seulement importantes, mais également opportunes. Des défis à relever Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, les questions relatives à l’instauration du système de couverture maladie universelle, à la promotion du secteur de la prévoyance sociale, à l’extension de la couverture sociale aux populations actuellement non couvertes, à la sauvegarde des droits acquis par les travailleurs migrants sont toujours au cœur des politiques de sécurité sociale dans les Etats membres de la Cipres. Il a rappelé qu’en dehors de ces préoccupations, d’autres inquiétudes ayant rapport à la gouvernance des organismes de prévoyance sociale, à l’appropriation des Tic par les organismes de prévoyance sociale et à une gestion plus efficiente des ressources desdits organismes avaient été relevées lors de la précédente session. Selon le ministre d’Etat, l’Afrique a la couverture de protection sociale la plus faible au monde, soit moins de 17,8 % de la population totale de la zone Afrique par rapport à la moyenne mondiale qui est de 45 %. « La zone Cipres, quant à elle, est à environ 10 % de couverture », a-t-il indiqué. Face à ces statistiques peu satisfaisantes, il s’avère nécessaire pour les membres de la Cipres de relever les défis pour remonter la pente. « Notre conférence doit être en mesure de proposer des solutions simples, innovantes qui prennent appui et s’inspirent des réalités socio-économiques de nos pays. Des mesures qui doivent impacter qualitativement et quantitativement le niveau de vie des populations », a souligné Abdoulaye Bio Tchané. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 20 déc. 2021


Coopération bénino-japonaise : un engagement en faveur de la formation des jeunes
L’ambassade du Japon près le Bénin a organisé une visite de terrain sur des sites des projets de la Jica, vendredi 17 décembre dernier. A Cotonou et Abomey-Calavi, les hommes des médias ont touché du doigt un pan des réalisations dans l’enseignement et la formation professionnelle. Un module de six classes en R+1 avec bureaux, magasins et latrines, construit à l’Epp Missessinto, commune d’Abomey-Calavi, fait la fierté d’écoliers, enseignants et parents d’élèves. Ce joyau a radicalement changé le quotidien des bénéficiaires. Ils étaient autrefois coincés dans les classes du fait des effectifs pléthoriques, obligés de faire les besoins dans la nature et en proie aux intempéries qui affectent les outils didactiques et fournitures scolaires et perturbent les activités pédagogiques. Ce temps est fini. Hanielle David-Ganhoui et Francis B. Amadjikpè, respectivement représentante des apprenants et directeur de l’école, ont exprimé leur joie face à la presse, vendredi 17 décembre dernier, à l’occasion de la visite de terrain sur des sites de réalisations de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) dénommée « Press Tour », initiée par l’ambassade du Japon près le Bénin. A la délégation conduite par Manami Inaba, chargée de coopération à l’ambassade du Japon près le Bénin, ils ont témoigné leur reconnaissance et pris l’engagement de faire bon usage des ouvrages. Le directeur a saisi l’occasion pour exprimer d’autres doléances relatives à l’installation de jardins et surtout de panneaux et de lampes solaires pour l’électricité. L’érection des bâtiments s’inscrit dans le cadre du projet Japon VI de construction de salles de classe dans le département de l’Atlantique. Au total, 176 salles de classe, 28 bureaux-magasins et 146 latrines ont été érigés dans 33 écoles pour un coût total de 7,285 milliards F Cfa, indique Hermann Hounguèvou, assistant du superviseur général du projet. Il assure que les ouvrages respectent les normes et peuvent résister même en cas de catastrophe naturelle. Les travaux de construction ont été achevés en mars dernier et ainsi dans le délai, en dépit de la pandémie de Covid-19. Les ouvrages ont fait l’objet d’une cérémonie d’inauguration en juin dernier. A ce jour, le Japon a contribué à réaliser plus de 1200 salles de classe au Bénin. Mécaniciens outillés Grâce à la coopération nippone, 54 enseignants formateurs des lycées techniques du Bénin ont renforcé leurs capacités sur les outils