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Nouvelles

Recensement administratif à vocation d’identification de la population: Prévoir une rallonge pour les retardataires
[caption id="attachment_29094" align="alignnone" width="1024"]Quotidien- Donner une nouvelle chance aux citoyens laissés en rade[/caption]

 

Démarré le 1er novembre 2017, le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin le 30 avril dernier sur une bonne note, quoique certains citoyens soient laissés en rade. Une prolongation de quelques jours aiderait à repêcher les retardataires.

Le délai fixé dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), est arrivé à échéance, lundi 30 avril dernier. Le point au niveau des différents départements témoigne de la forte mobilisation des populations dans le cadre de cette opération.

Au-delà des polémiques qu’il a suscitées au sein de l’opinion publique, le Ravip a connu une réussite au vu des chiffres avancés par le comité technique de pilotage.
Selon cette source interrogée par nos confrères de la Radio nationale, ce lundi 7 mai, les prévisions ont été largement dépassées. Au total, 10,5 millions de personnes se sont fait enregistrer sur toute l’étendue du territoire national.
Le point présenté par la même source au niveau des différentes communes placent les départements de l’Alibori et de l’Atacora quasiment en tête, soit 93,46 %. Le littoral s’en sort avec 90 % de citoyens enrôlés.
Le constat au niveau des différentes villes est tout aussi reluisant. A Tchaourou, l’enregistrement a été fait à hauteur de 80,62 %, 95,02 % à N’Dali et 103 % à Parakou. A Abomey-Calavi, les prévisions dans le cadre du Ravip étaient de l’ordre de 650 000. Au terme de l’opération, 684 000 personnes ont été enregistrées. A Porto-Novo, une participation de 116 % a été enregistrée.
Toutefois, en dépit de la forte mobilisation enregistrée dans le cadre de l’opération, tous les citoyens n’ont pas pu se faire enrôler. Beaucoup sont restés en rade dans le cadre du recensement.
Si pour certains, les retardataires devraient s’en prendre à eux-mêmes, il est important de préciser que depuis le démarrage de l’opération, le 1er novembre 2017 jusqu’à la clôture, le 30 avril dernier, les citoyens ne se sont pas fait prier. Ils ont compris l’enjeu et n’hésitaient pas à sacrifier toute une matinée, voire toute une journée parfois même au soleil en vue de répondre à cette obligation citoyenne.
Dans les villes, la mobilisation n’a jamais faibli. Mais c’est sans compter également avec les fausses notes de l’opération qui n’ont pas facilité la tâche à tous les citoyens. Certains ont fait le parcours du combattant sans obtenir gain de cause en raison de l’affluence quasi permanente sur les lieux d’enrôlement ou encore de la faible visibilité des sites d’enrôlement au début de l’opération. C’est le cas de dame Alexandrine croisée au portail du Ceg Le Nokoué et qui n’a pas pu se faire enrôler jusqu’à la date de la clôture de l’opération, en dépit de ses nombreux déplacements sur les lieux. Comme elle, d’autres citoyens dans le même cas plaident pour une rallonge de la part du gouvernement afin de se mettre au pas.
Selon le coordonnateur du Ravip-Donga, Issifou Mamadou, intervenu sur la Radio nationale, ce lundi, les cas des retardataires sont en train d’être examinés. Ils pourront se rendre dans tous les chefs-lieux pour se rattraper.
Relativement à ce sujet, le coordonnateur national du Ravip, Jean Aholou, semble être ferme. Joint au téléphone, ce lundi, il explique qu’il n’y a pas de rattrapage pour les retardataires, du moins pour le moment?
Carte multifonction

Consacrée par la loi n°2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin ainsi que par le décret n° 2017-377 du 02 août 2017, la carte Ravip est une carte unique multifonction. Il permet de doter chaque Béninoise et chaque Béninois d’un numéro personnel d’identification sur la base duquel il pourra obtenir une carte d’identité nationale électronique aux multiples fonctions. Ce numéro personnel d’identification figurera sur les actes officielles qui l’identifient au sein de la société. Le numéro personnel d’identification est individuel, personnel, et permanent.
Le Ravip permettra également de doter le Bénin d’un Registre national de la population ; permettra aux Béninois inscrits sur le registre des Béninois de l’étranger, de demander à l’Etat béninois de leur assurer la jouissance de leurs droits de Béninois vivant à l’étranger.
La carte Ravip, présentée comme une carte à tout faire ou encore une carte qui simplifie la vie, est aussi une réponse définitive aux problèmes d’actes de naissance, car elle favorise la mise en place d’un état-civil moderne et fiable.
Pour donner une chance à tous les Béninois de s’offrir cet outil jugé très important pour le développement par le gouvernement, une prolongation de quelques jours serait bénéfique à tous.

