La Nation Bénin...
Nouvelles

Longue de 133,4 km, la deuxième étape de la quinzième édition du Tour cycliste international du Bénin, trophée Castel Beer, s’est courue de Djougou à Parakou, mercredi 9 mai dernier. A l’arrivée, c’est le Burkinabè Salfo Bikienda qui a récupéré le maillot jaune Castel Beer du 1er au temps, au niveau du classement général.
Commencée le dimanche 6 mai dernier, la quinzième édition du Tour cycliste international du Bénin, trophée Castel Beer, aborde sa quatrième étape longue de 82,7 km entre Abomey et Lokossa, ce vendredi 11 mai. Avant la troisième étape Kilibo-Dassa courue ce jeudi 10 mai, ils étaient 42 cyclistes à avoir pris le départ à Djougou, mercredi 9 mai dernier, pour Parakou dans le cadre de la deuxième étape. Comme lors de la première étape, les trois marches du podium ont une nouvelle fois été prises d’assaut par les Burkinabè.
Mécanicien moto de profession et le plus jeune coureur de cette édition, Souleymane Koné a été le premier à franchir la ligne d’arrivée sous les ovations du public. Ses compatriotes Nikiéma Abdou Aziz et Salfo Bikienda ont respectivement occupé les 2e et 3e places. Pour le moment, ce sont donc les Etalons cyclistes qui dominent le tour.
A l’issue de cette deuxième étape, c’est le Burkinabè Salfo Bikienda qui a hérité du maillot jaune Castel Beer, au niveau du classement général au temps. En tête, sur l’ensemble de la course de Tanguiéta à Djougou et de Djougou à Parakou, ce maillot destiné au leader du tour, lui est donc revenu.
Quant au vainqueur de cette 2e étape, Souleymane Koné, il a raflé à lui seul cinq maillots : ceux du premier des Africains, de la combativité, du meilleur jeune, de la plus grande remontée et du premier des invités.
Abdoul Bashiki est le premier cycliste béninois à atteindre Parakou. Evoluant au sein de l’équipe A du Bénin, le natif de Djougou a pris la 6e place, après avoir terminé 15e au classement général, lors de la première étape du tour. Le maillot du premier des cyclistes béninois, Possosport, lui a été remis.
C’est un motif de satisfaction pour le président de la Fédération béninoise de cyclisme (Febécy), Romuald Hazoumè. Il ne demande pas aux enfants de gagner nécessairement des étapes. « Mais si au prix d’un sursaut d’orgueil, ils peuvent le faire, ce serait tant mieux pour le cyclisme béninois. Je veux qu’ils me surprennent agréablement », confie-t-il.
Connaissant le niveau de ses cyclistes et voyant ce qu’ils ont fait au début, pour une étape qui est allée jusqu’à 125 km, le président de la fédération reste confiant. « Ils ne laissent pas le peloton partir. C’est tout ce que je leur demande comme objectif », insiste Romuald Hazoumè.
A sa suite, le promoteur du tour, Francis Ducreux, a rappelé que le cyclisme est le seul sport gratuit qui va vers les populations et dans leurs contrées.
La Sobébra présente avec ses produits
La Société béninoise de brasserie (Sobébra) est le principal sponsor du tour avec sa marque Castel Beer. D’où sa forte implication dans son organisation, a expliqué son coordonnateur animations, sponsoring et évènements, Evariste Tchoukpa. « La Sobébra est également sur cette quinzième édition avec XXL Energy qui récompense les sprints intermédiaires à chaque étape. Castel Beer évidemment, c’est le maillot jaune le plus convoité de la course. Il y a aussi Aqua Belle, l’eau officielle du tour, Posso-sport qui est le nouveau-né de la Sobébra, puis la Béninoise », a-t-il indiqué. Sur ce tour, la Sobébra est donc présente avec cinq marques. « A chaque arrivée d’une étape, il y a un spectacle qui est offert par Castel Beer, le sponsor officiel du tour », a-t-il également informé.
Sur la ligne de départ, ils étaient 48 cyclistes présentés par les équipes nationales de 6 pays. Outre le Bénin qui aligne deux équipes, il y a le Togo, le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Burkina Faso. Les athlètes ont à parcourir 621,7 km sur une distance totale de 1 612,7 km dont 991 km de transbordement.

Le nouveau bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) poursuit sa tournée de visite de courtoisie aux présidents des institutions de la République. Conduit par son président, Marc Robert Dadaglo, il a été reçu en audience, mercredi 9 mai dernier, par le président de la Cour suprême. Occasion pour le nouveau bureau de se présenter à Ousmane Batoko.
« Le président de la Cour suprême est au sommet de la hiérarchie judiciaire, il est normal qu'après le renouvellement du bureau dirigeant des magistrats qu’on lui présente les nouveaux membres de ce bureau », confie le président de l’Unamab. Cette audience a permis au président de la Cour suprême de faire la connaissance des membres de la nouvelle mandature de l’Unamab et de leur prodiguer quelques conseils pour la réussite de leur mission.
Ousmane Batoko s’est ensuite entretenu avec le nouvel ambassadeur de la Chine près le Bénin, Jing Tao Pen. Cette première rencontre du diplomate chinois avec le président de la Cour suprême, a permis de faire un tour d’horizon des relations bilatérales entre le Bénin et la Chine. A ce sujet, Jing Tao Pen promet de poursuivre le renforcement des capacités dans plusieurs domaines, notamment le numérique et la justice.