pédagogiques de la mécanique automobile. C’est à travers trois sessions de deux semaines tenues dans le cadre d’une initiative démarrée le 2 mars 2020 en collaboration avec Cfao Motors Bénin, filiale du groupe japonais Toyota Tsusho Corporation. La dernière a eu lieu au Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) Sénégal-Japon. « Ces formations ont été pour nous de grandes opportunités d’apprentissage et nous ont permis d’acquérir de nouvelles notions techniques, afin non seulement de les restituer à nos apprenants mais aussi de transformer nos ateliers en unités de production, un point crucial de développement de l’enseignement technique», affirme William Adjovi, au nom des bénéficiaires. Devant Garba Ayouba, directeur de cabinet du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, la délégation de l’ambassade du Japon et la presse, les mécaniciens formateurs du lycée technique et professionnel de Kpondéhou (Cotonou) affirment avoir approfondi leurs connaissances en mécatronique et acquis la notion des « 5 S japonais » (Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu et Shitsuke) pour réorganiser les ateliers. L’initiative mérite d’être pérennisée, plaident les bénéficiaires qui assurent qu’ils sont désormais mieux outillés sur les différentes méthodes de diagnostic et de remédiation de n’importe quelle panne sur les engins des travaux publics et les engins de manutention. Toutefois, ils souhaitent avoir plus de connaissances en hydraulique pour une intervention efficiente dans les lycées et centres de formation. Outre l’éducation et la formation professionnelle, la Jica intervient dans plusieurs autres secteurs au Bénin, notamment l’agriculture, l’aquaculture, la pisciculture, la santé, l’eau et l’assainissement, les infrastructures routières, l’énergie. Tradition renouée Après l’édition manquée de 2020 pour cause de Covid-19, l’ambassade du Japon près le Bénin renoue avec la visite de terrain des journalistes « Press Tour ». « Il était primordial pour nous de pouvoir relancer la visite de terrain, qui nous permet d’une part de renforcer nos liens avec les médias, et d’autre part de communiquer sur les projets financés par le Japon et mis en œuvre par l’équipe de la Jica ainsi que tous ses partenaires », laisse entendre Shigeru Kondo, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade. « En raison des relations amicales exceptionnelles entre le Bénin et le Japon ainsi que l’adhésion des deux pays à la Déclaration de Yokohama de 2019, affirme-t-il, le Japon est fortement engagé dans la coopération au développement au Bénin, et fier de partager ces réalisations avec les populations béninoises. » A l’en croire, la visite du vendredi dernier ouvrira la porte à une dynamisation des initiatives culturelles japonaises. Education 20 déc. 2021


Droits humains : Amnesty international Bénin dans une nouvelle stratégie dès 2022
Amnesty international Bénin (Ai Bénin) se félicite des progrès faits en 2021 en dépit de tout et ambitionne d’entrer, dès l’année prochaine, dans une nouvelle ère avec de nouveaux objectifs stratégiques. Cette nouvelle vision a constitué le plat de résistance des travaux de l’assemblée générale ordinaire de l’Ai Bénin au titre de 2021 qui se sont déroulés les 17,18 et 19 décembre derniers à Porto-Novo. 2022 s’annonce avec plein de challenges pour Amnesty international Bénin (Ai Bénin). L’association se fixe de nouveaux objectifs stratégiques à partir de l’année prochaine avec l’adoption du Plan opérationnel et du budget 2022. La nouvelle vision était au cœur de l’assemblée générale ordinaire de l’Ai-Bénin au titre de 2021 qui s’est achevée, ce dimanche à Porto-Novo, après trois jours de travaux. Les débats ont tourné autour du thème : «Penser l’avenir dans nos actions d’aujourd’hui: Ai Bénin dans la nouvelle stratégie d’Amnesty international ». Le directeur de l’Ai Bénin, Dieudonné Dagbéto, félicite les militants à divers niveaux pour avoir fait beaucoup de progrès aussi bien sur le plan institutionnel que de la visibilité et dans la mise en œuvre du plan opérationnel 2021. Mais il les invite à redoubler d’efforts pour en faire davantage en s’appropriant