Société 09 mai 2018


Sit-in à la Faculté des sciences de la santé: Les étudiants en odontostomatologie réclament une meilleure formation
[caption id="attachment_29093" align="alignnone" width="1024"]Quotidien- Pour une relève de qualité, il faut une formation de qualité[/caption]

Les étudiants de l’Unité de formation et de recherche en odontostomatologie, du moins ce qu'il en reste après la fermeture des inscriptions, sont mécontents. Ils l’ont fait savoir, ce mardi 8 mai à la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Abomey-Calavi.

À la faveur d’un sit-in suivi d’un appel lancé au président de la République, les trois promotions des étudiants de l’Unité de formation et de recherche en odontostomatologie autorisées à poursuivre leur formation à la Faculté des sciences de la santé (Fss) de l’Université d’Abomey-Calavi crient au secours. Ils exigent leur droit à une formation de qualité. Sur les pancartes de fortune brandies à l’occasion, il est facile de lire, entre autres : « Pour une relève de qualité, il faut une formation de qualité », « Formation bâclée égale patient en danger. Nous disons non ! », « Stop à l’à peu près dans le domaine de la santé» et « Plus jamais de création de filière sans feuille de route dans notre pays ». 

Fortement soutenus par les étudiants des autres filières de la Fss, les trente-six étudiants encore en formation dans cette unité portent à la connaissance du premier des Béninois leur situation, appellent au secours et prennent à témoin l’opinion publique.
Oscar Adja, président de l’Association des étudiants en odontostomatologie, explique que ces manifestations ont conduit la Fss à référer la situation au gouvernement à travers le ministère de tutelle. Lui et ses camarades s’étonnent alors que depuis mars 2018, ils soient indéfiniment dans une attente qui ne les rassure guère.
Oscar Adja et compagnie affirment être mal formés du fait de quatre facteurs prépondérants, alors qu’ils sont soumis aux mêmes obligations financières que les autres étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi depuis sept ans. Il cite : « l’inexistence sur le territoire béninois d’enseignants de rang magistral dans le domaine ; le sous-équipement criard du seul laboratoire, qui de surcroît n’est pas fonctionnel, et l’inexistence de plusieurs autres laboratoires devant servir de cadre pour les travaux pratiques; l’inexistence de la clinique universitaire en odontostomatologie pour servir de cadre aux stages hospitaliers et ; la quasi-
inexistence de coordination des activités académiques entraînant une lenteur terrible et une navigation à vue dans la formation, comme entorses à une formation de qualité ».
Poursuivant son plaidoyer, M. Adja affirme que cette situation dure depuis la création de cette filière, au cours de l’année académique 2011-2012. Ce qui, affirme-t-il, n’a pas permis aux étudiants inscrits de faire ni les travaux pratiques, ni les stages hospitaliers exigés de la deuxième année en sixième année de formation. Il souffle que ce sont les protestations qui ont abouti à la suspension des inscriptions nouvelles dans cette unité de formation et de recherche, au reversement année pour année des étudiants de les deuxième et troisièmes année d’odontostomatologie en médecine générale.
Mais, ce qu’ils attendent est qu’ils soient transférés vers une autre université bien équipée pour rattraper les cours et travaux pratiques en attendant la mise en place des infrastructures et équipements de l’Unité de formation de Cotonou.
Sauver la filière au Bénin

L’odontostomatologie est en effet une spécialité médico-chirurgicale qui traite des affections de la dent et de la bouche. C’est une science moderne qui réunit en son sein plusieurs branches. Au regard de son utilité et de l’opportunité qu’elle présente, certains pays africains ont ouvert cette filière avant le Bénin et ont su mettre en place de façon progressive les dispositions nécessaires contenues dans le programme de formation harmonisée de l’Ooas. À titre illustratif, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, à leurs débuts, formaient sur place les étudiants jusqu’en 3e année d’odontostomatologie. Mais la suite de la formation se faisait dans les universités occidentales partenaires jusqu’à ce que ces pays aient le minimum de ressources humaines qualifiées et d’infrastructures techniques pour l’ouverture de tout le cursus sur le territoire national.
Il va sans dire donc qu’il existe désormais une expertise dans ces pays de la sous-région. D’ailleurs, la plupart des professeurs qui dispensent les cours aux apprenants de la filière Odontostomatologie au Bénin, arrivent de la Côte d’Ivoire. « Nous ne demandons pas être envoyés dans les pays occidentaux comme l’ont fait le Sénégal et la Côte d’Ivoire à leurs débuts. Tout ce que nous espérons, c’est d’aller continuer les études à l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan d’où sont venus la plupart des enseignants de spécialité qui nous ont dispensé certains cours théoriques », a exprimé le président de l’association des étudiants en Odontostomatologie du Bénin Oscar Adja. À propos, il fait savoir qu’un projet assorti du budget estimatif de transfert des étudiants des trois premières promotions est sur la table du ministre en charge de l’Enseignement supérieur depuis plus d’un mois.
Le sort des premiers spécialistes en Odontostomatologie au Bénin est désormais dans les mains du Gouvernement.