Th. C. N.
Actualités 11 mai 2018

Les séances de dialyse seraient passées de deux à une fois par malade et par semaine au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu-Hkm) de Cotonou. La situation inquiète l’honorable Eric Houndété qui a déposé une question d’actualité sur la situation.
Pour le député, premier vice-président de l’Assemblée nationale, cet état de choses constituerait une menace grave pour les malades dialysés. Eric Houndété se fonde sur les dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur du Parlement pour inviter le gouvernement à s’expliquer sur le dossier. Il voudrait savoir si sont fondées ces rumeurs relatives à la prise en charge des dialysés qui lui sont parvenues.
Le député voudrait savoir le temps qu’il faudra entre une période de non dialyse et le développement de l’Œdème aiguë du poumon (Oap). La question d’actualité va plus loin en invitant le gouvernement à dire celui dont la responsabilité serait engagée en cas de décès pour défaut de dialyse régulière sans oublier les mesures envisagées ou celles que pourrait envisager le gouvernement pour remédier à cette situation si les rumeurs sont avérées.
Thibaut C. NAGNONHOU
Actualités 11 mai 2018

Le procès relatif au braquage en 2006 d’un véhicule de la Sagam s’est poursuivi, mercredi 9 mai dernier à la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Le verdict est intervenu tard dans la nuit avec la perpétuité pour Iféany Ofoukou, 20 ans de travaux forcés pour Chukwu Elendu et Charles Ezedji tandis que Francis Onyeneho écope de 12 ans de travaux forcés.
Entamée mardi dernier, l’audience de comparution des accusés du braquage d’un véhicule de Sagam derrière la Présidence en 2006, s’est achevée au petit matin de ce jeudi. Les délibérations affichent: la perpétuité pour Iféany
Ofoukou ; 20 ans de travaux forcés pour Charles Ezédji et Chukwu Elendu et enfin 12 ans de travaux forcés pour Francis Onyeneho.
Dans ses réquisitions, Florentin Gbodou représentant le ministère public a expliqué que cette vingt-cinquième affaire inscrite au rôle de la cour d’assises renvoie aux souvenirs douloureux du peuple béninois troublé dans sa quiétude à cause de sa propriété. « Tout se passe comme si avoir des biens au soleil est un crime. Nous avons encore en mémoire les braquages de la recette perception de Grand-Popo, de la société Azar Jean, à Dantokpa et à Missèbo pour ne citer que ceux-là », rappelle le ministère public. Il décèle une interaction entre le milieu ambiant, les victimes et les criminels. Il a rappelé les faits de transfert de fonds du centre des impôts du port et des autres frontières (Cipaf) vers la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique qui ont débouché sur un braquage. Braquage au cours duquel 174 550 797 F Cfa ont été emportés par des individus malintentionnés. Ceux-ci en embuscade avec un véhicule 406 Peugeot ont pris en chasse celui de la Sagam, l’ont dépassé à hauteur de la Présidence de la République en le criblant de balles. Deux agents de la Sagam ont trouvé la mort, l’un de trois balles et l’autre de quatre. Dans leur repli, a poursuivi le ministère public, les délinquants ont abandonné dans leur fuite dans leur véhicule, deux chargeurs de fusil kalachnikov, deux plaques d’immatriculation, une chemise manche longue, une clé Usb, des billets de naïra. Des perquisitions effectuées au domicile de Michel Houssou Oké, en fuite, ont permis de découvrir des appareils électroménagers. Au domicile de Soulé Zakari, introuvable, 4 sachets de poudre blanchâtre, un faux permis de conduire et des numéros de téléphone de Chukwu Elendu et de Michel Houssou-Oké, ont été retrouvés.
« A la barre, développe le ministère public, les accusés ici présents se sont murés dans une dénégation systématique, voire radicale, fait-il observer. Pour des faits qu’ils ont pourtant reconnus à l’enquête préliminaire avant de se rétracter devant le juge d’instruction. Ils se sont regroupés en association de malfaiteurs pour préparer et commettre des infractions aux propriétés ou aux personnes. Il ressort des pièces du dossier et des débats, poursuit Florentin Gbodou, que les délinquants se connaissent. Qu’en est-il des circonstances dans lesquelles ils ont été arrêtés? C’est par l’intermédiaire d’Aladji Soulé que le produit (cocaïne) est mis sur le marché. Sur la base de la clé Usb retrouvée, c’est la même bande qui a braqué la boutique Azar Jean.
Les faits constitués
Ainsi, pour le vol à main armée, le ministère public relève qu’il y a eu soustraction frauduleuse d’objets appartenant à autrui avec cette circonstance que le voleur était porteur d’arme cachée ou apparente. Iféany Ofoukou a reconnu les objets retrouvés dans la voiture, explique le ministère public. Il a poursuivi qu’il ressort des propos de Michel Houssou Oké que c’est lui qui l’a recruté pour l’opération. Ils se sont donné rendez-vous et il a bien précisé qu’ils étaient trois dans le véhicule. Ce qui concorde avec ce qu’a dit le réceptionniste de l’hôtel où ils ont séjourné. Le véhicule était resté en embuscade dans les abords du port pour s’ébranler en direction de l’aéroport. Iféany Ofoukou était descendu du véhicule accompagné d’un autre. Ils ont tiré des coups et criblé de balles le véhicule de Sagam Security.