la nouvelle vision de l’Ai-Bénin. Laquelle vision, précise-t-il, est élaborée sous le leadership du conseil d’administration et est déclinée en objectifs de croissance pour un membership de qualité, des entités formées, équipées et opérationnelles sur le terrain, sans oublier la croissance financière. Pour Dieudonné Dagbéto, Ai-Bénin doit concentrer désormais et beaucoup plus les ressources sur le renforcement de capacités des militants des groupes et des comités, la dotation des militants en insignes distinctifs et les groupes et comités en matériels suffisants, encourager la poursuite du travail intelligent des groupes sur les droits humains au niveau communautaire, la tenue des réunions de groupes à bonne date et l’envoi des procès-verbaux dans les délais réglementaires, le paiement des cotisations dans le délai, la communation efficace entre les militants, les entités, le conseil d’administration et le secrétariat national. Noble mission Le directeur de l’Ai Bénin exhorte dès lors les militants à accompagner le conseil d’administration dans sa volonté d’insuffler un nouveau dynamisme à la section béninoise pour l’atteinte des objectifs notamment du plan opérationnel 2022. Pour Emmanuel Gabin Adjanon, président du conseil d’administration de l’Ai Bénin, les nouveaux objectifs stratégiques définis s’inscrivent dans la droite ligne des nouvelles orientations du mouvement au niveau mondial, en pleine restructuration aussi bien sur le plan de la gouvernance que stratégique. Il a invité les uns et les autres à se mobiliser pour contribuer individuellement et collectivement, à l’aune du nouveau plan opérationnel, à l’atteinte de l’idéal d’un monde débarrassé de toutes les atteintes aux droits humains. Présent à la cérémonie d’ouverture des assises, le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, félicite Ai Bénin pour les progrès réalisés et la noblesse de sa mission. Selon lui, l’association a toute son utilité face aux violations des droits humains partout dans le monde ainsi qu’au Bénin. Charlemagne Yankoty encourage Ai Bénin à maintenir le cap en continuant d’être le porte-voix et l'avocat des opprimés. Les travaux ont connu la présence d’Agnès Callamard et Cécile Coudriou respectivement secrétaire général d’Amnesty international et présidente Amnesty international France. Société 20 déc. 2021


Ag ordinaire de la Fédération béninoise de natation : le bilan de l’année présenté aux clubs affiliés
Les clubs affiliés à la Fédération béninoise de Natation (Fbna) étaient en assemblée générale ordinaire, samedi 18 décembre dernier, à l’auditorium Marius Francisco à Cotonou. Au menu de cette rencontre présidée par Hilaire Kpanou, vice-président de la Fbna, le bilan moral et financier de l’institution et l’organisation des 18es Championnats nationaux de natation course. Réunis en assemblée générale ordinaire, samedi 18 décembre, dernier à l’auditorium Marius Francisco à Cotonou, les clubs affiliés à la Fédération béninoise de natation ont échangé avec le comité exécutif sur le bilan de l’année 2021 et l’organisation des 18es championnats nationaux de natation course. Présent à ces assises, Achille Aihou, secrétaire général adjoint du Comité national olympique et sportif béninois a salué la mobilisation des acteurs de la natation autour de cette assemblée générale ordinaire. Pour lui, cette rencontre est importante dans la vie de toute fédération. « L'Ag ordinaire est une étape pour faire asseoir les acteurs autour du bilan de l’année en vue de nouvelles orientations», a-t-il déclaré. C’est alors qu’il a invité les participants à saisir cette occasion pour échanger sur les questions de développement de leur discipline. C’est le lieu pour Aurélien Hountondji, secrétaire général de la Fbna, de présenter le bilan moral de la fédération aux acteurs. Selon lui, plusieurs activités ont été faites sur le plan national et international en 2021. Il a cité entre autres l’organisation d’un stage de formation sur le plongeon de haut vol du 19 au 25 février à Tanougou et la participation à une activité de la Fédération internationale de natation à Grand-Popo. Sur le plan international, les participations du