Anselme Pascal AGUEHOUNDE

Société 09 mai 2018


Affaire de fausses quittances de Tva à la Soneb: Le jugement mis en délibéré pour le 29 mai prochain
[caption id="attachment_29092" align="alignnone" width="1024"]Quotidien- Le siège de la Soneb[/caption]

 

Les mis en cause dans le dossier Soneb ont comparu, ce mardi 8 mai, au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. A l’issue de l’audience, l’ancien directeur général de la Soneb, David Babalola, et ses co-accusés sont retournés en prison en attendant le 29 mai prochain pour le délibéré.

Le dossier Soneb dans lequel David Babalola, ex-directeur général et autres cadres de la société sont gardés dans les liens de la détention n’a pas été vidé à l’issue de l’audience de ce mardi 8 mai 2018 au tribunal de Cotonou. Les mis en cause ont vu leur détention prolongée jusqu’au 29 mai prochain, date du délibéré prévue par le juge Rodolphe Azo. C’était à l’issue des observations de la partie civile, des réquisitions du ministère public, et des plaidoiries de la défense.
Le ministère public requiert cinq ans d’emprisonnement contre le directeur général David Babalola et trois ans de prison contre les autres mis en cause. La partie civile réclame une amende de 200 millions à payer à la Soneb à titre de dommages-intérêts à l’encontre du directeur général de la Soneb, estimant que par les fausses quittances, la Soneb a enregistré une dette de 339 063 807 francs Cfa.
Il est reproché à David Babalola et co-accusés, la production de fausses quittances, pour justifier le reversement au fisc de 280 millions de Tva. L’affaire s’était révélée au cours d’une réunion entre les cadres du ministère de l’Economie et des Finances et les responsables de la Soneb, le 30 octobre 2017. A la barre, David Babalola a nié les faits qui lui sont reprochés à toutes les étapes de la procédure. Il s’en est pris à ses collaborateurs qui l’auraient induit en erreur. Mais à la barre, le mode opératoire mis en œuvre par les inculpés a été révélé. Les Tva de la Soneb sont prélevées à la source directement. Mais les mis en cause ont eu l’ingénieuse idée de fabriquer des quittances pour justifier les décaissements de fonds de la société. Après une ou deux opérations, la caissière qui jouait l’intermédiaire s’est opposée à continuer au motif que le décaissement de tout montant supérieur à 100 000 F Cfa se fait par chèque et non en espèces. Pour contourner la caissière, une société a été créée de façon fictive au nom de laquelle les chèques sont émis.
Les avocats de la caissière ont par ailleurs plaidé pour la sortir du dossier le défaut d’éléments intentionnels. L’un des avocats se désole que les réquisitions dans le cadre des enquêtes soient transformées en la saisine de son compte bancaire et a prié le tribunal d’ordonner la levée du blocage du compte de la caissière sous astreinte comminatoire d’un million par jour de résistance. Par ailleurs, les avocats ont exigé que certains banquiers et inspecteurs des impôts impliqués dans le dossier soient écoutés.

Société 09 mai 2018


Développement des Systèmes financiers décentralisés de l’Uemoa: Le bureau fédéral en conclave à Cotonou

Examen du rapport d’activités 2017, du projet de plan d’action 2018 et du rapport moral du bureau fédéral, ce sont, entre autres, les points inscrits à l’ordre du jour de la première réunion du Conseil fédéral de la Fédération des Associations professionnelles des systèmes financiers décentralisés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Fapsfd-Uemoa), tenue hier à Cotonou.