Pour le ministère public, Eric Fidémagnon, sur un chantier non loin, a fait le portrait d’Iféany Ofoukou. De même, ajoute le ministère public, dame Félicienne Akpo l’a décrit également. En conclusion, relève-t-il, il y a eu vol à main armée et 174 550 797 francs Cfa ont été emportés et il y a eu usage d’arme à feu.
Quid de l’assassinat ? C’est par définition l’homicide commis avec guet-apens et préméditation. La réponse est sans équivoque, déclare-t-il. Trois balles ont été extraites du corps de Lucien Azilinon tandis que quatre ont été enlevées de celui de Rodrigue Fifagbé Djossa. Le véhicule était en embuscade. Au regard de tout cela, souligne le ministère public, l’assassinat est constitué.
Chukwu Elendu et Charles Ezédji sont complices pour avoir fourni les moyens pour la commission des infractions.
Le ministère public a donc requis contre Francis Onyeneho, Iféany Ofoukou, Charles Ezédji et Chukwu Elendu la peine de réclusion criminelle à perpétuité. Car pour lui, en vertu du principe de non cumul d’infractions, c’est la peine la plus forte qui est de mise. « Ces accusés ont été remis aux autorités béninoises conformément à l’accord de Badagry par le Nigeria et il vous revient de vous acquitter avec dextérité de votre partition », lance-t-il aux membres de la cour.
Défense
Défendant Iféany Ofoukou, Me Robert Hounkpatin a présenté ses condoléances aux familles des victimes en se posant deux principales questions. Pour lui, les preuves et les allégations de l’accusation doivent être soumises à discussion. En droit pénal, conçoit la défense de l’accusé Ofoukou, la responsabilité doit être fondée sur l’établissement des fautes commises. Son client plaide non coupable, car dans le procès verbal d’interrogatoire, il a déclaré qu’il n’a jamais séjourné au Bénin. Le véhicule qui a servi au braquage serait le sien, selon l’accusation, alors qu’il n’en est rien, développe Me Robert Hounkpatin. La Police l’a obligé à reconnaitre les faits, déplore la défense qui plaide l’acquittement pur et simple pour son client. La défense dit prendre les déclarations de son client comme des incertitudes et des doutes dans lesquels il note des insuffisances notoires de l’accusation qui ne s’est pas occupée d’aller vérifier auprès des transports terrestres du Nigeria si le véhicule qui aurait servi au braquage appartenait effectivement à son client. Aussi, l’immatriculation
Z 6896 RB devait-elle être vérifiée, estime-t-il. Est-ce les balles des malfrats ou celles de la garde républicaine qui ont atteint dame Monique Sèwadé sur le parc de Germaco?, s’interroge Me Robert Hounkpatin. Il soutient plaider non coupable parce que l’accusation n’a pu démontrer que les faits lui sont imputables en vertu des insuffisances qui ont émaillé la procédure. Chaque fois qu’il subsiste le moindre doute dans le dossier, il faut acquitter, car il vaut cent fois mieux laisser un coupable que de châtier un innocent. Il rappelle ensuite aux jurés la formule du serment qu’ils ont prêté afin de ne pas commettre une erreur judiciaire.
Enquête préliminaire «folklorique»
Me Roméo Godonou a défendu Charles Ezédji. Pour un dossier de cette qualité, la prestation du ministère public est bonne. Cependant, allègue-t-il, la cour est train de forcer la culpabilité des accusés. « Vous avez un dossier mal monté, mal ficelé depuis l’enquête préliminaire jusqu’à l’arrêt de renvoi », affirme Me Roméo Godonou. Il déclare tenir le dernier bout des réquisitions du ministère public selon qui les accusés ont été remis au Bénin afin qu’il joue sa partition des accords conclus à Badagry. Il s’est appesanti sur les faits, l’enquête préliminaire folklorique, selon lui, puis les éléments constitutifs des infractions proprement dites.
C’est avec beaucoup de peine que la défense déclare n’avoir pas vu Clara Hounton à la barre; car c’est elle qui devrait assurer initialement le transfert mais qui n’est pas venue au service ce jour 6 décembre 2006. Ce qui a obligé Kanhonou du Cipaf à assurer l’opération. Pour lui, il y a doute sur les personnes qui ont été informées préalablement de l’opération et qui devraient comparaître selon lui, parce que susceptibles d’avoir vendu la mèche. Il s’interroge sur le choix délibéré de l’itinéraire du transfert qui n’est pas pertinent, justifie-t-il.
Il développe également qu’il est curieux que Michel Houssou Oké qui était dans le véhicule de braquage n’ait pas comparu, que d’autres Béninois qui ont participé à l’opération aient été également élagués. Il n’y a pas de remise pour la dette karmique. Les avocats accomplissent leur office et il revient à la cour de jouer sa partition. Pour lui, il n’y a pas de préméditation.