Bénin au championnat d'Afrique à Accra et aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 ont été l’occasion pour les nageurs béninois évoluant à Dakar et à Paris d’améliorer leurs performances. Pour lui, les nageurs béninois sont bien suivis. « Ils sont actuellement au 15e championnat du monde de petit bassin à Abu Dabi avec 3 athlètes », a-t-il poursuivi avant de soutenir que la natation béninoise est en train de faire des pas de géant. A sa suite, Hilaire Kpanou, vice-président de la Fbna a abordé l’organisation des compétitions statutaires pour le compte de la saison sportive 2020-2021. Selon lui, ces championnats vont regrouper les nageurs des catégories juniors et seniors les 23 et 24 décembre prochains à la piscine olympique du stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Pour lui, toutes les dispositions sont prises pour que ces championnats se déroulent dans le respect du protocole sanitaire proposé par le gouvernement béninois. « Tous les athlètes doivent disposer d’un pass sanitaire avant de prendre part à cette compétition », a indiqué Aurélien Hountondji, secrétaire général de la Fbna qui a confirmé avoir saisi les responsables de clubs qui devront faire parvenir dès ce lundi 20 décembre la liste de leurs nageurs par épreuve. « Le nombre de nageurs par épreuve est de deux », a-t-il martelé. Pour la première fois, toutes les délégations seront prises en charge par la Fédération béninoise de natation. A noter qu’inscrit en divers, le point d’affiliation de 9 nouveaux clubs à la fédération a été renvoyé à la prochaine assemblée générale de la Fbna. Sports 20 déc. 2021


2e phase de la ligue nationale pro de handball : coup double pour Flowers Handball club
Flowers Handball club est le grand vainqueur de l’édition 2021 de la ligue nationale de handball du Bénin. Il a réussi à s’adjuger les trophées Hommes et dames en s’imposant à l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) chez les hommes et chez les dames au terme de la compétition, vendredi 17 décembre au Hall des Arts Loisirs et Sports de Cotonou. L’édition 2021 de la ligue nationale de handball du Bénin a connu son épilogue, vendredi 17 décembre dernier au Hall des Arts Loisirs et Sports de Cotonou avec le sacre de Flowers Handball club chez les hommes et chez les dames. Champion en titre chez les hommes, Flowers Hbc a réussi à conserver son titre à l’issue d’une finale âprement disputée. Comme lors de la saison précédente, Kingsley Okubuike et ses coéquipiers ont pris les premières initiatives lors de cette finale où l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) était attendue pour laver l’affront. Flowers Hbc n’a laissé aucune chance à cette formation qu’il avait battue lors de la phase de poule par le score de 27-16. Les poulains d'Aimé Sèbio ont dominé leurs adversaires de la première jusqu’à la dernière minute. A la mi-temps, Flowers Hbc mène 15-10. A la reprise, les champions en titre vont enchaîner les offensives et le jeu physique, poussant les portuaires à la faute. Acculés, les joueurs de l’Aspac vont s’enliser au fil des minutes. Toutes choses qui vont permettre à Abass Kora et ses coéquipiers de gagner la partie par le score de 29 -17. Dans la catégorie des dames, auteur d’un parcours sans faute lors de la compétition, Flowers Hbc s’est débarrassé de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) en finale par le score de 25-24. Alliant rigueur et efficacité, les dames de Flowers ont réalisé le plus difficile face à cette formation d’Aspac qui les a détrônées la saison dernière. Elles donnent les signaux dès la première partie du jeu en prenant l’avantage (14-9) à la mi-temps. De retour de la pause, les poulains d'Aimé Sébio vont garder la flamme jusqu’à la 20e minute où le score était de 26-16. Mais, c’est sans compter avec la détermination des dames de l’Aspac qui vont remonter la pente. La bataille sera donc rude dans les dernières minutes. Fortes dans les contres et présentes dans le jeu défensif, les dames de Flowers vont finir par tirer l’essentiel en remportant la partie par le score de 25-24. Manager général de Flowers Hbc, Aimé Sèbio se félicite de cette double prouesse : « Je suis content de les avoir battus recto verso. Mes joueurs se sont très bien exprimés. Quand la préparation est bien faite, la courbe est ascendante ». a-t-il conclu. Sports 20 déc. 2021