A l’ouverture des travaux, Emmanuel Gahou, président de la Fapsfd-Uemoa, souligne que cette rencontre est la première après la mise en place de la fédération le 27 octobre 2016. Aussi indique-t-il que ces assises permettront de marquer une pause pour apprécier le chemin parcouru depuis lors. Il s’agira de réfléchir sur les problèmes actuels qui affectent leurs contributions à une gestion plus efficace du secteur de la microfinance dans l’espace Uemoa.
Après avoir exprimé le soutien du directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), son représentant Edouard Sèhlin a indiqué qu’à l’instar des associations professionnelles des banques et établissements financiers, les Associations professionnelles des systèmes financiers décentralisés occupent une place de choix dans l’organisation du secteur de la microfinance. Selon lui, c’est pour reconnaître cette importance que la Banque centrale a mis en place en 2016 un cadre de concertation entre la direction nationale dans chaque pays et les associations professionnelles. Ce qui permet de discuter des préoccupations touchant le secteur de la microfinance, notamment des Sfd faisant partie de ces associations. Ainsi, la mise en place de la fédération témoigne, selon lui, de la volonté de ses membres de compter dans le secteur financier de l’Uemoa. Mais la banque souhaite compter sur la fédération afin d’assurer une professionnalisation et un assainissement du secteur de la microfinance.

Enjeux

« Nous souhaitons que votre fédération nous aide pour qu’il y ait, dans les différents Etats de l’Uemoa, moins d’initiatives de microfinance évoluant en marge de la réglementation et que les Sfd existant puissent tendre vers les meilleurs standards en matière de gestion des institutions de microfinance », lance le représentant du directeur national de la Bceao, Edouard Sèhlin.
Abdou Raoufou Bello, conseiller technique à l’économie du ministre de l’Economie et des Finances, fait observer qu’en dépit des progrès économiques enregistrés, ces dernières années dans la zone Uemoa, l’un des principaux défis auxquels se trouvent confrontés les Etats est la lutte contre la pauvreté. Il s’agit d’une lutte pour asseoir un développement durable et inclusif dont le financement demeure une préoccupation majeure. Dans ce contexte, poursuit-il, les Sfd se positionnent comme une source alternative et crédible du développement. Selon lui, cet important rôle que jouent les institutions de microfinance justifie l’intérêt croissant nourri par les autorités de l’union depuis 1993 marqué par le mise en place différents outils de réglementation et de supervision. Ces derniers visent, assure-t-il, à protéger les activités du secteur en assurant une croissance saine et équilibrée de leurs encours. De même, à travers l’autorisation de mettre en place une association, voire une fédération, le législateur leur offre l’opportunité de disposer d’un cadre pour se pencher sur les enjeux et défis du secteur, notamment la gouvernance.

Société 09 mai 2018


Incivisme des gros porteurs sur l’axe Pahou-Tori: Jacques Ayadji lance un ultime avertissement
[caption id="attachment_29088" align="alignnone" width="1024"]Jacques Ayadji[/caption]

Malgré les mises en garde du préfet de l’Atlantique, les conducteurs de gros porteurs continuent d’emprunter l’axe Pahou-Tori et de garer anarchiquement le long de la route. Exacerbés par cet incivisme délibéré, le directeur général des infrastructures Jacques Ayadji et le préfet Jean Claude Codjia sont descendus, ce mardi 8 mai, sur le parc des gros porteurs à Tori pour un dernier avertissement.