Me Nicolin Assogba prend à son compte ce que ses prédécesseurs ont dit et ajoute qu'on n'est plus à l’ère de l’inquisition ; car il manque l’enquête de moralité et le rapport d’expertise médico-psychologique. Il rappelle les nombreuses faiblesses du dossier et souligne que sur vingt personnes qui devraient témoigner, il n’y a eu que deux ou trois. Il déplore également que les parties civiles et les agents de la Sagam n’aient pas été vite prévenus. Il dénonce les tares de notre justice qui est si légère et qui se contente des aveux si légers. « Nous sommes au XXIe siècle et on rend justice sur la base d’aveux », déplore-t-il encore. Pourquoi choisir les aveux qui nous intéressent et rejeter les autres ? s’interroge-t-il.
Me Evéline da Sylva Ahouanto commis aux intérêts de Francis Onyeneho pense que la complicité d’assassinat et de vol à main armée n’est pas établie. Pour retenir la complicité, rappelle-t-elle, il faut trois éléments que sont le fait punissable, les éléments matériel et intentionnel. La pièce D16 portant rapport d’enquête du commissaire donne des relevés téléphoniques qui ne sont pas les mêmes. Le numéro de téléphone 93072213 est devenu tantôt 93072203 par une alchimie qu’elle ne comprend pas. Rien dans le dossier ne permet de relever à quelle fréquence son client aurait communiqué avec Charles Ezédji. Elle a regretté que le chef de la sécurité aperçu n’ait pas pu éclairer davantage la cour.
Tout le monde sait que les
Nigérians vont fêter Christmas pour revenir dans la première semaine de janvier, explique-t-elle pour justifier que le numéro de son client n’ait pas été joignable entretemps. On ne saurait, sur la base d’élément matériel basé sur des appels, entrer en condamnation. Rien n’établit l’existence de l’élément matériel et il n’y pas d'élément intentionnel, relève-t-elle. Et à l’enquête préliminaire, rien n’a été reproché à son client. Elle sollicite au principal de l'acquitter purement et simplement et au subsidiaire au bénéfice du doute.
Complicité d’assassinat
La réplique du ministère public ne s’est pas fait attendre. Puis, la défense contre-réplique. Après plusieurs heures de délibérations et au petit matin du jeudi, la sentence tombe et reconnait Francis Onyeneho pour complicité d’assassinat et le condamne à 12 ans de travaux forcés. Quant à Charles Ezédji et Chukwu Elendu, ils sont reconnus coupables de complicité d’assassinat et de vol à main armée et condamnés à 20 ans de travaux forcés. Quant à Iféany Ofoukou alias chief, il est reconnu coupable de vol à main armée et d’association de malfaiteurs et d’assassinat et écope de la perpétuité.
Pour les intérêts civils réclamés par l’Etat et la Sagam représentés par Me Hugo Koukpolou substituant Me Charles Badou, la Sagam qui a réclamé 100 millions F Cfa, obtient 30 millions pour toutes causes de préjudices confondus.
L’Agent judicaire du trésor
obtient 10 millions sur 50 millions F Cfa réclamés, étant entendu que l’assurance a déjà, selon un contrat qui le lie à la Sagam remboursé ce qui est convenu.
En ce qui concerne Pierre-Claver Kanhonou, n’ayant pas fini de se soigner, la cour a renvoyé l’examen de ses droits à une session ultérieure.
Me Julien Togbadja défendant les intérêts de Lucien Azilinon et Me Hervé Gbaguidi pour la
hoirie Djossa se sont déconstitués partie civile à la surprise générale de l’assistance?
Composition de la cour
Président : Aboudou Ramanou Ali
Assesseurs : Georges G.
Toumatou
Ismaël Sanoussi
Jurés : Hyacinthe F. Ezin Wota, Pierre Magloire Nagnonhou, Sosthène Jean Noël d’Almeida, Sidonie Yétondji Dégila Gbédji.
Ministère public : Florentin Gbodou
Greffier : Christophe Tchéou
Former des cadres de haut niveau rompus à la gestion macroéconomique[/caption]Le Bénin a accueilli du 7 au 9 mai dernier une mission de haut niveau du programme de formation en Gestion de la politique économique (Gpe-Abidjan) de l’Université Félix Houphouët Boigny (Ufhb) de Cocody Abidjan. Conduite par Mama Ouattara, professeur titulaire en Economie et par ailleurs directeur dudit programme, la mission a échangé avec de hautes autorités de l’Administration béninoise.
Le Programme de formation en Gestion de la politique économique (Gpe-Abidjan) est un centre d’excellence régional de formation dont l’objectif est de former des cadres de haut niveau rompus à la gestion macroéconomique et outillés pour la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions publiques.
Sa mise en place a été motivée par les bailleurs de fonds que sont la Fondation pour le renforcement de capacité en Afrique (Acbf) et de l’Institut de la Banque mondiale afin de remédier à l’insuffisance de nombre de cadres susceptibles de concevoir et de mettre en œuvre des politiques économiques idoines pouvant conduire au bien-être des populations.
Cette formation Gpe vise spécifiquement à doter les administrations africaines de cadres capables : d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes novateurs de développement économique et humain, basés sur une analyse économique rigoureuse et adaptés tant aux aspirations locales, régionales, qu’aux contraintes internationales ; de comprendre et d’évaluer les modèles et méthodes utilisés par les organisations internationales, les gouvernements et les consultants étrangers dans l’assistance au développement et dans les relations économiques internationales ;de jouer un rôle d’éducation, particulièrement en clarifiant auprès des décideurs locaux et du grand public la raison d’être et l’utilité des réformes économiques.