Législatives de 2023 : l’opposition annonce les couleurs
A un an et quelques des législatives de 2023, des partis politiques de l’opposition retroussent leurs manches pour espérer décrocher des sièges au Parlement. Comme par coïncidence de calendriers, les partis Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et Les Démocrates ont tenu respectivement leurs congrès et conseil nationaux extraordinaires, le week-end écoulé, pour annoncer les couleurs. Qui va loin ménage sa monture, dit l’adage. Les partis politiques de l’opposition affûtent leurs armes pour investir le Parlement au soir des législatives de 2023. En effet, le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a tenu son congrès extraordinaire, le week-end passé à Dassa, pour revoir son fonctionnement à l’interne, redynamiser ses structures de base afin d’être en mesure de mener la bataille électorale prochaine et d’arracher des sièges à l’issue du processus. En tout cas, les congressistes Fcbe y tiennent dur comme fer. C’est pourquoi, ils invitent « le parti à prendre toutes les dispositions nécessaires pour une participation effective à toutes les élections futures, à commencer par les législatives de 2023 ». Dans ses décisions finales, le congrès s’est aussi adressé à l’institution en charge désormais de l’organisation des élections au Bénin. « Considérant la mission patriotique et républicaine du Conseil électoral, gage de paix et de stabilité pour notre pays, le parti en appelle au respect des textes de la République par le Conseil électoral pour des élections libres, transparentes, équitables et inclusives, et insiste sur le caractère impartial dont doit faire preuve le Conseil électoral… », lit-on dans une motion adressée au Conseil. Les Fcbe s’apprêtent donc à mouiller le maillot pour reconquérir le palais des gouverneurs. Tout comme Paul Hounkpè et ses camarades, Eric Houndété et les siens étaient aussi en conclave, le même week-end, non pas dans le cadre d’un congrès mais d’un conseil national extraordinaire, pour officialiser l’appartenance de leur formation à l’opposition politique. « Le parti Les Démocrates, notre parti, s’inscrit résolument dans l’opposition au régime du président Talon. Il entend jouer pleinement le rôle dévolu à ce statut et s’engage à respecter les dispositions légales qui le régissent… », a déclaré haut et fort Eric Houndété, président dudit parti, officialisant ainsi leur bord politique. Passée cette étape, Les Démocrates feront probablement comme les Fcbe, en remobilisant leur troupe pour espérer prendre place à l’hémicycle en 2023. Sans doute, 2022 et 2023 réservent de beaux tableaux en termes d’animation de la vie politique et de rapport de forces dans l’arène politique nationale. Actualités 20 déc. 2021


Autonomisation des femmes, accès à l’électricité et gestion budgétaire : la Banque mondiale octroie 58,3 milliards F Cfa au Bénin
Le Bénin vient de bénéficier d’un nouvel appui d’un montant d’environ 58,3 milliards F Cfa de la part de la Banque mondiale. Il aidera à renforcer l’autonomisation des femmes et des filles, élargir l’accès à une énergie fiable et durable et améliorer la gestion budgétaire et de la dette. La Banque mondiale a approuvé un nouveau financement de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida), soit environ 58,3 milliards F Cfa en faveur du Bénin, selon un communiqué de presse en date du 16 décembre 2021 parvenu à notre rédaction. « Cet appui aidera le Bénin à renforcer l'autonomie des femmes et des filles en créant un cadre institutionnel pour promouvoir et protéger les droits des femmes et leur participation active, sûre et productive à la vie sociale, économique et politique », précise Atou Seck, responsable des opérations de la Banque pour le Bénin, cité dans le communiqué. « Il permettra également de mettre en place les réformes et les outils adéquats pour prévenir la violence sexiste et assurer la bonne santé sexuelle et reproductive », ajoute-t-il. Il