« Le président de la République est en train de prendre les dispositions nécessaires pour la reconstruction de l’ouvrage de Toho, le pont de Pahou. Mais en attendant, nous ne pouvons pas permettre que par votre incivisme, vous occasionniez la coupure de ce tronçon. Je voudrais donc lancer un appel à la police républicaine pour que les sanctions soient appliquées avec rigueur. C’est la dernière fois que nous vous mettons en garde », avertit le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji. C’est en présence du directeur départemental Atlantique de la Police républicaine, Jean-Claude Kuika, et du gestionnaire du parc Jaïda Puma de Tori.
En effet, l’interdiction formelle faite aux camions et gros porteurs d’emprunter l’axe Pahou - Tori se justifie par l’état défectueux et d’ailleurs périlleux du pont de Pahou dont le projet de reconstruction est en cours. Pour joindre Cotonou, ils ont le choix entre traverser Savi - Pont péage - Ouidah puis Godomey ou prendre par Allada – Calavi - Echangeur de Godomey. Deux options qu’ils bafouent pour des raisons économiques.
Par ailleurs, c’est dans le souci de préserver ce nouvel axe d’une dégradation précoce et d’éventuels accidents qu’il est proscrit aux camions de garer anarchiquement le long de la route, en dehors du parc ouvert à cet effet. « C’est avec beaucoup de regret que nous constatons que, malgré les multiples descentes sur le terrain, les consignes ne sont pas respectées. Nous sommes venus une dernière fois pour dire au gestionnaire de ce parc que force doit rester à la réglementation. Tel que cela se passe, les populations et usagers sont exposés à des risques d’accident et c’est une porte ouverte à la dégradation de ce tronçon », lance le préfet de l’Atlantique Jean Claude Houssou. Mais il assure que la rigueur de la loi sera appliquée à ceux qui se feront prendre.
Reconnaissant l’incivisme des conducteurs, le chef parc, Marc
Adjanohoun, a expliqué que l’alignement des camions le long de la route est dû au fait que le parc n’est pas assez grand et que l’ancien parc n’est pas encore assaini pour accueillir les camions. Toutefois, il a promis de prendre les dispositions nécessaires pour se conformer à la réglementation.
Sur la défensive, les conducteurs burkinabé ont mal accueilli le message, cherchant à se justifier vaille que vaille. « Mais c’est à leurs risques et périls. Car les interpellations et arraisonnements des forces de l’ordre le leur feront comprendre », a assuré Jacques Ayadji.

Société 09 mai 2018


Actualisation du fichier électoral pour les législatives de 2019: Les membres du Cos-Lépi mis devant leurs responsabilités

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo, a mis les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) devant leurs responsabilités, en procédant à leur installation. C’était ce mardi 8 mai, au cours d’une cérémonie de prestation de serment qui a eu lieu dans les locaux de la haute juridiction à Cotonou.

Devant neuf membres sur les onze qui composent le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), hier, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo, n’a pas mâché ses mots. « Le
Bénin, on a du plaisir à le dire, est un pays de paix et de concorde. Pour qu’il le demeure, votre rôle est essentiel...Votre responsabilité dans l’organisation satisfaisante des prochaines élections législatives de 2019 est pleinement engagée », leur a-t-il lancé.
En installant les membres du Cos-Lépi, le président de la Cour constitutionnelle a rappelé que la cérémonie de prestation de serment aurait dû intervenir depuis le 1er juillet 2017. Puisque leur mission court du 1er juillet au 31 janvier de chaque année. Pour Théodore Holo, la non installation du Cos-Lépi à bonne date, justifie la décision injonctive Dcc 17-262 du 12 décembre 2017 et la présence des membres du Cos-Lépi à la Cour constitutionnelle hier.
Le président de la Cour constitutionnelle a souligné que son institution étant un organe de régulation de l’activité des pouvoirs publics, a dû privilégier l’esprit de la loi pour en sauver la lettre et rendre opérationnel le Cos-Lépi dans ses attributions, fonctionnements et durée. Les membres du Cos-Lepi, indique-t-il, sont au commencement de tout le processus électoral au Bénin. Et disposer d’une liste électorale fiable, c’est déjà, selon Théodore Holo, réussir dans une large mesure une consultation électorale.
En optant pour un organe de supervision paritaire où la majorité et la minorité sont représentées sur une base d’égalité, le législateur, selon le président de la Cour constitutionnelle, a voulu que le Bénin dispose d’une liste consensuelle, transparente et crédible. Afin de garantir la fiabilité et la crédibilité des consultations électorales, gage de la légitimité des gouvernants, de la stabilité des institutions et de la paix sociale, propices au développement et à l’épanouissement des gouvernés.