La délégation a échangé avec de hautes autorités de l’Administration béninoise à savoir le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, les directeurs de cabinets du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que d’autres personnalités de l’administration (secrétaire générale du Mef et des directeurs généraux).
Satisfaction
Selon le chef de mission, le prof Mama Ouattara, ce fut une mission fructueuse. Il affirme que le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, a declaré que la délégation est entrain de prêcher un converti, puisque les différents points évoqués par la mission à savoir doter la jeune administration béninoise de cadres compétents à travers la définition d’un cadre de collaboration entre le gouvernement béninois et l’Université Fhb d’Abidjan sont des types de projets sur lesquels l’Etat béninois fait un point d’honneur. Les autres autorités administratives rencontrées étaient du même avis.
« Je retourne satisfait et je crois revenir dans un bref delai avec ma hiérachie à savoir le président de l’Université fHB, madame le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour rendre opérationnelle cette coopération Sud-Sud », déclare le professeur Mama Ouattara.
Selon lui, les partenaires techniques et financiers rencontrés, (Pnud, Banque mondiale, Boad et Bceao) ont affiché leur volonté d’appuyer le renforcement de capacités des cadres béninois à la limite de leur budget prévu pour le renforcement des capacités.
La mise œuvre des conclusions issues des échanges de cette mission permettra à l’Etat béninois, d’atteindre rapidement une masse critique de cadres de haut niveau ; de renouveler la structure par âge des cadres en charge de la gestion des politiques publiques de manière à assurer la perenité de l’efficacité de l’administration. Ces conclusions permettront enfin de faciliter le dialogue entre le gouvernement béninois et les partenaires techniques et financiers dans les négociations visant à appuyer le gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs de politique économique.
Donc une mission très importante pour le Bénin qui pourra en tirer des avantages certains pour une administration béninoise de qualité et performante?
42 Béninois déjà bénéficiaires du programme
A ce jour, sur les 617 experts formés par le programme, on note seulement 42 Béninois qui appuient quotidiennement le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de sa politique économique.
On peut citer à titre illustratratif : Mme Louise Sènou de la première promotion, ex-directrice de la Concurrence et de la Lutte contre la Fraude à la direction générale du Commerce intérieur ; M. Jonas Gbian de la deuxième promotion, ex-ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines puis de l’Economie et des Finances du Bénin ; M. Philippe Koffi Gantin, de la cinquième promotion, directeur géneral adjoint des politiques de développement ; M. Romain Koffi Dognon, de la sixième promotion, à la Présidence de la Commission de l’Uemoa, expert en management stratégique ; Fructueux Auguste Sémassa Déguénonvo, de la neuvième promotion, macroéconomiste à la Bceao ; M. Gérard Sokégbé, dixième promotion, directeur de l’Exécution du Budget ; M. Kodjo Gilles Alain da Costa, dixième promotion, directeur régional Inclusion Africa/Inclusion Social Rating.
Quotidien - l'équipe des Écureuils juniors[/caption]Les Ecureuils juniors du Bénin ont rendez-vous avec leurs homologues des Scorpions de la Gambie, dimanche 13 mai prochain au Bakau Independance stadium de Banjul. C’est dans le cadre du match aller du deuxième tour des éliminatoires de la Can U-20, Niger 2019. De l’issue de cette expédition, dépendra leur avenir pour la suite de la compétition.
Qualifié pour le deuxième tour des éliminatoires de la Can U-20, Niger 2019, suite à la défection du Libéria, le Bénin effectue sa première sortie dans la compétition. Ce sera face à la Gambie, dimanche 13 mai prochain à Banjul. Un match à priori très compliqué, au regard des conditions difficiles dans lesquelles la sélection des Ecureuils juniors a été constituée et s’est préparée.
Ainsi, en 12 matches de préparation livrés, ils n’ont enregistré que 2 victoires et 5 nuls, puis concédé 5 défaites. Ils ont inscrit 12 buts et encaissés 14, avec une attaque moins incisive et une défense moins rassurante. Pour avoir la liste définitive, que de modifications Valère Houandinou et ses adjoints Bruno Adoula et Rachad Chitou n’ont-ils pas eu à opérer en cours de route ?
A présent, le groupe se sent-il de taille pour aller défier les jeunes Scorpions de la Gambie qui ont tout récemment remporté la coupe de l’Ufoa U-20 organisée au Liberia ? En tout cas, périlleuse s’annonce l’expédition de Charbel Gomez, Rodrigue Kossi, Bio Odo Chabi, Ibrahim Ogoulola et leurs coéquipiers en terre gambienne. Ils n’auront que leur courage et leur engagement, pour ne pas compromettre leur qualification pour la suite de la compétition au match retour, dans quelques jours à Cotonou.
Les arbitres du match sont de nationalité bissau-guinéenne. Reinaldo Domingos Barbosa sera assisté de Danamao Ompajafo Martins, Camilcar Manuel Biague et Bonifacio Julio de Silva respectivement comme premier, deuxième assistants et quatrième arbitre. Le commissaire au match sera le Ghanéen Frederick Eric Crentsil.