s’agit de la première opération d’appui des politiques de développement destinée à financer des réformes pour améliorer de manière significative l'autonomisation des femmes et des filles à moyen terme, indique le document. Lesdites réformes permettront de renforcer les services d'orientation pour les femmes victimes de discrimination ou de violence, d’améliorer le traitement judiciaire des violences basées sur le genre et promouvoir un accès sécurisé aux services de santé sexuelle et reproductive. « La femme est au cœur de la vie économique et sociale et le renforcement des politiques publiques en direction des femmes et des filles constitue un levier important pour la croissance inclusive », justifie Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, dont les propos sont rapportés dans le même communiqué. Il réaffirme l’engagement du gouvernement à « promouvoir le droit de la femme et son autonomisation ». « Cet appui va également permettre de consolider les efforts du gouvernement du Bénin pour la fourniture d’une électricité de qualité et accessible à tous mais aussi de mobiliser davantage de ressources internes pour financer le développement du Bénin », indique le ministre. En effet, le programme soutiendra des actions visant la transition progressive du Bénin vers des sources d'énergie renouvelable et l'accès à l'électricité dans les zones rurales. Il permettra également de soutenir des mesures visant à accroître les recettes fiscales nationales et renforcer la capacité de gestion de la dette. Le nouveau financement s’aligne sur le Plan d’action du gouvernement, et surtout le plan national de développement (Pnd 2020-2025) dont l’un des piliers est la réduction de la fécondité pour tirer parti du dividende démographique. Il s’inscrit également dans le cadre du partenariat de la Banque avec le Bénin pour la transformation structurelle de l’économie, le renforcement du capital humain et le soutien pour la résilience et la réduction de la vulnérabilité face au changement climatique. Actualités 20 déc. 2021


Gouvernance locale : plaidoyer pour des actions dans trois secteurs phares
En audience à la fondation Friedrich Ebert, lundi dernier, les membres de l’Association nationale des communes du Bénin ont formulé la doléance d’une collaboration entre les deux institutions dans les secteurs de la gestion des flux des migrations, l’économie locale et le numérique. L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) et la fondation Friedrich Ebert se donnent la main pour une maîtrise parfaite des flux migratoires par les collectivités territoriales, le renforcement de l’économie locale et le développement du numérique. Une délégation de la faîtière des communes avec à sa tête Angelo Ahouandjinou, le maire de la commune d’Abomey-Calavi, a été reçue, lundi dernier par Dr Iris Nothofer, la représentante résidente de la fondation allemande. En effet, avec la montée de l’extrémisme violent et l’insécurité dans les communes notamment celles frontalières, la gestion et la maîtrise des mouvements des populations deviennent des défis pour les collectivités territoriales. De même, l’économie locale et le numérique restent des domaines très sensibles et importants pour le développement local. L’Ancb s’active dans ce sens depuis quelques semaines. Pour mieux relever ces défis, la faîtière des communes s’emploie à mobiliser les partenaires techniques et financiers. La délégation de l’Ancb a donc fait part, à la Fondation Friedrich Ebert, de son appréhension sur la gestion des flux migratoires actuellement et les ambitions pour mieux réguler et contrôler ce phénomène presque naturel des populations qui vont d’une ville à une autre. Ils ont également abordé les deux autres points, objet de l’audience. Les membres de l’Ancb ont surtout fait savoir l’ambition de la faîtière des communes de travailler en symbiose avec cette organisation allemande sur la base d’un partenariat formel. Cette convention, si elle devenait effective, devrait couvrir essentiellement trois domaines que sont la migration, le numérique et l’économie locale qui sont des thématiques transversales en matière de développement local. « Notre