Délai légal

Théodore Holo invite les membres du Cos-Lépi à tout mettre en œuvre pour que jamais l’histoire ne les rende comptables des dérives et des turbulences à même de provoquer le chaos au Bénin. La République, selon lui, attend d’eux, que dans les six prochains mois qui constituent le délai légal d’actualisation du fichier électoral, donc, d’ici à fin novembre prochain, qu’ils fassent un travail de qualité impeccable, accompli avec conscience et professionnalisme, en ne perdant jamais de vue la modicité des moyens du pays.
« Vous saurez, je n’en doute guère, relever les défis qui vous sont lancés », a assuré le président de la Cour constitutionnelle. Il confie que sa conviction se fonde non seulement sur les qualités personnelles des membres du Cos-Lépi et leurs expériences individuelles, mais aussi sur le fait que le Bénin vient d’organiser, il y a deux ans, l’élection présidentielle de 2016 sur la base du fichier électoral apuré et révisé par leurs prédécesseurs. Un fichier électoral qui, en principe, intègre déjà ceux qui ont atteint l’âge légal pour voter en 2016. Il ne restera qu’aux membres du Cos-Lépi de prendre en compte et d’intégrer au fichier électoral les électeurs ayant atteint leur majorité en 2017, les électeurs omis, ceux qui viennent d’atteindre la majorité en 2018, et ceux qui l’atteindront au premier trimestre 2019.
Avant leur installation proprement dite par le président de la Cour constitutionnelle, c’est le secrétaire général de la haute juridiction, Gilles Badet, qui a rappelé aux membres du Cos-Lépi les dispositions de l’article 330 de la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin qui définissent le texte de leur prestation de serment. De même que les dispositions de l’article 207 en son alinéa 2 qui définissent les peines et les amendes pour toute personne qui modifie ou tente de modifier frauduleusement la Lépi ou à défaut, la Liste électorale issue du recensement électoral national approfondi.

Deux membres absents

La cérémonie d’installation et de prestation de serment des membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lepi) n’a pas connu la présence de tous, ce mardi 8 mai. Deux des onze membres à savoir le député Guy Mitokpè et le directeur général de l’état civil, n’ont pas répondu à l’appel. Le député, lui, serait en voyage, selon des informations. Quant au directeur général de l’état civil, on ne sait ce qui a justifié son absence hier. Dans tous les cas, avant leur entrée en fonction, les deux devront prêter serment au même titre que leurs collègues, selon le Code électoral devant les membres de la Cour constitutionnelle .

Actualités 09 mai 2018


Tour cycliste international du Bénin: L'équipe burkinabè remporte la première étape

La première étape du 15ème Tour cycliste international du Bénin a été remportée par l'équipe burkinabè au terme d'une course qu'elle a dominée de bout en bout. Sur un parcours reliant la ville de Tanguiéta à celle de Djougou et distant de 126 km, le trio gagnant est arrivé à imposer son hégémonie dès les tout premiers kilomètres du trajet aux autres coureurs provenant outre du Bénin, du Togo, du Cameroun, du Nigeria, du Niger et de la Côte d'Ivoire. Yarbanga Salifo, Ilboudo Harouna et Bikienga Saffo arrivent respectivement 1er, 2ème et 3ème de cette épreuve de la petite reine qui prend fin le dimanche prochain avec le critérium de Cotonou.

 
Sports 08 mai 2018


Affaire Cnss: Laurent Mètongnon et co-accusés devant le juge
[caption id="attachment_29083" align="alignnone" width="1024"]Quotidien- Laurent Metognon[/caption]

L’audience des mis en cause dans le dossier Caisse nationale de sécurité sociale se déroule actuellement au tribunal de première instance de première classe de Cotonou.

A la barre ce mardi 8 mai 2018, Laurent Mètongnon et ses co-accusés. Arrivés très tôt au tribunal pour être écoutés, c’est vers la fin de la matinée que Laurent Mètongnon, secrétaire général de la Fésyntra-finance et les autres inculpés dans le dossier Cnss-Bibe ont été appelés par le juge Rodolphe Azo. L’audience qui se poursuit actuellement est loin de connaître une suite favorable après deux reports successifs pour fait de grève de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Le moins qu’on puisse dire c’est que chaque inculpé est assisté de son avocat conseil.

La parole a été donnée aux conseils du bouillant syndicaliste Laurent Mètongnon pour présenter leurs arguments. Ses trois avocats dont Aboubakar Baparapé et Lionel Agbo ont été unanimes. La décision de la Cour constitutionnelle met fin à la procédure et en conséquence, ce qui reste au juge c’est de dire le droit. Il serait inutile, selon les avocats conseils de Laurent Mètongnon de continuer à garder leur client dans les liens de la détention après la décision de la Cour. Mieux, les avocats ont soulevé plusieurs irrégularités dans le procès verbal et pour lesquelles ils appellent le juge à les déclarer inutiles. Tour à tour, chaque partie devra présenter ses arguments en attendant la décision du juge, qui certainement va renvoyer le dossier.

Actualités 08 mai 2018


Etude des demandes de levée d’immunité de députés: Les membres de la Commission spéciale désormais connus

Les députés Dakpè Sossou, Gérard Gbénonchi, Jean-Michel Abimbola, Corneille Padonou, Issa Salifou, Garba Yaya, André Okounlola, Maurice Katocha Chabi, Alexis Agbléssessi et Robert Gbian composent la Commission spéciale chargée d’étudier les demandes de levée d’immunité des députés Valentin Djénontin, Idrissou Bako, Mohamed Atao Hinnouho. Ces demandes avaient été déjà transmises par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, ainsi que les dossiers de poursuites devant la Haute cour de justice des anciens ministres Komi Koutché, Aboubakar Yaya et encore Valentin Djénontin.