Rentrée de Brazzaville, mercredi 9 mai dernier, la délégation béninoise a quitté Cotonou depuis ce jeudi 10 mai et a pris le vol à Lomé en milieu de journée, pour se rendre dans la capitale gambienne.

Président de la Fédération béninoise de cyclisme et directeur général du Tour cycliste international du Bénin, Romuald Hazoumé évoque à travers cet entretien l’organisation de la quinzième édition de cet évènement à laquelle prennent part des coureurs de sept pays du continent, et les chances de voir le Bénin tenir un jour tête aux grands ténors de cette épreuve de la petite reine.
La Nation : Qu’est-ce qui a motivé le comité d’organisation du quinzième tour cycliste international du Bénin à lancer officiellement l’évènement dans la ville de Natitingou ?
Romuald Hazoumé : Les Béninois où qu’ils se trouvent ont le droit de pouvoir profiter du sport béninois. Depuis que je suis venu à la tête de la Fédération, j’ai fait un pari à partir d’un simple constat : le sport cycliste béninois est confisqué dans le sud or il y a des athlètes bien sûr dans le sud mais il n’y a pas que des athlètes dans le sud. Il y a des athlètes partout dans le pays et j’ai fait le pari d’aller les chercher partout où ils sont. C’est pourquoi nous avons organisé cette course statutaire à Banikoara où il y a eu 1200 coureurs qui étaient inscrits et heureusement qu’on ne les a pas tous transportés sinon ç’aurait été une catastrophe pour cette course-là. On n’a pas la logistique nécessaire qu’il faut pour les gérer. Bien sûr qu’on s’est préparé mais quand on a vu ce que 200 personnes ont fait, on s’est demandé par où on pourrait passer s’il y avait 1200 coureurs parce qu’il n’y avait pas la police pour assurer la sécurité ni un staff technique nécessaire pour gérer un tel effectif. Il faut comprendre que les gens de Banikoara étaient très heureux de nous accueillir. Là, ils se sont rendus compte que non seulement c’est un sport gratuit mais qui draine également du monde et le maire de la commune l’a si bien compris en assistant de bout en bout à la course. Habituellement à quoi assistons-nous dans ces genres d’initiatives ? C’est que très souvent les autorités ne viennent que pour le lancement ou pour la clôture. Il a compris qu’il y avait un enjeu et que c’est un cadeau qu’on faisait à sa commune. Et comprenez aussi que ce n’est pas à lui que nous faisons ce cadeau mais à la population. Et comme aujourd’hui nous faisons le même cadeau à la population de Natitingou. Que les autorités s’en saisissent comme l’ont fait le préfet et le représentant du maire en marquant l’évènement par leur présence. Je trouve ça formidable. Nous ne sommes pas venus pour nous arrêter à Natitingou. Nous partons pour Tanguiéta et comme la voie n’est pas bonne nous lancerons la course à Toucountouna. Nous avons le devoir de changer l’itinéraire du tour à toutes ses éditions.
Quel intérêt y-a-t-il à pérenniser la tenue du tour comme vous le défendez aujourd’hui?
L’intérêt, c’est de développer le sport, de respecter le cyclisme béninois parce que pendant quinze ans, nous n’avons pas tout été respectés. Nous n’étions plus invités. Nous n’intéressions plus aucun pays. Moi, une fois arrivé, j’ai voulu changer les choses et il faut le faire. Vous voyez déjà, le cortège a été sécurisé depuis Cotonou jusqu’à Natitingou. Tous les directeurs départementaux de la police ont été instruits par le directeur général de la Police républicaine pour sécuriser le cortège. C’est dire qu’il y a un intérêt pour le gouvernement de pouvoir accompagner ce que nous faisons parce qu’il y va de la réputation de notre pays. Et cette réputation, pour rien au monde, je n’accepterais qu’on la touche.
Y-a-t-il espoir de voir les Béninois triompher au terme de cette compétition ?
Non…Non. Il faut comprendre que le vélo c’est un travail de longue haleine. Pendant quinze ans, nous n’avons pas existé. Pendant quinze ans, on a eu des gens qui sont montés à vélo, qui n’ont jamais fait du vélo et qu’on a envoyés à l’extérieur pour faire du vélo. Aujourd’hui nous changeons l’image. Donc il nous faudra deux à trois ans pour pouvoir placer quelqu’un. Mais sachez une chose, grâce au partenaire officiel, nous avons les moyens de participer à tous les tours de la sous-région. C’est en participant à des compétitions internationales qu’on arrive à être compétitifs. Et fort de cela, dans deux ans nous allons dépasser la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso. Nous allons les battre. Ne comptez pas avoir un Béninois qui gagne cette année mais comptez avoir de Béninois qui vont se battre parce que la sélection a été des plus rudes?