souhait le plus ardent est de signer une convention de partenariat avec votre institution, pour mieux accompagner les communes dans les domaines cités », a indiqué le chef de la délégation de l’Ancb, Angelo Ahouandjinou. Membre de la délégation, Bibiane Adanmazè Soglo, maire de la commune de Toffo, a insisté sur cette doléance très importante pour l’Ancb. Elle a particulièrement abordé la question du numérique et ses nombreux avantages dans la gestion de l’administration locale, l’amélioration des services publics de base et la participation des citoyens à la prise de décision ainsi qu’au contrôle de l’action publique locale. De son côté, Stanislas Hounkanlin, directeur du plaidoyer de l’Ancb, s’est attelé à rappeler l’ancrage et la notoriété institutionnels dont jouit désormais la faîtière des communes aussi bien au plan national qu’international. Ces explications et appels ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Attentive à tous les développements auxquels elle s’est montrée très sensible, la représentante résidente de la Fondation Friedrich Ebert a indiqué à ses visiteurs qu’elle échangera avec son équipe pour explorer les possibilités de collaboration avec l’Ancb sur ces questions. De quoi espérer dans les prochains jours un signe positif du côté de la fondation. Actualités 20 déc. 2021


Pag 2021 - 2026 : la priorité pour l’emploi
En ligne de mire du Programme d’action du gouvernement 2021-2026, la professionnalisation des formations et la lutte contre le chômage des jeunes. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a dévoilé quelques défis à cette fin, samedi 18 décembre dernier. L’école béninoise doit cesser de former des chômeurs. Le chef de l’Etat Patrice Talon y tient, et cela transparaît dans le Programme d’Action du gouvernement 2021-2026 adopté le 15 décembre 2021. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, les efforts en cours sont accentués sur la professionnalisation des formations. « Jusqu’en 2016, voire 2018, nous sortions à peu près 5 % de nos apprenants outillés en formation professionnelle et technique. Dans 10 ans, nous voulons être sûrs que 70 % des jeunes qui sortent des écoles, sortent avec une formation professionnelle et donc prêts à l’emploi, prêts à créer éventuellement leurs propres entreprises », a-t-il martelé au cours du panel présidentiel organisé dans le cadre des 25 ans de la Bourse régionale des valeurs mobilières. Pour un montant de 12 011 milliards de F cfa, le Pag 2 comprend les trois piliers traditionnels. Les secteurs prioritaires restent les mêmes. Mais une attention particulière est accordée à l’éducation. « En même temps, nous voulons mettre l’accent au cours de ce quinquennat sur quelque chose qui est très important, le développement du capital humain. C’est-à-dire l’éducation et la santé. Cependant, c’est l’éducation entendue dans son sens le plus économique. Ce n’est pas seulement une affaire sociale, mais d’économie. C’est-à-dire comment générer des emplois demain », a-t-il martelé. Pour le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, le système éducatif traine des insuffisances notoires qu’il urge de corriger. « Nous avons bénéficié d’une éducation assez performante depuis 1960. Le Bénin était très connu de ce point de vue. Mais il y a une insuffisance notoire, notamment ces dernières années. Ces dernières années, elle a produit essentiellement des chômeurs. Vous le savez, nous avons entre deux et trois millions de personnes sous-employés ou en chômage. Comment faire pour que ceci soit corrigé. C’est de mettre justement ces jeunes apprenants qui vont sortir de nos universités, écoles et lycées en capacité de travailler, d’où le renforcement et la définition d’une stratégie de formation professionnelle et technique. C’est la clé », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané. Le Pag 1 a permis entre autres la restructuration et l’opérationnalisation du Conseil national de l’Education (Cne), l’adoption d’une nouvelle lettre de politique éducative et l’élaboration du Plan sectoriel du secteur de l’Education (2018-2030). Actualités 20 déc. 2021


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