La décision de nomination des intéressés a été rendue publique, ce lundi 7 mai par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la commission spéciale est présidée par le représentant du bureau du Parlement en la personne du premier vice-président, Robert Gbian. Elle a pour rapporteur Alexis Agbélessessi, président de la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. En dehors des deux, les huit autres membres ont été désignés par chacun des groupes parlementaires, comme le prévoit l’article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette commission spéciale sera chargée d’entendre, au cas par cas, chacun des mis en cause dont la levée de l’immunité parlementaire est demandée ou celui de leurs collègues qu’ils auraient désignés pour les représenter. Une fois l’audition terminée, le rapport de la commission spéciale sera transmis à la Conférence des présidents pour avis avant d’être inscrit à l’ordre du jour de la plus prochaine séance de l’Assemblée nationale, suivant la procédure de traitement des questions urgentes. La décision relative à la levée de l’immunité parlementaire est prise par l’Assemblée nationale en séance plénière au cours de laquelle, il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission spéciale. La décision d’accorder ou de rejeter la levée de l’immunité parlementaire est adoptée sous forme d’une résolution par la majorité absolue du nombre des députés calculée par rapport au nombre des sièges effectivement pourvus, soit 42 députés. En cas de rejet de la demande, aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n’est recevable au cours de la même session. C’est dire que le sort des députés Mohamed Atao Hinnouho, Valentin Agossou Djénontin et Idrissou Bako se trouve dans les mains de leurs collègues de la septième législature. Il faut souligner que le premier est cité dans une affaire de trafic de faux médicaments tandis que les deux derniers sont poursuivis pour des malversations financières à la Société nationale de promotion agricole (Sonapra). Idrissou Bako et Valentin Djénontin étaient, au moment des faits, respectivement directeur général de la Sonapra et président de la commission d’achat d’intrants agricoles au niveau de cette société, cumulativement avec ses fonctions de ministre de la Justice. C’est d’ailleurs à juste titre qu’en dehors de cette procédure de levée d’immunité, le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou a engagé contre Valentin Djénontin une demande de sa poursuite devant la Haute cour de justice en sa qualité de ministre au moment des faits querellés. La même procédure de demande de poursuite devant la Haute cour de justice est introduite dans le même dossier contre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché. Il en est de même pour l’ancien ministre chargé de la Fonction publique, Aboubacar Yaya, contre qui est engagée aussi au Parlement une demande de poursuite devant la Haute cour de justice dans l’affaire de fraudes dans les concours de recrutement d’agents permanents de l’Etat au profit du ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé.

Actualités 08 mai 2018


Présence de fibrome ou myome chez la femme: Un facteur de risque pour l’évolution d’une grossesse
[caption id="attachment_29079" align="alignnone" width="1024"]Quotidien- Une illustration de manifestation des fibromes[/caption]

Le fibrome utérin encore appelé myome est une tumeur bénigne qui se développe à partir du muscle de l’utérus. Même si la plupart n’ont pas de conséquences sur la santé, certains fibromes utérins peuvent évoluer au point d’entraîner des complications graves pour la femme. La présence d’un fibrome n’empêche pas la survenue d’une grossesse mais peut empêcher celle-ci d’aller à son terme, prévient Dr Chakiratou Badirou Anjorin, gynécologue obstétricienne échographiste.

Toutes les femmes en âge de procréer présentent un risque de fibrome utérin. Mais il y en a qui sont plus exposées que d’autres. C’est le cas de la femme noire qui est beaucoup plus exposée au développement des fibromes, car les tissus conjonctifs sont beaucoup plus développés chez la femme noire que chez la femme blanche. Le fibrome peut être unique ou multiple. Selon Dr Chakiratou Badirou Anjorin, dans la majorité des cas, les fibromes n’entraînent aucun symptôme, ce qui signifie que celles qui les portent l’ignorent. « On reçoit beaucoup de cas mais malheureusement à un stade avancé », se désole la gynécologue. « C’est quand le fibrome commence à poser de problème, ou quand la femme commence par se sentir mal ou saigne beaucoup au point d’être anémiée qu’elle vient consulter », poursuit-elle. 