Photo de Famille[/caption]
Dans le cadre d’une mission de visite et d’échange d’expériences d’une délégation du Burkina Faso au Bénin, il a été organisé, mercredi 9 mai dernier à Cotonou, un atelier sur l’organisation et le fonctionnement du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Can) du Bénin. Cet atelier qui fait suite à une descente sur le terrain de la délégation, permet aux hôtes de s’inspirer de l’exemple béninois en matière de gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Le député burkinabé Bouréima Dissan Gnounou est satisfait de la gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin à travers le Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Can). En marge de l’atelier de visite d’étude et d’échange d’expériences de la délégation burkinabé sur l’organisation et le fonctionnement du Can, il a déclaré que si le voyage de Cotonou n’avait pas eu lieu, il aurait fallu l’organiser de façon imminente. « Il était plus nécessaire que nous venions au Bénin pour apprendre le système de gouvernance en matière de multisectorialité », souligne-t-il. Du niveau central au niveau décentralisé, le député burkinabé estime que la multisectorialité est bien organisée au Bénin. « Nous devrions venir voir et importer cette expérience du Bénin pour aller améliorer celle du Burkina Faso », ajoute-t-il.
En effet, l’atelier de visite d’étude et d’échange d’expériences auquel a participé Bouréima Dissan Gnounou, mercredi dernier, a regroupé la délégation burkinabé composée de dix-huit personnes venues de plusieurs structures intervenant dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des acteurs impliqués dans le Can au Bénin. Il a permis aux parties prenantes du Can de partager avec la délégation du Burkina Faso leurs rôles et responsabilités, les acquis et les défis et perspectives par leur secteur respectif au sein du Can, ainsi que les institutions internationales intervenant dans les communes. Pour la visibilité des actions du Can dans les ministères sectoriels, chaque structure a élaboré le contenu relatif aux acquis réalisés, les défis et les perspectives.
Avant la présentation des différentes communications qui ont permis aux membres de la délégation du Burkina Faso de comprendre l’organisation et le fonctionnement du Can, le secrétaire permanent, Roch L. Mongbo, a dit que les regards de leurs hôtes permettront d’améliorer leurs prestations quotidiennes. Il espère que cet exercice d’apprentissage ouvrira d’autres portes au Can pour améliorer sa gouvernance dans la gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin.
Les raisons du voyage au Bénin
Le représentant de l’Organisation néerlandaise de développement (Snv) du Burkina Faso, Didier Coulydiaty, pour sa part, est revenu sur les raisons de ce voyage de la délégation burkinabé au Bénin. Il explique qu’au Burkina Faso, il existe comme une concurrence entre le ministère de l’Agriculture traitant de la sécurité alimentaire et celui de la Santé traitant de la sécurité nutritionnelle.
« Les deux ministères collaborent à travers des représentants dans l’un et l’autre des organes et aussi le cadre harmonisé », souligne-t-il. Cependant, il manque, à son avis, une réelle coordination des actions, qui ne permet pas de lutter efficacement et durablement contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est pourquoi, le groupe des Organisations de la Société civile agricoles par la voix d’un programme appelé « Voix pour le Changement », a souhaité la fusion du Conseil national pour la sécurité alimentaire (Cnsa) et du Conseil national pour la coordination en nutrition (Cncn). Car, les mécanismes de coordination entre ces deux structures qui proviennent de deux ministères différents en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle intégrée ont montré leurs limites.
La nouvelle structure que les Osc appellent de tous leurs vœux, selon Didier Coulydiaty, devra être supra-ministérielle à l’image du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) placé sous la coupole du Premier ministre ou de la Présidence du Faso. Ce qui va sans doute, pense-t-il, donner une meilleure coordination et intégration de la nutrition et de la sécurité alimentaire à l’image de ce qui se fait déjà dans d’autres pays comme le Bénin.
Le représentant du ministère en charge des Affaires sociales, Bruno Gbêhinto, qui a procédé à l’ouverture de l’atelier, a rappelé le processus ayant conduit le Bénin à la mise en place du Can avant d’espérer que le Burkina Faso pourra tirer profit de ce voyage d’étude afin d’engager des réformes rigoureuses dans le secteur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Cinq agents de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) figurent parmi les trente-quatre agents qui viennent d’être reçus dans l’Ordre national de mérite du Bénin. La cérémonie de distinction s’est déroulée, mercredi 9 mai dernier à la Grande chancellerie du Bénin, en présence des parents et amis des récipiendaires.
L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) était, mercredi dernier, à l’honneur avec cinq de ses agents distingués dans l’Ordre national de mérite du Bénin. François D. Sossou est reçu au grade de chevalier de l’Ordre du mérite du Bénin, de même que Alain Agbo et Christophe Viwanou Eyeton. Gilles Achahouin et Vincent Jacques Amètowoyona sont faits chevaliers de l’ordre du mérite social. A noter que François, Gilles, Alain sont admis à la retraite tandis que Christophe et Vincent sont encore en fonction. Ces agents de l’office ont été distingués pour s’être sacrifiés à la cause de la nation. Des valeureux citoyens, dira la grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, qui ont aidé l’Etat en consentant des sacrifices pour son rayonnement.
François D. Sossou est titulaire d’un diplôme en Arts graphiques dans le domaine de la reliure, typographie offset. Recruté conducteur de presse offset à l’Onip, il a été chef section abonnement au service commercial de 2008 à 2012 avant d’être désigné pilote adjoint d’indice de qualité interne pour la démarche qualité de l’Onip. « C’est beaucoup, c’est énorme », a apprécié la grande chancelière. Gilles Achahouin est titulaire d’un certificat de fin d’apprentissage des Arts graphiques. Il est admis à la retraite au titre de chef section Offset presse et typo. Vincent Jacques Amètowoyonan, quant à lui, a été recruté à l’Onip au service de distribution du journal et s’est tellement appliqué dans cette tâche qu’il a reçu plusieurs lettres de félicitations tant des ministres que des directeurs généraux. Il a été chef section messagerie de l’Onip.