Pourtant, il y a des signes qui peuvent alerter sur la présence de fibromes dans l’utérus. Les saignements abondants lors des menstrues sont le principal signe. Selon Dr Chakiratou Badirou Anjorin, cette abondance des saignements ne se mesure pas forcément en termes de nombre de jours de menstrues mais en termes de quantité de sang éliminé qui contient parfois des caillots. Les saignements en dehors des menstrues, qui ne sont pas forcément signe de fibrome, peuvent également signaler la présence de fibromes. On peut ressentir une masse dure ou un poids dans le bas ventre. « Même si on n’a pas encore la masse au niveau du bas-ventre et qu’on a des saignements abondants, il vaut mieux aller voir le gynécologue qui va faire les examens nécessaires et indiquera la conduite à tenir», conseille-t-elle. Quand on avance en âge, le flux sanguin lors des menstrues doit diminuer, lorsque, au lieu de diminuer cela ne fait qu’augmenter, il faut consulter un spécialiste, ajoute le gynécologue.
De l’avis du spécialiste, l’hérédité joue un rôle dans la survenue du fibrome utérin. Lorsqu’une maman a développé un fibrome, la probabilité que sa fille fasse de même est forte. Parfois ce n’est pas le volume du fibrome qui compte mais sa situation. Lorsqu’il se situe dans l’utérus sous muqueux, à chaque règle la femme va beaucoup saigner et même en dehors des règles. Dans ce cas, le fibrome peut la tuer facilement par rapport à celle dont le fibrome est sur l’utérus et plus volumineux.

Un fibrome n’empêche pas la grossesse mais…

Quand le fibrome s’installe et prend de l’espace, il exerce une pression sur le fœtus et peut empêcher une grossesse d’aller à son terme, donc entrainer une fausse couche. Comme on l’entend dire souvent, « l’utérus qui ne fait pas d’enfant fait des fibromes ». Cette assertion s’explique, selon le gynécologue, par le fait que, « chez la femme qui est sujette à faire des fibromes et qui ne féconde pas, les fibromes se développent plus rapidement que chez celle qui est tout aussi prédisposée mais qui fait régulièrement des enfants ». De façon générale, la plupart des femmes ayant des fibromes sont fertiles et vivent des grossesses normales. Néanmoins, un fibrome volumineux peut diminuer la fertilité en bloquant les trompes de Fallope ou en empêchant la nidation de l’embryon. « Dans certains cas, il peut se développer et empêcher la femme de conduire une grossesse à son terme et d’avoir un enfant ». Si malgré la présence du fibrome, la grosses arrive à son terme, le fibrome volumineux peut entraîner une césarienne s’il bloque le passage empêchant l’expulsion de l’enfant.
S’agissant du traitement du fibrome, Dr Chakiratou Badirou Anjorin souligne que dans le cas où le fibrome est source de problèmes importants pour la femme, il n’y a que la chirurgie pour la tirer d’affaire. Selon le cas, cette chirurgie consiste à enlever la masse et parfois à faire une ablation de l’utérus. Dans certains cas où le fibrome est présent mais ne crée pas beaucoup de problèmes, il y a des traitements médicamenteux pour calmer la douleur et diminuer le flux sanguin jusqu’à ce qu’elle atteigne la ménopause.
Il faut préciser qu’un taux élevé d’œstrogènes dans l’organisme accélère la croissance des fibromes. Après la ménopause, les fibromes régressent progressivement en raison du déclin de la production d’œstrogènes et s’ils ne sont pas trop gros, ils finissent par disparaître. Mais si le fibrome est déjà volumineux au départ, même si la ménopause intervient, il ne disparaît pas et peut être source d’ennuis de santé pour la femme. Lorsqu’il n’est pas pris en charge, le fibrome peut conduire à des complications de divers ordres : anémie, constipations, infections urinaires qui peuvent atteindre les reins et entrainer une insuffisance rénale. Le fibrome, quand il est gros, peut comprimer d’autres organes comme le colon qui n’arrive plus à se vider complètement. Les matières fécales s’accumulent obligeant ces personnes à faire recours au lavement rectal ou à d’autres techniques pour les évacuer. Lorsque le fibrome en arrive à s’infecter, cela peut conduire à une septicémie et tuer. D’où la recommandation du Dr Badirou Anjorin, consulter le médecin dès l’apparition des premiers signes, c’est-à-dire des saignements abondants ou la suspicion d’une masse dure dans le bas-ventre.

Santé 08 mai 2018


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