Christophe Eyeton est titulaire d’un parchemin en conduite de presse typo avec un parcours exceptionnel à l’Onip. Longtemps chef section Typo-presse, son sens de responsabilité n’a pas été mis à défaut sur les tickets et timbres à valeur fiscale qui sortaient de cette imprimerie. Tellement il en sauvegardait le caractère confidentiel que tous les directeurs successifs de l’office lui ont fait confiance, témoigne Koubourath Osséni, la grande chancelière qui l’exhorte à tenir bon dans cette dynamique.
Alain Guy Agbo, pour sa part, a travaillé en qualité de graphiste à l’Onip avant d’être nommé chef section Prépresse.
Tous ces agents se sont distingués par la qualité de leur travail.
Ils étaient au total de trente-quatre agents de l’Etat admis dans divers ordres. Outre les agents de l'Onip, on note parmi les récipiendaires, des magistrats, des médecins, des administrateurs civils et d’action culturelle, des enseignants, des infirmiers et des personnels d’appuis de tout genre… Après leur présentation comme c’est de coutume à la grande chancelière afin de permettre à l’assistance de les connaître et de cerner les éventuelles raisons qui sous-tendent leur citation dans l’Ordre, chacun a reçu sa médaille, suivie des accolades comme le prescrivent les textes.
La porte-parole des récipiendaires, Nicole Avocèvou Agbota, a indiqué que l’événement est si important qu’ils remercient les initiateurs notamment le chef de l’Etat Patrice Talon, grand maître de l’Ordre national, les ministres respectifs et la grande chancelière et son équipe. « Nous accueillons cette distinction avec une grande fierté mais aussi avec un esprit de détachement car cette décoration si valorisante qu’elle soit n’est pas un aboutissement mais le point de départ d’une nouvelle vie de combat, de sacrifice et de dévouement », a-t-elle confié. Mieux, elle a souligné que la décoration devra les engager à se mettre résolument au service du pays?

Les experts en santé et sécurité au travail prennent part du 9 au 11 mai à Cotonou, à la validation du profil national de sécurité et de santé au travail au Bénin. Le document servira de guide pour toute planification en la matière.
Le Bénin est dans une démarche de protection de ses travailleurs. La validation du profil national de sécurité et de santé au travail dont le processus est en cours depuis ce mercredi 9 mai à Cotonou et qui s’achève ce jour, permettra aux experts en santé et sécurité au travail de réfléchir sur le contenu du draft final dudit profil aux fins de son adoption. Il est destiné à mieux prévenir les risques inhérents à toutes activités professionnelles.
« S’il est une constance que les travailleurs souhaitent l’avènement de milieux de travail sûrs, salubres, motivants et sécuritaires, il est aussi une constance que les entreprises ont conscience qu’elles gagnent en productivité en y travaillant », souligne le représentant du Conseil national du patronat du Bénin, Philippe Johnson.
Le processus de validation démarré, il y a un an a connu différentes étapes avant d’arriver à terme. La présente session offre l’occasion aux acteurs d’opérer les derniers réglages en vue d’un outil moderne au service du monde du travail. Il s’agit d’un document de référence visant à orienter les pouvoirs publics, les organisations de travailleurs en matière de santé et de sécurité au travail au Bénin, explique-t-il.
Son évaluation répond à la Convention n°187 de l’Organisation internationale du travail (Oit), sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail qui table sur toute approche stratégique en matière de santé et de sécurité au travail, relève-t-il.
Cet instrument apportera beaucoup à l’amélioration continue de la santé et de la sécurité au travail et à la bonne protection des travailleurs de tous les secteurs d’activités. Une fois validé, le document permettra de révolutionner le monde du travail, « notamment la santé et la sécurité des travailleurs, en vue d’une meilleure productivité du travail, une croissance économique accélérée et un niveau de vie meilleur », se réjouit le représentant des travailleurs, Vincent de François Bonou.
Document diagnostic
Justifiant la pertinence du document, le directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique, Dieudonné Cossi Assogba, souligne que l’élaboration de toute politique nationale de sécurité et de santé au travail ainsi que l’établissement de tout programme de prévention des risques professionnels nécessitent une connaissance approfondie du système déjà en place et des besoins au niveau national. Le profil national de sécurité et de santé au travail est un document diagnostic qui dresse le bilan de la situation existante en matière de sécurité et de santé au travail, ainsi que les progrès accomplis en vue de réaliser un milieu de travail sûr et salubre, développe-t-il. Selon lui, ledit document « permet une revue systématique et une évaluation de l’ensemble des instruments juridiques et des ressources de sécurité et de santé au travail disponibles, notamment les données nationales sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, les industries et les professions à risques ». L’outil procède à la description du système national de sécurité et de santé au travail, et précise le cadre juridique, les normes techniques, les mécanismes de coordination et de collaboration, l’organisation du système de sécurité et de santé au travail, poursuit-il. L’examen de ces données aide à déterminer les forces et faiblesses qui peuvent être abordées dans le cadre des programmes nationaux adéquats en matière de sécurité et de santé au travail?
Actualités 11 mai 2018